Ligue des Champions, Arsenal-Barcelone : La légende d’Arsène Rupin

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35% de possession, 6 tirs, le jeu léché du Barça anglais fait toujours des miracles. Bergkamp se disait bien que la gloire allait finir par arriver. Et si Vieira, Henry et Pires n’avaient jamais existé ?

Le profil Wikipedia d’Arsène Wenger est formel : « considéré comme l’un des grands entraîneurs de son temps ».  On trouve bien tout et n’importe quoi  sur Internet, Arsène en est persuadé lui qui a tout fait pour prouver le contraire.

Bouffé par la modestie et un brin d’antipathie, son amour des livres le conduira à tous les sacrifices. Capable de dîner avec Charles Villeneuve, directeur des sports de TF1, rue François 1er un jour, puis de pointer le bout de son minois désinteressé à Angers pour les 90 ans d’un club dont il ignore probablement l’existence, le lendemain. Toujours avec Villeneuve, ancien président du PSG, bien sûr.

Mais il ne faut pas s’arrêter à de vulgaires détails matériels, car Arsène a su rester simple et accessible, se prêtant gentiment à toutes les interviews : « La presse locale ? Non, plus tard ». Plus tard signifie jamais, sauf pour Charlie et ses quelques sucreries angevines, blondes ou brunes  aucune importance, Arsène est à l’aise sous tous les domes sauf celui de l’Emirates apparemment.

Ian Wright or wrong

Mais Wenger, ce n’est pas qu’un bandit manchot programmé pour gagner à chaque coup, c’est aussi un manager à l’anglaise qui sait perdre. Une grosse liasse de papier de marque sterling et les pleins pouvoirs suffiront largement à Mister Pound, surnommé au hasard « consultant de luxe ». 14 ans à glaner tous les titres possibles ça classe un homme : 3 fois champion d’Angleterre, 3 fois champion d’Angleterre et surtout 3 fois champion d’Angleterre.
Un homme mais aussi un formateur de talent. Capable de monter avec juste un canif et 150 millions d’euros de remarquables équipes de jeunes pour gagner la Champion’s League. Ça prend du temps, alors pourquoi ne pas le prendre.

Un entraîneur peut aussi se juger sur sa capacité à inverser le cours des grands matches. Mais les finales sont-elles des grands matches ? Il se posera la question pendant 120 minutes face à Galatasaray en 2000, et pendant 75 minutes face à Barcelone six ans plus tard.  Un but en deux finales, l’aboutissement du jeu offensif prôné par le trader d’Highbury qui n’hésite pas à mettre le paquet sur de stars mondiales.

Wreh ou faux

Pour 13 millions Andreï Archavine, Ballon d’Or après l’Euro 2008 ou plutôt avant les demies, et pour 3,5 millions Robin Van Persie, 7 buts en 26 matches de C1. Son chouchou reste Fabregas, ça coûte rien à former et ça peut t’emmener à Madrid plusieurs fois par an. Il a déjà remplacé Shuster, Ramos, Queiroz, Capello, Del Bosque et pourquoi pas Pellegrini. La rançon du talent sans doute.

Peut-être aussi la consécration de l’obstination du gentleman cambrioleur à lancer ou relancer des joueurs perdus pour le haut niveau. Ljunberg, Adebayor, Gilberto Silva, Rosicky et Nasri lui disent merci. Mais de quoi ? Cette année, comme en 97, 98, 99, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, il y croit plus que jamais. Après tout, Ferguson n’a obtenu que 13 titres en 17 ans.

L’Edito : Set à la maison

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Dans la phrase « Andy Murray a subi la loi de Mardy Fish », quel mot était tenant du titre à Miami et finaliste en Australie ?

Rarement quarts-de-finale de Ligue des Champions n’auront autant attisé les passions. Et pour cause, les « gros » sont en forme et n’ont aucune pitié. Chelsea a ouvert le bal samedi après-midi en enfilant sept buts à Aston Villa, Marseille a ensuite humilié l’ancien champion de France bordelais, dont les deux meilleurs joueurs se sont malheureusement blessés après le deuxième but olympien. Enfin, hier soir, c’est Madrid qui en a encore planté trois, dont un de Higuain qui vient s’ajouter à ses deux buts contre Zurich en C1. Trois clubs auxquels viennent s’ajouter Nancy, Lorient et Lille, vainqueur de justesse de l’épouvantail montpelliérain. Hélas, les reglements européens pourraient avoir raison de l’ambition de tout ce beau monde car il est désormais impossible de gagner la Coupe aux grandes oreilles sans la jouer. Rageant.

Push the Button

Mickaël Baugé aurait bien aimé entendre les mêmes conneries sur son compte, mais personne ne sait qui il est ni ce qu’il a fait. Il fut un temps où on mesurait amoureusement les cuisses de Florian Rousseau en se moquant amicalement de celles de Felicia Ballanger. C’était une autre époque, celle juste avant l’apparition du dopage, dont Contador a officiellement entériné  la disparition aujourd’hui puisqu’il a des allergies. Des allergies, les PDM n’y avaient pas pensé en 1991.

Et si la Formule 1 intéresse encore quelqu’un, peut-être en parlerons-nous, on attend vos réactions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr.

L’Edito : La poupée Beaudou

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Le foot, c’est simple comme marquer un penalty à la 91e minute quand on a coûté 46 millions d’euros plus Eto’o.

Simple, comme perdre contre un huitième de finaliste UEFA quand on est quart de finaliste de Ligue des Champions. Simple, comme un ancien favori pour le titre de Ligue 1 qui tirerait quatre fois au but contre vingt fois pour son adversaire en crise avant d’affronter Manchester. Simple, comme marquer vingt buts en Liga sur les 74 de son équipe quand on n’a pas été capable d’en mettre un au Milan AC, à Marseille ou même à Lyon.

Sébastien Cabale

Le rugby, c’est simple comme une dream team du nord qui écraserait 12-10 le Quinze de la rose fanée. Simple, comme un commentateur qui parlerait de 89, de plaquage cathédrale ou d’arrêt buffet pour mieux faire découvrir son sport. Simple, comme demander à Chabal ce que représente pour lui un Grand Chelem, mais il n’avait pas accès à ses comptes. Et puis gagner dans un stade baptisé SDF, ça lui a peut-être foutu le moral en l’air.

Ivan pas terrible

Le tennis, c’est simple comme remporter son premier Masters 1000 à 31 ans à peine. Le sport, c’est simple comme des Français qui brillent en biathlon, mais dont ni Le Vestiaire ni personne ne parle car les JO sont dans quatre ans. Simple, comme un Brian Joubert revanchard aux Mondiaux et comme un Manny Pacquaio qui aurait pu arrêter la boxe, mais la boxe avait déjà arrêté.

Par contre, le vélo, c’est pas si simple. Les médecins de Valverde l’avaient bien compris, mais la lutte antidopage l’est encore moins.

LdC : France-Inter, la différence

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N’allez surout pas croire ce que dit  Le Vestiaire depuis septembre à propos d’un nivellement par le bas.

Car c’est évidemment le niveau de la Ligue 1 qui a grimpé, sinon comment expliquer la présence d’un club portuguais lisboète en quart-de-finale de la Coupe UEFA, ou même celle de Fulham ? Pour la Ligue des Champions, en revanche, tout est différent puisque Chelsea, Juventus, Milan, Liverpool, Madrid ont été éliminés à leur juste valeur, offrant à Lyon et Moscou un boulevard. Anecdotique.

Ce qui l’est moins, c’est la domination de Bordeaux sur le foot européen. Sept victoires en huit matches et le petit match nul de rodage, quels que soient les adversaires avec trois buts encaissés. Notre spécialiste vous expliquera bientôt comment l’aimable technicien cévenol est parvenu en finale, le niveau des autres équipes n’y est pour rien ou pas grand chose, la tronche déformée de Bilic non plus, la preuve.

Bayern Munich

Si le Bayern en est là, c’est que quelque chose a changé depuis que la Juve avait fini sur ses talons en poule. Evidemment, sortir le dixième du Calcio, malgré Ribery et Robben, ça tient un petit peu de l’exploit, même en prenant quatre buts.

Manchester United

L’autre favori fait peur. Enfiler sept buts au deuxième du championnat d’Italie est un bon argument. En encaisser neuf par des adversaires aussi solides que Wolfsburg, Moscou et Besiktas en est un autre.

Arsenal

Le Barça anglais affronte son homologue. D’accord, c’est un peu hâtif de dire ça au regard de sa poule. D’accord, ils n’ont encaissés que huit buts en huit matches dont une petite partie dans cette même poule. D’accord, Porto a gagné le huitième aller. D’accord, ils en ont quand même mis cinq au retour. D’accord, c’est Porto.

Barcelone

Cette année le Barça a ajouté la constance à l’efficacité. On ne bat pas le Rubin Kazan en poule. On ne perd pas contre l’Inter. On ne prend pas plus d’un but et on ne perd pas contre le neuvième du championnat d’Allemagne. On joue qu’avec Messi et on prie pour que Pedro soit parfois meilleur qu’Henry.

Inter

La surprise du chef, le chef s’appelle Ancelotti. L’inter est le vrai favori du tournoi. Avec ses sept buts encaissés dont quelques uns contre Kazan et Kiev, l’Inter fait mieux qu’Arsenal et Manchester. L’Inter est aussi leader du Calcio dont les principaux représentants coulent des jours heureux dans le Calcio.

Lyon et Moscou

Comme en Coupe de France les petits poucets ont une chance. Mais là, c’est la Ligue des Champions, sauf pour Lyon.

L’Edito : Un Trinh d’enfer

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Thierry Henry a transfiguré le Barça, qui a infligé une correction à Valence pour préparer Stuttgart. Les matches amicaux sont là pour ça, sinon Hanescu n’aurait pas pris un set à Federer.

Alain Penaud a encore des doutes. Il a tort, la Roumanie a été balayée hier par l’Italie en match amical. De bon augure pour  les Bleus à l’approche du Mondial. Le match piège a été évité de justesse, Alain Penaud, toujours lui, appelle ça de la modestie mal placée, l’art de l’euphémisme.

Laurent Blanc préfère parler d’un point qui fait plaisir pris à Monaco, personne n’est choqué. Ça permet au moins à Lyon, Marseille, Montpellier et Auxerre d’être contents de leur résultat eux aussi. Et puis qui a dit que l’équipe-type de Bordeaux était toujours invaincue ? Sané, Cavé, Bellion, Jussiê, Gourcuff ont vérifié, ils ont tous perdu un match. L’Olympiakos aussi apparemment.

La quête du  Greul

Higuain, inspiré ce week-end, l’était encore plus en début de semaine dernière : « C’est sans aucun doute un match vital pour nous. Encore plus quand on sait que la finale se jouera sur notre terrain. Mais nous avons l’équipe qu’il faut pour remonter. Nous sommes dans une bonne période, après une remontée en Liga contre une grosse équipe. » Du coup, est-ce un euphémisme de dire que le Calcio, la Liga et la L1 sont des championnats de merde ? Arsène Wenger et Alex Ferguson ont demandé leur visa mais pas de panique, ils y évolueront plus vite qu’ils ne le croient.

Et cela, même si 100% foot existe encore, ce qui rend nostalgique l’équipe du Vestiaire, qui regrette subitement Thierry Clopeau et son France 2 Foot, voire Christophe Pacaud et son Direct Sport. Direct 8, qui a aussi eu l’idée de diffuser les mondiaux d’athlé en salle. Rassurez-vous, Le Vestiaire avait évidemment annoncé en 2008 déjà, sans jamais en douter depuis,  l’eclosion de Tamgho à ce niveau. Mais alors que signifie la phrase « Il ne sera jamais en or dans un championnat planétaire ? » Camara se demande si indoor ça veut dire planétaire.

Pour l’annonce de la saison de merde de Monfils qui perdrait contre tout ce que l’ATP compte de tocards, en revanche c’était une erreur : Simon Greul a aussi battu Gasquet au premier tour.

Comme face à Villareal, Valladolid et compagnie, Higuain est inarrêtable : « J’ai eu l’occasion de vivre de grandes soirées ici mais pas encore en Ligue des champions c’est vrai. J’espère que ce sera la première d’une longue série. » C’était mardi dernier.

Domenech show, les interdits :
Ciani paye à boire

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Sans l’effet Deschamps, Ben Arfa regretterait de ne pas avoir aussi signé en Grèce pour disputer le Mondial.Voici le premier épisode interdit du Domenech Show

Après une fin de saison dernière en apothéose, le suspense a fait long feu. Le Domenech Show est terminé, mais Le Vestiaire s’est procuré la saison pirate. Des épisodes indiffusables, sans aucune morale, où toutes les saloperies sont permises. Le premier épisode donne le ton : un joueur d’Everton sélectionné à la place d’un autre du Panathinaikos. Les deux sont pourtant interdits de tournage depuis trois ans. Finalement, le Grec est rappelé à la place du premier. Les deux ont évidemment joué la Ligue Europa dans la semaine, Pierre-Alain Frau et surtout David N’Gog auraient de bonnes raisons d’être jaloux.

Mais Saha buteur de l’équipe de France à trois mois de la Coupe du monde, est-ce si illogique ? Les médias ont à peine relevé qu’il n’avait plus été appelé depuis 2006. En revanche, ils ont à peine pas relevé que dans « être en forme à Everton », il y a Everton. Ça a pu échapper aussi à Gignac et Benzema, qui sait. Pour fêter son sélectionné, Everton en a pris trois au Sporting Lisbonne le soir même. La présence de Saha se remarque parfois moins que l’absence de Distin, chacun son tour. Certes, ce n’était que de la League Europa mais l’autre Saha a jugé utile de marquer deux buts à la Roma avec le Panathinaikos. Peut-on mériter davantage sa sélection que Saha et n’avoir pourtant pas le niveau international ?

