Athlétisme : à la poursuite d’Osaka

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Et là, c'est le drame. L'athlétisme français n'est pas au top de sa forme, c'est un fait. Une nouvelle confirmation a éclaté au grand jour à la Golden League de Rome. Pour autant, le plus dramatique n'est pas forcément ce que l'on croit…

Doucouré toujours lentement

Le premier drame. Quelques jours après son moyen 13″27 à Saint-Denis, il vient de confirmer sa méforme étincelante en nous gratifiant d'un 13″51 en touchant presque toutes les haies. Il place la barre très haute, battu par Alen Johnson, demi Moore et Bruno Robles (le Cubain). Mais Doucouré reste l'une des meilleures chances de médailles, donc l'athlétisme français ne s'inquiète pas.

Qui se fait Lamalle ?

Encore un grand drame, coutumier, du sprint français. La tricolore avait montré quelques qualités sur le 100 m haies à Saint-Denis (12″75) et a parfaitement confirmé dans un 13″22 « doucouresque » par les temps qui courent. Le problème pour les Français, c'est justement que le temps coure vite (lui), et qu'il n'en reste pas tant que ça jusqu'à Osaka. Mais pas d'inquiétude…

Tout à fait, Sdiri

Le plus gros drame de l'athlétisme français est malgré tout la perforation dont a souffert Salim Sdiri, touché par un javelot finlandais. C'est pas de chance, vu qu'avec son premier saut il a pu finir 4e. A croire que le mauvais sort s'acharne, puisque Sdiri est, de l'avis général, la seule bonne nouvelle du meeting romain. Sa performance, pas sa « perforance », entendons-nous. Donc le drame, c'est qu'il faudra sûrement faire sans lui à Osaka. Ce qui prépare peut-être d'autres drames…

Limite, Lacasse…

Le meilleur pour la fin : Florent Lacasse, devenu « spécialiste » du 800 m (comme le mauvais joueur de foot qu'on met sur un côté en défense, par pitié) a été contrôlé à la testostérone. Tellement désireux qu'on parle de lui, il s'est personnellement « chargé » d'apprendre la nouvelles à nos confrères de l'Equipe, arguant d'un mauvais concours de circonstance alimentaire. Il se trouvait « fatigué physiquement et moralement », ce qui est le cas de tout coureur de demi-fond qui a recours au dopage, tel Gezzar ou Essarik et rokh. Pour sa défense, il a affirmé que son complément alimentaire devait augmenter naturellement son taux de testo, pour l'aider à sortir du gouffre. Certainement profond de 100 m, ceux qui lui ont manqué l'an passé à Göteborg pour monter sur le podium… Ca sent Lacasse stagne !

Les interviews (presque) imaginaires du Vestiaire

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Le grand argentier de la Formule 1 Bernie Ecclestone nous ouvre avec sa femme les portes du motor-home géant de McLaren, où est donné un concert privé des Rolling Stones pour les 15 ans de Lewis Hamilton.

QUESTION : Bernie, vous avez annoncé cette semaine qu’il n’y aura plus de Grand Prix (GP) à Indianapolis la saison prochaine. Qu’en est-il de Magny-Cours ?
BERNIE ECCLESTONE : La plaisanterie a assez duré, il sera supprimé lui aussi. J’en ai assez de dormir chaque été à l’hôtel Formule 1 (sic) de Nevers ; les toilettes et les douches sont dans le couloir ! Et puis le sport auto français, à l’image de son GP national, n’a toujours apporté que des chèvres et des charrues.

Q. : Ce n’est pas sympa pour Jean Alesi…
B.E. : Je pensais aussi à Olivier Pénis.

Q. : Alain Prost a tout de même remporté quatre titres de champion du monde…
B.E. : (Il n’a pas bien entendu la question, ma voix couverte par les premiers accords de Waiting on a Friend) Alain quoi ?

Q. : Prost !
B.E. : Oui, oui. A la votre ! (ndlr : prost veut dire « santé » en Allemand, il lève sa flûte de Moët & Chandon)

Q. : Y a-t-il encore une chance de voir un GP de France en 2008 ?
B.E. : Autant que de gagner à votre loterie monopolistique. A moins que le projet de Versailles n’aboutisse, qu’on installe le paddock dans les jardins du château et qu’on me retienne la chambre de Louis XIV. Ca, c’est glamour !

Q. : Mais on ne peut pas se permettre pareille chose dans un monument historique !
B.E. : (Il tend à nouveau l’oreille) Vous me flattez, je ne suis pas encore classé comme tel. Ce serait évidemment une distinction à la hauteur de ma contribution exceptionnelle au développement de ma discipline, mais j’ai, pour l’heure, encore énormément de choses à lui apporter.

Q. : Comme quoi ?
B.E. : Je rêve de sortir la F1 de ses bastions traditionnels. Supprimons un à un les GP d’un autre temps : Indianapolis, Spa Francorchamps, Magny-Cours, Silverstone… Des pays comme la Russie, le Venezuela, le Nigéria (ndlr : trois des dix plus gros producteurs mondiaux de pétrole) ou le Bahreïn ont un potentiel glamour incroyable.

Q. : Il y a déjà un GP à Bahreïn…
B.E. : Je confonds toujours avec le Koweït… Et bien, on en fera un deuxième ! C’est déjà le cas pour l’Italie (Monza et Imola) et l’Allemagne (Hockenheim et le Nürburgring).

Q. : La comparaison n’est-elle pas un peu osée avec ces deux pays au riche passé automobile ?
B.E. : Oh, vous savez, mon ami le roi du Bahreïn, Cheikh Hamad ben Issa al-Khalifa, aime aussi énormément les voitures. Il les collectionne depuis qu’il est tout petit. Je crois même qu’il a le dernier exemplaire au monde d’une Panhard et Levassor sans volant de 1892. Ca devrait suffire à satisfaire le public français, non ?

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain.

Le petit Goussé

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Marre, il en a marre Nicolas Goussé ! A 31 ans, il ne veut plus qu’on l’appelle « Mongolito », comme à l’époque du collège. C’est que le jeune homme, à force d’être jeune, a quand même fini par devenir vieux. Mais sa réputation est toujours intacte. En effet, beaucoup de personnes qui s’intéressent un tant soit peu au football connaissent ce grand attaquant élancé aux allures de Jonathan Cerrada. Au moins de nom. Mais pourquoi ? Est-ce pour sa « magnifique » saison 2001-02 terminée sur le score mirobolant de 15 buts en championnat sous les couleurs de Troyes ? Ce total, jamais atteint par la suite malgré un exil en Belgique, à Mons plus exactement, en 2004-05, l’a pourtant fait entrer dans le gratin des attaquants français, rejoignant ainsi les légendes Bamogo, Bonilla, Guivarc’h… et son modèle, Tony Vairelles.

A l’instar de ses compères d’infortune, il est devenu un has been du football, intégrant même à l’intersaison la célèbre académie des stages UNFP. Mais il était écrit que le petit Nicolas ne plongerait jamais dans l’oubli. Et pourtant, un passage dans le championnat belge est souvent rédhibitoire. Tel un phoenix renaissant de ses cendres, il aspire désormais à passer de l’ombre à la lumière. Encore fallait-il trouver le pigeon assez fou pour miser sur cette star de la football-réalité, aussi connue qu’inconnue du public.

Sa chance, il en faut souvent dans ce genre de cas, une rencontre : Xavier Gravelaine, attaquant de sa trempe reconverti en entraîneur d’équipe moisie, consultant télé d'une chaîne moisie en football et directeur sportif/consultant/manager/intendant/commercial… d’un monument moisi. Les deux compères se sont déjà rencontrés à Istres quand Xavier Graveleux tend une première fois la main au petit prince de la surface de réparation, qui le lui rend bien en inscrivant 8 buts en 34 matches (sur deux saisons).

Aujourd’hui, au FC Nantes, Xav’ a pour mission de changer de méthodes par rapport à la gestion catastrophique de ses prédécesseurs. Après les échecs Bustos, Mazoni, Cavéglia, Bonilla, Makukula, Bamogo, Diallo, Oliech, Rossi, N’Zigou, Glombard… Il est tant de miser sur des valeurs sûres. Nicolas regarde sa montre (Goussé) car il sait que ses plus belles années sont derrière lui. Mais comme il le dit, « au chômage, il m’était difficile de refuser ce nouveau challenge ». Surtout qu’au FCNA, qui aime visiblement les paris, il pourrait enfin côtoyer de près son modèle, celui dont les posters ornaient les murs de sa chambre. Une rumeur persistante annonce en effet le plus rockeur de tous les joueurs de football sur les bords de l’Erdre : Tony Vairelles, docteur ès sauvetage des clubs dans la vase, pourrait en effet relever un nouveau challenge…

Sébastien Joly, cancer des testicules

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Dès le 29 juin dernier, Le Vestiaire vous parlait sur ce blog des malheureux ennuis de santé du cycliste Sébastien Joly. Beaucoup de lecteurs nous avaient demandé de dire tout ce que savions sur cette affaire. Pour des raisons évidentes de secret médical, nous ne pouvions en dévoiler plus. Désormais, l'information est publique : le jeune français se bat contre un cancer des testicules.

Bruits de vestiaire

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Rugby. C’est la dernière victime reconnue de Sébastien Charal, dont nous vantions il y a peu encore les qualités de pénétration. Le 2e ligne des Blacks Ali Williams, 2 mètres pour 105 kg, s’est pris le « Seabass » (bar / gros poisson) – surnom que lui ont donné les supporters des Sharks de Sale – à pleines dents. Dans tous les sens du terme. Les canines en berne, l’ogre néo-zélandais est depuis contraint à se nourrir exclusivement de liquides et a lancé ici un concours de la meilleure recette de soupe.

