Hand, X-men : Marvel de poulet (1/2)

N’en déplaise à nos plus fervents lecteurs, l’article suivant n’est pas une production signée MindGeek. Il s’agit plutôt d’une production Charles Claude Onesta Xavier. Une histoire qui sent bon la France,  le thym, le romarin et un peu la sueur aussi. C’est le bruit des corps qui s’entrechoquent, l’affrontement de combattants musclés. Une histoire de blessures et de cœur brisés. Une sorte de 300 Rise of an Empire, les seins d’Eva Green en moins. Retour sur l’équipe championne d’Europe 2014.

X-men

Par notre spécialiste sports mineurs et films d’action, Leo Tseu

Suivre le handball français présente un avantage indéniable : les fiches joueurs n’ont pas besoin d’être mises à jour trop fréquemment. Plus de 10 ans que Narcisse, Karabatic, Guigou, Omeyer et consorts sont réunis sur les parquets. Comme par hasard, ça fait 10 ans qu’on gagne tout. La faute à un homme désormais trop manche pour jouer, mais bon pour entrainer. Et on ne parle pas de Dumoulin.

Staff :

Claude Onesta : Claude fait penser à un homme aux capacités intellectuelles surdéveloppées, en fauteuil roulant et au drôle d’accent. Pas Stephen Hawking, mais plutôt Charles Xavier. C’est lui qui mène au but nôtre bande de X-men et tente de leur donner un semblant de cohésion. Faire un plan d’attaque plutôt que foncer dans le tas n’est pas le réflexe premier du handballeur : il a donc besoin d’un superviseur. Aussi, Claude tire le meilleur de ses joueurs et exploite les faiblesses de ses adversaires. Un gardien est trop en confiance ? Claude donne pour consigne à Fernandez d’appliquer la stratégie maintes fois répétée à l’entrainement : « tire-aussi-fort-que-t’es-bête-et-très-près-de-la-tête ». Un grand costaud pose problème en face ? Claude lui oppose un français encore plus grand et costaud. Un grand bête pose problème ? Claude demande à Éric Quintin de sortir de sa retraite.

Didier Dinart : Une des rares fiches à actualiser dans notre base de données. Chamboulement : passage du poste de joueur défensif à entraineur de la défense. Et ça nous a fait du bien. Lors des compétitions perdues, la France s’était montrée fébrile en défense. Il y a du mieux, même si on encaisse encore un peu trop. Faut dire que Gilles-Dinart-Karabatic en forme, c’est pas évident à remplacer.

 

Jeune qui pousse n’amasse pas mousse

Karabatic Luka : A l’Euro, Petit frère Karabatic a distribué des baffes. Et Luka est meilleur dans ce domaine que dans celui des paris sportifs.

Igor Anic : Complétant la relève côté pivot, Anic a fait le job dans l’animation offensive. C’est pas transcendant non plus, ça inquiètera pas Sorhaindo et ça ne fera pas oublier Gilles.

Porte : Au chapitre des nouvelles recrues, le petit Valentin a lui aussi plutôt bien réussi son tournoi. Oui, on a dit le « petit ». 1m90 et 90 kg, c’est petit et léger pour un arrière. S’il veut s’imposer, il lui faudra gagner en volume de jeu et ne pas se blesser. Dans le métier d’arrière droit, on appelle ça une Barachet. Mais on maintient qu’il nous manque toujours un véritable gaucher arrière droit de formation. Un grand, costaud, un peu bourrin, voire légèrement dangereux pour l’adversaire. Quelqu’un qui pèse sur les temps forts d’attaque et qui découpe en défense.

Grebille & Nyokas : Performants au poste de remplaçant. Ils chauffent le banc de manière idéale. Mais avant de les juger, on attendra qu’ils aient du temps de jeu.

Dumoulin : Peut-on parler de jeune pousse à 30 ans ? Peut-on parler de relève quand on la laisse sur le banc ? Il a fait son match en demie, mais ça ne nous couvrira pas une fois Omeyer à la retraite.

Gérard : Onesta a fait preuve de sa confiance en Vincent Gérard en le remplaçant par Porte dans le groupe. Des performances pas terribles lors de ses entrées. Mais dur de juger un gardien sur d’aussi faibles temps de jeu. Surtout pour ses premières sélections.

La prochaine fois, on vous parlera des vieux et des très vieux.

Handball : L’hymen à la joie

Sanctionné, notre spécialiste sports mineurs purge toujours son exil en terre arctique. La fonte des glaces et une température supérieure à -10° lui permettent néanmoins de sortir de son hibernation afin de nous rappeler les belles valeurs défendues par le handball.

at rival fans inside a stadium in the town of Lamia

Par notre spécialiste sports mineurs et violents comme le handball ou le hockey Leo Tseu

Le handball est un beau sport. Il est porteur de valeurs, de respect et de probité morale. Tous les joueurs vous le diront. Ils témoigneront la larme à l’œil, la main droite sur le cœur, le poing gauche délicatement déposé dans le visage de l’adversaire dans un mouvement aussi fluide que limpide. Véritablement rien à voir avec la racaille footballeuse qui ne respecte pas les arbitres, ne chante pas l’hymne et ne valide pas quand elle monte dans le bus. Non, au handball tout est beauté du jeu, respect de l’adversaire et civilité. La preuve en image.

1 – Parce qu’au handball, on respecte l’hymne des adversaires.

2 – Parce qu’au handball, on n’a besoin de personne pour faire la police. Même pas de la maréchaussée.

3 – Parce qu’au handball on aime se faire des bisous.

4 – Parce que le handball se bat pour l’égalité des sexes.

5 – Parce que Torsten Jansen.

6 – Parce qu’un coup de tête en ligue des champions est inconcevable. Ou alors il serait très lourdement sanctionné. Ah, non ? D’accord.

7 – Parce que le handball n’est très certainement pas un sport où l’on verrait un coach menacer un arbitre et le suivre poing levé sur le terrain.

8 – Parce qu’on ne verrait pas non plus un joueur de handball menacer un arbitre lors d’une finale.

9 – Parce qu’il serait fort incongru de voir un entraineur pénétrer sur le terrain pour mettre un bouchon à une joueuse adverse. Puis la sanction serait terrible.

10 – Enfin, parce que jamais le plus grand sélectionneur français accompagné du plus grand joueur français ne se permettraient de détruire un plateau télé en étant saouls comme des cochons.

Non, vraiment, le handball est le plus beau sport du monde. Car, comme le sait bien Nasser Al-Khelaïfi, les vraies valeurs sont dans nos portefeuilles.

