C’est lui le Galactique ?

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Un agent est parfois perfide, mais rarement complètement con. Pourtant, l'agent de l'attardé barcelonais Ludovic Giuly – celui-là même qui déclara à la mi-temps du cultissime Monaco-Real Madrid que « Zidane m'a dit à la mi-temps qu'ils étaient cuits » – a fait fort. Giuly s'impatiantant pour son départ de Camp Nou, une ville dans la ville, Migliaccio a indiqué que 6 millions d'euros, c'est bien trop (on le croit) pour un tel joueur et que dans ces conditions, Giuly resterait une saison de plus. A moins d'aimer les putes du Barrio Chino ou les sculptures pourries de Gaudi, on voit mal ce que Giuly y gagnerait, lui-même qui dans un éclair de lucidité a déclaré « vouloir partir pour jouer ».

Le membre de l'équipe de Luis attaque, sorte d'Académie Française du foot sur RMC info, avait des pistes sérieuses à Marseille et Monaco notamment. Qui ne mettront pas 6 millions d'euros sur Ludo le gros mauvais. Donc, pour l'heure, Migliaccio a « mis la pression » sur le Barça, pensant que Giuly a les épaules (les mêmes qui lui ont permis d'envoyer le texto gazonneux à la femme à Domenech). Or il ne les a pas. Migliaccio, sûr de son fait et de son raisonnement, poussant même sa démonstration irréfutable jusqu'à un « Je suis sûr que si Giuly reste, il jouera l'an prochain au Camp Nou ». A 30 ans et avec Messi, Eto'o, Henry, Ronaldinho, Gudjohnsen, Iniesta, on lui souhaite bon courage pour réintégrer le 11 de Franck Briscard Mastercard. C'est qui le Galactique ?

Nib

Les interviews (presque) imaginaires du vestiaire

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Le demi d’ouverture du XV de France Frédéric Michalak nous accueille dans la salle télé de Marcoussis, où est projeté sur écran plat le making of des « Dieux du stade ».

QUESTION : Fred, vous voilà désormais enfermé pour quatre mois entre les murs de Marcoussis. Est-il vrai que certains joueurs ont déjà surnommé les lieux « Marcatraz » ?

FREDERIC MICHALAK : C’est un pilier argentin ? Vous savez, moi, le seul Marc que je connaisse, c’est Lièvremont. Et je ne l’ai pas encore vu ici. Son frère non plus, d’ailleurs. Sûrement un empêchement familial.

Q. : Cette « préparation commando » va-t-elle vous permettre d’insuffler un véritable esprit de groupe à l’équipe d’ici la Coupe du monde ?

F. M. : Je vous jure que ce n’est pas moi qui ai amené la boîte de G.I. Joe. Je ne joue plus au commando, sauf sur Playstation. C’est Clem’ (ndlr : Poitrenaud) qui les avait dans son sac quand on est arrivé ! Jo Maso lui a même confisqué le bazooka de son général Tomohawk parce qu’il s’amusait à canarder Rémy Martin au ptit dej’.

Q. : Pourquoi l’avoir choisi comme compagnon de chambre ?

F. M. : C’était lui ou Jean-Baptiste Poux. Clem’ prend moins de place dans le lit. Et il ronfle moins fort. En plus, comme ça, je suis sûr de pouvoir regarder « Plus belle la vie ». On est fans tous les deux.

Q. : C’est une nouvelle vie, justement, qui va s’ouvrir à vous la saison prochaine en Afrique du Sud. Pourquoi ce départ ?

F. M. : Je voulais jouer encore plus au sud, les hivers sont trop pluvieux à Toulouse. J’ai donc hésité entre Toulon et l’Afrique du Sud. Comme je n’avais jamais vu de kangourous, mon choix a été simple. Je préfère ne pas trop y penser, encore, pour mieux me focaliser sur l’échéance du mois d’août.

Q. : Mais la Coupe du monde commence en septembre !

F. M. : Oui mais août, c’est notre mois, avec Clem’, sur le calendrier des « Dieux ». J’ai hâte de voir la tête des potes et de Monsieur Laporte quand on l’aura affiché dans tous les W.-C. de Marcoussis.

Q. : Que vous inspire la nomination de ce dernier au poste de secrétaire d’Etat au sport ?

F. M. : J’ai été très surpris, je ne savais pas qu’il avait une formation de secrétaire. Il écrit vraiment mal quand il explique les tactiques de jeu au tableau. Je ne comprends jamais rien.

Q. : Est-ce que cela peut expliquer le fait que vous sembliez parfois perdu sur le terrain ?

F. M. : Rassurez-vous, je ne suis pas le seul. On n’a jamais osé lui dire à Monsieur Laporte. Quand il est énervé, il dit toujours qu’il va nous envoyer une semaine en stage avec les Blacks. On n’est pas fous, ils font flipper ces mecs avec leur danse bizarre.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétin

Diabolo Nantes en enfer (1)

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Nantes, c'est beaucoup de chose: une ville dynamique, étudiante, culturelle… Mais avant tout, un club de foot qui se meure, depuis des années. Le vestiaire avait annoncé une grande enquête sur les coulisses du club; après plus de 3 ans de recherche, de rencontres, d'entretiens d'un bout à l'autre de la planète foot, en voici la première partie.

1963-2007. Un club en perdition retrouve la L2 après 44 ans de L1. Une descente, la première pour ce bastion du foot français, devenu étron, du point de vue du spectacle, ces dernières années.

Le FCNA donc, c'est une filiation, entre Arribas, Suaudeau, plus tard Denoueix. Tellement forte qu'outre des internationaux sortis du cocoon, elle a aussi permis de sortir les intrus, quand les choses se gâtèrent : Marcos, Amisse, non arrivée d'Halilhodzic ou de Lacombe. On cita l'infâme Gripond, mais la fronde vint bien souvent des joueurs eux-mêmes, l'icône Landreau en tête. Mais on ne crache pas sur les produits maison, vu (ou plutôt Lu) ? Pareil pour certains cadres de staff. Ainsi, un indicateur tourangeau, très introduit dans le milieu du sport, avoua sans détours que les pratiques du bon docteur Bryand ne seraient pas plus claires que des urines de cyclistes. Vrai ou faux, en tout cas, le malaise est patent.

Et puis, sont arrivés des gens de l'extérieur pour gérer ce club. L'horrible Gripond, nous l'avons cité, mis en place par la Socpresse d'Yves de Chaisemartin après une belle expérience à Prost Grand Prix puisque l'écurie coula littéralement. Auréolé d'un titre de champion en 2001, il avait donc une situation parfaite pour débuter. La décadence des années suivantes indique donc qu'en tant que président, il fut médiocre. Mais il ne fut pas le seul. Au rachat de la Socpresse, prise Dassault par le bon sénateur à la Corbeil-Essonnes bien remplie, il fut viré puis remplacé par Rudi Roussillon, éphémère gardien de but. Mais Gripond restait dans l'ombre, dégotait quelques transferts aussi prometteurs que difficiles à concrétiser (Oliech notamment). Problème, ces joueurs, voulus par le staff (Le Dizet), se révélèrent des tocards, aussi doués techniquement que des Jacob Friis-Hansen de la grande époque. D'erreurs en erreurs, on arrive donc à des responsabilités multiples.

Les entraîneurs qui se savonnent la plancha pour mieux rôtir ensuite (Le Dizet avant que ne se hisse Eo), les joueurs qui prennent des salaires colossaux pour avouer ne pas bien se sentir dans ce club, les coupes franches du budget de la formation de la Grip à l'allure de croquemort (qui n'a pas si mal marché à Nantes, paraît-il, mais cela fait trop longtemps pour que quelqu'un s'en souvienne. La preuve, le nouveau patron sportif Xavier Gravelaine, illustre commentateur aux côtés de l'ancien tourangeau Florent Gautreau, n'a jamais signé pro à Nantes après sa formation)… Si compliqué à comprendre, le déclin du FCNA accouche d'une vérité simple : il sera très difficile de s'en remettre rapidement. Et dire que le bon président Clerfeuille souhaitait voir Nantes gagner une coupe d'Europe avant sa mort… Comme dirait l'un des témoins clés de l'affaire, aujourd'hui exilé à La Réunion : « Ca sent la merde ».

