A la mémoire de Clermont-perdant

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Vous l'aviez sans doute remarqué, l'équipe du vestiaire n'a écrit que très peu d'articles depuis quelques jours.
Ce phénomène, assez surnaturel pour être commenté, s'explique par une conjonction d'évenements assez inopinés (un très joli mot) qui nous poussent aujourd'hui à vous faire pénétrer plus profondémment dans notre intimité.

1. La finale du top 14
Le parrain de ce blog, avait lié son sang et son destin à celui du club en caoutchouc. Il n'a pas supporté qu'un samoan vienne réduire à néant toute une vie de labeur au service du pays des éleveurs de dômes.
Aussi a-t-il choisi dans la fleur de l'âge, après avois pris la route de l'amérique du sud pour une retraite bien méritée en 1944, de rejoindre un monde meilleur au pays des mangeurs d'elfes comme papi close aimait à plaisanter une scie à métaux à la main.
C'est pourquoi notre équipe a choisi de respecter une période de deuil bien légitime.

2. Les battus de la terre
Notre journaliste Gaëlle aux gros nib, jamais à court de tennis, n'a pas voulu se résoudre à voir disparaître celui qu'il considérait comme son aïeul au coeur rouillé. Il a décidé après avoir pronostiqué entre autre les défaites rapides de Gasquet, Mauresmo ou encore le retour de Monfils, d'aller enquéter sur l'ile de la Réunion sonné qu'il était par la victoire du double à la raquette de bois Mahut-Benneteau face à Moodie-Perry.
Aux dernières nouvelles il aurait retrouvé la trace de l'ancien joueur nantais de D1 Thierno Youm. Bonne nouvelle!

3. Canari un ami qui vous veut du rien

Prochainement sur ce blog vous saurez tout sur la fabuleuse trajectoire du FC Nantes titré en 2001, outsider de L2 en 2007. Nos journalistes qui préparent un livre sur le sujet, raconterons comme ils l'avaient fait pour les coulisses du barka en 2005, la vraie histoire du club et son avenir, cela sans l'aide de Pascal Praud.

4. Seringues et byciclettes
Bientôt, nous vous ferons bien évidemment des révélations sur le Tour et le Quinze de France, le dopage, et les futures défaites de Christine Arron et tant d'autres enquêtes….

Buffalo brille

Rafael Nadal a donc, ô surprise, remporté ce Roland-Garros 2007 en dominant, ô surprise, Roger Federer en finale. Au-delà de la ô surprise, il y a cette impression que le Majorquin était le plus fort et que tout le monde l'avait remarqué au bout de la première semaine. Seule différence, le niveau monte comme diraient les tordants sociologues Baudelot et Establet. Federer avaient étalé une classe cyclonique il y a quelques semaines à Hambourg face au même « Rafa », classe qu'il n'a d'ailleurs pas laissé en route, puisqu'on a vu quelques séquences limpides tout au long de la quinzaine dans le jeu du Suisse. Notamment contre Davydenko, qui outre ses capacités intellectuelles et introspectives hors normes, est vraiment un bon joueur. Non, vraiment, cette finale n'a pas été un feu d'artifice au rabais. Alors, pourquoi a-t-on l'impression que le scénario ressemble comme deux gouttes d'eau aux désormais habituelles victoires en 4 sets de Nadal contre Federer ? Parce que le buffle de Manacor (pas de Bayonne, attention) augmente sa qualité de jeu en tirant toujours les mêmes ficelles : garder l'initiative, l'agressivité, la concentration et la surprise de son côté. Si bon nombre de joueur s'énervaient par le passé, aujourd'hui cela ressemble plus à de l'impuissance. De la fatalité. Seul le fou fighter Hewitt, avec son eye of the tiger, a failli jouer un génial tour de passe-passe contre l'Espagnol à Hamburger. Mais en vain, la qualité de Nadal ayant fait le reste. Contre Federer, qui tutoient les sommets techniquement parlant, Nadal est lui aussi d'une propreté accablante mais moins valorisée. On le considère à tort comme un « bourrin », qui cogne à n'en plus pouvoir. Mais ses schémas de jeu sont parfaits, adaptables à l'adversaire. Federer a reconnu s'être perdu tactiquement contre Nadal. Alors, si ses coups sont moins souvent gagnants, s'il vient moins à la volée, Nadal n'en reste pas moins aujourd'hui le seul à pouvoir danser un tango avec Rodger (bravo). Nul doute qu'on s'en apercevra sur toutes les pistes, quelles que soient leurs surfaces.
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Patience et longueur de temps font perdre

