Dopage : Et Ullrich ramait

Les anciens junkies ne finissent pas tous en hôpital psychiatrique après avoir agressé des prostituée. Il y en a aussi qui se suicident. Et les autres ?

lopa

Tout commence le  20 juillet 1996. Lors de l’avant-dernier Tour de France dont l’histoire a oublié le nom du vainqueur. 

Le vainqueur aurait pu être danois. Certains l’avaient vu se balader en jaune sur les routes girondines. En deux étapes, il avait plié la course. Une petite dose dans les Alpes, une plus grosse dans les Pyrénées et Thévenet manqua de s’étouffer avec les glaires de Patrick Chêne. Ça, on vous l’a déjà raconté. Mais ce matin-là, au départ de Bordeaux, notre vieux chauve n’est pas très bien. Le dosage de Berzin n’est décidément pas le meilleur, les 70 km/h seront difficiles à atteindre, autant oublier tout de suite les 80. Il mise quand même sur l’aérodynamisme de son crâne pour limiter les dégâts. Mais son jeune coéquipier allemand, deuxième du classement général à quelque 4 minutes, table lui sur une jolie casquette à l’envers. Magie du vélo, c’est le bon choix.

Continuer la lecture de « Dopage : Et Ullrich ramait »

Tour de France : Coppel comme cochon

Il a déjà tué Chapatte, Sannier, Fignon et Brouchon. Pour la quatrième année consécutive, notre consultant Thierry Bisounours répondra à vos questions grâce à equipe.vestiaire@yahoo.fr.

Pourquoi ne parle-t-on pas cette année de Tour du renouveau ?

Car cette année l’épreuve est particulière. Pas de prologue, pas d’Armstrong, pas de coureurs propres. Il ne reste finalement que Daniel Mangeas. C’est dommage.

Qu’est-ce qui est dommage ? Que Mangeas soit encore là ?

Non, la chute d’Alex Zulle sur le passage du Gois, c’est là-dessus qu’il perd le Tour. Il avait quand même pas l’air fin avec ses lunettes et son EPO. Vous avez des nouvelles de son pote Jaja ?

Il commente le Tour comme vous…

Ah, c’est vrai, on a un autre point commun, il est nul en cabine. On le préférait sur la moto, il n’avait pas son pareil pour distinguer une trace de seringue d’une piqure de moustique. Et Patrick Chêne ?

Parti faire fructifier ses années à avoir couvert les pratiques du milieu…

Vous croyez que je pourrai faire du business aussi alors ?

Gilbert peut-il remporter toutes les étapes ?

Rien n’est exclu, même pas lui malgré ses cheveux décolorés. Prudhomme a été courageux de l’accepter sur le Tour alors que ça pue comme jamais.

Et si vous nous parliez un peu des forces en présences ?

J’ai vu qu’il y avait pas mal de flics cette année, mais rien trouver dans un bus Quick Step, il faut le faire. C’est comme si Il Diablo ne venait pas nous faire chier sur le parcours avec son costume pourri, on est dans une autre dimension. Je vous le dis, ce Tour est très particulier, on a même vu Madiot vilipender Contador. Bientôt, on verra Jalabert dire qu’il ne faut pas se charger et Hinault vanter le travail des coureurs français.

A propos, les chances françaises sont-elles quasi nulles ?

J’ai effectivement entendu parler de Coppel, mais j’ignore qui il est. Ah, le  Tour du Doubs, ouais c’est donc un cycliste. S’il était conducteur de bus je vous aurais dit de vous méfier.

Vous ne paraissez pas très emballé par cette édition…

C’est-à-dire que je regarderai les arrivées des étapes de montagne et Prudhomme dire que le Tour n’est pas sacrifié au spectacle. C’est courageux d’avoir refusé Contador, comme Ullrich à l’époque. On sent qu’on va dans le bon sens.

Pas de vanne, pas de Bilou votre patron, en gros vous avez pas envie de déconner. C’est du nouveau Bisounours, sans illusion ?

Ouais, on s’en fout un peu du Tour. Même quand il y a des chutes, Chavanel est pas dedans.

Mais Contador oui …

Génial.

Contador : Le Mayo jaune

Notre consultant Thierry Bisounours revient du Tour Down Under avec un autographe d’Armstrong.

Alberto Contador est suspendu un an ?

Oui, et c’est le minimum quand on joue au con ! On ne la fait pas à Dennis McQuaid. Mais a-t-il déjà fait un bon film ?

