Thierry Henry : Il fenormono

Le Vestiaire avait déjà réservé un sort au cousin éloigné de Darcheville.

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Ils étaient une trentaine à postuler au panthéon du Vestiaire. Tous avaient une particularité que Fred ne possède pas. Et Wiltord n’y est cette fois pour rien. Après un débat houleux sur la véritable place de Titi Camara, il en reste une poignée. Voici les cinq meilleurs buteurs de ces vingt dernières années.

5. Davor Suker

Le Croate représentait le cas le plus épineux pour notre spécialiste. Il est le seul des cinq à ne faire fondre aucune prostituée sur son passage et à ne s’étendre que sur sa femme, à deux ou trois étudiantes près. Pour autant, il réussit le petit exploit de virer Papin, Van Basten et Trezeguet du club. La carrière internationale de JPP s’est arrêtée en 1986 alors que dix ans plus tard, il écumait encore les tavernes bavaroises, girondines et bretonnes. Il était pourtant en période de top, comme Marco le Hollandais, l’avant-centre le plus efficace au monde. Si Van Basten a souvent mis les buts qu’il fallait, jusqu’à gagner un Euro à cinq buts, il bénéficiait d’un collectif sans égal. C’est Gullit qui bat l’URSS, alors que c’est Suker qui finit troisième de la Coupe du Monde 1998. C’est Suker qui est le seul à transpercer dans le jeu la meilleure défense toutes époques confondues. Il avait de bons partenaires, mais sans lui, ils n’auraient connu, à l’instar de Bafe Gomis, que le premier tour. Enfin, Suker, c’est la Ligue des Champions 1998 assortie de quatre buts en sept matches. Trezeguet a gagné l’Euro, mais jamais la C1.

4. Hristo Stoichkov

C’est l’incontournable des cinq. Avec une équipe encore plus faible que celle de Suker, il va lui aussi en demi-finale d’une Coupe du monde dont il finit également meilleur buteur, à égalité avec l’accidenté Salenko. Comme Suker, il remporte une Coupe des champions comme titulaire indiscutable de l’onirique attaque barcelonaise, la même qui va encore en finale deux ans plus tard lors de la taule milanaise. Son caractère dégueulasse ne suffit pas à faire oublier son insondable talent.

3. Romario

Est-ce parce qu’il est le meilleur marqueur de l’Histoire derrière Pelé, juste devant Ostrowski ? Est-ce parce qu’il a offert au Brésil une Coupe du monde que ni Zico, ni Socrates, ni Dirceu, ni Falcao, ni Careca, ni Valdeir n’avaient su aller chercher ? Ou est-ce parce que Barcelone en a fait un Dieu vivant en une seule saison ?

2. Thierry Henry

Encore un Français sur le podium, mais il est le seul dans cette catégorie. A 20 ans, il plante sept buts en neuf matches de C1, jusqu’à la branlée turinoise en demie. Une précocité que seul Benzema a connu, au détail près qu’il n’est qu’ailier des champions de France 1997. La suite, c’est un repositionnement dans l’axe pour faire oublier Ian Wright. D’ailleurs, c’était qui ? Et des buts et des buts à ne plus savoir qu’en faire. Décisif partout, tout le temps, de l’Italie au Brésil, en passant par l’Irlande. Même Platini s’est fait dégager, mais Henry, personne n’ose. Logique, c’est le meilleur. Son boulard et ses infidélités n’y feront rien. Sur le côté à Barcelone, il marque encore et fait marquer et devient avec Iniesta l’élément essentiel de la plus grande équipe de clubs de tous les temps.  On aurait voulu mieux, notamment qu’il ne se contente pas d’emmener Arsenal en finale de Champion’s League, ou qu’on ne lui pique pas chaque année ses Ballons d’or. Il devrait en avoir au moins trois. On aurait voulu la première place, mais devant c’est presque plus beau qu’un contrôle de Govou.

1. Ronaldo

Il devait être le nouveau Pelé, comme D’alessandro, Ortega, Saviola, Riquelme, Aimar, Tevez ou Messi le nouveau Maradona. Lui l’a été, il est même devenu Ronaldo. Quand Van Basten et Papin cherchent encore sur eBay à compléter leurs jambes respectives, Ronaldo est revenu aussi fort après avoir perdu ses rotules. Son explosivité a été compensée par son sens du but visiblement inné. Seul joueur de l’Histoire à n’avoir jamais connu de mauvaise saison sur le terrain, il s’est imposé partout où il a mis les pieds. Comme Ronaldinho, son ratio ne descend jamais en-dessous de 0,50, mais on ne parle pas de grammes par litre. Du plus grand au plus petit club. Il n’a disputé comme Zidane, Maradona ou Henry que trois finales de Coupe du monde pour deux succès seulement, ses quinze buts lui pardonnent. Il est le plus rapide, le plus agile, le plus sûr de lui, le plus complet. En un mot, le meilleur.

Ont également été cités : Bergkamp,comme Cristiano, même pas champion d’europe ;  Inzaghi, si c’est une blague, c’est moins drôle que de mettre Vieri ; Eto’o, la Coupe du monde, la Coupe du monde ; Drogba, viré par Anelka ; Shearer, l’équipe d’Angleterre, ça comptait à une époque, mais c’était déjà pas la sienne ; Bebeto, victime des numéro 1 et 3 du classement ; Weah, victime collatérale ; Oman Biyik, Eto’o est meilleur ; Chevtchenko, Suker et Stoichkov y sont bien arrivés, trop tard ; Owen, il a gagné quoi ? Le Ballon d’or, tiens tiens ; Gullit, le faire valoir de Van Basten ;  Klinsmann, Milan, Juve, Barça, Madrid, Bayern, Manchester, non ? Tant pis ; Voller, la moustache c’est un peu trop glamour pour notre classement ; Riedle, et dire que le Danemark n’aurait même pas dû participer ; Ibrahimovic, ? ; Batistuta, la fidélité ça paye ni sur le compte en banque, ni sur le palmarès et ça ne fait même pas gagner la Coupe du monde ; Brolin, une Coupe du monde, ça ne suffit pas toujours ; Raul, l’Espagne a enfin gagné, mais il n’était pas là ; Kluivert, une carrière de deux ans et ce n’est même pas un Dieu au Camp Nou ; Sukur, à une lettre près, il était dedans ; Zamorano, Kombouaré m’a tuer.

La légende : Papin de sucre

En ce moment, l’OM a Gignac. Il est aussi international.

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C’est le plus grand avant-centre français de tous les temps, un des cinq meilleurs au monde et pourtant, il ne viendrait à l’esprit de personne de le citer dans un tel classement. Et Christophe Horlaville, il a marqué 28 buts en 37 matchs de Coupe des Champions ?

28 juin 1986, on joue la 43e de minute de France-Belgique. C’est l’instant que choisit Jean-Pierre Papin, 22 ans, pour marquer le deuxième but de sa carrière en Coupe du Monde, le dernier. Le meilleur ratio buts marqués matchs joués de l’Histoire des bleus n’aura donc plus jamais d’autre occasion à ce niveau, à la différence de Guivarc’h, qui n’en fera pas meilleur usage. Il ne sera jamais Just Fontaine, mais il ne sera jamais Florian Maurice non plus, la malchance parfois s’arrête. La suite ne sera qu’une succession de mauvaises fréquentations. 185 buts olympiens en évoluant aux côtés de Bruno Germain. Un déménagement fortuit chez Marco Simone à une époque où on ne déménageait pas chez les Simone, avant d’aller payer quelques bières de remerciement à Kostadinov, et enfin Baup finit par lui filer un coup de pied au cul pour aller vérifier les légendes sur le climat breton. Baup, déjà.

Papin sec

Si Papin n’a obtenu aucun titre international en Bleu, ce n’est pas qu’à cause de Henri Michel, Michel Platini, Gerard Houiller ou Aimé Jacquet, c’est aussi grâce à Fabrice Divert, Pascal Vahirua, Jean-Marc Ferreri, Daniel Xuereb et Christian Perez. Lequel rappelle le plus Zidane ? En club, Papin marquait 15 buts ou plus partout, à Valenciennes comme à Milan. Il gagnait les matches à lui tout seul, en équipe de France aussi. Sauf à Bari en 91, à Munich en 93, à Paris en octobre et novembre 93. Sa cheville lui offrira quand même une Coupe de l’UEFA, face à Zidane, Liza et Duga avant d’aller leur piquer la place en Gironde pendant qu’ils piquaient la sienne sous un trophée en or. On a la revanche qu’on peut.

Si tout le monde continue de le faire chier avec Patator et les Guignols, c’est que son chef d’œuvre restera à jamais l’Euro 92. Sur une seule jambe, il plante deux fois en trois matches après avoir gagné tous les matchs de qualif avec Canto. La France s’arrête au premier tour, malgré les cris de Saccomano sur le dernier but. Il était de Larsen.

Et s’il avait été aligné lors de la demi-finale France-Allemagne en 86 ? On ne saura jamais si ça aurait changé l’histoire, mais on connaît l’histoire avec Bellone et Stopyra .

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Les Palmarès : Les demi de mêlées

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Le rugby ne se jugeant que sur deux compétitions, l’une européenne, que la France a déjà perdu, l’autre mondiale, que la France a déjà perdu, il ne suffisait pas d’avoir brillé en Currie Cup, Super 12 ou Top 14 (ça existe) pour y figurer. Voici les cinq meilleurs numéros 9 de ces vingt dernières années.

5. Ruppert Moon

Ceux qui n’ont pas vu le Tournoi des 5 nations 1994 ne savaient même pas qu’il existait. Les autres savent qu’il l’a gagné tout seul avec Scott Quinnell et un Pays de Galles cuillère de bois en 1993. Un des plus grands Quinze tricolores de tous les temps battu. La Coupe d’Europe n’existait déjà pas.

4. Justin Marshall

S’il n’y avait qu’une seule raison pour justifier sa présence, ce serait Byron Kelleher. Oublier ce que signifie jouer au rugby n’est pas condamnable à 36 ans. Il n’a pas gagné la Coupe du monde, mais ce n’est pas que de sa faute.

3. Fabien Galthié

Quatre Coupes du monde qu’il n’a pas gagnées. Une fin de carrière au niveau exceptionnel, voire jamais vu, à la tête d’ un Quinze de France sans équipe, ni jeu. Bernard Laporte était là.

2. George Gregan

L’Australie, c’était plus lui que Larkham ou Horan. Niveau égal toute sa carrière, un peu de génie dans son jeu lui aurait donné la première place. Il a failli se retrouver troisième, mais Bernard Laporte et Boudjellal étaient là.

1. Joost Van der Westhuizen

Le génie des 9. Le plus physique, la plus grande gueule. Une Coupe du monde qu’il gagne seul et un peu avec les organisateurs. Une efficacité hors norme. Une créativité inégalée et une technique inégalable dans le jeu, le sexe ou la drogue. Et en plus il va crever avant Gareth Edwards mais après Jacques Fouroux. La classe.

Egalement cités

Farr-Jones : fin de carrière. Troncon : Italien. Pichot : Argentin. Edwards, Gallion, Berbizier, Fouroux : on a dit vingt dernières années. Carbonneau : Jean-Claude Skrela ?

Coupe Davis : Virer sa Kulti



Arnaud Boetsch a 27 ans lorsque, ce 1er décembre 1996, il entre sur le court de Malmo. Il n’avait rien demandé.

17 heures. Jusqu’ici, son nom évoque vaguement le camarade de régiment de Chesterfield dans les Tuniques bleues, ou le finaliste de Lyon, double vainqueur à Toulouse, mais pas davantage. Personne n’imagine qu’il pourrait aussi être le partenaire de Robert Redford dans le rôle de Boetsch Cassidy : Paul Newman n’était pas puceau. Agassi non plus lorqu’il accepta d’echanger quelques balles avec Nono au troisième tour de Roland-Garros en 1990. Des balles peut-être trop grosses, une raquette peut-être trop lourde, peut-être pas la même catégorie d’âge : 20 ans tous les deux.

Starsky et Boetsch

Mais en ce jour de 1996, la chance semble avoir tourné, à défaut du talent. Après la volée classique prise face à Enqvist, Arnaud devait offrir sa dernière heure de jeu à Edberg et un saladier bien assaisonné en prime. Même quasi grabataire, Stefan le volleyeur n’aurait pas renié un dernier titre, il l’avait bien fait comprendre à Pioline le vendredi précédent, mais Cedric avait vu son psy juste avant le match. Avec l’âge, on devient pudique, et humilier Nono ne lui dit rien de bon. Edberg a toujours agi ainsi avec les nuls. En 1989, il avait donné Roland-Garros à Chang, cette fois c’est la Coupe Davis qu’il offre. Jamais avare.