Handball, Euro: Le Barbier de Silésie

Après une flagrante prise de pouvoir de la jeune génération lors du match d’ouverture face à la Russie, l’allant de la jeunesse continue de pousser les bleus. Avec une large victoire 28-27 face à la coriace Pologne, les juvéniles bleuets ont fait preuve d’une grande maîtrise contre un adversaire de haut niveau. Onesta songe a rappeler Omeyer dès le prochain match.

omeyer

Omeyer des trois manches

Pour les gardiens, le schéma reste le même que contre les Russes, sauf que là, l’adversaire rentrait ses tirs. Comme face à la Russie, Cyril Dumoulin a montré une nette supériorité face à son concurrent Vincent Gérard qui, lui, n’a encore une fois rien montré du tout. Ce coup-ci, il est excusé, il n’a pas joué. Il risque d’ailleurs de prendre goût à ce temps de jeu jusqu’à la fin de la compétition, puisque Claude Onesta songe à rappeler Omeyer dès le prochain match.

Un barbu barbant

La défense a excellé dans son objectif de faire briller Cyril Dumoulin. 17 arrêts sur 44 tirs Russes pour ce dernier, il peut notamment féliciter la bienveillance de Luka Karabatic qui laissa rapidement, et à deux reprises, l’équipe à un de moins. En difficulté face aux assaillants polonais, Onesta, pour qui, malgré son jeune âge, ce n’est pas la première bataille, mitonna une recette défensive de son cru. Le filou surpris son monde en plaçant Nicolas Karabatic au centre de la défense, en alignant Nicolas Karabatic sur les ailes gauche et droite, tout en confiant les relances à Nicolas Karabatic. Cette savoureuse plâtrée ne fut guère au goût des estomacs poméraniens.

Onesta n’étant pas du genre à servir deux fois le même plat, il songe à rappeler Omeyer dès le prochain match.

Un barbu sort du bourbier

En attaque, avec 4 buts, Anic a remercié son coach de la confiance aveugle qu’il lui accorde depuis de nombreuses années. Qui ne croirait pas en un joueur qui avait déjà joué trois finales de ligue des champions à 23 ans?

Pour le reste, lorsque l’attaque fût en difficulté, chef Onesta a ressortit la toque, ce qui ne fait pas pour autant de cette équipe une bande de toqués. Il mijota un menu d’attaque comportant du Karabatic (le vrai) en entrée, plat, dessert. 8 buts pour celui-ci et une prestation digne d’être servie par toutes les tables étoilées du guide rouge.

La mauvaise nouvelle de la rencontre est sans doute la blessure du trinitéen Cedric Sorhaindo. Pour pallier une éventuelle absence, Onesta songerait à rappeler Thierry Omeyer dès la prochaine rencontre.

A force de n’utiliser que de la vieille carne, Claude Onesta risque de ne devoir servir plus que des ragoûts, plat populaire chez les entraîneurs. Les vieilles recettes ont beau être les meilleures, elles sont aussi souvent les plus lourdes, gare à l’indigestion.

Handball : Un Euro dateur

Un euro de handball n’étant pas qu’un inutile rassemblement bisannuel d’armoires normandes aux jointures pleines de colle et à l’étagère du haut pleine de vide, il y a sans nul doute des enseignements à tirer du premier match de cette palpitante compétition.

Onesta

 

Par notre spécialiste hand Leo Tseu

35-28 face aux Golgoths venus du froid, le résultat est sans doute très appréciable. Si ces derniers avaient eu la gentillesse de gagner quelque chose durant les dix dernières années, cela aurait même été très encourageant. Le bilan de ce premier match a tout de même son importance, il permet de commencer à entrevoir les prémices d’un éventuel renouvellement de l’effectif. Onesta serait-il un brin immobiliste?

Tiens voilà dumoulin

Ce grand chambardement d’effectif commence par le poste de gardien. Puisque le révolutionnaire Claude Onesta a courageusement décidé, en accord avec son médecin, son kiné, son rhumatologue et son légiste, de se passer du fringant Thierry Omeyer, 37 ans, pour les trois ou quatre prochains matchs, c’était l’occasion de donner de l’expérience aux  futurs postulants. Les prépubères Vincent Gérard (28 ans) et Cyril Dumoulin (30 ans), se partagent donc la vétuste chasuble de l’impotent Titi.

A ce jeu, le second s’en tirera mieux que le premier, les arrières russes eux, tireront tous aussi mal. A croire que sans la générosité de Rachel Weisz, les snipers soviets ont bien du mal à atteindre leur cible.

Anic aime les sucettes

Lorsque L’Equipe titre « l’heure de Gérard et Dumoulin«  cela veut-il dire qu’il faudra désormais jouer avec deux gardiens pour combler les errements défensifs du Karabatic du pauvre?

La défense a tenu bon grâce notamment à Igor Anic, premier choix de Claude Onesta au poste de pivot depuis de nombreuses années comme l’attestent ses neuf sélections depuis 2009. Sorhaindo et Karabatic² ont bien fait leur boulot sur le plan défensif, l’indigent niveau des shooters russes a fait le reste.

Ce n’est sans doute pas le match face à la Pologne qui permettra de dire si Nikola Karabatic est assez fort pour jouer une compétition internationale en tenant son petit frère par une main et en cochant une grille de la FDJ de l’autre. Face à une telle adversité, ce sera chose aisée pour lui.

Nyokas la baraque

Concernant l’attaque, la défense russe étant aussi solide que les plaques de givre de la Bérézina en début d’hiver, tout les français ont pu y aller de leur coup de mousquet. Là encore, c’est un espoir de 28 ans pour onze sélections, qui montrait à Claude le révolutionnaire qu’il avait raison de mettre la jeunesse au pouvoir. En mettant neuf plombs dans la peau du vieil ours russe, Kevynn Nyokas a rappelé à Barachet que l’alternance blessures/méformes n’est pas la garantie suprême pour être l’éternel choix par défaut au poste d’arrière droit.

L’allant et la jeunesse de cette équipe de France sont certainement de bonne augure pour les grandes échéances à venir, à commencer par les JO 2016. Après tout, pourquoi une équipe qui a 29 ans de moyenne d’âge en 2014 serait-elle un EHPAD ambulant en 2016?

Handball : Une pinte ou une demie ?

L’équipe de France féminine est donc éliminée en quart de finale. Le spécialiste handball est inconsolable : France TV n’a même pas eu le temps de diffuser un match. Il devra donc attendre avant de pouvoir voir Cléopâtre Darleux sur les ondes en clair.

