Video clash Benzema : Pepe dans les orties

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benzeman

Benzema a-t-il fini par tabasser Pepe en le retrouvant derrière la fontaine en sortant du stade ? Nul ne le sait, c’est ce qu’on appelle la glorieuse incertitude du sport. A voir le Real Madrid aussi nul samedi soir on en viendrait aussi à croire que l’Atletico et les restes de David Villa risquent de faire trembler l’Europe cette saison. Mais à y regarder de plus près c’était bien les mêmes mecs pourris de l’époque Mourinho qui étaient sur le terrain. Donc rien de surprenant, la maison blanche n’ayant pour l’instant pas gagné au change entre Ozil et Bale.

Et encore, sous Mourinho, ils parvenaient à exceller dans les agressions sur l’équipe adverse. Désormais ils ne sont plus capables que de le faire entre eux. Et encore pas la moindre dent ou rate n’a volé en éclat. C’est donc pour cela que Pepe s’est permis de dire à Benzema ce que tout le monde pense depuis un petit moment et que Benzema n’ayant pas de gun sous la main a dû se résoudre à accepter la collaboration de Sergio Ramos pour apaiser la situation. Oui Sergio Ramos l’homme à la coiffure de gonzesse mais aux 120 attentats par an a mis fin à une bagarre.

Mais que les joueurs de Real se rassurent, même s’ils en ont rien à foutre, ils ne sont pas les seuls à frôler la nullité absolue. Certains avec l’équipe B, d’autres avec l’équipe A. Manchester, le Bayern et le Milan AC ont donc clairement affirmé leur intention de ne pas briller en ligue des champions cette saison. Si Messi ne va pas en taule, le Barça se fera donc un plaisir d’humilier Arsenal.

Pendant ce temps-là le PSG est tout aussi merdique mais gagne quand même. Selon son contrat, on peut pas virer Blanc pour ça même si on l’avait fait avec Kombouaré.

Question interdite : Gareth Bale est-il l’escroquerie du siècle ?

Gareth Bale a coûté tellement cher qu’une simple histoire de maillots à vendre ne suffira pas à lui faire raboter le menton ou recoller les oreilles. A-t-on déjà vu un joueur de 24 ans ayant fait si peu ses preuves être acheté à ce prix ? A-t-on déjà vu un nouveau joueur aussi prometteur être aussi mauvais sur ses premiers matchs ? Qu’attendait le Real à part un gros coup de pub ? Pour trouver la réponse il suffit d’enquêter au coeur des autres plus gros transferts. Quitte à déterrer quelques lièvres à l’agonie.

oreilles

Cristiano Ronaldo : En 2009, le Portugal n’héberge plus que des petits minets plein de gel, tee-shirt près du corps dont on s’interroge parfois sur la virilité. Parmi eux on trouve celui qui a failli faire plus qu’effleurer la légende du foot avec son ballon d’or et sa ligue des champions. A l’époque, il a encore ses chances, pense-t-on, c’est pourquoi le Real vide ses caisses pour que Cristiano s’en achète une centaine. Florentino Perez a presque eu raison, puisque tous les portugays d’Ile de France portent désormais un maillot Ronaldo et que son nouveau joujou à mèche marque beaucoup voire énormément de buts. Mais CR a un problème, un problème tout petit mais bien meilleur que lui. Du coup il sera désormais privé de ligue des champions et de presque tous les autres titres. Pas de bol. Pendant cette cette période il a quand même fini par être pas mauvais avec l’équipe du Portugal.

Zinédine Zidane : En 2001, ça fait longtemps que Zidane passe une partie de son temps à être le plus grand, une autre à se faire expulser et une dernière à amasser du pognon. Le Real n’a pas pris un gros risque en lâchant un gros chèque. ZZ ajoutera une ligue des champions qu’il fait gagner par ses propres services. Le reste du temps il branle rien mais on s’en fout c’est Zidane.

Luis Figo : Quand il signe à Madrid en 2000, il ne porte pas la moustache, ne met pas de gel, n’est pas encore ballon d’or, n’a pas brillé à l’Euro 2000 et n’a pas remporté la ligue des champions. Et le Portugal est incapable de confirmer ses exploits de jeunesse. C’est donc un vrai pari même si ça fait un bon paquet d’années que le secret n’était pas très bien gardé : Luis Figo est l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Du coup il gagne tout, même s’il était bien entouré et se refusera à porter la moustache ou du gel. Et le Portugal est resté incapable de confirmer ses exploits de jeunesse.

Zlatan Ibrahimovic : Quand il arrive au Barça en 2009, il a un gros nez, les cheveux longs et sa carrière est déjà derrière lui. On sait de quoi il est capable : gagner des titres nationaux et devenir meilleur buteur. On sait de quoi il n’est pas capable : peser dans les grands matchs et remporter la ligue des champions. A Barcelone, il remporte le titre, ne devient pas meilleur buteur et ne gagne pas ligue des champions en ne pesant pas contre l’Inter quand il fallait. Le Barça souhaitait se renforcer et combler le trou laissé par Eto’o. Mais Eto’o avait un Ibra sous chaque ongle. Ibra était donc l’escroquerie du siècle jusqu’à l’arrivée de Gareth Bale. Pourtant à l’inverse du Real, Barcelone était largement prévenu. Pour le plaisir rappelons qu’à Paris, trois ans plus tard, il remporte le titre, devient meilleur buteur et ne gagne pas ligue des champions en ne pesant pas contre Barcelone quand il fallait. Il est donc un peu cher et un peu nul, vu que le PSG visait l’Europe mais il sauve les apparences. Et puis tout le monde était prévenu.

Kaka : En 2009, Kaka n’est plus qu’un cousin éloigné de la star du football brésilien qui a écrasé l’Europe de son talent au milieu des années 2000. Ses performances sont en baisse depuis près de 2 ans. Physiquement il ne tient plus le coup et le peu d’efficacité qu’il lui reste n’apporte plus grand chose au Milan AC dont le décès remonte donc à cette époque. C’est ce moment que choisit le Real  pour recruter Kaka pour un montant légèrement inférieur à celui de Cristiano. Depuis on l’a perdu de vu. Peut-être est-il devenu travelo et call-girl à mi-temps dans un hôtel de luxe de Botafogo. Jusqu’ici l’escroquerie du siècle c’est probablement lui aussi mais là encore ça commençait à se voir.

L’Edito Ballon d’or : La Messi est dite

Iniesta et Xavi sont donc des gros connards. Le jury du Ballon d’or ne pouvait pas le dire sur un autre ton, sinon il ne resterait qu’une hypothèse justifiant quatre ans de Messimania : les votants seraient vendus au sport spectacle. Et encore, si ces deux-là n’étaient pas là on se demande bien comment Messi ferait pour montrer à la centaine de téléspectateurs de Lequipe 21 son ridicule noeud papillon de marque. Messi n’est donc pas qu’un pantin sans cervelle bon qu’à jouer au foot, c’est rassurant. Mais cet argument est éculé autant que les larmes d’Iniesta qui n’a jamais autant détesté son copain nain et surdoué que lorsqu’il lui a dit qu’il était fier de ramasser tous les ans la récompense à sa place. Il ne pourra pas en dire autant à Higuain pour ce titre mondial et toutes ces Copa America mais il n’en pense pas moins. Pourtant, une fois n’est pas coutume, le Vestiaire est de mauvaise foi, nous n’aimons simplement pas les gens qui réussissent. Car Messi mérite sa victoire. La preuve, il répond à tous les critères :

Lionel en tonnes

Sur les performances individuelles, entre Drogba, Cahill, David Luiz et Casillas, aucun n’est parvenu à atteindre les 90 buts, hors il n’y a que ça qui compte avec les titres remportés. D’ailleurs collectivement, le Barça de Messi s’est presque imposé en Liga, en C1 et même à l’Euro. Du coup il était inutile de s’intéresser au palmarès, dernière étape du premier critère. En gros, il faut donc être le meilleur buteur parmi les deux  joueurs les plus médiatisés. S’ils étaient nés un peu plus tard, Sammer, Yachine et Beckhenbauer auraient dû monter d’un cran sur le terrain, faire des sextape ou être aussi grand que Pujadas pour intéresser le jury.
Car la suite des critères parle des qualités du joueur, son talent mais aussi le fair play. A l’évidence, aucun des 50 finalistes n’avait la moindre correspondance avec ce caractère et surtout pas Iniesta le plus méchant des hommes, donc difficile de juger. Question carrière Messi a moins de concurrence. Qui est le joueur le plus titré de l’Histoire du foot encore en activité et en course pour le Ballon d’or ? Qui a été élu meilleur joueur de l’Euro 2012, meilleur joueur de la finale et meilleur joueur de la finale de la Coupe du monde 2010? C’est pas Xavi, il n’est que l’autre joueur le plus titré de l’histoire du foot, meilleur joueur de la finale de C1 2009, et meilleur joueur de l’Euro 2008 mais il était pas en finale lundi soir. Enfin, comment passer sous silence la personnalité et le rayonnement de Leo Messi starifié tant qu’ils le peuvent par ses gestionnaires de fortune mais toujours aussi charismatique qu’Iniesta, Xavi et Pierre Moscovici sans la barbe.

Real-Bayern : Benz et c’est Bastian

Neuer-Casillas : mais qui sera Ballon d’or ? Peu importe : le Real a gagné au Camp Nou. Bravo.

Tout avait commencé par un foutage de gueule. Hier soir, pendant qu’un autre foutage de gueule se jouait au Camp Nou, Mourinho amenait Granero découvrir les coulisses d’une conférence de presse de demi-finale de C1. Interloqués, les journalistes ont posé des questions mais avaient-ils vraiment envie de savoir ce qu’on ressent en entrant à la 109e minute ? Sans doute pas. Ils auraient préféré par exemple savoir où Khedira et Marcelo ont appris à si bien rater leurs passes, ou si Ozil et Di Maria manquent soudainement les gros matches du printemps à cause du pollen. Mais ils n’en sauront rien non plus.

Boudeuse Liga

A la place, tout a fini par un foutage de gueule. Il se produit 38 fois par an et s’appelle Liga BBVA. Ce championnat si spécial où l’on peut marquer 100 buts en 30 matches, avoir des buteurs qui dépassent les 40 et se laisser amadouer quand même. On peut coller sept buts à Osasuna et penser qu’on fera la même chose à une équipe allemande. Et la Liga devient un précieux allié quand elle programme un clasico entre les demi-finales aller et retour. Mais comment prévoir que le Real et le Barça pourraient y être ? Faire tourner et lâcher le championnat juste pour être champion d’Europe, c’est réservé à ces cons d’Allemands et d’Anglais. Bien fait pour eux.