« Olivier était le meilleur aujourd'hui ». Tout est dit.
Seulement voilà, l'auteur de cette phrase s'appelle Novak Djokovic et il jouera en deuxième semaine à Roland-Garros.
Alors pourquoi, oui pourquoi à quelques minutes du début d'une nouvelle carrière à 27 ans, Olivier a-t-il craqué. Pourquoi à 15-40 en sa faveur il n'a pas su convertir les points les plus précieux de toute sa vie. Pourquoi n'a-t-il pas su gagner un des 2 tie break de l'après-midi?
A toutes ces questions une seule et même réponse: parce qu'il est typiquement Français. Ce syndrome qui aux instants décisifs fait perdre son jeu, ses moyens, son intelligence et sa confiance.
« Rassure-toi Olivier, cette peur de gagner, Cedric Pioline la ressentait aussi, mais lui avait un autre niveau qui lui a permis de faire une tout autre carrière que la tienne. Aujourd'hui, tu as bousculé, dominé et même souvent écrasé le numéro trois mondial. Tout le monde en a été témoin. Pourtant on va oublier ta performance, et on va même t'oublier tout court. Tu resteras vaguement un nom, figurant aux côtés d'autres noms comme Fleurian, Delaître, Mutis, Raoux, Roux, Golmard….. Car hélas, je crois bien que tu ne te relèveras pas de cette journée. Eliminer Zabaleta puis Djokovic, et peut-être plus, ça classe un joueur Français, même si ce n'est que l'espace d'un tournoi. Ta seule consolation sera peut-être d'avoir pu montrer que ton jeu n'était pas aussi minable que celui de beaucoup de tes compatriotes. Eux n'auront sans doute jamais cette chance. »

PS Olivier Patience a quand même mis deux sets à l'Enarque russe Davydenko à Estoril il y a un mois. Dommage Olivier, vraiment dommage.
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De la balle à la boulotte

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Le Tennis nous offre parfois des duels auxquels on avait pas songés.
Deux rubis (ne pas changer la première lettre) brillent dans les vestiaires de Roland-Garros:
Marion Bartoli et Stéphanie Cohen-Aloro
Mais qui est la plus belle?
Comme dirait Arlette (une autre pierre poreuse); A vous de juger.

Barbant et chamalow sont dans un bateau…

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Incorrigibles, ces commentateurs tennistiques que l'Europe nous envie. Durant la quinzaine, ils inondent les canaux de France télévisions pour nous conter les aventures, pour le moins rocambolesques, des Français et Françaises à Roland. Exemple récent : le match de Mauresmo. Après le « Cette année c'est sûr, Amélie semble détendue » de Yoyo Chamalow au 1er tour, voici le « c'est le grand moment de la journée, Amélie affronte enfin une joueuse de gros calibre avec Lucie Safarova. » On s'enflamme, rien d'inhabituel. Le souci, c'est que si Mauresmo attaque fort – « gros niveau de jeu, on retrouve la Amélie qu'on aime » – elle se fait aussi dépasser fort – « toutes les joueuses se valent maintenant » glisse François Barbant, 3 minutes et un débreak après. Le souci de Mauresmo : elle fait chaque année figure de favorite, par défaut. Cette année, Chamou et consorts ont bien tenté de calmer le jeu mais leur diabolique nature optimiste a repris le dessus, et dès le 2e tour contre Dechy, c'était sûr, on connaissait l'année Mauresmo.
Car le travers français n'est pas de penser que nos protégés sont tous favoris. Non, regardez les Recouderc (hilare face à Nelson), Monfils (« il n'est pas loin du très grand Nalbandian » alors que 2 heures plus tôt il était ultra favori) ou Dechy. La mignonette Nath', tiens, parlons-en : elle aura apprécié le « enfin les choses sérieuses commencent pour Amélie », elle qui a dû batailler trois sets pour virer sa copine de double. Sûr que si elle avait éliminé Mauresmo, elle serait devenue favorite de Roland. Pour finalement perdre au tour suivant, dans l'autosatisfaction générale d'un « elle a manqué d'expérience malgré ses 75 ans, mais elle se rapproche du gratin… »
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Dans le carnet de Guy le bronzé (2)