Une pinte ou bien une demi

Par notre spécialiste Handball Leo Tseu

On vous avait quitté alors que les Françaises mettaient raclée sur raclée. Le spécialiste handball se demandait alors si ces victoires étaient dues à une forte progression du niveau des filles d’Alain Portes, ou si elles n’avaient affronté que des équipes en carton. Il avait été rassuré par leur (courte) victoire face au Monténégro (17-16). Oui, s’il ne sait pas placer ce pays sur une carte, il sait que le Monténégro s’est acheté une équipe féminine lors de l’année 2012 et que celle-ci fait désormais partie des cadors du circuit. Il a été bien moins rassuré quand la même équipe n’a pas passé les huitièmes de finales. Bon c’était contre le Danemark, qui joue au handball depuis un peu plus tôt que 2012.

Mais les Françaises on continué à confirmer. Contre la Corée du sud (27-22) d’abord, leur permettant de terminer la phase de poule invaincues. Puis en huitièmes contre le Japon (27-19). Précisions pour les grands et les petits : l’Asie n’a jamais été une grande terre de handball. Mais les choses sont mal faites. Le monde est cruel. Dans les compétitions internationales, il ne sert à rien d’être invaincu en poule. Ce qu’il faut, c’est être invaincu en phase finale. Manque de bol. En 2003, au rugby, Laporte n’avait pas prévu la pluie. En 2013, au handball, on n’a pas prévu que nos adversaires finiraient par défendre et mettre des buts. Le match, on l’a perdu entre la 10ème et la 21ème minute. A la 10ème, La France mène 5 à 3. A là 21ème, elle perd  10 à 5. Se prendre un 7-0, c’est rarement bon signe. On gardera la joie d’avoir pris part à la compétition. Mais ça ne compte pas. Car, malheureusement, en sport, l’essentiel n’est pas de participer, mais de gagner.

On aimerait vous parler de la qualification du Brésil contre la Hongrie et de la rigueur dont l’Allemagne devra faire preuve face au Danemark. Ou de la Serbie qui ne devrait pas résister à la beauté du jeu norvégien. Mais maintenant que la France est éliminée, peu de chance de voir du hand féminin dans les médias. Même avec la France en finale après tout …

Pendant ce temps, le Vestiaire n’a pas remporté les Golden Blog Awards. Faire voter les seuls rédacteurs n’était donc pas une stratégie payante. Tout le monde n’a pas les mêmes moyens qu’Hambourg pour faire élire Bertrand Gille meilleur joueur du monde.

Mondial féminin : Tétines au Congo

Il est devenu presque inutile de parler du handball tant ce sport est devenu ultramédiatisé avec le Hand Star Game. Désormais tout le monde connaît l’actualité brulante de la balle pégueuse. Le spécialiste handball sera fouetté pour avoir dénigré cette formidable manifestation sportive. Preuve de cette réussite :  pas un Français n’ignore que le mondial féminin a commencé ! Et que le PSG n’est plus en tête du championnat ! Non ?

mv1

Par notre spécialiste handball Leo Tseu

Et oui, les Françaises jouent un mondial. Mais c’est du hand. Et c’est du sport féminin. Aucun risque d’en entendre parler. Pourtant, les filles d’Alain Portes commencent bien leur compétition avec leurs victoires contre Les Pays-Bas (23-19), la République dominicaine (27-10) et la République démocratique du Congo (31-17). C’est fou comme les pays dont le nom commence par « république » ou « démocratique » sentent bon l’héritage totalitaire. Le problème, c’est justement qu’elles ont de bons résultats. Normalement elles commencent par se rater, elles se foirent, jouent mal, passent les tours sur un malentendu grâce à des règles de reports de points incompréhensibles, puis échouent en phase finale. Les spécialistes sont donc en plein doute : leur réussite est elle synonyme d’un échec proche cuisant ? Ou, pire, de possibilité de titre ? Les plus septiques pensent simplement qu’elles n’ont pour l’instant qu’affronté des équipes en carton. Et que le seul intérêt handballistique des 3 nations rencontrées à ce jour se nomme Maura Visser (photo).

Flash info : Dans le nord de la France, on ne ferait donc pas que boire, ou se déguiser pour boire, ou se cacher dans des mines de charbon pour boire. Non, on jouerait également au handball. Si le spécialiste handball avait prévu que Dunkerque prendrait des roustes en ligue des champions, il n’avait pas du tout envisagé que les nordistes prennent la tête du championnat après avoir mis une fessée à Paris. Et ne comptez pas sur lui pour se réjouir de cette défaite ! Il n’est pas du tout du genre à accuser le PSG d’avoir été créé de toute pièce à grand coup de pétro-dollars. Ne pensez pas non plus qu’il radote contre un club passé de la quasi relégation en 2011-2012 à la tête du championnat en 2012-2013 en changeant la moitié de son effectif. Non, il se réjouit simplement de la victoire d’une équipe méritante. Il est même prêt à aller se baigner dans la mer du nord si USDK remporte le championnat. Vive le carnaval !

A part ça, 55- 54. La sélection « française » l’emporte donc de justesse face à l’équipe « étrangers ». Sans doute une grande partie de plaisir pour les gardiens. 55-54, soit presque 2 buts par minute. Mais on peut aussi supposer que les défenses étaient magnifiquement en place. Didier Dinart est rassuré pour l’Euro 2014. Certes, le but n’était pas sportif. On était là pour le spectacle, le beau jeu l’amusement. Un match en 3×20 accompagné d’animations, ça laisse la place à tout le monde pour participer. Tout le monde, sauf les femmes visiblement. L’égalité des sexes ? Faut pas déconner. Puis les filles, c’est nul en sport. À moins qu’elles aient aussi un mondial à jouer et donc autre chose à foutre ?

Pendant ce temps, l’équipe de France féminine a aussi battu un pays qui accumule deux médailles majeurs dont un titre en six ans d’existence, avant de rosser les Sud-Coréennes, assez sexy pour s’assurer deux minutes dans Stade 2?

Croatie, Karabatic : Montpellier héros

30-23. C’est pas Krumbohlz qui prend ça d’habitude ?