Fabrice cent euros

Se présente donc Kulti. Niklas, on le connait à peu près autant que son adversaire imberbe. C’est l’homme qui permit à Leconte en 1992 de faire croire qu’il n’était pas fini, avant qu’Henri ne découvre l’effet Korda. Le drogué, pas le photographe. Le Che devint une icone, pas Riton. La France va donc remporter cette Coupe Davis, c’est certain.  Mais c’est encore surestimer Arnaud Boetsch que de l’affirmer. A l’époque, il est considéré comme le second de Pioline. Loin derrière, certes, mais loin devant les autres. Et la concurrence est forte : de Raoux à Delaître, de Fleurian à Golmard.

Il y a surtout un jeune qui n’est déjà pas très bon et que chacun aimerait déjà voir à la retraite : Fabrice Santoro. Son rêve, s’en mettre plein les poches avec son éternel niveau de junior surclassé. Il le fera. Boetsch gagne le premier tie-break puis perd les deux sets suivants, même les trois. Mais le tennis aime respecter la hiérarchie et Kulti aussi. Le Suédois, dans un grand jour, loupe toutes ses balles de match. Davydenko n’y est pour rien.

Cinquième set, 7-8, 0-40, service Boetsch. Les transistors s’éteignent. Quand ils se rallument vingt minutes plus tard, Boetsch est consultant sur France télévisions.

Les Palmarès 2012 : les 10

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De la fin des années 80 à nos jours, il y a toujours eu des footballeurs meneurs de jeu. En 2008, ils étaient 5. Depuis, Henry, Xavi et Iniesta se sont fait piquer un ballon tout dur et tout jaune.

6. Ronaldinho Gaucho

Contrairement à Eric Carrière, le Brésilien aurait pu en faire une bien meilleure. Malheureusement, le PSG s’est dressé très tôt sur sa route, avec à sa tête Luis Fernandez. C’était bien avant son livre et le Reims-doigt. Anelka lui-même n’y avait pas résisté. Une Coupe du monde, c’était un bon début. Un transfert au Barça, pourquoi pas, et enfin la saison de rêve qui lui avait octroyé in extremis notre cinquième place aux dépens de Del Piero, plus constant, mais moins marquant. C’était en 2006, Giuly s’en souvient puisqu’il portait les bouteilles. Ronnie offre le championnat et la Ligue des Champions au Barça. Depuis, il se fait appeler Bronnie. On nous a signalé un retourné, quelques coups francs et un transfert à Milan, entre plusieurs bars à filles de joie. A 28 ans, Stéphane Dedebant n’était pas encore buraliste. « Encore deux bonnes années avec un Ballon d’Or et Messi sera loin devant« . Il en a 3, au revoir Bronnie.

5. Gheorghe Hagi

Stefan Babovic, comme Branko Boskovic en son temps, a bien été surnommé le Messi des Balkans il y a 3 ans, à son arrivée à Nantes. Messi n’est donc pas l’égal de Maradona, c’est pourquoi garder le surnom de Maradona des Carpathes après sa carrière, ça classe un joueur. Hagi a deux bonnes raisons de le conserver : son incroyable lob contre la Colombie pendant la Coupe du Monde 1994, et surtout le reste de sa Coupe du Monde, où il emmène la Roumanie en quarts de finale, avec le scalp de l’Argentine au passage. Et scalper Batistuta et ses cheveux dégueulasses c’est pas facile. Sans Belodedici, Hagi aurait même vu les demies. Sans photos, les enfants de Gheorghe Mihali et Tibor Selymes n’y auraient jamais cru.

4. Roberto Baggio

Le plus constant. En club, il s’impose partout : Fiorentina, Juventus, Milan, Bologne, Inter puis Brescia, même si ça ne compte pas. De 1988 à 1994, il marque plus de quinze buts par saison. Il ne peut envier à Djorkaeff que le titre mondial. Il a eu trois chances. En 1990, il ne manque que la demi-finale (remplaçant), celle où l’Italie est éliminée. En 1994, il emmène la Squadra en finale et manque son penalty comme un grand pour laisser le titre au Brésil. Et en 1998, il a été le seul de la compétition à pouvoir éliminer la France, en quarts de finale. L’Italie, c’était lui, et l’Italie a été maudite jusqu’en 2006.

3. Lionel Messi

S’il veut bien se donner la peine de jouer aussi l’été, il aura bientôt rejoint Zidane et Maradona. Mais Zinédine il marque en finale de toutes les Coupes du monde qu’il joue et Diego, c’est Diego. Sinon, il met les mêmes buts que Ben Arfa, marque autant que Cristiano et fait plus de passes décisives qu’Ozil. Pour un peu on ne remarquerait même pas qu’il a été entouré de Xavi, Iniesta, Eto’o et Henry pour tout gagner.

2. Zinedine Zidane

Qu’il soit resté une petite racaille jusqu’à son dernier souffle peut s’oublier : outre les titres nationaux que tous ses rivaux ont épinglé, il a gagné la Ligue des Champions en marquant un but, la Coupe du Monde en marquant deux buts, puis achevé sa carrière sur une nouvelle finale de Coupe du Monde, où il marque une panenka qu’il rate mais qu’il tente. Sans Buffon, il aurait quitté la scène sur un nouveau globe, un nouveau doublé et certainement la tête de notre classement. Peu importe, Cannavaro et les médecins de la Juve sont déjà très fiers de lui. N’oublions surtout pas les expulsions, grâce à des coups de boule dignes de Cantona, ni les insultes qui fondent désormais la légende de Rothen.

1. Diego Maradona

Le meilleur, capable de faire entrer Burruchaga dans la légende tout en se droguant. Tout Maradona résumé, Govou aurait aimé trouver la recette, lui aussi. Le talent ne s’improvise pas. Comme ce retour en 1994, assorti d’un but et d’une suspension pour usage de drogue, apparemment c’était un accident. Comme ce poste de sélectionneur alors qu’il était cliniquement mort il y a quatre ans. Il s’est imposé partout et a fait gagner toutes ses équipes : l’Argentine, Boca Juniors, Barcelone, pas vraiment, et enfin Naples. Sa fin de carrière n’a pas été glorieuse, mais tout le monde s’en fout. Personne n’a jamais réalisé plus que lui, ni été plus indispensable à une équipe que lui et en plus à son époque on défendait encore, même en Liga.

Et Stéphane Carnot ?

L’Edito du Vestiaire :
Lucie, Lucie t’arrête pas

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Le dernier cycliste propre connu s’appelait Jacky Supligeau. Il n’a pas voulu continuer. Et si Christophe Cheval avait eu raison ?

Longtemps, le monde sportif s’est foutu de la gueule des Américains, des Russes et même des Chinois. Ce n’était pas une question physique, en athlétisme comme en natation, les performances ne signifiaient rien, sinon la frontière entre le sport et le ridicule. Si Yves Niaré n’est toujours pas parvenu à revenir du côté du sport, mais pour d’autres raisons, les nageurs tricolores ont réussi leur pari. Avoir autant de crédibilité que Lance Armstrong, en portant juste un peu de cuir, la femme de Fred en a vu d’autres. Un exploit remarquable, qui doit beaucoup à la Fédération internationale et un peu aussi à Franck Esposito.

Loeb du riner

« Quatre médailles c’est insuffisant pour l’équipe de France. » La prophétie est impressionnante, son auteur pas moins : il s’appelle René Rambier, c’est le nouveau responsable du haut niveau français. Comme vous, Le Vestiaire se propose de réfléchir aux liens pouvant exister entre un René Rambier et le haut niveau. Son palmarès lui ouvrirait facilement les portes de l’Ile de la tentation, quoique. En tout cas,  avec lui, le discours va changer. Pas qu’à cause de son cheveux sur la langue, mais parce qu’il se la raconte. Et pour cause il a vaguement connu Benboudaoud, Traineau et Douillet. Des relations qui pourraient bien lui servir, avec la moisson de Tbilissi ses trois protégés pourraient bientôt revenir à la compétition. A moins que la présence d’Audrey La Rizza et Frédérique Jossinet soient un gage du fabuleux réservoir français. Vivement le retour de Dafreville.

Vivement, aussi, le retour de Brahim celui là même qui prête son nom aux fameuses récompenses éponymes. Mais pourquoi donc ? L’effet Christophe Tiozzo probablement. Alain Delon sera-t-il là cette fois ?

Pendant ce temps-là, Lyon peut toujours remporter le titre de Ligue 1 et Bourdais celui de F1, quitte à provoquer la fin anticipée du Vestiaire.

L’Instant Le Vestiaire :
Le comte démonté Tiozzo

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A l’occasion de la future rouste de Jean-Marc Mormeck, Le Vestiaire se souvient du plus grand boxeur français de tous les temps.

Il portait un joli nom pour donner des coups, et en prendre. Et pourtant, il n’était pas qu’un homonyme de Christophe Tiozzo : c’était son frère. Il était moins bon, se tapait beaucoup moins de gonzesses, gagnait moins de fric, en perdait moins aussi, prenait moins de coke et était moins connu. Mais il perdait autant.

12 rounds et une défaite aux points

Le 3 avril 1993, Fab n’a que 24 ans et aucun titre lorsqu’il est cueilli à froid par le redoutable Virgil Hill, champion du monde en titre après douze rounds très disputés. Pendant 7 ans, Fabrice va ourdir la plus terrible des vengeances. Très méthodique, il commence par apprendre à lire et se plonge dans le formidable roman d’Alexandre Dumas. Emprisonné injustement dans une image de nul, il change son identité en écrasant tous ceux qui se mettront sur son chemin. Son Abbé Faria sera Don King qui, croyant avoir affaire à un vrai champion, lui offre du pognon. La littérature a parfois bon dos.

1 round et une branlée aux poings

McCallum, Branco et Miller payent leur irrévérence. Le 9 décembre 2000 sera la date choisie pour mettre un point final à son immonde machination. Virgil Hill ne se doute de rien. Il a 36 ans et quasi grabataire, pour lui la boxe n’est plus qu’un lointain souvenir. Pourtant, les liasses de billet vont avoir raison de sa retraite. Virgil peine à marcher, mais Fabrice se répand quand même dans la presse et lui promet un calvaire abyssal, mais une agonie rapide.

« Ce combat (de 1993, ndlr), je l’ai revu des centaines de fois … Je me souviens de tout. Il m’a hanté des nuits entières… Cette fois, j’ai de l’expérience. Je vais gagner et je vais adorer cette victoire. »

Jean-Claude Bouttier n’avait pas prévu qu’il serait couché à minuit, Fabrice Tiozzo non plus. Deux minutes et 59 secondes plus tard, il n’est allé que trois fois au tapis. Déjà une petite victoire, pourtant il pleure.

LdC : Le Bayern de merdique

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Le Vestiaire n’avait pas prévu d’écrire hier soir. Le Bayern, Delgado et Christian Jeanpierre en ont décidé autrement.

42e minute, Thierry Henry inscrit le quatrième but. Cela fait une bonne centaine de secondes que Christian JP a adressé son amical salut à l’ensemble de l’Olympique Lyonnais. Sans le savoir, et sans l’accord de Jean-Michel Larqué, qui se régale à démonter Altintop quand c’est Oddo qui est hors-jeu. Christian est le spécialiste foot, c’est en tout cas ainsi qu’il s’est présenté mardi soir chez Morandini. Chacun y a pensé lorsqu’il a lancé son « 1-0 pour le Bayern ! », mais les génies sont souvent abscons.

OL et Bayern, même combat. Mais surtout, mêmes combattants avec des couteaux de dinette. Barcelone a certes une grande équipe, peut-être la meilleure de tous les temps, son jeu est évidemment fabuleux à voir, Thierry Henry est tellement fort qu’il doit probablement songer à faire ses adieux à l’équipe de France après chaque entraînement, mais ce n’est pas une raison suffisante pour taire la vérité. Darcheville aurait-il eu moins d’occasions que le Bayern ? Christian ne le sait pas, mais il a quand même annoncé un portrait du buffle qui rit dimanche dans Téléfoot.

Lell ou la cuisse

Lyon et Munich défendent plus mal qu’un relégable espagnol. Là où Cris et Boumsong avaient enchanté le public d’interventions sanguinolantes, là où François Clerc avait pleinement honoré le flair de Domenech, Brenno et Lell ont fait encore mieux. Fin février, on craignait à l’avance la rencontre entre Grosso et Messi. Les rencards arrangés de longue date n’ont pas que du mauvais. Lell, lui, s’est invité au dernier moment. Il faut croire que la Bundesliga ne forme plus d’Allemands qui au moindre petit pont font sauter la rivière Kwaï. Demichelis a eu le temps de se rappeler qu’il n’a jamais été défenseur avant d’intégrer la très belle défense du Bayern voici deux ans. Avec bonheur, pas plus tard que samedi dernier contre le Wolfsburg de l’ancienne terreur du Mans Grafite. Et Van Bommel a d’excellents souvenirs à Barcelone, mais pas beaucoup puisqu’un an suffit pour comprendre que PSV et haut niveau ne sont pas totalement synonymes.