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Deuxième page du carnet de Guy le hâlé, et cette fois, plongeons-nous dans ce qu'il peut penser en promenant sa grande caracasse dans les allées de Roland.

« Un 2e tour de Roland, c'est tellement de bonheur… C'est un Daniel Lauclair accueillant Montcourt comme un fils après sa rouste contre Nieminen (6/1 6/1 6/4) en lui assénant un « l'expérience de Nieminen a beaucoup joué sur ce match. C'est une défaite dont vous apprendrez beaucoup à 22 ans. » Bien sûr, Daniel, à 22 ans, on a encore tout le temps de progresser pour se hisser au 3e tour. Mais Roland un jeudi de 1e semaine, c'est aussi le point sur la journée en fin d'après-midi avec Patrice Dominguez, ses analyses fines (et pas redondantes), ses réactions stoïques aux blagues de Luyat qui essaie de meubler quand l'orage se profile… Enfin, Roland c'est les tics de Nelson qui secoue frénétiquement la tête comme pour dire non quand il interview un Recouderc tout sourire après sa défaite. Roland, c'est un peu tout cela, des surprises là où on ne les attend pas, n'est-ce pas Richard Basket ? Ah, non, on me fait signe qu'il est déjà parti, le central représente déjà trop de mauvais souvenirs. On ne viendra pas à Roland pour la Coupe Davis, je vais le noter… »

Et si Gasquet était nul?

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Si je vous dis, Chavanel, Asloum, ou Michalak. Vous l’aurez compris, il s’agit là du panthéon des éternels espoirs. Plus encore, ces noms évoquent de bons sportifs nationaux mais trop mauvais pour exister au niveau mondial. Et si Richard IV les avait ce soir rejoint dans la médiocrité. En effet, un certain Nadal, du même âge, ne parle pas de pression, ne s’entraine pas en ayant peur de se blesser mais surtout il gagne et n’a jamais de jour sans. Gasquet a évidemment des fulgurances de jeux (moins souvent d’intelligence), mais on ne peut pas passer sa vie à dire comme Chavanel que l’on va éclore, qu’il faut laisser du temps ou qu’on est trop jeune. Agassi au même âge était déjà en finale de Roland Garros et Sampras avait gagné l’US OPEN.

D’accord, Federer n’en était qu’à des quart de finale à Roland et Wimbledon mais qui voit gasquet avoir un destin à la Roger? Et si tout simplement notre jeune champion de la pression avait été surévalué? L’excuse d’être Français ne peut pas marcher éternellement, elle sert surtout à expliquer comment rater sa carrière. Michalak a encore la coupe du monde pour confirmer, pour Ricardo on va lui laisser jusqu’à Wimbledon. Après tout Joubert et mauresmo s’en sont bien sortis….

Les vestes du vestiaire

Félicitations à toute l'équipe du vestiaire, qui immiscée au coeur du monde du tennis vous avait révélé en avant première la semaine dernière, la déroute de Richard Casquette. Hier soir un proche du joueur confiait d'ailleurs à un de nos journalistes « Richard je le sens pas, il va prendre 3 sets ». Le vestiaire vous annonçait également il y a quelques jours l'arrivée en forme de Gaël Monfils bien avant qu'il sorte Roddick, Hewitt et donc Chela. Un grand Brabo à tous!