Summer in the City

Cheyrou serait tenté de répondre oui. Non pas qu’il n’ait pas gagné de titre de champion de France, quoique. Non pas qu’il n’ait pas atteint une seule fois les huitièmes de finale de Ligue des Champions en 25 tentatives, quoique. Au cas où, son frère Bruno peut témoigner en sa faveur, on peut aussi avoir Skype à Famagouste. Ben Arfa est bien loin de ses considérations, il a réussi un bon mois avec l’OM et il retrouve la sélection. « Il a du talent, c’est logique. » Meriem aimerait connaître le vrai sens du mot talent.

La démocratisation est en route. Rami, Ciani : Raymond veut faire jouer des gens proches du peuple. Heureusement, Abidal n’a aucun souci à se faire : Ciani ne fait pas de conneries et il marque, Rami fait aussi des conneries mais il marque. Ca sonne mieux que il marque mais il fait des conneries, même si Roy Contout lui doit tout. C’est bête, si Menes avait réclamé Debuchy une semaine plus tôt, il l’aurait eu.

Tremoulinas n’est pas dans la liste. Logique, Evra vient de sortir un gros match à Milan en adressant une superbe passe décisive à Ronnie. Tremou paye son jeune âge et son plus gros défaut : les passes décisives qu’il fait sont pour ses partenaires, ça fait sept en championnat. Sagna se demande toujours ce que c’est. Vieira , lui, est devenu officiellement adjoint, mais un adjoint ça joue pas sinon Boghossian aurait dû avoir sa chance depuis longtemps.

Fabien Lévêque aurait pu avoir sa chance. Même Chamoulaud, qui a bien tenté de savoir à son tour si cette daube d’Henry jouerait au Mondial, mais Domenech ne lui a pas délivré non plus son diplôme de journaliste. Stade 2, Canal, après Biétry et Luis Fernandez, Domenech se démocratise et accueille même une équipe de Stade 2 pour pouvoir la virer avant une réunion avec Boghossian. Il a changé : « Il y avait beaucoup de si dans votre question. »

L’amour a ses Raymond que Raymond ignore

« Hatem a du talent, il a des possibilités de faire partie de cette équipe, il est sur la liste, cela me paraît tout à fait logique. » Ben Arfa ?

« J’en ai discuté avec lui, il n’avait fait que deux matches entiers, il estimait que ce n’était pas suffisant, moi aussi. Il faut qu’il répète des matches et cela ne servait à rien de le jeter en pâture dans un match alors que lui-même estime qu’il n’est pas prêt. Mais il reste deux mois, à lui d’enchaîner les matches sans souci pour montrer qu’il a retrouvé son vrai niveau. » Thierry Henry ou Franck Ribery ?

« Apparemment, je dois en savoir un peu plus. Il est blessé mais je ne suis pas médecin, ni le Real Madrid. Je l’ai eu et je sais où il en est et qu’il n’est pas prêt pour ce match. » Christian Karembeu, Claude Makélélé, Lassana Diarra ou Gonzalo Higuain ?

« Je ne prends pas un joueur pour une bonne prestation dans la saison. C’est une répétition de bons matches qui permet de juger un joueur. Comme je ne condamne personne sur un match, je ne prends jamais un joueur sur un seul match. Il  joue le haut niveau, en Ligue des champions, il a montré des qualités. » William Gallas, Sebastien Frey ou Marc Planus ?

« Oui, on l’a suivi, il fait partie des possibilités, mais encore une fois il y a des postes où il y a plus de monde que d’autres. Il était en concurrence avec Louis Saha qui est aussi performant en ce moment. Il fallait faire un choix. (Il)  a le potentiel, c’est un problème de concurrence, je ne peux pas prendre 14 avant-centres. » Anelka, Henry, Benzema, Gignac, Savidan, Briand, Rémy ou Cissé ?

« Il fait partie de ceux qu’on suit depuis longtemps. Il a déjà été avec nous. Il joue la Coupe d’Europe et est performant avec son club. Il est toujours là. » Desailly, Landreau, Mexès, Sinama Pongolle ou Mavuba ?

« D’autres joueurs peuvent se révéler. Il peut y avoir des blessés. On a fait le tour des joueurs français, on ne va pas en découvrir 60, mais dire que ce sera exactement ces 28 ou 30 joueurs, je ne sais pas. Il reste encore deux mois de compétition. » Battles, Bréchet, N’Zogbia, Aliadière ou Meriem ?

« Je ne suis pas sûr qu’il soit encore à 100% de ses moyens mais je suis content de le revoir. Qu’il revienne au plus haut niveau mais pas tout de suite, qu’il attende encore un mois, ça m’ira très bien. » Gourcuff ?

« Cela reste une option, une possibilité. A gauche, dans l’axe, à droite, il fait partie de ces joueurs qui peuvent évoluer partout. C’est bien dans une grande compétition d’avoir une variété de choix. » Thuram ?

« Le 3  ne passe pas encore devant le 2. Cela se joue à un museau près en faveur du 2 (rires). » Boghossian ou Martini ?

Pascal Praud, la crucifixion du coq empâté

C’était le 25 août 2007, Le Vestiaire condamnait Pascal Praud à un avenir jauni, loin de l’argent qui corrompt dans les couloirs du quai du Point du Jour. Kita reconnaître ses erreurs, il avait tort.

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Il nous manquait presque. Pascal Praud, jadis figure emblématique des terrains de Champion’s League, souffre-douleur de Roland et Larqué lors des France-Azerbaïdjan, a retrouvé du boulot, au sein de son club de coeur, le FCNA. Il sera journaliste.

Il l’attendait, sa bouée de sauvetage. Placardé à LCI, membre récurrent d’On refait le match, Pascal Praud ne fait plus vraiment partie du PAF. Alors, un rôle en pleine lumière, il n’a pas traîné pour le saisir. Waldemar Kita, le tout frais acheteur franco-polonais du FCNA, lui a tendu la main : « Il a un savoir-faire du bien communiquer. Il aura donc la charge de ce secteur. Pour moi, Pascal sera un guide important. En revanche, dans le domaine sportif, il n’est pas censé avoir voix au chapitre. » Kita a dû écouter les analyses « praudiennes » de supporter chauvin des Canaris qu’il a toujours été. Ainsi déclarait-il en octobre 2006 sur son blog : « Le club est lanterne rouge du championnat ! L’équipe d’Henri Michel, de Maxime Bossis, de Jean-Claude Suaudeau (qui ne manquait jamais de le bâcher, Ndlr) et de tant d’autres ! Ils assassinent notre jeunesse ! Ces ersatz de joueurs, ces faux dirigeants. Les imposteurs ! » Pascal Praud parlant d’imposture, c’est Vincent Hardy qui doit se retourner dans sa tombe.

Du travail de Praud

Quoi qu’il en soit, l’objectivité légendaire de Praud, sa connaissance fine des sujets l’ont conduit… à la com’ du FC Nantes, chargé de la bonne image du club. Lui qui a toujours rêvé de comprendre quelque chose au football nantais pénètre la Jonelière par une porte dérobée. Gravelaine, pour sa pige d’un mois avec Dayan, a pris 115.000 euros. La porte de derrière est un alcôve pour dames.

D’ailleurs, lors du Nantes-Brest d’hier soir, comme de Nantes-Clermont, Pascal a pris place dans la fameuse tribune présidentielle. Une fois la mi-temps venue, il a sauté d’un pas svelte la barrière entre la tribune officielle et celle de presse, située juste au-dessus. Histoire d’aller saluer ses anciens compagnons de la presse provinciale, qui le détestent en grande majorité, ce qui n’empêche pas les sourires et les blagues bien senties autour de la tireuse à bière.

Un costume gris, une longue crinière poivre et sel, Pascal Praud est de retour et n’a plus peur de rien. Il est loin le temps où le pauvre Pascal se faisait casser la gueule par Tapie en pleine rue Marbeuf dans le VIIIe (deux jours d’ITT, bien sûr).

Il affiche même comme un oriflamme ce petit air supérieur qu’il n’avait jamais pu arborer à cause des moqueries sur son cheveu sur la langue, traînées depuis ses années de collège à Saint-Stan’. Le retour du lustre d’antan du FCNA ne fait aucun doute. Enfin, si, il subsiste un souci : le nouveau publicitaire du club huit fois champion de France, ce Nantais de souche n’en à rien à branler de sa ville. « Tous les liens qui me rattachaient à la ville se sont distendus. Seule la nostalgie me ramène sur les bords de Loire. J’aime Paris et Nantes ne me manque plus. » Sa prose est aussi vendeuse que les articles de son blog, truffés de fautes. Toujours aussi Praud, ce Pascal.

Comment a-t-on fait pour en arriver là ? C’était le 2 juin 2009, Requiem for a crime.

Elie Baup a longtemps cru que Bekamenga réussirait un contrôle. En lisant le classement chaque matin, il n’a jamais vraiment fait attention au fait que Grenoble était devant au classement. Il a réalisé trop tard, le jour où Da Rocha était désigné meilleur joueur du siècle par les supporters. Ont-ils oublié la première mi-temps de Nantes-PSG 2001 ?

23e journée, Nantes-Paris (1-4) : La puissance offensive du grand Paris n’a pas d’équivalent. Hoarau n’est pas là, mais Sessegnon est trop décisif, Giuly trop jeune et Luyindula trop international. Nantes plie mais ne cède que quatre fois. Makélélé trouve que N’Daw rame. Une défaite encourageante. Prometteur.

24e journée, Valenciennes-Nantes (1-1) : Après une demi-saison difficile, le grand Valenciennes est de retour. Kombouaré s’est souvenu que PSG-Real ne s’était pas déroulé dans son garage étant gamin, il convainc Schmitz qu’un défenseur peut marquer même contre Nantes. Mais Klasnic marque un but d’avant-centre, c’est donc arrivé. Un nul interessant. Prometteur.

25e journée, Nantes-Caen (1-1) : Deroin n’est pas pour rien le meilleur joueur du championnat. Avec l’aide de Savidan, futur meilleur buteur du Mondial 2010, le grand Caen fait souffrir Nantes. Heureusement, Bekamenga rôde. Un nul interessant. Prometteur.

26e journée, Nantes-Grenoble (1-1) : Match au sommet à la Beaujoire. Sous les yeux de quelques émissaires de Ligue 2 qui le découvrent, Klasnic trouve l’ouverture, c’est donc arrivé. Malheureusement, les coups de butoir du redoutable avant-centre Sandy Paillot, permettent à Grenoble, et son attaque qui titille Gignac au classement des buteurs, d’arracher un point. Les grandes équipes ne meurent jamais. Un nul intéressant. Prometteur.

27e journée, Saint-Etienne-Nantes (2-1) : Face à un habitué des coupes d’Europe, Nantes se préserve pour le match retour. 2-1, ça laisse une chance. Une défaite encourageante. Prometteur.

28e journée, Nantes-Lorient (1-1) : Le grand Lorient n’est pas surnommé pour rien le Barça français. Faute de rivaliser, Nantes est réaliste et Alonzo préserve le 1-1 en stoppant un penalty. Un nul intéressant. Prometteur.

29e journée, Marseille-Nantes (2-0) : Le grand Nantes est de retour en tenant en échec Marseille à la mi-temps (0-0). Mais la défense craque en quatre minutes face au duo Civelli-Brandao qui doit bien réussir parfois des contrôles . Hors coups de pied arrêtés, les Nantais n’ont concédé que 10 occasions. Une défaite encourageante. Prometteur.

30e journée, Nantes-Lille (0-2) : Le grand Lille, emmené par Bastos qui commence son passage à vide, n’ouvre le score qu’à la 45e minute. La malchance s’en mêle : c’est Pierre qui se retrouve devant Hazard en pleine surface. Ca n’arrivera pas à chaque fois, son collègue Poulard a retenu la leçon. Une défaite encourageante. Prometteur.

31e journée, Toulouse-Nantes (1-0) : Nantes domine outrageusement le match et se procure pas moins de 2 occasions. Malheureusement, le grand Toulouse peut compter sur Gignac. Une défaite encourageante. Prometteur.

32e journée , Nantes-Nice (2-0) : Nantes retrouve son jeu. Bekamenga et Bagayoko marquent déjà leur quatrième but de la saison. Gignac n’est plus très loin. Quoi qu’il en soit, le grand Nice et Bamogo sont vaincus. Une victoire de prestige. Prometteur.

33e journée, Nancy-Nantes (2-0) : Que faire face au grand Nancy 28ème attaque du championnat ? Inspirés par Correa, les Nancéens sont irrésistibles. Nantes n’a rien à se reprocher face au 4e de la saison passée. Une défaite encourageante. Prometteur.

34e journée, Nantes-Le Havre (1-2) : En ouvrant le score, Nantes pensait bien tenir son exploit. Mais le grand Le Havre égalise par Diallo. Les supporters savaient que l’ancien Nantais finirait par jouer les premiers rôles. Puis Marange se défait de six joueurs et pétrifie la Beaujoire. Petit Diego pour les uns, nouveau Messi pour les autres. Le talent des grands joueurs, le froid réalisme des gros. Il reste quatre journées, la 17e place est à portée. Une défaite encourageante. Prometteur.

35e journée, Lyon-Nantes (3-0) : Le cauchemar. Face au petit Poucet du championnat qui reste sur 4 matchs sans victoire et une défaite devant l’ogre valenciennois, les Nantais ne sont pas concentrés. Complexe de supériorité ou pression du favori ? Personne ne le saura, Pascal Praud prépare un cantique pour l’oraison. Une défaite encourageante. Prometteur.