A suivre : Petits meurtres entre amis (2)

Bruits de vestiaire

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Formule 1. Six pilotes ont subi un contrôle antidopage, vendredi, après la deuxième séance d’essais libres du champêtre Grand Prix de France, à Magny-Cours : Raille qu’aux naines (Ferrari), Barrique hello (Honda), Rose berge (Williams), Lui zizi (Toro Rosso), David sonne (Super Aguri) et l’infortuné Cubi de chat (BMW Sauber), qui soigne pourtant encore les séquelles de son crash monumental du Canada. En voilà un, au moins, qui a une bonne excuse en cas d’échantillon positif. Kessler pourrait s’en inspirer.

Cyclisme. On avait quitté Frank Vandenbroucke « hors de danger » et « conscient » il y a un mois à peine, au lendemain d’une tentative de suicide. Le vainqueur de Liège-Bastogne-Liège 1999, dont le chien est un grand consommateur de Clenbuterol®, est depuis sorti de l’hôpital psychiatrique où il avait été interné de force. « Je peux encore gagner de grandes courses. La famille est ma force », avait-il déclaré à une revue spécialisée belge à l’été 2006. Avant que sa femme ne le quitte. « J'ai vaincu la dépression : je ne me tromperai plus, je ne finirai pas comme Marco Pantani. » Ca n’est pas passé loin…

Rugby. La législation française proscrit clairement la vente de boissons alcoolisées dans les enceintes sportives (art. L49-1-2 du code des débits de boissons). Pourtant, notre gouvernement d’ouverture a chargé une délégation interministérielle d’étudier l’éventualité d’une dérogation pendant la prochaine Coupe du monde. On ne sait pas si Bernard Laporte, futur secrétaire d’Etat aux sports, a joint la dite délégation ; mais les droits de commercialisation auraient été vendus à Heineken, déjà sponsor principal de la Coupe d’Europe. Qui a dit lobby ?

Football. Malgré sa relégation en National, le Football Club d’Istres Ouest Provence est, après l’Olympique lyonnais, le deuxième club français à être côté en bourse. Spécialiste du milieu économique, Bernard Calvignac a fait au printemps son entrée dans le capital du FC Istres, via le fonds d'investissement luxembourgeois Compulease et aux côtés notamment du journaliste Michel Dhrey. La présence de Nicolas Goussé et de Rudy Riou dans le riche effectif sudiste n’a pas suffi à faire décoller le titre au-delà des 6,75 euros.

Sports auto. Lucide – « je ne serai jamais une grande pilote » – Margot, de son vrai nom Marguerite, moins glamour, ne doit pas à son seul patronyme d’attiser les foudres médiatiques. La belle, fille à papa – un certain Jacques Laffite – a défloré cet hiver un palmarès aussi vierge qu’Alizée Cornet en remportant le Trophée Andros féminin. Allez savoir pourquoi, le magazine gratuit Sport a préféré s’attarder sur sa chute de rein plutôt que son coup… de volant (vidéo ci-dessus).

Tennis. Un voleur sévit depuis quelques mois dans les vestiaires du circuit ATP. Le Tchèque (en bois) Radek Stepanek se serait ainsi fait dérober 5.000 euros en liquide à Monte-Carlo. Grosjean, Albert Costa, Llodra et Bjorkman, plus récemment, ont encore allongé la liste des victimes. Après l’affaire du curé (Régis) de Camaret, entraîneur mis en examen l'an passé pour viol sur mineur, il ne fait décidément pas bon de s'attarder dans les stades de tennis.

Joly, aveu

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Le vestiaire est aujourd'hui en mesure de révéler ce qu'aucun média n'avait osé évoquer jusque là. Sans doute qu'à l'époque on n'en avait rien à foutre, mais aujourd'hui ces déclarations prennent une autre envergure un peu comme la tumeur de Sébastien Joly. Nous sommes alors au début de la saison de cyclisme, au cours de Paris-Nice, le français vient de réaliser une performance remarquable lors du prologue en ne finissant pas dans les 10 derniers. Mieux, il termine 3ème… Interrogé par nos confrères d'eurosport, étonnés qu'un coureur aussi nul puisse être devenu un jour professionnel, il ne peut tenir sa langue, dévoile tout sur ses méthodes pour le moins particulières et se vante même de connaître Benoît Vaugrenard. Révélations.

 

Joueurs de mauvaise volonté

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« On ne peut pas retenir un joueur contre son gré ». Cette phrase, très à la mode depuis quelques (inter)saisons, est devenu cette année le tube estival. Revenu comme une rengaine, il berce le marché des transferts (surtout celui de la Ligue 1) depuis la fin du championnat. Mais que se cache-t-il derrière cette phrase si banale. Etudions au cas par cas :
-Abidal : celui là a réussi son pari. Il n'avait plus la tête à Lyon depuis un moment vu sa vilaine deuxième partie de saison. Un peu surcôté avec sa coupe du Monde pas si réussie mais titulaire, il s'est enflammé. Donc, pour Eric Amygdale, « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré » = « j'en ai plein le cul de ce faux grand club qu'est Lyon »
-Malouda : le meilleur joueur de la L1 (il est bon, mais finalement qu'un Govou amélioré non ?) l'a aussi prononcé il y a quelques jours, vu que son pote Abidal vient de partir et qu'Aulas a dit « les 2 ne partiront pas ». Chelsea attend le même dénouement qu'avec Essien de garde. Donc, pour celui dont le frère s'appelle Lesly, « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré = « je veux plus payer d'impôts ».
-Payet : le jeune Réunionnais a la tête qui enfle. En mai, il declarait vouloir rester à Nantes malgré la L2, conscient que ce club lui avait donné une 2e chance inédite, après s'être fait bouler du Havre. Mais il s'est ravisé, laissant son agent arguer que la L2 n'est pas un championnat où les qualités de Dimitri paillettes pourront s'exprimer. Et dire que son 1er contrat pro prend effet au 1er juillet (demain, oui) avec le FC Nantes… Mais voilà, « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré ».
-Gomis et Camara : Les deux Stéphanois n'ont peur de rien, comme l'humaniste Fred Piquionne en son temps. Une bonne saison, et on veut partir. Prétexte pour le monstre Bafétimbi et sa mygale sur la tête : avoir été remplaçant une fois en fin de saison malgré son statut de meilleur buteur. Un affront insupportable. Soit il est con, soit « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré » = « ya pas de boîtes à Sainté, j'en ai marre de serrer que les caissières de Casino. »
-Gignac : la palme d'or. Tellement désireux de partir qu'il a signé avec Lille puis Toulouse. Il risque d'avoir d'éventuels ennuis. Pour la punition, la Ligue hésiterait entre l'obliger à aller à Lille où tout le monde veut le noyer dans une immense barquette de moules frites, et lui retirer tout contrat. Il aurait peut-être préféré que Lorient retienne un joueur contre son gré ». (Et dire que Tony Vairelles, lui, n'a pas de contrat, sauf avec Hollywood Café).

Les interviews (presque) imaginaires du vestiaire

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Le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong nous reçoit au Texas dans le ranch de son ami Dobeuliou.

QUESTION : Alors, Lance, comment vous sentez-vous à une semaine du départ du Tour, à Londres ?
LANCE ARMSTRONG : Un peu nerveux. Comme Dennis Bergkamp, j’ai toujours eu peur de l’avion. Ca me compresse la testicule. En plus, l’Angleterre ne me dit rien de bon. Sauf peut-être David Millar, un coureur que j’admire.

Q : En faites-vous un favori pour le prologue ?
L. A. : Il est comme chez lui là-bas. Son médecin traitant est à deux pas de Buckingham ; sa pharmacie à 200 mètres. C’est un énorme avantage.

Q : Ne craignez-vous pas que l’attrait des pubs londoniens puisse faire augmenter les taux de testostérone, comme ce fus le cas l’an passé pour Floyd Landis après avoir consommé du whisky et de la bière ?
L. A. : C’est malheureux pour Floyd. Vous savez, je le connais intimement. Nous étions souvent invités, avec Sheryl (Crow), à manger chez les Landis. Et je peux vous assurer, comme c’est le cas pour votre président Nicolas Sarkozy, qu’il ne boit presque jamais d’alcool. Alors, le moindre verre, et ça décolle…

Q : Qui voyez-vous vous succéder au palmarès puisque le Tour 2006 n’a pas de vainqueur ?
L. A. : Il faudra se méfier des CSC. Avec les conseils de Bjarne Riis, n’importe lequel d’entre eux peut l’emporter. Même un Luxembourgeois. On devra sûrement compter avec Matthias Kessler aussi.