Les pichis chient

Papin et ses chaussures sportswear bon marché ont pourtant tenté, eux aussi, d’être à la hauteur de l’événement. Mais ça n’a pas suffi. Le Real a été champion d’Europe de l’été dernier au début du printemps, le temps d’oublier comment il l’était devenu : par le pressing haut, les courses, le dynamisme. Bernabeu a pu constater que ça faisait des dégâts hier soir encore, mais le Real ne jouait pas en rouge.

Il est évidemment savoureux de constater que Ronaldo a réussi le penalty qui ne qualifie pas et manqué celui qui qualifie, mais découvrir qu’il manque ses grands rendez-vous c’est comme découvrir que Benzema a été le meilleur. C’était le cas à l’aller, c’était le cas au retour, mais tant qu’il n’osera pas tout faire tout seul il laissera le Ballon d’or aux autres. Faudra-t-il que Robben l’obtienne pour qu’il comprenne ? Higuain, lui, a compris. On n’est jamais sur les tablettes du PSG par hasard, même dans un France Football sans sujet sur Otokoré.

Pendant ce temps-là, le samedi 19 mai à 20h45 W9 organise une soirée spéciale Simpsons.

Barça-Real : A tort Karanka

Mourinho n’ayant pas le droit de communiquer, son adjoint s’est chargé de foutre le match retour en l’air.

Combien de saisons reprochera-t-on à Karanka d’avoir oublié Benzema hier soir ? C’est bien sans le seul attaquant de pointe madrilène ayant marqué le week-end dernier, et le seul aussi à avoir autant marqué en C1, sans doute le seul aussi à avoir marqué en 2011, que l’adjoint a choisi de commencer et de finir le match retour au Camp Nou. Quel adjoint reproduirait ce qui a conduit son supérieur à saboter le match aller ? Probablement un adjoint, plutôt mauvais entraîneur, dont on relatera bientôt un clash avec Benzema.
L’essentiel n’est pas là, ou plutôt si l’essentiel est là mais ce n’est pas tout. Ozil était aussi de la partie, donc c’est au tandem Kaka-Higuain qu’on a confié le plus grand exploit de l’histoire de la Ligue des Champions. Dit comme ça c’est plutôt amusant, sur le terrain les accélérations d’Higuain l’ont aussi été. Les accélérations de Kaka pas mal non plus. Tout n’est pas de leur faute : il faut vraiment être adjoint pour relancer deux grands blessés ce jour-là, et en plus leur demander de défendre. Pas si con : attaquer, ils ne peuvent plus et tout le monde le savait déjà. Pour eux, défendre ne pouvait donc durer qu’une mi-temps, ça a duré 30 minutes. Heureusement Villa et Pedro n’étaient toujours pas Henry et Eto’o. Cristiano ? Toujours pas Messi. Ou alors ce Daniel Alves est plus fort que le France-Brésil amical de février ne le dit.

Camp Mou

C’est certainement fou de rage que Mourinho a accueilli le remplacement d’Higuain, qui y avait été de son petit but refusé. Et oui quand un arbitre  tend le bras ce n’est pas pour faire allégeance aux régimes totalitaires. Faire rentrer Adebayor est humiliant, mais pour qui : Benzema, le mètre 73 de Mascherano ou Adebayor ? Pas pour Ozil, qui lui est rentré : une chance que la Ligue des Champions autorise un deuxième remplacement, le Real les a tous utilisés. S’ils avaient égalisé, ils auraient probablement voulu en inventer un troisième pour faire entrer Benzema. Histoire, soyons fous, de jouer la qualification. Mais rien ne s’est passé comme prévu, à cause de l’arbitre qui aurait quand même dû accorder une faute à Ronaldo et mettre trois rouges à Adebayor. Là ça aurait eu de la gueule. Mais Karanka c’est pas Mourinho, ou si peu. Les deux risquent de sauter en même temps alors ?

Real-Barça : Monsieur Mou se tâche

Avec Adebayor, le Real en a pris trois de moins qu’en novembre. Fort, ce Special One.

Messi et son doublé font les gros titres, aucun doute c’était bien un grand match. Dans les grands matches, il faut deux équipes et des grands joueurs pour faire la différence. Pourtant, la passe décisive d’Afellay, qui d’un simple coup de rein élimine Marcelo, est un peu plus suspecte. Finalement, il faut bien se rendre à l’évidence : Bernabeu n’avait pas prévu de se faire humilier par Sergi Roberto à la 90e minute.

Jouer le 0-0, quitte à faire passer le Barça pour la meilleure défense d’Europe avec Mascherano dedans, la tactique était risquée. Sacrifier Ronaldo, titulariser Di Maria et surtout croire Reynald Denoueix quand il dit que la défense du Real n’a pas de faille va au-delà de la luxure : c’est comme embrasser Villa et Pedro sur la bouche avant le match, voire craindre Seydou Keita. Pourquoi ne pas considérer la Copa del Rey comme un trophée et l’exhiber à Cibeles toute la nuit, tant qu’on y est ?

Adeb ailleurs

Mercredi dernier, Ronaldo avait sauvé son match de merde par un but. Hier, il s’est contenté d’un match de merde. Que des duels, pas d’occasion : CR7 et Messi ont offert pendant une heure ce que le clasico pouvait offrir de meilleur. Le meilleur, ça devait être Pepe. Il a été expulsé, comme Le Vestiaire l’avait prévu. Il sera frais pour la fin de Liga.

Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il le serait sur sa première agression et qu’elle n’arriverait qu’au bout d’une heure. Il faut parfois avoir le courage de désavouer Christian Jeanpierre et Liza : ni Pepe, ni les autres n’ont joué dur hier, sinon Ramos serait reparti avec une jambe de Messi et le Real n’aurait perdu que 1-0. Le Real de la semaine dernière c’était Pepe : sans Pepe, le Real devait être Ronaldo-Benzema-Kaka et pourquoi pas Ozil. Mourinho a choisi Adebayor dès la mi-temps. Si ce n’est pour se faire Valdano, ce doit être pour du jeu long. Il n’y en a pas eu, mais comme prévu il y a eu le dribble raté, la faute inutile et le hors jeu de la 90e minute. Portsmouth ne fera pas la fine bouche en juin.

S’il n’avait pas entraîné si longtemps Porto, Mourinho n’aurait pas pu supporter ça. Avec Benzema, Kaka et Higuain restés sur le banc, c’est Bernabeu qui n’aura pas supporté ça. Sa deuxième saison est toujours la meilleure mais ça n’explique toujours pas Adebayor. Mourinho ne pouvait pas rester là-dessus : il s’est fait expulser et a souri à la caméra. Ca évitait de filmer le banc et Benzema cintré dans son survêtement de celui qui n’a jamais raté un match de C1. Du meilleur ratio de l’histoire de la compétition avec un but toutes les 114 minutes. Du buteur le plus efficace de la saison de Champion’s league avec un but toutes les 62 minutes. La patte du génie.

Pendant ce temps-là, les Ayew règnent sur la Ligue 1. Vivement la prochaine Ligue des champions.

L’Edito : Kopa comme cochon

Pour fêter sa première semaine de haut niveau depuis six mois, Le Vestiaire vous offre un édito et pas seulement pour parler de Jean-Louis Garcia comme L’Equipe.fr.

C’est toujours un étonnant spectacle. Pas Federer, qui perd contre Melzer, qui perd contre Ferrer, ça s’appelle juste viser les quarts de finale de Roland-Garros, être fini ou ne pas avoir le niveau, au choix. En revanche, prendre Alexia Dechaume pour remonter la pente peut déboussoler. En réalité, se faire entraîner par une ancienne 46e joueuse mondiale, qui n’a jamais passé trois tours pour retrouver un jeu de numéro 1 mondiale, c’est pertinent. C’est un peu comme si Golmard s’occupait du fils Chamoulaud sauf qu’Aravane Rezai joue un tout petit peu moins bien. Le niveau 30/5 n’est plus très loin. Pendant ce temps-là, il n’y a plus de pendant ce temps-là, ça dure depuis des semaines. Le rugby français, lui, au moins, tente de bouger les choses : Carter, Michalak et Bastareaud doivent échanger leurs maison à partir de l’été prochain en Top 14. M6 n’y avait pas pensé.

Leveaux aux carottes

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, les ITT aussi : lire tout le week-end que le Real c’est de l’anti-football, que l’Inter c’était l’anti-football, ça révolterait même une vertèbre D8 brisée. Pourquoi s’en prendre si tard à Khedira ? A s’en casser le poignet de colère, et ça même Leveaux n’y avait pas songé, sinon il l’aurait dit à son psychothérapeute, aussi journaliste à L’Equipe, au moment d’avouer qu’il faisait n’importe quoi. Ces stars sont incorrigibles, Chardy venait à peine de confesser que son ancien entraîneur l’emmène aux Prud’hommes parce qu’il lui réclame ses salaires non versés. Ainsi donc les clasicos se poursuivent et Adebayor a pour lui d’avoir réussi une bonne rentrée. C’est donc Marcelo qui a obtenu un penalty et Cristiano Ronaldo qui l’a marqué : comment se priver du Togolais pour toujours ?

Pendant ce temps-là, Thierry Bisounours s’apprête à parler dopage et notre pigiste NBA à ne pas parler NBA.

Ligue des Champions : Raul babioles

Aucun spectacle, à peine dix minutes de Benzema, pas d’enjeu et Tottenham en plus : personne n’a regardé Real-Tottenham retour, comme les autres matches d’ailleurs. Il ne fallait pourtant pas le manquer.

Pour voir que Gallas peut encore lever la jambe

L’action s’est déroulée dans l’anonymat de la deuxième mi-temps, sur une ouverture longue. Non content d’être pris à contre-pied, Gallas s’est retourné et a intercepté le ballon, ce que Wenger lui interdisait pourtant formellement. Si Tottenham en est encore là, c’est grâce à ses grands hommes. Gareth Bale bien sûr, mais surtout Ibrahimovic en huitièmes. Donc un peu Gallas, qui a retrouvé son niveau, en tout cas un niveau. Suffisant pour ne prendre que trois buts d’Eto’o en une saison de Ligue des Champions et se retrouver quand même en quarts à répondre qu’il ne pense pas à l’équipe de France à Tullett. Après tout, ils n’ont pris que cinq buts en deux matches.