JP paie

Christian est un visionnaire. Le Bayern, à qui même Lyon a mis deux buts, sort d’une branlée face un club qui s’appelle Wolfsburg, qu’une rumeur persistante annonce comme victime du PSG. Il n’hésite pourtant pas à braver les interdits : « On le sentait Jean-Michel que ça pouvait mal tourner pour le Bayern. »

Chrisitian sait faire preuve d’humanité quand il faut. Henry démonte la gueule du gardien allemand lors d’un face à face, prend même le temps de suivre le ballon des yeux puis simule tranquillement une blessure : « Henry s’est blessé je crois, regardez il lève bien les jambes pour éviter le gardien, et là il prend les crampons dans l’abdomen. » Puis Titi se relève par miracle, pas Butt qui ne se souvient pas que Henry a cherché à l’éviter. La mare de sang qui provient de son aorte lui joue probablement des tours. Astorga prend quand même de ses nouvelles : « Henry s’est relevé, ça va. »

Enfin, Christian, au delà de sa maîtrise de l’espagnol de fin de banquet : « Muchas gracias, muchas gracias », veut rappeler à ses patrons qu’il n’est pas payé à rien foutre. Du coup il a mangé ses tapas assis mais était bien au stade dans la journée : « Guardiola a fait travailler les coups de pieds arrêtés à midi. » Avant d’ajouter que « Guardiola a fait travailler les coups de pieds arrêtés à midi » puis que « Guardiola a fait travailler les coups de pieds arrêtés à midi ». Ca s’appelle la conscience professionnelle.

Pendant ce temps-là, les projecteurs du Camp Nou donnaient à Ribéry des faux airs de Benzema. Les footings sans ballon le mettent aussi de mauvais humeur. C’est pas beau de jouer la diva, mais c’est encore plus moche de jouer avec Ottl. Et si la Ligue des Champions, c’était pas vraiment un groupe avec Lyon ou le Bayern ? Et si Le Vestiaire l’avait dit ?

L’Hommage : Les clés à Mallett

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Dans un stade Mathieu Flamini à peine assez grand pour contenir tous les pratiquants du pays, le plus Italien des Français, Freddie Michalak, a rassuré le staff tricolore sur ses qualités de buteur. Un an à peine après la Currie Cup, il épingle le Trophée Garibaldi à son palmarès.

Qu’était-il donc passé par la tête de notre spécialiste rugby pour écrire que l’Italie était cette année la plus faible depuis son arrivée dans le Tournoi ? Avec 49 points et deux essais en cinq matches, elle a tout de même fait mieux qu’en 2004, une époque où le XV de France avait encore quelques valeurs. Elle a surtout fait trembler pendant vingt minutes la meilleure équipe d’Irlande de ces soixante dernières années et si les matches s’arrêtaient à la mi-temps, le Pays de Galles y serait passé aussi.

Berbizier avait pourtant laissé la patrie en ruines après la Coupe du monde, persuadant la Fédération italienne de confier enfin les clés à Mallet. Le sort scié sud-africain s’est dès lors ingénié à reconstruire pierre après pierre ce qu’il restait des Azzurri : deux victoires de prestige contre la Roumanie et le Portugal et les incisives supérieures de Troncon.

Le roux fait la quête

Les fondations posées l’hiver dernier contre l’Ecosse (23-20), ce Tournoi 2009  devait être celui de la confirmation. Aussi à l’aise à la mêlée que sur le calendrier des Dieux, Mauro Bergamasco s’en est d’abord chargé avant que Griffen ne finisse le travail : le coiffeur de Médard n’osera plus jamais sortir de son salon.

Il a aussi fallu à Trinh-Duc des qualités de perforation exceptionnelles pour cadrer la moitié de la défense transalpine et Parisse a montré à la face du Monde et de Voici qu’il n’était pas seulement le petit ami d’Alexandra Rosenfeld. Celle du Castré Giovanni – qui n’est pas son homonyme Adriana, Miss Jambon d’Aoste – a attiré l’oeil commercial d’Abribus Chabal. A en croire nos confrères italiens, les deux barbus en seraient même venus aux mains. C’est peu probable : aucun des deux n’a jamais su quoi en faire.

Shanklin tease Wood

La vraie info du week-end nous est en fait venue de Cardiff, où Gavin Henson, privé de sortie, n’a pas pu aller oublier sa détresse et ses placages ratés avec les restes de James Hook. Le Pays de Galles n’aurait sûrement pas volé son Hommage, mais on ne pouvait pas vraiment s’attendre à mieux avec Tom Shanklin.

En face de lui, samedi, O’Driscoll a ramené à l’Irlande le Grand Chelem que son seul talent méritait. Le centre irlandais a porté O’Gara et Stringer sur ses épaules une bonne partie de la décennie et Le Vestiaire peut d’ores et déjà l’annoncer : il prendra à Shane Williams le titre de meilleur joueur du monde en 2009 si les Lions ne vont pas, comme Michalak, faire du tourisme en Afrique du Sud cet été.

Pendant ce temps-là, Ntamak et Retière préparent déjà la succession de Vincent Collet.

Le roman du perd OL :
Jelen, je m’appelle Jelen

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Le PSG marque le pas, Auxerre paie encore son mauvais début de saison. L’OL peut avoir le sourire : plus que jamais, il peut être champion.

Ce n’est pas la crise à l’OL. Quatre jours après sa cruelle sortie européenne à Barcelone, Lyon a chuté à domicile contre l’AJ Auxerroise. On parle bien de la grande, celle de Jean Fernandez. Grâce à un grand Lloris, Lyon a évité un bon 4-0. Etre battu par deux grands d’Europe dans la même semaine, il n’y a pas de honte. Et pourtant, Claude Puel avait la tête des mauvais jours en fin de match.

Son adjoint a eu beau lui répéter qu’Essien n’était plus là, que c’était toujours Pjanic à la place, rien à faire, il ne lui a pas arraché le moindre sourire. Après avoir vendu chèrement sa peau et même s’être procuré quelques centres, l’OL a cédé. La faute à l’inexpérience. Boumsong a aussi remis un splendide ballon de la tête plein axe. Cris, au marquage de Jelen, s’est immédiatement mis en grève, rien à dire. Le grand Boum ne survolerait donc plus la Ligue 1 non plus.

Juni holiday

Aulas l’assure : ce n’est pas la crise à l’OL. De toute façon, le calendrier est mal foutu. Commencer en octobre aurait-il suffi pour battre Auxerre ? Puel n’y est pour rien, c’est Juninho qui décide, sinon comment expliquer deux titularisations en quatre jours ? Ou alors c’est à n’y plus rien comprendre, Puel serait un gros nul, 53 points en 28 matches serait le pire total de l’OL depuis son hégémonie. Baudelot et Establet l’avaient dit il y a longtemps, Sacco le répète à qui veut l’entendre : le niveau monte. Pourtant, plus personne n’écoute et ses « L’année du football » des 50 dernières saisons ne partent pas comme des petits pains dans les bric à brac de France. Mais voilà, Makélélé peut finir champion.

Visiblement remis de son expulsion pour injures, Juni a expédié un coup franc dans la gueule de Pedretti, l’édenté du Doubs. La retraite approche, il solde ses comptes. Du travail bien fait, à croire qu’ils ont joué ensemble, mais la cellule recrutement n’a pas pu faire ça.

Ce n’est pas la crise à l’OL, puisque Benzema reste. Il l’a dit. Deux possibilités : soit il le pense et Karim Djaziri n’est pas agent, mais gourou, soit il se fout de la gueule d’Aulas comme personne ne l’a jamais fait. Dans les deux cas, il ne restera pas à Lyon puisqu’il est déjà parti. Le Vestiaire l’a déjà révélé. Progression, effectif, Coupe d’Europe, Equipe de France, Coupe du Monde, Ballon d’Or, même la Coupe de la Ligue. Sur ces critères, combien figurent dans la colonne Lyon ? Toulalan aussi a compris au Camp Nou qu’il perdait son temps et que Tottenham serait une promotion. Govou, lui, pleure chaque jour l’offre de Portsmouth.

Pendant ce temps-là, le buteur brésilien Fred a inscrit un doublé pour son premier match avec Fluminense. Son nom circule avec insistance du côté de l’OL pour le prochain mercato.

Le JaGuy show : En voiture Simon

mouss

Une victoire et deux finales en 10 ans : le parcours serait presque honorable si on n’attendait pas une performance depuis 7 ans. Domenech aurait-il trouvé son maître ? « C’est en tout cas très positif. » Voici l’histoire d’un tennisman moyen devenu un capitaine moyen, consultant moyen, fouteur de gueule professionnel, qui ne démissionne jamais, qui n’est jamais viré pour manque de résultats. Le JaGuy Show, premier épisode : Forget signe un tchèque en blanc à la Fédération.

C’était il y a moins d’un an, en quart-de-finale, à Winston Salem. L’équipe de France la plus prometteuse de l’histoire accrochait les Etats-Unis, sans son nouveau Noah. Une défaite honorable, et pour une fois, ce n’était pas la Russie. Guy était aux anges. « On peut tous faire des progrès. C’est ce qui nous poussera l’année prochaine à être encore plus forts. »

Mars 2009, le capitaine peut souffler, sa meilleure équipe de France de tous les temps a évité l’écueil tchèque. Elle courait le risque de se planter, de passer à côté de son premier rendez-vous commun entre Mousquetaires dans un vulgaire premier tour. Il n’en est rien, comme prévu par le cap’tain, Tsonga a joué et gagné le cinquième match. L’aventure continue, place aux barrages. Une équipe est en train de naître. « C’est très positif. »

Capitaine femmes

Septembre 2004, la France atteint pour la dernière fois de l’ère Forget une demi-finale. Une édition boudée des Dieux, Escudé et Clément jouent en simple. Depuis, Guy le friqué s’est vu offrir Richard Gasquet, qui malgré ses 22 ans, compte déjà presque 25 ans de carrière. Dont quatre ans de Coupe Davis, des matches au couteau sur le circuit. C’est sans doute un peu juste pour être aligné en simple face à deux joueurs aussi insignifiants que Berdie et Stepa. Simon est numéro un, il en touche pas une depuis le début de saison, n’a jamais joué en équipe. Au cas où, il prévient quand même son capitaine. Guitou n’a plus le choix. Simon jouera et avec un peu de chance, il aura même droit au match décisif. De toute façon, on lui reprocherait de ne pas le faire jouer.

C’est là qu’intervient la grande nouveauté de ce show 2009. Que faire du jeune Richard ? L’écarter ? Non, Guy n’aime pas Gaël Monfils. Après tout cette saison, l’ex-nouveau Noah n’est pas bien. Une finale, deux demies (dont celle de la semaine dernière) en cinq tournois, il manque encore un peu de confiance. Il sera remplaçant. « C’est très positif. »

Génération endort

L’idée fait son chemin dans l’esprit du capitaine : et si Gasquet faisait le double ? C’est pas si con, Gasquet n’est pas un joueur de double (60 matches depuis 6 ans), pas un seul match cette année, il ne joue jamais avec Llodra. « Ca peut faire des étincelles ». D’autant que la meilleure paire du monde n’est pas Française. Santoro a pris sa retraite depuis plusieurs années. Dommage, Guy se serait bien vu serrer la pogne pleine de blé de Fabrice, mais il aura d’autres occasions. Forget n’est-il pas son voisin en Suisse ?

Peu à peu, les rôles de chacun Safin. Tsonga est incontournable, Simon est numéro un, Llodra est bien là. Il ne manque qu’une seule clé, propre à la Coupe Davis : un capitaine décisif. Curieusement, jamais Forget n’a pu inverser par ses conseils la tendance d’un match, ou permis à une demi-portion de se sortir les doigts du cul. Mais bon, tant pis, cette fois l’équipe peut s’en sortir toute seule, elle est si forte. Ne les appelle-t-on pas les Mousquetaires en référence à leurs glorieux aînés ? Mais pourquoi Lacoste, Borotra, Cochet, Brugnon étaient-ils affublés d’un tel sobriquet ?  Quoi, six victoires en Coupe Davis ?  « C’est très positif. »

Ostrava grand

Les esprits chagrins souligneront que Gilles Simon s’est fait torcher par Berdych. Guy a de l’expérience, il savait que le stress pouvait jouer pour une première. Mais il est malin, donc il a compensé en s’appuyant sur sa toute nouvelle équipe de double : Gasquet-Llodra. Il n’a pas été déçu, l’avenir s’annonce radieux : « Cela conforte ce que je pensais de cette composition. Richard et Mika peuvent jouer à un très haut niveau ensemble. » Il a pourtant vu le même match que tout le monde : « Sur tout le match, c’est bon, le potentiel est là, mais deux ou trois petits points par çi par là nous coûtent le match. » Deux ou trois petits points qui en font à ce moment-là deux pour les Tchèques et un pour la France. Tout repose sur Gilles Simon, ce qu’il fallait éviter pour que Monfils ne le surnomme pas Paulo dimanche soir.