Q : Mais il vient d’être contrôlé positif lors d’un contrôle inopiné à Charleroi !
L. A. : Vous me l’apprenez. Kessler est un coureur que j’admire, de la même trempe qu’un Laurent Brochard. Attendons l’analyse de l’échantillon B. Vous savez tout ce qu’on peut faire dire aux résultats d’analyses sanguines. Il serait positif à quoi ?

Q : A la testostérone…
L. A. : Vous voyez, il a peut-être simplement bu un peu trop de vodka après les victoires d’étape de Vinokourov sur le Dauphiné.

Q : Regrettez-vous que Sébastien Joly ait du mettre sa carrière entre parenthèses pour soigner une tumeur ?
L. A. : Evidemment, sa victoire sur Paris-Camembert faisait de lui un des favoris logiques pour le podium final. Mais il reviendra encore plus fort une fois guéri. Je suis bien placé pour le savoir. Il représente une réelle menace pour mon record. Je le vois bien gagner huit fois le Tour.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétin

Plus joly, tumeur!

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C'est une triste nouvelle. Le monde du sport voit une nouvelle fois, l'un des siens devoir stopper sa saison (sa carrière?) pour raisons médicales. La faute à une tumeur, une vilaine tumeur. Tiens, un sportif malade, un cycliste en plus. Les plus sceptiques y verront sans doute quelque soucis de pharmacie. Ils auraient bien tort.
Sébastien Joly, puisque c'est son nom, ne méritait sans doute pas ça et c'est malheureux pour lui.
Ce coureur français qui apparaissait enfin, depuis peu, dans la première partie des classements (12e de Paris-Nice, 8e du Critérium international
et vainqueur du redoutable Paris-Camembert) semble tout simplement poursuivi par la poisse.
Accablé par la nullité durant tant années professionnelles (depuis 2000), il était devenu subitement cette année un coureur de niveau convenable. Et voilà qu'il est rattrapé par sa santé. C'est pas de chance!
Le pauvre sebastien s'est senti obligé de parler clairement et très sincèrement du mal dont il souffre car « dans notre milieu on est obligé de dire, de montrer maintenant » a-t-il dit dans un célèbre quotidien sportif. Il est vrai que là au moins, il est certain de faire taire toutes les rumeurs. Comme tout le monde, à 27 ans, il a peut-être choppé un cancer. Quoi de plus courant dans « notre » milieu. Cela n'en fait pas pour autant un tricheur. Après tout Armstrong en a bien eu un lui aussi, est-ce que ça en a fait un pestiféré?
Il faut vraiment faire attention aux amalgames comme disent les médias les plus sincères. Heureusement son directeur sportif Marc Madiot le soutient. N'est-ce pas là un gage de « propreté » pour un homme qui à l'époque de l'affaire Festina passait le plus clair de son temps dans les locaux du srpj. Bon d'accord, ça veut rien dire, on peut avoir les 3/4 de son équipe qui se chargent et ne pas être au courant, surtout pour le coureur irréprochable qu'il a été à son époque…
N'allez surtout pas dire qu'il promet à son Sebastien Joly de champion, sur son lit d'hopital, une reconduction de contrat, juste pour qu'il ferme sa gueule… Non.
Tout ce qu'on peut dire aujourd'hui, c'est qu'il y a une nouvelle victime et ça c'est certain. De qui? De quoi? L'avenir nous le dira. L'hypocrisie aussi.
Pendant ce temps là, Franck Vandenbroucke vient d'être interné de force dans un hopital psychiatrique. Je sais, ça n'a rien à voir.

Bruits de vestiaire

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Athlétisme. « 2.000 dollars. » C’est tout ce que Marion Jones a déclaré avoir sur son compte en banque dans une interview au Los Angeles Times. Qu’a fait la sprinteuse américaine des 70.000 dollars qu’elle exigeait pour s’aligner à chaque meeting au meilleur de sa carrière ? On peut comprendre que les frais de bouche du gros CJ Hunter (notre photo) et la prise en charge pharmaceutique de Tim Montgomery, ses anciens compagnons, aient entamé son capital. Mais de là à « prier Dieu pour qu’il subvienne à (ses) besoins ». Il n’y a qu’un pas, que ses frais d’avocats dans l’affaire BALCO lui ont fait franchir.

Natation. Alain Bernard a donné cette semaine, à 24 ans, une impulsion nouvelle à sa carrière. Médaillé de bronze aux championnats de France 2005 sur 100 m (50’’25), il avait encore fini à la 3e place en 2006 (49’’69) avant de claquer lundi, à Saint-Raphaël, le deuxième meilleur chrono de l’histoire (48’’12). A ce rythme-là, il devrait passer sous les 45 secondes en 2010 ! Comment expliquer une telle progression ? « Il a l’avantage d’avoir une cage thoracique très développée », répond son entraîneur, Denis Auguin. « C’est un bosseur », analyse Esposito depuis l’outre-tombe alors que VDH, futur ex-recordman du monde (47’’84), invite le nouveau « patron » du sprint à « venir à Eindhoven partager (son) entraînement ». Et ses produits ?

Football. Le stade de la Vallée du Cher de Tours est un véritable nid à internationaux. Après que Tony Vairelles y a en vain posé ses valises, ses mèches blondes et ses santiags pour éviter la relégation du club en National, le milieu de terrain du « Téfécé » du pauvre David Fleurival, lui-même Jocelyn Angloma du Smicard, a porté le maillot de la Guadeloupe lors de la récente Gold Cup, en Amérique du Nord. Le département français d’outre-mer y a atteint les demi-finales malgré les titularisations de Sommeil et autres paresseux. Fleurival a même marqué un but lors du deuxième match de son équipe contre le Canada! Joie qu’il n’avait pas connue ces deux dernières saisons dans les rangs tourangeaux…

Formule 1. On a enfin trouvé pourquoi Ferrari n’arrivait plus à rivaliser avec McLaren depuis quelques courses. L’ex-responsable technique de la Scuderia, Nigel Stepney, serait à l’origine des contre-performances de Raikkonen et Massa. Il est en effet soupçonné d’espionnage et de sabotage et serait, selon l’équipe italienne, à l’origine d’une poudre mystérieuse découverte dans les réservoirs des monoplaces au cheval cabré. Les cendres de Senna ?

Cyclisme. Vous ne connaissez sûrement pas son nom, à moins que vous ne preniez le métro régulièrement. Patrice Sulpice a eu la mauvaise idée, lors des championnats du monde sur piste de Bogota, en 1995, de percuter violemment un de ses coéquipiers qui roulait alors au ralenti. Résultat : il est resté paraplégique, en conséquence de quoi la FFC a été sommée cette semaine par la justice de débourser 1,35 million d’euros pour ses lacunes dans l’organisation des séances d’entraînement. « Payer une somme pareille, cela voudrait dire vendre le siège et licencier le personnel. Il ne resterait d'ailleurs plus grand-chose et on mettrait la clé sous le paillasson. La Fédération serait en faillite », a réagi son président, Jean Pitallier. Que deviendrait Sylvain Chavanel ?

Christian Prud’homme, ce héros

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Heureusement, Christian Prud'homme est là. Le cyclisme allait si mal, il avait besoin d'un guide pour redevenir propre. Et le grand dégarni à la voix de stentor est arrivé… la belle histoire. En annonçant, aux côtés des membres de l'UCI, la création d'une charte contre le dopage, à quelques semaines du Tour de France, Christian Prud'homme a donné l'impression de frapper un grand coup. Mais y croit-il seulement ? « Un coureur qui refuse de signer ne participera pas au Tour » a-t-il asséné. Lourde menace. Sauf qu'un coureur qui refuse de signer la charte contre le dopage est, par définition, dopé. Alors, on peut ici l'annoncer, tous signeront la charte, avec un franc sourire. Ils pourraient même parapher (jean-marie) le blanc-seing à la pointe sanguine de leur piqûre que le prude homme n'y verrait rien. Qu'importe : la machine est lancée, et bien lancée, puisque c'est Sandy Casar qui l'a inaugurée, en ajoutant qu'il était prêt à donner des poches de son sang pour résoudre l'affaire Puerto. C'est gentil, Sandy Lou, mais ça ira. En tout cas, Cricri est rassuré : le Tour 2007 sera propre, ou ne sera pas.