Pour voir qu’Adebayor joue juste

Que ce soit sur une frappe en pivot qu’il vole aux autres, une tentative de une-deux, un débordement à droite ou un jeu en remises, ou sitôt le match fini une bonne vanne à Casillas et un salut aux supporters devant les caméras, avec le maillot du Real sur le dos pour éviter tout malentendu, on n’a vu que le Togolais. Autour de lui, tout se met en marche : Ozil flambe défensivement, Ronaldo marque d’une frappe de 35 mètres faute d’autre occasion et Benzema finit même par lui emprunter ses appels de balle, quitte à jouer à un mètre de lui. Pour aller loin, le Real a besoin d’un grand attaquant et il fait 1,90m.

Parce que « Le Real n’a pas de point faible »

L’armada offensive de Tottenham, qui fait trembler jusqu’aux équipes de milieu de tableau de Premier League, n’a rien pu faire face à Carvalho et Arbeloa. Pavlyuchenko ne s’est créé que deux face-à-face, Lennon n’a pris de vitesse Marcelo que trois fois à droite, Bale n’est même pas passé vingt fois à gauche. Et Modric, qui a quand même la taille et les cheveux de Messi, n’a pas existé. Ca veut bien dire quelque chose. Le Barça est foutu, mais il lui reste une chance : Josse n’est pas loin de penser que le Real fera l’impasse sur le clasico de Liga. Pas idiot, Bernabeu sera compréhensif.

Pour les traits d’humour de Denoueix

Première mi-temps, choc de tête Arbeloa-Khedira. « Maintenant on se cache pour parler, du coup ils ne se sont pas entendus. » Il faudra attendre la mi-temps et la question sur les contre-attaques du Real posée par Margotton pour associer l’image au bon mot : Denoueix qui déconne, c’est sourire allongé, dents rentrées et ses lunettes, toujours ses lunettes. Les photomatons sont une bonne école, Margotton c’est pareil avec les filles qui minaudent pour présenter le plus grand stade d’Europe du week-end suivant. Jacquet ? Il s’en branle.

Parce que sur la 6 il y a Salomone

Le Real menait-il quand Charlotte de Turckheim, pour réagir à l’annulation du mariage de son Nous C Nous de futur gendre, s’écria : « Oh non, il y a des flans de turbos ! Ca se conserve pas, y en a 200 ! Pas les flans de turbos ! » En post-production on appelle ça écrire avec les pieds et jouer avec de Turckheim. Dans ces conditions, donner un rôle de photographe à Madenian ou regarder Des racines et des ailes en Lot-et-Garonne, ça revient au même : c’est légitimer Adebayor. C’est con : Dupontel expliquait à Weil, donc à lui-même, combien son Ventura moins bavard lui rappelait Melville. Mais en mieux, évidemment.

Pendant ce temps-là, Sneijder a raté son match, peu importe l’Inter n’avait pas besoin de grand joueur. Mourinho, il faisait quoi de mieux que Leonardo ? Sinon Schalke est en demi-finale et n’a toujours pas plus de souvenir d’avoir eu une occasion à Gerland. Le duel Raul-Adebayor approche quand même.

Real Madrid-Lyon : Mou du genou

Même Canal+ Sport avait sacrifié ce match : les Spécialistes d’avant-match réunissaient Libbra et Rothen.

 

« Lyon devra marquer deux buts pour espérer se qualifier ce soir à Bernabeu. » Faut-il être incompétent ou visionnaire pour travailler sur I-Télé ? Seul Olivier Le Foll a la réponse ?

Quand Benzema prend le ballon à Gourcuff et se crée une occasion, c’est de bon augure pour Lyon, le Real ou l’équipe de France ? La question pourrait surprendre, mais un peu d’humour ne fait jamais de mal. C’est comme dire « Gomis peut-il être l’homme providentiel de la seconde mi-temps ? » ou mettre 25 millions sur un meneur de jeu quart de finaliste quand on a été demi-finaliste, c’est décalé. Décalé, Lisandro l’est de moins en moins depuis la mise à l’écart de Pjanic. 

Gourcuff aurait donc bien aimé être la star blessée du match, mais il allait très bien. Il a même été au four et au moulin pendant la belle période lyonnaise de cinq minutes : il a manqué deux corners sur trois. De toute façon ,le rôle était déjà pris, alors comme Cristiano il a tout raté. A une petite chose près, qui a permis à Jérémy Pied d’admirer Bernabeu depuis la pelouse pendant vingt bonnes minutes.

Licha de gouttière

Plus prévoyant, Cris avait maintes fois annoncé son jubilé dans L’Equipe. Ses amis sont venus à la fête : Lovren son meilleur associé, Toulalan son ancien apprenti. Lloris a l’habitude de couvrir tout le monde, mais ça devient incertain au bout de la vingtième occasion. Surtout quand c’est Benzema qui l’a et qu’il veut un petit pont pour envoyer son boulard dans le but. Lloris a quand même été le meilleur, comme l’an dernier. Comme l’an dernier aussi Lisandro n’a pas vu le jour ou peut-être qu’il voulait ausculter la ligne médiane. Comme l’an dernier Josse y a cru.

Pas comme l’an dernier, Higuain n’était pas là. Il y a donc eu que 3-0, sans doute l’effet Mourinho. 8-0 aurait été plus juste mais ce n’est plus Olmeta dans les cages. Ou 8-1 si Puel avait eu l’idée de confirmer plus tôt Briand et Gourcuff à leur vraie place, assis le long de la ligne de touche. C’était l’heure des changements tout Kaka : Adebayor pouvait rentrer faire deux fois plus de hors jeu que Benzema en deux fois moins de temps, Granero tenter de faire croire qu’il y a un an il était en balance avec Benzema et Diarra offrir une ovation à Benzema. Qui a fait l’honneur à Ronaldo de s’asseoir à côté de lui sur le banc.

Pendant ce temps-là, Houiller était en plateau, on a toujours des conseils à prodiguer à son ancien club quand on en a saboté la meilleure génération et qu’on entraîne Aston Villa. A la mi-temps, « Je ne vois pas de différence, le Real marque sur un exploit individuel mais Lyon joue comme à domicile. » Trois bons quarts d’heure plus tard, « il faut surtout dire que le Real a effectué une formidable deuxième mi-temps. » Et quand tout le monde, même le tableau de stats, cherche une occasion lyonnaise : « Il faut rappeler que dans la première demi-heure, la possession était lyonnaise. 56%. » Aulas déglingue ses joueurs. « Vous allez peut-être me trouver indulgent Président mais je trouve que Lyon a fait 35 bonnes minutes. »

Lyon-Madrid : L’Adebayor d’entre nous

Les journalistes de la rubrique « Le Vestiaire l’avait dit » ont eu du travail hier soir.

Florentino Perez pouvait bien lever les bras : si ses remplaçants se mettent à valoir 60 millions, la crise est derrière.

Benzema remplaçant-buteur : Mourinho serait-il un génie d’une autre galaxie ? Il fallait y penser : un attaquant de niveau exceptionnel en remplace un autre très moyen et surtout très transparent. Il prend une ovation, il récupère un ballon, il fait un une-deux avec Ronaldo et ensuite il devient Ronaldo, l’autre. Iannetta, au comble de l’euphorie, n’a pas ménagé Margotton : « Ça a duré 46 secondes. » On appelle ça un coaching gagnant.

S’il avait évité de faire débuter Adebayor, Mourinho signait le sans-faute puisque Benzema a répondu « Ça va le faire » à Jacquet après le match. Tout ne peut pas être parfait, sinon Gourcuff, au-delà d’être « à un haut niveau ce soir » pour l’ensemble de la rédaction de Canal, serait vif, décisif, constant et pas éliminé par Özil sur le but madrilène. C’est beaucoup demander.

Toujours Bron à prendre

Benzema, en 46 secondes donc, a plongé le spécialiste foot du Vestiaire dans un état contemplatif. Le même que la lecture de Marca ce matin annonçant que le ratio de Benzema en Ligue des champions cette année est le meilleur de tous, ce qui était déjà le cas hier matin mais Mourinho ne lit que L’Equipe. « Rey de Europa », traduisez « Ce n’est pas Adebayor qui sera Ballon d’or », illustre plutôt bien ce qui s’est passé hier soir à Gerland. Le cahier des charges de la Ligue des champions n’est pas si drastique, c’était un duel Adebayor-Gomis, 0-0 à la pause évidemment. Bastos ne jouait pas et Ronaldo n’est entré qu’à la mi-temps. Et Benzema un peu plus tard.

Mais le Real reste le Real, Mourinho ou pas. Pepe-Ramos-Arbeloa restent Pepe-Ramos-Arbeloa, Carvalho ou pas. Gomis a donc droit à second ballon, seul dans les seize mètres cinquante. Il ne peut pas tous les rater.

Pendant ce temps-là, Puel est plein d’espoir avant le retour à Bernabeu. Si d’ici là toutes les équipes de Liga veulent bien ne pas défendre et laisser plein d’espaces pour se faire contrer, Khedira et Di Maria seront encore surpris.

Ballon d’or, Messi : Le bon, le but et le truand

Zurich réussit décidément aux Argentins. Higuain n’était pas là cette fois c’est Messi qui est reparti avec un cadeau.

Meilleur buteur de Liga, meilleur buteur de la Ligue des champions : que faut-il de plus pour être Ballon d’or ?  Un but en Coupe du monde  ?

La France entière le craignait, le planning d’i-Télé l’a fait : c’est bien Olivier Le Foll qui a conté la soirée du Ballon d’Or ce matin. Excédé, Ghalzi n’a pas pu se retenir : « Qualités intrinsèques… Parce qu’un joueur de foot peut avoir des qualités extrinsèques ? » L’attaque était facile, Le Foll en a vite convenu et de toute façon il était grand temps de lancer un sujet qui disait que le palmarès de Messi était long comme un jour sans fin. Salvateur.

Pichichi, pas de chichi

Pourtant, Le Foll a peut-être eu tort de ne pas y réfléchir avant. Mais après tout, pourquoi un journaliste se demanderait pourquoi avoir donné le Ballon d’or à Messi est scandaleux quand tout le monde dit qu’avoir donné le Ballon d’or à Messi est scandaleux ? Un quadruplé contre Arsenal, des passes décisives dans un clasico, quelques actions de grande classe où il évite de faire des passes, et Sneijder est renvoyé à ses chères études ou plutôt à la gueule de Robben qui salope son ouverture face à Casillas un soir de juillet. C’était un match amical. Sneijder-Robben, c’était aussi un match en mai à Bernabeu, mais où était Leo ?