Mais Guy, c’est un grand fan du travail de Loïc Courteau. Alors, il tente le coup de poker : appliquer la recette dite de Roland Garros. « Gilles, il faut qu’il se sorte de l’esprit l’enjeu, le monde, le public hostile pour jouer son meilleur tennis. » En Coupe Davis, ça veut dire s’échauffer contre un mur ou Clément. Mais pour Nathan Lesermann comme pour tous les Mousquetaires, le temps est un allié. Lancer un gamin qui ne sait pas nager dans le grand bain, il peut s’en sortir, foutez lui des loups, il vous rendra le saladier. Surtout quand il vous prévient qu’il le sent pas, mais alors pas du tout. JaGuy n’avait vraiment plus le choix, il devait l’aligner.

Guy Forget se souvient, il avait lui aussi perdu ses premiers matches de Coupe Davis contre la Tchécoslovaquie. Il  gagnera un autre saladier, il en est persuadé. A l’ancienneté, ça peut passer ? Ou peut-être bénéficiera-t-il d’une wild-card, on ne sait jamais.

Le roman du perd OL :
Et au milieu coule Reveillère

garcimore

Bernard Lama a confirmé sur Canal + qu’il croyait toujours en la qualification lyonnaise, même si le Barça lui paraissait très au-dessus. A ses côtés, Denoueix n’avait pas le même avis en commentant les énormes difficultés du Barça.

Décidément, les Lyonnais sont maudits. Ils avaient déjà concédé l’égalisation contre Rennes à la 90e minute le week-end dernier, alors que Briand n’avait eu aucune occasion du match. Cette fois, c’est à la dernière seconde que Lille les a éliminés de leur Coupe de France. Le destin s’acharne. Claude Puel s’en est ému : quand on prend un but à la dernière minute, on ne peut pas réagir ensuite, les règlements sont mal faits.  Berlusconi avait bien tenté le coup en 1991, mais c’était en plein match.

Après avoir survolé la rencontre, les champions d’Europe lyonnais se sont donc fait crucifier. Les plus grands ne sont jamais à l’abri de prendre un petit but, mais en prendre trois, c’est vraiment la scoumoune. On pourrait, comme certains, avancer que cette défaite est dûe au Hazard, mais Pjanic se sentirait menacé pour la saison prochaine.

Lamine Garcimore

Le souci, c’est que la malédiction dépasse le simple niveau de Frédéric Piquionne. John Mensah s’est encore blessé, à quelques jours de retrouver la Ligue des Champions. Bien des homologues de Claude Puel n’auraient pas vu où est le problème, mais à Lyon, il saute aux yeux. Le premier malheur s’est abattu sur Gassama : le fantôme de Ribéry le hante tellement qu’il l’a confondu avec Bastos à Lille. Il aurait pu échanger son image Panini de l’Enfoiré, Réveillère a toujours celle de Mancini.

Deux ans plus tard, le calvaire continue pour Réveillère : Puel a bien remarqué son genou en plastique à l’entraînement et il n’en veut pas pour la Ligue des Champions. Du coup, le créateur monégasque ne sait plus qui mettre et comme il le pense en s’agaçant, « certainement pas Jean de mes couilles ». La rumeur Toulalan à droite de la défense a donc circulé. Domenech lui même n’y avait jamais pensé.

Pendant ce temps-là, Fred a signé à Fluminense « malgré des opportunités plus intéressantes en Europe ». Ca aurait pu être pire comme une défaite contre Lille en championnat ou Clerc au marquage sur Bastos.

L’Edito : Gomez est Morticia

clik

Lance Armstrong sera à Milan-San Remo, Valverde ne pourra peut-être pas courir les Tours 2006, 2007, voire 2008, et le manque de résultats des Français serait dû à leur préparation. Et si Chavanel ne passait pas juillet en jaune ?

C’est dans les vieux pots qu’on trouve les meilleurs charlots. Michel Gomez a brillament passé l’examen, Larry Brown est dans les tuyaux, De Vincenzi une chèvre australienne ? Pour Jimmy Briand, la question ne se pose plus, Lyonnais jusqu’à la 90e minute, il reste un bleu permanent. Hoarau serait bien inspiré d’être aussi nul pour espérer découvrir la Lituanie avant ses 30 ans. On le compare cruellement à Koller et Carew, promettons lui au moins Ouedec. Promettons aussi à Guy Forget d’être privé définitivement d’Arnaud Clément, qui pourrit depuis suffisamment longtemps les matchs de Llodra.

Davis croquettes

Pour la première fois dans un édito du Vestiaire, Grange ne sera pas encensé et Lizeroux pas moqué en dépit de son âge. Par contre, Lièvremont n’y coupera pas car si le tournoi s’appelait encore des 5 nations, il connaîtrait bientôt le goût d’une cuillère en bois. Et pourtant, il ne le mérite pas plus que les autres. « Vive le rugby ! » s’écrient les Bigourdans de Vic, leur maillot bleu vidange et leur Peyo Greenslip de Maître chanteur.

Pendant ce temps-là, le Barça a encaissé sept buts en trois matches. Quelle équipe ne leur en a marqué qu’un ?

Rétro, Champions League : Allofs à l’huile

batman

A l’approche de la demi-finale de l’Olympique Lyonnais en Ligue des Champions, Le-Vestiaire.net s’est rendu compte que la C1 ne s’est pas toujours arrêtée en quarts de finale. Aujourd’hui : Klaus Allofs se lave les cheveux.

C’est le match dont Bernard Lacombe a goûté chaque seconde sans jamais dégueuler, 2 ans que ça dure. Jamais une équipe française aussi faible n’avait sorti une équipe aussi forte. Les similitudes sont fortes. Elles auraient pu l’être davantage, il y a un an. Dans les buts, c’est Barthez, il est déjà le meilleur gardien du monde, un peu comme Lloris dans la tête à Pierre Menes. Devant, c’est Sagnol, Konjic, Dumas, Léonard, Diawara et Collins. Un seul joueur sort du lot : c’est Djetou. Il en prendra l’habitude.

Djetou dans les orties

Tigana entraînait comme Claude Puel, mais il n’avait pas Benzema. Juste Benarbia, Ikpeba et Trezeguet. Ikpeba n’est déjà pas très bon, mais il fait ce qu’il peut, comme Rui Barros et Fofana. Benarbia, injustement surnommé le Zidane du pauvre, est surtout le Ziani du riche. Il va le montrer. Trezeguet, qui n’est que dans le Top 10 des meilleurs buteurs de l’Histoire, finira le travail, comme d’habitude. En face, c’est intouchable, mais ça finira dehors. Van der Gouw, P. Neville, G. Neville, Johnsen, Irwin, Butt, Scholes, Beckham, Solskjaer, Sheringham et Cole. Le miracle ne se reproduira pas. La Juve n’a pas joué en Série B par hasard.

Pendant ce temps-là Benzema prépare son pot de départ. Fred est un peu juste ce mois-ci. Et si Valdes payait l’addition ?

Rétro, Champions League :
Weah the champions

stop

A l’approche de la demi-finale de l’Olympique Lyonnais en Ligue des Champions, Le-Vestiaire.net s’est rendu compte que la C1 ne s’est pas toujours arrêtée en quarts de finale. Aujourd’hui, Luis apprend le foot à Cruyff.

C’était un beau matin de 1995. Le PSG se sent fort depuis la veille, et pas seulement parce que Patrick Colleter n’a pas pris de douche. La demi-finale contre le Milan est déjà dans toutes les têtes. Le grand Barça est sur la touche, Michel Denisot savoure, il ne soupçonne pas que dans quelques mois, Opel aura remplacé Seat et Tourtel sur les maillots et plus rien ne sera jamais comme avant. Digard rôde déjà et Calderaro n’est pourtant parti que depuis quelques mois.

Va et vient entre Guérin

Le Barça est donc sorti, au terme d’une double confrontation qui rappelle que la légende avait commencé deux ans auparavant, contre le Real Madrid. L’unique preuve que Kombouaré ait été joueur de football. Contre Barcelone, le PSG accroche le nul à l’aller et renverse la vapeur au retour. Guérin offre la qualification de la frappe la moins puissante jamais expédiée dans un quart de finale de C1.

Exploit, s’exclame vite Saccomano, comme Aulas l’avait fait après s’être offert la Real Sociedad. Sacco a déjà oublié les six victoires en six matches de poule et le but de Weah à Munich. Le vrai exploit sera pour le Milan AC, qui empêche Ginola, Weah, Raï et Valdo d’inscrire le moindre but en demies.

Auguste-Delaune, Colombes et Marcel-Saupin se préparent à accueillir l’Euro 2016. C’est Papy qui a choisi.

L’Edito : Bordeaux peut-il encore éviter la Ligue 2 ?

gloik

Loeb aura droit à son article cette semaine. Pas Grange, il a déjà 24 ans.

Il reste 42 points à distribuer. Valenciennes en a 21, Bordeaux 43. Le Vestiaire ose la question interdite : et si les Girondins descendaient ? Deux nuls, qui ne sont ni Tremoulinas, ni Diawara, et une défaite sur leurs trois derniers matches ; même Le Havre a fait mieux. Ce matin, les hommes de Laurent Blanc sont reléguables. Lyon, et ses six points en deux matches face aux cylindrées niçoises et havraises, est assuré du titre. Cinq points d’avance sur l’OM,  quatre sur le PSG. C’est plié. L’effet Hoarau, probablement. Ce même effet qui a permis à la France de réaliser des mondiaux de ski exceptionnels.

Il faut chauvet Ian Piccard

Des médailles en grand championnat, c’est en effet plutôt rare, nous soufflent Montillet, Deneriaz, Crétier, Masnada, Vidal, Amiez, Piccard, Cavagnoud, Pascal, Chauvet ou Pequegnot. Au passage, les observateurs avisés auront pu apercevoir la confirmation de la toute jeune machine Lizeroux. Alors que Grange ne fait rien, comme d’habitude. Le Vestiaire fait son mea culpa, ce n’est pas le nouveau champion. Il n’a jamais rien ramassé, ni en Coupe du monde, ni en grande compétition. Il n’a pas le troisième plus beau palmarès de l’histoire du ski tricolore. Un champion ne serait en effet pas passé au travers de la sorte. Miller, Reich, Moelgg, et Kostelic peuvent en témoigner.

Courteau fromager

Il sera en revanche plus difficile de témoigner en faveur de Lièvremont, qui serait tout aussi efficace que Domenech à la place de Domenech, sauf qu’il pourrait au moins profiter de quelques joueurs corrects, ce qui ne court pas les stades du Top14. Même si dans un cas comme dans l’autre la notion d’équipe semble assez méconnue. Ce qui n’est pas le cas du vainqueur du tournoi WTA de Paris. L’effet Courteau est un bel indice. Qu’avait donc bien pu dire Le Vestiaire à ce propos ?

Pendant ce temps-là, Escalettes espère jouer au moins une compétition internationale dans les dix prochaines années.

T. Bisounours : le Twitter de Schubert

schubert

Persuadé que la saison était finie  après l’Australie, Thierry Bisounours avait souhaité « déconnecter », comme il dit dans le jargon. Mais Twitter est en Anglais.

Thierry, merci de nous accorder un entretien durant vos vacances.
De rien, la période estivale est toujours propice aux remises en questions. J’y réponds, c’est fait et bien fait, comme on dit dans le jargon. Dont acte.

Pardon ?
Ne vous excusez pas, c’est naturel.

On ne comprend pas tout à l’affaire Armstrong. Il annonce en début de saison qu’il va jouer la transparence, personne n’y croit, au bout d’un mois il arrête. Et raconte des conneries sans intérêt sur un réseau social en ligne. N’est-ce pas suspect ?
Attendez, si je vous suis, le comportement d’Armstrong est on ne peut plus logique pour un type qui se charge depuis au moins 15 ans, et qui évidemment avec un suivi bien fait tomberait « dans les mailles du filet », comme on dit dans le jargon. C’est bien ça ?

Oui… à peu près.
Et alors ?

C’est à vous qu’on le demande. C’est la réalité ?
J’en sais rien. Comme dit Bilou mon patron, je suis pas « l’expert de l’année » en matière de vélo, mais j’ai toute la collec’ de Onze Mondial. Tiens, par exemple, le Onze d’Or 1991, c’est qui ?

