Le roman du Bordeaux Blanc :
L’OL, laughing at Lyon

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Le printemps est de retour, Laurent Blanc a attendu la fin de la crise pour piquer la sienne. Heureusement qu’il ne joue plus en été, ça se termine toujours dans le larynx de Bilic.

Blazer, chemise bleu clair, Gouffran et Jussiê titulaires, Laurent Blanc n’a pas fait dans la demi-mesure pour lancer sa série de victoires jusqu’à mai. Depuis qu’il a reconnu le profond doute qui habitait son équipe en pleine crise, Laurent Blanc n’en finit pas de sombrer dans la désespérance. « L’entame de match a été plus que médiocre, chose que j’ai du mal à accepter et à comprendre. On a vu un Bordeaux complètement dépassé pendant trente minutes. »

Rudi Garcia, qui n’était pas qu’un journaliste de plus venu en salle de presse pour l’écouter, comme Blanc a pu le penser faute de preuve, a de quoi être heureux. Marquer un but à Chaban, ça n’arrivera plus à tout le monde. Et puisque Bordeaux n’a mis que trois de ses vingt tirs au fond, il est temps de gueuler, voire de révéler le temps de jeu de Gouffran d’ici la fin de saison. Ça valait aussi pour Souleymane Diawara, qui enchaînait les conneries, heureusement Ciani est revenu au bout d’une demi-heure. « Le football, ça ne se joue pas à sept ou huit. » Jussiê a échappé au pire, Blanc lui a réservé une standing ovation en le sortant juste après son penalty marqué. Une manière de prendre date, le survêtement lui va si bien.

Le Hazard fait bien les choses

Si Blanc est aussi courroucé, c’est qu’il a eu peur. L’ouverture du score de Lille, Landreau qui fait des arrêts, seulement 60-40 de possession à la mi-temps : et si déclarer le 18 janvier que « Lille, c’est bien mais bon on verra » et la veille du match que « Lille est une très très bonne équipe », autrement dit « une bonne équipe de notre championnat, je le pense vraiment » n’avait servi à rien ? Deux buts d’écart, la gifle est passée près, il sera plus prudent à l’avenir quand il parlera de Ligue 1. « J’aurais préféré tomber sur un autre club, mais on accepte le tirage et on se dit que le coup sera jouable. La seule bonne nouvelle, c’est qu’il y aura un club français en demi-finale, on peut donc s’en réjouir. » Ses joueurs ont compris le message, même le meilleur buteur venu de Lorient, admiratif de la qualification lyonnaise à Bernabeu : « C’est quand même une demi-finale de C1. Pardon, un quart, je m’y vois déjà. » Attention à ne pas tomber dans l’excès d’humilité non plus, Manchester n’est pas si fort.

Ce n’est pas parce que Gourcuff recourt enfin le 100m en moins de 15 secondes que son entraîneur va arrêter de lui balancer quelques vannes bien senties. « Quand il est comme ça, il est inarrêtable. »

Ligue 1 : Stars à homicide (3/5)

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Avant même l’arrêt Bosman, du nom d’un footballeur pas très bon venu polluer un club français, de nombreux joueurs de niveau équivalent sont venus faire un petit tour dans l’Hexagone. Ils y sont si bien qu’ils n’en repartent plus, jusqu’à devenir d’intouchables icônes locales. Quand on est payé pour pas grand-chose, on peut bien fermer les yeux sur l’ISF pendant quelques années. En plus, la bouffe est pas dégueu.

18. Benarbia, Ali ballot

Est-ce d’avoir marqué deux coups francs à David Marraud ? Toujours est-il que c’est à 27 ans qu’Ali se décide à quitter Martigues. Monaco et Bordeaux suivront, avec deux titres de champion. Puis Paris, où tout le monde le voit comme le successeur de Dahleb. Dix ans à Martigues, ça ne vous quitte jamais vraiment.

17. Vencel, le Brastisla boy

Impossible de les départager. Six saisons à Strasbourg, six saisons au Havre, ni progression, ni régression et à chaque fois il a terminé sans être titulaire. Deux sélections avec la Tchécoslovaquie puis 19 avec la Slovaquie, même tarif.

16. Marcico, Crespo beurre salé

Lorsqu’il débarque sur les bords du Mirail en 1985, Beto est aux balbutiements de sa carrière. 25 ans, star de River Plate, meilleur joueur argentin, avant-centre des Gauchos. Allez savoir pourquoi, malgré son absence de but en 16 sélections, plus aucun sélectionneur ne fera appel à ses services. Allez savoir pourquoi, l’Argentine jouera les deux finales de Coupe du monde qui suivront. Allez savoir pourquoi, il restera sept ans à Toulouse malgré 67 buts en 248 matches.

15. Valderrama, senior météo

Valderrama a très tôt compris comment faire parler de lui. A défaut d’être bon, il faut être visible, si possible dans un club où les plus connus sont Jacek Ziober et Claude Barrabé. Après une recherche aux ciseaux, il tombe sur Montpellier en 1987. Le climat se rapproche de l’Amérique latine, autant y passer quatre ans. La planque est bonne, le meilleur joueur sud-américain 1987, le redeviendra en 1993, mais il est déjà revenu en Colombie depuis deux ans, une finale de Coupe de France en poche.

14. Moravcik, c’est chic

Lorsque Lubomir Moravcik débarque sur les bords de la cité florissante stéphanoise, les Verts ne sont pas encore tout à fait morts, sa carrière non plus. Lubomir a 25 ans et vient de disputer les quarts-de-finale du Mondiale avec la Tchécoslovaquie. Six ans plus tard, il quitte Saint-Etienne pour Bastia. La République Tchèque vient alors d’atteindre la finale de l’Euro, mais Moravcik est slovaque. S’il est resté aussi longtemps le grand numéro 10 des Verts c’est qu’il y avait une raison. Si les Verts n’ont rien fait il y en a une autre. Duisbourg, Glasgow et Ichihara ont une idée, Titi Camara aussi.

Retrouvez le classement de 19 à 30.

Le roman du Bordeaux Blanc :
Sané broyeur

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Qu’aurait dit Zidane à son entraîneur si celui-ci l’avait remplacé par Sertic ? En Président qu’il est, Laurent Blanc avait bien le droit de rire du doigt accusateur de son meneur de jeu, sans doute à la pensée de leur avenir commun en bleu. Lui dire « bon match, Christian » eut-il été de si mauvais goût ?

Après le 4-1 pour Bordeaux en championnat, la bataille des Gourcuff a cette fois été plus disputée : 4-1 pour Bordeaux. La faute à ce début de match entièrement lorientais, avec un corner, une occasion, un but. Bordeaux a réalisé le hold up pour repasser devant en dix minutes : deux occasions, deux buts. C’est sûr, sans ce penalty et ce carton rouge, Bordeaux ne serait jamais revenu. Il faudrait abolir les fautes dans la surface, ça éviterait aux arbitres d’appliquer la règle. Il faudrait aussi abolir les contre-attaques meurtrières et les coups francs de Wendel, ça éviterait au champion de France en crise d’être en finale et de marquer sept buts en quatre jours.

Sané pas son année

Laurent Blanc était d’ailleurs très en colère dès l’après Saint-Etienne. « C’est vrai, on a manqué un peu de confiance à 2-0 pour nous. » Il ne rate jamais une occasion de rappeler le score quand son club est en crise, surtout quand il porte une écharpe crème. Quand la crise frappe, la fébrilité n’est jamais loin. La confiance disparaît, c’est à se demander si on a déjà joué au foot dans sa vie. La suite est classique : les matches vous échappent, vous ne maîtrisez plus rien, comme si vous ne jouiez plus. Le coiffeur de Cavenaghi s’est lassé de cette histoire, Laurent Blanc, lui, n’en a rien à foutre. « C’est comme un enfant qui vous rapporte un bulletin scolaire. Quand il est premier partout, on ne comprend plus s’il a deux ou trois mauvaises notes. » Boulogne sans les jambes, Rennes sans les défenseurs, Monaco sans les titulaires : pourquoi l’intro musicale de la Ligue des Champions a été oubliée à chacun de ces matches ?

Sané sobriété

La suite de la phrase appartient évidemment à Yoann Gourcuff. « Cela veut-il dire qu’il est devenu moins intelligent, bête ? » Même si tous les parents d’élèves l’ont hué contre Saint-Etienne, personne n’ose encore répondre. Le Vestiaire le fera bientôt.

Sertic, lui, n’était pas obligé de réussir ses passes à Chaban comme à Lorient et l’équipe n’était pas obligée de se remettre à dominer et de marquer des buts supplémentaires. Ce n’est pas parce que la star de l’équipe est sur le banc à se demander à quand remonte sa dernière passe décisive que Laurent Blanc doit se priver de lever un poing rageur pour les titulaires. Pourquoi tout le stade a-t-il cru entendre « Va te faire ****** Yoann » ? D’autant que L’injure n’est surement pas la méthode d’un technicien cévenol, la manchette dans les dents de Bilic était un accident.

