Liège-B.-Liège : Gilbert bécots

C’était un plaidoyer vivant contre le dopage, c’est devenu un plaidoyer mort, pourtant Liège-Bastogne-Liège existe encore, plus Francky. Tonton Jean-Luc espèrait que Fifi Gilbert lui succèderait, on ne lui souhaite toujours pas. Hélas, il a déjà fait mieux

Avril 1999. C’est la première année du renouveau, oubliée l’affaire Festina, le cyclisme a changé de visage. Il porte celui de Franck Vandenbroucke, un jeune belge péroxydé comme la plupart des cyclistes surdoués, et qui malgré deux chutes au Tour des Flandres a fini deuxième. Entre temps, le vélo est devenu une science exacte : il est favori, il va gagner et il annonce même comment. Par un démarrage dans la côte de Saint-Nicolas à 700 m du sommet. « C’est là que je vais attaquer dimanche et pas ailleurs. » Un peu d’arrogance n’a jamais tué personne.

Le bouffon de Liège

Pourtant, tout ne se passe pas comme prévu. Comme la plupart des cyclistes surdoués Franck ne sait pas lire et notamment les panneaux. Alors que Bartoli prend vingt mètres d’avance dans la Redoute, il décide d’attaquer et dépose le brave Michele, mais au bout de 30 secondes il stoppe son effort car Saint-Nicolas c’est un peu plus loin comme le lui indique son directeur sportif. Mais il oublie de lui dire que le dopage est interdit. La même erreur qu’avec Rinero l’année d’avant. Une pause de dix minutes sur le bord de la route et voilà que les poursuivants sont déjà là. La course arrive enfin dans la côte de Saint-Nicolas, comme promis VDB démarre à 700 m du sommet. 53×16 sur un dénivelé de 11%, Pantani a laissé une descendance.  « Je l’ai laissé prendre dix à quinze mètres exprès et je suis revenu sur lui seul pour l’attaquer là où je l’avais dit soit à 5,3km de l’arrivée. Rien ne pouvait plus m’arrêter. » Rien ou presque. Francky avait tout prévu sauf les descentes de police, les hôpitaux psychiatriques, les overdoses, les tentatives de suicides, et les hôtels sénégalais.

Pendant ce temps-là, papa Jean-Jacques joue au jeu des sept erreurs : « Deux gars qui assument leur statut au sommet de leur sport, deux Wallons qui plus est, cela fait du bien… Deux caractères d’une extrême gentillesse aussi, abordables. » Gilbert l’avait annoncé, il a gagné. Et aux mondiaux ?

Longo : « Jeannie tout en bloc »

Il est 17 h 30, c’est l’heure du dîner à la cantine de la résidence Saint-Bruno. C’est là que notre gérontologue a retrouvé la championne du monde 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1995, 1996, 1997, 2001 devant une assiette de nouilles chinoises.

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Tour de France : Evans naissance

« Le podium, c’est hier qu’on le perd, pas aujourd’hui sur le contre-la-montre. » A quelques pas de là, Jean-René Bernaudeau contemple ce directeur sportif à vélo, le plus vert de tous les Europcar.

Depuis quelques années, personne n’a pu échapper à cette gueule de traviole empruntant à Gilbert Montagné et Jean-Hugues Anglade ses sourires de circonstances, ses larmes opportunes. Un coureur qui meurt dans son lit, il n’était pas loin. Un sponsor qui se barre, il n’est pas loin. Voeckler qui rate le podium, il est tout près. Jean-René pourra toujours passer le reste de sa vie à tenter d’expliquer à son leader protégé qu’il valait mieux que Pierre Rolland prenne le maillot blanc ou lâche le fantôme de Contador plutôt que de défendre ses chances au classement général. Le type qui gueulait « Allez Thomas, allez mec! »  dans le micro à côté de Philippe Lafon  pendant le contre-la-montre c’était d’ailleurs pas lui. Le sauveur de BBox c’était pas lui non plus. Par contre la Bernaudeau junior, c’est lui.

Les Essarts de conduite

Un tel manager fantôme aurait-il été plus utile aux Schleck que leur Papa ? Bernaudeau leur aurait-il conseillé de sucer Contador pendant 3 étapes ? De mettre Franck en position, pour faire attaquer Andy. Avant d’accompagner royalement Evans et son menton jusqu’à Grenoble. Ils ont tout compris au vélo et ses bonheurs simples, comme prendre le maillot jaune le même jour qu’on perd le Tour.

Pas comme Thierry Adam, un sacré numéro quand même. On pourra toujours croire que les audiences de France télé lui sont dûes. A ce moment-là, on pourrait aussi imaginer que le Tour le plus spectaculaire de ces 20 dernières années est lié au parcours dessiné par Prudhomme. Sacrée idée de mettre des étapes de montagne, de plat, un contre-la-montre et même faire une arrivée sur les Champs-Elysées. Pas mal aussi l’inspiration d’avoir Contador en méforme, Evans en aspirateur de chambre à air, deux Luxembourgeois sur le podium. A Tour exceptionnel, vainqueur de merde. Vivement le résultat de l’édition 2010.

Tour de France : Schleck 4, il était une fin

Déçu de ne pas avoir pu jeter de neige aux coureurs dans le Galibier, notre consultant Thierry Bisounours a au moins eu deux minutes pour répondre à vos questions posées sur equipe.vestiaire@yahoo.fr.

Thomas Voeckler toujours en jaune, ça vous épate on dirait.

Pas du tout. Il a quand même fini deuxième des championnats de France sur route derrière Chavanel. Ca vous classe un bonhomme.

Alors pourquoi avoir dit « allez bonhomme, c’est bien bonhomme » alors qu’il allait franchir la ligne ?

Je voudrais bien vous y voir moi.

Quoi, monter un col ?

Non, derrière un micro. Vous croyez vraiment que les gens s’amusent plus à regarder le film de l’étape de Godard ? On dirait qu’il commente les résumés des championnats de France sur piste un mardi à 14h30.

Mais il l’a fait il y a deux semaines.

Parce que Lepers dans un camping-car c’est mieux ?

D’accord, mais Voeckler ?

Il peut gagner, c’est le successeur d’Hinault, qu’est-ce que vous voulez que j’invente d’autre comme connerie ? On les a déjà toutes faites pour Virenque et Jalabert, et voyez où ils sont aujourd’hui. En plus eux ils étaient vraiment bons.

A 2-3 détails près… Vous trouvez que Voeckler est le plus grand escrocs des 3 ?

Non c’est moi.

Pas faux, Jalabert passe ses journées à vous faire la leçon.

Encore cette histoire de Perez Moreno mercredi ?

Expliquez-nous …

Ben dès le début de son echappée, Jalabert s’est foutu de sa gueule en disant qu’il irait pas au bout. Alors moi j’ai répété.

Bêtement…

Si vous voulez mais c’est une seconde nature chez moi, ça s’appelle l’instinct. Ensuite, avant la dernière montée, je me suis dit que j’allais me faire Jaja, car pour moi Perez machin allait gagner. Et alors Jaja a dit qu’il était surpris qu’il ait gardé son avance. Je n’ai plus hésité  j’ai salué son grand numéro, Dieu reconnaitrait les siens. Je me suis planté…

Comme un crétin… Et le grand numéro d’Andy Schleck ?

Ca me rappelle le grand numéro de Sandy Casar et le grand numéro de Jérémy Roy. Il avait prévenu, il a envoyé en éclaireurs ses lieutenants comme prévu, il a attaqué comme prévu et il a gagné. Il fera un beau troisième. Son frère a eu la bonne idée de ne pas attaquer.

Cadel Evans est donc un stratège hors pair ?

Exactement. Il a sacrément bien roulé dans le final.

Un dernier message ?

Allez bonhomme ! L’info de la journée hormis que les Schleck ne savent toujours pas courir, c’est que Voeckler est toujours dans la course.

Comment le savez-vous ?

J’ai regardé le classement. Et puis entre nous je crois que Jaja y croit. Il a même dit que Voeckler aurait pu attaquer dans l’ascension du Galabru.

Tour d’Italie : Ground Giro

Alors que le suspense est à son paroxysme sur le Tour d’Italie, nous avons retrouvé notre consultant Thierry Bisounours aux abords de la prison new-yorkaise de Rikers Island déguisé en soubrette. Une enquête à haut-risque a-t-il confié avant de nous livrer quelques secrets sur la cuisine à base d’andouille.

Bonjour Thierry, comment ne pas débuter notre entretien par les révélation explosives du journal l’Equipe…

Inutile d’aller plus loin, je nie tout en bloc, je déjeunais avec ma fille à 13h, les premiers saignements de Stéphane Goubert ont eu lieu à 14h. Elle est hermaphrodyte.

Pardon ?

Je vous pardonne, vous ne pouviez pas savoir qu’il était consentant comme on dit dans le jargon.

Euh… Nous parlons juste de la liste des coureurs suspectés de dopage par l’UCI.

Dopage, UCI, coureurs, il n’y a pas quelque chose qui cloche dans votre question ?

Vous voulez dire qu’il est surprenant de voir l’UCI se mêler de la lutte anti-dopage ?

Il n’y a plus de coureurs depuis 1994, c’était Charly Mottet me semble-t-il. Mais effectivement vous avez raison, Brochard est devenu champion du monde en 1997 avec les compliments du Conseil de l’ordre.

C’était il y a 14 ans, depuis les moeurs ont changé…

Effectivement, le port du catogan a été interdit en course, et je ne me masturbe plus avec les livres de Tristane Banon.

Quel est le rapport ?