Rugby (2). On savait les sportifs français plutôt enclins à se plaindre, mais l’anecdote dépasse-là le simple entendement. En stage à Val-d’Isère depuis le début de semaine, le XV de France a fait commander en urgence un lot d’anoraks « car nous étions venus comme en 2003 avec une petite polaire et des vêtements de pluie », s’est expliqué le staff tricolore, qui avait choisi la station alpestre, à 1.850 mètres d’altitude, pour échapper à une éventuelle canicule… Une « petite laine » seulement sur les épaules, donc, nos pauvres Bleus ont randonné par une température avoisinant les cinq degrés quand le XV au trèfle, nous apprennent nos confrères de L’Equipe, subissaient une cure polonaise de cryothérapie, à -160°C. Cherchez l’erreur…

Tennis. A bientôt 36 ans, Pete Sampras (notre photo) pourrait faire son retour sur le circuit masculin. C’est en tout cas ce que l’Américain aux quatorze titres du Grand Chelem a laissé entendre en marge du dernier Wimbledon, qui a vu l’héritier Federer se rapprocher sûrement du record du maître. Le discret Pete prétend qu’avec le matériel actuel, son service serait encore meilleur, et que sur un match unique sur gazon, tout peut arriver. La preuve, il a dernièrement dominé Roddick lors d’un match exhibition. Ce qui n’est plus vraiment une référence ; Gasquet aussi.

Football. Dans un entretien paru dimanche dernier dans le quotidien espagnol El Pais, Ramon Calderon, le président du Real Madrid, a déclaré que la vente de Ronaldo avait été une des clés du succès madrilène en Liga cette année : « Il était vital que nous retrouvions une ambiance de travail et de sacrifice, et lui n'y participait pas. » Interrogé sur la part d'influence que le transfert du Brésilien avait eu, Calderon a répondu : « Beaucoup. » Notamment sur un plan économique, Gronaldo ayant ruiné le budget nourriture du club madrilène.

Cyclisme. Mis en cause dans un vaste scandale de dopage sanguin, l’affaire Puerto, le docteur Eufemiano Fuentes a formellement déconseillé à une assemblée médusée de recourir à des pratiques dopantes. « Le dopage est illégal en Espagne et je ne le conseillerais ni à vous, ni à aucun sportif », a t-il déclaré lors de son intervention à un cours d'été de l'université Rey Juan Carlos D'Aranjuez. Dans le cylisme, a t-il ajouté, « il y a beaucoup de contrôles, avec le même pourcentage de cas positifs que dans les autres sports. Mais je ne sais pas pourquoi dans les autres disciplines, ces cas sont étouffés. » L’hôpital qui se fout de la charité.

Athlétisme. Donnons finalement raison au docteur Fuentes (lire ci-dessus). L’affaire a été curieusement « étouffée » la semaine dernière. Recordwoman de France du 3.000 mètres, Bouchra Ghezielle a raté un contrôle antidopage organisé par la Fédération internationale (IAAF). Le préleveur censé contrôler la Française n'a trouvé personne lorsqu'il s'est présenté à son domicile. Comble du malheur, c’est la troisième fois en moins de cinq ans qu’elle rate un test. Il serait temps que Bouchara s’achète un portable…

Médias. La chaîne généraliste de la TNT Direct 8 a annoncé la semaine dernière dans un communiqué avoir acquis, pour un montant non dévoilé, les droits TV d'une sélection de 150 matches internationaux sur les trois prochaines saisons. « En direct et en intégralité, Direct 8 diffusera ainsi toute l'année, des rencontres comptant pour les qualifications à l'Euro 2008 (hors équipe de France), les tours préliminaires de la Ligue des champions, la Coupe de l'UEFA », explique le communiqué. Avec un journaliste du Vestiaire comme consultant ?

Omnisports. Réuni pour sa 119e session à Guatemala, le Comité international olympique (CIO) a décidé à l'unanimité d'organiser des Jeux Olympiques de la jeunesse (JOJ) et ce dès 2010, dans une ville à désigner entre quatre candidates (Moscou, Singapour, Guadalajara et Hambourg). Pour Jacques Rogge, président du CIO, très attaché à cette idée, les JOJ ne seront pas des « mini-Jeux ». Les épreuves seront choisies en fonction de leur adéquation à l'âge des participants, et de leur « capacité à préserver la santé des athlètes ». Une chance en or pour la France, qui n’a toujours enfanté que des éternels espoirs.

Athlétisme : à la poursuite d’Osaka

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Le vestiaire vous donnera régulièrement des nouvelles des athlètes français dans leur pénible quête minimaliste, que la fédération a jonché d'embûches.

Leslie rit Djhone

Leslie Djhone a le moral. Auteur d'un très vilain 46″21 sur 400 à Lausanne (remporté par un Congolais), il a terminé sa course très satisfait, dans le sillage d'un athlétisme français qui ne s'affole pas surtout après les promesses du meeting de Saint-Denis. « C'est la première fois cette saison que je pars aussi bien (aïe). C'est ce que François Pépin (son entraîneur, aussi celui de Raquil et de la toujours performante Ramalalanirina) voulait que je fasse pour que cela nous donne des indications en vue des prochains entraînements. » L'indication ? On se demande bien laquelle. Peut-être de se remuer un peu pour effectuer ces « 150 derniers mètres avant l'arrivée où j'ai craqué ». Soit presque la moitié d'un 400m, Johnny. Pour atteindre des minima fixés à 45″10, il est peut-être temps. Osaka, c'est dans un peu plus d'un mois. « C'est vrai que 46''21 ce n'est pas bon, mais je suis content de mon départ. Le chrono est anodin car je craque vraiment. » Nous voilà rassurés… A ce rythme-là, mieux vaut qu'il ne se déplace pas à Osaka. D'ailleurs, il n'ira pas.

Keital ? Muy mal….

Naman Keita lui, est lucide. Son fulgurant 49″67 lui a valu une belle 8e place. L'inquiétude est proche. « Ce n'est pas inquiétant même si je ne voyais pas les choses comme ça en début de saison. Il faut que je remette des choses en place. Pour l'instant il faut d'abord que je pense à faire une course propre avant de penser à faire les minima. »

Parent pauvre

Très confiants, les responsables de l'athlétisme français ont placé la barre haute pour les minima. Notamment pour certaines disciplines comme la perche masculine : 5,75m (soit le record du monde en 1980, il y a 27 ans). Romain Mesnil doit avoir des crises d'angoisses, heureusement que Galfione a vite stoppé sa carrière de marin pour sécher ses larmes. Et où est le jumeau polytechnicien, le Bogdanov du sportif Khalid Lachheb ? « Nul » ne le sait…

Alerte rouge

David Alerte est en forme. Après ses modestes 10″27 sur 100m à Saint-Denis, il devait être tout rouge après son magnifique 20″58 sur 200 à Lausanne (un bon temps de Français, après lequel Christophe Cheval court toujours). Et dire que les minima n'étaient qu'à 20″40… Il ferait mieux de rester coucher, après tout, Alerte était prévenu.

Tahri pas d'éloges

Plus rapide qu'un Kenyan actuellement, Bouabdellah devient l'une des chances de médaille française (et il n'y en a pas beaucoup, comme les qualifiés).

Doucouré pas assez vite

Ladji Doucouré est qualifié, c'est une bonne nouvelle. Par contre, il va falloir s'accrocher pour rattraper le Chinois Xiu, qui a semé 7 Américains à Lausanne, parce que 13″27 (à St Denis) ça reste nul.

La boulotte se rebiffe(teak)

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Marion Bartoli est atypique, ça tout le monde l'a compris. Là où certaines cognent avec des bras d'hommes, elle frappent des deux mains « pour avoir plus de force ». Quand certaines jeunes joueuses françaises sautent sur les genoux de leur coach, elle choisit de rester avec papa. Et contrairement à celles qui n'alignent pas deux mots mais compensent avec un physique avantageux, elle se la raconte en égrenant ses notes du lycée, avec ses yeux noirs et sa queue de cheval que n'aurait pas renié la femme à chamou.

A contre courant, elle l'aura aussi été depuis qu'on entend parler d'elle, c'est-à-dire depuis Roland Garros (pardon d'être franc, malgré ses titres de 2006 à Auckland, Tokyo et Québec). Grâce à un coup de gueule de Roland Garros où elle accusait les médias de ne pas s'intéresser à elle, la « plantureuse » Marion s'est libérée d'un poids, sous le henissement complice de M. Tennis sur France Télévision, Daniel Lauclair. Ses frappes à plat ont expédié quelques adversaires surprises de voir en face un bouledogue aussi déterminé (Jankovic, Peer, Krajicek). Aujourd'hui, la reconnaissance arrive, puisqu'elle pointe à la 11e place WTA malgré « un dégoût pour la défaite. Je ne suis pas programmée pour cela » (tiens, elle n'est pas française alors ?). Après une formation longue, finies les années de galère où papa faisait valdinguer les paquets de bonbons que la « miss » ramenait à la maison. Une belle récompense, à force de s'être goinfrée de travail.

Les légendes du Tour

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Ce sont les dignes héritiers de Bjarne Riis, dont la puissance record développée en 1996 lors de son ascension d’Hautacam sur grand plateau – 480 watts de moyenne – n’a été depuis qu’approchée par Ivan Basso au terme de la 16e étape du Tour d’Italie 2006 (460 watts seulement).