Xavi de recherche

Mais Le Foll avait raison : Messi le double Ballon d’or a bien des qualités extrinsèques. Deux surtout. La première donne des ballons parfaits pour empiler des buts en Liga et est aussi capable de le faire avec Villa en équipe nationale. La seconde égalise à Chelsea pour permettre de briller en finale quand il n’y a plus de danger et est aussi capable de marquer en finale de Mondial. Sans ces qualités extrinsèques, Messi n’aurait probablement pas tiré la langue avec un faux-air d’Ibrahimovic en montant sur l’estrade, pour recevoir son trophée des mains d’un gars qui pouvait difficilement être plus déçu.

Sans ces qualités extrinsèques, Messi ne porterait qu’un maillot blanc et bleu ciel. Heureusement, 2010 n’était pas une année de Coupe du monde.

Real Madrid, Karim Benzema :
Vous saurez tout sur le Kaka

« Je vais essayer de marquer un but par match en 2011 », disait Benzema la veille du match. Il a essayé. Et puis quoi, il n’est pas Higuain non plus.

C’est l’histoire d’un triplé juste avant Noël en forme de commande d’interview. As s’est laissé piéger, ce n’est pas la première fois, c’était avec un traducteur, ce n’est pas la dernière fois. « Mi castellano va mucho mejor. Si conversa despacio conmigo puede hablar un poquito. Prefiero hablar con mis companeros que con una profesora. Mi intégracion va cada vez mejor. » La traduction de cette phrase tient donc en deux mots : Benzema ne sait toujours pas ce que veut dire cette phrase puisque c’est de l’espagnol et il n’en a rien à foutre. Ce qui nous amène au rôle grandissant de Zidane auprès de Mourinho: « Zidane parle français et quand je comprends pas un truc, je lui demande. » Zidane ne parle donc pas que le petrodollar.

Florentino vs Fiorentina

Mais les amis sont les amis et le boulot est le boulot. Il y avait ce match à Getafe pour confirmer le triplé de la Copa del Rey. Douze ballons perdus, dont une grosse moitié de passes à deux mètres : mission accomplie. Il a aussi chié un contrôle face au gardien et tiré sur le poteau. Une passe décisive pour Cristiano peut-il sauver son match ? Là n’est pas la question : « Mourinho es un muy buen entrenador y me aporta mucho », « Sé que Florentino Perez me quiere mucho y es recíproco », « Zidane me da muchos consejos », « Con Cristiano me entiendo mejor, es alguien a quien aprecio mucho », « Higuain es un colega » et « claro que Morata puede jugar. Es joven y aún no ha jugado grandes partidos, pero es un buen futbolista. » En gros il s’entend très bien avec ses entraîneurs, les autres il s’en fout et le reste c’est traduisible sur Reverso.

Benzema veut oublier 2010 et ne pense qu’au Ballon d’or, comme depuis 2009. « Personalmente no me he sentido castigado por nadie. » Comprenez « Je suis probablement un peu trop fort pour rester sur le banc ». De bonnes résolutions quand même après un an et demi ? « Es verdad, la gente no me cononce. También forma parte de mi carácter : soy reservado, y eso no lo puedo cambiar ni haciendo un esfuerzo. » Ce n’est pas qu’il ne peut pas être sympa, c’est qu’il ne veut pas et les sifflets n’y changeront rien. « Y a los aficionados del Madrid, gracias por ser tan buenos conmigo. »

Pendant ce temps-là, Kaka a retrouvé le terrain en remplaçant Benzema et le Real a failli y laisser deux points.

La légende d’Oncle Benz : Feliz agneau

Deux triplés en trois semaines : même au Real Madrid les morts peuvent filer un coup de main de temps en temps.

C’était arrivé à un ancien joueur de River Plate, ça devait finir par se produire aussi pour un ancien Lyonnais. Les défenses de Liga offrent des buts tous les week-ends, on parlerait même d’orgie si Kanouté était reconnu comme un buteur. Il l’est. Ainsi donc Karim Benzema a inscrit un triplé contre Levante. Une passe en retrait trop courte et un contrôle du genou raté pour 50cm à peine, c’était le minimum pour les défenseurs de Levante qui ne font pas partie des relégables en Liga. Benzema n’avait pas rejoué Metz depuis quelques années, ça tombe au bon moment : samedi contre Séville il avait laissé passer sa dernière chance, la deuxième. Une si belle soirée, ça valait bien quelques réponses après le match. Le 10 Sport en avait choisi une autre le matin du match : « Nazarit, l’homme qui fait peur à Benzema. » Pour connaître le métier de ce Nazarit, cliquez ici.

Jesus de Nazarit

« No sé si ha sido mi mejor partido, pero seguiré fuerte y trabajando. » Plutôt que de souhaitez les vœux aux journalistes, autant leur confirmer qu’ils ont aimé le match. « Espero ganar esta Copa porque es importante para todos. » Rassurer Higuain en lui promettant les répliques des trophées, c’est grand seigneur. D’ailleurs, Benzema tient à préciser que l’Argentin leur manque beaucoup : « C’était une bonne partie. Le public veut des démonstrations de football et c’est ce que nous avons montré. J’étais très content d’être applaudi. » Puisque Lyon a été tiré au sort, il a même réappris à ceux qui doivent encore apprendre comment dribbler un gardien et ne pas tirer sur le poteau.

Pendant ce temps-là, Marca écrit : « Pero ante el Levante, Benzemá no sólo consiguió una marca que en el fondo no es más que un numero. » Comprenez faire comme Higuain c’est pas si dur. « El francés se reivindicó ante su público firmando una gran actuación, de esas que gustan a su entrenador. »

L’Edito : Taule à Vologe

Battu par Hambourg, Nikola Karabatic a hâte de retrouver l’équipe de France. Ca lui évitera de jouer au milieu de trop de joueurs de Division 1.

C’est difficile à croire, mais c’est pourtant vrai, le Real pourrait très bien remporter la Ligue des champions cette année. Pourtant, il ne faut pas s’appeler Pierre Menes pour se rendre compte que rien ne plaide en faveur des meringues, hormis leur entraîneur, évidemment. C’est la raison pour laquelle Ozil, Cristiano et Higuain ont de grandes chances de découvrir prochainement le banc de touche, sinon Mourinho n’est pas Mourinho.

Pire, on peut même avoir Ozil dans son effectif et viser la Liga. Pire, on peut être managé par Arsène Wenger, n’avoir que des joueurs de merde et ne jamais rien gagner. Pire, on peut viser la Ligue des champions et payer 26 millions d’euros pour avoir Gourcuff, 20 millions pour avoir Lisandro et 46 millions + Eto’o +40 millions pour acheter David Villa en comptant uniquement sur Messi.

Les gastros du coeur

C’est moins difficile à croire mais un » joueur de rugby » fait la une de TV magazine. Quand vous saurez qu’il s’agit de Chabal vous comprendrez que « joueur de rugby » soit entre guillemets. D’ailleurs, il ne s’en cache pas, le rugby il s’en branle. Le pognon, par contre, c’est son truc. Comme quoi on peut toujours avoir une deuxième chance dans la vie, il suffit de trouver sa voie. Sinon, croyez le ou non mais Richard Gasquet a déclaré forfait à cause d’une angine. Heureusement, les oreillons, c’est fait, la rubéole, c’est fait, la scarlatine, c’est fait. Plus que le bac, le permis de conduire et la communion.

Pendant ce temps-là, deux équipes de France jouent un Mondial : les volleyeurs et les basketteuses. Pas besoin d’en savoir plus.

L’Edito : Se rouler des Puel

Pendant que Ribéry fait mine de manquer à l’équipe de France, Müller fait mine de marquer un but et demi à chaque victoire du Bayern. Ironie des grands joueurs ou pas, Nasri a marqué deux penaltys de plus que le nouveau Zidane.

Comme disait le poète, dans les couloirs de LCI, comme sur I-Télé, tout fait sens. Les sifflets de Bernabeu contre Higuain sont une chose, les interviews de Bernard Lacombe au JDD une autre. Quand il parle de résultats merdiques, il sait de quoi il en retourne, quand il parle de recrutement raté aussi. Dire qu’il préférait l’époque Perrin est un leurre, ce n’était pas vraiment ses mots, mais ceux de son président. « Menaçable mais pas menacé », que ne faut-il pas inventer pour calmer ces fouille-merde du service communication du club ? « On verra dans un mois si l’intuition des supporters était pertinente. » Puel démission est donc une intuition. « Jamais aucun grand club européen ayant écarté son technicien en début de saison n’a atteint ses objectifs. Puel est quelqu’un de compétent, qui a un bon effectif. »

Tout fait sens et le Real de Mourinho joue comme l’Inter de Mourinho la première saison. Reste à élire les Ibrahimovic et choisir le club avec lequel il faudra faire affaire l’été prochain. Capello n’avait pas eu autant de temps, attention quand même à ne pas vexer Santiago-Bernabeu avec trop de hors-jeu d’attaquant de pointe, trop d’occasions salopées d’attaquant de pointe, trop de contrôles ratés d’attaquant de pointe, trop de pointe de vitesse pas suffisante d’attaquant de pointe ou trop de jeu en remise direct à l’adversaire d’attaquant de pointe. « Le geste typique du buteur », précise Da Fonseca sur une frappe à trois mètres du but. Ça fait partie du bagage et la récompense arrive toujours en fin de match à dix contre dix sur un caviar de Cristiano. Benzema est obligé d’applaudir, Mourinho est bien un génie. Une frappe, un but : Benzema aussi. Il est même peut-être meilleur : « Mourinho est un grand entraîneur et je le remercie de m’accorder sa confiance. » A part une bande de Yougos, il sera difficile à abattre.

Le Diaw du village

La communication a aussi son rôle en Coupe Davis. Llodra n’est pas encore le meilleur joueur du monde en simple, pourtant Monfils le croit. Clément n’est pas le meilleur joueur de double du monde, pourtant Llodra le croit. Et l’Argentine de Nalbandian n’est pas la meilleure équipe du monde, pourtant tout le monde l’a cru. Boetsch l’a bien gagnée et battu Kulti, l’importance est bien dans l’apparence.

Pendant ce temps-là, Le Mans a bien négocié le match aller du premier tour préliminaire de l’Euroligue. En d’autres termes, Antoine Diot a pris le relais de Boris Diaw.

Real Madrid : Vert comme un Higuain

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Quand le joueur le plus cher du monde dit que son club n’est actuellement pas une grande équipe, s’adresse-t-il uniquement à Gonzalo Higuain ?

