La Légende SUA : Le vinaigre de Gelez

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Moins prometteur que Michalak ou Castaignède, plus qu’Aucagne et Laurent Mazas, François Gelez est probablement une star, mais on n’a pas vérifié. Le Bayonnais est surtout un jeune demi d’ouverture d’à peine 29 ans, qui fêtera la trentaine en Pro D2.

Avant, on disait Groupe B, mais le rugby est devenu un métier qui ne s’apprend pas à Tyrosse, malgré  Guy et Guy. Entre le Café de la Poste et son plat du jour, les accidents aquatiques de Ferrasse, Laffargue et Barjou, le Petit Bleu et La Dépêche du Midi, les habitués d’Armandie s’étaient pris à rêver.

Rêver que Miquel ne prendrait pas la place de leur François d’international. Rêver que Lanta et son Fabrice Lhoumeau de préparateur physique convaincraient le métronome déréglé de passer ses pénalités quand elles auraient de la valeur. Que Thierry Dumas et Nicolas Espitalier pourraient écrire que Tarbes ne resterait pas la dernière victime locale du Brennus, et que Jean-Baptiste Lafond et Fruit d’Or appartiendraient pour toujours au passé.

Il avait d’assez belles épaules pour s’étendre dans les salons de massages particuliers, trop petites pour s’envoler. Pas assez rapide, pas assez créatif, pas assez décisif. Aux Lot et Garonnais, qui se demandent encore pourquoi le SUA est tombé, qu’ils se demandent qui est le dernier grand joueur sorti par le club.  Heymans ou Porcu ? Dubroca a la réponse. Basquet aussi, mais il ne pourra pas la donner.