Matthaus ?
Non, Van Basten. Vous voyez, chacun son domaine (ndlr : c’est Papin en fait).

Armstrong ne risque-t-il pas du coup de maintenir les soupçons autour de lui ?
Quels soupçons ? Il trompe sa femme ? Vous savez, croyez en un vieux routier. Newlook (ndlr : il désigne du doigt une impressionnante pile de magazines aux pages collées. Nous comptons, il y en a 1.633. « Complet », s’ecrit-il)  n’est pas toujours très bien informé.

Des soupçons de dopage…
Encore ?  C’est une obsession chez vous. EPO avéré dans ses urines en 1999, fréquentation du Dr Ferrari, aveux devant ses médecins en 1996, Actovegin dans les poubelles de l’US Postal, positif aux corticoïdes avec certificat médical antidaté,  sang réfrigéré dans les années 2000, la plupart de ses adversaires et coéquipiers positifs. Que voulez-vous que je vous dise ? Beaucoup de bruit pour rien disait Alfred Jarry.

Shakespeare plutôt, non ?
Cheikh Spire ou Pluto, choisissez (ndlr : il éclate de rire). La culture est un fruit que l’on étale si on en a acheté…

Quoi ?
‘Feur.

Alizé Cornet : « Pas à m’Escudé »

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Alizé Cornet, comme toutes les filles de son âge, est retournée à l’école cette semaine après un week-end entre copines. Nous l’avons interrogée à sa sortie. Georges Goven était dans les parages, un sac de bonbons à la main.

QUESTION : Alizé, comment expliquez-vous cette débâcle contre l’Italie ?
ALIZE CORNET : Oulah, vous usez des mots compliqués, vous. Nico (ndlr : Escudé, l’attaché de presse de l’équipe de France de Fed Cup) lui, il a dit que c’était une branlée, mais c’est son rôle de taper fort du poing sur les ‘i’. Perso, je comprends pas pourquoi on nous a pas laissé finir le premier set. Même à 5-0, on pouvait encore arracher le tie-break.

Q. : N’avez-vous quand même pas personnellement l’impression d’être passée au travers après un bon Open d’Australie ?
A.C. : Je n’étais pas encore tout à fait remise du décalage horaire, il y a quand même de la route entre Sydney et Orléans. Et puis la tenue de l’équipe de France ne me va pas du tout. Regardez mes photos du week-end, on dirait Nathalie Tauziat. Les jupes sont vachement trop longues, ça me gène en revers. Mais je suis bien la seule à me plaindre, si on écoutait Amélie (ndlr : Mauresmo, sa sparring partner), on jouerait en jogging.

Q. : Comprenez-vous que l’on puisse vous reprocher un manque d’implication en Fed Cup ?
A.C. : La Fed Cup ? Mais c’est toute ma vie ! Quand j’étais petite, je regardais Mauresmo et Dechy à la télé et je voulais faire comme elles, défendre les couleurs de mon pays. C’est une formidable aventure collective, une vraie communion avec le public, une croisade des temps modernes.

Q. : On ne vous sent pas particulièrement convaincue de ce que vous racontez…
A.C. : Je ne suis pas actrice. Enfin, pas encore. J’ai déjà tourné avec Gérard Klein et je peux pleurer sur commande, alors si Olivier Doran est intéressé pour faire un film, pourquoi pas. J’ai quand même déjà gagné Roland-Garros junior et le Tournoi de Budapest.

Q. : Vous êtes aujourd’hui numéro 1 française. Est-ce que cela implique davantage de responsabilités ?
A.C. : Vous savez, c’est toujours ma mère qui repasse mes culottes. Par contre, je peux aller faire du shopping toute seule avec les copines maintenant que j’ai mon compte Bagoo. Mon père l’a bloqué à 100 euros par semaine, il m’a dit que je gagnais pas encore assez pour avoir plus. Je lui fais confiance, il sait bien gérer son argent. Il a jamais travaillé, mais il s’est acheté deux Porsche et un studio l’année dernière.

Q. : Qu’avez-vous pensé de Nicolas Escudé comme capitaine ?
A.C. : On m’a dit qu’il avait un frère qui connaît bien Yoann Gourcuff, l’homme idéal de ma vie. C’est trop la classe, j’espère qu’il pourra m’arranger un rencard. Par contre, il arrête pas de nous parler d’un Wayne Arthurs (ndlr : homme politique canadien) et du gazon australien. Je sais pas s’il a déjà fait Melbourne, mais c’est sur dur, là-bas. Et puis il gronde souvent. Georges (ndlr : Goven, découvreur de jeunes talents) était plus proche des joueuses. C’était comme un père pour moi, il venait souvent m’aider à me rhabiller après la douche.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain

Saison 5, Episode 6 : Fanni paye à boire

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Le Domenech show fait enfin son retour. En télévision, à l’instar d’A prendre ou à laisser, c’est la rareté qui suscite l’envie. Marc Lièvrement a bien tenté de faire autant de conneries, mais il capte moins la lumière et, surtout, il ne possède pas cet air inutilement arrogant qui sied si bien à l’ancien moustachu.

Il nous avait donc abandonné à la fin du cinquième épisode sur un résultat prometteur. Un 0-0 d’envergure face au redoutable Uruguay. Francescoli ne jouerait plus. Mais même en vacances, notre héros ne chôme pas, avec son mentor de 83 ans son aîné, prenant le temps d’enregistrer un clip voulu amusant. Il l’est. Pour Domenech, c’est une bonne occasion de faire croire au vieux qu’il s’investit dans la course à la qualif. Pour le vieux, une bonne occasion de parler Anglais, comme à la Belle époque. Sarah Bernhardt, où te caches-tu ?

Son vrai retour se déroula comme il se doit, en access, en direct sur Canal+, loin des critiques molles du féroce Guy Carlier. Raymond est allé à la baston. A chaque question son foutage de gueule habituel. Préparé comme jamais, son Mathoux de sparring partner en aurait pourtant rendu cocu Jean-Charles Sabatier. Qui a dit une fois de plus ? En deux réponses, il va plier le match.

Prendre à Fanni ce qui est à César

Apercevant Rod Fanni dans un résumé, Hervé le perfide ne manque pas de rappeler au sélectionneur que le médiocre Rennais a déjà foutu les pieds à Clairefontaine. Domenech a l’habitude de ce genre de vannes et même s’il ne connaît pas vraiment ce joueur, c’est un type qui a bien pu se retrouver un jour sur une de ses listes sans qu’aucun journaliste ne moufte. Et comme s’il avait senti que comme chaque semaine Rod serait ridicule le week-end suivant, même face au Havre, il ne s’en laisse pas compter : « Non, c’est Fanni lui-même qui s’est sélectionné, par son niveau de jeu. »

Fanni ardent

Quand il pense niveau de jeu, le maître de cérémonie de la chaîne cryptée, et de nombreuses autres soirées sans doute moins avouables, pense à Gignac. A priori, il a raison. Meilleur buteur du championnat, d’une régularité impressionnante, serait-il candidat naturel à l’équipe de France ? Domenech se fâche. « Et pourquoi pas Hoarau, tant qu’on y est ? », pense-t-il, mais il préfère s’abstenir, on pourrait le prendre au sérieux. « La Ligue 1, c’est pas la Ligue des Champions », se contente-t-il d’ajouter. D’ailleurs, Jimmy Briand joue à Rennes.

Sa plus belle réponse, Domenech attendra sa liste argentine pour l’offrir. Entre Frey, Janot, Landreau et Richert, il prend Carasso. Et en bon Lyonnais, il aime Saint-Etienne. Après avoir ruiné la carrière de Gomis, il prend Dabo, quasiment qautre matchs disputés cette saison, dans un club qui a des points d’avance sur Angers. Et bien-sûr, il rappelle Boumsong. Le chef-d’oeuvre peut continuer.

Patrick Bruel : Le grand bluff

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Après avoir fait défaillir les ménagères de moins de 50 ans avec « J’te mentirais », Patriiick est devenu Patrick le maître du poker, sur Canal +. Et si c’était ça, son plus grand bluff ?

Quand on a été un chanteur populaire et qu’on a fait rêver toutes les filles de son âge, le plus dur est d’assumer la suite. A 50 ans, Patrick Bruel ne voulait pas suivre le bel exemple de Florent Pagny et devoir se cacher en Patagonie pour échapper au Fisc. Il apprend que les gains au Poker ne sont pas imposables et décide donc de se lancer dans cette pratique confidentielle.

Il ne sait pas qu’il a trouvé là une parfaite reconversion. La chance du débutant, probablement. Quinze ans plus tard, le poker est à la mode. C’est au tour du jeune Kevin d’avoir le poster de Patrick dans sa chambre. S’il savait, Kevin, que le beau gosse derrière ses jetons et le mouton frisé sur la K7 jaunie dans le coffret secret de maman sont une seule et même personne… Il aurait la même chair de poule que le jour où il a appris que Julien Clerc et Gérard Leclerc étaient frères.

Lost in Las Vegas

En parfait opportuniste, Pat’ surfe sur la Pokermania et s’en attribue évidemment la paternité, tout comme il s’était approprié celle de « Marre de cette nana là », écrite par son ami Gérard Presgurvic. Après la Bruelmania, la Pokermania n’est qu’une suite logique. « En 1995, j’avais dit à Alain de Greef (alors directeur des programmes de Canal+) de retransmettre des tournois, déclare-t-il partout. Il m’a répondu : à condition que ce soit toi qui les présentes ! À l’époque, je n’avais pas de légitimité. Depuis, j’ai gagné des championnats. »

En fait, une seule victoire, un World Series of Poker, en 1998. Un tournoi satellite du championnat du monde, qui lui a permis de glaner un bracelet qu’il exhibe désormais tous les jours comme un bracelet de « champion du monde ». Un jour où il avait une chance de cocu. Et pourtant dans son couple, il a rarement le rôle.

Cette légitimité lui permet aujourd’hui de commenter le World Poker Tour sur Canal +, le plus médiatique des tournois, mais pas le plus important. Une fonction qu’il a acceptée sur les conseils de son ami Marcel Desailly, qui s’y connaît en bonnes planques lucratives. La chaîne s’est laissée bluffée par le séducteur, au point de réaliser un documentaire sur lui participant à un tournoi qu’il commente. De Bruel à Las Vegas, le titre a dû se transformer en Lost in Las Vegas, le chanteur de variété étant en bon français sorti au premier tour.

Amar ou Amarou ?

Heureusement, aux commentaires du WPT, Bruel s’en sort mieux puisqu’il a l’avantage de voir les cartes de ses adversaires, ce qui ne l’empêche pas de passer au travers quand même. Qu’importe, cette fonction lui permet de jouir de sa passion, pas celle du poker, ça il s’en fout, mais des femmes. Ainsi, après avoir dit lors d’une émission à Virginie Efira la phrase sybilline : « J’aimerais beaucoup être derrière vous pour vous voir jouer », il profitera à partir du 12 février chaque semaine de Valérie Amarou.

Après avoir profondément collaboré avec Victor lors de Jour de Sport, elle retrouve là un beau brun réputé pour sa courtoisie avec la gente féminine. Surtout, après Denis Balbir et Lionel Rosso, Patrick se voit enfin récompensé de sa fidélité. Entre une rencontre avec Paul Amar sur la TNT et le glamour de Valérie Amarou, Bruel a choisi. Et il n’est jamais aussi bon que quand il est motivé. Il va y avoir du sport sur le « Tapis ».

Pendant ce temps-là, Bruel sait aussi réaliser de beaux tours de magie, comme faire présenter des émissions à ses conquêtes.

L’Edito : All blacks out

bobo

Alors que les championnats du monde de hand approchent, la France pourrait devenir la plus grande équipe de toute l’histoire. Huis clos oblige, les matches ne seront pas filmés.

Le sport français va connaître une semaine charnière pour son avenir. Et s’il pouvait se découvrir une charnière pour l’avenir ? Tout a commencé dimanche soir, alors que se tournait un nouvel épisode du Domenech Show (que nous diffuserons bien-sûr en exclusivité dans quelques jours). Un opus à ne pas manquer, avec le combat des chefs. L’archange Hervé Mathoux face à notre héros. Personne n’avait osé aller aussi loin. Les conneries habituelles du sélectionneur face aux missiles du boss. Laurent Blanc, le Yes we can de la Fédé (vidéo colonne de droite ), la sélection de Rod Fanni, Aimé Jacquet, Willy Sagnol et surtout Christophe Dugarry. Evidemment ça n’a servi à rien, mais Hervé s’est farci Raymond.