Il y a quand même eu « L’étoffe des héros » et « Pas de vacances pour les Blues ».  Vous ne confondez pas Pat McQuaid et Dennis Quaid par hasard ?

C’est nouveau ça, vous soulignez les vannes ?

Ça dépend qui écrit.  Et la série 24 ? Ah non, c’est Sutherland. Vous paraissiez moins énervé quand, pendant 4 ans, vous léchiez le cul de  l’Espagnol dans les cols. Hypocrite ?

Vous voulez dire hématocrite ? Mais bouffer de la viande avariée pendant le Tour, c’est pas très pro quand même. Regardez mon pote Stéphane Goubert il a eu beau s’enfiler 1.234 kg d’andouillette pourrie sur le Tour 2005 , on a rien retrouvé dans ses veines, on n’a même pas retrouvé ses veines d’ailleurs.

Non, effectivement. Contador a menacé d’arrêter sa carrière. Que cela vous inspire-t-il ?

Je suis très peiné pour Bjarne Riis, qui est un type bien.

Peut-être. Qu’auriez-vous à dire à Christian Prudhomme ?

Félicitations !

Pardon ?

Il mérite sa promotion. Comme le dit Bilou, mon patron, j’ai hâte de savoir quel sera le premier vainqueur de Tour sous sa direction. Il était journaliste avant vous savez ?

Qui, Bilou ou Prudhomme ?

Elle est pas mal celle-là.

Et vous ?

Moi non.

Mais vous n’êtes pas non plus une balance ?

Non, je suis scorpion.

Ascendant ?

Il veut pas que je parle de lui. Tu veux pas le numéro de ma sœur non plus enfoiré ?

Passons. D’après vous, le Tour 2011, sans Contador et Armstrong, risque de perdre son intérêt ou c’est le début du renouveau ?

(Il s’étouffe d’un rire strident avant même la deuxième phrase et envoie deux claques à la serveuse du bar) Pfff, vous les journalistes, on voit bien que vous ne connaissez rien au vélo. Avec Sastre, Basso et le retour de Ricco, il y a du monde au paravent.

Et les frères Schleck ?

Ah oui, je les aime bien aussi. Ils sont Luxembourgeois vous savez ?

Les Français ?

Non, les Luxembourgeois j’ai dit.

Merci.

Tour de France : Un Schlek en bois

lance

Armstrong a craqué, notre consultant Thierry Bisounours y voit donc désormais plus clair. Pas vous, puisque vous continuez à lui poser des questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

Pourquoi y voyez-vous plus clair alors que personne n’a attaqué aujourd’hui ?

Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la limace. Croyez le ou non, Armstrong a craqué.

C’est vrai que votre analyse est impressionnante. Et donc, vous savez qui va gagner le Tour alors ?

En tout cas, ce sera pas Armstrong, parole de Normand (NDLR : Thierry Bisounours est Picard). Pour le reste, Contador semble fort, Schleck est impressionnant, Van den Broeck s’accroche, Menchov est bien là. On a même droit à Leipheimer et, bien-sûr, le suceur de roues suce bien les roues, comme on dit dans le jargon.

Le suceur de roues ?

Oui, comme dit Bilou, mon patron, avec un menton pareil, il a pas dû boire que de l’eau. Je vois pas bien ce qu’il veut dire, mais apparemment les médecins le savent.

Les Français s’en sortent plutôt bien. Est-ce un signe encourageant pour le renouveau du vélo ?

Vous avez tout dit. Que puis-je ajouter, que le premier Français est 22e après une seule étape de montagne ?

Mais Armstrong est apparu humain aujourd’hui ?

Oui, Indurain aussi en 1996, Ullrich en 1998 et que dire de Pantani dans sa chambre d’hôtel de Rimini en 2004 ? Après tout, il n’a que 39 ans et avant il ne chutait jamais. Ah, la malchance.

Andy Schleck court-il mal ou très mal ?

Ça dépend si vous prenez Ullrich en comparaison. Disons que Contador avait du retard et tout intérêt à attaquer. Il ne l’a pas fait donc il ne pouvait pas. L’idée de se faire tracter par un coéquipier qui fait le rythme, c’est astucieux. Schleck ne pouvait pas beaucoup plus, autant ne pas essayer. Habile.

Mais il a un plan ?

Oui, probablement essayer de prendre moins de trois minutes dans la gueule sur le chrono. Habile.