« On défend mal. » Sanogo ou pas, Ciani et Planus avaient besoin de bosser contre Sainté. « Il y a des imperfections à gommer », le pluriel était prévenu, Sané n’est quand même pas le seul fautif. Ressembler à Diarra ne fait pas tout, l’Olympiakos aussi serait heureux d’avoir des coup franc à 20 mètres tout le match ou de voir un joueur se prendre pour Diawara et sauter tout seul pour défendre sur les corners. Au cas où Chalmé aurait un doute, non, Payet ne joue pas la C1.

Blanc y pensera d’ici à la finale de la Ligue des Champions avant d’entraîneur l’équipe de France, cette fois c’est lui qui le dit tout seul.  « J’ai appris que c’était le 100e match contre Saint-Etienne. Je me souviens du premier, j’espère que je me souviendrai du dernier, ça je n’en doute pas. » C’est direct et c’est la première fois, quoiqu’en dise la carotide de Bilic.

Le roman du Bordeaux Blanc : Le Bellion de baudruche

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Fair-play, Guy Lacombe a tenu à réconforter Laurent Blanc après l’exploit de Monaco à Chaban. Ses quelques mots ont été droit au cœur du Président qui passait tout juste la cinquième sur la rocade .

C’était la semaine dernière. Blanc promettait de faire jouer la CFA. Il ne pensait pas être exaucé si vite. Il avait aussi râlé contre le calendrier. Fernando lui a offert une compétition de moins. Il n’y a pas de petite passe décisive. Si tout roule côté terrain, le mercato a beaucoup coûté au technicien cévenol, qui a perdu d’un coup Cavenaghi, Bellion, Jurietti, Henrique et Jussiê. Blanc se disait pourtant persuadé que ses remplaçants avaient appris à jouer au foot au contact des autres. « Rigueur, sérieux, respect » après avoir battu Ajaccio 5-1 et « je suis assez satisfait du match » après un 1-0 contre Rodez, le guet-apens était parfait. Cavenaghi, Jussiê et Jurietti se disaient bien aussi qu’être remplacé par les titulaires juste après le deuxième but de l’adversaire, c’était pas comme une double prime. Et puis il y eut ce soir d’automne, « mon équipe a développé un bon football ».  Effectivement, c’était de la Ligue des Champions, effectivement c’était bien les mêmes joueurs, effectivement Haifa n’a pas marqué un but en C1 cette saison.

Rond comme un Bellion

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, un nouveau déplacement à Haifa est prévu dans 10 jours. « On avait prévu d’être en forme au mois de février, apparemment on ne l’est pas. » Blanc a raison d’avoir peur. Une équipe tout juste privée de Sertic et Traoré battue par Monaco, alors que les titulaires avaient « rassuré » leur entraîneur le week-end précédent, c’est effrayant. Et « les erreurs incroyables que mes défenseurs (Marc et Planus ndlr) ne commettent jamais et ne commettront plus », ils les ont pourtant commises à nouveau. Inquiétant, Ramé, Henrique, Jurietti mis à part, c’était les cinq titulaires.

Blanc comme un linge

« Quand vous enchaînez deux défaites, vous ne pouvez pas être rassurés. C’est un moment difficile à traverser. » Le col en vison de la veste en cuir faisant foi, ce n’est ni son arrogance, ni son équipe que Laurent Blanc craint d’avoir perdus. Parler aussi directement de Yoann Gourcuff n’est pas dans ses habitudes, mais enchaîner les frappes du pied gauche n’a jamais fait partie du contrat. Car Lolo n’est pas du genre à dire les choses en face, la main dans la gueule de Bilic était un accident.

Pendant ce temps-là, Chalmé assure le service après-vente. Un compliment pour Gourcuff : « Pour un jeune cela peut être déstabilisant. Siffler après le match d’accord, pendant, je trouve ça moyen. » Une blague : « On s’est peut-être vu plus beau qu’on ne l’était. » Et fini l’arrogance : « On va montrer que Bordeaux est encore présent, dès dimanche contre Saint-Etienne. On a hâte d’y être. » On avait failli y croire.

Ligue 1, PSG : Apoula ma tata

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« Avec Edel, les buts du PSG seront bien gardés. Il a une aisance, des capacités au delà de la moyenne, une puissance phénoménale. Il doit me prendre la place, c’est le jeu. » Grégory Coupet, le 2 décembre.

Le PSG est maudit, ça devient une habitude. Voir un pied jaillir devant son gardien et prendre un but ça arrive. C’est plus rare quand en fait c’est le pied du gardien. Le plus important n’est pas là, Paris avait retrouvé un état d’esprit  contre Monaco et Kombouaré y a vu « une belle équipe » qui, sans un grand Ruffier, aurait mérité d’arracher un match nul, à domicile contre Monaco, rappelons-le encore une fois. On est toujours plus indulgent avec les équipes jeunes, Makélélé, Camara, Armand, Giuly et Luyindula étaient effectivement titulaires. Difficile de ne pas rectifier pour l’entraîneur parisien : « J’ai retrouvé mon équipe. »

Le week-end précédent, le PSG était à Lille, contre « la meilleure équipe de France ». La télé était là, personne n’a relevé qu’elle était aussi sur huit autres terrains de Ligue 1 mais peu importe, c’était le moment de se montrer. Et Ceara d’oser un geste défensif rare, le retourné à l’aveugle, ou plutôt au Hazard. Balmont ne pensait jamais marquer de la tête. Kombouaré a suffisamment poussé de ses fameux coups de gueule cette saison : « Je dis simplement bravo à Lille. » Sochaux sera donc au prochain Mondial des clubs et Dalmat est le futur Ballon d’Or.

La mine Sakho

Trois jours plus tôt, c’était la Coupe de la Ligue, les caméras du service public étaient déjà là. Le PSG avait fait tourner, les grands clubs le font bien. En revanche, les grands clubs n’ont pas Bourillon, Chantôme, Sankharé et Ngoyi dans leur effectif, pourtant c’est Sakho qui avait décidé de briller en suivant bien un ballon repoussé par Edel. Aucun Sakho n’est licencié à Guingamp, Guingamp s’était évidemment qualifié 1-0 à 10 contre 11.

Aucun Sakho n’est licencié non plus à Lyon, c’est donc grâce à lui que la machine OL s’est retrouvée en supériorité numérique dimanche. Le PSG n’a pris que deux buts, mais si Hoarau et le petit Okocha ont oublié de donner cinq buts d’avance au PSG, il n’y est cette fois pour rien. Edel ? Depuis quand un gardien qui encaisse deux buts dans sa surface sur coups de pied arrêtés est fautif ?

Pendant ce temps-là, « je me suis fixé l’objectif de reprendre avec le groupe fin mars ». Grégory Coupet, le 19 janvier.

Le roman du Bordeaux Blanc : Henrique iglesias

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« 88e minute. Le Mans finit plus fort mais les Girondins résistent avec un Henrique très présent. » Un technicien cévenol n’a pas de limite.

12 buts en 4 matches, le nouveau Lille est peut-être né. Pour le savoir, il faudra attendre la fin des matches de Coupe de la Ligue, ça ne sera pas avant la mi-mars. Grenoble, Ajaccio et cette fois Le Mans, les équipes de Ligue 2 ont le vent en poupe en ce moment. Attention, Boulogne arrive.
Bordeaux amitieux, Bordeaux insatiable, Bordeaux veut tout gagner, Bordeaux le Barça français, le Vestiaire n’en parlait pas dès la fin du mois d’Août.

L’équipe.fr et Arnaud Cormier avaient raison, c’est donc au complet et avec l’équipe type que Bordeaux s’est présenté au Mans. Ramé, Jussie, Sané, Gouffran, ça fait donc quatre nouveaux titulaires indiscutables, l’effet Ajaccio certainement. Cavenaghi ne comprendrait pas son absence si Blanc n’avait pas parlé de lui en des termes si élogieux en début de semaine. « C’est un buteur-né et quand il ne marque pas, il est malheureux et nous aussi. » Avec le triplé d’Ajaccio, ça fait donc 5 en 14 matches, il y a aussi des prématurés chez les buteurs nés. Benzema a donc bien largement sa place.