Il faudra attendre longtemps avant de revoir la France championne de quelque chose mais on s’en fout un peu. On s’en fout depuis qu’on a découvert la vérité : même un handballeur peut être maqué avec une idiote, son frère avec une conne et être encore plus neuneu qu’elles. Du moment qu’elles écartent les guiboles comme dit Onesta avec son faux accent créé de toutes pièces pour ne pas qu’on le confonde avec Costantini. Ca risque pas, Costantini avait du talent, Onesta de la gueule. Sauf quand il démonte une table , prend que des vieux qui jouent en France pour préparer l’avenir ou sélectionne des futurs taulards pour mieux foutre la merde dans son équipe,  là il sait influencer son destin. Comme Karabatic :  quand il demande à sa meuf de parier, c’est pas lui qui parie. Quand il télécharge une application, c’est son smartphone qui l’encule.

La fée Kara bosse

Et sur le terrain, alors ? On aurait eu bien besoin d’un Didier Dinart pour solidifier la défense, mais 2001 et la grande Suède écrabouillée en prolongations c’était il y a 12 ans. Onesta ne pouvait décemment pas l’obliger à revenir, ou alors autant sélectionner Daniel Narcisse ou Jerome Fernandez puisque Jean-Louis Legrand n’est plus des notres et que Richardson humidifie Estelle Denis. Il était sans doute jaloux du maillot de bain de Nikola. Plutôt jouer ou jouir ?

Pendant ce temps-là, Dinart et Fernandez avaient le sourire. D’enfin ne plus voir Onesta ?

La légende Costantini : Pas de costard pour les costauds

Costantini aime pas Onesta, il aime plus Karabatic, ni l’équipe de France. Heureusement il s’aime lui-même et il a bien raison.

Aujourd’hui, le deuxième épisode que tout le monde a oublié.

Il s’appelait Charles Biétry. C’était un individu étrange qui avait révolutionné le traitement médiatique du sport à Canal+ avant de l’enterrer sur France Télévisions. Il fut le premier à ouvrir la brèche de l’incompétence sur le fauteuil de directeur des sports avant de laisser s’y engouffrer Frédéric Chevit puis Daniel Bilalian. Qui ?

En 2001, l’équipe de France de handball réalisa le plus grand exploit de l’histoire des sports collectifs tricolores en remportant un deuxième titre mondial. Le service public décida de ne pas diffuser les matches d’un championnat du monde qui se déroulait pourtant en France. Décision logique, car le hand on s’en branle. TF1 aurait pu dire ça effectivement.

Anquetil, la poulie d’or

Lorsque les hommes de Costantini parvinrent en quart de finale, le grand Charles décida par hasard de diffuser enfin des matches des Costauds. Jusqu’à la finale, où les partenaires de Michael Jackson Richardson réalisèrent ce fabuleux match face à la Suède, qui possédait une nouvelle fois à cette époque la meilleure équipe.

Et pourtant, Greg Anquetil surgit d’outre-tombe et envoya les Bleus en prolongations. Euphoriques, ils écrasèrent la fin du match. Tout ça pour que trois minutes après le coup de sifflet final, France Télévisions rende l’antenne là où pour le football, on aurait vu Lizarazu sauter Deschamps sur la pelouse. Trois jours après, la presse se foutait éperduement du titre. Et tout le monde les oublia. D’ailleurs, on a aussi oublié Biétry.

La légende Costantini : Des Barjots sans cervelle

Costantini aime pas Onesta, il aime plus Karabatic, ni l’équipe de France. Heureusement il s’aime lui-même et il a bien raison.

Premier épisode : le jour où les plombs ont sauté.

1995, Reykjavik. La France fête un titre de champion de monde ultramérité tant les Tricolores ont dominé leur sujet. Comme d’habitude, les hasards du tirage au sort ont été très favorables aux Bleus, évitant les grosses équipes, donc la Suède. La finale contre la Croatie ne sera qu’une formalité. L’apothéose de 50 ans de hand international dans l’Hexagone, même Asloum n’a pas mis autant de temps à confirmer. Ils ont gagné, mais rien ne sera plus jamais comme avant. En novembre de la même année, Eric Quintin va tester la résistance de son front contre le nez de son coéquipier, Philippe Schaaf. Ce dernier, déjà privé du mondial en Islande, confirmera définitivement la définition du mot loser. Pour Quintin, c’est un an de suspension. Pour les Barjots, c’est la fin.

Crétins dauphinois

Richardson continuera avec quelques autres, mais le fiasco des JO de 1996 servira d’enterrement à cette génération. Ils finiront quatrièmes d’une compétition qu’ils ne pouvaient pas perdre, les chevilles grosses comme le palmarès de Patrice Martin ou l’égo de Daniel Bilalian. Auparavant, il y avait eu l’aventure modeste de Barcelone 1992 et la médaille de bronze acquise par une bande de jeunes cons talentueux comme Marconnet ne l’a jamais été. C’est en Suède, au pays des jeunes filles nues et des meilleurs joueurs de la planète, que cette équipe réalise, en 1993, son exploit le plus retentissant et pourtant sans presqu’aucun écho médiatique, déjà. Les partenaires de Volle, ce grand imbécile comme aimait le taquiner Costantini, finissent seconds en perdant face à la Russie de l’immense futur Espagnol Duchebaiev. Les locaux, pourtant sans égal, terminent à une pauvre troisième place.

Daniel Costantini, le grand artisan des victoires, la principale victime des défaites, n’aurait jamais réussi à apprendre à lire à Laurent Munier, ou les tables de multiplication à Denis Lathoux. Cette équipe, qui alterna le jaune capillaire et le crane rasé, était constituée de crétins géniaux, immatures et ingérables. Des idiots pareils, on n’en reverra sans doute jamais. C’est cela qui faisait leur force, c’est ça aussi une légende.

L’Edito : Les frères Kara maso

 

Chanter la Marseillaise ne changerait donc rien ?

Ils étaient les plus beaux, les plus intelligents et les plus respectueux. A croire qu’ils étaient les seuls sportifs de haut-niveau à posséder un cerveau, même si à l’époque de Costantini ils en avaient déjà un, mais un pour dix alors ils jouaient au foot avec. Ils gagnaient tout, mais ne demandaient rien parce que leur sport ne disait rien à personne. Et puis le contrat pub est arrivé, tellement pervers que le Dr Faust lui-même n’y avait pas eu droit.

Sans Canayer

Ils ont tous succombé. Même le petit frère moins beau, moins bon et moins payé s’est mis à croire au Père Noël. Tout le monde fut touché, jusqu’au sommet de la pyramide qui finit par s’amuser à détruire un plateau télé en direct, regardant aussi avec cet air paternel ses petits dénuder un journaliste. Evidemment, il ne serait pas le dernier à les lâcher en public s’il y avait une image à redorer au bout. Mais n’allez pas croire que ça ferait de lui le plus pourri d’entre tous. De toute façon, il y a bien longtemps que donner des consignes ne lui disait plus rien. Personne ne le comparait plus à Costantini, et il avait achevé de croire que c’était par déférence envers lui et non envers l’ancien éleveur de dreadlocks.