Dans le carnet de Guy le bronzé

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Guy le bronzé a repéré pour vous les bruits de couloir (pas celles des frappes « out » d'ascione dans les 1er et 2e set contre rodger) de la journée de mercredi à Roland…
– Première bâche : elle a été signée d'Arnaud Boetsch aux dépends, bien entendu, de François Brabant. Ce dernier osa, après une séquence montrant Gasquet et Monfils parler après la défaite du roi Richard, dire que « l'on a tendance à penser que les joueurs français sont ulta-individualistes ». Le cinglant héros de Suède répliqua : « Pas du tout. C'est ce qu'on se dit quand on n'a jamais mis les pieds dans un vestiaire de tennis. » 15-0…
– Tant qu'on y est, un autre Brabo à l'incorrigible François, coupable d'un « Vliegen semble n'avoir aucune faille ». Remplace Gasquet par Nadal et il y aura quelques failles…
– 15h37 : l'histoire retiendra que c'est à cette minute précise que Chamou a (enfin) prononcé le funeste « on la sent très détendue, cette année » à propos d'Amélie « Pelé » Mauresmo. Alors, 2e, 3e tour ? 1/8e de finale peut-être ?

Tennis, Roland Garros : Et ainsi râla gasquet (te)

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« J'ai pris la pression ». Première réaction au sortir d'un court, après une sèche et indiscutable défaite contre le Belge Vliegen. Richard Gasquet, dont les frappes sont souvent limpides, a choisi de faire dans l'asbcons ce coup-ci. (Parlait-il de bière ?) La pression qu'il a eu tant de mal à (di)gérer, nous spectateurs, avons eu du mal à la percevoir. Même l'éclairé Dip s'est fendu d'un : « ressentir autant de pression, c'est bizarre ! » Etrange, car le constat de Gasquet lui-même au micro du vieux jeune Nelson fut d'une soudaineté aussi déconcertante que le 3e set d'Ascione contre Federer. Dans la foulée, il avoua s'être senti « seul comme jamais sur le court ». Certes, son ignoble niveau de jeu lui aurait certainement permis de mettre les balles hors du court, même sans adversaire. Mais là n'était pas sa pensée ; non, il a simplement craqué. Cette fameuse pression, ce stress au moment de conclure qui caractérise tant les Tricolores. Conclure, mais conclure quoi au fait ? Chez Gasquet, la peur de gagner se transformerait donc en peur de perdre contre plus faible, voire en peur d'accéder au 3e tour ou simplement de jouer ? A ce rythme, il aura bientôt les fesses qui applaudissent avant d'affronter Arnaud Clément !
La vérité est ailleurs. Richard Gasquet n'a pas semblé concentré, tout simplement. Dans un premier set correct, il ne s'est jamais comporté en patron. Et les deux suivants furent fantomatiques. Ses énervements suivaient les « ooooh » du public, comme un dû. Non, Gasquet n'est pas véritablement entré dans son Roland (merci Mahut, qui n'arrive même pas à être un bon sparring-partner) où il se voyait « aller très loin ».
Et pendant ce temps-là, les Llodra et Roger-Vasselin sont au 3e tour. Dur, dur, la vie d'espoir de Roland Garros 2007 (sans lendemain).