Ayrton Sané

Sané, lui, c’est plutôt l’inverse. Blanc ne manque jamais de préciser à ses adversaires de Ligue des Champions que son grand défenseur jouait en DH il y a encore deux ans. Le Tallec qui dribble toute la défense, Bordeaux qui encaisse un but sur penalty, il était bien là avec Ciani et ça a fait 2-2 à la mi-temps. « Le Mans a eu la bonne idée de marquer, ça nous a réveillés. » Ca faisait une bonne raison pour Blanc de dire merci et bon match à Arnaud Cormier à la fin du match. C’est lequel Cormier ? « Je leur ai alors dit qu’on allait se procurer d’autres occasions et qu’on allait savoir si on passait en arrêtant de faire des cadeaux. » Blanc a tellement senti le danger qu’il a rentré Henrique et sorti non pas Sané qui joue au même poste, mais Alou Diarra. Le choix entre Sané et Henrique avait été difficile, une mi-temps avec les deux ne peut pas faire de mal. Sané est passé au milieu, Bordeaux est passé en quarts. Le Mans n’a aucun souci à se faire, c’était l’équipe type championne de France. Ça fait plaisir à l’entraîneur, pourquoi les joueurs le surnomment-ils Gasset à tout bout de champ ?

Blanc s’en fout, il n’est pas si souvent que ça à Bordeaux, un week-end sur deux à tout casser. Et ses fils assurent l’intérim, comme celui qui joue latéral droit avec des cheveux roux : « Vous savez, plus on sera qualifié partout, plus il y aura de temps de jeu pour tout le monde. » Cavenaghi va finir par en avoir marre. Chalmé aurait-il passé ses diplômes ?

Le roman du Bordeaux Blanc : Lille aux enfants

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Grâce à la victoire sochalienne, le grand LOSC est revenu à dix points de Bordeaux. La course au titre est relancée, d’ailleurs Blanc a mis un jean et une casquette, les Alpes ne sont pas loin et ce week-end c’est la Coupe.

Pour notre ancien stagiaire qui appréciait tant la conduite de Grenoble, c’est jour de deuil. Trop heureux d’avoir la tonsure de Zidane à la 45e, Laurent Battles a fini par avoir aussi son âge en seconde mi-temps. « Avec tout le respect que nous inspire cette équipe de Grenoble, on y va avec beaucoup d’ambition », avait prévenu Blanc, qui a aussi choisi d’aller pisser aux vestiaires en plein match pour motiver ses joueurs. Cavenaghi a marqué sur son premier ballon, Plasil a remplacé Sané pour tenir le score, effectivement respect était le mot adéquat. Grenoble était le match parfait pour revoir Gourcuff, malheureusement sa blessure est tenace. Le retour d’Abdou Traoré va finir par faire le plus grand bien. L’essentiel, c’est que Planus s’est bien reposé et que bien sûr Henrique n’était pas dans le groupe pour autant. Sané pas l’armée du salut. 3-1, « je regrette que les joueurs ne soient jamais vraiment entrés dans ce match. »

Quand l’appétit va, tout VA

L’essentiel aussi, c’est que Laurent Blanc a trouvé le temps de passer un coup de fil à Francis Gillot cette semaine. Lille faisait un peu peur à Sochaux, comme à tout le monde et surtout à Kombouaré, avec ses 4 buts de moyenne par match. Sans même rappeler que le PSG ne vaut rien, Blanc n’a pas hésité à comparer le Lille actuel à Auxerre, non sans froncer aussi les sourcils pour demander aux journalistes de lui confirmer que la meilleure équipe européenne joue bien l’Europa League cette saison. Le prochain thème de conférence de presse sera Montpellier, à moins que le Barça de Philippe Montanier ne revienne à quinze points au classement. Il ne parlera plus de Lille, ce serait prendre le risque que Lyon n’achète pas Rami, Gervinho et Cabaye l’été prochain.

Pendant ce temps-là, Pjaninho a joué 39 minutes et ne s’est même pas blessé.

Ligue 1, OM : Deschamps de ruines

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L’élection de Fabrice Abriel meilleur joueur de novembre est la récompense de 17 ans de travail de sape des recruteurs marseillais. Combien de titres déjà ?

Entraîner la Juve en Série B, battre le Real en Ligue des Champions avec un petit club et disputer la finale avec la même équipe sans gagner la Ligue 1, ça rend intouchable et ça donne envie. Pour succéder à plein de types qui n’ont rien gagné, la Commanderie en a donc voulu un autre. Après un passage par la caisse de retraite, le système Deschamps s’est donc installé à Marseille. Soleil, pognon, pouvoir. Comment faire baisser encore le niveau d’une équipe faible ? En prenant aussi bon mais plus vieux. Et M’Bia alors ? Soit blessé, soit pas très bon. Il est effectivement incontournable devant la défense, l’effet Cissé probablement. La nostalgie de Rennes passera, Bonnart ne Mans presque plus.

Defense d’être bon

Heinze : On ne présente plus Gabi Heinze le combattant. Il aime quand c’est difficile : il était évidemment titulaire contre Montpellier (4-2), à Valenciennes (2-3), contre Monaco (1-2), à Lyon (5-5). Et le but de Borriello à Milan, c’est lui, il a aussi joué l’aller (1-2), et les deux matches contre le Real (0-3 et 1-3). Euphorique, il vient de s’offrir un penalty à Lorient. Le doublé d’Oliech ? Il n’aurait pas voulu rater ça. Il est d’un an plus jeune que Hilton et la différence saute aux yeux, il marque des buts. C’est déjà ça.

Diawara : Comme Heinze, il n’a que 30 ans. Et on ne la lui fait pas sur les grands clubs : conduite sans permis, erreur, penalty et expulsion en trois minutes à Santiago-Bernabeu, science du placement même contre Lyon, il apprend vite. Le doublé d’Oliech ? Il n’aurait pas voulu rater ça. Comme Heinze, il a trouvé la parade : se faire passer pour un attaquant. C’est déjà ça.

Rool : Payé pour être doublure de Taiwo, il fait preuve d’un grand professionnalisme : deux matches contre Montpellier et Valenciennes, un carton jaune pour garder la main. Cinq buts encaissés, mission accomplie : Taiwo est intouchable. C’est déjà ça.

Au milieu de nulle part

E. Cissé : 866 minutes de jeu en championnat et un match référence : à San Siro contre le Milan AC. La première visite à l’hospice est souvent un révélateur. 31 ans, quinze ans de carrière à peine, c’est déjà ça.

Abriel : Le nouveau Cheyrou. C’est un compliment le samedi. Et le mercredi ?, se demandent Milanais et Madrilènes. Auteurs de trois passes décisives lors du match du siècle OL-OM, il a fait une entrée fracassante dans la cour des grands. Quoi Cris-Toulalan ? Plus expérimenté qu’il n’y paraît, il n’a que 30 ans. C’est déjà ça.

Attaque cérébrale

Lucho Gonzalez : Il a commencé sa saison en se fracturant la clavicule. C’était bien vu, on ne s’est aperçu de son niveau qu’en octobre. Il court après sa forme du passé, et ça finit par le crever. Quatre buts, dont deux en Ligue des Champions, et un penalty sur la barre, c’est tout à fait correct pour un passeur. On oubliait : 17,5 millions d’euros. Mais l’avenir lui appartient, il n’a que 28 ans. C’est déjà ça.

Morientes : Un but en onze matches, dont quatre titularisations, Gignac n’est pas choqué, Deschamps un peu plus. Remplaçant de Brandao devrait mettre tout le monde d’accord. Son CV indique Real, Liverpool, Valence et 33 ans. L’aventure à Monaco, c’était en quelle année déjà ?

Pendant ce temps-là, Benarfa aurait une touche avec l’Olympiakos et Valbuena avec personne. Alain Perrin, lui, est libre.

Ligue 1 : Le Père Noël dans les ordures

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Le Papa Noël est passé mais cette année Darcheville ne rentrait pas dans le costume.

Grenoble. Sept points avec Le Crom, Paillot, Battles, Akrour et Ljuboja, le Père Noël est passé en avance cette année. Feghouli n’y croit plus, à Noël dernier il avait commandé Chelsea, Paris, Liverpool, Lille, Bordeaux, l’Inter Milan, le Milan AC et le Real Madrid. Après tout, c’est le geste qui compte.

Boulogne. Guyot, Da Rocha et Das Neves recrutés à Nantes : le Père Noël refile à n’importe qui les cadeaux refusés. Après tout, c’est le geste qui compte.

Saint-Etienne. Le Père Noël 2008 vient de faire ses valises, c’est son adjoint qui va distribuer les cadeaux cette année. Et comme il y croit, c’est même le Pape qui régale en personne. Après tout, c’est le geste qui compte.

Le Mans. Un entraîneur qui est aussi sélectionneur du Burkina Faso remplacé par un entraîneur qui a déjà été intérimaire, faut pas prendre le Père Noël pour un con. Après tout, c’est le geste qui compte.