Ah non, mon coco vous n’allez pas me mettre ça sur le dos (il enlève alors son peignoir,  plonge au sol,  roule péniblement ses 112 kilos et sort d’on ne sait où  un vieux revolver qu’il pointe vers nous). Allez, dans la salle de bain ! Mon grand-père aussi avait subi l’opprobre avec cette même arme au 93 rue Lauriston.

Vous perdez la raison Thierry, on ne vous accuse de rien.

Si, je vous connais, vous commencez par là et vous allez me faire parler de Bilou mon patron incompétent, de Philippe Gilbert qui marche plus fort qu’une chaudière et qu’on fait semblant de croire intègre et peut-être même de Contador qui va faire le doublé Giro-Tour à cause d’un boucher-charcutier pas agréé. Laissez la police faire son travail !

Et vous le votre ?

Une déflagration retentit alors. Les derniers témoins affirment que le même bruit fut entendu le 13 juin 1944 aux abords de la rue Paul-Valéry à Paris.

L’Edito : Le tour des flans

Les play-offs de NBA approchent à grands pas et notre pigiste bénévole reste injoignable. Tant pis, on va parler de Chavanel. Voilà, c’est fait.

Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, le déclin de Lyon est sans fin, comme un trajet La Plagne-Bordeaux en ambulance avec un moustachu et un pré-retraité. Pour récompenser ses fidèles autistes, cette semaine Le Vestiaire proposera donc un épisode tout neuf. Neuf, ça rappelle quel numéro, celui de Benzema, d’Higuain ou d’Adebayor ?

A y regarder de plus près, on ouvre bien une semaine de Ligue des Champions. Le Milan AC et Gijon ont parfaitement préparé leur affaire. Voire Blackburn, mais ce n’était qu’Arsenal en face, il faudra attendre avant de juger.

Kiel bîle

La Ligue des Champions, c’est aussi Montpellier. Ce n’est pas une menace, seulement du hand. Les années de Mondial, Karabatic veut bien la jouer pour s’entretenir, ça suffit au bonheur de Brindelle. Même si Sport+ s’est fait griller la politesse par Orange pour Nadal-Djokovic, d’un autre côté le tennis sans Federer va bien finir par ouvrir ses portes. Sinon France 3 annonce que la semaine prochaine, Frédérique Jossinet sera dans 30 millions d’amis, elle y parlera de son chien. C’est plus vendeur que Thierry Rey ?

Pendant ce temps-là, Lille gagne aussi sans Rami. Décidément.

L’Edito : Hauts Lakers

En pleine investigation sur les pentes de Kitzbühel, nos spécialistes édito, cyclisme et athlétisme ont terminé leur course dans une Grange, ou presque. Dans le même temps, les spécialistes foot et rugby déménageaient. Heureusement, le déclin de l’OL est interminable.

Les play-offs de NBA s’annoncent et toujours pas de nouvelles de notre stagiaire parti avec la caisse vide. Mais que se passe-t-il donc pour Turiaf aux Knicks ? Nul ne le saura et c’est bien dommage. Que les puristes se rassurent, on ne sait pas davantage pourquoi Nancy s’est fait corriger à Châlon, ni comment Strasbourg est devenu duc à la place des Ducs.

Pour en revenir à du concret, France-Croatie a livré quelques vérités inavouables. Rami n’a pas été mauvais en attaque, Benzema pas mauvais en défense. Ca donne 0-0 et Ribéry intouchable. Il y a des soirs comme ça où on mettrait bien une tape amicale sur le gorge de Bilic juste avant de répondre à la question de Calenge, la question qui arrange.

Jeu, corset et match

Ce qui n’arrange personne, et surtout pas lui, c’est que Tsonga a décidé de redevenir le joueur qu’il n’a jamais vraiment cessé d’être : un attaquant pur et dur. Dolgopolov a aimé le nouveau Jo, Jo aussi. « Je n’ai pas l’impression de faire un mauvais match mais je rate un nombre incalculable de balles faciles. » Les interclubs sont pour décembre, d’ici là il va falloir serrer les dents, les ménisques, les ischios, les vertèbres, les lombaires et les adducteurs.

Pendant ce temps-là, Contador a autant d’amis que d’ennemis. Thierry Bisounours se méfiera à l’avenir.

Contador : Par la grande Puerto

Après avoir longtemps cherché l’Algarve sur la carte routière de l’Espagne, notre consultant Thierry Bisounours s’est finalement rendu à Aire-sur-la-Lys. Manque de chance, la fête de l’andouille était finie depuis à peine 6 mois. Heureusement, son pote Stéphane Goubert n’avait pas fini son dessert.

LE VESTIAIRE : Bonjour Thierry, l’affaire Contador finira-t-elle un jour ?

THIERRY BISOUNOURS : On ne va pas refaire l’histoire en long, en large et… vous voulez des travers ?

Non, merci, je viens de finir mon café…

C’est pas grave, ça va bien avec aussi. Vous prenez de la patafix (il décroche du mur un poster du film Watchmen, les Gardiens, récupère la gomme jaune, allume le gaz et jette le tout avec la viande sur le feu). C’est comme un barbecue !

Vous êtes sûr ?

Vous préférez peut-être vous réinjecter du sang périmé depuis 6 mois ? De toutes façons j’en ai plus et j’arrive pas à joindre Ricardo. Il est encore sur messagerie, j’espère qu’il n’a pas changé de numéro.

Vous êtes ami avec Ricardo Ricco ?

On adore visionner la scène de cul de Watchmen et là encore c’est jamais le dernier à partir, comme on dit dans le jargon. Mais vous savez, un type qui triche et qui a autant de volonté à revenir au plus haut niveau, il ne peut pas être fondamentalement mauvais. Et ça c’est pas Bilou mon patron qui le dirait, il est trop con. Et il serait pas le seul.

Mais il a recommencé ! Et pour Contador, vous diriez la même chose ?

Mais le vélo n’a rien à voir avec les conquistadors !  A cette époque, l’Espagne était une forte puissance et la règle, c’était que le plus fort gagne. C’est pour ça que, depuis, une grande partie de l’Amérique du sud parle castillan. Ça vient de Castille. Il y avait aussi des Portugais, comme on dit dans le jargon.

Quelle culture ! Et donc vous savez où se trouve l’Algarve ?

Là j’ai pas de vanne, mais je sais que Christian Prudhomme il en a rien à foutre.

A propos de quoi ?

De cette affaire de blanchiment. Le pognon d’ASO, c’est pas que le sien.

Il y a méprise. C’est un coureur accusé de dopage qui a été blanchi…

Et c’est parti, vous revenez avec vos conneries. Le boucher qui a servi le Clenbutérol avarié était un escroc c’est tout. Et d’ailleurs, apparemment, il a récidivé, à croire qu’il a encore pignon sur roue.

Le Clenbutérol n’est pas une viande…

Et alors, Chavanel, c’est un coureur ? Madiot un commentateur ?

Qui ?

Contador : Le Mayo jaune

Notre consultant Thierry Bisounours revient du Tour Down Under avec un autographe d’Armstrong.

Alberto Contador est suspendu un an ?

Oui, et c’est le minimum quand on joue au con ! On ne la fait pas à Dennis McQuaid. Mais a-t-il déjà fait un bon film ?

Il y a quand même eu « L’étoffe des héros » et « Pas de vacances pour les Blues ».  Vous ne confondez pas Pat McQuaid et Dennis Quaid par hasard ?

C’est nouveau ça, vous soulignez les vannes ?

Ça dépend qui écrit.  Et la série 24 ? Ah non, c’est Sutherland. Vous paraissiez moins énervé quand, pendant 4 ans, vous léchiez le cul de  l’Espagnol dans les cols. Hypocrite ?

Vous voulez dire hématocrite ? Mais bouffer de la viande avariée pendant le Tour, c’est pas très pro quand même. Regardez mon pote Stéphane Goubert il a eu beau s’enfiler 1.234 kg d’andouillette pourrie sur le Tour 2005 , on a rien retrouvé dans ses veines, on n’a même pas retrouvé ses veines d’ailleurs.

Non, effectivement. Contador a menacé d’arrêter sa carrière. Que cela vous inspire-t-il ?

Je suis très peiné pour Bjarne Riis, qui est un type bien.

Peut-être. Qu’auriez-vous à dire à Christian Prudhomme ?

Félicitations !

Pardon ?

Il mérite sa promotion. Comme le dit Bilou, mon patron, j’ai hâte de savoir quel sera le premier vainqueur de Tour sous sa direction. Il était journaliste avant vous savez ?

Qui, Bilou ou Prudhomme ?

Elle est pas mal celle-là.

Et vous ?

Moi non.

Mais vous n’êtes pas non plus une balance ?

Non, je suis scorpion.

Ascendant ?

Il veut pas que je parle de lui. Tu veux pas le numéro de ma sœur non plus enfoiré ?

Passons. D’après vous, le Tour 2011, sans Contador et Armstrong, risque de perdre son intérêt ou c’est le début du renouveau ?

(Il s’étouffe d’un rire strident avant même la deuxième phrase et envoie deux claques à la serveuse du bar) Pfff, vous les journalistes, on voit bien que vous ne connaissez rien au vélo. Avec Sastre, Basso et le retour de Ricco, il y a du monde au paravent.

Et les frères Schleck ?

Ah oui, je les aime bien aussi. Ils sont Luxembourgeois vous savez ?

Les Français ?

Non, les Luxembourgeois j’ai dit.

Merci.

L’Edito : Riis de sens

« J’ai un profond sentiment de tristesse. Je suis désabusé par ce petit monde du vélo. » Qui a bien pu prononcer cette phrase ? Christian Prudhomme, Franck Vandenbroucke ou Alberto Contador ?