Cette semaine, son homologue du rugby va, lui, connaître aussi les honneurs du prime-time pour montrer ses progrès. Des joueurs inconsistants, un fond de jeu inexistant, notre entraîneur Crabos prépare le retour de Saint-André. A quel poste ? Cette semaine, Dalcin sera confronté à un défi historique : terminer dans les 30 premiers d’une grande épreuve. Cette semaine verra la publication d’un nouveau classement ATP dans lequel il apparaîtra que le jeune Gasquet est tout près des meilleurs. Des meilleurs Français. Cette semaine, personne ne s’offusquera d’un penalty oublié à l’avantage des Lyonnais, car Lyon n’intéresse plus personne à part Le Vestiaire et surtout pas Benzema.

Pendant ce temps-là, le JT de France 2 a parlé du handball pendant 1 minute et 21 secondes et de Desjoyaux pendant 1 minute et 43 secondes. TF1 a ouvert par Desjoyaux, avant 5 minutes et 20 secondes plus tard d’évoquer sur 2 minutes le plus grand exploit de l’Histoire des sports collectifs.

Bruits de Vestiaire

Comme Paul Gascoigne, vos Bruits de Vestiaire se sont refait une santé en ce début d’année. Notre correspondant spécial dans les Midlands est rentré de son stage au Daily Sport avec de nouvelles rubriques et quelques jeux de mots. Mais, ne cherchez plus, il n’a toujours pas mis la main sur la culotte d’Alizé Cornet.

1/ Ce n’est qu’un au revoir

au-revoir

Ils se sont rencontrés sur le tournage d’une pub pour Renault. Saha le mérite d’être original. Il mangeait des piments, elle ne faisait que passer, à moitié nue : ils sont repartis en Clio. Il ne reste de leur couple qu’une expression ridicule aujourd’hui rentrée dans le vocabulaire anglais. Car entre le va-va-voom de Thierry Henry et les 8 millions de livres (sterling) du divorce, le coeur de Claire Merry n’a pas longtemps balancé. Elle passe depuis son temps à gérer son capital, de magasins de sous-vêtements en séances d’entretien. Et si lui prétend, pour faire bonne figure, ne manquer de l’Angleterre que ses pâtisseries infâmes, la mannequin, photographiée par hasard dans un parc ultra-fréquenté de Londres, a lancé cette semaine sur son tee-shirt un message clair à son ex-mari : « Au revoir ». Et merci pour tout.

2/ Tous nus et tous bronzés

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Les hivers ne sont peut-être plus ce qu’ils étaient au Pays de Galles, mais les personnes interrogées pour un sondage de la compagnie aérienne EasyJet ne lui ont pas accordé le bénéfice du doute. Gavin Henson, dont la chanteuse de femme, Charlotte Church, a récemment donné naissance à leur deuxième enfant, a été désigné comme le deuxième homme le plus « orange » du Royaume pour tous ses efforts en cabine de bronzage. Battu par le présentateur télé David Dickinson, qui avait placé la barre trop haute, le centre du monde et des Ospreys a tout de même devancé le footballeur Franck Lampard. De quoi peut-être le consoler de ne pas avoir été choisi par Powerade pour poser à poil dans sa nouvelle campagne de pub.

3/ Thorpe y est

thorpe

On quitte pour une fois la Bretagne pour les côtes australiennes, où nos confrères du Day l’email ont trouvé de quoi rassurer ceux pour qui la lecture du Vestiaire est la seule activité sportive de la journée. La taille de ses pieds avait à l’époque fait couler Grant Hackett et beaucoup plus d’encre que ses taux de testostérone. Plongé depuis deux ans maintenant en retraite anticipée, comme Manaudou, Ian Thorpe, qui lui n’a pas de problèmes de bronzage, est dernièrement apparu aussi affûté que les couteaux de Monica Seles. Ca évite au moins les rumeurs d’un retour à la compétition.

VIDEO ET DES BAS : Kelly Slater va au boulot

LA FAUTE AU FINISH : L’incompétence des gardiens anglais enfin expliquée

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COMME UN SEUL HOMME

pedale

Ronny Turiaf, Marc-Vivien Foé et Maurice Béjart nous l’ont recommandé du fond du coeur. On ne pouvait pas refuser. Cristiano Ronaldo ouvre donc le palmarès de nos hommes de la semaine, qui pourront aussi être des femmes, ou Sydney Govou. Le bad boy du snooker mondial Ronnie O’Sullivan, qui aime autant son sport que les téléspectateurs de la BBC, a un temps été en course, mais la mère du Ballon d’Or portugais a finalement pesé dans la balance. Le quintal n’était pas loin. Le fiston ne doit pourtant pas qu’à son opération du coeur les honneurs du Vestiaire. Il peut aussi remercier ses coéquipiers mancuniens de lui avoir laissé sur sa place de parking, à la sortie de l’entraînement, une Ferrari à pédales pour lui faire oublier celle éclatée sur les murs d’un tunnel. Comble de ses malheurs automobiles, un vieux con lui demande maintenant 150.000£ (une quinzaine de Clio) pour lui racheter la plaque d’immatriculation CR7. Cest moins cher qu’un divorce, après tout.

Poirée survit

« On ne naît pas douanier, on le devient », rappelait souvent Raphaël Poirée au coiffeur de Corinne Niogret. D’autres s’y sont frottés, mais on n’a jamais vu personne aller chasser à skis en Sologne.

Ses retransmissions sans fin accompagnent chaque hiver la sieste des abonnés d’Eurosport (vidéo). Marc Mingoia lui-même, avant de sortir du placard, piquait parfois du nez entre deux passages au pas de tir, incapable de distinguer un Norvégien d’un Norvégien. Le biathlon, c’est l’association improbable de deux des disciplines les plus chiantes à regarder : ski de fond et tir. Et pourquoi pas le curling ?

Le Vestiaire, dont l’éventail sportif n’a pas de frontières, se souvient d’une époque pas si lointaine où quelques drapeaux français se glissaient à l’occasion entre ceux de l’Allemagne réunie et de l’URSS. Dans un bon jour, tous les quatre ans, Vincent Defrasne pouvait même faire vaciller le bloc nordique, rappelant à la face du monde et de Pontarlier que Raphaël Poirée n’a pas toujours été le seul licencié du pays.

Echecs et Amat

On ne prendra pas la peine de rappeler l’effet de service du plus grand champion de l’Histoire du sport d’hiver tricolore. Sa régularité au plus haut niveau, le sourire de Liv Grete et une biographie préfacée par Jean-Claude Killy étaient autant de formidables vecteurs de popularité. Qu’en a fait la Fédération douanière ?

« Je suis déçu, c’est incroyable, personne côté français n’est venu me voir. J’ai quand même fait quelque chose dans ce sport. C’est comme si je faisais peur », répondait Poirée l’hiver dernier, avant d’aller voir si la neige est plus blanche sur les côtes norvégiennes. Il ne lui a pas fallu six mois pour faire gagner Berger.

Pendant ce temps-là, Simon Fourcade ramenait à la France son seul podium de la saison. Defrasne attend sûrement les JO et Sandrine Bailly n’est plus que l’ombre de Sylvie Becaert. On a bien essayé de refiler un 22 long-rifle à Vittoz, mais il tire moins bien que Cécillon en nocturne. Jean-Pierre Amat en regretterait presque Ferréol Cannard.

Open d’Australie : Les tu niques bleus

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Yannick Noah hésite encore à revenir vivre en France. Briller en Australie c’est bien beau, mais Santoro a pu faire un discours.

Trois crises d’adulescence, Pascal le Grand Frère sonne déjà à la porte. A la première, Ritchie avait moqué des journalistes, grisé par son retour au Club Med de ses premières vacances, à Monte-Carlo. Mais Squillari n’était plus là pour jouer avec lui, Querrey l’avait remplacé et c’est pas le copain à Richard. La seconde, tout le monde la connaît. En plein repas de famille, chez les cousins américains, Ritchie refuse de manger. Il se fait gronder par Papa et Papy, mais rien à foutre, il préfère jouer avec son Nokia, à table. Il a été privé de sortie pendant six mois.

La crise recommence aujourd’hui. Mais pas pareil. Il a repris l’école, mais ses copains ont de meilleures notes. Il en a déjà torché deux, les autres suivront. Ritchie se découvre de l’orgueil. Comme ça plaît aux filles, il se met même à danser, les jours de défaite. Ca lui rappelle Noah. D’ailleurs, les deux fils de Yannick sont toujours qualifiés, il reste du boulot au petit génie. Et Gilles Simon, le redoublant, a appris à lire sur le tard. La crise d’adolescence du petit génie peut durer.

La marâtre s’affine

Marion Bartoli a bien fait d’emporter ses Chocapic, mais en quarts c’est plutôt Weetabix. Les années passées, elle devait se farcir les petits dej’ locaux. Les Australiens savent pas faire la bouffe. Il paraît que Jankovic était numéro 1 mondiale, mais Mauresmo sait bien que ça veut rien dire. De toute façon, il reste que des Russes, comme d’habitude. Safin a beau appeler sa sœur la grosse Marat, elle devient favorite. Elle aussi cogne dans tout ce qui passe : comment s’appelle Pico en russe ?

Pendant ce temps-là, Nadal est sorti du piège Gonzales. Georges Goven part à la recherche de jeunes talents. A 15 ans, Kristina Mladenovic est vraiment pétrie de qualités.

Laure Manaudou : « Ma plus belle pause »

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En filature dans les rues de Marseille avec les photographes de L’Equipe, notre spécialiste natation a suivi les traces du chien de Manaudou. La jeune retraitée a déjà beaucoup changé sans ses lunettes.

QUESTION : Laure, qu’est-ce qui vous a poussé à mettre votre carrière entre parenthèses ?
LAURE MANAUDOU : Julien, le premier homme de ma vie, me disait souvent qu’il fallait savoir laisser du mou. Que ça arrivait à tout le monde et que ça serait mieux la prochaine fois. On a fait un break pour nos huit mois, après une dispute. Je lui ai pas envoyé de textos pendant une semaine et c’était encore plus fort quand on s’est retrouvé. Et bien je crois que la natation, c’est comme l’amour : quand ça ne passe plus, on prend du recul.

Q. : Avez-vous un temps envisagé de prendre définitivement votre retraite sportive ?
L.M. : Je sais bien que Le Vestiaire en avait parlé pendant les JO. Mais je peux quand même pas prendre ma retraite tout de suite, j’ai pas encore les cheveux blancs.

Q. : Allez-vous vous éloigner complètement des bassins ?
L.M. : Ca sera pas vraiment comme quand j’ai fait ma première pause, à Ambérieu. Fred a une piscine dans la cour de son appart’, à l’Amérique. Et on a déjà prévu de se faire une journée Aqualand avec les copines, quand je rentrerai en France, dans cinq ans.

Q. : Pensez-vous pouvoir retrouver un jour votre meilleur niveau ?
L.M. : Pour les questions sportives, il faut voir avec mon avocat. C’est lui qui s’en occupe.

Q. : Que comptez-vous faire pendant votre « pause » ?
L.M. : Je prendrais bien un café. Je crois que j’ai un quart d’heure avant la prochaine interview.

Q. Et pendant les prochains mois ?
L.M. : Je vais profiter de mon temps libre pour passer plus de temps avec mon amoureux. Fred (Bousquet), c’est vraiment l’homme de ma vie, le père de mes enfants. Des jumeaux, d’après les premières échographies. Et puis je pense apprendre à lire, tourner un deuxième film et visiter des endroits où je suis encore jamais allée : la Chine, la Grèce ou la Hongrie.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain

Stade 2, la route de l’Orient

chapo

Dimanche, Stade 2 n’a pas eu lieu. A la place du sport, Chamoulaud a préféré présenter Vivement Dimanche avec des intellectuels à la place de Darmon. Candeloro, Gallas, et même Alphand, le seul pilote du Dakar à rentrer vivant. Giesbert veut relancer Culture et Dépendances.

Malgré le départ de Clopeau, Bilalian n’a pas perdu la main. Lors de la séquence révolutionnaire des coulisses, qu’on n’avait pas vu depuis France 2 Foot, Chamoulaud est dans ses pantoufles. Sa chemise reste ouverte, son micro aussi pendant le premier sujet. Les centaines de téléspectateurs n’ont aucun mal à l’imaginer aller pisser, Lionel a la confidence facile. Guy Carlier est coincé dans son fauteuil, Vinoy et Lévêque tentent la désincarcération, Chamoulaud les enferme à double tour. Rien ne presse, Galthié est bourré, il fera aussi perdre Perpignan.

Surya Bonaldi

Puisqu’il n’y aura pas de pub après autant en faire pendant. C’est l’heure du live promotionnel de Candeloro, la séquence la plus longue de l’émission. Il n’y avait pas beaucoup d’actu ce week-end. Un spectacle qui n’a de sportif que les entrées payantes et Monfort, qu’on n’avait plus vu à pareille fête depuis C’est mon choix. « Franck Sinatra n’a qu’à bien se tenir », le taquine Chamoulaud. Boyon a dû se farcir la rétro. Mais pourquoi donc Sled a-t-il été viré ?  A son époque, Candeloro faisait les JO.