Nice. Maurice Cohen pensait que Loïc Rémy valait 20 millions, en fait il vaut 7 buts et une 16e place. Il ne faut pas trop croire au Père Noël, ça fait dépenser trop de pognon. Après tout, c’est le geste qui compte.

Sochaux. Stéphane Dalmat n’a pas été sage comme une image donc pas de cadeaux. Du coup, Gillot va prier pour que les autres aient des cadeaux de merde. Après tout, c’est le geste qui compte.

Lens. Akalé et Maoulida viennent d’offrir deux victoires : les contes de Noël, c’est comme les contes de la crypte, on finit toujours par y croire, qu’on soit druide ou apprenti druide. Après tout, c’est le geste qui compte.

Nancy. Le foie gras, l’huître, la bûche et le chèvre sont là pour le reveillon. Diabaté, Macaluso, Lotiès et Joël Sami voient où on veut en venir. Evidemment, tout ça à la fois ça rend malade. Après tout, c’est le geste qui compte.

Toulouse. D’une année sur l’autre, certains jouets marchent moins bien. Le Père Noël décline toute responsabilité s’il y a un défaut d’origine et puis Cavenaghi est à la portée de toutes les bourses. Après tout, c’est le geste qui compte.

Monaco. Avoir une deuxième paire de Nênê à Noël ne se demande pas. Il faudra se contenter de peu. Après tout, c’est le geste qui compte.

Valenciennes. Samassa à 6 buts, Ducourtioux à 3, Ben Khalfallah à 4, Sanchez à 3, Pujol à 4, le Père Noël ne fait pas de détail. En plus, Saez, Pieroni et Abardonado ne jouent presque plus. C’est le geste qui compte.

Rennes. Jimmy Briand revient tout juste de blessure, qui a dit que le Père Noël n’était pas généreux ? Après tout, c’est le geste qui compte.

Lorient. A quelques mois près, ils auraient pu avoir un deuxième Gourcuff à bon prix au milieu des oranges. L’an prochain certainement. Après tout, c’est le geste qui compte.

Paris. Kombouaré ne pensait pas être autant gâté dans sa nouvelle maison. Du coup, il hésite à demander un cadeau au Papa Noël. Après tout, c’est le geste qui compte.

Lyon. La femme de Fred n’est plus là pour allumer les boules, alors il y a concurrence : Gomis, Makoun, Bousmong, Cris, Pjanic, Clerc, Kallström, Lisandro, Reveillère, Ederson, ils sentent tous le sapin. Après tout, c’est le geste qui compte.

Auxerre. Noël, c’est la tradition : une défense, un attaquant. Guy Roux se gaverait bien de marrons mais le Conseil d’administration a fait une crise de foie. Après tout, c’est le geste qui compte.

Marseille. Le Père Noël est à la Desch. C’est pas avec une danseuse brésilienne qu’il va retrouver la magie de son dernier Noël marseillais. A l’époque, le Vieux Port ne jouait pas en défense centrale. Après tout, c’est le geste qui compte.

Montpellier. Cette année, le Père Noël est moins gros et n’a pas fini en taule. Ca marche pas si mal. Après tout, c’est le geste qui compte.

Lille. Frau, Gervinho, Cabaye, Dumont, De Melo, cette année tous les cadeaux étaient planqués à la cave. Après tout, c’est le geste qui compte.

Bordeaux. Se gaver de caviar pendant qu’un claudo dort sur le bord de la route, c’est ça le véritable esprit de Noël. C’est le geste qui compte.

Le roman du Bordeaux Blanc, chapitre 2 : Cave crème

Ecuss

L’héritier de Christian Gourcuff est tout Blanc, mais c’est papa qui se fait porter pâle. Joli coup de poker, cette fois Lionel Rosso n’y est pour rien.

A quelques jours de Noël, avant de rendre visite au meilleur buteur et ses cinq buts, c’est Lorient, son armada, son meilleur jeu de France, son meilleur entraîneur de France. C’est le piège, il est béant, Marseille a failli s’y casser les dents quelques jours auparavant. Blanc hésite sur la composition d’équipe, il finit par trancher. Ciani pas revenu de ses vacances, Henrique en période de reprise depuis fin août, on pioche en DH et au milieu : ce sera Fernando-Sané. Sinon le grand classique Ligue des Champions : Traoré, Bellion et surtout Cavenaghi de retour après sa longue blessure. Blanc aurait pu faire tourner et aligner son équipe C, mais Saint-Etienne en avait fait les frais. Pierre Ducasse revient donc en Gironde chargé d’ambitions. Pourquoi n’avait-il pas été gardé ?

Franck Sosa

Blanc n’en dira pas plus etAbdou Traoré n’aura pas le temps de chercher la réponse que Bellion aura déjà donné deux buts d’avance. Dans le foot tout va vite, c’est sûrement ce que se dit Ciani dans les tribunes, venu incognito au cas où quelques Lorientais voudraient le saluer. C’est aussi ce que se dira Sosa : comment mettre un but contre son camp sur penalty ? Cavenaghi avait laissé traîner sa carcasse. Blanc ne manquera pas de le saluer : « Il faut féliciter les jardiniers qui ont fait du bon boulot, ça nous arrange dans le jeu. » Christian Gourcuff a certainement la réponse mais il ne l’avouera pas un soir d’humiliation, même son fils a finit par marquer et celui de Chamakh aussi.

Porter Cavenaghi en triomphe n’est pas sans conséquence. On finit par se faire appeler Barcelone. La critique est-elle si injuste ? Le Vestiaire y répondra.

Ligue 1, OM-Bordeaux : Le diable s’habille au Prado

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Les grandes affiches sont souvent pauvre en but, les matches de merde aussi. Puisqu’il faut trancher, Milan avec Ronaldinho en a pris 4. Il reste 48h pour le messie Faubert.

Henrique avait quelques soupçons depuis une semaine. Jaroslav Plasil aurait pu s’en douter, mais il fallait lire le Vestiaire. Fernando Cavenaghi, lui, savait que même en marquant ça ne changerait rien. Bordeaux a pris sa configuration Ligue des Champions à Marseille, ce n’est pas forcément bon signe à tout point de vue mais c’est comme ça. Le problème de gérer un effectif, c’est que les autres, que les plus audacieux baptiseraient de « meilleurs », commencent juste leur saison. Pas d’excuse, Gouffran a été remplacé par le Tchèque, c’est sévère mais on ne marque pas le but du titre pour accepter de se faire bouffer par Taiwo et dire bonjour à B Good au micro de Paganelli. Bellion s’est même permis de suppléer Chamakh, la colère de Blanc n’a jamais été aussi froide. Et dire qu’au micro de Canal, il avait presque réussi une phrase, pour le plus grand plaisir de Souleymane Platon. Si Gourcuff ne marque pas au prochain grand match, l’option Jussie sera à reconsidérer.

Cent Siro

Pas content, l’entraîneur bordelais n’en a pas moins la certitude que son équipe est la meilleure et a finalement perdu deux points. 0-0, ça peut arriver, contrairement à l’an dernier c’est zéro but encaissé et des coups rendus. Pendant ce temps-là, les titulaires rentrent doucement et Carrasso se remet à tout faire. Ca ira pour cette fois, si c’est la seule où Planus est le meilleur Bordelais, sur la durée c’est trop risqué. Et si finalement l’objectif c’était la Ligue des Champions et pas un déplacement au Vélodrome ?

Pédant, rétorquera certainement Deschamps, qui ferait bien de le devenir un peu. Il l’a pourtant appris il y a quelques années, Morientes pourra toujours lui rappeler ça lui fera une utilité. Etouffer Lille c’était pas mal, mais le PSG vient de leur en mettre trois, ça relativise une exigence. Heureusement, tout le monde n’a pas la chance de commencer en C1 contre un Variété club. D’après certaines sources, Ronaldinho aurait été hué à sa sortie. Sûrement une méprise, il n’est pas le plus vieux au club. Heureusement, la relève est là, le jeune Maldini a signé un contrat pro. L’OM aura beau s’appliquer, Heinze pourra même être pris de vitesse par n’importe quel Gourcuff ou Chamakh italien, il faudra beaucoup de chance et un Brandao au top pour réussir à ne pas se qualifier. Il est sur la bonne voie. Attention toutefois à Zürich et à ne pas trop se tromper de nouveau entre Valbuena et Ben Arfa, ça pourrait inciter aussi le deuxième à partir.

L’ombre de la Juventus se présente déjà face aux Bordelais. Diego est un phénomène, la défense romaine aussi. Mexès en fait bien entendu partie, Domenech ne pense plus trop à Rami.

L’édito : Un badaud ère sur la piste

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La Roma veut Fred, la Juve drague Grosso, le Milan AC lorgne sur Faubert. Pendant que les gros se renforcent, Bordeaux bien que privé d’Henrique a limité la casse face à l’ouragan Remy.