Comme le grand danois, tous n’étaient armés que d’un fusil à un coup. Un coup d’éclat, un seul. Pour un grand Tour, et puis s’en va… Loin des indiscrétions médiatiques et des contrôles inopinés, tous sont retombés depuis dans l’anonymat du peloton quand ils n’ont pas raccroché le vélo au garage et fermé la trousse à pharmacie. Pour vous, Le Vestiaire retrace leurs exploits. Souvenirs, souvenirs :

Santiago Botero est de la grande équipe Kelme de 2002. Il est, cette année-là, le premier à faire tomber Armstrong sur un contre-la-montre longue distance depuis la prise de pouvoir de l’Américain, en 1999, à plus de 50 km/h de moyenne entre Lanester et Lorient. Et puisque « Santi » n’est pas qu’un rouleur, il s’impose également au sommet des Deux-Alpes après une étape de 226 km. Au pied du podium final, le Colombien rejoint l’année suivante Aerts, Aldag, Kessler, Klöden et Vinokourov dans l’irréprochable armada Deutsche Telekom, qu’il abandonne à trois jours de l’arrivée.

Igor Gonzalez de Galdeano se signale lui aussi sur un Tour 2002 décidément riche en révélations puisque c’est le même été que Raimondas Rumsas est interpellé avec une voiture pleine de médicaments pour sa belle-mère… Igor n’en a cure et endosse sept jours durant la tunique jaune après la domination de la Once sur le contre-la-montre par équipes. Malgré ses coéquipiers talentueux – Beloki, Jaksche, Olano, Nozal, Serrano – et, comme lui, au-dessus de tous soupçons, l’Espagnol arrive sur les Champs avec 13’54’’ de retard sur Armstrong (5e).

Georg Totschnig a longtemps été au Tour de France ce qu’Hermann Maier fut à l’hôpital de Flachau après son accident de moto : l’Autrichien de service. Jusqu’alors cantonné à des places d’honneur sur le Tour du Trentin, le leader de la Gerolsteiner parvient pourtant à sucer la roue des grands patrons du Tour 2004. Ce n’est que l’année suivante que le sportif autrichien de l’année 2005, passé auparavant entre les mains des soigneurs de Polti et de la Deutsche Telekom, rafle son étape alpestre à Ax-3-Domaines.

Romans Vainsteins est l’archétype du coureur de l’an 2000. Simple bug ou état de grâce, le massif Letton remporte aux championnats du monde de Plouay la seule victoire de sa carrière éphémère. Arrivé sur le Tour 2001 avec l’intention de casser la baraque à Domo-Farm Frites, le porteur du maillot arc-en-ciel, pourtant conseillé par Johan Musseuw, finit dans les pâquerettes du classement à points, devancé, c’est dire, par Damien Nazon.

Christophe Rinero n’a pas choisi la bonne année pour s’illustrer sur le Tour. 1998, c’est l’affaire Festina et la victoire de Pantani. Alors, forcément, la performance de l’intérimaire du maillot à pois ne fait pas plus de bruit que sa 4e place finale, cinq bonnes minutes devant Jean-Cyril Robin, qui n’aurait pas non plus volé sa place dans notre palmarès…

Un ancien lieutenant de Landis parle

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Lu dans l'Equipe Magazine, ce samedi : une parole troublante et décomplexée de Miguel Angel Martin Perdiguero (ex-Phonak) : « Le secrétaire d'Etat aux Sports actuel (Jaime Lissavetzky) traite mal les cyclistes. Il ne se rend pas compte que des courses de 200 km avec six cols, des tours de trois semaines, c'est dangereux pour la santé. Le dopage est dans la vie quotidienne. Quand il y a un excès de travail, chacun a besoin d'aide extérieure. » A noter que « Perdi », fervent défenseur de Manolo Saiz, l'ancien directeur sportif de la Once, n'a jamais été contrôlé positif, même si « l'UCI sait que j'ai un taux de testostérone naturellement élevé, j'ai un certificat médical depuis 12 ans. » Il brigue désormais un mandat de secrétaire d'Etat aux Sports, après avoir été élu conseiller municipal près de Madrid.

Info Le Vestiaire : Asloum, le Japon avant la retraite

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Cela vous a peut-être échappé mais Brahim Asloum est bien boxeur professionnel. Oui, un peu comme Oscar de la Hoya, Mike Tyson ou même le redoutable énarque fleuryssois Patrick Charpentier. Un peu, car pour beaucoup il est plus proche d'Amanda Lear ou Michel Leeb, tant sa posture de people has been écumant les plateaux de télévision a plus marqué les esprits à l'époque où on le connaissait encore. Mais ça, c'était avant, quand crane péroxydé au vent après son titre olympique amateur à Sydney il avait choisi de l'ouvrir plutôt que de la fermer. On lui a longtemps laissé croire qu'il était une vedette en allant même jusqu'à lui offrir sur un ring de pognon un passage en professionnel, et plusieurs tocards à massacrer tant bien que mal. Seulement voilà, à un moment il faut gagner des titres. Alors Brahim s'est dit qu'il était fort et après un titre européen conquis de faible lutte, il a abandonné son titre pour aller conquérir la ceinture suprême de champion du monde. N'est pas Tyson qui veut, et le petit Brahim est allé se faire humilier par deux fois face à des adversaires un peu trop bons pour lui (Lorenzo Parra et Omar Narvaez). Que voulez-vous, on ne peut pas éternellement affronter les premiers baltringues venus juste pour satisfaire son égo.

Pourtant après son premier echec en 2005, notre looser national avait mis les bouchées doubles en allant jusqu'à faire des stages commandos en Amérique du Sud. Tout ça n'a bien sur pas payé, car le talent ne se gagne pas à l'entraînement sinon Chavanel aurait été mélé à l'affaire Puerto. Le signe qui ne trompe pas, c'est que son manager s'appelle Acariès et pas Don King, qui lui, a préféré miser sur Mormeck. Un hasard me direz-vous? Sans doute. Toujours est-il que Brahim aurait pu mourir étouffé par la honte s'il n'avait pas assisté au premier tour des -48kg aux J.O. d'Athènes en 2004.
Son petit frère Redouane, sans doute jaloux du niveau de son aîné, a mis, ce jour-là, un poing d'honneur à montrer qu'il etait le plus nul de la famille en se faisant lamentablement écraser sous les yeux embués de bonheur de Brahim. Ah, les mystères de la génétique!…

PS : Actuellement, le Rocky du pauvre d'entraîne à Las Vegas, pas sur que ça le rende bon, mais il semble qu'il pourrait affronter le jap Sakata champion WBA des mouches pour une ultime (?) chance mondiale. Rendez-vous en décembre et après, s'il a son permis il pourra toujours essayer de trouver un job à la RATP.

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Un vrai Richard d’assaut

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Il l'attendait, cette victoire en 5 sets, Richard Gasquet. Un peu plus d'un mois après le pire moment de sa carrière (défait par Vliegen à Roland), le Biterrois a vécu le meilleur. Un miracle ? Pour un « Français », une si rapide rédemption n'existe pas (cf Mathieu). Mais Gasquet est différent. Moins cérébral et certainement plus talentueux. On connaissait son coup de patte génial, qui avait rendu son 3e tour contre Nadal à Roland aussi attendu que décevant, ne soulevant que des « ah, si Ritchie ne sortait que des coups comme celui-là ! » à l'ami Chamou. Oui, mais Richie Cunningham n'avait jamais connu de match haletant, en 5 sets, où il faut aller chercher la victoire, serrer le jeu et arrêter de balancer des mines dans la bâche. Hier, il l'a senti. On n'est pas sûr qu'il comprenne bien pourquoi, mais il l'a vécu. Et comme chez lui, rien n'est calculé, tout s'est mis en place naturellement. Sa technique, on l'a dit, est incroyable : il a ecoeuré Andy Stiffler de ses revers à une main. Mais c'est tactiquement qu'il a surpris, en inversant le cours d'un match qu'il avait pris à contresens.

En mettant du rythme d'entrée, sûrement motivé par ce premier quart en Grand Chelem, il a fait le jeu d'un Roddick ultrapuissant. Résultat, une petite longueur de retard durant 2 sets (4-6, 4-6). Et puis, il a trouvé la Clé (non, pas Clément, qui fait des Twister avec Grosjean à Aix). Maintenir Roddick loin du filet, en courbant ses balles. Résultat, il ne fut presque plus embêté sur son service (par ailleurs excellent). Et Roddick n'eut plus que le sien pour se maintenir à flot, mangé par la vista de Gasquet dès que l'échange s'engageait. Encore plus patron sur le court qu'avec Golovin dans le dortoir du pôle France, Ritchie a enfin pris l'initiative, il l'a confisquée et s'est accroché à son modèle dans un final crispant. Jusqu'au break final, qui lui a adjugé une victoire retentissante. On ne peut pas dire que mentalement, il ait progressé. Car il n'avait pas de mental. Il s'en est découvert un ; pourvu qu'il y prenne goût. Car la demi-finale contre Federer, si les deux jouent à leur niveau, pourrait être le plus beau match de tennis sur herbe depuis très longtemps.

Info Le Vestiaire : l’UEFA sous pression pour le boycott d’Israël

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Le conflit israélo-palestinien s’est invité ces dernières semaines sur le terrain sportif. Plusieurs associations palestiniennes font en effet pression sur l’UEFA pour que cette dernière « exclue l’équipe de football israélienne de toute compétition tant que le pays ne respectera pas ses engagements internationaux ». Une pétition a été mise en ligne depuis la Grande-Bretagne, demandant notamment « le boycott sportif d’Israël comme ce fut le cas de l’Afrique du Sud sous l’Apartheid ».

Israël a rejoint l’UEFA en 1994 au lendemain de la signature des accords d’Oslo posant les premières pierres de la résolution du conflit. « Une Fédération nationale localisée hors du continent européen peut, à caractère exceptionnel, devenir membre de notre organisation », justifie l’UEFA sur son site Internet. Elle rappelle qu’à l’époque, « les clubs israéliens n’étaient pas acceptés sous l’égide de la Confédération asiatique de football puisque la plupart des pays arabes refusaient de les rencontrer ».