Les pubs pour les déodorants n’étaient plus suffisantes : Loeb avait décidé d’organiser une fête d’adieu chez lui. Il a salué tout le monde, un moment très spécial, pour les autres, surtout, même si, dit-il, « on n’a pas trop le temps de regarder à ce moment là ». Notre spécialiste le disait déjà, en février 2008 : « Loeb a mis en Principauté plus de 2’30’’ à Hirvonen en roulant pendant deux jours le bras gauche à la portière ». Continuer serait donner de faux espoirs à Ogier.

Les faux espoirs, les Rennais connaissent, comme Saint-Etienne et Toulouse avant eux. Sochaux pourrait suivre, peut-être même Lyon, Bordeaux et Marseille, qui sait. Les grands buteurs se relèvent toujours quand il faut, Gignac, Lisandro et Ciani ont donc frappé et Nice a obtenu un bon 0-0 au Parc. Heureusement que le titre de Ligue 1 ne se joue pas à Stamford Bridge, à l’Allianz Arena ou au stade de France contre l’Espagne. Drogba ? Oui, mais Wenger quand même.

Racing Métro polisson

Cholet a battu Orléans après prolongation pour le Trophée des champions. L’Euroligue approche et avec elle la possibilité de se Collet quelques bonnes taules. Les filles l’ont évité au Mondial, mais mener de treize points pour finalement perdre c’était déjà pas mal, une leçon visiblement apprise Parker. On attend avec impatience la suite du Mondial de volley.

Pendant ce temps-là : « Coaching du Racing, perfs’ de l’alignement biarrot, baisses de régime de Paris : Alain Penaud répond à vos questions. » Qui sommes-nous au juste ?

Dopage, Alberto Contador : Au trou Fignon

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A quatre jours des championnats du monde australiens en ligne, Thierry Bisounours, alerté par le scandale Cancellara, a souhaité s’offrir une tribune sur Le Vestiaire.

Alors, c’est comment l’Australie ?

J’ai pas vu tant de Kangoo roux que ça.

Des voitures ???

Ben, Thierry Adam, mon homogramme, m’a dit avant de partir, tu verras, on va s’en mettre plein les yeux. Et pour l’instant, à part de la coke et du clenbutérol, on s’enfile pas grand chose.

Du clenbutérol ?

Je vois que la coke vous pose moins de problème… Mais après tout, dans votre profession, c’est pas anormal, comme on dit dans le jargon.

Anormal ?

Si vous êtes en train d’écrire le dictionnaire amoureux du vélo n’oubliez pas la lettre D.

Comme dopage ?

Comme dégoûté.

L’affaire Contador, c’est ça ?

Non, le ragoût de mouton que j’ai mangé hier soir. C’est toujours pareil, ils veulent plus saler la soupe, mais se privent pas pour le reste.

Vous vous rendez compte que les lecteurs qui ne vous connaissent pas vont avoir du mal à vous suivre ?

Pourtant, j’ai rien pris je le jure… Hihihi (il éclate de rire, sort une photo de Bilou, son patron, et soulage un besoin naturel. Un liquide rouge se répand à terre). Vous croyez que Christian Prudhomme va m’interdire de départ ou que je ne suis qu’un cas isolé ?

L’Edito : Gelabale en pleine gueule

Le spécialiste pentathlon moderne du Vestiaire l’avait senti : Amélie Cazé est une athlète d’exception. Pour ne pas être en infraction avec le code mondial du journalisme, on n’en parlera donc pas plus.

A quelques jours du retour de la NBA et donc de son spécialiste handball, Le Vestiaire se remémore Limoges-Trévise 1993. Le basket existait encore en tant que sport, malgré Stéphane Ostrowski. Depuis, Nando de Colo joue meneur de jeu. Le football aussi se faisait une place au soleil. On n’était pas encore obligé de voir la défense du Real lever la Coupe du monde. Guillaume Hoarau ne déclarait pas : « J‘ai vécu une expérience délicate » puisqu’il n’aurait pas été sélectionné. La Ligue des champions s’ouvre bientôt et Higuain rend toujours quinze ou seize kilos à Raul et un peu de talent.

Cazé les cou….s

Le tennis n’était pas encore systématiquement programmé pour faire gagner Murray. Il ne l’est pas vraiment davantage, quoique : un huitième de finale n’est pas si mal payé pour si peu d’attaques de revers. Il y en a eu quelques-unes, mais l’ATP précise que en dehors du court, ça ne compte pas. On entend aussi que la France possède la meilleure équipe de Coupe Davis de son histoire. Clément promène toujours sa finale de Grand Chelem, mais plus personne ne l’écoute. Et le dopage ne tuait pas encore, à part Casartelli. Cette vanne n’est pas la plus drôle, mais c’est la plus sérieuse, la plus grave, la plus profonde. On dirait du Guy Carlier.

Le grand requin Blanc, France-Biélorussie : Hoarau malgré lui

Avant de monter trop vite Blanc sur un piédestal, un rappel : Domenech a tenu six ans à ce rythme.

« Les joueurs ne me semblent pas paralysés. » La tétraplégie dans le foot est un sujet tabou, mais Laurent Blanc a décidé d’affronter ses démons. Mettre le short lui a effleuré l’esprit – « demain (vendredi), ce n’est pas moi qui vais jouer. Laurent Blanc, on s’en fout. Ce qui compte, c’est l’équipe de France » – il aurait dû, mais finalement, ça ne sera pas la peine. Visiblement, l’Euro non plus, les heures sombres de l’histoire et les pénuries d’attaquants conduisent parfois à des exactions inommables.

Blanc le sait, il n’avait pas besoin de jouer : sur la foi d’une ancienne liste récupérée dans le bureau de Domenech, il a affaire à de grands garçons qui peuvent faire le boulot sans l’aide de personne. Les mocassins noisettes attendaient depuis trop longtemps. Lloris, Sagna, Rami, Mexès, Clichy, Diarra, Diaby, Malouda, Hoarau, Rémy, Saha, Valbuena : il n’y a donc que Menez et Gameiro qui n’avaient pas eu droit aux faveurs de Domenech un soir de novembre en Lituanie. En pleine reconstruction, c’est l’heure de gagner sa place, et les absents n’ont pas forcément tort. « Les joueurs savent ce que l’on attend d’eux : un comportement, un état d’esprit… J’espère qu’ils y ajouteront des qualités footballistiques. » Desailly l’aurait mal pris.

Tous n’ont pas bien compris, et la consigne de ne pas être mauvais aurait aussi pu par exemple s’appliquer aux centres de Sagna et Clichy. Blanc va bientôt les appeler Chalmé et Trémoulinas, mais personne n’a encore réussi à déchiffrer cette énigme. Wenger a bien tenté de défendre Sagna en louant ses bonnes intentions, les dribbles de Clichy en pleine surface ça peut laisser l’image d’un gros nul. Radio de la gorge à l’appui, Bilic peut certifier qu’avec le temps ça s’estompe.

Atypique-assiette

Devant, c’était encore le jour de l’atypique. En Norvège, avec N’Zogbia, c’était raffiné. Mais ça interdit de s’étonner qu’un atypique ne sache pas contrôler, ni faire opposition avec son corps contre des Biélorusses. Même Jeanpierre avait prévenu : « Très bon match de Guillaume Hoarau, notamment défensivement. » Coûter un seul but pour sa première sélection parce que le marquage ça implique de courir quand l’adversaire le fait, ça s’appelait prendre date. Certainement en confiance, Hoarau a fait pareil qu’en août, ça a bien marché contre le Maccabi et Saint-Etienne. M

ais en pire puisqu’il a tenté de décrocher. Pas pour emmerder Diaby et M’Vila, les apparences sont parfois farceuses. Il a mis une mi-temps à piger que Blanc lui avait interdit formellement de se servir de ses pieds, heureusement sur les touches longues il a retrouvé toute sa tête. « Spirale négative d’accord, mais on se rend compte que le plus dur dans le foot c’est de marquer des buts, et qu’en équipe de France y a pas beaucoup de joueurs habitués à le faire. » Après tant de louanges, difficile de blâmer en priorité le seul attaquant de pointe. Et puis être atypique, c’est d’abord sauter sur les touches longues. Par contre, rater une reprise seul dans les six mètres en tombant à la renverse ou écraser une balle d’égalisation aux vingt mètres, ça s’appelle Le Havre, Gueugnon, Le Havre et PSG à 26 ans.

Un jour, Blanc cessera peut-être de découvrir les listes de Gasset en conférence de presse. Ce jour-là, il ne pourra plus se plaindre des joueurs qu’il aura lui-même choisi. « Blaise ? Joli prénom. »

L’Edito : Deux flics et Mahinmi

En exclusivité, Le Vestiaire a réussi à joindre son spécialiste basket, prisonnier des geôles turques. Une raison encore insuffisante pour consacrer un papier à l’équipe de France. En revanche, on peut parler foot.

Le Real a donc démarré sa saison comme il avait fini la précédente, avec une attaque de merde. Higuain s’est donc fait un plaisir de tirer deux fois en 96 minutes, comme Benzema en 34 minutes. Pellegrini a sans doute coaché pour la dernière fois, dimanche. Puel n’en est pas loin également, son palmarès est pourtant flatteur par rapport à Domenech. Non, même pas, en fait. Mais est-ce vraiment de sa faute si Gourcuff n’a pas compris qu’il était là pour autre chose que jouer à la baballe ? A ce rythme, même Longuèvre ferait mieux, tout honoré qu’il doit être par le choix de Doucouré.