Kiel bills

Dès lors, plus rien ne pouvait enrayer la chute de tous ces golden boys que tout le monde prenait en exemple et qui pourtant ne sortait pas moins avec des présentatrices télé, certes pas le haut du paquet. Donc Jeny Priez, pourquoi pas Anne Denis. Il n’y a pas à regretter que l’argent soit venu, juste que tout le monde les ait pris pour autre chose que des sportifs juste parce qu’aucun d’entre eux ne s’était baladé le nez dans la bouche d’une demi-pute blanchie, pas la moindre agression sur sa camarade d’entraînement non plus. Ils n’ont jamais été en Nouvelle-Zélande, donc on ne saura pas s’ils auraient sauté une table de nuit avant qu’elle leur casse la gueule.

Dans tous les cas, ils ne parleront plus à cette maudite presse, à part pour un mea culpa écrit par un avocat bien sûr. Les comparer avec des joueurs de foot serait aussi ridicule aujourd’hui qu’hier, d’abord parce que ça fait chier d’entendre ce genre de conneries tout le week-end au mariage du beau-frère juste parce qu’on est journaliste sportif, et surtout parce qu’à la clôture de leur compte bwin ils continueront tous de gagner moins qu’un joueur médiocre de Ligue 1. Il n’y a pas de morale à cette histoire, sinon Gasquet aurait remporté autre chose que le tournoi de Bangkok.

Pendant ce temps-là, l’Europe a remporté la Ryder Cup. Vous comprenez pourquoi on sèche en fin de semaine ? Heureusement qu’il y a Karabatic nu ou pas, des soupçons de triche, de corruption, de paris truqués, et des matchs de handball avec Montpellier ou Lacourt nu dans une pub pour assurer des visites.

Bruits de Vestiaire

NATATION

En (uni)forme olympique

EXCLUSIF : Laure Manaudou nue sous son treillis !

VOILE

Arthaud ou tard

Florence Arthaud avait pourtant bien suivi le conseil. Promis, la prochaine fois, elle essaiera du haut d’une falaise.

HANDBALL

Femme à lunettes…


Le hand féminin, c’était déjà Véronique Pecqueux-Rolland et Isabelle Wendling. Alors si comme Cléopâtre Darleux (c’est son vrai prénom) elles se mettent toutes à choper des abcès aux yeux, autant se remater tout de suite le best of des années italiennes de Didier Deschamps. C’est quand même dommage quand on voit ce que ça donne sans les lunettes :

RUGBY

Règles douloureuses

D’accord, la Coupe du monde est terminée et on ne reparlera plus de rugby sur Le Vestiaire avant l’automne 2015. Ca n’empêche pas de réviser les règles de base de temps en temps.

Cyclisme

Le calendrier de la roue avant

Il y a des jours, comme ça, où on aurait envie d’être une selle de vélo. La fin de l’année approche et avec elle démarre la saison des calendriers. Celui de CyclePassion laissera sur leur faim les amateurs de MILF : Jeannie Longo n’y pose même pas.

FOOTBALL

Savage garden

Pas un Bruit de Vestiaire sans sa grosse info foot anglais : Robbie Savage le Gallois a été éliminé de l’émission Strictly Come Dancing. Il était pourtant bien accompagné :

L’Edito : Le tour des flans

Les play-offs de NBA approchent à grands pas et notre pigiste bénévole reste injoignable. Tant pis, on va parler de Chavanel. Voilà, c’est fait.

Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, le déclin de Lyon est sans fin, comme un trajet La Plagne-Bordeaux en ambulance avec un moustachu et un pré-retraité. Pour récompenser ses fidèles autistes, cette semaine Le Vestiaire proposera donc un épisode tout neuf. Neuf, ça rappelle quel numéro, celui de Benzema, d’Higuain ou d’Adebayor ?

A y regarder de plus près, on ouvre bien une semaine de Ligue des Champions. Le Milan AC et Gijon ont parfaitement préparé leur affaire. Voire Blackburn, mais ce n’était qu’Arsenal en face, il faudra attendre avant de juger.

Kiel bîle

La Ligue des Champions, c’est aussi Montpellier. Ce n’est pas une menace, seulement du hand. Les années de Mondial, Karabatic veut bien la jouer pour s’entretenir, ça suffit au bonheur de Brindelle. Même si Sport+ s’est fait griller la politesse par Orange pour Nadal-Djokovic, d’un autre côté le tennis sans Federer va bien finir par ouvrir ses portes. Sinon France 3 annonce que la semaine prochaine, Frédérique Jossinet sera dans 30 millions d’amis, elle y parlera de son chien. C’est plus vendeur que Thierry Rey ?

Pendant ce temps-là, Lille gagne aussi sans Rami. Décidément.

L’Edito : Adebayor fait son Kaka

Grâce à quel sport Brax est-il devenu autre chose qu’une commune du canton de Laplume en Lot-et-Garonne ?

Jackson Richardson avait pourtant eu une bonne intuition en demandant à Chantal Jouanno pourquoi il y avait plus d’ambiance dans la salle des fêtes de Malmö un dimanche de finale de championnat du monde, qu’à Mangin-Beaulieu un soir de Coupe de la Ligue face à Celestat. Si sur ce coup-là la carte de presse lui a échappé d’une roucoulette, Andre Garcia a retrouvé la sienne, comme tous les deux ans quand Bilalian retrouve son numéro.

David Cozette l’a perdue en deux questions à la ministre, mais on peut le comprendre, il est toujours difficile de manquer Cholet-Gravelines pour aller se cailler en Suède. Pour ceux qui n’auraient rien à foutre du handball comme 96% de la population, il y avait aussi Angers-Rouen en finale de Coupe de France de hockey-sur-glace, André Garcia ne pouvait pas être partout, Sport+ a évidemment fait l’OPA. On va finir par aimer Eurosport et la moustache de Michaël von Grunigen.

Péchalat ligne

Pour un peu la victoire d’Amodio serait passée inaperçue mais heureusement Joubert s’est cassé la gueule. Il était comme d’habitude, moins ridicule qu’Andy Murray. On connaît deux mamans qui se demandent si leurs rejetons n’ont pas été finis à l’urine. Déjà 180 mots et toujours aucune trace de foot à part le traditionnel jeu de mot avec Kaka dans le titre. C’est parce que ce week-end les championnats européens et leurs sphincters faisaient relâche.