Dans un sport aussi collectif que le football, Bordeaux inquiète. Entre la Gourcuff dépendance et la Chamakh dépendance, la Diarra dépendance a succédé à la Wendel dépendance. Et la Tremou dépendance pourrait fort bien être remplacée par la Ciani dépendance. Heureusement que Plasil ne joue pas encore, sinon le banc de touche souffrirait de la Fernando-Gouffran dépendance. Cavenaghi se demande ce qu’il fout là. Nous aussi, c’est pas une raison pour sécher les douches. Un problème que ne connaîtra pas l’OM bis dimanche prochain. Un bon Mandanda pourra éviter le quatrième. Et quand on parle buts les prétendants au fiasco de l’année affûtent leurs crampons. Ibrahimovic aimerait en être mais le gratuit Owen sera difficile à détrôner après 5 ans au pouvoir. Aulas sait bien que Lisandro Benzema n’a aucune chance.

Liquide Semenya

C’est un petit événement dans l’histoire de notre civilisation. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le racisme a été publiquement autorisé. C’est ainsi que, sur un simple critère d’apparence physique, une athlète s’est faite suspecter d’être un homme. La nature est parfois cruelle, mais pas suffisament pour que l’on se demande si Gail Devers et Gwen Torrence étaient de jolies jeunes filles naturellement bien roulées ou si la charmante médaillée d’argent du 100m haies aurait pu se présenter à Mister Univers. Celui du tennis s’appelle toujours Federer même s’il a eu toutes les peines du monde à écraser numéro 2 et numéro 4 qui n’avait lui même presque pas mis une branlée à numéro 3. La crise touchant Roger semble s’estomper quelque peu. Serait-ce l’effet Grosjean ?

Pendant ce temps-là, Teddy Riner fait son shopping à Rotterdam, Céline Lebrun aimerait en faire autant et pourquoi pas Stéphane Traineau aussi tant qu’on y est.

Ligue 1 : Lolo de consolation

lolo

Pendant que Deschamps prépare les quarts de finale de Champions League, il ignore encore que Laurent Blanc pourrait être son adversaire. Malgré Diawara ?

Comme l’année dernière, le match est anecdotique, mais le symbole est toujours aussi fort. Lyon n’a toujours rien gagné depuis mai 2008, Marseille depuis mai 1993. Bordeaux empile avec un mimétisme qui n’est trahi que par deux buts supplémentaires. Aucun doute, il s’agit bien de la formation qui a écrasé la fin du dernier championnat. Si Chamakh reste, elle est même plus forte que la saison passée : Laurent Blanc réussirait alors à conserver son effectif rôdé en parvenant subtilement à se débarrasser de Diawara, contre de l’argent en plus. Si depuis le match amical OM-Bordeaux les avocats phocéens travaillent déjà leur plaidoirie, Bordeaux a les mains libres pour recruter un bon défenseur pour faire oublier Diawara. Henrique ne concourt pas.

Plasil des grands hommes

Techniquement, il sera difficile de faire pire. Physiquement, il sera difficile de faire mieux. Ciani veut tenter le coup, pourquoi pas lui, il a bien vu inscrit Le Havre, Sochaux et Charlton sur le CV de Diawara. Triaud et Blanc semblaient d’accord à l’époque, Le Vestiaire ne veut plus jamais revoir le match retour face à Galarasaray, où Bordeaux avait aligné la plus mauvaise défense de toute son Histoire. Kodjo Afanou peut contester, la référence n’est pas anodine. Trouver un remplaçant au Marseillais trouve justement sa source dans ce même match, car Diawara avait été loin d’être le plus mauvais. Quoiqu’il en soit, le titre devrait rester chez Chaban. Au pire, un gardien ça suffit largement en France, Lyon a bien fini sur le podium et Marseille deuxième. Pour la Ligue des Champions, en revanche, ça peut valoir de grosses taules.

Il reste l’énigme Plasil, que l’air canadien n’a pas rendu indispensable. Gouffran a compris que Jaroslav voulait dire seconde chance. Bordeaux marque, Bordeaux maîtrise, Bordeaux ne prend pas de but, même face à Guingamp qui valait largement le Lyon de fin juillet 2008. Chamakh et Fernando veulent absolument partir, mais ça ne leur suffit pas pour être mauvais dans cette équipe. Le second a même marqué. Et si Bordeaux était enfin devenue une grande équipe ?

Pendant ce temps-là, Laurent Blanc se prend pour un bookmaker. Le bluff, ça fait partie du jeu.

Mercato, Lyon : Million dollar baby foot

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La reprise du championnat approche, pas Benzema et Juninho. Lyon a donc décidé de passer à l’attaque sur le marché des transferts. Piquionne et Mounier ne veulent plus partir, ils sont emballés. Les supporters un peu moins, il se posent des questions : qui sera le nouvel Elber ? Qui se cache derrière le nouveau Grosso ? Le futur Juninho est-il Luxembourgeois ou mineur ? Govou peut-il se réincarner ? Voici les postulants au tube de l’été.

Lisandro Lopez. 28 des 41 millions reçus pour Benzema, la formation ça rapporte, autant en profiter pour donner de l’expérience à tout le club. Dans quatre ans, neuf mois et seize jours, Benzema n’aura sûrement pas inscrit plus que 49 buts en 106 matches du championnat portugais. Paternel, celui qui ressemble à un vieux mercenaire tatoué n’a pas hésité à encourager son jeune devancier : « Chacun ses caractéristiques, ne me comparez pas à Benzema. » Il a signé cinq ans et hérité du numéro 9. Benzema avait le 10. Mais qui peut bien être son vrai prédécesseur ?

Aly Cissoko. Une formation à Gueugnon avant une ascension supersonique, Habibou Traoré et Marcello Trapasso cherchent l’erreur. Ensuite, six mois de Ligue des Champions, Aly a les épaules pour faire oublier Fabio Grosso. Aulas n’est pas peu fier, même si les Portugais sont durs en affaire, au moins ils acceptent les négociations. 15 millions, c’est un bon prix, même si Sylvinho assure qu’un arrière gauche peut exister au haut niveau à moins que ça. Au moins, lui a de l’ambition : « Parfois, un joueur est acheté 20 millions, il réussit ou ne réussit pas. Moi, c’est 15 millions. Si je pouvais réaliser la moitié de ce qu’a donné Abidal ici, je serais content. » Les actionnaires de Pathé ont déjà pris un rendez-vous chez le dentiste.

Loïc Rémy. Un parfum de mystère flotte sur son cas. Vendu 8 millions sous les vivas l’an passé, après une belle relégation à Lens, il pourrait revenir pour 15 millions, voire plus, cet été. La juteuse opération incluait même, à l’origine, la cession de Mounier. Une seule question : que s’est-il passé en un an ? Plusieurs propositions : 11 buts en 32 matches, une demi-finale de la Coupe de la Ligue et une ressemblance qui tire sur le Govou, ascendant Bastareaud. Le flis prodigue est prêt.

André-Pierre Gignac. Saccomano a beau l’appeler Pierre-André, il reste le meilleur attaquant en France, depuis le départ de Benzema. La Ligue se réjouit que l’appel d’offres pour les droits télé de la L1 ne se renouvellent pas cette année. Sadran reste inflexible : il ne veut ni le vendre, ni Piquionne. Mais l’OL, qui a bien fini par mater la résistance portugaise, le sait bien : le dénouement n’est qu’une question de zéros.

Vagner Love. L’attaquant du CSKA Moscou n’est ni la future comédie musicale de Plamondon, ni le sosie de Rony Turiaf avec des perles bleues. Il est la solution de rechange en attaque. Lacombe n’a pas oublié de noter que Vagner Love a terrorisé la défense nancéienne en UEFA l’an passé et était sur les tablettes du FC Nantes il y a trois ans.

Michel Bastos. Il fallait bien remplacer Kader Keita, c’est fait et bien fait. Lacombe est ravi de son coup, vu la fin de saison de Bastos, 18 millions c’est cadeau. Les clubs qataris repasseront pendant la trêve des confiseurs, au cas où.

Pendant ce temps-là, on voudrait Pandev pour 15 millions. 15 millions c’est un toc ?

L1, Globe crotteurs : Robins des sous-bois

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Ils volent aux riches pour terminer leur carrière chez les pauvres. Ils sont nos deux meilleurs Robin des bois du concours des globes trotters. Ex-aequo sur la ligne d’arrivée, ils ont longtemps été promis à l’équipe de France. Ils ont préféré rester des bleus. Les petits clubs aussi ont le droit d’attirer les vedettes.