Joint aujourd’hui par Le Vestiaire, Dr Shimon Samuel, directeur des relations internationales du Centre Simon-Wiesenthal, a adressé « un carton rouge à toute forme de haine, de racisme et d’exclusion dans le football ». Il a rappelé que « l’histoire a malheureusement montré que ce qui commence avec le peuple juif conduit inévitablement à l’exclusion des noirs, des Roms ou des homosexuels… » On l'a vu avec Dhorasso.

L’UEFA semble avoir entendu cette bouteille à l’amer. Son président, Michel Platini, a annoncé le mois dernier que Jérusalem, Haïfa et Ashdod pourraient désormais accueillir des matches internationaux, privilège réservé à la seule ville de Tel Aviv depuis les échauffourées libanaises de l’été 2006. Humilié le 13 octobre 1993 au parc des Princes par la modeste formation israélienne (2-3), Gérard Houiller n’a, aux dernières nouvelles, pas encore signé la pétition.

C’est lui le Galactique ?

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Un agent est parfois perfide, mais rarement complètement con. Pourtant, l'agent de l'attardé barcelonais Ludovic Giuly – celui-là même qui déclara à la mi-temps du cultissime Monaco-Real Madrid que « Zidane m'a dit à la mi-temps qu'ils étaient cuits » – a fait fort. Giuly s'impatiantant pour son départ de Camp Nou, une ville dans la ville, Migliaccio a indiqué que 6 millions d'euros, c'est bien trop (on le croit) pour un tel joueur et que dans ces conditions, Giuly resterait une saison de plus. A moins d'aimer les putes du Barrio Chino ou les sculptures pourries de Gaudi, on voit mal ce que Giuly y gagnerait, lui-même qui dans un éclair de lucidité a déclaré « vouloir partir pour jouer ».

Le membre de l'équipe de Luis attaque, sorte d'Académie Française du foot sur RMC info, avait des pistes sérieuses à Marseille et Monaco notamment. Qui ne mettront pas 6 millions d'euros sur Ludo le gros mauvais. Donc, pour l'heure, Migliaccio a « mis la pression » sur le Barça, pensant que Giuly a les épaules (les mêmes qui lui ont permis d'envoyer le texto gazonneux à la femme à Domenech). Or il ne les a pas. Migliaccio, sûr de son fait et de son raisonnement, poussant même sa démonstration irréfutable jusqu'à un « Je suis sûr que si Giuly reste, il jouera l'an prochain au Camp Nou ». A 30 ans et avec Messi, Eto'o, Henry, Ronaldinho, Gudjohnsen, Iniesta, on lui souhaite bon courage pour réintégrer le 11 de Franck Briscard Mastercard. C'est qui le Galactique ?

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Les interviews (presque) imaginaires du vestiaire

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Le demi d’ouverture du XV de France Frédéric Michalak nous accueille dans la salle télé de Marcoussis, où est projeté sur écran plat le making of des « Dieux du stade ».

QUESTION : Fred, vous voilà désormais enfermé pour quatre mois entre les murs de Marcoussis. Est-il vrai que certains joueurs ont déjà surnommé les lieux « Marcatraz » ?

FREDERIC MICHALAK : C’est un pilier argentin ? Vous savez, moi, le seul Marc que je connaisse, c’est Lièvremont. Et je ne l’ai pas encore vu ici. Son frère non plus, d’ailleurs. Sûrement un empêchement familial.

Q. : Cette « préparation commando » va-t-elle vous permettre d’insuffler un véritable esprit de groupe à l’équipe d’ici la Coupe du monde ?

F. M. : Je vous jure que ce n’est pas moi qui ai amené la boîte de G.I. Joe. Je ne joue plus au commando, sauf sur Playstation. C’est Clem’ (ndlr : Poitrenaud) qui les avait dans son sac quand on est arrivé ! Jo Maso lui a même confisqué le bazooka de son général Tomohawk parce qu’il s’amusait à canarder Rémy Martin au ptit dej’.

Q. : Pourquoi l’avoir choisi comme compagnon de chambre ?

F. M. : C’était lui ou Jean-Baptiste Poux. Clem’ prend moins de place dans le lit. Et il ronfle moins fort. En plus, comme ça, je suis sûr de pouvoir regarder « Plus belle la vie ». On est fans tous les deux.

Q. : C’est une nouvelle vie, justement, qui va s’ouvrir à vous la saison prochaine en Afrique du Sud. Pourquoi ce départ ?

F. M. : Je voulais jouer encore plus au sud, les hivers sont trop pluvieux à Toulouse. J’ai donc hésité entre Toulon et l’Afrique du Sud. Comme je n’avais jamais vu de kangourous, mon choix a été simple. Je préfère ne pas trop y penser, encore, pour mieux me focaliser sur l’échéance du mois d’août.

Q. : Mais la Coupe du monde commence en septembre !

F. M. : Oui mais août, c’est notre mois, avec Clem’, sur le calendrier des « Dieux ». J’ai hâte de voir la tête des potes et de Monsieur Laporte quand on l’aura affiché dans tous les W.-C. de Marcoussis.

Q. : Que vous inspire la nomination de ce dernier au poste de secrétaire d’Etat au sport ?

F. M. : J’ai été très surpris, je ne savais pas qu’il avait une formation de secrétaire. Il écrit vraiment mal quand il explique les tactiques de jeu au tableau. Je ne comprends jamais rien.

Q. : Est-ce que cela peut expliquer le fait que vous sembliez parfois perdu sur le terrain ?

F. M. : Rassurez-vous, je ne suis pas le seul. On n’a jamais osé lui dire à Monsieur Laporte. Quand il est énervé, il dit toujours qu’il va nous envoyer une semaine en stage avec les Blacks. On n’est pas fous, ils font flipper ces mecs avec leur danse bizarre.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétin

Diabolo Nantes en enfer (1)

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Nantes, c'est beaucoup de chose: une ville dynamique, étudiante, culturelle… Mais avant tout, un club de foot qui se meure, depuis des années. Le vestiaire avait annoncé une grande enquête sur les coulisses du club; après plus de 3 ans de recherche, de rencontres, d'entretiens d'un bout à l'autre de la planète foot, en voici la première partie.

1963-2007. Un club en perdition retrouve la L2 après 44 ans de L1. Une descente, la première pour ce bastion du foot français, devenu étron, du point de vue du spectacle, ces dernières années.

Le FCNA donc, c'est une filiation, entre Arribas, Suaudeau, plus tard Denoueix. Tellement forte qu'outre des internationaux sortis du cocoon, elle a aussi permis de sortir les intrus, quand les choses se gâtèrent : Marcos, Amisse, non arrivée d'Halilhodzic ou de Lacombe. On cita l'infâme Gripond, mais la fronde vint bien souvent des joueurs eux-mêmes, l'icône Landreau en tête. Mais on ne crache pas sur les produits maison, vu (ou plutôt Lu) ? Pareil pour certains cadres de staff. Ainsi, un indicateur tourangeau, très introduit dans le milieu du sport, avoua sans détours que les pratiques du bon docteur Bryand ne seraient pas plus claires que des urines de cyclistes. Vrai ou faux, en tout cas, le malaise est patent.

Et puis, sont arrivés des gens de l'extérieur pour gérer ce club. L'horrible Gripond, nous l'avons cité, mis en place par la Socpresse d'Yves de Chaisemartin après une belle expérience à Prost Grand Prix puisque l'écurie coula littéralement. Auréolé d'un titre de champion en 2001, il avait donc une situation parfaite pour débuter. La décadence des années suivantes indique donc qu'en tant que président, il fut médiocre. Mais il ne fut pas le seul. Au rachat de la Socpresse, prise Dassault par le bon sénateur à la Corbeil-Essonnes bien remplie, il fut viré puis remplacé par Rudi Roussillon, éphémère gardien de but. Mais Gripond restait dans l'ombre, dégotait quelques transferts aussi prometteurs que difficiles à concrétiser (Oliech notamment). Problème, ces joueurs, voulus par le staff (Le Dizet), se révélèrent des tocards, aussi doués techniquement que des Jacob Friis-Hansen de la grande époque. D'erreurs en erreurs, on arrive donc à des responsabilités multiples.

Les entraîneurs qui se savonnent la plancha pour mieux rôtir ensuite (Le Dizet avant que ne se hisse Eo), les joueurs qui prennent des salaires colossaux pour avouer ne pas bien se sentir dans ce club, les coupes franches du budget de la formation de la Grip à l'allure de croquemort (qui n'a pas si mal marché à Nantes, paraît-il, mais cela fait trop longtemps pour que quelqu'un s'en souvienne. La preuve, le nouveau patron sportif Xavier Gravelaine, illustre commentateur aux côtés de l'ancien tourangeau Florent Gautreau, n'a jamais signé pro à Nantes après sa formation)… Si compliqué à comprendre, le déclin du FCNA accouche d'une vérité simple : il sera très difficile de s'en remettre rapidement. Et dire que le bon président Clerfeuille souhaitait voir Nantes gagner une coupe d'Europe avant sa mort… Comme dirait l'un des témoins clés de l'affaire, aujourd'hui exilé à La Réunion : « Ca sent la merde ».

A suivre : Petits meurtres entre amis (2)

Bruits de vestiaire

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Formule 1. Six pilotes ont subi un contrôle antidopage, vendredi, après la deuxième séance d’essais libres du champêtre Grand Prix de France, à Magny-Cours : Raille qu’aux naines (Ferrari), Barrique hello (Honda), Rose berge (Williams), Lui zizi (Toro Rosso), David sonne (Super Aguri) et l’infortuné Cubi de chat (BMW Sauber), qui soigne pourtant encore les séquelles de son crash monumental du Canada. En voilà un, au moins, qui a une bonne excuse en cas d’échantillon positif. Kessler pourrait s’en inspirer.