Sinon, des nageurs sont passés chez Denisot, qui les a confondu avec des athlètes, probablement l’effet descente des Champs-Elysées déserts. La faute à Paris Plage, sans doute, ou alors c’est qu’on n’en a rien à foutre, au choix. Pourtant, Christophe Lemaitre a encore couru un peu vite, mais plus assez pour que les médias s’y intéressent. Zozoter avec une moustache duvet, ça va bien quand il ne se passe rien, mais là il y avait, à 12h15, l’inauguration du court Fabrice Santoro à Chanceaux-près-Loches.

Santoro était là, Le Vestiaire aussi (photo floue à l’appui) . Il en a profité pour prendre l’Orient Express et discuter avec Yves Lecoq et Julien Clerc. Ça sert de n’avoir jamais rien gagné. Alain Corneau n’a pas eu cette chance, à 24 heures près, tout le monde aurait oublié qu’il avait fait tourner Marielle dans « Tous les matins du monde« . Mais Fignon a quand même réussi à eclipser la victoire d’Arnaud Clement sur Baghdatis. L’honneur est sauf. Le mot de la fin à Lance Armstrong, lundi soir : « Allez Laurent ! » Visiblement, il ne connaissait pas bien la carrière de Fignon.

Pendant ce temps-là, un certain Roger fait des coups entre les jambes. Vive le troisième âge.

Mort de Laurent Fignon : Le dernier tour

Marco Pantani, Luis Ocana, Franck Vandenbroucke, Tom Simpson, Jose Maria Jimenez, Eric Rijckaert, Jacques Anquetil, Fabrice Salanson, Thierry Claveyrolat, Denis Zanette, Lance Armstrong, Gastone Nencini et Fausto Coppi ont la tristesse de vous faire part du décès de leur collègue et ami Laurent Fignon, survenu le mardi 31 août, à l’âge de 50 ans.

Tour de France : Schleck vacances

Notre consultant Thierry Bisounours ne sera pas reçu à l’Elysée. Pourtant, son collègue J.R. a bien sucé comme il faut. Il fait quand même avec vous le bilan du Tour, pour la dernière fois de la saison.

Cancellara qui met cinq minutes à tout le monde, ça fait plaisir ?

Oui, oui, il est le plus fort et on se demande même comment il fait pour l’être autant en fin de Tour.

Il y avait du vent…

Il a eu moins d’effort à faire en montagne que les autres. C’est pas comme si il appartenait à l’équipe d’un leader.

Et on peut rouler à 51 km/h de moyenne sans problème sur 50 km…

Et il est au-dessus de tout soupçon.

Oui, oui. Et sinon, impressionnant Schleck aujourd’hui, il a pris à peine plus de deux minutes par Menchov…

Evidemment, c’est pas Contador qui a fait un Tour de merde et qui aurait pu craquer à chaque étape. C’est donc surtout Schleck qui était phénoménal. Du coup, son maillot jaune est loin d’être scandaleux.

Mais il n’a pas le maillot jaune…

Ah ok, j’étais persuadé qu’avec son plan, il avait fini par triompher. Je suis un crétin alors et Schleck un grand champion. Il a battu Contador avec combien de retard ?

31 secondes. Il finit 44e, c’est pas mal pour le contre la montre d’une vie…

Derrière Moinard alors, c’est donc même un exploit, comme on dit dans le jargon. Et Contador qui finit aussi à cinq minutes. Quel champion, ce Schleck, on l’attendait pas à ce niveau. Si ça continue, il peut faire deuxième un bon bout de temps.

On n’attendait pas les Français non plus à pareille fête sur le Tour. Enfin la fin du cyclisme à deux vitesses ?

Vous savez, comme dit Bilou, mon patron : « C’est après la foire qu’on compte les boeufs, même s’ils sont aux hormones. » Il a raison c’est plutôt encourageant. En 2009, ils étaient cinq dans les vingt premiers. Cette année, ils sont un et sont tous dix-neuvièmes. Enfin.

Tour de France : Un Tour de cochon

triche

Devant le nombre de questions posées sur equipe.vestiaire@yahoo.fr, notre consultant Thierry Bisounours, qui a dit aujourd’hui un peu plus d’idioties que d’habitude, a accepté de continuer à vous faire croire que le cyclisme est un sport.

Quel bilan peut tirer Schleck de sa journée ?

Que même si c’est un grand stratège, il peut jouir de malchance, comme on dit dans le jargon.

On dit vraiment ça ? Mais s’il attaquait un peu plus souvent au lieu de rouler n’importe comment, peut-être que ça lui permettrait de se mettre à l’abri de telles déconvenues ?

Que voulez-vous dire ?

Ben un jour, il suce la roue et Fignon dit que c’est bien, aujourd’hui il attaque et Fignon dit que c’est bien. Pourtant, je ne vois pas de grande différence au classement général entre hier matin et ce matin…

Ah oui, pas con. Donc : ou bien hier il a été nul, ou bien c’est aujourd’hui. C’est ça ?

Oui, et apparemment c’est donc hier que Fignon disait des conneries…

Et moi, c’est tous les jours c’est ça ?

Ben il faut dire que vous avez atteint des sommets quand dans les derniers kilomètres vous êtes devenu promoteur de la Bbox et de Jean-René Bernaudeau. Je suis sûr que vous êtes même pas payé par Bouygues…

En effet.

En revanche, vous aviez raison de soulever la polémique sur l’attaque de Contador au moment de l’incident Schleck. Pourtant, quand Fignon vous a dit de la fermer, vous avez retourné votre veste à une vitesse impressionnante…

Aussi vite que le retour de Schleck ? Je plaisante. Mais surtout j’ai l’impression que vous me confondez avec Thierry Adam.

Parce que c’est pas Bilou votre patron ?

Le patron, c’est Contador.

Malgré son sens moral très contestable ?

Vous parlez sans doute du dopage généralisé, mais ce n’est pas aussi simple. Et puis vous savez, comme dit Jean-Momo, mon réal : « Tout le monde ne peut pas être aussi gentleman que Lance Armstrong. » Je me demande si gentleman, ça veut vraiment dire pourri jusqu’à la moelle. Je me demande.

Tour de France : Schleck sans provision

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Eberlué par un Tour indécis comme rarement, c’est un Thierry Bisounours ébranlé dans ses certitudes qui a répondu à vos questions posées sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

A-t-on déjà vu un Tour aussi indécis ?

Rarement, je dois bien l’avouer. Le duel Schleck-Contador nous renvoie aux plus belles heures d’Armstrong-Ullrich, Anquetil-Poulidor, Hinault-Zoetemelck, Indurain-Rominger, Indurain-Bugno, Indurain-Chiappucci, Indurain-Zulle, Armstrong-Beloki, Ullrich-Virenque, Fignon-Lemond, sans oublier Schleck-Contador.

C’est donc rare, en effet. Mais peut-on parler de duel quand c’est toujours le même qui gagne ?

Question piège, comme on dit dans le jargon. Vous voulez dire que Schleck est un gros nul ?

Schleck est-il un gros nul ou est-ce une feinte ?

Effectivement, on peut avoir l’impression que Schleck est persuadé d’être le leader du Tour. La couleur de son maillot doit y être pour quelque chose. En plus, Fignon dit qu’il a raison de garder la roue de Contador. Et Fignon, il sait de quoi il parle, c’est pas le genre à perdre le Tour sur un contre-la-montre

Donc Schleck pourra continuer à sucer la roue de Contador sur le chrono de samedi. Comment ça se passe, il aura droit à une dérogation ?

Ou peut-être qu’il aura perdu deux minutes d’ici là. Cinq minutes de retard sur les Champs, en général, ça évite de cogiter.

Pourquoi n’attaque-t-il jamais quand Contador semble moins impérial, quand il fait chaud par exemple ?

C’est son plan, ne jamais prendre de temps à Contador et en perdre dès qu’il peut. C’est très habile et, comme dit toujours Bilou, mon patron : « Tu t’en fous, l’important c’est que le public oublie que Vinokourov a encore le droit de rouler. » Enigmatique mon patron, comme toujours.

Justement, pourquoi avoir fait pendant un quart d’heure le panégyrique d’un tricheur avéré, qui court pour une des pires dictatures au monde en lui souhaitant même de revenir comme directeur sportif ?

Vous connaissez ce poème danois : « Tout le monde a droit à une seconde chance », comme on dit dans le jargon.

C’est du Bjarne Riis ou du Ivan Basso ?

Tour de France : Evans essence

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Après la nouvelle victoire française hier, notre consultant Thierry Bisounours nous a confié en off qu’il en verrait bien un finir dans les trente premiers, voire dans les vingt. Nous avons cru à une vanne, du coup il a répondu à vos questions posées sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

Alberto Contador donne l’impression de savoir qu’il a mis une minute à Schleck sur 8 km à Rotterdam. Est-ce vraiment le cas ?

Ecoutez, je ne suis pas Georges profonde (NDLR : Gorge profonde), mais ce que je peux vous dire, c’est que la stratégie d’Andy ne semble avoir aucune faille. Il n’a pas attaqué Alberto, affaibli sur une arrivée au sommet, mais il n’hésite pas à le faire quand il reste 40 km de descente. Il y a du Jan Ullrich en lui, c’est certain, sauf que c’est une brèle en contre-la-montre, comme on dit dans le jargon.

Mais Contador semble plus faible que d’habitude quand même ?

Aucun doute, après avoir contrôlé le prologue, assuré les pavés et maîtrisé Avoriaz, il s’est reposé avant-hier et promené hier. C’est toujours inquiétant un favori qui fait ce qu’il veut.

Evans qui roule avec une fracture du coude, c’est cocasse ou héroïque ?