C’est Wimblefrog !

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Douze français sur quinze engagés, quatre françaises sur 6 (pour l'instant), le premier tour de Wimbledon confirme qu'il y a bel et bien un état de grâce sur herbe, pour les Français. Etonnant, quand on sait qu'il n'existe pratiquement pas de courts en herbe en France, et aucun grand grass tournament en France sur le circuit ATP ou WTA. Pourtant, chaque année, à défaut de briller à Wimbledon, les froggys cartonnent à Nottingham, S'Hertogenbosch, au QUeen's ou à Eastbourne. Sauf que cette année, ils confirment.
L'exemple parfait, c'est Nicolas Mahut. Le vilain Angevin semble sur un nuage depuis sa victoire sur Nadal, que sa défaite « à la française » (une balle de match foirée) en finale contre Roddick n'a pas altéré. Il a survolé les qualifs, et écarté un Clément pourtant lui aussi en forme. C'est sûrement la seule fois de leur carrière que l'on écrira cela, mais Mahut-Clément, c'était un premier tour relevé…
Côté belles perfs, notons celle de Serra contre Kolschreiber, celle de Mathieu contre le compagnon de Martina Hingis, Radek Stepanek (eh oui…), celle de Cornet contre Kirilenko et Roger-Vasselin (des jeunes joueurs en herbe, n'est-ce pas?) et surtout celles de Llodra contre le Suisse Vachemilka et du nabot Santoro contre le géant Karlovic. Ah, on allait oublier le succès en 3 sets de Gasquet contre Ulhirach (si, si, c'en est une).
Tsonga confirme qu'île (île Tsonga) est en forme contre Benneteau, Devilder confirme qu'il est un joueur de tennis (on hésitait encore), Grosjean et Simon sont en forme, tout comme Monfils. Et dire que la France n'a pas joué sur herbe en Coupe Davis depuis la victoire finale en Australie en 2001…

Coupe du monde de rugby – sélection Equipe de France : Le quizz de France

chabal.jpgVoilà, la sélection pour la prochaine coupe du Monde de rugby est tombée. Avec son lot de déçus, d'heureux, de malheureux,… Classique, en somme. Alors, pourquoi ne pas commenter cela, comme d'habitude…?
D'abord, les heureux, surprises d'une liste, qu'on attendait peu ou pas du tout. C'est le cas de Lionel Beauxis : jeune et talentueux, le néo Francilien a pourtant convaincu le nouveau secrétaire des strass de le sélectionner. Parfois brillant dans ses rentrées avec le Stade Français et l'équipe de France, il amènera sa fraîcheur dans le groupe France. En tout cas, il doit y en avoir un d'enrhumé par ce souffle nouveau, c'est Dimitar Yashvili, bien Pétole Âne sur ce coup-là… Autre surprise, la non sélection de Papé en 3e ligne, coupable d'avoir fait une année pourrie selon son sélectionneur. Déjà absent de laliste initiale, il a connu l'infâmie de n'être pas rappelé malgré son vécu, au « profit » de Thierry Dusautoir (dont on pensait qu'il ne servait qu'à entraîner Romain Mesnil). Pour le reste, on notera la présence de 4 ailiers aux profils différents. Dominici a réussi son pari, qui consistait à se servir de son club pour aller en équipe de France, Clerc a bonifié son coup de génie irlandais et Heymans et Rougerie sont certainement deux des hommes de la fin de saison du Top 14. Donc, logique, et on échappe aussi à Castaignède, à l'arrière comme à l'aile.
Les questions sont malgré tout nombreuses, pour ce groupe dont on ressent qu'il est moyennement préparé à l'événement, en terme d'expérience et de qualité. La charnière sera-t-elle prête pour les grands chocs ? Le XV de France sera-t-il assez athlétique face aux gros ? Rémy Martin est-il homosexuel ? Clément Poitrenaud a-t-il les épaules à l'arrière ? Poux en a-t-il ?
Enfin, comment ne pas se réjouir du spectaculaire Sébastien Charal (en photo) ? Auteur d'un « tuf » monumental en Nouvelle-Zélande, il est certainement le seul à rivaliser physiquement avec n'importe quel Black. Ce sera mon coup de coeur. Et le vôtre ? Donnez votre avis, et comme le dit le gros Gourdin, tout est bon à dire !
Gaëlle aux gros nib.

Crack and field

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Un nouvelle saison d’Athlétisme en plein air (anabolisé) vient enfin de débuter.
En hors d’oeuvre, deux événements majeurs se sont déroulés ce week-end.
D’un côté, Les trials, championnats américains, qualificatifs pour les mondiaux d’Osaka, avec ses performances « naturellement » sponsorisées par balco. De l’autre la coupe d’europe avec une toujours fameuse équipe de France.
Commençons par les enfants Carl Lewis et Ben Johnson (photo ci-dessus). Evidemment, comme chaque année, un athlète, explose en début de saison le record du monde du 100m avec un vent trop favorable puis annonce qu’il peut courir le 100 m en moins de 5 secondes. Et bien sur il réalise en finale un temps que seuls quatre ou 5 athlètes ont accomplis dans leur carrière. Tyson Gay est l’heureux élu. Combien de temps sa carrière durera-t-elle avant qu’un abus de sexe et d’alcool ne lui occasionne malencontreusement 2 ans de suspension?
On peut également évoquer dans la grande tradition des coureurs de 400m haies avançant plus vite que leur ombre le dénommé James Carter. 3 courses et le voilà déja en dessous des 48 secondes (record du monde 46″76). Allez James, avec un peu d’entrainement, pourquoi tu descendrais pas sous les 40 secondes ?
En France, les buts sont à peu près comparables. A la différence que là où les athlètes US essaient d’aller plus vite que des Maclaren Mercedes, nos compatriotes tentent eux d’améliorer les records régionnaux cadets. Ainsi Muriel Hurtis en 22″83 a battu haut la main, le record de France… minime du 200m. Rappelons que le record senior appartient toujours à mamie Perec qui en 1993…avait fait presque une seconde de moins. Au rayon performance, notons encore les 5m65 de Romain Mesnil, un saut qui lui aurait apporté le titre aux jeux olympiques de Rome… en 1960.
Heureusement tous les français ne sont pas des gros nullos. Il y a toujours des exceptions (ah je crois que Gasquet n’est pas d’accord). Par exemple, dans un monde où il n’y aurait que des Dan Philibert, Doucouré avec ses 13″35 du jour (sur une jambe, première course de la saison) aurait battu le record du monde. C’est anecdotique mais ça montre bien la valeur des uns et des autres. Dans le même genre, les 11″36 d’Arron constituent pour elle une énorme contre performance. Pourtant ce temps, qui plus est réalisé pour une course de rentrée, constituerait le record personnel de toutes les autres françaises. A ce rythme la Reine Christine pourra au moins courir jusqu’à 54 ans sans être inquiétée.
La saison d’Athlétisme ce n’est pas que des chaudières américaines et des charettes françaises. C’est aussi Patrick Montel trouvant gentil Bruny Surin, Drummond très talentueux et Mutola (notre photo) très féminine. Bernard Faure trouvant le morphotype de Gabriela Szabo très interessant et le marathon passionnant. C’est enfin Diagana qui envoie Bernard Faure à la retraite, par ses commentaires beaucoup plus pertinents
Et bien sur, c’est christine Arron qui domine le 100m de la tête et des épaules et qui s’écroule en finale à Osaka. Trac and field?
A suivre
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Football, Lyon: Le champion bat encore de l’OL