36e journée, Nantes-Rennes (1-1) : Face au grand Rennes gonflé à bloc, à seulement 14 points du titre, Nantes fait plus que jeu égal. Bagayoko ouvre le score, mais Sow égalise. La malchance s’en mêle, Poulard se retrouve au marquage en pleine surface. Un nul intéressant. Prometteur.

37e journée, Sochaux-Nantes (2-1) : Le grand Sochaux, sauvé à la 38ème journée était imbattable. Efficace, rapide, le jeu léché des Doubistes leur donnent deux buts d’avance. Nantes réagi en champion mais Capoue ne peut égaliser. Il suffira de battre Auxerre de 20 buts. Prometteur.

Hélas, Auxerre, même privé de Cocard, Diomède et Marlet, sa recrue du Red Star, résistera jusqu’à la dernière seconde. Orgueilleux, Bagayoko donne la victoire à Nantes pendant que les supporters démontent le stade. Et dire qu’au soir de la deuxième journée, Nantes était sauvé, confortablement installé à la 17ème place. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

Aux dernières nouvelles, Pascal n’aurait pas eu d’enfant supplémentaire cette semaine, Thierry Roland peut reprendre son souffle.

L’Edito : Un Boyon et des abbats

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Les JO de biathlon sont terminés. On attend avec impatience les JO de ski alpin.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Quand il s’agit de Grégory Coupet, c’est que le mal est déjà fait depuis longtemps. On ne sait pas ce que va devenir le PSG, Kombouaré a « quand même vu un très bon match ». Le pire est à venir, Makélélé a annoncé sa retraite pour juin.

Quand il s’agit de Roy Contout qui joue en face, c’est un autre problème mais c’est sûr, ça va venir pour le grand Lille et son grand Rami. Claude Puel, lui, revient dans la course au titre et ça le rend tout Blanc : « On pourrait même dépasser les Bordelais s’ils continuent à ne pas jouer. »

Masnada, nada mas

Un seul être vous manque : quand on n’a pas de Grange, on reste sur la paille. Julien Lizeroux commence à réaliser, le manteau France Télévisions de Deneriaz est trop grand pour lui, le sport de haut niveau est cruel et les podiums en Coupe du monde n’ont jamais amusé ni Chenal, ni Crétier. Et d’ailleurs, pourquoi c’est toujours Bruno Mingeon qui parle du bob à quatre ?

Domenech à Stade 2, Roch Voisine et Thierry Adam au hockey, Boyon restera donc à jamais incompris. Combien de temps devra-t-il rester à l’antenne avec une moumoute sur la langue et une prognatie proéminente ? Il faut être le meilleur et pouvoir apprendre à Godard qui a fait quoi aux Europe junior 1976. Boyon fait encore mieux, il reconnaît tout le monde encore aujourd’hui sans même lire les dossiers de presse et regarder Eurosport.

Comment être certain qu’on est une femme quand les rapports de séduction se limitent à minuit-quatre heures pendant les épreuves de luge ? Il faut oser filer son casque à Xavier Delerue, il n’y aura pas d’augmentation pour autant mais rien de personnel, c’est juste physique. Guilbaut Colas, lui, n’avait pas trop envie de s’arrêter.

Sinon, Chambéry a autant les boules que Boul, il y a forcément un rapport.

Ligue des Champions, Olympiakos-Bordeaux : Le Pirée à venir

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Jean-Louis Triaud, le 18 décembre, après le tirage des 8es de finale : « Il ne sert à rien de fanfaronner à ce stade de la compétition. »

Vous avez posé vos questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

On a l’impression que Bordeaux a maîtrisé, n’a pas laissé une occasion à l’Olympiakos avant de marquer sur un coup de pied arrêté par Ciani.

Si vous le souhaitez, la collection complète des Bordeaux Blanc est en ligne sur Le Vestiaire. C’est un peu répétitif, mais tout y est.

Bordeaux a-t-il fait un bon match ?

Pas vraiment. Blanc regrette toujours d’avoir mis son costard à moins de 3-0. Dans le doute, il avait quand même pris des chewing-gums. Ecoeuré, il a fini par remettre une casquette à l’heure de jeu.

L’Olympiakos est-il plus nul que Barcelone ?

On ne peut pas vraiment porter un jugement aussi sévère. Une victoire 2-1 des Grecs n’aurait surpris personne.

Alors Bordeaux est-il plus nul que Barcelone ?

Le Barça de l’année dernière aurait certainement eu des difficultés à ne pas mettre six buts au Bordeaux d’hier soir. Mais le Barça d’hier soir aurait eu des difficultés à ne pas en prendre trois face au Bordeaux d’hier soir.

Il y avait donc des raisons de s’inquiéter ?

En y réfléchissant bien, Carrasso a en effet eu un peu peur quand Maresca a fait une tête à l’heure de jeu.

Mais les coups de pied arrêtés en fin de match ?

Il faut bien que Carrasso retrouve ses sensations. Au moins Koscielny avait marqué.

Mais quand même, l’Olympiakos c’est pas Boulogne, Valenciennes ou Lorient ?

Vous êtes perspicace, défendre en Ligue 1 est devenu compliqué.

Desailly qui félicite Ziani pour l’ouverture du score ?

A l’heure où nous mettons sous presse, nous ne savons toujours pas s’il parlait du buteur ou du passeur.

Quel a été le joueur le plus dangereux ?

Sané bien sûr. Il a obtenu de nombreux coups francs bien placés et n’a pas hésité à délivrer quelques caviars aux attaquants grecs.

Et la frappe de Lua Lua ?

Du calme, la Ligue des Champions c’est quelque chose de sérieux.

Heureusement que Gourcuff était là ?

Vous voulez dire Martins.

Non, Gourcuff.

Ah, Plasil. Effectivement.

Mais alors, qui a fait la passe décisive ?

C’est un mystère. On a vérifié tout le match, dribbles, passes courtes, frappes et contre-attaques foutues en l’air à l’appui : Bordeaux a bien joué sans Gourcuff ce soir.

Quand on voit Ciani on a du mal à regretter  Diawara et Gourcuff quand même.

Possible.

Jean-Louis Triaud, avant-hier : « J’ai la prétention de croire que nous sommes favoris. »

Devant la qualité de son expertise, Le Vestiaire a décidé de confier l’analyse des joueurs à Reynald Denoueix.

Chalmé : « Les Bordelais maîtrisent. Par contre, ce type de passe un peu moins. »
Wendel : « Visiblement, c’était une frappe. »
Gourcuff (centre derrière le but) : « Vous voyez, la précision est importante. »
Chamakh : « On ne sait pas s’il a fait exprès, mais c’est ce qu’il fallait faire. »
Les Grecs : « Statistiquement, ils encaissent toujours des buts dans les derniers quarts d’heure. Bon, ce soir ils sont fidèles. »
Zairi : « Lui il passe. Le premier adversaire, pas le second. »

L’Edito : La Semaine désastre

BALONCESTO

Orléans, Le Mans voire Vichy : Villeurbanne a déjoué les pronostics et s’est emparé de la Semaine des As. Laurent Foirest n’en est plus à un titre près, la Pro A n’en est plus à une humiliation près.

Martin Fourcade, c’est son nom, a donc récolté de l’argent. Pas la peine de préciser son âge, son sport et son palmarès sur le circuit mondial, personne ne le retiendra et de toute façon Montel continuera à voir Raquil et le Stade de France 2003 encore une semaine. Les téléspectateurs et la Fédération française de ski alpin ont hâte que les JO de biathlon se terminent. Les JO ? demande la Fédération de sports de glace.

Pendant que Lièvremont joue au Cluedo avec Bastareaud, le football européen livre quelques vérités. Presque comme Manchester à Everton, Lyon a confirmé le Real à Sochaux, grâce à Michel Bastos, titulaire les cinq dernières minutes contre le Real. Un triplé pour le Brésilien qui ne manquera pas de saluer les caviars du latéral droit sochalien le soir du titre à Bernabeu, fin mai. Bordeaux tentera de confirmer aussi contre l’Olympiakos. Mais confirmer quoi ? Sa baisse de forme, ses sept buts en deux matches, Wendel qui marque sur tous ses coup francs ou la montée en puissance de Sertic, le nouveau Gourcuff ?

La semaine des Lass

Méfiance quand même pour l’OL car le Real a gagné 6-2, grâce à Ronaldo, Higuain sur une passe de Ronaldo, Kaka sur une passe de Ronaldo, Xabi Alonso sur un penalty obtenu par Ronaldo, mais aussi grâce à Higuain qui trébuche deux fois. Les Galactiques ont donné leur réponse, ça va mieux quand le collectif ne dépend pas de Ronaldo et ça va encore mieux quand Villareal est libre le même soir. Le Barça a senti le vent du boulet et ce n’est pas parce qu’Henry jouait : il a marqué et n’a pas manqué de préciser après le match qu’il était malade et fini. Rectificatif : il a juste dit que Pedro et Bojan étaient meilleurs que lui en ce moment.

Fini, donc, Laurent Foirest (2 points, né le 18 septembre 1973) ne l’est pas, même si Laurent Sciarra (3 points, né le 8 août 1973) a pu y croire.

Le roman du Bordeaux Blanc :
Sané broyeur

blanco

Qu’aurait dit Zidane à son entraîneur si celui-ci l’avait remplacé par Sertic ? En Président qu’il est, Laurent Blanc avait bien le droit de rire du doigt accusateur de son meneur de jeu, sans doute à la pensée de leur avenir commun en bleu. Lui dire « bon match, Christian » eut-il été de si mauvais goût ?

Après le 4-1 pour Bordeaux en championnat, la bataille des Gourcuff a cette fois été plus disputée : 4-1 pour Bordeaux. La faute à ce début de match entièrement lorientais, avec un corner, une occasion, un but. Bordeaux a réalisé le hold up pour repasser devant en dix minutes : deux occasions, deux buts. C’est sûr, sans ce penalty et ce carton rouge, Bordeaux ne serait jamais revenu. Il faudrait abolir les fautes dans la surface, ça éviterait aux arbitres d’appliquer la règle. Il faudrait aussi abolir les contre-attaques meurtrières et les coups francs de Wendel, ça éviterait au champion de France en crise d’être en finale et de marquer sept buts en quatre jours.

Sané pas son année

Laurent Blanc était d’ailleurs très en colère dès l’après Saint-Etienne. « C’est vrai, on a manqué un peu de confiance à 2-0 pour nous. » Il ne rate jamais une occasion de rappeler le score quand son club est en crise, surtout quand il porte une écharpe crème. Quand la crise frappe, la fébrilité n’est jamais loin. La confiance disparaît, c’est à se demander si on a déjà joué au foot dans sa vie. La suite est classique : les matches vous échappent, vous ne maîtrisez plus rien, comme si vous ne jouiez plus. Le coiffeur de Cavenaghi s’est lassé de cette histoire, Laurent Blanc, lui, n’en a rien à foutre. « C’est comme un enfant qui vous rapporte un bulletin scolaire. Quand il est premier partout, on ne comprend plus s’il a deux ou trois mauvaises notes. » Boulogne sans les jambes, Rennes sans les défenseurs, Monaco sans les titulaires : pourquoi l’intro musicale de la Ligue des Champions a été oubliée à chacun de ces matches ?

Sané sobriété

La suite de la phrase appartient évidemment à Yoann Gourcuff. « Cela veut-il dire qu’il est devenu moins intelligent, bête ? » Même si tous les parents d’élèves l’ont hué contre Saint-Etienne, personne n’ose encore répondre. Le Vestiaire le fera bientôt.

Sertic, lui, n’était pas obligé de réussir ses passes à Chaban comme à Lorient et l’équipe n’était pas obligée de se remettre à dominer et de marquer des buts supplémentaires. Ce n’est pas parce que la star de l’équipe est sur le banc à se demander à quand remonte sa dernière passe décisive que Laurent Blanc doit se priver de lever un poing rageur pour les titulaires. Pourquoi tout le stade a-t-il cru entendre « Va te faire ****** Yoann » ? D’autant que L’injure n’est surement pas la méthode d’un technicien cévenol, la manchette dans les dents de Bilic était un accident.

« On défend mal. » Sanogo ou pas, Ciani et Planus avaient besoin de bosser contre Sainté. « Il y a des imperfections à gommer », le pluriel était prévenu, Sané n’est quand même pas le seul fautif. Ressembler à Diarra ne fait pas tout, l’Olympiakos aussi serait heureux d’avoir des coup franc à 20 mètres tout le match ou de voir un joueur se prendre pour Diawara et sauter tout seul pour défendre sur les corners. Au cas où Chalmé aurait un doute, non, Payet ne joue pas la C1.

Blanc y pensera d’ici à la finale de la Ligue des Champions avant d’entraîneur l’équipe de France, cette fois c’est lui qui le dit tout seul.  « J’ai appris que c’était le 100e match contre Saint-Etienne. Je me souviens du premier, j’espère que je me souviendrai du dernier, ça je n’en doute pas. » C’est direct et c’est la première fois, quoiqu’en dise la carotide de Bilic.

L’Edito du Vestiaire : L’ami Chappuis

nord

Les frères De Le Rue auraient-ils été ridicules ? Et Pierre Vaultier ?

Edgar Grospiron avait inventé le concept. Etre le meilleur et le plus beau.  Jason a ajouté un prénom pour jouer dans Beverley Hills, Denisot prépare les petits fours, les putes et le champagne. Vincent Defrasne se demande ce qui lui manque.

En Irlande, il y avait bien un Brian qui cassait tout, mais notre spécialiste avait découvert après enquête qu’il avait marqué pas mal d’essais il y a dix ans. Que Trinh-Duc ait pu paraître supérieur à un ouvreur de 32 ans à peine ne voulait rien dire non plus. Mais alors pourquoi tomber sur l’Irlande en Coupe du monde est toujours vu comme une qualification assurée ?