Cyclisme. On avait quitté Frank Vandenbroucke « hors de danger » et « conscient » il y a un mois à peine, au lendemain d’une tentative de suicide. Le vainqueur de Liège-Bastogne-Liège 1999, dont le chien est un grand consommateur de Clenbuterol®, est depuis sorti de l’hôpital psychiatrique où il avait été interné de force. « Je peux encore gagner de grandes courses. La famille est ma force », avait-il déclaré à une revue spécialisée belge à l’été 2006. Avant que sa femme ne le quitte. « J'ai vaincu la dépression : je ne me tromperai plus, je ne finirai pas comme Marco Pantani. » Ca n’est pas passé loin…

Rugby. La législation française proscrit clairement la vente de boissons alcoolisées dans les enceintes sportives (art. L49-1-2 du code des débits de boissons). Pourtant, notre gouvernement d’ouverture a chargé une délégation interministérielle d’étudier l’éventualité d’une dérogation pendant la prochaine Coupe du monde. On ne sait pas si Bernard Laporte, futur secrétaire d’Etat aux sports, a joint la dite délégation ; mais les droits de commercialisation auraient été vendus à Heineken, déjà sponsor principal de la Coupe d’Europe. Qui a dit lobby ?

Football. Malgré sa relégation en National, le Football Club d’Istres Ouest Provence est, après l’Olympique lyonnais, le deuxième club français à être côté en bourse. Spécialiste du milieu économique, Bernard Calvignac a fait au printemps son entrée dans le capital du FC Istres, via le fonds d'investissement luxembourgeois Compulease et aux côtés notamment du journaliste Michel Dhrey. La présence de Nicolas Goussé et de Rudy Riou dans le riche effectif sudiste n’a pas suffi à faire décoller le titre au-delà des 6,75 euros.

Sports auto. Lucide – « je ne serai jamais une grande pilote » – Margot, de son vrai nom Marguerite, moins glamour, ne doit pas à son seul patronyme d’attiser les foudres médiatiques. La belle, fille à papa – un certain Jacques Laffite – a défloré cet hiver un palmarès aussi vierge qu’Alizée Cornet en remportant le Trophée Andros féminin. Allez savoir pourquoi, le magazine gratuit Sport a préféré s’attarder sur sa chute de rein plutôt que son coup… de volant (vidéo ci-dessus).

Tennis. Un voleur sévit depuis quelques mois dans les vestiaires du circuit ATP. Le Tchèque (en bois) Radek Stepanek se serait ainsi fait dérober 5.000 euros en liquide à Monte-Carlo. Grosjean, Albert Costa, Llodra et Bjorkman, plus récemment, ont encore allongé la liste des victimes. Après l’affaire du curé (Régis) de Camaret, entraîneur mis en examen l'an passé pour viol sur mineur, il ne fait décidément pas bon de s'attarder dans les stades de tennis.

Joly, aveu

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Le vestiaire est aujourd'hui en mesure de révéler ce qu'aucun média n'avait osé évoquer jusque là. Sans doute qu'à l'époque on n'en avait rien à foutre, mais aujourd'hui ces déclarations prennent une autre envergure un peu comme la tumeur de Sébastien Joly. Nous sommes alors au début de la saison de cyclisme, au cours de Paris-Nice, le français vient de réaliser une performance remarquable lors du prologue en ne finissant pas dans les 10 derniers. Mieux, il termine 3ème… Interrogé par nos confrères d'eurosport, étonnés qu'un coureur aussi nul puisse être devenu un jour professionnel, il ne peut tenir sa langue, dévoile tout sur ses méthodes pour le moins particulières et se vante même de connaître Benoît Vaugrenard. Révélations.

 

Joueurs de mauvaise volonté

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« On ne peut pas retenir un joueur contre son gré ». Cette phrase, très à la mode depuis quelques (inter)saisons, est devenu cette année le tube estival. Revenu comme une rengaine, il berce le marché des transferts (surtout celui de la Ligue 1) depuis la fin du championnat. Mais que se cache-t-il derrière cette phrase si banale. Etudions au cas par cas :
-Abidal : celui là a réussi son pari. Il n'avait plus la tête à Lyon depuis un moment vu sa vilaine deuxième partie de saison. Un peu surcôté avec sa coupe du Monde pas si réussie mais titulaire, il s'est enflammé. Donc, pour Eric Amygdale, « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré » = « j'en ai plein le cul de ce faux grand club qu'est Lyon »
-Malouda : le meilleur joueur de la L1 (il est bon, mais finalement qu'un Govou amélioré non ?) l'a aussi prononcé il y a quelques jours, vu que son pote Abidal vient de partir et qu'Aulas a dit « les 2 ne partiront pas ». Chelsea attend le même dénouement qu'avec Essien de garde. Donc, pour celui dont le frère s'appelle Lesly, « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré = « je veux plus payer d'impôts ».
-Payet : le jeune Réunionnais a la tête qui enfle. En mai, il declarait vouloir rester à Nantes malgré la L2, conscient que ce club lui avait donné une 2e chance inédite, après s'être fait bouler du Havre. Mais il s'est ravisé, laissant son agent arguer que la L2 n'est pas un championnat où les qualités de Dimitri paillettes pourront s'exprimer. Et dire que son 1er contrat pro prend effet au 1er juillet (demain, oui) avec le FC Nantes… Mais voilà, « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré ».
-Gomis et Camara : Les deux Stéphanois n'ont peur de rien, comme l'humaniste Fred Piquionne en son temps. Une bonne saison, et on veut partir. Prétexte pour le monstre Bafétimbi et sa mygale sur la tête : avoir été remplaçant une fois en fin de saison malgré son statut de meilleur buteur. Un affront insupportable. Soit il est con, soit « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré » = « ya pas de boîtes à Sainté, j'en ai marre de serrer que les caissières de Casino. »
-Gignac : la palme d'or. Tellement désireux de partir qu'il a signé avec Lille puis Toulouse. Il risque d'avoir d'éventuels ennuis. Pour la punition, la Ligue hésiterait entre l'obliger à aller à Lille où tout le monde veut le noyer dans une immense barquette de moules frites, et lui retirer tout contrat. Il aurait peut-être préféré que Lorient retienne un joueur contre son gré ». (Et dire que Tony Vairelles, lui, n'a pas de contrat, sauf avec Hollywood Café).

Les interviews (presque) imaginaires du vestiaire

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Le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong nous reçoit au Texas dans le ranch de son ami Dobeuliou.

QUESTION : Alors, Lance, comment vous sentez-vous à une semaine du départ du Tour, à Londres ?
LANCE ARMSTRONG : Un peu nerveux. Comme Dennis Bergkamp, j’ai toujours eu peur de l’avion. Ca me compresse la testicule. En plus, l’Angleterre ne me dit rien de bon. Sauf peut-être David Millar, un coureur que j’admire.

Q : En faites-vous un favori pour le prologue ?
L. A. : Il est comme chez lui là-bas. Son médecin traitant est à deux pas de Buckingham ; sa pharmacie à 200 mètres. C’est un énorme avantage.

Q : Ne craignez-vous pas que l’attrait des pubs londoniens puisse faire augmenter les taux de testostérone, comme ce fus le cas l’an passé pour Floyd Landis après avoir consommé du whisky et de la bière ?
L. A. : C’est malheureux pour Floyd. Vous savez, je le connais intimement. Nous étions souvent invités, avec Sheryl (Crow), à manger chez les Landis. Et je peux vous assurer, comme c’est le cas pour votre président Nicolas Sarkozy, qu’il ne boit presque jamais d’alcool. Alors, le moindre verre, et ça décolle…

Q : Qui voyez-vous vous succéder au palmarès puisque le Tour 2006 n’a pas de vainqueur ?
L. A. : Il faudra se méfier des CSC. Avec les conseils de Bjarne Riis, n’importe lequel d’entre eux peut l’emporter. Même un Luxembourgeois. On devra sûrement compter avec Matthias Kessler aussi.

Q : Mais il vient d’être contrôlé positif lors d’un contrôle inopiné à Charleroi !
L. A. : Vous me l’apprenez. Kessler est un coureur que j’admire, de la même trempe qu’un Laurent Brochard. Attendons l’analyse de l’échantillon B. Vous savez tout ce qu’on peut faire dire aux résultats d’analyses sanguines. Il serait positif à quoi ?

Q : A la testostérone…
L. A. : Vous voyez, il a peut-être simplement bu un peu trop de vodka après les victoires d’étape de Vinokourov sur le Dauphiné.

Q : Regrettez-vous que Sébastien Joly ait du mettre sa carrière entre parenthèses pour soigner une tumeur ?
L. A. : Evidemment, sa victoire sur Paris-Camembert faisait de lui un des favoris logiques pour le podium final. Mais il reviendra encore plus fort une fois guéri. Je suis bien placé pour le savoir. Il représente une réelle menace pour mon record. Je le vois bien gagner huit fois le Tour.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétin

Plus joly, tumeur!