Le con…ducteur

Brève handball, ce n’est que le championnat du monde. Brève rugby, ça se défend. Pas de tennis, c’est Melbourne. Pas de judo, c’est les France. 18h20, le cirage de pompes hebdomadaire d’Armstrong n’attend pas. Luyat n’est donc là que pour le buffet, comme Kader Boudaoud à Nantes la veille. Il avait pourtant trouvé la question inédite pour Gourcuff : Bordeaux ou Milan ? Nicolas Geay, envoyé en Australie en première classe, prévient : « Pour le sport, il faudra attendre. » On avait remarqué. Il a raison d’être jaloux : Richard Coffin et Emmanuel Lefort se sont mélangés à Marie-Marchand Arvier et Ingrid Jacquemod dans un jacuzzi. Comme si ça ne suffisait pas, ils nous mettent la musique des Bronzés pour finir le sujet. Chapatte vient encore de mourir.

Carlier est au diapason, pas trop de second degré. Gallas n’a quand même pas tout compris. Ils ont invité Bastareaud pour l’épauler.

Edito : L’homme qui valait 120 millions

gasquet

Pendant que L’Equipe Mag essaye de concurrencer sa mère à Bwin, Ibanez et Pires commencent à comprendre ce qu’ils représentent dans leurs sports respectifs, qui ne les respectent pas.

C’était en février 2008, Le Vestiaire, qui ne s’appelait pas encore Le-Vestiaire.net, trop occupé à fêter la presque victoire de la star du tennis français à Melbourne, n’avait pas pensé à vous prévenir que la domination de l’homme était fragile, nous n’en avons parlé que dans une petite cinquantaine d’articles. Depuis, il ne s’est blessé que trois fois sérieusement pour six mois d’absence à la louche, c’est quand même pas énorme. Hélas, c’est bien à cause de ses deux mois de jeux effectifs qu’il a évité les nominations aux Brahim d’Or en individuel.

Récompense que son vieux prédécesseur remporte haut la main, coiffant au poteau un monsieur courageux qui n’en a pas vu depuis longtemps, et le Sebastien Loeb du pauvre. Et puisque Gasquet sera le prochain bleu à remporter un Grand Chelem, c’est donc que le tennis est une science exacte. Le Vestiaire a logiquement enquêté pour savoir où et quand le miracle se produirait et apparemment Tsonga aurait déjà réservé la place. La même que Savidan soulevant un trophée à Rome.

Magne et Pelous ont eux découvert qu’ils avaient la leur en équipe de France. C’est sûr que par rapport à Lièvremont, même Francis Rui et ses bouts carrés aurait eu la sienne. Entraîneur, ne serait-ce qu’adjoint, ne serait donc, comme le journalisme à Issy-les-Moulineaux, pas un métier. Charly est pardonné, il a joué les Blacks en 1999 avec Lamaison, Soulette et Dominici. Mais la plus vilaine poutre du grenier n’aurait même pas servi à allumer un feu.

Pendant ce temps-là, Jean-Baptiste Grange est cité pour la cinquième fois dans nos colonnes depuis le 30 novembre. Il n’a plus que Govou comme concurrent, qui lui-même concurrence Tsonga, qui concurrence Gasquet, qui concurrence Michalak, qui ne concurrence personne et depuis bien longtemps déjà.

Le roman du perd OL: Qui ne tombe pas n’est pas Lyonnais

SOCCER-FRANCE/

Le Vestiaire accompagnera Lyon jusqu’à sa victoire en Ligue des Champions. Parce qu’un club qui nous a autant fait vibrer ne doit pas mourir seul, chaque semaine, nous publierons son bilan de santé. Aujourd’hui, on recrute le Prince Charles et on tient en échec le grand Lorient.

Le mercato bat son plein, Faubert est sur les tablettes des plus grandes équipes. Pourtant, Aulas tarde à abattre ses cartes. Il a promis de casser sa tirelire. On ne savait pas qu’il s’était servi chez Carole Merle et Bruno Bellone. Le gros lot pourrait s’appeler N’Zogbia. Si ça vous dit quelque chose, c’est peut-être en raison de ses titres, ses apparitions en équipe de France A ou même ses buts, car il jouerait milieu de terrain offensif. Non, vous connaissez Charly, car il a été le tout premier « sportif » mis à l’honneur sur Le Vestiaire. C’était en mai 2007, il jouait déjà à Newcastle. Progression.

Charlie et son drôle de drame

Quoi qu’il arrive, Aulas semble  sous le charme de son côté gauche. Le grand Lorient, de Vahirua et Abriel, a souffert mille maux pour se démarquer sur le côté gauche lyonnais. Mieux vaut se prémunir contre toute blessure en achetant un troisième remplaçant. De toute façon, Ederson a coûté assez cher comme ça. Aulas est sûr de lui, une fois n’est pas coutume, il s’est livré avec sincérité sur l’état de son équipe. Oui Lyon est à la dérive, non il n’a jamais réussi un recrutement correct.

« J’ai la crainte de ce retour des équipes compétitives et aussi la sérénité car jusqu’à maintenant, quand il a fallu réaliser des exploits dans les grands rendez-vous, l’OL a toujours répondu présent. » Porto, Eindhoven, Milan, Rome, et Manchester. Aulas n’avait pas dû avoir l’heure exacte du rendez-vous. « C’est une chance qu’on puisse enfin mesurer le parcours de l’OL, qui vient de remporter quinza titres en dix ans. Toutes compétitions confondues. » Il a raison de confondre : qui fait encore la différence entre Ligue des Champions et Coupe de la Ligue ?

Elber au change

« S’il devait y avoir une note qualitative, elle serait moins bonne que celle des années Houllier par exemple. Je me souviens aussi de l’année où l’équipe, entraînée par Jean Tigana, avait déployé un jeu brillant et formidable (en 1995). Au final, l’OL avait fini deuxième derrière Nantes. » Une façon de renouveler toute sa confiance à Claude Puel ? Ou d’espérer finir sur le podium ? « Non, j’ai confiance dans les joueurs, j’ai confiance dans Claude Puel. Il n’y a pas de recadrage.  » Puel est donc bien l’homme de la situation.

« Le mercato ne sera pas agité, mais on va faire ce qu’on a à faire, comme chaque année depuis dix ans quand on a pris les bonnes décisions au moment où il fallait. » Fred, Pjanic, Ederson, Delgado, Grosso, Nilmar, Elber, Baros, Boumsong,  Clebar Anderson, Fabio Santos : ça coûte plus qu’un cocktail de Simonet, mais ça joue moins que Moreira. Cherchez l’erreur. Govou ?

« Puel n’est pas pressé de recruter. C’est confortable quand on est entraîneur de compter sur un groupe de trente joueurs, dont une vingtaine d’internationaux, et d’avoir la capacité d’en recruter deux ou trois autres. Le privilège de prendre ou de ne pas prendre est une capacité que n’ont pas beaucoup d’entraîneurs. C’est une grande qualité de Claude de ne pas recruter pour recruter, mais de recruter pour améliorer ce collectif. Et s’il ne recrute pas, on ne lui en voudra pas car on a confiance en lui.«  Même Perrin ne jouissait pas d’une telle confiance l’hiver dernier. Il se murmure qu’une prime exceptionnelle pourrait être versée à Puel dès le mois d’avril.

Pendant ce temps-là, Cris se réjouit de la bonne ambiance générale. Qui a dit que c’était la crise ?

Les Palmarès du Vestiaire : Les ailiers

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Depuis vingt ans, ils n’ont fait gagner aucune équipe nationale. Van Basten a compris, il passera bientôt d’entraîneur à chroniqueur, comme Cruyff. Voici les meilleurs ailiers.

5. Chris Waddle

Joueur majeur de la Coupe des Champions, avec une finale et un but de légende en quart. A Marseille, il a laissé une empreinte que ni Ribéry, ni même Oruma n’ont effacé. Une image cantonienne dans un pays qui n’est pas le sien. Un joueur de salon devenu efficace, sauf quand il signa à Sheffield Wednesday, l’année où l’OM Municha le Milan. Malgré sa coupe de cheveux douteuse, il dépasse de loin Kanchelskis, Alenitchev et Capucho. Cerise sur le pudding, son tir au but manqué en demi-finale du Mondiale 90. Aucun doute, il est ailier.

4. Ryan Giggs

Un indéboulonnable fidèle, qui a mieux choisi son club formateur que les frères Da Rocha. Il a tout gagné avec Manchester, mais pour la sélection, dommage qu’il n’ait pas aussi appris le rugby. Il aurait au moins joué une Coupe du monde, Stephen Jones est bien meilleur meneur de jeu que Craig Bellamy. Contrairement à Stoichkov ou Hagi, il ne tira jamais rien de son pays. C’est aussi ça la force des vrais ailiers.

3. Cristiano Ronaldo

Le Ballon d’Or, c’est plus facile, Nedved en sait quelque chose. Il est encore très jeune, n’est probablement pas le meilleur footballeur de la planète, mais son palmarès parle déjà pour lui. Des championnats d’Angleterre, Owen aimerait connaître. Une Ligue des Champions, une demi-finale, Aulas se damnerait pour avoir des places. Et déjà une finale d’Euro, une demie de Coupe du monde et un Euro merdique quand il était le plus attendu. Christine Arron s’intéresse désormais au foot.

2. Marc Overmars

L’ailier par excellence, toujours prêt à déborder et ne pas centrer derrière les buts. Ingratitude, aucun DVD sur le Néerlandais n’est sorti au cours de la formation de Sydney Govou. Avec les Pays-Bas, une demi-finale de Coupe du monde pour seule récompense de deux ans à maudire Seedorf, incapable de marquer un pénalty à Lama. Et encore, les Dieux du football lui en voulaient vraiment puisque c’est Zenden qui jouait. Bien sûr, Overmars fait partie de la génération brillante de l’Ajax. Ensuite, il a connu Arsenal et le Barça avec succès, sauf en Coupe d’Europe. A sa décharge, une vilaine rumeur l’annonçant à Nantes pour finir sa carrière. Les médias n’ont aucun respect.

1. Luis Figo

Seuls les ailiers et France Football pouvaient lui offrir la consécration d’être le premier. De ses demi-finales d’Euro 2000 et de Mondial 2006 insipides à sa finale manquée de l’Euro 2004 à domicile, il a tout compris au système. Real, Barça et une fin de carrière interminable à l’Inter, il aura marqué l’histoire du football en étant toujours là où les choses se passaient, sans jamais influer sur le cours des choses. Marqua-t-il une somptueuse volée des 20 mètres lors de la finale de Ligue des Champions 2002 Real-Leverkusen ? Evidemment, non. Mais il est notre incontestable meilleur ailier.

Egalement cités : Ginola, le Cantona de l’aile, il a dompté l’Angleterre, mais en tant qu’assassin officiel des Bleus, il a un palmarès international aussi vierge que Gasquet ; Ribéry et Messi, en fin de carrière ils s’appeleront Ronnie ou Maradona, à eux de choisir ; Vicente, un espoir qui ne l’est plus ; Joaquin, pas mieux ; Claudio Lopez, et Veron ? ; Beckham, l’Angleterre lui en veut toujours, surtout de ne pas être un grand joueur ; Kewell, qui ? ; Zenden, le prénom de Zidane ne suffit pas ; Alioune Touré, sans le ballon, c’était un régal. Pascal Vahirua et Bernard Diomède.

Bruits de Vestiaire

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Sa cure de désintoxication rentrée dans sa phase terminale, notre chroniqueur people a enfin retouché un tabloïd. Ilaria D’Amico lui a redonné le goût à l’avis.

Football. Chelsea n’avait pas encore les moyens de remplacer Leboeuf et Petrescu et Tore Andre Flo, la nuque courbée sur les bancs de Stamford Bridge, ne savait déjà pas bien quoi faire de ses échasses. Les années 1990 et la mode des cols à lacets sont passées, mais le géant norvégien, comme au bon vieux temps, se régale toujours dans les surfaces brésiliennes. Sa parodie de samba lui a même assuré la deuxième place de la version scandinave de l’émission Strictly Come Dancing, dont les pectoraux d’Austin Healey nous avaient déjà fait parler.

Football (bis). Notre activité récente n’incitait pas vraiment ce doublon footballistique, mais il était temps de rappeler à la face du monde et de Portsmouth que Redknapp, ce n’est pas qu’un brushing grossier, un regard vide et des joues flasques. C’est aussi un ancien joueur honnête, contrarié par des genoux en plastique, et surtout l’un des plus beaux sourires de l’année 2008, derrière Madame Cole (photo) l’encornée. Louise Redknapp, 34 ans, l’avait partagé il y a peu avec les lecteurs de Hello! magazine, à l’occasion de la naissance du petit dernier, Beau.