Tu m’en dit Ramoin

Il y a aussi des sportifs qui s’appellent Lamine et qu’on veut voir remplacer les Alou, mais qu’on aurait préféré voir à la place des Yoann. Il ne s’agit ni de Bernard Allou, ni de Lamine Sakho, mais ça coûte quand même un passage à vide de 20 minutes pour 3-1 à l’arrivée. Montpellier et son 1-0 contre Grenoble est probablement hilare, le Barça bourguignon aussi, le Barça breton un peu moins. La crise couve, pour un peu l’Olympiakos jouerait en vert pour éviter d’en prendre cinq. Une bonne idée à méditer pour Jean-Claude Blanc à l’avenir, le présent c’est une première victoire depuis 18 mois.

Sinon Gonzalo a repris sa marche en avant avec un tir sur 22 possibles, pourvu que Boumsong mette le maillot de Getafe ou de Clebar. Les hommes de Pep ont perdu, ceux de Jose fait match nul, c’est à croire que seul Bordeaux va bien.

Et non, les frères De Le Rue et Pierre Vaultier n’ont pas été ridicules. Mais alors pourquoi ne passeront-ils pas chez Denisot ?

Le roman du Bordeaux Blanc : Le Bellion de baudruche

blanco

Fair-play, Guy Lacombe a tenu à réconforter Laurent Blanc après l’exploit de Monaco à Chaban. Ses quelques mots ont été droit au cœur du Président qui passait tout juste la cinquième sur la rocade .

C’était la semaine dernière. Blanc promettait de faire jouer la CFA. Il ne pensait pas être exaucé si vite. Il avait aussi râlé contre le calendrier. Fernando lui a offert une compétition de moins. Il n’y a pas de petite passe décisive. Si tout roule côté terrain, le mercato a beaucoup coûté au technicien cévenol, qui a perdu d’un coup Cavenaghi, Bellion, Jurietti, Henrique et Jussiê. Blanc se disait pourtant persuadé que ses remplaçants avaient appris à jouer au foot au contact des autres. « Rigueur, sérieux, respect » après avoir battu Ajaccio 5-1 et « je suis assez satisfait du match » après un 1-0 contre Rodez, le guet-apens était parfait. Cavenaghi, Jussiê et Jurietti se disaient bien aussi qu’être remplacé par les titulaires juste après le deuxième but de l’adversaire, c’était pas comme une double prime. Et puis il y eut ce soir d’automne, « mon équipe a développé un bon football ».  Effectivement, c’était de la Ligue des Champions, effectivement c’était bien les mêmes joueurs, effectivement Haifa n’a pas marqué un but en C1 cette saison.

Rond comme un Bellion

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, un nouveau déplacement à Haifa est prévu dans 10 jours. « On avait prévu d’être en forme au mois de février, apparemment on ne l’est pas. » Blanc a raison d’avoir peur. Une équipe tout juste privée de Sertic et Traoré battue par Monaco, alors que les titulaires avaient « rassuré » leur entraîneur le week-end précédent, c’est effrayant. Et « les erreurs incroyables que mes défenseurs (Marc et Planus ndlr) ne commettent jamais et ne commettront plus », ils les ont pourtant commises à nouveau. Inquiétant, Ramé, Henrique, Jurietti mis à part, c’était les cinq titulaires.

Blanc comme un linge

« Quand vous enchaînez deux défaites, vous ne pouvez pas être rassurés. C’est un moment difficile à traverser. » Le col en vison de la veste en cuir faisant foi, ce n’est ni son arrogance, ni son équipe que Laurent Blanc craint d’avoir perdus. Parler aussi directement de Yoann Gourcuff n’est pas dans ses habitudes, mais enchaîner les frappes du pied gauche n’a jamais fait partie du contrat. Car Lolo n’est pas du genre à dire les choses en face, la main dans la gueule de Bilic était un accident.

Pendant ce temps-là, Chalmé assure le service après-vente. Un compliment pour Gourcuff : « Pour un jeune cela peut être déstabilisant. Siffler après le match d’accord, pendant, je trouve ça moyen. » Une blague : « On s’est peut-être vu plus beau qu’on ne l’était. » Et fini l’arrogance : « On va montrer que Bordeaux est encore présent, dès dimanche contre Saint-Etienne. On a hâte d’y être. » On avait failli y croire.

Le roman du Bordeaux Blanc :
Gyan à mourir

Ecuss

« Je suis rassuré. » Depuis la cuisante défaite à Rennes, le Bordeaux Blanc est en crise.

C’est l’histoire d’une branlée qui effraie tout le monde, et surtout l’entraîneur vainqueur. C’est l’histoire d’un leader de L1 qui se déplace à Rennes, qui est mené 3-0 à l’heure de jeu, qui perd 4-2 et sombre dans une dépression telle que le complexe de supériorité est inévitable. « C’est la première fois en 2010 que mon équipe joue aussi bien en football. » Mais le Barça breton était trop fort, d’ailleurs Blanc reconnaît que « deux erreurs individuelles incroyables permettent à l’adversaire de mener sans y croire 2-0. »

Par monts et Marveaux

Sans y croire, la précision peut paraître anodine, elle ne l’est pas. Sinon Blanc n’aurait pas pris le soin d’ajuster sa chemisette bleue et son manteau noir en conférence de presse pour saluer la calvitie et le cheveu sur la langue d’Antonetti. Evidemment, « je ne veux pas minimiser le talent de Rennes ». 35% de possession de balle, il fallait effectivement le faire pour marquer 4 buts. Les Rennais ont notamment pu compter sur un quatuor Marveaux-Briand-Plasil-Planus intenable. Ciani ne pouvait pas marquer les quatre et des buts en plus, du coup il a fini par ne rien faire. Les matches importants sont à venir, autant s’économiser, en plus Planus, Trémoulinas, Chalmé et Carrasso n’étaient suspendus qu’un match. « Quand on va regarder les vidéos des buts encaissés, certains vont fermer les yeux. » Henrique n’était même pas sur la feuille de match, là ça devient cruel.

Zizou retourné

Tellement heureux que son entraîneur l’envoie voir la presse toute la semaine et qu’on arrête de l’appeler Pierre après tant d’années, Planus s’est permis de vanner sur une prolongation de contrat. Blanc l’aurait prévenu avant le match qu’il coûterait trois buts, il ne s’y serait pas pris autrement. Chalmé s’y était collé début janvier, c’était avant une curieuse épidémie de passes dans l’axe. Le début d’année, c’est le temps des coupes et de la préparation physique, comment expliquer sinon le 0-0 contre Boulogne et Yoann Gouffran ? Comme Galatasaray est encore dans toutes les mémoires, Blanc n’hésite pas à devenir cassant : « Il faut remettre le bleu de chauffe. » La montée en puissance avant l’Olympiakos, c’est aussi laisser Gourcuff titulaire alors qu’il est blessé depuis son retour de blessure. Ça fonctionne, avec 0 but et 0 passe décisive il a livré son meilleur match depuis le Bayern.

Après Lille, Laurent Blanc devrait prochainement parler de Montpellier devant tout le monde.

L’Edito : Planus horribilis

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A force d’entendre parler de tous les nouveaux Barça, Le Vestiaire s’était pris à rêver.

Rêver du Barça anglais à l’insolente efficacité offensive. 5 buts encaissés en 2 matches, autant de points perdus. Chelsea et Manchester s’inquiètent à quelques jours de la Ligue des Champions.
Rêver du Barça nordiste et de son insolente efficacité offensive, il y a 3 semaine à peine. Nice, Lens, Marseille, Colmar et Sochaux sont parfois cruels. 4 buts en 5 matches, c’est pas si mal.
Rêver des Barça bourguignons et monégasques marquant 8 buts aux Barça isérois et foréziens au fond du gouffre. Au réveil, le nouveau meilleur gardien Français n’en avait pris que 5 par la plus faible attaque du championnat.

Strass et Paillade

Rêver du Barça provençal tellement impressionnant face à Toulouse, puis face à Valenciennes à quelques jours des huitièmes de finale de C1. Ben Arfa, Brandao, Valbuena, Lucho étaient bons et Diawara nul. Mais alors, qui sautait dans le vide sur le but ?  En réalité, le Milan du grand Ronnie faisait match nul avec Bologne à quelques jours de l’Europa League. Mais eux ne la joueront pas.
Rêver qu’à la 22e minute L’Equipe.fr n’avait pas écrit : « Boumsong n’est pas totalement à son aise face à Gignac qui lui pose pas mal de soucis. L’attaquant toulousain semble en grande forme. » Mais à la 57 e : « Gignac est alerté par un ballon aérien, mais il se prend les pieds dans une motte de terre. »

Rêver du Barça héraultais qui se rapprocherait à son tour du tout petit Bordeaux, écrasé par le Barça breton, ses 35, 7% de possession de balles et ses 11 tirs. Mais alors c’est pour qui le 16 tirs et 64,3% ?  C’est pas comme si Planus avait coûté 3 buts sur 4. Blanc n’avait de toutes façons pas d’autre plus belle prolongation à lui proposer. Plasil, qui n’en a coûté qu’au moins 1 et demi, pourrait être augmenté en l’absence de Gourcuff.
Puis le réveil a sonné, Bordeaux était champion de France depuis plus de 6 mois, qualifié pour les huitièmes de finale de Champions avec la meilleure défense, Planus y compris.

Asilée Cornet

Le Vestiaire a aussi rêvé qu’Higuain mettait 20 minutes à planter un but splendide et que Benzema voyait tout du banc de touche. Le réveil a sonné, Benzema avait toujours 13 buts marqués en C1 et Higuain 2, contre Zurich, évidemment. Ça tombe bien, les huitièmes de finale approchent.

Rêver que les joueuses de Fed Cup n’étaient pas toutes folles. Le réveil a sonné, elles étaient juste nulles et la présence de Nicolas Escudé en capitaine n’y était pour rien.
Puis le rêve a viré au cauchemar quand notre spécialiste rugby a cru voir le XV de France prendre une rouste contre les Anglais, les Gallois, les Irlandais après avoir mis à peine 18 points à des Italiens au fort accent écossais. Puis le réveil a sonné, les nuls face aux Italiens c’était des Irlandais et les Bleus avaient presque mis 20 points à des Ecossais au fort accent italien.

Pendant ce temps-là Henry, est toujours le meilleur joueur du Barça 2008-2009 et Ibrahimovic celui de l’Inter 2008-2009. Qu’en pense Le Vestiaire depuis 6 mois ?

Ligue 1, PSG : Apoula ma tata

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« Avec Edel, les buts du PSG seront bien gardés. Il a une aisance, des capacités au delà de la moyenne, une puissance phénoménale. Il doit me prendre la place, c’est le jeu. » Grégory Coupet, le 2 décembre.

Le PSG est maudit, ça devient une habitude. Voir un pied jaillir devant son gardien et prendre un but ça arrive. C’est plus rare quand en fait c’est le pied du gardien. Le plus important n’est pas là, Paris avait retrouvé un état d’esprit  contre Monaco et Kombouaré y a vu « une belle équipe » qui, sans un grand Ruffier, aurait mérité d’arracher un match nul, à domicile contre Monaco, rappelons-le encore une fois. On est toujours plus indulgent avec les équipes jeunes, Makélélé, Camara, Armand, Giuly et Luyindula étaient effectivement titulaires. Difficile de ne pas rectifier pour l’entraîneur parisien : « J’ai retrouvé mon équipe. »

Le week-end précédent, le PSG était à Lille, contre « la meilleure équipe de France ». La télé était là, personne n’a relevé qu’elle était aussi sur huit autres terrains de Ligue 1 mais peu importe, c’était le moment de se montrer. Et Ceara d’oser un geste défensif rare, le retourné à l’aveugle, ou plutôt au Hazard. Balmont ne pensait jamais marquer de la tête. Kombouaré a suffisamment poussé de ses fameux coups de gueule cette saison : « Je dis simplement bravo à Lille. » Sochaux sera donc au prochain Mondial des clubs et Dalmat est le futur Ballon d’Or.

La mine Sakho

Trois jours plus tôt, c’était la Coupe de la Ligue, les caméras du service public étaient déjà là. Le PSG avait fait tourner, les grands clubs le font bien. En revanche, les grands clubs n’ont pas Bourillon, Chantôme, Sankharé et Ngoyi dans leur effectif, pourtant c’est Sakho qui avait décidé de briller en suivant bien un ballon repoussé par Edel. Aucun Sakho n’est licencié à Guingamp, Guingamp s’était évidemment qualifié 1-0 à 10 contre 11.

Aucun Sakho n’est licencié non plus à Lyon, c’est donc grâce à lui que la machine OL s’est retrouvée en supériorité numérique dimanche. Le PSG n’a pris que deux buts, mais si Hoarau et le petit Okocha ont oublié de donner cinq buts d’avance au PSG, il n’y est cette fois pour rien. Edel ? Depuis quand un gardien qui encaisse deux buts dans sa surface sur coups de pied arrêtés est fautif ?

Pendant ce temps-là, « je me suis fixé l’objectif de reprendre avec le groupe fin mars ». Grégory Coupet, le 19 janvier.

La légende d’Oncle Benz : L’antecristiano

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Les centaines de messages reçus sur equipe.vestiaire@yahoo.fr depuis deux semaines sur les performances du Gronaldo madrilène nous conduisent aujourd’hui à vous conter match après match l’agonie du meilleur joueur du monde, selon notre spécialiste. Ce sont donc un peu aussi les dernières heures du Vestiaire.

Cela fait maintenant près de 3 ans que le Vestiaire vous a présenté Karim Benzema, avant même qu’il ne marque le but du siècle contre Manchester, avant même qu’il ne plante 43 buts en 81 titularisations en Ligue 1. Futur Ballon d’or avait dit notre spécialiste, qui avait annoncé 6 mois avant la signature, son départ des jupons d’Aulas. Un départ soutenu à coups de « c’est le meilleur, il est prêt ».