Tout le monde le dit, même Reynald Denoueix : l’Argentine possède bien un buteur star autre que Messi et Lisandro. Il s’agit de l’un des cinq avants-centre du Real Madrid et grâce à lui les Merengue possèdent même la paire d’attaquants la plus prolifique au monde. Même si le monde entier ne joue pas en Espagne, même si le monde entier n’évolue pas avec Julien Escudé dans l’axe de sa défense.

Les mauvaises langues se méprendraient en imaginant que le prolifique duo n’a affronté que des équipes de merde. Car les gâchettes ont aussi rencontré Marseille, Milan, Lyon et Barcelone. Soit huit matches à enjeu, un peu plus importants que les autres. Huit matches pour se montrer décisif, pour prouver sa valeur. Sur ces huit matches, le Real a marqué dix buts, dont cinq pour Cristiano. Higuain en a joué sept, mais un complot de défenseurs de tous pays semble avoir été fomenté contre lui pour l’empêcher de marquer. Un simple accident de parcours, puisqu’il s’offrira deux buts contre Zürich. Les mauvaises langues diront les deux seuls buts de sa carrière en 21 matches de Ligue des Champions, mais il ne faut pas caricaturer quand même, il n’a été titulaire que quatorze fois, soit un but toutes les 589 minutes.

Cry me a River Plate

Pourtant Higuain, cette saison, c’est 24 buts en Liga, alors que l’année dernière ce n’était que 22. Une progression fulgurante pour celui qui sait tout faire, jusqu’à être capable de provoquer le recrutement de trois joueurs à plus de 30 millions d’euros comme récompense de son talent. Les mauvaises langues diront que ça n’a rien à voir avec son incapacité à être décisif. Sans doute, puisque son rendement extraordinaire face aux charnières ibériques ne tardera pas à pousser l’ancien meilleur avant-centre du monde, blessé, à l’infirmerie et parfois sur le banc.

Un gaucho un peu gauche

En 2009-2010, Pellegrini n’a donc pas le choix. Tout le monde sait qu’Higuain est inapte dès que le niveau s’élève un peu, mais Higuain est incontournable même dans les grands matches. Et ce depuis le 2 mai 2009, lorsqu’il fut enfin décisif en marquant l’un des deux buts mardrilènes contre le Barça, qui n’en avait mis que six ce jour-là. Il était difficile de  faire mieux cette saison, pourtant Higuain va le faire en offrant pas moins de sept prestations de choix à ses détracteurs.

Et surtout, n’oubliez jamais si le doute vous submerge : Higuain sait tout faire, il n’est pas lent, sa puissante frappe de balle est précise de loin comme de prêt et son mental d’acier lui permet de ne jamais perdre son sang froid (définition valable pour Arzo, Lopez Munoz, Baraja, Nivaldo et Del Horno, ndlr). Que demander de plus à un attaquant moderne pour passer les huitièmes de finale de la Ligue des Champions et ne pas se faire humilier en clasico ?

Ta mère de Brest

Higuain sait profiter des grosses perfs de son équipe pour jouer et briller sans pression, quand il n’y a plus d’enjeu. Il entre à 3-0 pour le Real face à Marseille, et offre de belles promesses pour la suite.

82e minute : Les dernières minutes sont difficiles pour les Phocéens, comme sur cette action de Benzema qui élimine son adversaire direct avant de servir parfaitement en retrait Higuain dont la reprise du gauche passe à quelques centimètres.

Cristiano Ronaldo est blessé pour le match retour à Milan. Higuain va profiter de l’occasion pour s’imposer et montrer qu’il est plus qu’un remplaçant de luxe. D’abord grâce à son impressionnante frappe de balle. Celle qui lui a offert cette saison 24 buts en Liga, dont deux contre Zürich.

8e minute : Le Real prend le jeu à son compte avec une action en triangle entre Benzema, Marcelo et Higuain. La frappe de l’Argentin est trop molle pour inquiéter Dida.

Higuain est un joueur a la technique parfaite, d’une précision redoutable. Il se crée des occasions et parfois trouve le cadre. Sinon comment expliquer ses 24 buts en Liga, dont deux contre Zürich.

14e minute : Les frappes s’accumulent devant la cage de Dida. Après un une-deux avec Benzema, Higuain tire du gauche. Le ballon passe de peu à côté.

Contrairement à sa réputation, Higuain ne craque pas dans les grands matches, de là à louer son fair-play, il n’y a qu’un pas. Heureusement, Benzema avait déjà égalisé.

29e minute : Higuain est averti pour contestation.

Au match retour contre Marseille, bien décidé à confirmer ses 24 buts en Liga, dont deux contre Zürich, il choisit de prendre Cristiano comme modèle. Le Portugais met deux buts et parfois il ne marque pas, Higuain c’est presque pareil sauf que parfois il ne met pas deux buts, ça lui fait au moins un point commun avec Sergio Ramos et Pepe.

28e minute : Enorme occasion sur corner avec une première tête de C. Ronaldo qui s’écrase sur le poteau, c’est ensuite Higuain et Pepe qui échouent sur Mandanda ou un pied marseillais et finalement Sergio Ramos est contré in extremis alors qu’il allait marquer.

Higuain se présente à Gerland en huitièmes de finale de Ligue des Champions fort de ses deux buts contre Zürich. Entre autres qualités, sa vitesse d’exécution va lui permettre de mettre 24 buts en Liga, pourquoi ne pas s’en servir en terre lyonnaise.

14e minute : Pourtant en situation idéale au point de penalty après une talonnade de Ronaldo, Higuain se fait subtiliser le cuir in extremis par Boumsong.

Higuain ne reste jamais sur échec et très rapidement il se remet en confiance. A peine 50 minutes plus tard, il se recrée une occasion. Lancé, il devient même presque inarrêtable sinon Zürich aurait pu s’épargner deux buts et la Liga 24.

63e minute : Lloris répond présent en bouchant l’angle de Higuain, lancé côté droit et auteur d’une frappe en bout de course écartée par l’ancien portier niçois.
Le chef d’oeuvre d’Higuain arrive au match retour, dans le temple de Bernabeu. Lyon ne joue pas la première mi-temps et parmi la dizaine d’occasions de Madrid, Higuain en a quatre. Il a donc le choix de marquer 0, 1, 2, 3 ou 4 buts. Quelle que soit sa décision, il sait qu’il sera propriétaire pour l’éternité de ses deux réalisations contre Zürich et ses 24 en Liga. Alors que CR a ouvert le score depuis à peine cinq minutes, son prolifique compère argentin, attaquant le plus complet du monde, démontre qu’il sait prendre des initiatives payantes. C’est ça aussi être décisif.

13
e minute :
Un contrôle manqué de Ronaldo profite à Higuain, qui n’hésite pas à frapper directement au but mais l’Argentin ne trouve pas le cadre.

Higuain est gentil, c’est connu, mais il sait aussi pousser son altruisme jusqu’à faire briller les gardiens adverses.

27e minute : Accélération de Kaka aux abords de la surface, la défense centrale bloque le Brésilien, ce qui profite à Higuain qui ouvre son pied droit et il faut une parade de grande classe de Lloris pour détourner le tir de l’Argentin.
On le sait moins mais Higuain est aussi un sacré joueur de tête.
40e minute : Nouveau centre venu de la droite par Granero cette fois. Higuain prend le meilleur de la tête sur Cris mais le ballon termine à quelques centimètres du poteau droit de Lloris, sans doute battu.

Et quand la Ligue des Champions est finie, que Zürich n’est plus là, il reste la Liga pour prouver sa valeur. Plus d’un but toutes les 90 minutes, Higuain est un des joueurs les plus efficaces de l’histoire (définition valable en général même quand Cortes, Mane, Marjo, Gavilan, Celestini, Parejo et del Moral ne jouent pas, ndlr). Rien à voir avec un championnat espagnol d’une faiblesse historique où le troisième serait à plus de vingt points des deux premiers. Car personne ne peut soupçonner Barcelone d’être nul. D’ailleurs, au clasico aller, toute la classe d’Higuain va s’exprimer en une seule fois. Absent tout le match, il attend la 54e minute pour allier technique et vitesse. Démonstration.
54e minute : Sur une contre-attaque ultra rapide, Higuain s’infiltre plein axe et sert Cristiano Ronaldo sur sa gauche. Le Portugais lui remet dans la profondeur et Higuain parvient à effacer Piqué pour se mettre en position de frappe. Puyol intervient in extremis !

Au retour, samedi dernier, Higuain a l’occasion d’offrir le titre à Madrid. Buteur lors des cinq dernières journées, l’Argentin est dans une période exceptionnelle, tout lui réussit, les matches de Lyon n’étaient probablement qu’un accident, il va le prouver en réalisant son second chef d’oeuvre de sa saison.
23e minute : C. Ronaldo déborde côté gauche et centre dans la surface. Higuain est à la réception mais Piqué s’interpose et met la balle hors de danger.

38e minute : Sergio Ramos effectue un long coup franc et lance Higuain dans le dos de la surface. L’Argentin tente de frapper de volée mais sa frappe passe très loin du cadre.

47e minute : Marcelo déborde côté gauche et centre à l’entrée de la surface. Higuain est à la réception mais l’arbitre signale une position de hors-jeu.
Messi aimerait bien gagner la Coupe du Monde mais ça le fait chier de la filer en même temps à Higuain.
25e minute : Enorme occasion pour Higuain, parti à la limite du hors jeu, qui élimine Lloris sorti à sa rencontre mais heureusement pour les Gones, le ballon échoue sur le poteau alors que le but est vide !

Ligue des Champions, Real-Lyon :
Aly, Kaka et les 22 Völler

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Ce n’est pas tout à fait le plus mauvais Real de l’Histoire. En revanche, c’est le plus mauvais Lyon. Mais qui est le meilleur ?

Il était une fois deux clubs identiques à l’orée des années 2000. Chacun eut la chance de posséder la meilleure équipe du monde. Madrid en 2002 parvint même à convertir le constat, mais ils n’avaient ni Gérard Houiller ni Paul Le Guen, n’en déplaise à Canal+. Aujourd’hui, les deux équipes ont enfin retrouvé leur rang. Aucune des deux n’a le niveau des quarts de finale de Champion’s League, il en faudra pourtant une, mais cette fois ce n’est pas une idée d’Escalettes. Notre spécialiste, qui n’a connu qu’un échec au Zenith de son oeuvre, vous révèle donc en exclusivité la vérité sur ce que le football de haut niveau a créé de pire.