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Les apparences sont parfois trompeuses. Auréolé de son 6e titre de champion, Lyon a eu la joie maussade au printemps. Le début d'étét ne semble rien y changer, malgré les grands gestes d'Aulas, assurant comme chaque année que « Lyon sera plus fort l'an prochain ». On pouvait encore y croire, à tort, l'an dernier. Faute d'avoir renforcé son secteur offensif malgré la justesse de Fred et du loup Carew, Lyon n'a pu aller aussi loin que l'année précédente. La machine, trop bien « Rhodée », s'est grippée et le vestiaire a toussoté. Avec les conséquences que l'on sait. Or, ce mercato 2007 ne ressemble pour l'instant pas au 2006 : il lui semble même inférieur. Sans bruit, Tiago a délaissé le si brillant trio du milieu de terrain qu'il composait lors de la vraie « plus forte équipe de l'OL » avec Juninho et Diarra en ralliant le Juventus. Aujourd'hui, le très canin Juni en est le seul rescapé. Toulalan est prometteur, mais encore loin du niveau d'un champion d'Europe en puissance. Et Bodmer ne remplacera pas Tiago la 1e année. Ah oui, on oublie Fabio Santos. Oui, oublions-le.
Lyon survolera le championnat de France, cela ne fait presque aucun doute. Mais son effectif ne semble pas aussi riche qu'auparavant. Passer le 1er tour de la Champion's League ne sera pas aisé, nous le verrons. Et dire que la « star » Sydney Govou, qui n'a rien d'un surfeur australien, s'est fendu de quelques piques au sujet de Juninho, son capitaine, dans la presse… L'ambiance est au beau fixe, en somme. Mais que l'on se rassure : Coupet sera toujours l'égérie de la Halle aux vêtements. L'honneur lyonnais is not gone…

Et alors ? Moreau est arrivé…

Christophe Moreau n'a pas de coéquipier muet. Pourtant, il apparaît aux yeux de tous comme le nouveau Zorro national, capable de ramener la fameuse tunique jaune aux Champs Elysées. A deux semaines du début du tour, il a troqué la cape noir des espoirs déçus (chutes en début de Tour, fringales de Français,…) pour la tout aussi glamour casaque d'AG2R prévoyance. Et même l'illustre cavalier kazakh Vinokourov le reconnaît : « Moreau est fort en ce moment ». De là à en faire un favori naturel du Tour ? Lui qui rêvait surtout de faire un coup sur la Grande Boucle 2007 a revu ses ambitions, arguant qu'un podium serait mieux qu'une étape de montagne. L'ancien 4e du Tour arrive dans un état de confiance aussi inédit que soudain. Et sa récente performance dans le Ventoux le place au niveau de forme des meilleurs grimpeurs, même si on le savait déjà capable de suivre les cadors au « dop » de leur forme (presque jusqu'au bout). Mais attention : aussi prognate soit-il, il ne faudrait pas que, dans un élan d'enthousiasme très français, il parte l'épée à la main ; il risquerait de se percer un pneu et de connaître une énième chute…
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Bruits de vestiaire

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Les indiscrétions de la planète sport par la rédaction du blog.

Tennis. Nicolas Mahut a connu cette semaine les honneurs du Times. « Finaliste le plus malchanceux de l’histoire du Queen’s » selon le prestigieux quotidien britannique, « le numéro 13 français a développé un jeu généreux et contraint Roddick à un vrai marathon. Imaginez le n°13 anglais Tom Rushby avoir une balle de match contre Roger Federer sur terre battue une semaine avant Roland Garros. »

Tennis (bis). Eliminé précocement, comme à son habitude, du tournoi de Las Vegas en mars 2006, Gaël Monfils s’est retrouvé « par hasard » sur un tournoi de paddle, sport dérivé du tennis, en vogue outre-Atlantique. Le Français y a notamment battu Scott Freedman, le « Federer du paddle », avant de devenir champion du monde de la discipline ! De là à battre Federer sur un vrai terrain de tennis…

Cyclisme. Victime d'une toxoplasmose, un virus qui entraîne une grosse fatigue générale, en début de saison, Cyril Dessel est encore incertain pour le prochain Tour de France, dont il avait pris la 7e place en 2006. Enfin la 5e sans Landis ni Pereiro. On a d’ailleurs appris que seuls pourront prendre le départ de la Grande boucle à Londres, en juillet, les coureurs ayant signé la charte anti-dopage de l’UCI. C’est pourquoi Didier Rous aurait choisi de prendre sa retraite. Il ne sait pas écrire.

Boxe. Thomas Bastard a fait encore moins bien que Patrick Charpentier. Le jeune boxeur Orléanais a abandonné la ceinture mondiale IBF des super-légers au Thaïlandais Decha Bankluaygym à la deuxième reprise, sur arrêt de l’arbitre. L’intellectuel fleuryssois Patrick Charpentier (en photo) avait au moins tenu trois reprises lors de sa conquête du titre mondial face à un certain… Oscar de la Hoya.

Formule 1. On continue dans les comparaisons. Le nouveau phénomène de la discipline, Lewis Hamilton, a déjà, à seulement 22 ans, un palmarès aussi fourni que celui d’Olivier Panis et Jean Alesi réunis. Le pilote britannique, après sept départs au volant de sa McLaren, affiche déjà deux victoires au compteur. Ce que Pénis (Monaco 96) et Allez-y (Montréal 95) ont réussi à faire en 359 grands prix…

Basket. Claude Bergeaud a exclu Mickaël J’ai-la-balle de sa sélection pour le prochain Euro, du 3 au 16 septembre en Espagne. Cette décision n’a pas manqué d’ouvrir la polémique. Ne valait-il pas mieux prendre un nul plutôt qu’un cancéreux (Turiaf) ou un étranger (Kirksay) ? Bergeaud semble également s’être trompé de Piétrus…

Athlétisme. Ronald Mac Pognon ne retrouve plus les jambes qui lui avaient permis d’être le premier français à descendre sous les 10 secondes sur 100 mètres, chrono sur lequel Stéphane Cali s’est abîmé plusieurs fois le poignet gauche. Le sprinter envisagerait une reconversion à la Serge Blanco en ouvrant un centre de remise en forme. Arron, Doucouré, Montebrun, Mesnil, Keita, Raquil et Barber seraient déjà prêts à l’y rejoindre.

Miracle dans la Reine

Depuis quelques jours le gazon du Queens est le théâtre d'un phénomène surnaturel.
La victime est le fameux joueur de tennis français Nicolas Mahut.
Lorsqu'en début de semaine dernière il a passé le premier tour du tournoi, personne ne s'est inquiété. Hélas, la suite a été plus dramatique encore. Non seulement l'élu (ainsi se surnomme-t-il désormais), a aligné les victoires jusqu'en finale, mais il s'est sutout permis de sortir Ljubicic, Nadal et surtout l'intouchable Arnaud Clément. Demain, à l'issue de la finale, nos spécialistes tenterons d'expliquer ce miracle. Et de comprendre pourquoi la vie a-t-elle choisi de bouleverser le destin de cet homme, apparemment sans histoire ni talent.
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Gasquet se fait Qureshi

Un suicide, une humiliation, une tempête sous un crâne tourmenté… Les qualificatifs ne manquent pas pour illustrer la méforme actuelle du n°1 français Richard Gasquet. Dominé en deux petits sets par le 304e joueur mondial, le Pakistanais Aisam-Ul-Haq « karoshi » Qureshi, évidemment issu des qualifications, le Biterrois a confirmé que depuis quelques semaines, rien ne va dans son jeu comme dans son esprit. Sans ligne directrice, il subit plus les matches qu'il ne les joue. Résultat, Vliegen ou Qureshi passent pour des joueurs offensifs, hyper talentueux et expérimentés (cette fameuse expérience qui manquent tant aux Français, n'est-ce pas Brabo ?) Gasquet ne peut aujourd'hui même plus s'appuyer sur son talent, qui semble le fuir comme pour mieux l'aider à grandir. Les signes sont clairs : Richard coeur baillant n'y voit plus rien. « Qureshi a vraiment bien joué et bien servi. Je ne pense pas avoir mal joué. Je ne sais pas ce qui n'a pas fonctionné. » En poussant à peine, on y lit surtout qu'il ne sait comment s'y prendre pour que cela fonctionne. Rageant, car si les critiques français savent encenser quand il n'y a pas lieu (la clé, si tu nous entends, magnifique…), en revanche l'or reconnu dans les mains du roi Richard est bien réel. Allez, un espoir est permis ; puisque la vérité sort de la bouche des enfants, Gasquet est peut-être sur la voie de l'adolescence : « en tout cas, je suis très déçu de perdre au 1er tour. »

A la mémoire de Clermont-perdant

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Vous l'aviez sans doute remarqué, l'équipe du vestiaire n'a écrit que très peu d'articles depuis quelques jours.
Ce phénomène, assez surnaturel pour être commenté, s'explique par une conjonction d'évenements assez inopinés (un très joli mot) qui nous poussent aujourd'hui à vous faire pénétrer plus profondémment dans notre intimité.