Depuis, il est le meilleur passeur du Real, il a été décisif contre le Milan AC et un peu en Liga, mais au pays où il faut marquer à chaque match, il ne convainc pas. Faut-il se contenter d’un joueur vif qui crée des solutions en attendant qu’il joue 20 minutes en Ligue des Champions ? Ou faut-il qu’il redevienne Lyonnais au moins au compteur buts ?

La réalité est là, au-delà de ses problèmes d’adaptation dont tout le monde se fout, le seul reproche qui lui est fait c’est qu’il ne marque pas ou pas assez, alors que même un nul comme Higuain cartonne. Mais Benzema est parfaitement au niveau, sinon Granero et Raul rentreraient en priorité. Ne pas avoir de talent, c’est bien le seul reproche qui ne lui a jamais été fait. Et si la déception est forte, c’est donc uniquement parce que tout le monde sait que c’est juste qu’il ne se bouge pas le cul.

Kopa comme cochon

Sa seule erreur a été de ne pas prendre en compte la culture boulard du club. A Madrid il n’y a a jamais eu d’équipe, juste des mecs sympas et hyper altruistes. En tout cas, pas des gros fumiers qui pensaient uniquement à leur gueule. Depuis Gento, Kopa, Di Stefano, Puskas, en passant par Zamorano, Michel, Butragueno, Prosinecki, jusqu’à évidemment Zidane et consorts. Benzema est donc parfaitement à sa place mais il a oublié qu’un boulard sans preuve ne compte pas au milieu des autres. Ce soir, il a une occasion inespérée de pouvoir se donner des raisons de se la raconter.

L’autre problème, c’est son poste. Quelle est la vraie place de Benzema ? Il a construit son boulard sur ses buts dans l’axe, hors à Madrid ils sont cinq à jouer au même endroit, c’est le problème des grands clubs. Du coup il est devenu un ailier par la force des choses mais continue à se considérer comme un axial. Les compositions de Pellegrini aussi, mais Pellegrini sait-il qu’un terrain ne fait pas que 10m de large ?

L’attitude de Benzema est donc en décalage avec son jeu. C’est Ronaldo avec le talent d’un 10, car il a trop de talent puisqu’il sait tout faire. CR était ailier mais a voulu devenir buteur, Zidane a fait des passes, Higuain n’a pas vraiment eu le choix, Kaka marque, Ribery a choisi le côté gauche, même Ronnie à une lointaine époque. Benzema doit arrêter de décrocher, sa place est axiale, il doit y rester. C’est un syndrôme que seul un joueur a vaincu, pour la bonne raison qu’il fait partie des deux meilleurs joueurs de ces 20 dernières années et qu’il a fait le ménage : Thierry Henry. Ca n’interdit donc ni le talent, ni le boulard, ni même Arsenal.

Depor-Real, ce n’est donc pas qu’un choc de merde de la Liga pour un Real amoindri par le boulard de CR9. Manchester et Lyon auront sûrement un recruteur dans les tribunes, pourvu que Fenerbahce n’y ait pas pensé.

Le roman du Bordeaux Blanc : Henrique iglesias

Ecuss

« 88e minute. Le Mans finit plus fort mais les Girondins résistent avec un Henrique très présent. » Un technicien cévenol n’a pas de limite.

12 buts en 4 matches, le nouveau Lille est peut-être né. Pour le savoir, il faudra attendre la fin des matches de Coupe de la Ligue, ça ne sera pas avant la mi-mars. Grenoble, Ajaccio et cette fois Le Mans, les équipes de Ligue 2 ont le vent en poupe en ce moment. Attention, Boulogne arrive.
Bordeaux amitieux, Bordeaux insatiable, Bordeaux veut tout gagner, Bordeaux le Barça français, le Vestiaire n’en parlait pas dès la fin du mois d’Août.

L’équipe.fr et Arnaud Cormier avaient raison, c’est donc au complet et avec l’équipe type que Bordeaux s’est présenté au Mans. Ramé, Jussie, Sané, Gouffran, ça fait donc quatre nouveaux titulaires indiscutables, l’effet Ajaccio certainement. Cavenaghi ne comprendrait pas son absence si Blanc n’avait pas parlé de lui en des termes si élogieux en début de semaine. « C’est un buteur-né et quand il ne marque pas, il est malheureux et nous aussi. » Avec le triplé d’Ajaccio, ça fait donc 5 en 14 matches, il y a aussi des prématurés chez les buteurs nés. Benzema a donc bien largement sa place.

Ayrton Sané

Sané, lui, c’est plutôt l’inverse. Blanc ne manque jamais de préciser à ses adversaires de Ligue des Champions que son grand défenseur jouait en DH il y a encore deux ans. Le Tallec qui dribble toute la défense, Bordeaux qui encaisse un but sur penalty, il était bien là avec Ciani et ça a fait 2-2 à la mi-temps. « Le Mans a eu la bonne idée de marquer, ça nous a réveillés. » Ca faisait une bonne raison pour Blanc de dire merci et bon match à Arnaud Cormier à la fin du match. C’est lequel Cormier ? « Je leur ai alors dit qu’on allait se procurer d’autres occasions et qu’on allait savoir si on passait en arrêtant de faire des cadeaux. » Blanc a tellement senti le danger qu’il a rentré Henrique et sorti non pas Sané qui joue au même poste, mais Alou Diarra. Le choix entre Sané et Henrique avait été difficile, une mi-temps avec les deux ne peut pas faire de mal. Sané est passé au milieu, Bordeaux est passé en quarts. Le Mans n’a aucun souci à se faire, c’était l’équipe type championne de France. Ça fait plaisir à l’entraîneur, pourquoi les joueurs le surnomment-ils Gasset à tout bout de champ ?

Blanc s’en fout, il n’est pas si souvent que ça à Bordeaux, un week-end sur deux à tout casser. Et ses fils assurent l’intérim, comme celui qui joue latéral droit avec des cheveux roux : « Vous savez, plus on sera qualifié partout, plus il y aura de temps de jeu pour tout le monde. » Cavenaghi va finir par en avoir marre. Chalmé aurait-il passé ses diplômes ?

Le roman du Bordeaux Blanc : Lille aux enfants

bdx

Grâce à la victoire sochalienne, le grand LOSC est revenu à dix points de Bordeaux. La course au titre est relancée, d’ailleurs Blanc a mis un jean et une casquette, les Alpes ne sont pas loin et ce week-end c’est la Coupe.

Pour notre ancien stagiaire qui appréciait tant la conduite de Grenoble, c’est jour de deuil. Trop heureux d’avoir la tonsure de Zidane à la 45e, Laurent Battles a fini par avoir aussi son âge en seconde mi-temps. « Avec tout le respect que nous inspire cette équipe de Grenoble, on y va avec beaucoup d’ambition », avait prévenu Blanc, qui a aussi choisi d’aller pisser aux vestiaires en plein match pour motiver ses joueurs. Cavenaghi a marqué sur son premier ballon, Plasil a remplacé Sané pour tenir le score, effectivement respect était le mot adéquat. Grenoble était le match parfait pour revoir Gourcuff, malheureusement sa blessure est tenace. Le retour d’Abdou Traoré va finir par faire le plus grand bien. L’essentiel, c’est que Planus s’est bien reposé et que bien sûr Henrique n’était pas dans le groupe pour autant. Sané pas l’armée du salut. 3-1, « je regrette que les joueurs ne soient jamais vraiment entrés dans ce match. »

Quand l’appétit va, tout VA

L’essentiel aussi, c’est que Laurent Blanc a trouvé le temps de passer un coup de fil à Francis Gillot cette semaine. Lille faisait un peu peur à Sochaux, comme à tout le monde et surtout à Kombouaré, avec ses 4 buts de moyenne par match. Sans même rappeler que le PSG ne vaut rien, Blanc n’a pas hésité à comparer le Lille actuel à Auxerre, non sans froncer aussi les sourcils pour demander aux journalistes de lui confirmer que la meilleure équipe européenne joue bien l’Europa League cette saison. Le prochain thème de conférence de presse sera Montpellier, à moins que le Barça de Philippe Montanier ne revienne à quinze points au classement. Il ne parlera plus de Lille, ce serait prendre le risque que Lyon n’achète pas Rami, Gervinho et Cabaye l’été prochain.

Pendant ce temps-là, Pjaninho a joué 39 minutes et ne s’est même pas blessé.

Bordeaux-OM : Planus artificiel

Ecuss

Pourquoi Bordeaux n’a-t-il ressemblé au Barça que durant  79 minutes ?

Le Vestiaire était sur le point  hier soir comme chaque week-end d’ecrire son édito hebdomadaire. C’est alors qu’equipe.vestiaire@yahoo.fr a été saturé.

Après la Juve, Sienne fait les frais de la forme de Ronaldinho. N’était-il pas censé être fini depuis plusieurs années ?

Après la Juve, Sienne. Il faudra se méfier de ces équipes en Ligue des Champions.

Mais ils la jouent pas…

Ils sont au moins coleader de la Liga ?

Euh… 5ème et 20ème du Calcio.

Ah ok.

Pourquoi Bordeaux n’a ressemblé au Barça que 79 minutes ?

Vous voulez dire le Barça sans les buts et sans Messi.

Sans Messi ?

Disons que l’absence de Gourcuff est très préjudiciable.

Bordeaux n’est donc pas si fort que ça ?

Sans Carrasso, Planus et Gourcuff, à 9 contre 11, même si c’est Marseille ça peut devenir difficile.

9 contre 11 ?

Disons que l’absence de Gourcuff est très préjudiciable.

Y avait-il faute sur le but de Chamakh ?

Vous voulez dire sur le but de Mandanda.

Mais alors c’est un scandale comme quand le Barça élimine Chelsea. Bordeaux est donc intouchable ?

Ça y ressemble, Blanc avait mis un col roulé.

Gouffran titulaire ?

Si on ne profite pas des matches amicaux pour préparer la Ligue des Champions, on ne tente jamais rien.

C’est tout ?

Demandez à Chalmé.

Pourquoi Planus a séché Niang qui filait seul au but ?

Demandez à Chalmé.

D’ailleurs, pourquoi Niang filait seul au but alors que Marseille ne s’était pas créé une seule occasion en 60 minutes ?

Demandez à Chalmé.

Qui avait provoqué le penalty non sifflé contre Lyon pour un tacle à hauteur de genoux la saison dernière ?

Demandez à Chalmé.

Pourquoi Bordeaux a reculé et laissé Marseille dominer ?

Fatigue, infériorité numérique, la sortie de Planus, celle de Carasso, l’effroi de voir Fernando pris de vitesse par Brandao, difficile d’y voir clair. Le mieux, c’est de demander à Chalmé.

Pourquoi Ciani a remonté le terrain deux fois tout seul en première mi-temps sans que personne ne l’arrête ?

Demandez à Deschamps, Cissé, Cheyrou, Diawara et Hilton.

Lille a-t-il la meilleure équipe d’Europe comme le dit Antoine Kombouaré ?

Antoine Kombouaré va-t-il faire une saison complète au PSG ?

Pas faux. Mais Lille ?

Il n’y a pas si longtemps, Valenciennes était le Barça à la française.

Et Lorient pratiquait le plus beau jeu de France.

Vous, c’est juste les questions.

Qu’en pense Laurent Blanc ?

« Je ne veux pas minimiser ce que fait Lille mais Auxerre a réussi la même chose il y a quelques temps. L’AJA, c’était l’équipe à battre. J’ai beaucoup de respect pour Auxerre mais après … Faire une série comme ça, c’est très bien mais il faut la poursuivre. Les Lillois, ce qu’ils font, c’est très bien. Bravo à eux. Ils ont des joueurs de talents, on le sait. Ils ont eu un début de saison un peu chaotique, dû notamment à l’intersaison, et ils ont dû compter avec des problèmes offensifs. Enfin, s’ils sont là, c’est qu’ils ne l’ont pas volé. »

On appelle ça de l’assurance, de l’arrogance ou de la prétention ?

Du réalisme, peut-être.

Henry est-il un joueur majeur du Barça ?

Pedro, vous voulez dire. Assurément.

Combien de buts a marqué Ibra sur les 4 de Barcelone ?

En effet.

Les spécialistes de Canal voyaient City en course pour le titre ?

En effet.

Benzema est-il déjà le meilleur joueur du monde ?

Et si la France sans Benzema affronte l’Argentine en finale de la Coupe du Monde avec Higuain meilleur buteur ?

Et si la finale de C1 oppose Madrid à Milan ?

….

Et alors le Vestiaire, on n’a plus rien à dire ?

CAN : Rafik d’influence

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Un article du Vestiaire sur Rafik Saifi était aussi probable qu’une montée de Troyes en Ligue 1 un beau jour. Mais l’Algérie s’est qualifiée pour la Coupe du monde. Mais l’Algérie joue la CAN. Jouer est-il le mot exact ?

Nous sommes à l’Aube du troisième millénaire. Troyes est dépassé par les événements : quatre saisons de D1 s’annoncent, Rothen va éclore, Alain Perrin se pomponne pour le vestiaire marseillais et Samuel Boutal va marquer des buts. C’est justement parce que c’est imprévisible que Troyes se met en quête d’un attaquant. Deux arrivent, Rafik Saifi et Nordin Jbari. Evidemment, les deux ne pourront pas survivre, évidemment il faut attendre quelques journées pour savoir lequel marquera en premier. Saifi se lance contre Nantes (6e journée), il récidivera trois fois.