Victoire Hugo

Si Madrid et Lyon sont encore présents dans la compétition, ils le doivent chacun à leur star respective : ce que le Real possède avec Cristiano Ronaldo, Lyon l’a dans les buts. Les huitièmes de finale retour ne se jouant pas à un contre un, Pjanic aura aussi l’impression d’avoir son mot à dire, mais pas plus que Granero.

Lass but least

La suite, c’est l’histoire de frères jumeaux, régulièrement humiliés en sélection nationale : Lassana Diarra et Jeremy Toulalan. Même joueur, même poste, même niveau ni international, ni continental. L’un face à l’autre, ça équilibre les débats, mais ça donne tellement de regrets à Jean-Christophe Rouvière.

Bak avec mention

Derrière, Boumsong, Cris, Cissokho et Réveillère, aussi appliqués soient-ils, n’ont rien à envier aux quatre Madrilènes, probablement les plus mauvais défenseurs jamais vus sur un terrain à ce niveau. Diawara veut comprendre les raisons de cet honneur, une cheville portugaise peut répondre. Ça s’appelle Arbeloa, Ramos, Albiol et qui vous voulez.

Kim jongle

Au milieu, Xabi Alonso n’a jamais existé nulle part, ça tombe bien pour le Real, il ne jouera pas. Kallström le lui rend bien et serait même légèrement meilleur car c’est un bourrin qui suppléé de plus en plus Juninho quand il faut un frappeur gaucher. Devant, Govou est très supérieur à tout le reste des Merengue : Marcelo, le Kaka actuel, Van der Vaart, Guti et qui vous voulez. Mais Guti et Van der Vaart sont meilleurs que le reste des Gones, FC Séville faisant foi. Heureusement, c’est Pellegrini l’entraîneur.

Benzé quoi ?

L’ultime duel verra l’Argentine affronter l’Argentine.  Deux stars du foot, deux serial buteurs : l’un a deux buts face à Zurich en vingt matches de C1. L’autre est en plein boom cette année avec cinq buts dont quatre contre Anderlecht.

Le doute est donc permis sur la nature du résultat, d’autant que le Real est capable d’exploser les petites équipes, pour peu qu’elles ne jouent pas en D4, avec une admirable régularité dans les grands matches. C’est-à-dire : défaite contre Barcelone (le Barcelone de cette année), défaite et nul contre Milan (le Milan de cette année), défaite contre Lyon (le Lyon de cette année) avec autant de buts d’Higuain à la clé. Le football étant une science exacte, Ronaldo, voire le Real, pourraient faire payer son impudence au Séville français. Qui serait qualifié à 3-2 ?

Il reste une vague histoire d’entraîneurs. L’un devra aligner une équipe pour défendre, l’autre pour marquer, licenciement à la clé. Lequel a le plus de chance d’y parvenir ? Au moins, Benzema n’aura pas participé au naufrage.

Ligue des Champions : Sans Ciro

bobo

Déjà qualifié, Laurent Blanc a envoyé un de ses petits pulls à Didier Deschamps. Mais il était évidemment trop grand pour lui. Ferrara reste en T-shirt.

Bordeaux a-t-il joué avec son équipe B ?

16 points sur 18.

Mais quand même, c’était bien une équipe B ?

Du calme, Blanc est foutu de les aligner en finale pour prouver que non. Mais dans le fond, vous n’avez pas tort, Hoffenheim cherche effectivement des attaquants pour sa réserve.

Blanc n’avait pas l’air surpris ?

Il a révélé qu’il regrettait la difficulté du groupe de l’OM.

Vous voulez dire qu’il se fout de la gueule de tout le monde ?

Il a mis une cravate satinée.

L’OM pas bon, l’OM mené, l’OM revient, l’OM y croit, l’OM en prend un deuxième. Est-ce une soirée cauchemar ?

Vous n’aviez pas vu Marseille-Milan AC, Real-Marseille, Milan AC-Marseille ?

Est-ce le pressing du Real qui a mis à terre l’OM ?

C’est probablement une erreur d’options de jeu. Arroser la tête de l’avant-centre, faire des passes en touche et laisser le surnombre aux Madrilènes sur chaque contre, Almeria n’avait pas osé le week-end dernier.

Brandao a-t-il marqué sur un superbe enchaînement contrôle frappe à la 15e ?

C’était absolument somptueux. Il était bien sûr hors-jeu.

Arbeloa et Ramos pris de vitesse par Taiwo, Abriel et Bonnart ?

Le Real avait effectivement son équipe type.

On a l’impression qu’Higuain n’a posé aucun problème à la charnière Diawara-Heinze ?

Vous oubliez Bonnart, qui allait trop vite pour son appel à la 19e et qui a taclé trop fort pour son contrôle à la 42e.

A quoi a servi le dernier quart d’heure ?

Ce n’est pas parce que Koné se fait manger, que Lucho ne réussit plus une passe, que Morientes a oublié d’enlever son survêtement et que Valbuena plonge dès qu’il peut qu’ils n’ont pas le droit de jouer.

Edouard Cissé ?

Non, lui il ne jouait pas.

On a l’impression que Marseille aurait pu jouer 3 heures, il n’y aurait pas eu plus d’occasions ?

Vous êtes dur. L’OM a quand même imposé au Real une pression terrible de la 10e à la 15e minute.

L’OM ?

Pardon, Niang.

Pour qui étaient les sifflets lors du remplacement de Brandao par Morientes ?

Parler de démission de l’entraîneur alors qu’on ne l’entend même pas, c’est tout bonnement dégueulasse.

« Après Niang, Pepe rentre avec un bandage sur le crâne. On aura donc deux pirates des Caraïbes ce soir sur la pelouse. »

Thierry Roland n’aurait pas fait mieux.

« A mon avis, ce match ne se terminera pas à 11 contre 11. Il reste une heure à jouer. »

Bien vu. Christian avait un indicateur infaillible : il y avait zéro carton à ce moment-là.

Mandanda : Consonne : L, voyelle : A, consonne : M, voyelle : A. Il y avait aussi Martini en 7 lettres.
Bonnart : Le meilleur marseillais, et il en est dégoûté.
Diawara : Blanc aime de plus en plus la qualité de relance de Ciani.
Heinze : La saison dernière, il jouait dans l’équipe d’Higuain à l’entraînement, ça aide à ne pas paniquer.
Taiwo : Pas si mauvais mais, fait étonnant, il est là depuis des années et l’OM prend des buts depuis des années.
Abriel : Le nouveau Cheyrou, surtout dans les grands matches.
Cissé : Après 90 minutes à Milan, il n’en a joué que 60 hier. Et si c’était lui la botte secrète de Deschamps ? Et si Milan n’avait pas pu battre Zurich ?
Lucho : Deux buts, un peno foiré et le néant, c’est toujours un but de plus que Brandao. Il est venu à l’OM pour quoi déjà ?
Cheyrou : Il a fini capitaine. C’est déjà ça.
Niang : Ca fait bien longtemps qu’il a perdu ses illusions, cette fois il a laissé l’épaule. Koné va être content, Deschamps c’est moins sûr.
Brandao : Cissé si facile, tout le monde peut le faire.
Koné, Valbuena, Morientes : L’Europa League arrive à grands pas.

Le duel ?

Benzema : 1 tir en 30 minutes.
Higuain : 2 tirs en 66 minutes.

Donc Higuain en est toujours à 1 but tous les matches contre Zurich en Ligue des Champions ?

On n’entraîne pas Madrid.

Pellegrini non plus.

Pardon ?

C’était pas une question.

Real Madrid : Benzema, le sourire du Völler (2/2)

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Le Vestiaire vous a présenté hier le nouveau Real Madrid. Aujourd’hui, le Vestiaire se penche sur l’avenir de son meilleur joueur. Le prochain entraîneur, la retraite de Raul, le mercato : beaucoup d’incertitude pèsent sur l’équipe. Pour le caïd, il y en a beaucoup moins. Il était bon avant, il le sera après. En attendant, des sourires, des passes, du théâtre rémunéré, de la prétention. Le hasard fait bien les choses, il n’est plus black listé en bleu, et son tranfert a coûté cher. Voici pourquoi à l’inverse du Real, lui ne peut pas échouer cette année.

Car Domenech ne joue plus

C’est l’histoire d’un déjeuner secret dont tout le monde connaît l’existence. Raymond Domenech se rend à Madrid, manque de bol Zidane n’est pas là, donc il se rabat sur l’autre Zidane, le jeune. Les deux ne s’aiment pas, paraît-il, mais ils ont une passion en commun : ils savent se foutre de la gueule du monde. Benzema n’avait donc pas envie de rentrer contre la Roumanie. Il n’avait plus trop envie de jouer à Lyon non plus, mais à l’époque il s’était gardé de le dire. A croire que ça ne servait pas ses intérêts. Par contre, chier sur la sélection, ça permet de prévoir un mea culpa et un retour en grâce. Les erreurs de jeunesse sont parfois judicieuses. Raymond a d’ailleurs beaucoup aimé la fin de sa phrase, pourtant ils ne l’avaient pas écrite ensemble. Par contre, ils ont pu la relire ensemble après la convocation de Benzema. Peut-être ont-ils ri, Pires et Giuly c’est moins sûr, Gignac on verra. Remplaçant contre les Féroé, Benzema est bizarrement entré en jeu. Il a bien pensé à ne rien foutre sur le terrain en tirant dès qu’il pouvait sans jamais arrêter de faire la gueule, mais bizarrement cette fois il a préféré filer des ballons de but à tout le monde en souriant. Après, si Henry et Anelka ont choisi de ne pas marquer, il ne peut pas tout maîtriser. Comme les gens ont eu l’air d’apprécier le nouveau Benzema, il s’est dit que marquer ne serait pas de trop.

Contre l’Autriche, la leçon d’humilité a continué. Il devait bien ça au public. C’est donc avec une grande humilité qu’il a ouvert le score, qu’il a fait jouer tout le monde même Govou, qu’il a dribblé de temps à autres tous les Serbes sur le côté gauche, qu’il a fait des passes aveugles pour Clichy, qu’il a défendu et récupéré des ballons dans les pieds serbes, qu’il a félicité Henry et Gignac pour leur but. C’est avec une très grande humilité qu’il a souri quand il s’est aperçu que la caméra s’est arrêtée sur lui une fois sur le banc et répondu aux médias qu’il était au service de l’équipe de France après le match. Il en a pris l’habitude à Madrid, en pensant humblement être le meilleur. C’était avant que l’entraîneur se titularise dans ses pattes, d’avoir Granero sur le côté, Ronaldo qui lui demande les ballons la bouche en coeur pour mieux tirer à sa place et Kaka qui finit par s’y mettre. Au moins, Lassana Diarra évite de lui traduire la presse.