1. La finale du top 14
Le parrain de ce blog, avait lié son sang et son destin à celui du club en caoutchouc. Il n'a pas supporté qu'un samoan vienne réduire à néant toute une vie de labeur au service du pays des éleveurs de dômes.
Aussi a-t-il choisi dans la fleur de l'âge, après avois pris la route de l'amérique du sud pour une retraite bien méritée en 1944, de rejoindre un monde meilleur au pays des mangeurs d'elfes comme papi close aimait à plaisanter une scie à métaux à la main.
C'est pourquoi notre équipe a choisi de respecter une période de deuil bien légitime.

2. Les battus de la terre
Notre journaliste Gaëlle aux gros nib, jamais à court de tennis, n'a pas voulu se résoudre à voir disparaître celui qu'il considérait comme son aïeul au coeur rouillé. Il a décidé après avoir pronostiqué entre autre les défaites rapides de Gasquet, Mauresmo ou encore le retour de Monfils, d'aller enquéter sur l'ile de la Réunion sonné qu'il était par la victoire du double à la raquette de bois Mahut-Benneteau face à Moodie-Perry.
Aux dernières nouvelles il aurait retrouvé la trace de l'ancien joueur nantais de D1 Thierno Youm. Bonne nouvelle!

3. Canari un ami qui vous veut du rien

Prochainement sur ce blog vous saurez tout sur la fabuleuse trajectoire du FC Nantes titré en 2001, outsider de L2 en 2007. Nos journalistes qui préparent un livre sur le sujet, raconterons comme ils l'avaient fait pour les coulisses du barka en 2005, la vraie histoire du club et son avenir, cela sans l'aide de Pascal Praud.

4. Seringues et byciclettes
Bientôt, nous vous ferons bien évidemment des révélations sur le Tour et le Quinze de France, le dopage, et les futures défaites de Christine Arron et tant d'autres enquêtes….

Buffalo brille

Rafael Nadal a donc, ô surprise, remporté ce Roland-Garros 2007 en dominant, ô surprise, Roger Federer en finale. Au-delà de la ô surprise, il y a cette impression que le Majorquin était le plus fort et que tout le monde l'avait remarqué au bout de la première semaine. Seule différence, le niveau monte comme diraient les tordants sociologues Baudelot et Establet. Federer avaient étalé une classe cyclonique il y a quelques semaines à Hambourg face au même « Rafa », classe qu'il n'a d'ailleurs pas laissé en route, puisqu'on a vu quelques séquences limpides tout au long de la quinzaine dans le jeu du Suisse. Notamment contre Davydenko, qui outre ses capacités intellectuelles et introspectives hors normes, est vraiment un bon joueur. Non, vraiment, cette finale n'a pas été un feu d'artifice au rabais. Alors, pourquoi a-t-on l'impression que le scénario ressemble comme deux gouttes d'eau aux désormais habituelles victoires en 4 sets de Nadal contre Federer ? Parce que le buffle de Manacor (pas de Bayonne, attention) augmente sa qualité de jeu en tirant toujours les mêmes ficelles : garder l'initiative, l'agressivité, la concentration et la surprise de son côté. Si bon nombre de joueur s'énervaient par le passé, aujourd'hui cela ressemble plus à de l'impuissance. De la fatalité. Seul le fou fighter Hewitt, avec son eye of the tiger, a failli jouer un génial tour de passe-passe contre l'Espagnol à Hamburger. Mais en vain, la qualité de Nadal ayant fait le reste. Contre Federer, qui tutoient les sommets techniquement parlant, Nadal est lui aussi d'une propreté accablante mais moins valorisée. On le considère à tort comme un « bourrin », qui cogne à n'en plus pouvoir. Mais ses schémas de jeu sont parfaits, adaptables à l'adversaire. Federer a reconnu s'être perdu tactiquement contre Nadal. Alors, si ses coups sont moins souvent gagnants, s'il vient moins à la volée, Nadal n'en reste pas moins aujourd'hui le seul à pouvoir danser un tango avec Rodger (bravo). Nul doute qu'on s'en apercevra sur toutes les pistes, quelles que soient leurs surfaces.
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Patience et longueur de temps font perdre

« Olivier était le meilleur aujourd'hui ». Tout est dit.
Seulement voilà, l'auteur de cette phrase s'appelle Novak Djokovic et il jouera en deuxième semaine à Roland-Garros.
Alors pourquoi, oui pourquoi à quelques minutes du début d'une nouvelle carrière à 27 ans, Olivier a-t-il craqué. Pourquoi à 15-40 en sa faveur il n'a pas su convertir les points les plus précieux de toute sa vie. Pourquoi n'a-t-il pas su gagner un des 2 tie break de l'après-midi?
A toutes ces questions une seule et même réponse: parce qu'il est typiquement Français. Ce syndrome qui aux instants décisifs fait perdre son jeu, ses moyens, son intelligence et sa confiance.
« Rassure-toi Olivier, cette peur de gagner, Cedric Pioline la ressentait aussi, mais lui avait un autre niveau qui lui a permis de faire une tout autre carrière que la tienne. Aujourd'hui, tu as bousculé, dominé et même souvent écrasé le numéro trois mondial. Tout le monde en a été témoin. Pourtant on va oublier ta performance, et on va même t'oublier tout court. Tu resteras vaguement un nom, figurant aux côtés d'autres noms comme Fleurian, Delaître, Mutis, Raoux, Roux, Golmard….. Car hélas, je crois bien que tu ne te relèveras pas de cette journée. Eliminer Zabaleta puis Djokovic, et peut-être plus, ça classe un joueur Français, même si ce n'est que l'espace d'un tournoi. Ta seule consolation sera peut-être d'avoir pu montrer que ton jeu n'était pas aussi minable que celui de beaucoup de tes compatriotes. Eux n'auront sans doute jamais cette chance. »

PS Olivier Patience a quand même mis deux sets à l'Enarque russe Davydenko à Estoril il y a un mois. Dommage Olivier, vraiment dommage.
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De la balle à la boulotte

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Le Tennis nous offre parfois des duels auxquels on avait pas songés.
Deux rubis (ne pas changer la première lettre) brillent dans les vestiaires de Roland-Garros:
Marion Bartoli et Stéphanie Cohen-Aloro
Mais qui est la plus belle?
Comme dirait Arlette (une autre pierre poreuse); A vous de juger.

Barbant et chamalow sont dans un bateau…

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Incorrigibles, ces commentateurs tennistiques que l'Europe nous envie. Durant la quinzaine, ils inondent les canaux de France télévisions pour nous conter les aventures, pour le moins rocambolesques, des Français et Françaises à Roland. Exemple récent : le match de Mauresmo. Après le « Cette année c'est sûr, Amélie semble détendue » de Yoyo Chamalow au 1er tour, voici le « c'est le grand moment de la journée, Amélie affronte enfin une joueuse de gros calibre avec Lucie Safarova. » On s'enflamme, rien d'inhabituel. Le souci, c'est que si Mauresmo attaque fort – « gros niveau de jeu, on retrouve la Amélie qu'on aime » – elle se fait aussi dépasser fort – « toutes les joueuses se valent maintenant » glisse François Barbant, 3 minutes et un débreak après. Le souci de Mauresmo : elle fait chaque année figure de favorite, par défaut. Cette année, Chamou et consorts ont bien tenté de calmer le jeu mais leur diabolique nature optimiste a repris le dessus, et dès le 2e tour contre Dechy, c'était sûr, on connaissait l'année Mauresmo.
Car le travers français n'est pas de penser que nos protégés sont tous favoris. Non, regardez les Recouderc (hilare face à Nelson), Monfils (« il n'est pas loin du très grand Nalbandian » alors que 2 heures plus tôt il était ultra favori) ou Dechy. La mignonette Nath', tiens, parlons-en : elle aura apprécié le « enfin les choses sérieuses commencent pour Amélie », elle qui a dû batailler trois sets pour virer sa copine de double. Sûr que si elle avait éliminé Mauresmo, elle serait devenue favorite de Roland. Pour finalement perdre au tour suivant, dans l'autosatisfaction générale d'un « elle a manqué d'expérience malgré ses 75 ans, mais elle se rapproche du gratin… »
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Dans le carnet de Guy le bronzé (2)

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Deuxième page du carnet de Guy le hâlé, et cette fois, plongeons-nous dans ce qu'il peut penser en promenant sa grande caracasse dans les allées de Roland.