Pendant ce temps-là, on s’en doutait, Alain Bernard et Camille Lacourt sont deux Enfoirés. Jean-Baptiste Maunier n’a qu’à bien se tenir, et soulever de la fonte ou Sébastien Chabal.

L’Edito : Les Français sont des Vaulx

Pendant que Le Vestiaire goûte quelques congés bien mérités en période de soldes, une Grange reprend feu et c’est toute la campagne qui s’embrase grâce à la Coupe de France.

La magie de Dame Coupe de France n’est donc pas qu’une légèreté de journaliste de presse régionale. Comment expliquer sinon que l’OM va mieux depuis qu’il s’est débarrassé de la Coupe à Evian et que François Clerc n’était pas aussi heureux que ses victimes, dimanche soir, au Ray ? Si vous n’avez pas compris la vanne, contentez-vous de lire la presse espagnole, qui a trouvé un successeur à Higuain, le même que toutes les trois semaines. On se retrouve dans trois semaines. En Espagne comme ailleurs, c’est donc l’année où jamais pour les petits, manque de bol c’est du foot. Sinon, l’Open d’Australie serait truffé de Français, peut-être même qu’il y en aurait encore pendant le week-end des huitièmes de finale.

Hache Cup

L’avenir finira bien par sourire puisque le petit Mozart est redevenu le leader du tennis français, tout le monde n’ayant pas eu le mérite de perdre contre Berdych. Et pourtant même Guy le friqué a déjà connu la deuxième semaine à Melbourne, ça doit pas être plus compliqué que d’aligner Llodra contre Troicki alors qu’on a battu Djokovic deux semaines avant et d’aligner Simon contre Djokovic alors qu’on met tout le temps des branlées à Troicki. Le tout en reconnaissant qu’on a fait une connerie, mais foutre en l’air la carrière de cinq  joueurs ça ne vaut cas de rupture de contrat même quand il y en a eu sept avant.

Mais tout le monde n’a pas eu la chance de tomber sur des Français entraînés ou non par Guy Forget. Ou plutôt si, mais c’est dans un sport où les autres nationalités ne sont pas représentées. Sinon il faut croire que l’Irlande, le Pays de Galles, l’Ecosse et l’Angleterre ont aussi prévu de réussir une belle Coupe du monde. Les deux quarts seront d’ailleurs joués en Espagne, quand on tient son public on ne le lâche pas.

Il y a aussi du hand, mais le Mondial est encore reporté à dimanche prochain et le Tour de France à jamais.

L’Edito : Un Real trop Kaka

La Ligue 1 a repris, pourquoi pas Le Vestiaire ?

Inutile de s’appeler Marco Simone pour deviner que n’importe qui peut travailler à Canal ou que Marseille conservera son titre. Ce ne sera pas tant grâce aux talents comiques conjugués de Gignac et Brandao qu’à la faveur des arbitres qui ont revêtu leur tenue de printemps. Le fameux apparat qui permet de valider des buts hors-jeu et surtout d’appliquer la règle des mains dans la surface. Marseille sera donc champion malgré le Barça du Nord, qui n’a toujours pas remporté un match important depuis cinq ans. C’était le 4 mars 2006, Le Mans s’était incliné de justesse, 4-0. Bodmer avait marqué.

Mais cette année est exceptionnelle, il n’y a pas de match important. Quand Marseille affronte Bordeaux, c’est la relégation qui se joue et la ligue 1 compte une petite vingtaine de Bordeaux, mais il n’y en aura plus jamais  comme celui de dimanche soir. Celui qui laisse Triaud rêver d’attaquer Blanc ou Domenech au Pénal. La poule ou l’oeuf ? Est-ce Ciani qui est mort un soir au Stade de France et qui a tué un par un ses partenaires ou est-ce le gourou Blanc qui a commandité un suicide collectif  un soir de Noël 2009 ? Nul ne le saura jamais. Il ne restera que des espoirs assassinés. Tremoulinas, Gourcuff, Ciani, Chalmé, Plasil, Fernando, Diarra et Chamakh n’avaient peut-être que trop humilié le Bayern, la Juve et dix-sept clubs Français entre septembre et decembre.

Le reste n’a que peu d’intérêt, même pour un saladier d’argent récupéré hors délai par Gilles Simon, hors territoire Serbe. On aurait aussi pu parler de la Coupe d’Europe de rugby, de handball et de ski, mais on a un travail à côté.

Pendant ce temps-là, le remplaçant de Kaka a fait une passe décisive. Le Barça a eu moins de mal face à son Almeria.

Les trois glorieuses (4/3) : Le plus grand Karaboué du monde

Puisque la meilleure équipe de tous les temps peut devenir la meilleure équipe de tous les temps tous sports et toutes nations confondus, Le Vestiaire vous rappelle pour la dernière fois comment elle est devenue la meilleure équipe de tous les temps.

patricksebastien.jpg

Quatrième épisode : il n’y a toujours pas de quoi rire.

Il n’y a pas vraiment de quoi rire avec cette équipe de France de handball. Elle est la meilleure du monde, à un niveau de domination jamais vu dans aucun sport, par aucune équipe hormis elle-même à l’Euro 2006. Plus largement, la génération 2001-2010 a tout gagné et figuré dans toutes les demi-finales internationales depuis 2005. Son palmarès, comme celui de Medhi Baala, est effarant : championne du monde 2001, 2009, troisième en 2003 et 2005, championne d’Europe 2006, 2010 et bien-sûr championne olympique.

Plus largement encore, et plus fort que la génération Zidane en football, le handball français est sur le toit de l’univers depuis seize ans. Huit demi-finales mondiales sur huit, dont trois titres, et trois demi-finales olympiques, dont un titre. Même la Croatie, malgré deux titres olympiques et un mondial, n’a pas fait mieux. Même la grande Suède n’a pas fait mieux, même le Bénin n’a pas fait mieux. Pourtant, le handball ne sera jamais l’égal du football, même si Karabatic continuera de passer chez Patrick Sébastien.

Wikipedia a les mêmes statistiques, mais en même temps c’est vrai.

La légende Costantini : Génération désanchantée

Costantini aime pas Onesta, il aime plus Karabatic, ni l’équipe de France. Heureusement il s’aime lui-même et il a bien raison.

Aujourd’hui, l’épisode après une défaite dès le premier match.