Hurlu merlu

Jbari et ses trois buts sont vaincus, l’ESTAC aussi et un bon paquet de fois malgré les 15 buts lors des quatre saisons suivantes de sa vedette. Istres, promu en 2004, saute sur l’occasion, avant Ajaccio, toujours plus ou moins promu. C’est finalement à Lorient qu’il va éclater, avec ses 14 buts en 2007-2008. Des clubs espagnols lui font signe mais pas plus. Lui aussi a fait signe au monde en brandissant une réplique de la Coupe du Monde, c’était après le barrage contre l’Egypte en novembre dernier. Le buteur s’appelait Yahia.

Pendant ce temps-là, il y a du foot au Malawi.

L’Edito : Ivoirien du tout

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L’Olympique lyonnais attend de pied ferme sa nouvelle recrue, elle s’appelle Lovren et même Vieira le prend mal. Le championnat est relancé.

Qui n’aura pas de médaille à Vancouver ? Lizeroux, Aubert, Lamy-Chappuis, les frères Fourcade ou Surya Bonaly. Une telle question est toujours difficile surtout quand la réponse n’est plus aussi simple qu’avant, Mehdi Baala oblige. Il ne reste donc que Brian Joubert, le Vestiaire suivra évidemment le nouveau Brahim Asloum jusqu’à sa chute dans le programme court et ses deux chutes dans le libre. Mais si Gailhaguet le dit. Promis, pas un mot de hockey.

Sucre de CAN

Qui ne gagnera pas la Ligue des Champions cette année ? Les prétendants sont là plus nombreux, ils nous ont laissé quelques indices ce week-end. Pellegrini semble assez interessé, après la demonstration de son Gonzo face au grand Majorque. Ça lui permettra sans doute de comprendre pourquoi Benzema n’a pas mis un tout petit peu plus de 2 buts en Ligue des Champions. Ibrahimovic serait lui aussi titulaire à Madrid, s’il comprenait pourquoi quand il ne joue pas Barcelone gagne 5-0 et Henry ne marque pas. Saccomano voit bien la Cote d’Ivoire en finale de Coupe du Monde mais le Burkina reste le Burkina et son sélectionneur n’est pas du genre à se faire virer du Mans qui n’est pas du genre à se relever avec Arnaud Cormier.

Pendant ce temps-là, Richard Gasquet gagne et redécouvre l’ambition. « C’est bien sûr un bon départ parce que Feliciano Lopez est un grand joueur. »

Ligue 1 : Brouillon de légumes

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Ce week-end, Ciani, Abriel, Cissé, Hazard et Gervinho se sont bien amusés. Heinze, Diawara, Henrique, Pjanic et Hoarau un peu moins. L’été touche à sa fin, les remplaçants retourneront bientôt sur le banc. Lesquels sont-ils ?

Lille est-il vraiment plus fort que Grenoble en ce mois d’août ? Personne ne peut vraiment répondre. Sevojno n’a pas joué les Isérois, Lorient n’a pas joué Sevojno, Cabaye ne joue plus vraiment à Lille. Difficile d’y voir clair. Deschamps a beau tenter de faire passer Brandao pour un joueur de foot, et un bon, l’homme du match a été Rudi Garcia. En titularisant Debuchy et Emerson en latéraux et Aubameyang à la place de Hazard, il fait peu à peu oublier Claude Puel. Bien vu, le jeune Belge ne s’est créé que deux occasions, c’est toujours deux de plus qu’Obraniak, qu’il a remplacé.

Heureusement pour l’OM, Butelle jouait en face et il n’est pas le meilleur gardien français du moment. Rami non plus. C’est finalement la seule bonne nouvelle, mais ça ne doit pas encourager Heinze et Diawara à continuer de rater leurs dégagements à tour de rôle. On jouait la 94e minute, Chedjou ne pensait pas voir ça en L1, du coup il s’est trompé de pied pour frapper, ça arrive aussi à Brandao. Heureusement qu’il n’a qu’une seule tête. C’est plus facile à viser pour les autres, même Abriel et Cissé peuvent y arriver.

Samba do Plasil

Bordeaux n’a pas ce souci. Chamakh n’aura certes pas toujours un pourvoyeur de ballons comme Perquis, mais deux buts en quatre occasions rappellent à Cavenaghi pourquoi il doit profiter de chaque minute de jeu. Plasil et surtout Henrique, qui sympathise avec chaque attaquant adverse, feraient bien d’en faire autant. La paix sociale ne coûte pas de point pour l’instant, que quelques buts. Ils joueront tout le mois d’août, et s’ils continuent comme ça, ils encourageront Ciani, Gouffran et Fernando en Ligue des Champions sans arrière-pensée. Le calendrier indique un prochain déplacement au Vélodrome : cette année, septembre pourrait finalement commencer le 30 août.

La carrière du nouveau Juninho ne devrait pas commencer aussi vite. Papinho avait dit que s’il restait, il jouerait moins souvent. Il est parti, mais ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, fut-il luxembourgeois. Sinon, le public de Gerland a scandé le nom de Lisandro à tue-tête. Rassurant avant l’obstacle du Barça belge, passage obligé avant de peut-être retrouver le Real de Benzema. L’ancien successeur, devenu indiscutable, se propose de jouer avant-centre pour dépanner. Mais dépanner qui ? Claude Puel est séduit, il a essayé Pjanic en soutien du Brésilien contre Valenciennes. Presque aussi payant que Gomis. Anderlecht tremble, Pedretti attend sagement le mercato.

Pendant ce temps-là, Erding a marqué et Coupet a réalisé ses premiers arrêts de la saison, c’était au Parc contre Le Mans. A quoi bon préciser ça ?

L’édito : Public Senna

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Alors que tous les aoûtiens rêveraient d’un week-end barbecue dans le Médoc, les sportifs français savent eux aussi se délecter des plaisirs simples de la vie.

Le dégonflage de boulard est une activité de saison. Alain Bernard et Fred Bousquet s’y sont essayés avec brio et ridicule, Leveaux de la farce s’appelait Amaury. Le Vestiaire ne s’en serait-il pas douté ? René Rambier a tort de se moquer, Cécile Nowak et Cathy Fleury, c’était à Barcelone. C’est aussi à Barcelone que l’on aime jouer au bandit manchot. Quitte à y foutre tout son pognon pour ne rien ramasser. C’est pas comme si Eto’o était encore en mai dernier le meilleur buteur du monde. Lyon, qui possédait le troisième larron, considère que compter les cartes c’est tricher. Autant payer beaucoup n’importe qui et solder le reste. Comme toujours, c’est le plus sage qui se retrouve cocu. Sa géniale petite frappe devait bien finir par créer des problèmes. Bordeaux est en train de le sentir passer. Si Gomis vaut 15 millions, Chamakh en vaut au moins le double, Triaud est conciliant. Arsenal s’en branle un peu, mais si ça peut foutre la merde, pourquoi pas ? Mais le petit veut partir de toute façon, car une équipe avec Henrique, ça ne peut pas être devenu une grande équipe. Bellion en finale de Champions League, c’est pas crédible ? Et Massa pilote de F1 ?

Collet serré

Le Brésilien n’a pas à se poser la question, il est sorti du coma et tout était comme avant : Schumacher conduit une Ferrari, lui n’a toujours pas son permis, mais quand il sera grand lui aussi conduira une Benneton. Il a même rêvé que son idole lui rendait visite. Attention quand même, Clinton n’est plus président. Et s’il ne se rappelle de rien, nous oui. Enfin, un message de santé publique à l’attention des jeunes nés entre 1991 et 1992 : il faut éviter le basket-ball si une carrière de haut-niveau vous intéresse. Déjà que même les bons ils le sont pas tant que ça.

Pendant ce temps-là, Loeb apprend à perdre, Bartoli à gagner. Et Domenech ?

Ligue 1 : Lolo de consolation

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Pendant que Deschamps prépare les quarts de finale de Champions League, il ignore encore que Laurent Blanc pourrait être son adversaire. Malgré Diawara ?

Comme l’année dernière, le match est anecdotique, mais le symbole est toujours aussi fort. Lyon n’a toujours rien gagné depuis mai 2008, Marseille depuis mai 1993. Bordeaux empile avec un mimétisme qui n’est trahi que par deux buts supplémentaires. Aucun doute, il s’agit bien de la formation qui a écrasé la fin du dernier championnat. Si Chamakh reste, elle est même plus forte que la saison passée : Laurent Blanc réussirait alors à conserver son effectif rôdé en parvenant subtilement à se débarrasser de Diawara, contre de l’argent en plus. Si depuis le match amical OM-Bordeaux les avocats phocéens travaillent déjà leur plaidoirie, Bordeaux a les mains libres pour recruter un bon défenseur pour faire oublier Diawara. Henrique ne concourt pas.

Plasil des grands hommes

Techniquement, il sera difficile de faire pire. Physiquement, il sera difficile de faire mieux. Ciani veut tenter le coup, pourquoi pas lui, il a bien vu inscrit Le Havre, Sochaux et Charlton sur le CV de Diawara. Triaud et Blanc semblaient d’accord à l’époque, Le Vestiaire ne veut plus jamais revoir le match retour face à Galarasaray, où Bordeaux avait aligné la plus mauvaise défense de toute son Histoire. Kodjo Afanou peut contester, la référence n’est pas anodine. Trouver un remplaçant au Marseillais trouve justement sa source dans ce même match, car Diawara avait été loin d’être le plus mauvais. Quoiqu’il en soit, le titre devrait rester chez Chaban. Au pire, un gardien ça suffit largement en France, Lyon a bien fini sur le podium et Marseille deuxième. Pour la Ligue des Champions, en revanche, ça peut valoir de grosses taules.

Il reste l’énigme Plasil, que l’air canadien n’a pas rendu indispensable. Gouffran a compris que Jaroslav voulait dire seconde chance. Bordeaux marque, Bordeaux maîtrise, Bordeaux ne prend pas de but, même face à Guingamp qui valait largement le Lyon de fin juillet 2008. Chamakh et Fernando veulent absolument partir, mais ça ne leur suffit pas pour être mauvais dans cette équipe. Le second a même marqué. Et si Bordeaux était enfin devenue une grande équipe ?

Pendant ce temps-là, Laurent Blanc se prend pour un bookmaker. Le bluff, ça fait partie du jeu.

L’édito : Le Bousquet de l’avarié

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« Les Français sont sûrs de gagner ? Bah, ils vont perdre. » 3 minutes, 09 secondes et 89 centièmes plus tard, la femme du spécialiste natation par intérim du Vestiaire se voyait proposer un pont d’or.

Ils sont Français, grands, costauds, irrésistibles, 100% polyuréthane et surtout Français. Alain Bernard s’est rappelé qu’il aimait le relais, Frédérick Bousquet qu’il n’aimait pas vraiment Manaudou et son passé de championne. Nelson Monfort, le meilleur journaliste de France Télé, n’a pas manqué de lui rappeler qu’on attend autre chose d’un dernier relais. Peu importe, Grégory Mallet est ravi de la troisième place, Amaury Leveaux se demande comme s’écrit ridicule.

L’EPO de départ

Après dix minutes d’entretien fort peu hypocrite à la louange du Tour 2009, entre Chamou, Prudhomme et Bisounours, la parole est arrivée jusqu’à Laurent Jalabert, qui a cru bon de donner son avis : le parcours, le chrono par équipes judicieusement placé la première semaine, Contador sans rival qui a attaqué deux fois, il s’est emmerdé. Etrange, Le Vestiaire pensait justement qu’il y avait de quoi se réjouir. Thierry Adam a ensuite tenté de penser pour ponctuer d’un « Vivement le Tour 2010 » sous le regard approbateur de Chamoulaud et Bilalian. Il ne manque qu’un ou deux noms pour que ça Kohl une bonne fois pour toutes, Ballester attend toujours. En tout cas, le vainqueur 2009 est bien beau, il a même pris place au Panthéon en musique. Un peu prématuré, Hautacam n’était pas au programme cette année. Qu’en pense Patrick Sinkewitz depuis la lointaine Saxe, le bouquet du vainqueur dans les bras ?

Pisse Cup

Viva Espana, s’écrie d’ailleurs Claude Puel. D’abord, parce qu’il a réussi à vendre 35 millions un joueur qui en vaut le triple. En deux matches, il n’a joué  qu’1h30 pour un but et une passe décisive. Cristiano Ronaldo joue aussi dans le même club, mais on n’a pas encore trouvé son utilité. L’autre raison du bonheur ibérique du prolixe entraîneur lillois, c’est son équipe. Honoré de se produire à Huelva, Lyon a déjoué les pronostics. Besiktas est champion de Turquie en titre, l’OL s’est quand même permis d’ouvrir le score, Porto et ses millions peuvent frémir. Surtout qu’ils seront privés de Lisandro Lopez. Pjanic est déçu, qu’en pensent les 200 spectateurs de Huelva ?

Pendant ce temps-là, l’équipe de France de basket a confirmé que le Centrafrique n’était pas une couverture. L’Autriche, la Belgique, maintenant les Tchèques, le barrage pour l’Euro c’est pas déjà passé ?

Transferts : L’été des records (3)

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Durant tout le mercato estival, Le Vestiaire vous dévoile les us et coutumes des transferts d’incompétence. Troisième volet : Henry et Eto’o sont sur un bateau, qui Guardiola fout à l’eau ?

Taureau Grosso

Avec l’arrivée du Gueugnonnais Cissokho, Lyon a accordé un bon de sortie à Fabio Grosso. Bien tenté.

Piq et piq et colérique

Certes, il n’a pas marqué beaucoup depuis son arrivée, mais à 4,5 millions, il espérait quand même toujours trouver une oreille attentive, même Barth. Tant pis, mais Frédéric Piquionne le répète : il ne veut pas partir. « Je peux apporter à l’équipe. » Hugo Leal est resté accroché à cette idée et au PSG pendant trois ans.

Berezebina

Mickaël Silvestre et Jonathan Zebina ont décliné les propositions des Girondins de Bordeaux. Le bout du tunnel approche.