« Un 2e tour de Roland, c'est tellement de bonheur… C'est un Daniel Lauclair accueillant Montcourt comme un fils après sa rouste contre Nieminen (6/1 6/1 6/4) en lui assénant un « l'expérience de Nieminen a beaucoup joué sur ce match. C'est une défaite dont vous apprendrez beaucoup à 22 ans. » Bien sûr, Daniel, à 22 ans, on a encore tout le temps de progresser pour se hisser au 3e tour. Mais Roland un jeudi de 1e semaine, c'est aussi le point sur la journée en fin d'après-midi avec Patrice Dominguez, ses analyses fines (et pas redondantes), ses réactions stoïques aux blagues de Luyat qui essaie de meubler quand l'orage se profile… Enfin, Roland c'est les tics de Nelson qui secoue frénétiquement la tête comme pour dire non quand il interview un Recouderc tout sourire après sa défaite. Roland, c'est un peu tout cela, des surprises là où on ne les attend pas, n'est-ce pas Richard Basket ? Ah, non, on me fait signe qu'il est déjà parti, le central représente déjà trop de mauvais souvenirs. On ne viendra pas à Roland pour la Coupe Davis, je vais le noter… »

Et si Gasquet était nul?

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Si je vous dis, Chavanel, Asloum, ou Michalak. Vous l’aurez compris, il s’agit là du panthéon des éternels espoirs. Plus encore, ces noms évoquent de bons sportifs nationaux mais trop mauvais pour exister au niveau mondial. Et si Richard IV les avait ce soir rejoint dans la médiocrité. En effet, un certain Nadal, du même âge, ne parle pas de pression, ne s’entraine pas en ayant peur de se blesser mais surtout il gagne et n’a jamais de jour sans. Gasquet a évidemment des fulgurances de jeux (moins souvent d’intelligence), mais on ne peut pas passer sa vie à dire comme Chavanel que l’on va éclore, qu’il faut laisser du temps ou qu’on est trop jeune. Agassi au même âge était déjà en finale de Roland Garros et Sampras avait gagné l’US OPEN.

D’accord, Federer n’en était qu’à des quart de finale à Roland et Wimbledon mais qui voit gasquet avoir un destin à la Roger? Et si tout simplement notre jeune champion de la pression avait été surévalué? L’excuse d’être Français ne peut pas marcher éternellement, elle sert surtout à expliquer comment rater sa carrière. Michalak a encore la coupe du monde pour confirmer, pour Ricardo on va lui laisser jusqu’à Wimbledon. Après tout Joubert et mauresmo s’en sont bien sortis….

Les vestes du vestiaire

Félicitations à toute l'équipe du vestiaire, qui immiscée au coeur du monde du tennis vous avait révélé en avant première la semaine dernière, la déroute de Richard Casquette. Hier soir un proche du joueur confiait d'ailleurs à un de nos journalistes « Richard je le sens pas, il va prendre 3 sets ». Le vestiaire vous annonçait également il y a quelques jours l'arrivée en forme de Gaël Monfils bien avant qu'il sorte Roddick, Hewitt et donc Chela. Un grand Brabo à tous!

Dans le carnet de Guy le bronzé

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Guy le bronzé a repéré pour vous les bruits de couloir (pas celles des frappes « out » d'ascione dans les 1er et 2e set contre rodger) de la journée de mercredi à Roland…
– Première bâche : elle a été signée d'Arnaud Boetsch aux dépends, bien entendu, de François Brabant. Ce dernier osa, après une séquence montrant Gasquet et Monfils parler après la défaite du roi Richard, dire que « l'on a tendance à penser que les joueurs français sont ulta-individualistes ». Le cinglant héros de Suède répliqua : « Pas du tout. C'est ce qu'on se dit quand on n'a jamais mis les pieds dans un vestiaire de tennis. » 15-0…
– Tant qu'on y est, un autre Brabo à l'incorrigible François, coupable d'un « Vliegen semble n'avoir aucune faille ». Remplace Gasquet par Nadal et il y aura quelques failles…
– 15h37 : l'histoire retiendra que c'est à cette minute précise que Chamou a (enfin) prononcé le funeste « on la sent très détendue, cette année » à propos d'Amélie « Pelé » Mauresmo. Alors, 2e, 3e tour ? 1/8e de finale peut-être ?

Tennis, Roland Garros : Et ainsi râla gasquet (te)

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« J'ai pris la pression ». Première réaction au sortir d'un court, après une sèche et indiscutable défaite contre le Belge Vliegen. Richard Gasquet, dont les frappes sont souvent limpides, a choisi de faire dans l'asbcons ce coup-ci. (Parlait-il de bière ?) La pression qu'il a eu tant de mal à (di)gérer, nous spectateurs, avons eu du mal à la percevoir. Même l'éclairé Dip s'est fendu d'un : « ressentir autant de pression, c'est bizarre ! » Etrange, car le constat de Gasquet lui-même au micro du vieux jeune Nelson fut d'une soudaineté aussi déconcertante que le 3e set d'Ascione contre Federer. Dans la foulée, il avoua s'être senti « seul comme jamais sur le court ». Certes, son ignoble niveau de jeu lui aurait certainement permis de mettre les balles hors du court, même sans adversaire. Mais là n'était pas sa pensée ; non, il a simplement craqué. Cette fameuse pression, ce stress au moment de conclure qui caractérise tant les Tricolores. Conclure, mais conclure quoi au fait ? Chez Gasquet, la peur de gagner se transformerait donc en peur de perdre contre plus faible, voire en peur d'accéder au 3e tour ou simplement de jouer ? A ce rythme, il aura bientôt les fesses qui applaudissent avant d'affronter Arnaud Clément !
La vérité est ailleurs. Richard Gasquet n'a pas semblé concentré, tout simplement. Dans un premier set correct, il ne s'est jamais comporté en patron. Et les deux suivants furent fantomatiques. Ses énervements suivaient les « ooooh » du public, comme un dû. Non, Gasquet n'est pas véritablement entré dans son Roland (merci Mahut, qui n'arrive même pas à être un bon sparring-partner) où il se voyait « aller très loin ».
Et pendant ce temps-là, les Llodra et Roger-Vasselin sont au 3e tour. Dur, dur, la vie d'espoir de Roland Garros 2007 (sans lendemain).

Grandeur et des cadences infernales

La journée des Français, comme souvent au premier tour de Roland, a donné lieu à autant de déceptions que de bonnes surprises. Honneur aux battus : Julien Benneteau, tête de série in extremis, aura pleinement justifié son statut de Français. En perdant sèchement contre l’Argentin Berlocq, il a totalement perdu ses moyens. Trop attendu, trop tendu en somme, il ne rééditera pas son ¼ de finale de l’an dernier. Situation similaire pour Séverine Brémond, qui n’a pas su assumer ses ambitions, et se voit créditer d’un « match moyen » par notre consultant préféré Dip, éternel optimiste depuis qu’il a arrêté le tennis. C’est tout dire. Autre déception, Aravane Rezai ; récente finaliste à Istanbul, elle a cédé face à une Marion Bartoli à son top niveau (qui lui vaudra peut-être d’accrocher quelques jeux contre Dementieva au 3e tour, si elle passe la qualifiée Petkovic). Enfin, sans être véritablement des déceptions, on peut noter la passation de pouvoir chez les hommes entre les jeunes et les vieux : exit Santoro, Clément et Grosjean, à l’inverse de Monfils, Gasquet, Mathieu, voire Gilles Simon et Mathieu Montcourt, tombeur du Boum boum du pauvre, Benji Becker. Petit bravo aussi à Recouderc, inconnu au bataillon mais vainqueur de Querrey, Roger-Vasselin, dominateur contre Marcos (Bresil) et aussi à Nicolas Mahut, qui a bien échauffé Richard Gasquet pendant 3 sets. Ce n'est pas encore cette année que le péroxydé Mahut passera pas le 1er tour… Enfin, Jonathan Eysseric (17 ans) a accroché un set contre Patience. Dommage pour lui, chamou le voit comme espoir n°1 de Roland l’an prochain. En clair, ce n'est pas la meilleure façon de débuter un carrière.