Ça me rappelle un autre forçat de la route qui avait gagné une étape avec une fracture de la clavicule. Tout le monde pensait qu’il était dopé, mais c’était un peu facile de dire ça. D’ailleurs, j’ai oublié de prendre de ses nouvelles depuis. Mais vous savez, comme dit toujours Bilou mon patron : « Ce qui handicape le plus Evans c’est son menton, car ça pèse lourd surtout en haut d’un Kohl. » Je ne vois toujours pas ce qu’il veut dire.

A-t-on déjà vu un  Tour aussi incertain ?

Comment ça ? Mais on ne sait jamais à l’avance qui va être positif ou non. Curieuse question que voilà.

Pourquoi Armstrong poursuit-il sa randonnée cyclo ?

Je ne sais pas, peut-être pour avoir assez de pognon avant les prochaines échéances judiciaires. Dans le jargon on appelle ça « rouler pour Landis ». Je plaisante, évidemment.

Est-ce qu’on en a quelque chose à foutre que vous receviez des textos de Marion Clignet ?

Attendez, vous confondez avec mon homonyme, Thierry Adam. Tiens, moi j’en ai un de Stéphane Goubert justement : « Pense à prendre le pain et les andouilles. » Je vais me régaler.

Tour de France : Un Schlek en bois

lance

Armstrong a craqué, notre consultant Thierry Bisounours y voit donc désormais plus clair. Pas vous, puisque vous continuez à lui poser des questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

Pourquoi y voyez-vous plus clair alors que personne n’a attaqué aujourd’hui ?

Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la limace. Croyez le ou non, Armstrong a craqué.

C’est vrai que votre analyse est impressionnante. Et donc, vous savez qui va gagner le Tour alors ?

En tout cas, ce sera pas Armstrong, parole de Normand (NDLR : Thierry Bisounours est Picard). Pour le reste, Contador semble fort, Schleck est impressionnant, Van den Broeck s’accroche, Menchov est bien là. On a même droit à Leipheimer et, bien-sûr, le suceur de roues suce bien les roues, comme on dit dans le jargon.

Le suceur de roues ?

Oui, comme dit Bilou, mon patron, avec un menton pareil, il a pas dû boire que de l’eau. Je vois pas bien ce qu’il veut dire, mais apparemment les médecins le savent.

Les Français s’en sortent plutôt bien. Est-ce un signe encourageant pour le renouveau du vélo ?

Vous avez tout dit. Que puis-je ajouter, que le premier Français est 22e après une seule étape de montagne ?

Mais Armstrong est apparu humain aujourd’hui ?

Oui, Indurain aussi en 1996, Ullrich en 1998 et que dire de Pantani dans sa chambre d’hôtel de Rimini en 2004 ? Après tout, il n’a que 39 ans et avant il ne chutait jamais. Ah, la malchance.

Andy Schleck court-il mal ou très mal ?

Ça dépend si vous prenez Ullrich en comparaison. Disons que Contador avait du retard et tout intérêt à attaquer. Il ne l’a pas fait donc il ne pouvait pas. L’idée de se faire tracter par un coéquipier qui fait le rythme, c’est astucieux. Schleck ne pouvait pas beaucoup plus, autant ne pas essayer. Habile.

Mais il a un plan ?

Oui, probablement essayer de prendre moins de trois minutes dans la gueule sur le chrono. Habile.

L’Edito : Low actually

becken

Les lois du sport sont impénétrables. Quid des veines des cyclistes ?

Le Vestiaire aurait pu plaisanter sur le palmarès de Thomas Voeckler, nouveau champion de France, sa 22e victoire déjà en neuf ans de carrière, dont le tour du Poitou et une étape sur la Grande Boucle. Mais nous aurions alors occulté les cent autres qu’il aurait mérité si Hein Verbruggen et Jean-Marie Leblanc avaient accepté de les valider.

Le Vestiaire aurait aussi pu se gausser du retour en 11″39 de Christine Arron. Mais nous aurions alors occulté qu’elle est toujours la plus grande sprinteuse de l’histoire, mais qu’elle ne le sera jamais vraiment et pas qu’à cause de Piasenta, Ontanon ou Caristan.

Le Vestiaire aurait aussi pu faire une analyse de la branlée de Buenos Aires, en expliquant pourquoi Marc Lièvremont n’est pas l’homme de la situation. Mais nous serions alors obligé de rappeler une fois de plus que Jo Maso non plus, mais que tout le monde s’en fout.

Le Vestiaire aurait pu raconter le Grand Prix de Formule 1, mais nous serions alors obligé de négliger les yeux bouleversés de Franck Lampard, qui comprend que son but ne sera jamais validé. Le Vestiaire aurait même pu se moquer du but d’Higuain, des défenses catastrophiques qui peuplaient ces huitièmes de finale ou analyser le niveau des uns et des autres. Mais nous aurions alors dû faire semblant qu’il y ait eu des matches aujourd’hui et que leur résultat ait eu un sens.

Il n’y a rien à dire. On a autorisé Laurent Brochard à devenir champion du monde à San Sebastian malgré un joli taux d’hématocrite, on vient d’ autoriser onze joueurs et onze joueurs à rentrer chez eux sans être certains d’avoir vraiment été éliminés de la Coupe du monde.

Tour de France, Dopage : Jaune Landis

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« J’ai fait plus de 20.000 kilomètres d’entraînement pour le Tour. J’ai gagné le Tour de Californie, Paris-Nice et le Tour de Georgie. J’ai été contrôlé huit fois pendant le Tour, quatre fois avant cette étape et trois après, dont trois étaient des contrôles sanguins. Aucune personne normale ne prendrait de la testostérone juste pour un jour. Ca ne marche pas comme ça. » Floyd Landis, le 7 août 2006.

« La veille de la 17e étape du Tour de France, j’ai passé la soirée avec des amis et des membres de mon équipe, à préparer l’étape ardue en montagne en buvant deux bières et au moins quatre verres de whisky. » Floyd Landis, le 28 juillet 2006.

« Cela fait environ un an que j’ai des problèmes de thyroïde et j’ai dû prendre des petites quantités d’hormone de thyroïde. Ce sont des doses orales quotidiennes. » Floyd Landis, le 27 juillet 2006.

« Jean-Marie est un patron emblématique du Tour, un monsieur magnifique, très humain. Il dit toujours que le Tour doit être aimé mais, s’il l’est, c’est aussi grâce à lui. » Christian Prudhomme, le 23 juillet 2006.

« C’était très sympa d’entendre l’hymne américain joué en mon honneur. J’ai beaucoup entendu dire que mon retour avait été exceptionnel, mais je laisse les autres juger. Je suis fier de la façon dont mes équipiers ont couru et aussi satisfait de mon travail. J’ai rêvé plusieurs fois de gagner cette course et j’ai été assez chanceux pour y participer plusieurs fois avec Lance, ce qui m’a apporté une expérience précieuse. Par-dessus tout, j’ai appris à me battre pour atteindre l’objectif dans le Tour. Il ne faut pas renoncer. » Floyd Landis, le 23 juillet 2006.

« J’en avais fait mon favori du jour ce matin au départ de l’étape. Il a confirmé qu’il était le meilleur en oubliant la possible fringale dont il a été victime lors de l’étape de La Toussuire. Il a fait un grand numéro de soliste, digne du grand Eddy Merckx. On s’attendait à une explication dans la dernière ascension, mais il a surpris tout le monde en attaquant très tôt et en continuant jusqu’au bout sans jamais faiblir. L’Américain a prouvé qu’il était un très grand coureur, digne d’un vainqueur du Tour de France. » Jean-François Bernard, le 20 juillet 2006.

BONUS

« En confiance et en pleine possession de ses moyens, Cadel Evans a logiquement pris le meilleur sur Alberto Contador. » Jean-François Bernard,  le 21 avril 2010.

« Philippe Gilbert est bien un grand coureur de classiques. » Jean-François Bernard, le 18 avril 2010.

« Fabian Cancellara a écarté toute forme d’incertitude dimanche pour remporter le Tour des Flandres. Il a exploité au mieux ses qualités physiques pour placer ses accélérations au meilleur moment. » Jean-François Bernard, le 4 avril 2010.

L’Edito : Une bonne paire de Robert

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Le Vestiaire s’interroge cette semaine sur d’étranges faits de jeu qui semblent passer sous silence.

Un Grand Chelem et une finale européenne suffisent-ils à passer dix points aux All Blacks ?

Comment le passeport biologique peut-il encore être utilisé alors que les coureurs ont arrêté le dopage et que Valverde est devenu numéro 1 mondial ?

Pourquoi Higuain n’a-t-il pas marqué le but décisif contre Osasuna ? Pourquoi n’a-t-il marqué que trois buts de plus que l’année dernière en Liga alors que c’est la saison de la consécration pour lui ?

Pourquoi Ibrahimovic n’était que remplaçant dans un match décisif du Barça après être sorti à la 50e minute d’un match encore plus décisif ?

Combien de matches Bordeaux a-t-il perdu avec son équipe-type ?

Pourquoi Lisandro a-t-il confondu une victoire contre Montpellier et une victoire en Ligue des Champions alors qu’il a quand même marqué un penalty contre Bordeaux ?

Pourquoi Benzema était-il blessé lors du match le plus important de la saison du Real ?

Cyril Hanouna va-t-il présenter Roland-Garros ?

Comment Nadal peut-il espérer poursuivre sa carrière au delà de ses 25 ans ?

Pourquoi Jérémy Chardy a perdu son sixième 1er tour de la saison à Munich ? Qui est Stéphane Robert ?

La Pro A de basket se termine-t-elle un jour ?

Pourquoi la Pro A de ping-pong ?

Les Bruits de Vestiaire ont-ils fait leur retour uniquement pour booster le nombre de visiteurs uniques ?