Fléchettes. L’élargissement de la famille Redknapp a été éclipsé ces derniers jours par les rumeurs d’une liaison entre le joueur de fléchettes James Wade et la télégénique Helen Chamberlain, présentatrice du cultissime Soccer AM, l’équivalent britannique de Téléfoot. Bien conservée, la quarantenaire, fan de poker et de darts, aurait donc trouvé chez le numéro 3 mondial, de seize ans son cadet, de quoi se consoler de sa rupture avec le guitariste Nathan King qui n’aurait plus supporté l’écusson de Torquay United que sa fiancée s’était fait tatouer sur l’arrière-train.

Omnisports. Un roux malingre, un black bodybuildé et une reine des greens : Andy Murray, Shaquille O’Neal et la golfeuse Natalie Gulbis n’ont pas grand-chose en commun à première vue, si ce n’est d’avoir assez de temps pour raconter leur vie sur Twitter. Mais ce qui intéresse vraiment vos Bruits de Vestiaire depuis quelques semaines, c’est le défi quotidien de Lance Armstrong, qui a profité des fêtes pour signer une pétition contre la cigarette au Texas, envoyer un email au Père Noël et jouer au golf à Hawaï. Le suivi longitudinal a pris un sacré coup de vieux.

VTT. Le Vestiaire n’a jamais eu pour habitude de diffuser des vidéos sans les commenter, mais Nicolas Vouilloz, de réveillon chez les Quesnel, de Lyon, n’était pas joignable. A bien regarder la vidéo tournée en caméra embarquée par Greg Minaar, notre spécialiste cycliste est au moins sûr d’une chose : ce n’est pas en 2009 qu’il enlèvera ses roulettes.

Formule 1. News of the World, 13 décembre 2008 : « Lewis Hamilton dort avec son trophée ». Et Nicole Scherzinger dans l’armoire du salon ?

Pendant ce temps là, Danny Cipriani n’a rien trouvé à se mettre pour son réveillon avec Kelly Brook.

Les Palmarès : Les défenseurs centraux

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La France n’a laissé, à la surprise générale, que deux places de libre, et ce n’est pas si normal. D’une part, les trois Français ont la particularité d’être si forts, qu’ils pouvaient évoluer au même niveau à différents postes et d’autre part, Lizarazu est latéral. Et François Clerc ?

5.  Mathias Sammer

Un Allemand dans un classement, voilà qui est peu commun. Et c’est même pas Matthaus, parce que Lothar derrière, c’est moins bon que Mathias. Sammer, il jouait derrière et pourtant il gagnait tout à lui seul. La C1 avec Dortmund, personne n’aurait osé, et l’Euro notamment (Bierhoff jure pourtant que c’est lui qui a marqué). Il laisse du monde derrière, surtout  des Italiens. Mais il y en a déjà un, et il est bien meilleur que les autres.

4. Lilian Thuram

Thuram a beaucoup souffert. Du coeur maintenant, de Jacquet, qui le faisait jouer à droite sans que l’on voit que ça n’était pas du tout son poste, de Parme, qui n’a rien gagné, mais rien perdu non plus et de son passage à la Juve un peu trop tardif. Heureusement, il a emmené la France en finale en 2006 tout seul derrière. Ce n’était pas déjà lui en 1998 tout seul devant ?

3. Franco Baresi

Aussi décisif à 20, 30 ou 40 ans, personne ne souvient de l’avoir vu gâteux, prenant un petit pont par n’importe qui. Il est bien le seul parmi les quatre premiers. Il a su s’écarter au bon moment de la Squadra après un tir au but loupé en finale. Il n’avait que 34 ans.

2. Laurent Blanc

Il a survécu au naufrage des princes en 1993, il a marqué plus que Dugarry, il a su arrêter les bleus quand il le fallait, il fait partie des quatre invincibles et a battu le Paraguay avec Pirès et Trezeguet.

1. Marcel Desailly

Tous les adjectifs lui vont. Il est le meilleur défenseur de l’Histoire du football. Qu’il évolue comme milieu récupérateur à Milan ou stoppeur partout ailleurs, il n’a jamais rien laissé passer jusqu’en l’an 2000.  Personne ne lui a jamais pris la place, il l’a prise à tout le monde. Physiquement et techniquement au-dessus, il a gagné avec Marseille, Milan et l’équipe de France. Injouable.

Egalement cités : Canavarro, Nesta, Kohler, Matthaus, Marcio Santos, Puyol, Hierro, Nadal, Ramos, Baiano, Eriksson, De Boer, Boli, Roche, Ayala, Terry, Carvalho, Fernando Couto,  Rijkaard, Koeman. Nadal, c’est Rafael ?

L’Edito : Les Flamands sont éternels

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Pendant que Le Vestiaire écrivait sur Papin et Cantona, un troisième larron s’est invité à la fête, mais même le Marseille d’aujourd’hui ne veut pas de lui. Alors, il jouera à Valenciennes. S’il met  plus de cinq buts, cela lui ouvrirait les portes de l’équipe de France. Savidan et Briand n’ont donc pas grand-chose à craindre de lui. Par contre, d’eux-même, on ne garantit rien. Si le Père Noël ne peut rien pour Darcheville, les bonnes résolutions de 2009 tomberont à point nommé. Les voici.

Domenech sera-t-il foutu dehors en avril,  juin ou septembre ? Lyon se débarrassera-t-il de Boumsong et Fred pour aider Benzema à prendre le Ballon d’Or à Eto’o ? Grange prendra-t-il aussi une médaille en géant ? Federer battra-t-il Nadal en moins de cinq sets à Roland ? Le Barça mettra-t-il moins de huit buts à Lloris ?  Tsonga jouera-t-il deux Grands Chelems consécutivement ? Le Lenglen scandera-t-il à nouveau « Julien, Julien ! » pour Benneteau ? Et Gilles ? Lièvremont démissionnera-t-il après la défaite face aux Gallois, aux Anglais ou aux Ecossais ? Les handballeurs français se décideront-ils enfin à perdre ? Armstrong sera-t-il exclu avant, pendant ou après le Tour de France ? Gasquet évitera-t-il les sifflets ? Le basket français verra-t-il enfin le jour ?  Chavanel finira-t-il dans les dix premiers de chaque classique de printemps ? Mathieu et Bartoli sont-ils soignés ? Alain Bernard descendra-t-il sous les 47 sec avant ou pendant les mondiaux ? Amaury Leveaux sera-t-il éliminé en séries ou demi finale du 100m ? Doucouré courra-t-il en 12 »87 ? Baala sera-t-il exempté des championnats de France ? Arron commentera-t-elle les Mondiaux avec Montel ? Et Delerm ?

En janvier dernier, Le Vestiaire promettait le retour d’Anelka, la retraite de Hénin, les trois jours de Gasquet à Melbourne, le gros niveau du basket manceau. Seul Grange n’avait voulu d’aucun globe de cristal.

L’Hommage : Cozette et les Misérables

BALONCESTO

Georges Eddy dans la peinture, des pom-pom girls habillées en survêtement, un score de NBA avec des anciens universitaires repentis. Le All Star Game à la française a trouvé son public. Et si les places n’étaient que des invitations ?

Alors que la seconde mi-temps va débuter, la caméra de Sport+ fait un gros plan sur un people. David Cozette se lance, c’est sa plus belle chance de devenir Patrick Montel avant la retraite. « Il faut l’avouer : quel plaisir ça fait au basket de voir que des people sont passionnés par ce sport. » L’histoire ne retiendra pas que le people c’était Eric Naulleau. Manque de chance, elle ne retiendra pas davantage le plaidoyer de Monclar : le basket français aurait les qualités pour devenir aussi populaire que le rugby. Qui commente l’Euroligue ? Que devient Rugby Hebdo ?

Bokolo de vacances

Sur le terrain, le show est assuré. Dunks de la sélection américaine, 3 points de Laurent Sciarra, on se croirait volontiers à Sydney si Yannick Bokolo n’était pas aussi sur le terrain. Cela n’empêche pas Vincent Masingue d’aller interviewer le président du syndicat des joueurs, ni Stéphane Risacher de penser qu’il s’agit d’un match officiel et qu’il joue encore en Pro A. Il pourrait. Il est peut-être bien gâteux, on ne sait pas qui de lui ou de Tony Parker senior est le plus vieux.

La sélection américaine finit par s’imposer, non sans qu’un des leurs se soit flingué le genou en voulant faire le cake. Grâce à cela, le spectateur choisi pour vendanger le shoot du centre du terrain à 100.000 euros s’est enfin calmé, puisque ni les huées de Bercy, ni les insultes de Monclar n’avaient marché. Avec le succès des All Star Game, le basket-ball est aux portes des chaînes hertziennes.

Si seulement Dacoury avait encore un double des clés.

Les Avortons : Cantona que de la gueule

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Le-Vestiaire.net poursuit son excursion dans les couloirs du temps. L’avorton du jour ne sera lui non plus dans aucun classement et ce n’est pas parce qu’il est mauvais acteur.

Le centre de formation de l’AJ Auxerre n’a pas servi qu’à faire de Guy Roux un entraîneur de légende, il a aussi sorti l’un des joueurs les plus extraordinaires toutes époques confondues. Franck Rabarivony l’était assurément pour des raisons obscures, Eric Cantona peut-être aussi, le mystère est moins opaque. Comme Jacques Mesrine, le King est adulé par plusieurs générations. L’un comme l’autre sont appréciés pour les mêmes qualités : leur franc-parler, leur courage, mais surtout leur orgueil et leurs dérapages violents trop souvent inacceptables.

La comparaison s’arrête là. L’un est un bandit assassin, l’autre ne tuait que les matches. Ceux qui ont connu Cantona se souviennent d’un artiste sans égal, comme le disaient les VHS, doublé d’un bad boy capricieux incapable de baisser son froc. Pour se rendre indispensable, il fallait savoir fermer sa gueule. Gravelaine et Pedros ne la fermaient pas, ils ne l’étaient pas. Cantona ne la fermait pas, pourtant il l’était. Henri Michel a su se passer de lui comme la Fédération saura se passer d’Henri Michel. Jacquet saura se passer de lui avec plus de succès. Trop de caractère, trop de talent, trop. Comme Papin, il ne sera pas aidé par la génération bleue qui précédera la première étoile, pas celle de Dalcin, qu’il n’aurait pas encore retrouvée. En Angleterre, il deviendra Roi, ce ne sera que justice, mais l’Histoire en a rarement quelque chose à foutre de la justice.

Cantona est une légende, pour ses excès sur le terrain et en dehors. Il aurait dû être beaucoup plus, comme son génie l’y autorisait.

L’Hommage : Le cou du lapin

bernard

Le Vestiaire rend hommage cette semaine à Alain Bernard, pris dans une tempête qu’il n’avait pas vraiment cherchée.

Un tube de Ventoline, un air futé et deux prénoms : il ne méritait pas ça. Au pays des prognathes, les roux sont rois, c’est bel et bien Alain Bernard qui a été choisi pour devenir la nouvelle victime du journal L’Equipe. Aimé Jacquet avait connu ça, il s’en était vengé devant chaque caméra qu’il avait rencontré par la suite.

Cette fois, le coup est plus pervers. Le célèbre quotidien sportif avait le choix entre Tsonga, Loeb, Absalon et l’équipe de France de hand, et c’est Alain Bernard qui a remporté la timbale. Lui-même en reste hagard. Est-ce le seul effet du résultat ?  A-t-il gagné à cause des branlées que lui a mis Leveaux en fin d’année ? Ou seulement car il a foiré le plus beau relais 4×100 m de l’Histoire de la natation ? Si c’est pour un titre olympique acquis dans une discipline plus prestigieuse que d’autres, c’est difficile à avaler pour celui que l’on surnomme du nom d’un chien : Saint-Bernard. Et pourquoi pas Labrador ?

L’équipe de France de hand n’avait peut-être pas assez de concurrence, elle qui a mis deux ans pour dominer la planète après avoir dominé l’Europe en 2006, ce qui revenait au même. Loeb, qui avait gagné en 2007, n’avait plus la cote. Un cinquième titre consécutif, c’est quand même beaucoup plus nul qu’un quatrième. Tsonga finit même devant Absalon. Se faire tauler en finale d’un Grand-Chelem, puis être absent la moitié de la saison pour ajouter un Masters Series à un palmarès bien vide. Il n’y a pas photo, Absalon gagne tout mais ça n’est que du VTT. Et le VTT, c’est fastoche, au moins autant que conserver un titre olympique. Estanguet ne dit pas mieux.

Après tout, le Ballon d’Or ne joue plus depuis juin. Logique.