Un nain posteur

Déjà deux jours, sur la terre battue. Battue comme Brémont et Cornet (souvenez-vous Alizée cornet sur qui les médias avaient fait des caisses il ya quelques années déjà…). Autant dire un non évènement. Sinon Arnaud Clément essaie toujours de redevenir ce qu'il n'a finalement que très rarement (jamais?) été: un bon joueur. Car à part une finale en Australie (ok grosjean l'a même pas fait), que peut-on dire sur son palmarès ? Un quart de finale à l'US Open. C'est maigre.
Mais bon, il continue de bénéficier d'une aura, même le capitaine (cher à chamou) continue de se persuader que la Clé peut lui ouvrir les portes de la Coupe davis. Gicquel, Benneteau, Simon et autres Dupuis doivent se retourner dans leur tombe, eux dont Guy le bronzé n'a jamais su trouver le numéro de téléphone.
Sinon rien d'autre.
Ah si, c Di Pasquale le spécialiste de lequipe.fr. Pour la première fois, il est quasiment sur de tenir les 2 semaines à Roland . Déjà une belle revanche pour l'écloppé..
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Les petites boules jaunes de Roland Gavroche

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A l'occasion de la quinzaine des Internationaux de France comme disait Valérie Perez (pas de nouvelles? Moi non plus), le vestiaire vous proposera chaque jour son Carnet de rouste. Les défaites au premier tour de patience, ascione et tous les autres, PHM qui se fait remonter 2 sets à rien, Gasquet qui n'avance plus au bout d'un set et demi, les doubles français à côté de la route, mais surtout les canulars de François Brabant, les retenues de Cedric Pioline, la femme de Chamou (et Guy Forget), vous ne raterez rien.

Les pruneaux sont cuits

Se retourner dans sa tombe
Ca n'a pas pu vous échapper, le plus grand club de l'histoire du rugby est devenu le plus petit.
Le SUA club phare (avec une ampoule grillée hélas) du Lot-et-Garonne descend dans les enfers de la proD2. Enfer, en effet. Car le club du vieux Ferrasse, du gros Dubroca et du petit Berbizier n'est pas au bout de ses peines. En division inférieure, ils se frotteront probablement à une charnière toulonnaise Gregan-Mehrtens, un paire assez méconnue s'il en est… On peut faire confiance au talent du seul Arnaud Marchois (surtout connu pour avoir chauffer les tribunes de Jean-Bouin) pour résister. Comment imaginer qu'un joueur comme Kelleher et d'autres, malgré la fréquentation Jet Set de son nouveau championnat, vienne s'emmerder dans ce qui s'appelait avant le groupe B. A suivre…
Coup de chapeau au management de Dubroca: après s'être débarassé de Christian Lanta (qui avait emmené le club en finale du championnat (du jamais vu depuis 1990) et en coupe d'europe), il a fait venir une improbale paire d'entraineurs en associant l'autiste Didier Faugeron à l'inexpérimenté Van der Liden. La communication n'est jamais passée avec les joueurs. Quand Daniel le magnifique a bien voulu s'en rendre compte, il ne restait au club agenais que des matchs couperets avant une éventuelle descente. C'est le moment que l'ancien talonneur de l'équipe de France a choisi pour virer la fine équipe. Autogestion, nouvel entraineur et Prod2 furent les derniers épisodes d'une histoire commencée en 1926.
Un chef-d'oeuvre…

Roux de secours

Il y a finalement très peu de roux – les îles britanniques à part – à évoluer dans le milieu du football professionnel. Deux raisons à cela: soit les Egyptiens sont passés par là, soit ils sont boycottés par les autres joueurs…. Voici tout de même ma sélection de petites merveilles rousses.

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Frédéric Roux

Matthias Sammer – Carlos Valderrama – Ludovic Magnin – Jérémy Mathieu

Ray Parlour

Bastian Schweinsteiger – John Riise

Paul Scholes

Wayne Rooney – Mikael Forsell

Entraîneur : Guy Roux

Remplaçants : Arjen Robben, Damien Duff, Dirk Kujit, Phillippe Senderos, Neil Lennon

Président d'honneur : Gordon Strachan (en photo)

Gasquet, le déjà Roi ou le désarroi ?

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« GASQUET SE SENT FORT » EST-IL LE SEUL A LE SENTIR?

«Richard Gasquet, quel a été votre programme depuis votre retour de Hambourg ?
Je me suis un peu reposé ce week-end. J’ai repris depuis trois-quatre jours mais j’ai une légère ampoule à la main (Ndlr : il montre une grosse ampoule dans la pomme de sa main droite). Je vais donc devoir un peu me calmer pour me reposer, mais je serai vraiment prêt pour le tournoi.

Quelles sont vos sensations à l’entraînement ?
J’ai de très bonnes sensations, le court et les balles sont rapides et conviennent bien à mon jeu. Je pense que je peux faire un bon Roland-Garros.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je me sens bien. J’ai fait beaucoup de tournois où j’ai pas mal joué. Il n’y a donc aucune raison pour que je ne joue pas bien à Roland-Garros.

Vous avez gagné en puissance. Vous sentez-vous plus fort physiquement ?
Je me sens fort, je me sens bien pour le tournoi. Bien sûr, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Mais je sais que je peux faire un très beau tournoi.

Le tirage au sort est très important, notamment le premier tour.
C’est toujours très important, encore plus à Roland-Garros. J’espère avoir un tirage clément, parce que cela ne m’est jamais arrivé à Roland-Garros.

Quelles sont les clés pour bien jouer à Roland-Garros ?
Il faut jouer le plus relâché possible et faire abstraction du public, de l’environnement, du tournoi.

Amélie Mauresmo parlait d’idéalisation des tournois du Grand Chelem et notamment de celui de Roland-Garros. Vivez-vous ce même phénomène ?
C’est obligatoire de l’avoir un peu. Je ne joue pas toute ma saison sur ce tournoi, mais c’est obligatoire d’idéaliser un peu ce tournoi, on le connaît depuis notre enfance, on le regardait à la télé. Pour nous et pour le public français, c’est un tournoi énorme. C’est normal d’avoir cette pression à Roland-Garros.

Pour la première fois, vous avez franchement affiché vos ambitions d’aller au minimum en huitièmes de finale de Roland-Garros.
Cette année, je me sens bien. L’an dernier, je ne pouvais pas vraiment afficher d’ambitions. Je n’étais vraiment pas en forme, je m’étais blessé, je n’étais pas bien pour le tournoi. Cette année, je suis tête de série 11 ou 12, je peux clairement afficher des ambitions. Etre en huitièmes de finale, cela n’aurait rien d’incroyable. Je sais que si j’arrive bien frais en huitièmes, je peux faire de belles choses par la suite.

Depuis quelques mois, vous semblez vous affirmer, les critiques vous ont-elles blessé ?
Non, pas du tout. Je m’affirme parce que j’ai un peu plus d’expérience par rapport aux aspects extérieurs du tennis comme les médias, je gère mieux.

Vous avez reçu quelques critiques sur votre jeu, notamment sur l’aspect trop défensif. Tout le monde ou presque a donné son avis. Comment prenez-vous ces reproches ou ces conseils éventuels ?
Cela dépend qui le dit, comment c’est dit. Je fais tout pour avancer un peu plus dans le court. Aujourd’hui, je suis 13e mondial, c’est quand même un très beau classement. J’ai conscience que pour monter, il faut que je progresse en allant plus au filet. Je fais tout pour y arriver et il n’y a pas de raison pour que cela ne vienne pas.

Votre talent vous offre beaucoup d’options tactiques. Ces choix multiples vous compliquent-ils la tâche ?
C’est clair que ce n’est jamais facile à mettre en place. Les Espagnols ont un jeu plus monotone, un peu plus facile techniquement, ils ont toujours à peu près les mêmes sensations. Pour moi, cela peut fluctuer. J’ai beaucoup de sensations dans la raquette et avec la balle et il y a des jours où c’est plus dur que d’autres. J’ai un jeu avec pas mal de talent et ce n’est pas toujours facile de le mettre en place.

A quelques jours du début du tournoi, quel est votre programme ?
On va s’entraîner et faire attention à ne pas se blesser. Je vais me soigner pour arriver à fond dès le premier tour. Mais je me sens bien, je sais que je vais être prêt

Interview tirée de lequipe.fr