Car Higuain n’a jamais joué

CR ailier, Kaka meneur, Raul retraité, Van Nistelrooy nul, Higuain argentin, Karim n’a aucune raison d’avoir peur, d’ailleurs il n’a pas peur. Plus largement dans le monde aucun avant-centre susceptible de venir à Madrid n’a son niveau. Florentino le sait, Zidane lui a dit. Personne n’aurait mis 35 millions d’euros pour un joueur qui en aurait valu moitié moins l’année suivante, si ça n’avait pas été une urgence. C’est amusant de faire croire que Villa était trop cher, mais CR au sortir d’une saison minable a été payé à peine plus. Villa est un bon buteur espagnol mais il a joué à Gijon et Valence, a 27 ans et a mis 3 de ses 4 buts de l’Euro contre la Russie, l’autre contre la Suède et joue cette saison en Europa Ligue contre Rudi Garcia. Et ça le monde entier est au courant.

Car Raul ne joue plus

S’il n’a aucune concurrence nulle part, c’est bien qu’il y a une raison. La presse espagnole pensait l’avoir compris pendant les matches de préparation puis les vraies rencontres sont arrivées. Au bout de 5 il avait mis 3 buts, au bout de 9, toujours 5. L’explication est simple, il suffit de lire le premier épisode de notre enquête. Benzema moins confirmé  que les autres ne s’emmerde plus à aller dans l’axe qui est pourtant toujours son poste de départ de chaque match car il y a des petits malins qui s’y sont garés en double file. Il va essayer de faire gagner son équipe en faisant marquer les autres. Ingénieux n’est-ce pas. A chaque interview, il rappelle donc que c’est grâce à lui. Puis précise que c’est la faute des autres. En dehors de considération tactique, il respecte aussi ses partenaires axiaux. Raul, qui sera toujours meilleur quand il n’y a pas de place au moins pendant 45 minutes, Cristiano et Kaka qui ont déjà été reconnus et les autres qui sont nuls. L’analyse de son début de saison ne dit pas autre chose : contre Xeres il marque alors qu’il n’a plus que Van Nistelrooy dans les pieds, contre Tenerife il en met 2 alors que tout le monde est là mais la 45e minute est passée et que Kaka fait l’un des deux bons matches de sa saison, quitte l’axe et fait des passes.

Car Zidane ne joue plus

Kaka a pour lui la sagesse du père de famille catholique, Ronaldo l’immaturité du gamin des favelas à qui on offre un walkman, Raul l’orgueil du papy chef de famille qui a trimé toute sa vie sans une once de reconnaissance autre que celle de ses proches qui est surtout de la crainte. Benzema n’est que le correspondant français surdoué venu compléter sa thèse de doctorat sur le football espagnol par le prisme de Santiago Bernabeu. Comment organiser une telle communauté ? Claude Sautet n’étant plus disponible, il ne reste que Dieu. Ca tombe bien, c’est le conseiller du président.

Car Papin et Anelka ne jouent plus

Il reste le cliché de la vedette locale qui s’exile dans un gros club, melon oblige. La situation de Benzema ne leur ressemble en rien. Il n’a que 21 ans, ce qui en fait un cas d’exception. Jamais, en dehors de Ronaldo, le vrai, un joueur doué n’a rejoint une si grande équipe aussi jeune. Cristiano arrive à Manchester à 18 ans, mais il ne coûte rien car il n’a rien fait, Anelka n’a fait qu’un an de haut niveau. Benzema arrive, après deux grosses saisons, dans un club où quatre places au moins sont libres devant. Anelka et Owen, en plus d’être moins doués et moins armés mentalement, débarquent dans le club de Raul. Papin, même s’il est aussi bon, arrive dans celui de Van Basten. Aucun président ne voulait ces joueurs pour les aligner mais juste pour ne pas qu’ils apportent à d’autres.

Être le meilleur comme Henry n’a jamais fait gagner de Ballon d’or, le côté sympa de Zidane ça marche mieux. Il a le choix, ça dépendra des matches. Benzema n’a plus qu’une chance d’échouer, que le Real échoue avec. Pellegrini y met du sien, pas certain que cela suffise. La défense madrilène n’est pas aussi sceptique.

Liga : Le Real de merdrid (1/2)

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Après avoir alterné avec le Barça pour les hauts et les bas depuis 15 ans, cette année les deux clubs ont décidé de faire jeu égal en appliquant les mêmes recettes : aligner les stars qui ne peuvent pas jouer ensemble. Enfin elles pourraient mais elles sont pas venues pour ça.

C’était plutôt bien vu de la part de Florentino. Aligner les billets pour construire une tête de gondole avec les meilleurs joueurs du monde, fallait y penser. Pour remplacer Zidane, Figo, Ronaldo, Raul et pas Owen, il a choisi Ronaldo, Benzema, Kaka et Raul. Huit ans se sont écoulés entre les deux époques, il n’y a pourtant pas d’intrus. Le point commun de ces joueurs en dehors de leur ego, c’est qu’ils sont tous buteurs. Et pour marquer, à moins de s’appeler Thierry Henry, il faut évoluer dans l’axe. Premier problème : l’axe est un rectangle de pelouse pas assez grand pour faire rentrer tout le monde, celui de la femme de Fred y arrivait bien. Du coup à défaut d’être recadré par un entraîneur, il faut s’autoréguler. Benzema le fait car c’est pareil sur PES et qu’il peut apporter autre chose, les autres ne le font pas car ils veulent marquer. Alors des fois ça arrive contre Valladolid et Marseille. Mais n’allez pas croire qu’ils n’auraient pas le niveau de la D3 espagnole. 

Raul castreur 

Deuxième problème : l’ego, il s’appelle  Raul. Entraîneur, joueur, capitaine, il est intouchable. En plus quand il joue il marque. Suffisant pour leurrer les medias, pas assez pour notre spécialiste. Raul n’a rien coûté à la base, du coup il a beaucoup à rattraper, c’est aujourd’hui qu’il coûte le plus. Il diminue de moitié le rendement de Benzema puisqu’il évolue à son poste. Benzema ne peut pas prouver le contraire puisqu’il n’y est jamais. Du coup, il créé des espaces pour Raul qui plante à l’occasion. Curieusement, Raul marque rarement durant la seconde mi-temps d’une rencontre qu’il a débutée, mais que Benzema ne finit pas. Mais les matches ne durent pas 45 minutes. Raul est devenu un joker et ne doit plus être titulaire. Le syndrôme Desailly-Thuram continue de tuer, et il n’existe pas d’autre vaccin que le courage.  

Jesus Cristiano

Troisième problème : l’égo, il s’appelle Cristiano Ronaldo. Le demi-Ballon d’or de l’année dernière ne sert qu’à marquer. La moindre baisse de régime le rend indispensable à l’équipe du Portugal mais nulle part ailleurs. Comme le petit Richard, il veut jouer et gagner tout seul. C’était bien parti pour, mais après le cul de Paris Hilton, il voit celui de son infirmière depuis quelques semaines. Pourtant il demeure le meilleur buteur du club. Rien d’inquiétant là-dedans puisque le recrutement est essentiellement offensif. Marquer deux buts c’est bien, mais avec le système defensif actuel il en faudra 5.

Kaka d’Higuain

Le cas Kaka est juste un problème d’ego. Il pensait être le plus cher, finalement non, mais il est le plus ancien Ballon d’or. Ca énerve Raul mais c’est la faute de personne s’il peut pas participer au concours. Numéro 10, sur un côté, il joue partout mais on le voit souvent dans l’axe, tiens donc. On l’a déjà vu faire des passes à Benzema, ils ne sont pas nombreux, heureusement que le Christ a dit qu’il fallait aider son prochain. Le cas Higuain est juste un problème de talent. S’il était l’homme de la situation, le Real n’aurait pas vidé les bourses de son président. Le symbole du Real trionphant de l’année dernière est même souvent titulaire dans la sélection argentine triomphante de Maradona. On ne sait pas comment il s’y prend, mais il y arrive. Lui aimerait sûrement que Pellegrini reste, Granero aussi, et s’ils partaient tous les trois ?

Défendre avec Pépé…

Le problème défensif du Real est juste un problème insoluble. Arsenal essaye depuis des années de gagner la Coupe d’Europe avec Gallas, le Bayern a osé l’option Lucio, Pépé-Albiol inutile de dire que c’est la gamme au-dessus. Seul problème, deux joueurs trop forts côte à côté ça finit toujours par tout gâcher. Heureusement, Sergio Ramos peut dépanner, il a tellement convaincu dans l’axe qu’il est devenu un indéboulonnable latéral droit. Très organisée, la défense madrilène ne laisse aucun espace, ne fait aucune erreur de marquage ou de relance, ne perd pas 3-2 à domicile contre Milan et 4-0 à Alcorcon : la preuve elle n’a pris que 6 buts en 8 matches de championnat. Une seule défaite, c’est très peu, et puis Séville est intouchable, La Corogne, l’Espanyol, Xerez, Villareal, Tenerife, Valladolid et Gijon un peu moins.

…sans Mémé

Une question qui n’a rien à voir : Iker Casillas est-il le meilleur gardien du monde ? Depuis une bonne dizaine d’années, il paraît que oui, ses poteaux sont aussi les meilleurs du monde. Depuis une dizaine d’années aussi, Metzelder, Woodgate, Cannavaro, Helguera, Drenthe et Heinze ne sont pas les meilleurs défenseurs du monde. Les meilleurs gardiens sont toujours ceux qui ont le moins de travail, Eric Durand en sait quelque chose. Fernando Hierro a pris trop de poids, dommage 41 ans c’est pas si vieux, après tout y a pas d’âge pour être un vieux lourd. Heureusement, le Real peut compter sur ses vrais défenseurs : Kaka, Raul, Cristiano, Benzema. Ils ne perdent pas les ballons, c’est un redoutable avantage, par contre les tacles et les ballons récupérés c’est pas leur truc. Lassana Diarra un peu plus, mais pas trop non plus, on va quand même pas le comparer avec Makélélé juste parce que c’est son sosie. Ou alors l’actuel. Xabi Alonso ? Pourquoi pas Guti tant qu’on y est.

Le Vestiaire l’avait expliqué depuis longtemps, il fallait tout changer au Real. Désormais il n’existe plus qu’une solution : que le nouvel entraîneur fasse jouer Benzema seul à son poste. Notre spécialiste vous expliquera demain pourquoi.