2006. Gueric Kervadec se préparait une bonne tisane de verveine, Jackson Richardson ne savait plus comment résoudre ses problèmes de prostate et Greg Anquetil se faisait poser sa prothèse à la hanche. Même Costantini était occupé à réparer la porte coulissante du garage. Au même moment, à Zurich, l’Espagne championne du monde en titre venait de se faire écraser, voire ridiculiser, en finale des championnats d’Europe de handball.

Face à elle, une équipe monstrueusement intouchable : la France. Celle du Yougo Karabatic, des sœurs Gille et du fossoyeur Dinart. Jamais, même au temps des Suédois ou de la grande Yougoslavie pleine de vitamines, une sélection n’avait tant maîtrisé son sujet, dominé ses adversaires. A partir du tour principal face à la Pologne, tous les matches se sont ressemblés et sont devenus des copies certifiées conformes de PSG-Juventus du 15 Janvier 1997.

31-23, 29-23, 30-20, 31-21

Fabuleuse, l’équipe de France championne d’Europe 2006, toujours aussi peu médiatisée est, non seulement, la meilleure équipe de handball de l’Histoire, mais aussi tout simplement la plus grande équipe de France tous sports confondus. Les joueurs pourront-ils rivaliser avec eux-mêmes ?

« Si Karabatic veut devenir la légende de son sport et remporter le Trophée de champion des champions de L’Equipe, il doit sans doute détenir la réponse ». C’était bien le cas.

L’Edito : Onesta is such a lonely word

En attendant la Hopman Cup, Le Vestiaire est rassuré : le bilan de Lequipe.fr montre que Lyon est entré dans la cour des grands. On ne va pas se formaliser pour si peu, personne ne parle de sport en ce moment, pas même notre spécialiste NBA.

A quelques jours de prendre de bonnes résolutions, vaut-il mieux dire Noyeux Joël ou lire que Christophe Lemaître est champion de l’année ? Le choix du sprinter qui fera bientôt pleurer Bolt ne se discute pas. Il n’a que la vingtaine, il est blanc, il a battu le record de France en descendant sous les dix secondes et a gagné le championnat d’Europe dans un temps pas si éloigné du record de Martial M’Bandjock. Puisque la précision de notre spécialiste natation a été primée, ajoutons-là : excusez du peu. « Lemaître étalon » a même titré le quotidien de référence : on n’allait quand même pas demander à la star française de ne pas saboter le JT de France 2, d’avoir une grammaire parfaite, de devenir champion d’Europe, du monde et olympique de handball, d’enchaîner un 50e titre mondial en rallye ou de dominer les Japonais sur leurs tatamis.

Boxing dead

On n’allait pas demander non plus à Samir Nasri d’être décisif dans un gros match de Premier League. Arsenal a pourtant battu Chelsea, Nasri était pourtant titulaire. Mais alors, c’est Fabregas qui change tout ? Ou Walcott ? Ou Malouda ? Le Boxing Day c’est obligatoire ?

Pendant ce temps-là, Richard Gere reluque Jennifer Lopez dans Shall we dance. C’est aussi pour ça que Le Vestiaire est en sous-effectif. Demain, il y  a L’Etudiante. Ca sent le cul.

L’Edito : Ozil de fous

Lyon entrevoit le titre et Rennes est toujours quatrième. Plus rien ne pourra empêcher le PSG d’être champion et Nenê Ballon d’or. Sauf Ozil, redevenu le meilleur joueur du monde à Saragosse. Attention à Lassana Diarra quand même.

Lille peut-il devenir champion d’automne ? Plus que deux matches et le stagiaire « question du jour » de L’Equipe.fr saura si son impertinence est récompensée. Lille a un point d’avance et deux matches à domicile, ils n’ont donc pas la moindre chance. Et pourtant, à 78%, 22.000 internautes ont répondu que oui, Lille pouvait être champion d’automne.

Edgar Grospiron, lui, avait décidé de foutre le camp d’Annecy deux jours après qu’une question sur Grange eut mobilisé 8.000 internautes. Dommage, Tessa Worley a encore gagné. Il ne reviendra pas.

Staut d’obstacle

Puisque le sport et le reste passionnent les foules en cette fin d’année, pourquoi ne pas parler du championnat du monde de hand féminin ? Parce qu’Allison Pineau est la meilleure joueuse du monde. La presse n’a pas hésité à saluer l’exploit de Kevin Staut, dont Le Vestiaire vous avait vanté les mérites il y a bien longtemps, une fois. Numéro un mondial, il a gagné une épreuve de Coupe du monde. Ca donne envie de parler de Gaultier et de squash, mais chaque chose en son temps, il y a déjà eu deux pages sur Cipollini et les machos. Pas chez nous ? Tiens donc.

Pendant ce temps-là, Clermont, Toulon, Castres, Toulouse, Perpignan et le Racing Métro se promènent en Coupe d’Europe. Ils font moins les malins les Australiens.

Bruits de Vestiaire

FOOTBALL

Une oie de Coco

On ne peut pas toujours sortir de son chapeau déontologique des prostituées bosniaques mythomanes. Remember Irma Nici. Alors, nos amis du Sun se sont intéressés de près, la semaine dernière, à l’animalerie des Beckham. Après avoir disserté sur Coco, le chien, et son maillot des LA Galaxy,  le tabloïd s’est penché sur le nouveau canard du couple, baptisé Crouchie parce qu’il avait « un long cou et des jambes très minces par rapport au reste du corps ». Peter Crouch appréciera.

Le Bale et la bête

Puisqu’on est dans le domaine animalier, restons y avec le prodige gallois Gareth Bale, ses oreilles de chimpanzé et tout un tas d’autres footeux angliches qui ont d’étonnants travers physiques. Gary Neville appréciera.

AUTOMOBILE

L’Equipe.fr : Le Lobe parfait

Si ce n’est pas toi, c’est donc Webber

RUGBY

Simply the best

Le rugby à XIII australien, c’est beau comme un clip de Tina Turner.

HANDBALL

Glamour, noir et pelotées

La fin de l’année approche et avec elle les calendriers sportifs. Déception, celui des Panthères du CJF Fleury-les-Aubrais (sic), attendu avec impatience dans toute l’agglomération orléanaise, a misé sur le « glamour » plutôt que sur des filles à poil. On se consolera avec celui réalisé par les femmes des joueurs du Dundee FC pour sauver le club.

L’Edito : Le bouclier de Planus

plan us

Le Mans et Gravelines ont pris une option sur la finale de Pro A, mais il y a aussi eu du sport ce week-end.