Grandeur et des cadences infernales

La journée des Français, comme souvent au premier tour de Roland, a donné lieu à autant de déceptions que de bonnes surprises. Honneur aux battus : Julien Benneteau, tête de série in extremis, aura pleinement justifié son statut de Français. En perdant sèchement contre l’Argentin Berlocq, il a totalement perdu ses moyens. Trop attendu, trop tendu en somme, il ne rééditera pas son ¼ de finale de l’an dernier. Situation similaire pour Séverine Brémond, qui n’a pas su assumer ses ambitions, et se voit créditer d’un « match moyen » par notre consultant préféré Dip, éternel optimiste depuis qu’il a arrêté le tennis. C’est tout dire. Autre déception, Aravane Rezai ; récente finaliste à Istanbul, elle a cédé face à une Marion Bartoli à son top niveau (qui lui vaudra peut-être d’accrocher quelques jeux contre Dementieva au 3e tour, si elle passe la qualifiée Petkovic). Enfin, sans être véritablement des déceptions, on peut noter la passation de pouvoir chez les hommes entre les jeunes et les vieux : exit Santoro, Clément et Grosjean, à l’inverse de Monfils, Gasquet, Mathieu, voire Gilles Simon et Mathieu Montcourt, tombeur du Boum boum du pauvre, Benji Becker. Petit bravo aussi à Recouderc, inconnu au bataillon mais vainqueur de Querrey, Roger-Vasselin, dominateur contre Marcos (Bresil) et aussi à Nicolas Mahut, qui a bien échauffé Richard Gasquet pendant 3 sets. Ce n'est pas encore cette année que le péroxydé Mahut passera pas le 1er tour… Enfin, Jonathan Eysseric (17 ans) a accroché un set contre Patience. Dommage pour lui, chamou le voit comme espoir n°1 de Roland l’an prochain. En clair, ce n'est pas la meilleure façon de débuter un carrière.

Un nain posteur

Déjà deux jours, sur la terre battue. Battue comme Brémont et Cornet (souvenez-vous Alizée cornet sur qui les médias avaient fait des caisses il ya quelques années déjà…). Autant dire un non évènement. Sinon Arnaud Clément essaie toujours de redevenir ce qu'il n'a finalement que très rarement (jamais?) été: un bon joueur. Car à part une finale en Australie (ok grosjean l'a même pas fait), que peut-on dire sur son palmarès ? Un quart de finale à l'US Open. C'est maigre.
Mais bon, il continue de bénéficier d'une aura, même le capitaine (cher à chamou) continue de se persuader que la Clé peut lui ouvrir les portes de la Coupe davis. Gicquel, Benneteau, Simon et autres Dupuis doivent se retourner dans leur tombe, eux dont Guy le bronzé n'a jamais su trouver le numéro de téléphone.
Sinon rien d'autre.
Ah si, c Di Pasquale le spécialiste de lequipe.fr. Pour la première fois, il est quasiment sur de tenir les 2 semaines à Roland . Déjà une belle revanche pour l'écloppé..
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Les petites boules jaunes de Roland Gavroche

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A l'occasion de la quinzaine des Internationaux de France comme disait Valérie Perez (pas de nouvelles? Moi non plus), le vestiaire vous proposera chaque jour son Carnet de rouste. Les défaites au premier tour de patience, ascione et tous les autres, PHM qui se fait remonter 2 sets à rien, Gasquet qui n'avance plus au bout d'un set et demi, les doubles français à côté de la route, mais surtout les canulars de François Brabant, les retenues de Cedric Pioline, la femme de Chamou (et Guy Forget), vous ne raterez rien.

Les pruneaux sont cuits

Se retourner dans sa tombe
Ca n'a pas pu vous échapper, le plus grand club de l'histoire du rugby est devenu le plus petit.
Le SUA club phare (avec une ampoule grillée hélas) du Lot-et-Garonne descend dans les enfers de la proD2. Enfer, en effet. Car le club du vieux Ferrasse, du gros Dubroca et du petit Berbizier n'est pas au bout de ses peines. En division inférieure, ils se frotteront probablement à une charnière toulonnaise Gregan-Mehrtens, un paire assez méconnue s'il en est… On peut faire confiance au talent du seul Arnaud Marchois (surtout connu pour avoir chauffer les tribunes de Jean-Bouin) pour résister. Comment imaginer qu'un joueur comme Kelleher et d'autres, malgré la fréquentation Jet Set de son nouveau championnat, vienne s'emmerder dans ce qui s'appelait avant le groupe B. A suivre…
Coup de chapeau au management de Dubroca: après s'être débarassé de Christian Lanta (qui avait emmené le club en finale du championnat (du jamais vu depuis 1990) et en coupe d'europe), il a fait venir une improbale paire d'entraineurs en associant l'autiste Didier Faugeron à l'inexpérimenté Van der Liden. La communication n'est jamais passée avec les joueurs. Quand Daniel le magnifique a bien voulu s'en rendre compte, il ne restait au club agenais que des matchs couperets avant une éventuelle descente. C'est le moment que l'ancien talonneur de l'équipe de France a choisi pour virer la fine équipe. Autogestion, nouvel entraineur et Prod2 furent les derniers épisodes d'une histoire commencée en 1926.
Un chef-d'oeuvre…