1. La mort aux rats

Le jeune Daniel Moreira n’a que 19 ans lorsqu’il débute en Division 1, à Guingamp. Un but en 26 matches, l’alerte est donnée, mais personne ne la reçoit. Il n’est pas défenseur. Les antennes relais des Côtes-d’Armor y sont sûrement pour quelque chose, Fabrice Fiorèse en rit encore. Transféré à Lens, Moreira y alterne le pas très bon pendant trois saisons et le meilleur de sa carrière pendant une saison, nous sommes en 2001-2002. 12 buts en 31 matches, Hoarau en ferait des cauchemars, malheureusement, les promesses sont entachées d’une cruelle suspicion : El-Hadji Diouf a aussi marqué dix buts cette saison-là. Deux ans et 17 buts plus tard, il met ses deux premières sélections chez les Bleus avec Santini dans la balance. Lens cède et croit bon de ne pas le retenir. La bonne fortune sourit toujours aux audacieux, Toulouse tente de monter un grand club sur les ruines de pas grand-chose. A partir de là, Daniel mort errera. Deux ans dans le sud pour un montant de 21 buts TTC, ça rapporte une sélection avec Domenech. C’était évidemment contre Chypre. Rennes flaire le bon coup et ne le regrettera pas. 39 matches, 0 but, il se hisse au niveau des tous meilleurs en obtenant une proposition de Grenoble, promu en Ligue 1 par hasard. 4 buts en 31 matches, ça s’appelle de beaux restes.

2. Sans un Dalmatien

Du stade Gaston-Petit, les supporters de Châteauroux se souviennent de la saison 1996-1997. La Berrichonne, Tonton et Tata à Vicq-Exemplet, la Division 2, et un sentiment que le petit jeune a enfin trouvé un chez lui. C’était avant une irrésistible ascension : trois ans, trois présences en tête de gondole du France Football spécial transferts : voilà comment on devient lensois, marseillais et parisien. Il côtoie Peter Luccin, mais rien n’y fait, il sait qu’il est unique. L’Inter Milan le réclame. Au bout de trois saisons, il jurera qu’il tutoie Ronaldo, mais la sanction tombe : l’Inter l’envoie enfin à Tottenham en 2003/2004. Ni l’OM, ni Paris, ni l’Inter ne lui ont ouvert les portes des Bleus. Il entre dans l’histoire par la grande porte. Son secret ? « L’année dernière, Jacques Santini est venu me voir à Milan contre l’Ajax d’Amsterdam et Lyon en Ligue des Champions. Je n’ai pas été bon lors de ces deux matches. Après, je n’ai plus eu de nouvelles. » Il choisit logiquement Toulouse à l’été 2004. Un mois d’août de feu lui offre un nouveau départ, en l’occurrence, ce sera pour le Racing Santander dès le mois de juin 2005. 13 matches, 0 but, la sélection se rapproche. C’est pourquoi il réédite cette performance en 2006-2007 à Bordeaux. Orphelin d’Oruma, Sochaux se tourne vers lui et lui offre un challenge qu’il relève : être le premier club français à le retenir deux ans. Ce n’est qu’un début : il est lié avec le club doubiste jusqu’au 14 octobre.

Le roman du perd OL :
Des victoires à la Puel

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Après son malaise sur le plateau d’OLTV, Juninho se reconstruit peu à peu en jouant au Golfe. Govou se demande comment on fait.

Jean-Alain Boumsong était tranquillement en vacances. Naïf, le jeune défenseur lyonnais a baissé la garde au pire moment. Les terribles tabloïds français l’ont piégé. Des questions insidieuses, des réponses évidemment sorties de leur contexte. Sa seule erreur, avoir laissé planer une once d’ambiguité : « Claude Puel a changé, mais s’il avait continué on aurait fini par jouer l’Intertoto. » Bien remis de ses cinquièmes adieux consécutifs à Gerland, Syndey Govou n’a pas dit autre chose en saluant la rigueur de l’entraîneur multi-titré à Lille : « Parfois, à vouloir trop d’ordre, on s’égare. »

Vivement son cinquième pré-contrat caduque avec Portsmouth, la reprise est dans deux semaines. Plus collectif que jamais, Boumsong ajoute qu’après Barcelone, le groupe aurait pu abandonner totalement son entraîneur. Heureusement, la révolte du leader a permis de conquérir une belle troisième place. Et aujourd’hui, Boum le sent, l’ambition est intacte.

Qui vivra Vieira

Le recrutement est lancé, le rouleau compresseur est en marche. Non content de ne pas avoir attiré Gourcuff, Lyon s’est lancé sur les traces d’un autre international français. Loïc Rémy serait le nouveau Benzema si celui-ci frappait plus souvent au-dessus. Hasard de la vie, la priorité du recrutement lyonnais avait fait toutes ses classes dans un petit club voisin avant de descendre à Lens. Nice le regrettera, mais comme la vie est arrangeante, Bagayoko vient de descendre avec Nantes et à l’argus il ne vaut pas 8 millions. Lyon est tenté d’inclure Mounier dans la transaction, pas idiot, mais c’est prendre le risque de le racheter le double de son prix dans deux ans.

Aulas jure ses grands dieux – aucun lien avec Bernard Lacombe – que le recrutement se fera à l’étranger. Patrick Vieira serait donc le gros coup, attention à l’hématome. Makélélé pourra témoigner si besoin, Vieira n’a pas l’âge du joueur cramé et du transfert contre-indiqué. Lyon, un mauvais plan à un an de la Coupe du Monde ? Lyon, pas encore sûr de faire la Ligue des Champions ? Benzema est perplexe. En mal d’attaquant sans Fred et avec Piquionne, l’OL s’acharne aussi sur Lisandro Lopez. Le pauvre n’a rien demandé à personne, Lucho Gonzalez non plus. Jardel est toujours sur le marché ? 20 millions pour Lisandro, en tout cas Porto a compris que le mécène de Kader Keita est dur en affaire. Heureusement pour les actionnaires que Cissoko préfère le Milan. Deux attaquants dans le viseur, Benzema est donc bien intransférable. Et Delgado ?

Pendant ce temps-là, Deschamps ne regrette pas d’avoir signé.

Ligue 1, PSG : Paul Le Guen for a dream

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Avec le nouveau Okocha et le Georges Weah réunionnais, le PSG a retrouvé les sommets. L’objectif était la Ligue des Champions, mais sans test hypoxie, on n’est jamais sûr de rester longtemps là-haut.

Paul Le Guen attendait ça depuis longtemps. Parti comme un prince de Rennes, comme un roi de Lyon, comme une merde des Glasgow Rangers, il avait connu tous les honneurs dont peut rêver un entraîneur. Il a voulu l’adapter à Paris, mais s’est souvenu un peu tard qu’à l’époque où il jouait, il n’avait déjà pas vraiment confiance en Alain Roche.

27e journée, Lorient-PSG (0-1). Solide, convaincant, réaliste, le grand Paris met à profit sa branlée de Rodez (1-3) pour marquer les esprits. En stoppant le penalty de Saifi, Landreau se dit qu’être champion deux fois avec Nantes, c’est possible. Paris est deuxièle, à un point de Lyon. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

28e journée, PSG-OM (1-3). En se faisant expulser sans véritable raison, Zoumana Camara se dit qu’il n’y avait rien à faire contre ce grand OM-là. Ce match de gala n’avait de toute façon pas d’enjeu. Marseille revient à hauteur de Paris, à un point de Lyon, qui avait perdu quelques heures auparavant. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

29e journée, Toulouse-PSG (4-1). Sur l’un de ses seuls ballons perdus de la saison, Sessegnon paie pour apprendre face au grand Toulouse. Okocha est encore jeune. En face, Bergougnoux n’a pas cette carrière d’international pour rien. Il ouvre le score, Braathen le ponctuera, entre temps Hoarau ratera tout, c’est la soirée des étoiles. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

30e journée, PSG-Nice (2-1). En grande équipe, Paris écarte de la course au titre le grand Nice, revenu à onze petits points au classement. Hoarau et Traoré sonnent la révolte, le PSG a eu deux coups de pied arrêtés. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

31e journée, Lille-PSG (0-0). Le gros coup. Face au grand Lille de Vittek, la défense parisienne ne souffre même pas. Bastos est pourtant en feu, il marquera pas moins de un but lors des huit matches suivants. Un bon point. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

32e journée, PSG-Le Havre (3-0). Equipe surprise, le grand Le Havre évolue à un niveau qu’on n’attendait pas. Mais Paris sait se faire respecter au Parc. Hoarau, qui rappelons-le était au Havre il y a encore un an, se permet même de tromper Revault d’une subtile frappe molle en plein milieu du but. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

33e journée, Lyon-PSG (0-0). Le tournant de la fin de saison. Fatigué, le PSG s’emmêle les pinceaux à Lyon. Il passe même à deux doigts de la défaite et d’une humiliation sans précédent. Malgré tout, Paris reste à un point de Lyon. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