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C'est une triste nouvelle. Le monde du sport voit une nouvelle fois, l'un des siens devoir stopper sa saison (sa carrière?) pour raisons médicales. La faute à une tumeur, une vilaine tumeur. Tiens, un sportif malade, un cycliste en plus. Les plus sceptiques y verront sans doute quelque soucis de pharmacie. Ils auraient bien tort.
Sébastien Joly, puisque c'est son nom, ne méritait sans doute pas ça et c'est malheureux pour lui.
Ce coureur français qui apparaissait enfin, depuis peu, dans la première partie des classements (12e de Paris-Nice, 8e du Critérium international
et vainqueur du redoutable Paris-Camembert) semble tout simplement poursuivi par la poisse.
Accablé par la nullité durant tant années professionnelles (depuis 2000), il était devenu subitement cette année un coureur de niveau convenable. Et voilà qu'il est rattrapé par sa santé. C'est pas de chance!
Le pauvre sebastien s'est senti obligé de parler clairement et très sincèrement du mal dont il souffre car « dans notre milieu on est obligé de dire, de montrer maintenant » a-t-il dit dans un célèbre quotidien sportif. Il est vrai que là au moins, il est certain de faire taire toutes les rumeurs. Comme tout le monde, à 27 ans, il a peut-être choppé un cancer. Quoi de plus courant dans « notre » milieu. Cela n'en fait pas pour autant un tricheur. Après tout Armstrong en a bien eu un lui aussi, est-ce que ça en a fait un pestiféré?
Il faut vraiment faire attention aux amalgames comme disent les médias les plus sincères. Heureusement son directeur sportif Marc Madiot le soutient. N'est-ce pas là un gage de « propreté » pour un homme qui à l'époque de l'affaire Festina passait le plus clair de son temps dans les locaux du srpj. Bon d'accord, ça veut rien dire, on peut avoir les 3/4 de son équipe qui se chargent et ne pas être au courant, surtout pour le coureur irréprochable qu'il a été à son époque…
N'allez surtout pas dire qu'il promet à son Sebastien Joly de champion, sur son lit d'hopital, une reconduction de contrat, juste pour qu'il ferme sa gueule… Non.
Tout ce qu'on peut dire aujourd'hui, c'est qu'il y a une nouvelle victime et ça c'est certain. De qui? De quoi? L'avenir nous le dira. L'hypocrisie aussi.
Pendant ce temps là, Franck Vandenbroucke vient d'être interné de force dans un hopital psychiatrique. Je sais, ça n'a rien à voir.

Bruits de vestiaire

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Athlétisme. « 2.000 dollars. » C’est tout ce que Marion Jones a déclaré avoir sur son compte en banque dans une interview au Los Angeles Times. Qu’a fait la sprinteuse américaine des 70.000 dollars qu’elle exigeait pour s’aligner à chaque meeting au meilleur de sa carrière ? On peut comprendre que les frais de bouche du gros CJ Hunter (notre photo) et la prise en charge pharmaceutique de Tim Montgomery, ses anciens compagnons, aient entamé son capital. Mais de là à « prier Dieu pour qu’il subvienne à (ses) besoins ». Il n’y a qu’un pas, que ses frais d’avocats dans l’affaire BALCO lui ont fait franchir.

Natation. Alain Bernard a donné cette semaine, à 24 ans, une impulsion nouvelle à sa carrière. Médaillé de bronze aux championnats de France 2005 sur 100 m (50’’25), il avait encore fini à la 3e place en 2006 (49’’69) avant de claquer lundi, à Saint-Raphaël, le deuxième meilleur chrono de l’histoire (48’’12). A ce rythme-là, il devrait passer sous les 45 secondes en 2010 ! Comment expliquer une telle progression ? « Il a l’avantage d’avoir une cage thoracique très développée », répond son entraîneur, Denis Auguin. « C’est un bosseur », analyse Esposito depuis l’outre-tombe alors que VDH, futur ex-recordman du monde (47’’84), invite le nouveau « patron » du sprint à « venir à Eindhoven partager (son) entraînement ». Et ses produits ?

Football. Le stade de la Vallée du Cher de Tours est un véritable nid à internationaux. Après que Tony Vairelles y a en vain posé ses valises, ses mèches blondes et ses santiags pour éviter la relégation du club en National, le milieu de terrain du « Téfécé » du pauvre David Fleurival, lui-même Jocelyn Angloma du Smicard, a porté le maillot de la Guadeloupe lors de la récente Gold Cup, en Amérique du Nord. Le département français d’outre-mer y a atteint les demi-finales malgré les titularisations de Sommeil et autres paresseux. Fleurival a même marqué un but lors du deuxième match de son équipe contre le Canada! Joie qu’il n’avait pas connue ces deux dernières saisons dans les rangs tourangeaux…

Formule 1. On a enfin trouvé pourquoi Ferrari n’arrivait plus à rivaliser avec McLaren depuis quelques courses. L’ex-responsable technique de la Scuderia, Nigel Stepney, serait à l’origine des contre-performances de Raikkonen et Massa. Il est en effet soupçonné d’espionnage et de sabotage et serait, selon l’équipe italienne, à l’origine d’une poudre mystérieuse découverte dans les réservoirs des monoplaces au cheval cabré. Les cendres de Senna ?

Cyclisme. Vous ne connaissez sûrement pas son nom, à moins que vous ne preniez le métro régulièrement. Patrice Sulpice a eu la mauvaise idée, lors des championnats du monde sur piste de Bogota, en 1995, de percuter violemment un de ses coéquipiers qui roulait alors au ralenti. Résultat : il est resté paraplégique, en conséquence de quoi la FFC a été sommée cette semaine par la justice de débourser 1,35 million d’euros pour ses lacunes dans l’organisation des séances d’entraînement. « Payer une somme pareille, cela voudrait dire vendre le siège et licencier le personnel. Il ne resterait d'ailleurs plus grand-chose et on mettrait la clé sous le paillasson. La Fédération serait en faillite », a réagi son président, Jean Pitallier. Que deviendrait Sylvain Chavanel ?

Christian Prud’homme, ce héros

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Heureusement, Christian Prud'homme est là. Le cyclisme allait si mal, il avait besoin d'un guide pour redevenir propre. Et le grand dégarni à la voix de stentor est arrivé… la belle histoire. En annonçant, aux côtés des membres de l'UCI, la création d'une charte contre le dopage, à quelques semaines du Tour de France, Christian Prud'homme a donné l'impression de frapper un grand coup. Mais y croit-il seulement ? « Un coureur qui refuse de signer ne participera pas au Tour » a-t-il asséné. Lourde menace. Sauf qu'un coureur qui refuse de signer la charte contre le dopage est, par définition, dopé. Alors, on peut ici l'annoncer, tous signeront la charte, avec un franc sourire. Ils pourraient même parapher (jean-marie) le blanc-seing à la pointe sanguine de leur piqûre que le prude homme n'y verrait rien. Qu'importe : la machine est lancée, et bien lancée, puisque c'est Sandy Casar qui l'a inaugurée, en ajoutant qu'il était prêt à donner des poches de son sang pour résoudre l'affaire Puerto. C'est gentil, Sandy Lou, mais ça ira. En tout cas, Cricri est rassuré : le Tour 2007 sera propre, ou ne sera pas.

C’est Wimblefrog !

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Douze français sur quinze engagés, quatre françaises sur 6 (pour l'instant), le premier tour de Wimbledon confirme qu'il y a bel et bien un état de grâce sur herbe, pour les Français. Etonnant, quand on sait qu'il n'existe pratiquement pas de courts en herbe en France, et aucun grand grass tournament en France sur le circuit ATP ou WTA. Pourtant, chaque année, à défaut de briller à Wimbledon, les froggys cartonnent à Nottingham, S'Hertogenbosch, au QUeen's ou à Eastbourne. Sauf que cette année, ils confirment.
L'exemple parfait, c'est Nicolas Mahut. Le vilain Angevin semble sur un nuage depuis sa victoire sur Nadal, que sa défaite « à la française » (une balle de match foirée) en finale contre Roddick n'a pas altéré. Il a survolé les qualifs, et écarté un Clément pourtant lui aussi en forme. C'est sûrement la seule fois de leur carrière que l'on écrira cela, mais Mahut-Clément, c'était un premier tour relevé…
Côté belles perfs, notons celle de Serra contre Kolschreiber, celle de Mathieu contre le compagnon de Martina Hingis, Radek Stepanek (eh oui…), celle de Cornet contre Kirilenko et Roger-Vasselin (des jeunes joueurs en herbe, n'est-ce pas?) et surtout celles de Llodra contre le Suisse Vachemilka et du nabot Santoro contre le géant Karlovic. Ah, on allait oublier le succès en 3 sets de Gasquet contre Ulhirach (si, si, c'en est une).
Tsonga confirme qu'île (île Tsonga) est en forme contre Benneteau, Devilder confirme qu'il est un joueur de tennis (on hésitait encore), Grosjean et Simon sont en forme, tout comme Monfils. Et dire que la France n'a pas joué sur herbe en Coupe Davis depuis la victoire finale en Australie en 2001…

Coupe du monde de rugby – sélection Equipe de France : Le quizz de France

chabal.jpgVoilà, la sélection pour la prochaine coupe du Monde de rugby est tombée. Avec son lot de déçus, d'heureux, de malheureux,… Classique, en somme. Alors, pourquoi ne pas commenter cela, comme d'habitude…?
D'abord, les heureux, surprises d'une liste, qu'on attendait peu ou pas du tout. C'est le cas de Lionel Beauxis : jeune et talentueux, le néo Francilien a pourtant convaincu le nouveau secrétaire des strass de le sélectionner. Parfois brillant dans ses rentrées avec le Stade Français et l'équipe de France, il amènera sa fraîcheur dans le groupe France. En tout cas, il doit y en avoir un d'enrhumé par ce souffle nouveau, c'est Dimitar Yashvili, bien Pétole Âne sur ce coup-là… Autre surprise, la non sélection de Papé en 3e ligne, coupable d'avoir fait une année pourrie selon son sélectionneur. Déjà absent de laliste initiale, il a connu l'infâmie de n'être pas rappelé malgré son vécu, au « profit » de Thierry Dusautoir (dont on pensait qu'il ne servait qu'à entraîner Romain Mesnil). Pour le reste, on notera la présence de 4 ailiers aux profils différents. Dominici a réussi son pari, qui consistait à se servir de son club pour aller en équipe de France, Clerc a bonifié son coup de génie irlandais et Heymans et Rougerie sont certainement deux des hommes de la fin de saison du Top 14. Donc, logique, et on échappe aussi à Castaignède, à l'arrière comme à l'aile.
Les questions sont malgré tout nombreuses, pour ce groupe dont on ressent qu'il est moyennement préparé à l'événement, en terme d'expérience et de qualité. La charnière sera-t-elle prête pour les grands chocs ? Le XV de France sera-t-il assez athlétique face aux gros ? Rémy Martin est-il homosexuel ? Clément Poitrenaud a-t-il les épaules à l'arrière ? Poux en a-t-il ?
Enfin, comment ne pas se réjouir du spectaculaire Sébastien Charal (en photo) ? Auteur d'un « tuf » monumental en Nouvelle-Zélande, il est certainement le seul à rivaliser physiquement avec n'importe quel Black. Ce sera mon coup de coeur. Et le vôtre ? Donnez votre avis, et comme le dit le gros Gourdin, tout est bon à dire !
Gaëlle aux gros nib.