Marouane hamac

Bolton et Sunderland font toujours le forcing, Marouane Chamakh est sous le charme. Triaud cherche encore la caméra cachée, pour la débusquer il a fait une proposition de prolongation de contrat. En vain, le canular est parfait, Aulas commence à apprécier, Puel aussi. Laurent Blanc, qui a longtemps hésité entre un caprice d’enfant et une crise d’ado, a compris : les papiers pour devenir tuteur sont partis à la CAF.

Trentenaires de la guerre

A la recherche d’un attaquant, Monaco hésiterait entre Klasnic et Cruz. On les comprend. Depuis, Guingamp a exhumé la piste Matt Moussilou, à moins que ça ne soit Moussilou lui-même. Le marché fourmille.

Rémy en orbite

Le feuilleton Loïc Rémy touche à sa fin. Nice s’intéresserait de près à Mamadou Bagayoko.

Valbuena noche

Mathieu Valbuena tombe de haut. 25 titularisations, 3 buts, 2 passes : qu’a-t-il pu faire de mal ? « J’expliquerai les raisons de mon départ lorsque j’aurai signé ailleurs », avance-t-il, sybillin. Problème, il ne sait pas ce que ça veut dire et le prouve dans la phrase suivante. « L’entraîneur ne compte pas sur moi. Je ne suis pas coupable. » Mauvaise foi : Zubar n’est pas attaquant.

Faubert saint honoré

Après Cologne, c’est au tour de Schalke 04 de s’intéresser de près à Julien Faubert. Richard Dutruel et Ibrahim Ba peuvent le rassurer : l’effet pervers d’un grand club couplé à l’équipe de France peut vite s’estomper.

La mauvaise conduite de Grenoble

A la surprise générale, le GF38 a annoncé que le signature de Daniel Ljuboja serait imminente. Encore plus surprenant, il viendrait en tant que joueur, puisqu’il n’a pas encore passé ses diplômes. « Ca fait longtemps que je n’ai pas joué en L1, et ça m’a manqué. » Il y a un mot superflu dans cette phrase. Indice : il pourrait s’agir de la division.

Porte mousse

Portsmouth a mis à l’essai Modeste M’Bami et Fabrice Pancrate. Sydney Govou consulte ses avocats pour savoir si un recours est possible ou non.

L’édito : De la fuite dans les idées

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Albus Dumbledore et Alberto Contador ont diverti la journée d’hier. Jean-Paul Ollivier, qui n’avait aucune abbaye à raconter, s’est permis de l’ouvrir pour noter que le second n’avait pas l’air fatigué à l’arrivée. Alors, lequel a le plus de pouvoirs surnaturels ?

Ce qui caractérise les fortes têtes, c’est de ne jamais reculer devant le danger. Avant d’affronter Roddick au premier tour de Wimbledon, Jérémy Chardy avait déjà les gènes de l’acharné. Deux semaines de rab pour rejouer sur terre battue, ça aide à se sentir fort et à gagner son premier vrai tournoi. Acasuso, Vassalo Arguello, Zverev, Kiefer et Hanescu aussi, mais Chardy n’y était pour rien si Gilles Simon était inscrit comme tête de série numéro un du tournoi. Ce genre d’erreur ne devrait plus se reproduire longtemps. En attendant, le magicien Paul-Loup Santoro se mord les doigts d’avoir perdu au premier tour. Heureusement, Sidorenko n’a pas été plus loin que les quarts. En revanche, aucun regret pour Nicolas Mahut à Manchester, Olivier Rochus était la plus forte tête. Rude concurrence. Leurs homologues footballeurs en savent quelque chose : Everton veut honorer son contrat au PSG. Il faudra d’abord prouver qu’il a signé un contrat. Frédéric Piquionne peut ricaner, rira bien qui pourrira le dernier.

Collet serré

A la tête de Villeurbanne, Vincent Collet a aussi hérité de l’équipe de France. Le danger était bien caché, Michel Gomez ne l’a toujours pas vu arriver. Pour regonfler l’orgueil national, le sélectionneur s’est montré plutôt créatif : des joueurs NBA, même si pour Diarra et Petro personne ne peut confirmer, une durée NBA et un score NBA (111-64). De Colo a marqué 15 points, Parker, Diaw et Batum ont joué. Ca semble si facile, une équipe est sûrement née. L’Etat du Centrafrique, c’est conférence Est ou Ouest ?

Schleck en bois

Mais pourquoi donc Thierry Adam appelait-il Cavendish le maillot vert ? Pourquoi lorsque Lance Armstrong s’est décalé sur la gauche de la route en titubant a-t-il vu une attaque de l’Américain ? Pourquoi alors qu’Andy Schleck perdait constamment du temps sur Contador, sans parler des autres, a-t-il qualifié l’Espagnol de moins aérien ? Et si Thierry Bisounours connaissait la réponse ?

Pendant ce temps-là, Olivier Sauton fait le Point-Virgule et le Tour de France à la voile est dans une totale indécision. Vivement les étapes de montagne ?

Transferts : L’été des records (2)

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Durant tout le mercato estival, Le Vestiaire vous dévoile les us et coutumes des transferts d’incompétence. Second volet : Cyril Rool change de club, mais il connaissait déjà, ça devait arriver un jour.

Entre les deux, son cœur Valence

Libre de signer où il veut, Jérémy Mathieu a choisi Valence, qui possède dans ses rangs, pour l’instant, David Villa et c’est à peu près tout. Pour mieux se consacrer à sa nouvelle équipe, il a cité Angloma comme modèle. Como se dice « retraite internationale » ?

Curriculum vital

Depuis qu’il sait que l’OM le suit à la trace, Sinama Pongolle prépare un éventuel entretien. Il vend son CV comme personne : « Je suis international français, j’ai joué à Liverpool, à l’Atletico Madrid, j’ai quelques matches de Ligue des champions derrière moi. Et puis, depuis mes deux saisons à Huelva, tout le monde sait de quoi je suis capable. » Tous les recruteurs vous le diront, il faut toujours insister sur les compétences.

Arles est sienne

Au moment de signer à Arles, Kaba Diawara regrette-t-il d’avoir cédé à l’appel d’Arsenal en n’ayant inscrit que cinq buts en 23 matches ? C’était en 1998, Blackburn, Ferrol, West Ham, Nice, Al Ittihad, Al Gharafa et Ajaccio s’en sont frotté les mains par la suite. Renseignement pris, il n’est qu’à l’essai.

Lots de Cologne

Non content d’avoir fait revenir Lukas Podolski, Cologne s’intéresse à Nicolas Penneteau, Habib Bamogo et Julien Faubert. Au cas où, Fabrice Fiorèse cherche un nouveau challenge.

Marouane James

S’il n’était pas un assidu des compétitions UNSS de Nerac, Marouane Chamakh a toujours aimé les études. Pour l’an prochain, il a le choix : BTS compta à Sunderland, BTS commerce international à Arsenal ou IUT carrière sociale à Bordeaux. L’avantage du dernier, c’est qu’on peut partir quand on veut. Le conseiller d’orientation vient d’envoyer Obertan à Sciences Po.

Entorse Bénine

Soulagement à Metz : après quelques atermoiements, Razak Omotoyossi (passé par Sunshine Stars, ASJA FC, Pobé, Tiraspol, Helsingborgs et Al Nasr Ryad) a finalement rejoint ses nouveaux coéquipiers. Emballé, le Luxembourgeois Mario Mutsch va aussi tenter l’aventure. Tony Kurbos cherche un nouveau challenge ?

Isère à rien

La canicule approche, Daniel Moreira ne sait pas s’il passera l’été. En tout cas, Grenoble n’a pas de brumisateur pour lui.

L’édito : Tel est Sébastien

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Israël et la Croatie sont en demi-finale de Coupe Davis, Sochaux marque trois buts en match amical, Voeckler et Fédrigo gagnent des étapes. Ca devait arriver, Alain Casanova a basculé dans le paranormal.

Ca fait deux ou trois fois que Loeb se plante à la campagne, l’autre c’est sur du bitume et c’est fréquent, ces temps-ci. Comme l’autre, il s’appelle Sébastien et ça donne des idées. Loeb a vraiment envie de faire de la F1, même s’il doute d’en avoir vraiment le niveau. L’autre aussi. Il serait temps de choisir. Toro Rosso n’est pas contre, Mark Webber qui chante sur un podium, ça force à réfléchir, et vite. Bourdais, lui, profite à fond de ses derniers instants. Pas question de se refuser quoi que ce soit.

Le doute, c’est aussi le meilleur ami de Loïc Rémy. Le Niçois n’est plus très sûr de vouloir retourner à Lyon, sans doute le climat. Sa ressemblance avec Thierry Henry l’a toujours fait rire, celle avec Sydney Govou l’inquiète un peu plus. Au cas où, Bryan Bergougnoux, les offres de Kazan, Kayserispor, Athènes, Lens et Boulogne sur les genoux, est toujours là pour remonter le moral des anciens espoirs lyonnais.

Tourne le dos Rémy

Le doute profite toujours à l’accusé, même aux magiciens. Condamné à l’avance, Fabulous Fab a encore profité de son sursis avec aplomb. Un drôle de tournoi ATP à 385.000 dollars, une tête de série n°2, Cipolla, Dent puis Mahut : Doha et Dubaï en juillet, c’est surfait. Pas tant que le parcours du Tour 2009 dessiné par Christian Prudhomme. Partir de Monaco, tronquer les contre-la-montre, mieux répartir la montagne, garder du suspense, toute la presse et surtout Thierry Adam jamais assez éveillé, l’a crié à tort et surtout à travers : « Quel beau parcours, grâce lui sera rendue en temps et en heure. »

Pour être original, il l’est, comme nous le soufflait Thierry Bisounours. Un faux prologue, faux contre-la-montre qui ne permet rien si ce n’est de ne laisser qu’un seul autre chrono. Un CLM par équipes qui ne permet rien si n’est à Astana de s’assurer la victoire finale dès la troisième étape. Et trois étapes pyrénéennes qui se sont résumées aux trois derniers kilomètres d’Arcalis et c’est bien parce qu’il a fallu trouver quelque chose d’intéressant. Quelle merveilleuse idée que d’escamoter le Tourmalet. Il n’y avait que 77 coureurs devant à Tarbes, Sastre et compagnie auraient été bien inspirés de se suicider dès l’Aspin. Fignon a failli se couper la pomme d’Adam.

Pendant ce temps-là, Lance Armstrong doute. De lui, de Contador, de Bruyneel ou de rien ?

Transferts : L’été des records

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Durant tout le mercato estival, Le Vestiaire vous dévoile les us et coutumes des transferts d’incompétence. Premier volet : Benzema prend cinq ans d’un coup.

Diawara et son cabas

Il ne pourra pas dire qu’on l’a forcé. Souleymane Diawara a quitté Bordeaux pour Marseille en sachant que Hilton et Rodriguez sont toujours là. Deschamps est persuadé d’avoir réussi un bon coup, Triaud aussi. Et si les deux avaient raison ? Gourcuff n’a pas tranché, mais il regrettera avant tout l’homme.

Le juste prix

L’an dernier, Benarfa (12 millions), Ederson (10 millions) et Pjanic (7,5 millions) avaient tout tenté. Même Rémy, élu meilleur espoir avec ses 8 millions, n’avait pu déloger Keita et ses 18 millions du trône des abus de biens sociaux. Cette année, les prétendants peaufinent leur numéro. Diawara et ses 7 millions, à 30 ans, Lisandro l’Argentin du Portugal qui vaut 28 millions, la doublure de Vahirua qui séduit Manchester pour 8 millions, Ziani qui signe en Allemagne pour 7 millions sans s’appeler Stéphane, dommage que Djibrill n’ait pas voulu revenir en France.

Gît Lo

Quelle est le point commun entre Lisandro Lopez, 26 ans, 28 millions d’euros, et Karim Benzema, 21 ans, 41 millions d’euros ? Frédéric Piquionne n’en sait rien, mais il sent que la blague peut lui plaire.

Pat’ à la carbo

Raymond Domenech n’y songeait même plus, Lacombe si : associer Toulalan et Vieira, à quelques semaines de la Coupe du monde. La paire n’a jamais vraiment marché depuis 2 ans, Vieira non plus.

Savigol en Tutu

Le destin est parfois facétieux. Alors que Monaco avait réussi à ferrer sa priorité de recrutement au poste d’attaquant, on lui a décelé un problème cardiaque. Darcheville est toujours sur le marché, c’est pas le moment de tout gâcher.

Darche de Noé

René Girard, l’entraîneur de Montpellier, l’a annoncé : « Darcheville, ça coûte très cher. » C’est pas beau, la délation.

Tony Hallyday

Grande nouvelle pour les boîtes de nuit gueugnonnaises : le club de National vient de faire l’acquisition d’un juke box.

Shab botté

Rémy, Mouloungui et Bamogo viennent d’être récompensés par leur club : Nice penserait à Shabani Nonda pour renforcer son attaque.

Akrour d’idée

Grenoble n’est plus le petit promu qui monte avec Nassim Akrour comme meilleur buteur. Pour leur seconde saison en Ligue 1, les Isérois ont pensé à Daniel Moreira. Renseignement pris, il vient de faire une saison chez eux. 24 buts en 38 journées, ça fait monter les enchères pour Gignac, moins pour Moreira. Est-ce son âge ?

Mbia fine

Stéphane M’Bia aimerait faire partie de la meilleure équipe marseillaise des quinze dernières années. Mais bon, Stoke City, salaire bien aussi.