34e journée, PSG-Rennes (0-1). Le grand Rennes a les dents longues en arrivant au Parc. Avec Guy Lacombe à sa tête et la bagatelle de quatre points pris sur les cinq derniers matches, les Bretons font figure d’épouvantail. Paris résiste, mais finit par craquer. Sakho marque contre son camp, Zoumana Camara savait bien que ça arrivait aussi aux autres. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

35e journée, Le Mans-PSG (0-1). Face à un grand Le Mans truffé d’internationaux scandinaves, Paris fait parler la poudre. Kezman et son expérience de Champion’s League font la différence. Bordeaux et Marseille piétinent, la course au titre est relancée., plus que huit points. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

36e journée, PSG-Auxerre (1-2). Auxerre est l’équipe en forme de la fin de saison, Jelen a prouvé qu’il ne marquait pas uniquement contre Lyon. Zoumana Camara marque contre son camp, il savait bien que ça n’arrivait pas qu’aux autres. Le petit Okocha réduit le score, mais la charnière Grichting-Mignot, ça jouerait dans n’importe quel club de L1. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

37e journée, Valencienne-PSG (2-1). Valenciennes est l’équipe en forme de la fin de saison. Une offre pour l’entraîneur adverse, un but de Kezman, une passe de Giuly hors-jeu, la victoire semblait pourtant réglée comme du papier à musique. Malheureusement, le football est parfois vicieux. Comme les frappes de Pujol, Landreau n’est quand même pas coutumier de ballons relâchés dans ses buts. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

38e journée, PSG-Monaco (0-0). Monaco est l’équipe en forme de la fin de saison. Ruffier est imbattable, il va même chercher les deux ou trois frappes cadrées parisiennes. Grâce à sa victoire, Lille passe devant à la différence de buts, juste derrière Toulouse, qui a aussi 64 points. Bordeaux n’a que 80 points, le titre s’est joué à des détails. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

Allez savoir pourquoi, la sixième place n’est pas qualificative pour la Ligue des Champions.

Ligue 1 : Linge sale et les sept nains

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Neuf journées à disputer et Grenoble peut toujours être champion. Lyon aussi, mais est-il sauvé pour autant ?

Lyon. Un point d’avance suffira-t-il à offrir un beau cadeau pour la retraite de Juninho ? Le champion en titre doit encore se déplacer à Bordeaux, Marseille, Toulouse et surtout Valenciennes, la meilleure équipe de France actuellement. Ce sera sans Benzema et Toulalan en pleine formation LEA.

Marseille. Le titre pourrait se jouer au Vélodrome, là où le PSG a gagné 4-2. L’OM reçoit Toulouse, Lyon et Rennes, mais doit aussi se déplacer à Lille. Papin et Waddle ne voient pas où l’on veut en venir, Beto Marcico, Aziz Bouderbala,  Per Frandsen, et Balthazar non plus. Le nombre de points sera le résultat d’un savant calcul entre les occasions manquées de Brandao et les apparitions de Zubar.

Bordeaux. Lorsqu’il voit que le calendrier lui propose Lyon à domicile et Rennes à l’extérieur comme adversaires, Blanc y croit. Surtout lorsqu’il voit l’absence de Cavenaghi. Chamak va enfin pouvoir devenir buteur, Bellion et Gouffran aussi. Pour les 2 derniers on plaisante. Un retour de Zidane n’est pas à exclure.

Toulouse. Une seule défaite depuis le 11 novembre, même si c’était à Monaco. Si Domenech n’a pas inoculé le syndrôme Savidan à Gignac, Toulouse sera leader dans trois journées (Caen, Nantes, Grenoble). Sinon, le Toulouse-Lyon de la dernière journée décidera qui ira en UEFA.

Lille. La carrière de Michel Bastos se décide maintenant. S’il est champion, il ira au Bayern. Sinon, Kader Keita sera heureux de lui faire découvrir les arcanes de Tola Vologe.

Paris-SG. Makélélé n’avait pas plus prévu de jouer en avril-mai que la saison prochaine. Il ne révisera pas non plus son Espagnol. Son club compte énormément sur lui. A part ça, pas grand-chose.

Rennes. Le club breton est loué comme la formation plus athlétique du championnat, l’équipe du futur avec un super attaquant, le blessé Briand, et ses 8 buts. Il paraît que Lyon a 8 points d’avance.

Valenciennes. Douze matches sans défaite, avec Darcheville, ça permet de voir venir. Comme le titre se jouera à 60 points, VA devrait être sacré bien avant la dernière journée de championnat.

Ligue 1 : Marché plus

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Le Mertocard touche à sa fin et tous les clubs n’ont pas trouvé leur Darcheville.

Auxerre. La zone rouge se rapproche, Oliech est toujours là. Jean Fernandez n’a plus d’idée. Avant, Maoulida traînait toujours dans les parages l’hiver, mais l’Abbé Deschamps l’a déjà excommunié. Qui sera le Roux de secours ?

Bordeaux. Pas besoin de renfort pour remporter la Ligue 1. Tout au plus, faire prolonger Laurent Blanc. Les derniers matches l’ont convaincu que Henrique et Chalmé pouvaient atteindre les huitièmes de la Ligue des Champions l’an prochain. A moins que Triaud ne lui ait déjà donné procuration pour utiliser 15 millions l’été prochain.

Caen. Ca fume, ça boit, ça rigole, et on ne parle pas que de Dumas et Savidan. Le dernier a failli partir, mais l’hygiène de vie lyonnaise, c’est pas trop ça.

Grenoble. Boya est arrivé pour aider l’attaque iséroise à supporter l’absence de Moreira. Trois ans déjà. Bazdarevic ne va pas en sortir Grandin. Nassim Akrour n’est donc pas Trezeguet.

Le Havre. L’escroquerie Fauré a coûté cher. Franquart est venu apporter sa taille derrière à défaut de son expérience. Marange aussi, après tout Cohade est un bon exemple pour percer en Ligue 2. Mamadou Diallo saura les accompagner, comme à son époque nantaise, à moins que la Ligue n’accorde une dérogation exceptionnelle pour un échange immédiat de championnat avec Lens ou Angers.

Le Mans. Le Tallec a trouvé une place de titulaire, c’est donc le calme plat. Il y avait bien Yohann Pelé, mais ça le fait chier de se faire à bouffer. Au moins au Mans, il a  Mezzo Di Pasta pas loin.

Lille. Tout va bien et Mavuba a coûté cher. Kader Keita n’a pourtant jamais été aussi bon marché.

Lorient. Gourcuff est un gros malin, Picsou aussi. Calvé et Obertan en prêt, ça va pas hypothéquer les travaux du stade.

Lyon. Défense latérale, défense centrale, ailier droit, ailier gauche, meneur de jeu, attaquant de soutien, tous les postes sont verrouillés. Le Mercato parfait, en plus ils ont gardé Fred à bon prix. Le podium est en vue.

Marseille. Givet a filé à Blackburn, mais il a oublié la photo dédicacée de Zubar. Après de longs et loyaux services, Cesar a enfin trouvé un club pigeon pour l’accueillir. Brandao et Wiltord aussi.

Monaco. Bernardi est parti avec les quelques ambitions restantes.

Nancy. Ils avaient annoncé 70 attaquants, un seul a suffi pour partir Fortuné ailleurs. Manque de bol, le nouveau est Islandais.

Nantes. Keseru et Goussé en fin de course, quand les supporters rêvaient de Klasnic et Gravgaard. Il ne reste plus que 55 professionnels : la réserve réalise le meilleur mercato de CFA2.

Nice. Julien Sablé.

PSG. Bazin a remplacé Villeneuve. A part ça, Makélélé.

Rennes. L’équipe tourne bien, pas de renfort nordique en vue. Nino n’a même pas fait de pot de départ, les dirigeants pourront payer dix salaires la saison prochaine.

Saint-Etienne. Feindouno n’alimente pas trop la chronique cette saison. Et le proverbe est bien connu, pas de CAN, pas de Suédois, Danois ou Portugais.

Sochaux. L’opération maintien est lancée avec Sverkos et Mikari. La réserve a au moins une chance de se sauver.

Toulouse. Gignac a encore marqué, ça vaut 130 millions. Et Benzema 42 ? Et Mansaré ? Et Despeyroux ?

Valenciennes. Rien ne sert Decourrière, il faut arriver à point. Darcheville en sait quelque chose.

Ligue 1, OM : La bonne Mère catho

rugby

Les supporters dislexyiques de l’OM ont cru que Frédéric Brando était de retour . Manque de chance, ce n’est que Brandao.