Crack and field

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Un nouvelle saison d’Athlétisme en plein air (anabolisé) vient enfin de débuter.
En hors d’oeuvre, deux événements majeurs se sont déroulés ce week-end.
D’un côté, Les trials, championnats américains, qualificatifs pour les mondiaux d’Osaka, avec ses performances « naturellement » sponsorisées par balco. De l’autre la coupe d’europe avec une toujours fameuse équipe de France.
Commençons par les enfants Carl Lewis et Ben Johnson (photo ci-dessus). Evidemment, comme chaque année, un athlète, explose en début de saison le record du monde du 100m avec un vent trop favorable puis annonce qu’il peut courir le 100 m en moins de 5 secondes. Et bien sur il réalise en finale un temps que seuls quatre ou 5 athlètes ont accomplis dans leur carrière. Tyson Gay est l’heureux élu. Combien de temps sa carrière durera-t-elle avant qu’un abus de sexe et d’alcool ne lui occasionne malencontreusement 2 ans de suspension?
On peut également évoquer dans la grande tradition des coureurs de 400m haies avançant plus vite que leur ombre le dénommé James Carter. 3 courses et le voilà déja en dessous des 48 secondes (record du monde 46″76). Allez James, avec un peu d’entrainement, pourquoi tu descendrais pas sous les 40 secondes ?
En France, les buts sont à peu près comparables. A la différence que là où les athlètes US essaient d’aller plus vite que des Maclaren Mercedes, nos compatriotes tentent eux d’améliorer les records régionnaux cadets. Ainsi Muriel Hurtis en 22″83 a battu haut la main, le record de France… minime du 200m. Rappelons que le record senior appartient toujours à mamie Perec qui en 1993…avait fait presque une seconde de moins. Au rayon performance, notons encore les 5m65 de Romain Mesnil, un saut qui lui aurait apporté le titre aux jeux olympiques de Rome… en 1960.
Heureusement tous les français ne sont pas des gros nullos. Il y a toujours des exceptions (ah je crois que Gasquet n’est pas d’accord). Par exemple, dans un monde où il n’y aurait que des Dan Philibert, Doucouré avec ses 13″35 du jour (sur une jambe, première course de la saison) aurait battu le record du monde. C’est anecdotique mais ça montre bien la valeur des uns et des autres. Dans le même genre, les 11″36 d’Arron constituent pour elle une énorme contre performance. Pourtant ce temps, qui plus est réalisé pour une course de rentrée, constituerait le record personnel de toutes les autres françaises. A ce rythme la Reine Christine pourra au moins courir jusqu’à 54 ans sans être inquiétée.
La saison d’Athlétisme ce n’est pas que des chaudières américaines et des charettes françaises. C’est aussi Patrick Montel trouvant gentil Bruny Surin, Drummond très talentueux et Mutola (notre photo) très féminine. Bernard Faure trouvant le morphotype de Gabriela Szabo très interessant et le marathon passionnant. C’est enfin Diagana qui envoie Bernard Faure à la retraite, par ses commentaires beaucoup plus pertinents
Et bien sur, c’est christine Arron qui domine le 100m de la tête et des épaules et qui s’écroule en finale à Osaka. Trac and field?
A suivre
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Football, Lyon: Le champion bat encore de l’OL

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Les apparences sont parfois trompeuses. Auréolé de son 6e titre de champion, Lyon a eu la joie maussade au printemps. Le début d'étét ne semble rien y changer, malgré les grands gestes d'Aulas, assurant comme chaque année que « Lyon sera plus fort l'an prochain ». On pouvait encore y croire, à tort, l'an dernier. Faute d'avoir renforcé son secteur offensif malgré la justesse de Fred et du loup Carew, Lyon n'a pu aller aussi loin que l'année précédente. La machine, trop bien « Rhodée », s'est grippée et le vestiaire a toussoté. Avec les conséquences que l'on sait. Or, ce mercato 2007 ne ressemble pour l'instant pas au 2006 : il lui semble même inférieur. Sans bruit, Tiago a délaissé le si brillant trio du milieu de terrain qu'il composait lors de la vraie « plus forte équipe de l'OL » avec Juninho et Diarra en ralliant le Juventus. Aujourd'hui, le très canin Juni en est le seul rescapé. Toulalan est prometteur, mais encore loin du niveau d'un champion d'Europe en puissance. Et Bodmer ne remplacera pas Tiago la 1e année. Ah oui, on oublie Fabio Santos. Oui, oublions-le.
Lyon survolera le championnat de France, cela ne fait presque aucun doute. Mais son effectif ne semble pas aussi riche qu'auparavant. Passer le 1er tour de la Champion's League ne sera pas aisé, nous le verrons. Et dire que la « star » Sydney Govou, qui n'a rien d'un surfeur australien, s'est fendu de quelques piques au sujet de Juninho, son capitaine, dans la presse… L'ambiance est au beau fixe, en somme. Mais que l'on se rassure : Coupet sera toujours l'égérie de la Halle aux vêtements. L'honneur lyonnais is not gone…

Et alors ? Moreau est arrivé…

Christophe Moreau n'a pas de coéquipier muet. Pourtant, il apparaît aux yeux de tous comme le nouveau Zorro national, capable de ramener la fameuse tunique jaune aux Champs Elysées. A deux semaines du début du tour, il a troqué la cape noir des espoirs déçus (chutes en début de Tour, fringales de Français,…) pour la tout aussi glamour casaque d'AG2R prévoyance. Et même l'illustre cavalier kazakh Vinokourov le reconnaît : « Moreau est fort en ce moment ». De là à en faire un favori naturel du Tour ? Lui qui rêvait surtout de faire un coup sur la Grande Boucle 2007 a revu ses ambitions, arguant qu'un podium serait mieux qu'une étape de montagne. L'ancien 4e du Tour arrive dans un état de confiance aussi inédit que soudain. Et sa récente performance dans le Ventoux le place au niveau de forme des meilleurs grimpeurs, même si on le savait déjà capable de suivre les cadors au « dop » de leur forme (presque jusqu'au bout). Mais attention : aussi prognate soit-il, il ne faudrait pas que, dans un élan d'enthousiasme très français, il parte l'épée à la main ; il risquerait de se percer un pneu et de connaître une énième chute…
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Bruits de vestiaire

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Les indiscrétions de la planète sport par la rédaction du blog.

Tennis. Nicolas Mahut a connu cette semaine les honneurs du Times. « Finaliste le plus malchanceux de l’histoire du Queen’s » selon le prestigieux quotidien britannique, « le numéro 13 français a développé un jeu généreux et contraint Roddick à un vrai marathon. Imaginez le n°13 anglais Tom Rushby avoir une balle de match contre Roger Federer sur terre battue une semaine avant Roland Garros. »

Tennis (bis). Eliminé précocement, comme à son habitude, du tournoi de Las Vegas en mars 2006, Gaël Monfils s’est retrouvé « par hasard » sur un tournoi de paddle, sport dérivé du tennis, en vogue outre-Atlantique. Le Français y a notamment battu Scott Freedman, le « Federer du paddle », avant de devenir champion du monde de la discipline ! De là à battre Federer sur un vrai terrain de tennis…

Cyclisme. Victime d'une toxoplasmose, un virus qui entraîne une grosse fatigue générale, en début de saison, Cyril Dessel est encore incertain pour le prochain Tour de France, dont il avait pris la 7e place en 2006. Enfin la 5e sans Landis ni Pereiro. On a d’ailleurs appris que seuls pourront prendre le départ de la Grande boucle à Londres, en juillet, les coureurs ayant signé la charte anti-dopage de l’UCI. C’est pourquoi Didier Rous aurait choisi de prendre sa retraite. Il ne sait pas écrire.

Boxe. Thomas Bastard a fait encore moins bien que Patrick Charpentier. Le jeune boxeur Orléanais a abandonné la ceinture mondiale IBF des super-légers au Thaïlandais Decha Bankluaygym à la deuxième reprise, sur arrêt de l’arbitre. L’intellectuel fleuryssois Patrick Charpentier (en photo) avait au moins tenu trois reprises lors de sa conquête du titre mondial face à un certain… Oscar de la Hoya.