L’actu du vendredi 1er mai

Pris en grippe

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Même en quarantaine au Venezuela, où la tournée sud-américaine d’Oasis faisait étape, Liam Gallagher ne manque pas d’afficher son soutien à Manchester City, qui en a bien besoin. Il faudrait par contre dire à Djibril Cissé que la grippe porcine ne se transmet pas par les cheveux.

Le rêve bleu

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Notre jeu-concours du 1er mai (une Carte blanche rugby et un brin de muguet communiste à gagner) : Qui est donc ce joueur statufié ? Et où le monument se trouve-t-il ?

Indice : ce n’est pas une recrue toulonnaise.

Bruits de Vestiaire

Comme Paul Gascoigne, vos Bruits de Vestiaire se sont refait une santé en ce début d’année. Notre correspondant spécial dans les Midlands est rentré de son stage au Daily Sport avec de nouvelles rubriques et quelques jeux de mots. Mais, ne cherchez plus, il n’a toujours pas mis la main sur la culotte d’Alizé Cornet.

1/ Ce n’est qu’un au revoir

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Ils se sont rencontrés sur le tournage d’une pub pour Renault. Saha le mérite d’être original. Il mangeait des piments, elle ne faisait que passer, à moitié nue : ils sont repartis en Clio. Il ne reste de leur couple qu’une expression ridicule aujourd’hui rentrée dans le vocabulaire anglais. Car entre le va-va-voom de Thierry Henry et les 8 millions de livres (sterling) du divorce, le coeur de Claire Merry n’a pas longtemps balancé. Elle passe depuis son temps à gérer son capital, de magasins de sous-vêtements en séances d’entretien. Et si lui prétend, pour faire bonne figure, ne manquer de l’Angleterre que ses pâtisseries infâmes, la mannequin, photographiée par hasard dans un parc ultra-fréquenté de Londres, a lancé cette semaine sur son tee-shirt un message clair à son ex-mari : « Au revoir ». Et merci pour tout.

2/ Tous nus et tous bronzés

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Les hivers ne sont peut-être plus ce qu’ils étaient au Pays de Galles, mais les personnes interrogées pour un sondage de la compagnie aérienne EasyJet ne lui ont pas accordé le bénéfice du doute. Gavin Henson, dont la chanteuse de femme, Charlotte Church, a récemment donné naissance à leur deuxième enfant, a été désigné comme le deuxième homme le plus « orange » du Royaume pour tous ses efforts en cabine de bronzage. Battu par le présentateur télé David Dickinson, qui avait placé la barre trop haute, le centre du monde et des Ospreys a tout de même devancé le footballeur Franck Lampard. De quoi peut-être le consoler de ne pas avoir été choisi par Powerade pour poser à poil dans sa nouvelle campagne de pub.

3/ Thorpe y est

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On quitte pour une fois la Bretagne pour les côtes australiennes, où nos confrères du Day l’email ont trouvé de quoi rassurer ceux pour qui la lecture du Vestiaire est la seule activité sportive de la journée. La taille de ses pieds avait à l’époque fait couler Grant Hackett et beaucoup plus d’encre que ses taux de testostérone. Plongé depuis deux ans maintenant en retraite anticipée, comme Manaudou, Ian Thorpe, qui lui n’a pas de problèmes de bronzage, est dernièrement apparu aussi affûté que les couteaux de Monica Seles. Ca évite au moins les rumeurs d’un retour à la compétition.

VIDEO ET DES BAS : Kelly Slater va au boulot

LA FAUTE AU FINISH : L’incompétence des gardiens anglais enfin expliquée

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COMME UN SEUL HOMME

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Ronny Turiaf, Marc-Vivien Foé et Maurice Béjart nous l’ont recommandé du fond du coeur. On ne pouvait pas refuser. Cristiano Ronaldo ouvre donc le palmarès de nos hommes de la semaine, qui pourront aussi être des femmes, ou Sydney Govou. Le bad boy du snooker mondial Ronnie O’Sullivan, qui aime autant son sport que les téléspectateurs de la BBC, a un temps été en course, mais la mère du Ballon d’Or portugais a finalement pesé dans la balance. Le quintal n’était pas loin. Le fiston ne doit pourtant pas qu’à son opération du coeur les honneurs du Vestiaire. Il peut aussi remercier ses coéquipiers mancuniens de lui avoir laissé sur sa place de parking, à la sortie de l’entraînement, une Ferrari à pédales pour lui faire oublier celle éclatée sur les murs d’un tunnel. Comble de ses malheurs automobiles, un vieux con lui demande maintenant 150.000£ (une quinzaine de Clio) pour lui racheter la plaque d’immatriculation CR7. Cest moins cher qu’un divorce, après tout.

Les Palmarès du Vestiaire : Les ailiers

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Depuis vingt ans, ils n’ont fait gagner aucune équipe nationale. Van Basten a compris, il passera bientôt d’entraîneur à chroniqueur, comme Cruyff. Voici les meilleurs ailiers.

5. Chris Waddle

Joueur majeur de la Coupe des Champions, avec une finale et un but de légende en quart. A Marseille, il a laissé une empreinte que ni Ribéry, ni même Oruma n’ont effacé. Une image cantonienne dans un pays qui n’est pas le sien. Un joueur de salon devenu efficace, sauf quand il signa à Sheffield Wednesday, l’année où l’OM Municha le Milan. Malgré sa coupe de cheveux douteuse, il dépasse de loin Kanchelskis, Alenitchev et Capucho. Cerise sur le pudding, son tir au but manqué en demi-finale du Mondiale 90. Aucun doute, il est ailier.

4. Ryan Giggs

Un indéboulonnable fidèle, qui a mieux choisi son club formateur que les frères Da Rocha. Il a tout gagné avec Manchester, mais pour la sélection, dommage qu’il n’ait pas aussi appris le rugby. Il aurait au moins joué une Coupe du monde, Stephen Jones est bien meilleur meneur de jeu que Craig Bellamy. Contrairement à Stoichkov ou Hagi, il ne tira jamais rien de son pays. C’est aussi ça la force des vrais ailiers.

3. Cristiano Ronaldo

Le Ballon d’Or, c’est plus facile, Nedved en sait quelque chose. Il est encore très jeune, n’est probablement pas le meilleur footballeur de la planète, mais son palmarès parle déjà pour lui. Des championnats d’Angleterre, Owen aimerait connaître. Une Ligue des Champions, une demi-finale, Aulas se damnerait pour avoir des places. Et déjà une finale d’Euro, une demie de Coupe du monde et un Euro merdique quand il était le plus attendu. Christine Arron s’intéresse désormais au foot.

2. Marc Overmars

L’ailier par excellence, toujours prêt à déborder et ne pas centrer derrière les buts. Ingratitude, aucun DVD sur le Néerlandais n’est sorti au cours de la formation de Sydney Govou. Avec les Pays-Bas, une demi-finale de Coupe du monde pour seule récompense de deux ans à maudire Seedorf, incapable de marquer un pénalty à Lama. Et encore, les Dieux du football lui en voulaient vraiment puisque c’est Zenden qui jouait. Bien sûr, Overmars fait partie de la génération brillante de l’Ajax. Ensuite, il a connu Arsenal et le Barça avec succès, sauf en Coupe d’Europe. A sa décharge, une vilaine rumeur l’annonçant à Nantes pour finir sa carrière. Les médias n’ont aucun respect.

1. Luis Figo

Seuls les ailiers et France Football pouvaient lui offrir la consécration d’être le premier. De ses demi-finales d’Euro 2000 et de Mondial 2006 insipides à sa finale manquée de l’Euro 2004 à domicile, il a tout compris au système. Real, Barça et une fin de carrière interminable à l’Inter, il aura marqué l’histoire du football en étant toujours là où les choses se passaient, sans jamais influer sur le cours des choses. Marqua-t-il une somptueuse volée des 20 mètres lors de la finale de Ligue des Champions 2002 Real-Leverkusen ? Evidemment, non. Mais il est notre incontestable meilleur ailier.

Egalement cités : Ginola, le Cantona de l’aile, il a dompté l’Angleterre, mais en tant qu’assassin officiel des Bleus, il a un palmarès international aussi vierge que Gasquet ; Ribéry et Messi, en fin de carrière ils s’appeleront Ronnie ou Maradona, à eux de choisir ; Vicente, un espoir qui ne l’est plus ; Joaquin, pas mieux ; Claudio Lopez, et Veron ? ; Beckham, l’Angleterre lui en veut toujours, surtout de ne pas être un grand joueur ; Kewell, qui ? ; Zenden, le prénom de Zidane ne suffit pas ; Alioune Touré, sans le ballon, c’était un régal. Pascal Vahirua et Bernard Diomède.

Ballon d’Or : Plus Cristiano que Ronaldo

Le Portugais Cristiano Ronaldo est le nouveau Ballon d’Or. Comme dirait L’Equipe, c’est l’année de l’Espagne.

Cette année encore, le Ballon d’Or a récompensé le meilleur. Lui-même ne voyait pas plus fort que lui, dès la fin de la saison dernière. Il avait raison : 31 buts en 34 matches de Premier League, un but en finale de Ligue des Champions puis un penalty raté et un Euro transparent. Le signe d’un grand joueur. Pour célébrer son avènement de plus grand joueur de l’Histoire, il s’est même fait expulser ce week-end. Zidane lui-même n’avait pas osé.

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La consécration de Ronaldo récompense donc un agrégat de talents. Gasquet le baptiserait bien « le mutant » si Nadal n’existait pas. Au Sporting de Lisbonne, Ronaldo était un joueur-type de couloir. Son dribble, sa vitesse, n’étaient pas sans rappeler Alioune Touré, mais avec une belle gueule à la Henri Michel. Pour progresser, un départ était donc inévitable. Un match amical contre Manchester et le tour est joué, il est pris sans réserve, comme Nani sera pris quelques années plus tard, avant de devenir l’autre fantôme de l’Euro, probable futur Ballon d’Or. A Manchester, la mutation prendra du temps. Après une année d’adaptation, il explose : Ronaldo mêle la vision de jeu de l’artiste Stéphane Carnot, l’instinct de buteur du grand Cavegol et le sens du spectacle du virevoltant Bernard Alou. Il se montre même décisif, comme Koké en son temps. Son plus grand progrès reste le jeu de tête, désormais équivalent à celui du Cascarino des années nancéennes. Ca y est, Sydney Govou est jaloux.

Pendant ce temps-là, Benzema est toujours à Lyon.