Roux de secours

Il y a finalement très peu de roux – les îles britanniques à part – à évoluer dans le milieu du football professionnel. Deux raisons à cela: soit les Egyptiens sont passés par là, soit ils sont boycottés par les autres joueurs…. Voici tout de même ma sélection de petites merveilles rousses.

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Frédéric Roux

Matthias Sammer – Carlos Valderrama – Ludovic Magnin – Jérémy Mathieu

Ray Parlour

Bastian Schweinsteiger – John Riise

Paul Scholes

Wayne Rooney – Mikael Forsell

Entraîneur : Guy Roux

Remplaçants : Arjen Robben, Damien Duff, Dirk Kujit, Phillippe Senderos, Neil Lennon

Président d'honneur : Gordon Strachan (en photo)

Gasquet, le déjà Roi ou le désarroi ?

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« GASQUET SE SENT FORT » EST-IL LE SEUL A LE SENTIR?

«Richard Gasquet, quel a été votre programme depuis votre retour de Hambourg ?
Je me suis un peu reposé ce week-end. J’ai repris depuis trois-quatre jours mais j’ai une légère ampoule à la main (Ndlr : il montre une grosse ampoule dans la pomme de sa main droite). Je vais donc devoir un peu me calmer pour me reposer, mais je serai vraiment prêt pour le tournoi.

Quelles sont vos sensations à l’entraînement ?
J’ai de très bonnes sensations, le court et les balles sont rapides et conviennent bien à mon jeu. Je pense que je peux faire un bon Roland-Garros.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je me sens bien. J’ai fait beaucoup de tournois où j’ai pas mal joué. Il n’y a donc aucune raison pour que je ne joue pas bien à Roland-Garros.

Vous avez gagné en puissance. Vous sentez-vous plus fort physiquement ?
Je me sens fort, je me sens bien pour le tournoi. Bien sûr, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Mais je sais que je peux faire un très beau tournoi.

Le tirage au sort est très important, notamment le premier tour.
C’est toujours très important, encore plus à Roland-Garros. J’espère avoir un tirage clément, parce que cela ne m’est jamais arrivé à Roland-Garros.

Quelles sont les clés pour bien jouer à Roland-Garros ?
Il faut jouer le plus relâché possible et faire abstraction du public, de l’environnement, du tournoi.

Amélie Mauresmo parlait d’idéalisation des tournois du Grand Chelem et notamment de celui de Roland-Garros. Vivez-vous ce même phénomène ?
C’est obligatoire de l’avoir un peu. Je ne joue pas toute ma saison sur ce tournoi, mais c’est obligatoire d’idéaliser un peu ce tournoi, on le connaît depuis notre enfance, on le regardait à la télé. Pour nous et pour le public français, c’est un tournoi énorme. C’est normal d’avoir cette pression à Roland-Garros.

Pour la première fois, vous avez franchement affiché vos ambitions d’aller au minimum en huitièmes de finale de Roland-Garros.
Cette année, je me sens bien. L’an dernier, je ne pouvais pas vraiment afficher d’ambitions. Je n’étais vraiment pas en forme, je m’étais blessé, je n’étais pas bien pour le tournoi. Cette année, je suis tête de série 11 ou 12, je peux clairement afficher des ambitions. Etre en huitièmes de finale, cela n’aurait rien d’incroyable. Je sais que si j’arrive bien frais en huitièmes, je peux faire de belles choses par la suite.

Depuis quelques mois, vous semblez vous affirmer, les critiques vous ont-elles blessé ?
Non, pas du tout. Je m’affirme parce que j’ai un peu plus d’expérience par rapport aux aspects extérieurs du tennis comme les médias, je gère mieux.