Tour de France : In fuck we trust

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C’est dans un hôtel de la capitale haïtienne, pour des vacances bien méritées, que Thierry Bisounours a essayé de répondre à nos questions sur la nouvelle saison cycliste.

Bonjour Thierry, la semaine dernière vous étiez à Paris-Roubaix, cette semaine en Haïti, vous n’arrêtez pas. Etes-vous en mission humanitaire ?

Pas du tout, c’est mon pote Stéphane Goubert, qui y avait passé son voyage de noce, qui m’a conseillé la destination. Il a quand même dû se faire chier le pauvre, il n’y a pas le moindre point de vente d’andouilles. Ou alors je dois pas être un Prince puisque pas de Porc (il se marre, renifle un bon mollard et se racle la gorge). Port-au-Prince quoi !

En voyage de noce, vous en êtes certain ?

C’est quand même mon pote, héhé, ça vous en bouche un con (coin, NDLR). Il m’a même dit qu’il en avait profité pour se taper quelques vahidées (vahinés, NDLR). Ici, j’ai toujours pas croisé de majeures, mais je m’en contente.

Revenons au sujet qui nous intéresse…

Vous voulez savoir si j’ai baisé, c’est ça ? Vous êtes pas croyables les journaleux !!! Nom d’une pipe !

Vous n’êtes pas journaliste ?

En vacances ? Vous rigolez, je me fous les doigts de pieds en épouvantail et je fais l’avion, comme on dit dans le jargon.

D’accord, mais nos lecteurs vont pas être vraiment satisfaits si vous ne parlez pas cyclisme…

Ecoutez, j’ai pas trop suivi. Apparemment, c’est Cancellara la nouvelle vedette. Devenir le meilleur subitement aurait pu poser certains problèmes ethniques (éthiques, NDLR). Mais à 29 ans, il lui reste bien 2-3 ans de carrière et 10-15 ans d’espérance de vie.

C’est pas un peu caricatural ?

Garrickaturalleuh ? (il imite alors brillamment un accent guttural rappelant les heures les plus prospères de sa famille, puis il promet de tout nous faire avouer).

La coup de mou de Contador est une vraie bouffée d’air frais en revanche…

J’arrive pas bien à lire ce que vous avez écrit. « D’air frais ou de sang frais », c’est ça ?

Pardon ?

J’essayais juste de créer le trouble chez vos lecteurs, qui auraient alors imaginé que je n’existais pas et que c’est la même personne qui faisait les questions et les réponses. Comme dans Juteur island que j’ai vu l’autre jour. Je m’en suis mis trois bonnes et la purée était fraîche.

Vous pétez un plomb ou quoi, vous êtes Thierry Bisounours le commentateur naïf voire un peu con des courses cyclistes, pas ce vulgaire obsédé que vous nous peignez ?

Rassurez-moi, con est bien une injure. Et « fils de pute je vais me faire ta mère », comme dit souvent Bilou mon patron à la rédaction des sports. C’est pas son homonyme qui en serait capable.

L’Edito : Du poil au Pat

vivi

Après le suicide de son spécialiste cricket, Le Vestiaire ne pourra plus jamais en parler. Heureusement, il y a encore du rugby.

Thierry Bisounours est inquiet. Après la réforme de l’UCI et l’arrêt définitif du dopage, il craignait de perdre tous ses repères, mais la réalité est plus dure. Après les deux grosses épreuves du printemps, le vélo propre s’avère plus déstabilisant encore que le précédent. Les courses sont certes confisquées, comme avant, par une poignée de costauds, mais cette fois ce ne sont presque jamais les mêmes, sans doute usés par les efforts produits ou l’inverse. La semaine dernière c’était Cancelara, Boonen, Hammond ou Leukemans. Cette semaine, c’est Cancelara, Boonen, Hammond ou Leukemans. Il y a bien sur quelques nouveaux comme Flecha ou Hushovd,  32 ans à peine, le changement est en marche. Pour un peu, Freire aurait gagné la Primavera devant le jeune Boonen.

Fluctuat nec vergétures

Vieira, lui,  ne s’inquiète pas. Il va pouvoir se reposer quelques semaines supplémentaires et avec un ou deux matches dans les pattes, la Corée ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Pat a d’ailleurs raison de penser qu’il peut facilement redevenir le meilleur milieu du monde, tout est possible dans le football actuel. Celui de Malouda star d’une équipe éliminée par l’Inter, celui de vingt Marseillais éliminés par Benfica, mais leader d’un championnat où le favori, après avoir grillé son onzième joker, va tenter de remporter un de ses huit derniers matches pour conserver son titre. L’histoire ne dit pas si la Ligue les organisera sur cinq jours. Celui du Real Madrid, battu de justesse par deux buts d’écart à la surprise générale par le Barcelone d’Ibra sans Ibra. Le banquier de Pellegrini ne remerciera jamais assez Higuain et ses 24 buts dont deux contre Zurich, comme Leonardo, Ronaldinho si décisif depuis son retour. Et si un jour vous croisez Pelous et Ibanez en train de raconter qu’ils ont gagné la Coupe d’Europe de rugby, ne les croyez pas. Ça n’existe pas.

Pendant ce temps-là, Raymond Domenech ne s’inquiète pas. Les médias se contentent de préparer la soupe qu’il se sert lui même. Il la mangera avec le président, dont c’est le plat préféré, faute de dents valides. Faut-il lui mixer la viande ?

L’Edito : Set à la maison

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Dans la phrase « Andy Murray a subi la loi de Mardy Fish », quel mot était tenant du titre à Miami et finaliste en Australie ?

Rarement quarts-de-finale de Ligue des Champions n’auront autant attisé les passions. Et pour cause, les « gros » sont en forme et n’ont aucune pitié. Chelsea a ouvert le bal samedi après-midi en enfilant sept buts à Aston Villa, Marseille a ensuite humilié l’ancien champion de France bordelais, dont les deux meilleurs joueurs se sont malheureusement blessés après le deuxième but olympien. Enfin, hier soir, c’est Madrid qui en a encore planté trois, dont un de Higuain qui vient s’ajouter à ses deux buts contre Zurich en C1. Trois clubs auxquels viennent s’ajouter Nancy, Lorient et Lille, vainqueur de justesse de l’épouvantail montpelliérain. Hélas, les reglements européens pourraient avoir raison de l’ambition de tout ce beau monde car il est désormais impossible de gagner la Coupe aux grandes oreilles sans la jouer. Rageant.

Push the Button

Mickaël Baugé aurait bien aimé entendre les mêmes conneries sur son compte, mais personne ne sait qui il est ni ce qu’il a fait. Il fut un temps où on mesurait amoureusement les cuisses de Florian Rousseau en se moquant amicalement de celles de Felicia Ballanger. C’était une autre époque, celle juste avant l’apparition du dopage, dont Contador a officiellement entériné  la disparition aujourd’hui puisqu’il a des allergies. Des allergies, les PDM n’y avaient pas pensé en 1991.

Et si la Formule 1 intéresse encore quelqu’un, peut-être en parlerons-nous, on attend vos réactions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr.

Tour de France : Adam et crève

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Lorsque l’on a annoncé à notre consultant Thierry Bisounours la mort prématurée d’un cycliste assez moyen, il s’est d’abord mis à pleurer. Puis son téléphone a vibré, « Espèce d’andouille » affiche le texto. Son pote Stéphane Goubert est bien vivant.

Salut Thierry, avez-vous des informations sur le tracé du Tour 2010 ?

Montagne, contre-la-montre, plaine, dopage.

C’est pas un peu facile et convenu comme réponse, en plus Christian Prudhomme dit clairement que tout ça a changé

Désolé, j’avais cru que des «centaines de seringues» et du «matériel de perfusion» avaient été trouvés, ainsi que de la sitagliptine, de la valpromide, du telmisartan et du quinapril, mais comme dit Bilou mon patron « je suis pas médecin ».

Tout ça ne sont que des bruits de journaliste pour l’instant.

Désolé j’avais cru que le Parquet de Paris avait ouvert une enquête. Ca me paraissait être important, mais je suis pas « juriste » comme on dit dans le jargon

De toute façon, vous savez bien que des brebis galeuses peuvent toujours exister mais c’est une minorité. Il y en a assez des amalgames !!!

Je sais, à peine une centaine de coureurs, mais bon ça reste de la « triche » comme on dit dans le jargon.

Que voulez-vous dire ? Alberto Contador est pourtant honoré par le Sénat, L’Equipe se réjouit en Une du duel avec Armstrong. Ça ne peut pas être que de l’hypocrisie ?

Désolé, j’avais cru que l’AFLD avait constaté une favorisation des Astana par l’UCI et qu’ils étaient ciblés par l’enquête en cours. Mais je suis un crétin qui n’y connaît rien comme tout le monde le pense depuis deux ans et en particulier vos lecteurs.

Vous allez finir par nous dire que vous n’êtes pas Thierry Bisounours, c’est bon on connaît le refrain… D’habitude on rigole au moins.

Vous croyez  que ce spectacle répugnant me donne envie de faire des vannes ?

Mais enfin, vous personnage est censé être naïf, un peu stupide et faire des gags récurrents tout en faisant prendre conscience de la réalité.

C’est vous et un peu Thierry Adam qui avez créé ce type. Je ne suis pas celui-là. C’est une masacrade ! (NDLR, mascarade)

Un mot à ajouter pour finir sur Franck Vandenbroucke, le Tour, Prudhomme, Astana, ou le cyclisme en général ?

Merde !

Pardon ?

(Une matière liquide marron coule le long de sa jambe), j’ai une gastro-chronique.