L1, Globe crotteurs : Robins des sous-bois

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Ils volent aux riches pour terminer leur carrière chez les pauvres. Ils sont nos deux meilleurs Robin des bois du concours des globes trotters. Ex-aequo sur la ligne d’arrivée, ils ont longtemps été promis à l’équipe de France. Ils ont préféré rester des bleus. Les petits clubs aussi ont le droit d’attirer les vedettes.

1. La mort aux rats

Le jeune Daniel Moreira n’a que 19 ans lorsqu’il débute en Division 1, à Guingamp. Un but en 26 matches, l’alerte est donnée, mais personne ne la reçoit. Il n’est pas défenseur. Les antennes relais des Côtes-d’Armor y sont sûrement pour quelque chose, Fabrice Fiorèse en rit encore. Transféré à Lens, Moreira y alterne le pas très bon pendant trois saisons et le meilleur de sa carrière pendant une saison, nous sommes en 2001-2002. 12 buts en 31 matches, Hoarau en ferait des cauchemars, malheureusement, les promesses sont entachées d’une cruelle suspicion : El-Hadji Diouf a aussi marqué dix buts cette saison-là. Deux ans et 17 buts plus tard, il met ses deux premières sélections chez les Bleus avec Santini dans la balance. Lens cède et croit bon de ne pas le retenir. La bonne fortune sourit toujours aux audacieux, Toulouse tente de monter un grand club sur les ruines de pas grand-chose. A partir de là, Daniel mort errera. Deux ans dans le sud pour un montant de 21 buts TTC, ça rapporte une sélection avec Domenech. C’était évidemment contre Chypre. Rennes flaire le bon coup et ne le regrettera pas. 39 matches, 0 but, il se hisse au niveau des tous meilleurs en obtenant une proposition de Grenoble, promu en Ligue 1 par hasard. 4 buts en 31 matches, ça s’appelle de beaux restes.

2. Sans un Dalmatien

Du stade Gaston-Petit, les supporters de Châteauroux se souviennent de la saison 1996-1997. La Berrichonne, Tonton et Tata à Vicq-Exemplet, la Division 2, et un sentiment que le petit jeune a enfin trouvé un chez lui. C’était avant une irrésistible ascension : trois ans, trois présences en tête de gondole du France Football spécial transferts : voilà comment on devient lensois, marseillais et parisien. Il côtoie Peter Luccin, mais rien n’y fait, il sait qu’il est unique. L’Inter Milan le réclame. Au bout de trois saisons, il jurera qu’il tutoie Ronaldo, mais la sanction tombe : l’Inter l’envoie enfin à Tottenham en 2003/2004. Ni l’OM, ni Paris, ni l’Inter ne lui ont ouvert les portes des Bleus. Il entre dans l’histoire par la grande porte. Son secret ? « L’année dernière, Jacques Santini est venu me voir à Milan contre l’Ajax d’Amsterdam et Lyon en Ligue des Champions. Je n’ai pas été bon lors de ces deux matches. Après, je n’ai plus eu de nouvelles. » Il choisit logiquement Toulouse à l’été 2004. Un mois d’août de feu lui offre un nouveau départ, en l’occurrence, ce sera pour le Racing Santander dès le mois de juin 2005. 13 matches, 0 but, la sélection se rapproche. C’est pourquoi il réédite cette performance en 2006-2007 à Bordeaux. Orphelin d’Oruma, Sochaux se tourne vers lui et lui offre un challenge qu’il relève : être le premier club français à le retenir deux ans. Ce n’est qu’un début : il est lié avec le club doubiste jusqu’au 14 octobre.

Ligue 1, PSG : Le code de gérontologie

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Relancé par une sixième place avec Landreau et sans Valdo, le Paris Saint-Germain est ambitieux. L’été sera chaud, pourvu qu’ils le passent tous.

Charles Villeneuve a laissé un bel héritage. Il avait fait venir Claude Makélélé voici un an, Téléfoot est décidément une bien vilaine manie. Après 34 matches, le capitaine parisien a retrouvé peu à peu une seconde jeunesse, souvenez-vous, c’était sa période brestoise. Makélélé a décidé de prolonger et l’ancien président n’y est cette fois pour rien. Inévitablement, ça donne des idées aux autres. Heinze (31 ans) avait sonné la charge le premier pour un retour, mais faut peut-être pas trop déconner. Patrick Vieira, lui, est dans la force de l’âge. 65 matches en trois saisons à l’Inter, il aura pour lui la fraîcheur. Kombouaré, formateur dans l’âme, n’exclut pas de retenir Chantôme, Clément et Mulumbu, sait-on jamais, une ou plusieurs blessures aux deux cuisses sont si vite arrivées. Le tunnel du Parc des Princes est assez long, il faudra bien s’échauffer, la Coupe du monde n’est que dans un an.

Coupet les vivres

Mais pour l’instant, Vieira n’est pas encore parisien et Kombouaré n’a pas encore envisagé de rejouer. En revanche, Ludovic Giuly et Sammy Traoré, 66 ans à eux deux, se sentent seuls aux soirées jeux de l’oie. Pour les accompagner, Paris a réalisé un gros coup en faisant signer Coupet deux ans. Landreau est parti aider Lille à retrouver son lustre d’il y a dix ans, il lui fallait un remplaçant de poids. A 36 ans, Coupet vient d’enchaîner huit matches au plus haut niveau espagnol. Pas question d’imaginer qu’à son âge il a forcément perdu le rythme et qu’il est logiquement encore moins bon qu’à l’Euro 2008, ça n’aurait aucun sens. Pas question de penser que Leo Franco était simplement meilleur, c’est bien connu, les dés étaient pipés. En tout cas, Coupet est heureux, il « a de l’orgueil ». La condition physique et une prolongation de contrat avec la Halle aux Vêtements, c’est subsidiaire. Barthez se mord les doigts d’avoir autre chose de prévu.

Pendant ce temps-là, Mevlut Erding devrait officialiser son arrivée prochainement. Erding, ça rime plutôt avec Laurent Leroy, Kaba Diawara, Mickaël Madar, Alex, Aloisio, Martin Cardetti, Alioune Touré, Daniel Ljuboja, Fabrice Pancrate, Bonaventure Kalou, Pierre-Alain Frau ou Amara Diané ? Après tout, rien de grave, il vaut que 8 millions et Hoarau a prolongé.

La Légende : Le Pana rit de Djibrill

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C’est le plus gros scandale de l’Histoire du sport après l’affaire Bastareaud et la sélection de Coco-Viloin aux JO de Pékin. Liverpool ne s’en est toujours pas remis. Jean-Claude Hamel et Guy Roux ont frôlé la préventive.

Comment un club aussi avisé (Gérard Houiller, Riise, Diouf) a-t-il pu se laisser berner de la sorte ? Hiver 2004, la trêve bat son plein, le jeune Cissé vient de finir double meilleur buteur de Ligue 1. On n’avait plus vu ça depuis Guivarc’h ou Anderson deux ans avant. On ne le reverra qu’avec Pauleta deux ans après. L’exception, l’apanage des géants. Avec 26 buts, Djibrill atteint un total plus vu depuis Shabani Nonda l’année d’avant. Il n’en faut pas plus pour convaincre les Reds de dépenser 21 millions.

Cissé, Kapo

Le tour est joué, 20 buts en à peine deux saisons. Savidan apprend l’anglais. Deux ans avant, il réalisait une jolie première Coupe du monde, ses meilleurs souvenirs en Bleus : 54 minutes sur le terrain, 216 en dehors, international est un bien grand mot, Louis Marlet et Steve Saha de grands joueurs. Trois grosses blessures, dont un passage à l’OM, un coup de foudre à Sunderland, avec option d’achat. Le pensionnaire du Big Sixteen n’achète pas, le nouveau Canto signe à Athènes, malgré la concurrence féroce de Tottenham, Wigan et Stoke City. Le choix des géants, Benzema apprendrait le grec, Govou le rhôdanien.

Transfert Benzema : RacOLage poussif

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Manchester City, Wolfsburg et la Roma sont aux abonnés absents. Pourquoi seuls l’Inter, le Barça, le Real et Manchester United tournent-ils autour de Benzema alors qu’il y a un mois à peine, les observateurs les plus avisés le trouvaient décevant ?

Quand les meilleurs clubs du monde se cherchent un buteur, ils pensent à Benzema. Serait-ce parce qu’il a fait ses deux premières saisons pleines à plus de 20 buts ? Ou qu’en 15 matches de Ligue des Champions il a mis 9 buts, quand le seul Messi a fait mieux, mais en 21 rencontres, donc aussi bien ?

Ou parce que comme Le Vestiaire l’avait dit, dès août 2007, et l’avait confirmé sans cesse et même en pleine tourmente Benzema début 2009, l’ancien Lyonnais est le grand joueur mondial actuel. En le plaçant aux cotés des Villa, Cristiano Ronaldo, Kaka et autres Ribéry, les recruteurs se sont subitement mis à penser comme nous. Faut-il les condamner pour autant ? Ou faut-il condamner Benzema de se prendre pour Dugarry en pensant qu’il ne sera pas titulaire dans un grand club à l’aube de la Coupe du monde à laquelle la France a toutes les chances de participer ?

Il ne reste plus qu’une chance de voir Benzema Ballon d’Or la saison prochaine, le convaincre que quand Ronaldo part à Barcelone, il ne se fait pas appeler Sonny Anderson. Et quand Ribéry part à Munich, et Zidane à la Juve, personne ne pensent les surnommer Aliadière et Gourcuff. Et pour ce faire, Aulas, Lacombe, Perez, Ferguson et même Djaziri son agent sont prêts à tout.

Engager une star

Lyon veut redorer son blason, pour cela il doit frapper un grand coup. Ramasser un joueur étranger évoluant dans un grand championnat et ayant déjà brillé en Ligue des Champions. Ils l’ont trouvé, il est de nationalité sud-américaine et même pas Vénézuélien et s’est signalé de la plus belle des façons dans le fameux championnat du Portugal. Le même qui vit éclore Jardel et plus récemment l’immense Deco. D’ailleurs, on veut bien des nouvelles.

Il s’appelle Lisandro Lopez, et en plus il est d’accord pour venir. Cerise sur le gâteau, il n’a que 5 ans de plus que le titulaire actuel sur le départ. Mais pour obtenir la première vedette depuis Lubos Kubik et Tony Kurbos, il faudra débourser 20 millions. Lyon n’a pas le choix, il faut vendre. Depuis que la troisième place n’est plus directement qualificative pour la C1, ça rapporte moins. Seule solution : vendre Benzema, car transférer Ederson couvrirait à peine les frais d’hôtel de l’agent de Lisandro.

Faire fuir Benzema

Le défi est de taille. Le caïd s’est déclaré intransférable en milieu de saison et tout le monde l’a cru, sauf Le Vestiaire et les quatre plus gros clubs européens. Depuis, les questions se bousculent. Pourquoi la Coupe du monde est en 2010 ? Pourquoi n’est-il pas titulaire chez les Bleus ? Pourquoi Domenech a entraîné Lyon et l’équipe de France ? Pourquoi la France, à 15 points près, serait déjà en Afrique du Sud ?

Les raisons de la malédiction resteront un mystère, le temps presse, Govou est bien d’accord, l’offre de Levante pourrait arriver trop tard. Pourtant, Lyon avait bien cru avoir fait le plus dur, même si la femme de Fred ne participait cette fois pas à la transaction. Le montant du transfert est entendu, OL Groupe aurait déjà un chèque à la banque, Aulas serait même capable de mettre le Surinam en faillite si Huntelaar et Robben ne suffisaient pas. Même les proxénètes mancuniens ont vendu leur plus belle gagneuse. Reste à convaincre le joueur. Pour cela, il faut gueuler qu’on en veut plus.

A tort et à travers

« Kaka va au Real, Cristiano Ronaldo et Ribéry vont peut-être suivre. C’est une spirale de fou furieux. Benzema n’est pas intransférable. Je l’avais dit pour Essien, mais à 40 millions… » Jean-Michel Aulas, le 4 juin

« Même s’il ne faut jamais dire jamais dans le football, il y a beaucoup de bruit pour rien en ce moment. L’idée est toujours de conserver Karim une saison supplémentaire. » Bernard Lacombe, le 13 juin

« Je ne vais pas vous cacher qu’il fait l’objet de sollicitations. Pour le moment, j’ai réussi à les convaincre de ne pas aller plus loin. Les nouvelles en provenance du Real, de Chelsea et de Manchester United me rendent perplexes. Personne n’est intransférable, c’est clair, mais connaissant Karim, s’il devait partir, ce serait au Real Madrid. » Jean-Michel Aulas, le 18 juin

Manchester perd Tevez. « On peut tout imaginer, mais je crois que Karim veut rester, et Lyon aussi. Je ne vous cache pas qu’il est l’objet de beaucoup de sollicitations, du côté de l’Angleterre notamment. » Jean-Michel Aulas, le 19 juin

« Si Manchester ,qui comme on le sait a fait de grandes rentrées d’argent, se présente pour acquérir Benzema, on fait quoi ? » Bernard Lacombe, le 20 juin

« On a reçu une offre pour Benzema. Je lui ai dit de partir en vacances et qu’à son retour, on discuterait de ce qu’il veut faire. » Jean-Michel Aulas, le 21 juin

« Rien n’est impossible et si nous recevons une belle offre nous ne fermerons la porte à personne. » Bernard Lacombe, le 23 juin

Si Benzema ne rallume pas son portable dans les 24 heures, Lyon va être contraint de passer à la vitesse supérieure. Un prêt avec option d’achat à 10 millions, dernière offre pour Benzema. Lisandro est à ce prix, mais le double de Benzema, presque comme l’âge du joueur.

Et si Benzema savait très bien qu’il était le meilleur et qu’il voulait juste un peu plus de pognon ? Hypothèse saugrenue, quel gamin arrêterait les vacances au Puy-du-Fou pour aller à Disneyland ?