Formule 1. On continue dans les comparaisons. Le nouveau phénomène de la discipline, Lewis Hamilton, a déjà, à seulement 22 ans, un palmarès aussi fourni que celui d’Olivier Panis et Jean Alesi réunis. Le pilote britannique, après sept départs au volant de sa McLaren, affiche déjà deux victoires au compteur. Ce que Pénis (Monaco 96) et Allez-y (Montréal 95) ont réussi à faire en 359 grands prix…

Basket. Claude Bergeaud a exclu Mickaël J’ai-la-balle de sa sélection pour le prochain Euro, du 3 au 16 septembre en Espagne. Cette décision n’a pas manqué d’ouvrir la polémique. Ne valait-il pas mieux prendre un nul plutôt qu’un cancéreux (Turiaf) ou un étranger (Kirksay) ? Bergeaud semble également s’être trompé de Piétrus…

Athlétisme. Ronald Mac Pognon ne retrouve plus les jambes qui lui avaient permis d’être le premier français à descendre sous les 10 secondes sur 100 mètres, chrono sur lequel Stéphane Cali s’est abîmé plusieurs fois le poignet gauche. Le sprinter envisagerait une reconversion à la Serge Blanco en ouvrant un centre de remise en forme. Arron, Doucouré, Montebrun, Mesnil, Keita, Raquil et Barber seraient déjà prêts à l’y rejoindre.

Miracle dans la Reine

Depuis quelques jours le gazon du Queens est le théâtre d'un phénomène surnaturel.
La victime est le fameux joueur de tennis français Nicolas Mahut.
Lorsqu'en début de semaine dernière il a passé le premier tour du tournoi, personne ne s'est inquiété. Hélas, la suite a été plus dramatique encore. Non seulement l'élu (ainsi se surnomme-t-il désormais), a aligné les victoires jusqu'en finale, mais il s'est sutout permis de sortir Ljubicic, Nadal et surtout l'intouchable Arnaud Clément. Demain, à l'issue de la finale, nos spécialistes tenterons d'expliquer ce miracle. Et de comprendre pourquoi la vie a-t-elle choisi de bouleverser le destin de cet homme, apparemment sans histoire ni talent.
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Gasquet se fait Qureshi

Un suicide, une humiliation, une tempête sous un crâne tourmenté… Les qualificatifs ne manquent pas pour illustrer la méforme actuelle du n°1 français Richard Gasquet. Dominé en deux petits sets par le 304e joueur mondial, le Pakistanais Aisam-Ul-Haq « karoshi » Qureshi, évidemment issu des qualifications, le Biterrois a confirmé que depuis quelques semaines, rien ne va dans son jeu comme dans son esprit. Sans ligne directrice, il subit plus les matches qu'il ne les joue. Résultat, Vliegen ou Qureshi passent pour des joueurs offensifs, hyper talentueux et expérimentés (cette fameuse expérience qui manquent tant aux Français, n'est-ce pas Brabo ?) Gasquet ne peut aujourd'hui même plus s'appuyer sur son talent, qui semble le fuir comme pour mieux l'aider à grandir. Les signes sont clairs : Richard coeur baillant n'y voit plus rien. « Qureshi a vraiment bien joué et bien servi. Je ne pense pas avoir mal joué. Je ne sais pas ce qui n'a pas fonctionné. » En poussant à peine, on y lit surtout qu'il ne sait comment s'y prendre pour que cela fonctionne. Rageant, car si les critiques français savent encenser quand il n'y a pas lieu (la clé, si tu nous entends, magnifique…), en revanche l'or reconnu dans les mains du roi Richard est bien réel. Allez, un espoir est permis ; puisque la vérité sort de la bouche des enfants, Gasquet est peut-être sur la voie de l'adolescence : « en tout cas, je suis très déçu de perdre au 1er tour. »

A la mémoire de Clermont-perdant

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Vous l'aviez sans doute remarqué, l'équipe du vestiaire n'a écrit que très peu d'articles depuis quelques jours.
Ce phénomène, assez surnaturel pour être commenté, s'explique par une conjonction d'évenements assez inopinés (un très joli mot) qui nous poussent aujourd'hui à vous faire pénétrer plus profondémment dans notre intimité.

1. La finale du top 14
Le parrain de ce blog, avait lié son sang et son destin à celui du club en caoutchouc. Il n'a pas supporté qu'un samoan vienne réduire à néant toute une vie de labeur au service du pays des éleveurs de dômes.
Aussi a-t-il choisi dans la fleur de l'âge, après avois pris la route de l'amérique du sud pour une retraite bien méritée en 1944, de rejoindre un monde meilleur au pays des mangeurs d'elfes comme papi close aimait à plaisanter une scie à métaux à la main.
C'est pourquoi notre équipe a choisi de respecter une période de deuil bien légitime.

2. Les battus de la terre
Notre journaliste Gaëlle aux gros nib, jamais à court de tennis, n'a pas voulu se résoudre à voir disparaître celui qu'il considérait comme son aïeul au coeur rouillé. Il a décidé après avoir pronostiqué entre autre les défaites rapides de Gasquet, Mauresmo ou encore le retour de Monfils, d'aller enquéter sur l'ile de la Réunion sonné qu'il était par la victoire du double à la raquette de bois Mahut-Benneteau face à Moodie-Perry.
Aux dernières nouvelles il aurait retrouvé la trace de l'ancien joueur nantais de D1 Thierno Youm. Bonne nouvelle!

3. Canari un ami qui vous veut du rien

Prochainement sur ce blog vous saurez tout sur la fabuleuse trajectoire du FC Nantes titré en 2001, outsider de L2 en 2007. Nos journalistes qui préparent un livre sur le sujet, raconterons comme ils l'avaient fait pour les coulisses du barka en 2005, la vraie histoire du club et son avenir, cela sans l'aide de Pascal Praud.

4. Seringues et byciclettes
Bientôt, nous vous ferons bien évidemment des révélations sur le Tour et le Quinze de France, le dopage, et les futures défaites de Christine Arron et tant d'autres enquêtes….

Buffalo brille

Rafael Nadal a donc, ô surprise, remporté ce Roland-Garros 2007 en dominant, ô surprise, Roger Federer en finale. Au-delà de la ô surprise, il y a cette impression que le Majorquin était le plus fort et que tout le monde l'avait remarqué au bout de la première semaine. Seule différence, le niveau monte comme diraient les tordants sociologues Baudelot et Establet. Federer avaient étalé une classe cyclonique il y a quelques semaines à Hambourg face au même « Rafa », classe qu'il n'a d'ailleurs pas laissé en route, puisqu'on a vu quelques séquences limpides tout au long de la quinzaine dans le jeu du Suisse. Notamment contre Davydenko, qui outre ses capacités intellectuelles et introspectives hors normes, est vraiment un bon joueur. Non, vraiment, cette finale n'a pas été un feu d'artifice au rabais. Alors, pourquoi a-t-on l'impression que le scénario ressemble comme deux gouttes d'eau aux désormais habituelles victoires en 4 sets de Nadal contre Federer ? Parce que le buffle de Manacor (pas de Bayonne, attention) augmente sa qualité de jeu en tirant toujours les mêmes ficelles : garder l'initiative, l'agressivité, la concentration et la surprise de son côté. Si bon nombre de joueur s'énervaient par le passé, aujourd'hui cela ressemble plus à de l'impuissance. De la fatalité. Seul le fou fighter Hewitt, avec son eye of the tiger, a failli jouer un génial tour de passe-passe contre l'Espagnol à Hamburger. Mais en vain, la qualité de Nadal ayant fait le reste. Contre Federer, qui tutoient les sommets techniquement parlant, Nadal est lui aussi d'une propreté accablante mais moins valorisée. On le considère à tort comme un « bourrin », qui cogne à n'en plus pouvoir. Mais ses schémas de jeu sont parfaits, adaptables à l'adversaire. Federer a reconnu s'être perdu tactiquement contre Nadal. Alors, si ses coups sont moins souvent gagnants, s'il vient moins à la volée, Nadal n'en reste pas moins aujourd'hui le seul à pouvoir danser un tango avec Rodger (bravo). Nul doute qu'on s'en apercevra sur toutes les pistes, quelles que soient leurs surfaces.
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Patience et longueur de temps font perdre

« Olivier était le meilleur aujourd'hui ». Tout est dit.
Seulement voilà, l'auteur de cette phrase s'appelle Novak Djokovic et il jouera en deuxième semaine à Roland-Garros.
Alors pourquoi, oui pourquoi à quelques minutes du début d'une nouvelle carrière à 27 ans, Olivier a-t-il craqué. Pourquoi à 15-40 en sa faveur il n'a pas su convertir les points les plus précieux de toute sa vie. Pourquoi n'a-t-il pas su gagner un des 2 tie break de l'après-midi?
A toutes ces questions une seule et même réponse: parce qu'il est typiquement Français. Ce syndrome qui aux instants décisifs fait perdre son jeu, ses moyens, son intelligence et sa confiance.
« Rassure-toi Olivier, cette peur de gagner, Cedric Pioline la ressentait aussi, mais lui avait un autre niveau qui lui a permis de faire une tout autre carrière que la tienne. Aujourd'hui, tu as bousculé, dominé et même souvent écrasé le numéro trois mondial. Tout le monde en a été témoin. Pourtant on va oublier ta performance, et on va même t'oublier tout court. Tu resteras vaguement un nom, figurant aux côtés d'autres noms comme Fleurian, Delaître, Mutis, Raoux, Roux, Golmard….. Car hélas, je crois bien que tu ne te relèveras pas de cette journée. Eliminer Zabaleta puis Djokovic, et peut-être plus, ça classe un joueur Français, même si ce n'est que l'espace d'un tournoi. Ta seule consolation sera peut-être d'avoir pu montrer que ton jeu n'était pas aussi minable que celui de beaucoup de tes compatriotes. Eux n'auront sans doute jamais cette chance. »

PS Olivier Patience a quand même mis deux sets à l'Enarque russe Davydenko à Estoril il y a un mois. Dommage Olivier, vraiment dommage.
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De la balle à la boulotte

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Le Tennis nous offre parfois des duels auxquels on avait pas songés.
Deux rubis (ne pas changer la première lettre) brillent dans les vestiaires de Roland-Garros:
Marion Bartoli et Stéphanie Cohen-Aloro
Mais qui est la plus belle?
Comme dirait Arlette (une autre pierre poreuse); A vous de juger.