Mais ça n’existe pas !!!? 

Et des cyclistes asthmo-diabétiques ?

L’édito : Le Bousquet de l’avarié

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« Les Français sont sûrs de gagner ? Bah, ils vont perdre. » 3 minutes, 09 secondes et 89 centièmes plus tard, la femme du spécialiste natation par intérim du Vestiaire se voyait proposer un pont d’or.

Ils sont Français, grands, costauds, irrésistibles, 100% polyuréthane et surtout Français. Alain Bernard s’est rappelé qu’il aimait le relais, Frédérick Bousquet qu’il n’aimait pas vraiment Manaudou et son passé de championne. Nelson Monfort, le meilleur journaliste de France Télé, n’a pas manqué de lui rappeler qu’on attend autre chose d’un dernier relais. Peu importe, Grégory Mallet est ravi de la troisième place, Amaury Leveaux se demande comme s’écrit ridicule.

L’EPO de départ

Après dix minutes d’entretien fort peu hypocrite à la louange du Tour 2009, entre Chamou, Prudhomme et Bisounours, la parole est arrivée jusqu’à Laurent Jalabert, qui a cru bon de donner son avis : le parcours, le chrono par équipes judicieusement placé la première semaine, Contador sans rival qui a attaqué deux fois, il s’est emmerdé. Etrange, Le Vestiaire pensait justement qu’il y avait de quoi se réjouir. Thierry Adam a ensuite tenté de penser pour ponctuer d’un « Vivement le Tour 2010 » sous le regard approbateur de Chamoulaud et Bilalian. Il ne manque qu’un ou deux noms pour que ça Kohl une bonne fois pour toutes, Ballester attend toujours. En tout cas, le vainqueur 2009 est bien beau, il a même pris place au Panthéon en musique. Un peu prématuré, Hautacam n’était pas au programme cette année. Qu’en pense Patrick Sinkewitz depuis la lointaine Saxe, le bouquet du vainqueur dans les bras ?

Pisse Cup

Viva Espana, s’écrie d’ailleurs Claude Puel. D’abord, parce qu’il a réussi à vendre 35 millions un joueur qui en vaut le triple. En deux matches, il n’a joué  qu’1h30 pour un but et une passe décisive. Cristiano Ronaldo joue aussi dans le même club, mais on n’a pas encore trouvé son utilité. L’autre raison du bonheur ibérique du prolixe entraîneur lillois, c’est son équipe. Honoré de se produire à Huelva, Lyon a déjoué les pronostics. Besiktas est champion de Turquie en titre, l’OL s’est quand même permis d’ouvrir le score, Porto et ses millions peuvent frémir. Surtout qu’ils seront privés de Lisandro Lopez. Pjanic est déçu, qu’en pensent les 200 spectateurs de Huelva ?

Pendant ce temps-là, l’équipe de France de basket a confirmé que le Centrafrique n’était pas une couverture. L’Autriche, la Belgique, maintenant les Tchèques, le barrage pour l’Euro c’est pas déjà passé ?

Tour de France : Le sang Conta miné

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Stéphane Goubert n’a finalement pas réussi à finir dans les dix premiers. Thierry Bisounours évoque une intoxication alimentaire, mais il n’a pas voulu révéler la nature de l’aliment en cause.

Alors Thierry, ce mont Ventoux à la veille des Champs, une vraie trouvaille ?

Bien sûr, on a assisté à un bouleversement du classement général entre la neuvième et la onzième place. Devant, Schleck, Contador et Armstrong ont tout fait péter. J’en ai encore des sueurs et en général, c’est pas bon signe pour la nuit. (Il sort de sa poche une grosse boule de linge humide d’où sort une épaisse odeur d’urine et d’andouille putréfiée.)

Les performances de Contador en étonnent plus d’un. Et vous ?

Il y en a une en tout cas qui ne se plaint pas. (Il montre le pendentif qu’il porte autour du cou, une photo de la femme de Stéphane Goubert cohabite avec celles de ses enfants.)

Mais pour Contador ?

Je vous vois venir avec vos gros traiteaux, comme on dit dans le jargon. Toujours cette carotte (ndlr, marotte) selon laquelle on ne peut pas être tout le temps devant à fond, en rivalisant avec les performances de dopés avérés. Vous savez, Bilou, mon patron, il dit toujours : « Dopage, pas dopage, tu t’en branles, les gens continuent de regarder. C’est comme toi, plus tu dis de conneries et plus l’audience est forte. » Il a pas tort, regardez les chiffres Médiamétrie. Ai-je été meilleur que d’habitude cette année ?

Non.

Encu..s ! (Il nous jette la boule de linge dessus.)

Di Luca enfin pris…

Il avait réussi à tenir Menchov au Giro, pas étonnant.

Mais Menchov n’est pas dopé, regardez son Tour…

C’est vrai qu’on n’a pas fini de parler de ce problème des coureurs qui s’adaptent mieux aux routes italiennes. Prenez Di Luca, Savoldelli, Garzelli ou Cunego. C’est la faute de l’UCI peut-être ?

Les contrôles sanguins sont-ils efficaces en général et sur le Tour de France en particulier ?

Je ne sais pas, que disait Bernhard Kohl du passeport sanguin ? Le dopage est toujours aussi présent, il faudrait suivre les coureurs 24/24, hors c’est impossible pour des questions de vie privée. Mais vous savez, moi aussi je me dope à ma façon avec mon antipelliculaire contre la chute des cheveux. (Il se passe alors la main dans les cheveux et une perruque grasse lui reste dans les mains, une calvitie blonde naissante apparaît.)

Mais, vous n’êtes pas Thierry Bisounours ?

Vous m’avez piégé !  Non, je ne suis pas Thierry Bisounours, je suis le spécialiste cyclisme du Vestiaire. Mais vous n’êtes pas naïf à ce point-là ?  Sinon, comment aurais-je pu parler du  parcours ridicule dessiné par Christian Prudhomme, de l’hypocrisie permanente autour des performances, de l’écrasante victoire de Contador jusque dans le contre-la-montre, du podium d’Armstrong, du dopage de Di Luca, de l’arnaque Menchov ?

C’était pas bien difficile…

Allez dire ça à Thierry Bisounours.

Tour de France : A l’assaut du Mont Vento

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Thierry Bisounours ne voulait plus s’exprimer jusqu’au départ du Tour. Mais le triomphe de son alter ego Thierry Adam l’oblige à « sortir de son réservoir », comme on ne sait plus trop qui le dit.

Thierry, Christian Prudhomme…

Moi, c’est juste Thierry.

D’accord, mais Christian Prudhomme est-il en train de réussir son pari ?

Etes-vous bien renseigné ? La dernière fois que j’ai parié, c’était en 2001 avec mon pote Stéphane Goubert. J’ai reconnu ma défaite et livré les 70 kilos d’andouilles que je lui devais. « L’affaire est clostro », me semble-t-il, comme on dit dans le jargon.

Sur quoi portait le pari ?

Je pensais que Chavanel gagnerait le Tour dans les six ans.

S’il n’y a aucun contrôle positif sur le Tour cette année, aura-t-on gagné une bataille contre le dopage ?

Il peut toujours y avoir un, deux ou 120 moutons noirs, mais globalement en effet je crois que ça va dans le bon sens. On retrouve le niveau de propreté des années 1990. Je vais vous faire une confidence qui me vient directement de Bilou, mon patron. Vous êtes un peu trop jeune et pas assez étourdi (ndlr, érudit) pour le savoir, mais entre Pollentier en 1979 et l’affaire Festina, il n’y a quasiment pas eu de cas de dopage. C’est un fléau des années 2000.

Prudhomme se réjouit d’un suspense à son paroxysme. Bien malin qui peut donner le nom du vainqueur ?

Contador. Je déconne évidemment.

Oui, Armstrong, Schleck, Sastre, ou Evans sont en embuscade…

En effet, je suis loin d’être con, Contador n’a pas montré grand-chose de plus que les autres depuis le début. D’ailleurs, sa faiblesse en contre-la-montre peut lui poser des soucis, il n’a fait que deuxième du prologue. On peut imaginer qu’il ne pourra pas gagner plus d’une minute par étape d’ici Paris. Les Champs Elysées seront une nouvelle fois décisifs cette année. Il n’est pas rare de voir un coureur reprendre de une à cinq minutes rue de Rivoli. Et là, je déconne ?

Un mot peut-être sur l’étape palpitante du jour ?

Non, il ne s’est rien passé, les Schleck ne valent pas grand chose, il n’y avait que Vélo Mag pour y croire. Rendons quand même hommage au tracé de Christian Prudhomme, qui rend le Tour à peine soporifique. Je déconne, évidemment.

Que pensez-vous de l’humiliation subie par Lance Armstrong ?

Ecoutez, on ne peut être qu’admiratif d’un type qui part en champion insoupçonnable et qui revient à 50 ans toujours dans les dix. Je déconne, évidemment.

Ca restera quand même un Tour en rupture avec toutes les traditions, non ?

Evidemment, le même coureur qui finit devant sur toutes les étapes importantes, une équipe qui écrase tout, un pistard devenu montagnard. C’est du lourd comme dit DJ Abdel (ndlr, Abd Al Malik) et c’est assez inédit. Je déconne, évidemment.

Menchov dans le trou, est-ce suspect ?

Pas du tout, au contraire, ça fait du bien de voir qu’il est difficile d’enchaîner deux grands tours au même niveau. On a trop souvent vu les mêmes drogués réaliser le doublé Giro / Tour.

Vous parlez de Savoldelli, Cunego, Simoni, di Luca, Garzelli, ou Gotti ?