Meilleur joueur français, Jo-Wilfried Tsonga n’a pas fait mentir sa réputation sur terre battue. Ce n’est pas faute de l’avoir jouée relax, voire Rolex. Pour fêter le meilleur Roland-Garros qu’il pouvait faire, Jo a retrouvé ses bonnes vieilles habitudes et pris dix jours de repos. L’herbe, c’est pour les mous du genou, ça tombe bien. Attention quand même, Karlovic va débuter sa saison. Pour Murray, il va falloir patienter encore un tout petit peu. Pour Brock James, elle se termine en beauté, l’ancien poissard a enfin trouvé comment être décisif dans le bon sens : ne rien faire. L’équipe de France de foot en a pris bonne note depuis quatre ans. Sinon, le mollet droit de Gallas inquiète. Ça veut visiblement dire que son mollet gauche, son entente avec Abidal, les occasions costariciennes et tunisiennes, l’entrée en jeu de Gignac et le capitanat confié à Evra rassurent. Squillaci se tient prêt et lui il a deux mollets.

Kiel bile

Sinon, Kiel est bien le plus fort et Karabatic n’y joue plus. Omeyer lui avait pourtant conseillé de ne pas s’enCanayer, mais tout gagner fait croire que Guigou est bien un génie. Tant pis pour lui, mais pas pour le parrain de ce blog qui a enfin vu ses jaunards gagner un trophée. Le jour de congé a été bien utilisé, malheureusement notre spécialiste auto n’en a plus, tant pis pour Loeb et Hamilton. Valverde va en avoir quelques uns, Basso a déjà eu les siens et visiblement il en a bien profité.

Pendant ce temps-là, le Barça songe à ne pas conserver Ibra. Eto’o salue cette sage décision.

L’Edito : Omeyer d’entre nous

karaboue

En août 2008, Le Vestiaire écrivait le plus grand Karaboué du monde. Un an et demi après, il n’y a toujours pas de quoi rire avec cette équipe de France de handball.

Si ce n’est qu’elle a terminé sa demi-finale avec Barrachet, Detrez, et Junillon sur le terrain. Si ce n’est qu’elle gagne avec Jerôme Fernandez dans son effectif, pour ce que la presse généraliste appelle « pas son rendement habituel ». On pourrait aussi ajouter que Guillaume Gille est toujours là lui aussi, mais même ce constat ne fait rire personne. Onesta ne pouvait pas aller plus loin puisque Sorhaindo était obligé de jouer. Finalement, le hand, c’est pas compliqué, ça peut même se jouer à trois plus un gardien. Kara, Abalo et Guigou ont  compris depuis longtemps.

Gille de la tourette

Pour le reste rien n’a bougé ou presque : « Elle est la meilleure du monde, à un niveau de domination jamais vu dans aucun sport, par aucune équipe, la génération 2010 a tout gagné et figuré dans toutes les demi-finales internationales depuis 2005. Son palmarès sur 10 ans, comme celui de Medhi Baala ou Brian Joubert, est effarant : championne du monde 2001 et 2009, troisième en 2003 et 2005, championne d’europe 2006 et 2010 et donc championne olympique. Plus largement encore, et plus fort que la génération Zidane en football, le handball français est sur le toit de l’univers depuis 16 ans. 8 demi-finales mondiales sur 9 dont 3 titres et 3 demi-finales olympiques dont 1 titre. Même la Croatie, malgré 2 titres olympiques et 1 mondial, n’a pas fait mieux, même la grande Suède n’a pas fait mieux, même l’Islande et le Costa-Rica n’ont pas fait mieux. » Pourtant, le handball ne sera jamais l’égal du football, même si Karabatic passera encore chez Patrick Sébastien, mais aussi maintenant chez Michel Denisot. C’est déjà pas mal rétorquerait Daniel Costantini, le géniteur.

Malabar Guigou

Puisqu’il reste une petite place dans l’édito, on ne parlera pas de l’époustouflante prestation de Ronnie contre Livourne, ou de la catastrophe Benzema, plus que jamais au pied du mur. Cela nous obligerait à augmenter notre spécialiste foot qui se permettrait de rappeler que la saison marseillaise était aussi annoncée. A part ça, Chabal est forfait pour le Tournoi, heureusement sa planche à billet va bien. Le Vestiaire en parlera donc bientôt.

Pendant ce temps-là, le nouveau Barça n’a pris que trois buts et Ingrid Jacquemod a fait un podium. Que ceux qui ne s’en foutent pas avant les JO nous fassent un article sur le sujet.

L’Edito : All blacks out

bobo

Alors que les championnats du monde de hand approchent, la France pourrait devenir la plus grande équipe de toute l’histoire. Huis clos oblige, les matches ne seront pas filmés.

Le sport français va connaître une semaine charnière pour son avenir. Et s’il pouvait se découvrir une charnière pour l’avenir ? Tout a commencé dimanche soir, alors que se tournait un nouvel épisode du Domenech Show (que nous diffuserons bien-sûr en exclusivité dans quelques jours). Un opus à ne pas manquer, avec le combat des chefs. L’archange Hervé Mathoux face à notre héros. Personne n’avait osé aller aussi loin. Les conneries habituelles du sélectionneur face aux missiles du boss. Laurent Blanc, le Yes we can de la Fédé (vidéo colonne de droite ), la sélection de Rod Fanni, Aimé Jacquet, Willy Sagnol et surtout Christophe Dugarry. Evidemment ça n’a servi à rien, mais Hervé s’est farci Raymond.

Cette semaine, son homologue du rugby va, lui, connaître aussi les honneurs du prime-time pour montrer ses progrès. Des joueurs inconsistants, un fond de jeu inexistant, notre entraîneur Crabos prépare le retour de Saint-André. A quel poste ? Cette semaine, Dalcin sera confronté à un défi historique : terminer dans les 30 premiers d’une grande épreuve. Cette semaine verra la publication d’un nouveau classement ATP dans lequel il apparaîtra que le jeune Gasquet est tout près des meilleurs. Des meilleurs Français. Cette semaine, personne ne s’offusquera d’un penalty oublié à l’avantage des Lyonnais, car Lyon n’intéresse plus personne à part Le Vestiaire et surtout pas Benzema.

Pendant ce temps-là, le JT de France 2 a parlé du handball pendant 1 minute et 21 secondes et de Desjoyaux pendant 1 minute et 43 secondes. TF1 a ouvert par Desjoyaux, avant 5 minutes et 20 secondes plus tard d’évoquer sur 2 minutes le plus grand exploit de l’Histoire des sports collectifs.