Dreyfus est tombé de haut. Aux premières lueurs du mercato, il imaginait davantage Anigo sur les traces d’un stoppeur plutôt que sous une auto-stoppeuse. La vérité est certainement au milieu. Même si les matches de l’OM Dreyfus n’en a rien à carrer, il regarde de temps en temps les classements de Ligue 1. Sans qu’il se l’explique, la colonne ‘buts encaissés’ apparaît en plus gros caractères que Ben Arfa chez les passeurs. Interloqué, il s’est renseigné : Hilton s’est inventé des problèmes personnels, Zubar est devenu celui de Gerets et Erbate n’a pas confirmé les espoirs placés en lui. Il a attendu décembre pour se remettre au Golfe. « Pas besoin d’un défenseur, Rodriguez est rétabli. » Quelques jours après avoir offert au public du Vélodrome un festival offensif de Nancy, la blague belge est savoureuse.

Pape au gnouf

La rumeur Bergougnoux avait déjà réchauffé le capitaine Dreyfus aux premiers frimas de 2009, comme ces soirées Ronaldinho contre Leboeuf au Vélodrome. Diouf a beau utiliser des mots que lui-même ne comprend pas, c’est toujours Bobby qui fume le barreau de chaise.

C’est aussi lui qui injecte le pognon, et certainement pas pour voir Kaboré et Samassa en Ligue des Champions. Valbuena non plus, mais Marcelinho et Fernandao ne sont plus au club depuis longtemps. Comme dit la femme de Fred, on a les stars qu’on mérite. Karim Ziani hésite à adopter la coupe de Waddle, mais la campagne d’abonnement n’a pas très bien marché. S’il avait lu Le Vestiaire en début de saison, Jean-Claude Dreyfus aurait pu se préparer à fêter une qualif en Intertoto. Il va finir par croire que Laurent Blanc manque à l’OM, même si Bakayoko en rigole depuis l’hospice.

Dire que Boumsong aurait suffi pour un sursis et 10 points d’avance en championnat. A la place, Brandao vient en cure de remise en forme et Wiltord en cure thermale. Cuperly, à peine plus jeune, peut se faire du souci pour son poste : l’OM compte sur l’ expérience et l’état d’esprit d’el Nino. Lyon s’en était débarrassé pour les mêmes raisons il y a 3 ans, l’ambition est de retour. Monaco n’est qu’à une heure de route.

Pendant ce temps-là, Francescoli, Stojkovic, Cantona, Boksic et Voller se cherchent un point commun avec Baky Kone. Marc Libbra a une idée sur la question.

Ligue 1 : Le père Noël dans les ordures

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La table est dressée, le sapin illuminé et il n’est pas exclu que Stéphane Dalmat prenne quelques kilos. Le Père Noël va avoir du boulot.

Le Havre. Ils ont déjà rendu les cadeaux de mariage. Comme le Père Noël ne fait ni avoir, ni échange, il faudra mieux choisir. Après tout, c’est le geste qui compte.

Sochaux. Un Noël sur le thème de Peter Pan : les gamins s’amusent, les vieux sont trop nuls. Ils seront bientôt au chômage. Après tout, c’est le geste qui compte.

Valenciennes. A la place des oranges, ils ont commandé Darcheville. Le Nord, c’est de plus en plus pauvre, mais le druide apportera de la bière. Après tout, c’est le geste qui compte.

Saint-Etienne. L’an dernier, le sapin s’était embrasé et ça sentait le Roussey. Cette année, pas de sapin, de toute façon, le sorcier guinéen ne fera pas de spectacle pour l’arbre de Noël. Après tout, c’est le geste qui compte.

Nantes . Le président puis Baup ont tellement été généreux depuis septembre que personne ne veut fêter Noël. Il devrait pourtant y avoir des cadeaux. Le Père Noël aime aussi les familles à problèmes. Après tout, c’est le geste qui compte.

Auxerre. Guy Roux, sans robe rouge et sans barbe. Après tout, c’est le geste qui compte.

Monaco. Trois ans après la mort de papy, ça sent toujours le sapin. Qui va faire le ménage ? Après tout, c’est le geste qui compte.

Caen. Un maintien suffirait, mais pourquoi pas un régime pour Dumas ? Sorbon pourrait avoir des défaillances pour la nouvelle année. Après tout, c’est le geste qui compte.

Le Mans. A déjà tellement dépensé dans le stade qu’il n’y aura pas de Noël. Après tout, c’est le geste qui compte.

Grenoble. Le promu prie pour que la L1 garde son niveau actuel. Si Papa Noël est généreux, Bazdarevic rêverait aussi de reconstituer le trio bosniaque avec Hadzibegic et Baudry. Après tout, c’est le geste qui compte.

Nancy. C’est comme les Mon Chéri, ça emmerde tout le monde et personne ne le dit. Après tout, c’est le geste qui compte.

Lorient. Le merlu à Noël, ça fait un peu cheap, à part pour Tavernost. Gourcuff, à Lorient comme à Bordeaux, c’est le cadeau incontournable. Après tout, c’est le geste qui compte.

Nice. Antonetti voudrait de l’ambition, mais Echouafni est toujours là. Le Père Noël, lui, est indémodable. Après tout, c’est le geste qui compte.

Toulouse. Ils ont filé leur vieux cadeau au Havre, ça débarrasse. C’est malin, parce que le père Noël, c’est pas un dépôt-vente. Après tout, c’est le geste qui compte.

Lille. Ils commencent juste à jouer avec leur cadeau brésilien de l’an dernier. Ils ont fêté Noël avant l’heure, c’est probablement la bière. Après tout, c’est le geste qui compte.

Marseille. Niang est sur la touche pendant que Santos Mirasierra attaque la dinde. Le père Noël n’existe pas. Après tout, c’est le geste qui compte.

PSG. L’euphorie est passée, les Parisiens se sont bien gavés, ils se préparent la plus belle crise de foie possible. Le Père Noël hésite à passer chez les Rothen, papa n’a pas été gentil dans son livre. Après tout, c’est le geste qui compte.

Rennes. Jusqu’à quand continueront-ils à croire au Père Noël ? S’il existe, Lacombe s’envolera avec des rennes. Après tout, c’est le geste qui compte.

Bordeaux. Blanc a demandé trois choses : les Bleus, le Real Madrid et des étrennes. Tavernost n’est pas le Père Noël. Après tout, c’est le geste qui compte.

Lyon. Aulas a promis d’être dépensier. Attention, le père Noël ne fait pas crédit. Après tout, c’est le geste qui compte.

Ligue des Champions : Qu’a fait Nagui ?

Malgré la qualification pour les huitièmes, Le Vestiaire exige le départ immédiat de Laurent Blanc. Pour la deuxième fois en deux semaines, Bordeaux n’a pas battu Lyon.

Jean-Louis Triaud pourra tenter toutes les dissimulations. Lettre de licenciement de Jurietti, contrat à temps partiel de Cavenaghi, renouvellement de pilule à la femme de Fred, rien n’y fera : Blanc ne resignera plus rien après Chelsea. La joie coïtale d’Alou Diarra a beau ressembler à celle de Dugarry contre le Milan AC, on subodore une différence. Deux semaines après Lyon, un mois et demi après la Roma, sans oublier Paris ou Nancy, l’affront d’hier soir ne passe pas. Bordeaux n’a pas battu une équipe de Chelsea qui en a moins fait que Cluj. Et le malheur de Blanc a été total : au lieu de Praud et Ginola, il n’avait qu’Astorga. Et si seulement il avait eu Ginola sous la main.

Tholot de source

Pour Blanc, à moins qu’il estime vraiment que son équipe peut finir par conclure, il est temps de faire ses valises. Ses joueurs ont écrasé des Anglais pathétiques, mais Lyon ne fait pas match nul avec des Roumains. Pourtant, le niveau était là : la technique de Gourcuff a parfois mis au supplice la défense. Son double râteau sur Terry suffit pour signer où il veut en Angleterre l’an prochain. Mais ses défauts en ressortent plus forts que jamais. Chelsea avait fait un pari, certainement en compilant le début de saison bordelais : ne pas se fatiguer pour rien, donc ne pas jouer. Avec deux certitudes : Marouane Chamakh terminerait le match sans avoir foulé la surface de Cech et la rigueur bordelaise offrirait tôt ou tard soit une expulsion, soit un but. Le gagnant du jour est Jurietti, mais il ne pensait pas qu’Alou Diarra passerait l’éponge. Battre la pire Roma de ces dix dernières années offrira la qualification. Et si Bordeaux préférait l’UEFA ?

Pendant ce temps-là, David Astorga se prend à rêver du poste de commentateur. Il a fait ce qu’on lui a demandé : être chauvin. « Et Anelka y a été de son petit but. » Le FC Antilles a trouvé ses héros. Et la Ligue des Champions pourrait être rebaptisée Ligue 1.