L’édito : Tel est Sébastien

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Israël et la Croatie sont en demi-finale de Coupe Davis, Sochaux marque trois buts en match amical, Voeckler et Fédrigo gagnent des étapes. Ca devait arriver, Alain Casanova a basculé dans le paranormal.

Ca fait deux ou trois fois que Loeb se plante à la campagne, l’autre c’est sur du bitume et c’est fréquent, ces temps-ci. Comme l’autre, il s’appelle Sébastien et ça donne des idées. Loeb a vraiment envie de faire de la F1, même s’il doute d’en avoir vraiment le niveau. L’autre aussi. Il serait temps de choisir. Toro Rosso n’est pas contre, Mark Webber qui chante sur un podium, ça force à réfléchir, et vite. Bourdais, lui, profite à fond de ses derniers instants. Pas question de se refuser quoi que ce soit.

Le doute, c’est aussi le meilleur ami de Loïc Rémy. Le Niçois n’est plus très sûr de vouloir retourner à Lyon, sans doute le climat. Sa ressemblance avec Thierry Henry l’a toujours fait rire, celle avec Sydney Govou l’inquiète un peu plus. Au cas où, Bryan Bergougnoux, les offres de Kazan, Kayserispor, Athènes, Lens et Boulogne sur les genoux, est toujours là pour remonter le moral des anciens espoirs lyonnais.

Tourne le dos Rémy

Le doute profite toujours à l’accusé, même aux magiciens. Condamné à l’avance, Fabulous Fab a encore profité de son sursis avec aplomb. Un drôle de tournoi ATP à 385.000 dollars, une tête de série n°2, Cipolla, Dent puis Mahut : Doha et Dubaï en juillet, c’est surfait. Pas tant que le parcours du Tour 2009 dessiné par Christian Prudhomme. Partir de Monaco, tronquer les contre-la-montre, mieux répartir la montagne, garder du suspense, toute la presse et surtout Thierry Adam jamais assez éveillé, l’a crié à tort et surtout à travers : « Quel beau parcours, grâce lui sera rendue en temps et en heure. »

Pour être original, il l’est, comme nous le soufflait Thierry Bisounours. Un faux prologue, faux contre-la-montre qui ne permet rien si ce n’est de ne laisser qu’un seul autre chrono. Un CLM par équipes qui ne permet rien si n’est à Astana de s’assurer la victoire finale dès la troisième étape. Et trois étapes pyrénéennes qui se sont résumées aux trois derniers kilomètres d’Arcalis et c’est bien parce qu’il a fallu trouver quelque chose d’intéressant. Quelle merveilleuse idée que d’escamoter le Tourmalet. Il n’y avait que 77 coureurs devant à Tarbes, Sastre et compagnie auraient été bien inspirés de se suicider dès l’Aspin. Fignon a failli se couper la pomme d’Adam.

Pendant ce temps-là, Lance Armstrong doute. De lui, de Contador, de Bruyneel ou de rien ?

TdF : La montagne, ça vous GAN

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C’est sur la route de l’auberge Pere Tares que nous avons croisé Thierry Bisounours dans les faubourgs andorrans de Barcelone. Contador était alors encore maillot jaune.

Bonsoir Thierry, vous avez annoncé, dès l’arrivée, la prise de pouvoir d’Alberto Contador et le maillot à pois de Riblon. Pourquoi est-ce si difficile de donner les bons classements en fin d’étape ?

Vous savez, je crois que c’est Bilou, mon patron, qui a la réponse. Il dit toujours : « Thierry, c’est non seulement le plus con, mais en plus c’est le plus nul. » N’y a-t-il pas un fond de vérité là-dedans ? Alea jette ta tête, comme on dit dans le jargon.

Vous avez parlé aujourd’hui d’une coalition espagnole Sastre-Contador pour battre Armstrong, avant de rappeler que Sastre connaît bien Schleck pour envisager une alliance. Etait-ce une blague ?

Non, non, mais j’ai dit aussi que grâce au nouveau maillot Ag2r, le cyclisme allait se moderniser.

En effet. Pensez-vous que les téléspectateurs en ont quelque-chose à branler du surnom de Feillu quand il était gamin, ou de l’amour des pâtes et du vin rouge de Nocentini ?

C’est vous ou moi le journaliste ?

Pas faux. Si on part du principe que le terme « intrinsèquement »  signifie « inhérent, qui appartient à l’objet en lui-même, indépendamment des facteurs extérieurs » : que vient-il faire à l’arrivée de la première étape du Tour dans la phrase : « intrinsèquement, le meilleur grimpeur s’appelle Contador » ?

Ecoutez, j’ai peut-être pas fait Hachopé ou iéna (ndlr, HEC ou l’ENA), mais je peux encore m’enthousiasmer devant une si belle lutte intestine, et me faîtes pas la vanne de la gastro.

Pas de problème, mais plutôt qu’une salve de Contador contre Armstrong, on a eu l’impression que les Astana n’ont fait qu’appliquer une tactique d’équipe en faisant attaquer leur leader désigné dans la montée finale. Qu’en pensez-vous ?

Avec vous, on a l’impression que je ne dis que des conneries, mais chacun voit Thierry à sa porte. Par exemple, mon copain Christian, journaliste à TF1, il me trouve très pertinent.

Possible. Feillu est déjà comparé à Virenque, n’est-ce pas une charge un peu trop forte ?

Il est pas sur secteur quand même ? (Il explose de rire et trois de ses dents volent en éclat. Il s’adresse alors à son pote Stéphane Goubert, qui se fait frire une andouille à quelques pas de là). Tu me la fais saignante !

TdF : Le retour de la kazakh jaune

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Le Tour du renouveau est sans surprise le plus passionnant de ces 20 dernières années. Pas moins de cinq Astanas peuvent le gagner. Thierry Bisounours qui sait que son ami Stéphane Goubert aime les andouilles nous livre ses pronostics.

Bonjour Thierry, on ne va pas tourner autour du pot belge,  un Tour enfin propre ça fait du bien !

J’attends la première question. Car comme dit Bilou mon patron « A par les Astanas et 10-15 brebis galeuses, ça ressemble souvent à du sport » !

Pardon ?

Hi, hi, je plaisante bien sûr. Evidemment que ça fait du bien, de revoir Popovych rouler à 80, Kloden ailleurs qu’en prison, et Contador, Leipheimer et Armstrong  apporter du sang neuf. On espère bien-sûr que Sergio Paulinho finira dans les 10.

Le contre-la-montre par équipe, c’est dans l’ADN de la grande boucle, son retour était indispensable, non ?

Bien sûr, plus aucune équipe n’avait tuer le Tour dès la troisième étape depuis Discovery Channel. On a failli avoir du suspense.

La présence d’Astana salit-elle le Tour ?

Non, dans la mesure où ils sont là « c’est qu’ils sont clim » comme on dit dans le jargon. On en avait marre de découvrir les tricheurs pendant la course. Là on est sûr que si positif il y a ce sera un exemplaire du magazine.

L’exploit de Thomas Voeckler fait du bien…

Moi ça va, en fait c’était pas une vraie gastro.

Que peut-on attendre de la montagne ?

Elle a pas vraiment bougé depuis plusieurs siècles , c’est une belle question piège. Si je dis une souris j’ai bon ?

Vous semblez un désabusé Thierry, mais quel Tour quand même !

Ben le Tour de mon cul connard ! Et ça c’est pas dans le jargon.

L’édito : La patte éthique

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Numéro 1 mondial ne veut plus rien dire. Riner l’est quand il veut, Murray a failli y prétendre, Jalabert l’a été et Monshipour ne l’est plus depuis longtemps. Le passeport biologique, ça passe à la douane ?

Roger Federer est un incorrigible intouchable. Après avoir laissé moins de balles à Lee qu’à un ramasseur, après avoir retiré son épaule des gros doigts de Garcia Lopez à la poignée de mains, après avoir sous-estimé le piège Kohlshreiber en quatre sets, après avoir vengé Nadal en trois sets pour la deuxième fois en un mois, après n’avoir autorisé qu’un tie-break à Karlovic, après avoir effacé l’as des Haas, il a remporté sa plus mauvaise finale de Grand Chelem. Pour que le maître perde son service deux fois quand il ne faut pas, il faut deux choses : qu’il ne soit pas bon et que l’autre sorte le match de sa vie.

Son costume de Stifler a encore failli faire mouche, deux jours après avoir envoyé Pause Caca chez les dames. Gros services, grosses frappes, gros mental, il a entretenu la faiblesse du maître pendant quatre sets, mais il n’en a gagné que deux. Deux balles de break dans la dernière manche, évidemment sauvées, une seule balle de break convertie, évidemment, c’est une balle de match, le maître reste le maître. 15 tournois du Grand Chelem, ça fait marrer le magicien, qui approche les 70, on ne parle pas de son âge. Lui a-t-on déjà expliqué que l’important n’est pas toujours de participer ?

Tous nos Voet

L’autre grand champion du week-end, c’est Mayhar Monshipour. En montant sur le ring, le Don King français a trouvé la parade à toute suspicion de combat truqué. En revanche, il n’a trouvé aucune parade aux coups de Moreno, qui lui a poliment souhaité un bon 50e anniversaire.

Et un bon 96e Tour du renouveau. Chavanel, Contador, Drucker, Godard, ils sont tous là, ils sont tous là pour porter les bidons, Thierry Bisounours est sur le coup. Quatre Astana dans le top 10. Il y a du monde sur la route et la caravane n’a jamais été aussi chargée : la distribution peut commencer.

Pendant ce temps-là, il y avait aussi du golf et la France a remporté la Coupe des Nations. Escalettes pense à prolonger Domenech.