Vous avez reçu quelques critiques sur votre jeu, notamment sur l’aspect trop défensif. Tout le monde ou presque a donné son avis. Comment prenez-vous ces reproches ou ces conseils éventuels ?
Cela dépend qui le dit, comment c’est dit. Je fais tout pour avancer un peu plus dans le court. Aujourd’hui, je suis 13e mondial, c’est quand même un très beau classement. J’ai conscience que pour monter, il faut que je progresse en allant plus au filet. Je fais tout pour y arriver et il n’y a pas de raison pour que cela ne vienne pas.

Votre talent vous offre beaucoup d’options tactiques. Ces choix multiples vous compliquent-ils la tâche ?
C’est clair que ce n’est jamais facile à mettre en place. Les Espagnols ont un jeu plus monotone, un peu plus facile techniquement, ils ont toujours à peu près les mêmes sensations. Pour moi, cela peut fluctuer. J’ai beaucoup de sensations dans la raquette et avec la balle et il y a des jours où c’est plus dur que d’autres. J’ai un jeu avec pas mal de talent et ce n’est pas toujours facile de le mettre en place.

A quelques jours du début du tournoi, quel est votre programme ?
On va s’entraîner et faire attention à ne pas se blesser. Je vais me soigner pour arriver à fond dès le premier tour. Mais je me sens bien, je sais que je vais être prêt

Interview tirée de lequipe.fr

Monfils, ma pagaille

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En début d'année, on le croyait parti pour concurrencer Richard Gasquet, fort d'un 1/8e de finale en Australie. 2007 devait être son année, mais la suite a été un désastre. Jusqu'à aujourd'hui, Gaël Monfils a enchaîné 7 tournois du circuit ATP en collectionnant les défaites au premier tour (notamment contre ses compatriotes Marc Gicquel et Julien Benneteau, ce qui n'est jamais bon signe). Au passage, il a liquidé trois coaches, Thierry Champion, Pier Gauthier et Olivier Delaître. A croire que, comme au foot, il n'y a que les coaches qui trinquent en cas de mauvaise série. Aujourd'hui, Monfils a choisi Tariq Benhabiles, qui devra l'être, bien habile, pour gérer ce phénomène du tennis français. Un peu Ovni, car au fonctionnement très individualiste et au jeu volontiers showman (rappelons-nous son entrée à Roland-Garros avec le maillot de Thierry Henry et son I-pod aux oreilles).

Un Champion pour un champion 

 Pourtant, ses qualités sont là, évidentes : un physique hors norme, l'un des coups droits lâchés à plat les plus puissants du circuit et une capacité à se mettre le public dans la poche. Mais voilà, ces qualités manquent de fond. Seul un entraîneur peut lui apporter cette régularité, et ce recul sur le jeu qui semblent freiner voire interdire sa progression. Benhabiles a en tout cas le profil, lui qui couve beaucoup ses poulains ou pouliches, comme la française Tatiana Golovin qui ne résista pas longtemps à ce traitement intensif et choisit de l'éconduire. Monfils, lui, semble remonter la pente. A une semaine de Roland-Garros, il vient de passer deux tours à Pörtschach, sur terre battue.  

Un premier pas vers son envol tant attendu ?

 

LE PRINCE CHARLES

 

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Sur les vertes prairies de premiere ligue, gambade chaque semaine un des plus grands espoirs du football hexagonal. Evitant les tacles rugueux des défenseurs d'Albion, dribblant, centrant, orientant le jeu des magpies tel David Ginola par le passé, Charles N'zogbia est sans conteste fait du même bois que ses compatriotes en équipe de France espoir que sont Samir Nasri et Yoann Gourcuff. Voilà donc une jeune pousse déjà confirmée en Angleterre (22 match cette saison avec Newcastle), qui frappe à la porte de l'équipe nationale. Une fin de saison houleuse pour des soucis de comportement le poussera certainement vers la sortie, aucun doute que les prétendants les plus glorieux, de West Ham au Qatar, se bousculeront à la porte de son agent afin d'acquérir le jeune talent.