Torres : You’ll never score alone

Si Sergi Rodriguez était vraiment socio du Barça, il se poserait une question : avoir battu l’invincible Barca de Ronaldinho en 2005 garde-t-il autant de valeur quand on découvre que Ronaldinho termine danseur de Flamengo ?

Quinze minutes d’éternité, même en prolongation. Sans prendre en considération la sensation d’être le cocu de Fernando Llorente, le quart d’heure de champion du monde de la carrière de Fernando Torres doit beaucoup à Villa. Amusant, un attaquant qui rate des occasions en finale de Mondial est finalement aligné d’entrée parce que lui au moins il s’en créé.

Par le passé, Torres aussi avait éprouvé cette toute puissance. C’était à l’Atletico, à une époque où le football européen existait encore, quand Giggs, déjà trentenaire, n’imaginait pas survoler la Ligue des Champions et faire trois passes décisives en quarts après avoir été mangé par Fanni en huitièmes. Ainsi Torres marquait des buts pour une noble cause : se qualifier en Europa League, même quand la Real Sociedad de Denoueix allait en C1.

RonaldNino

Mais pour grandir, il faut viser haut, ou en tout cas un peu plus haut. Le transfert à Liverpool sonne comme une évidence, un an après un Mondial 2006 moins raté que le suivant. Gerrard, qui ne digère toujours pas d’avoir gagné la Ligue des Champions avec Cissé, veut un grand attaquant pour gagner la Premier League. 4e, 2e puis 7e, l’avenir donnera raison à tout le monde. Même à Drogba, qui non content d’inscrire onze buts de plus que Torres la saison dernière, lui cèdera sa place six mois plus tard.

Sens du but, jeu en pivot, appels : un attaquant paraissait plus vieux que les autres hier à Old Trafford et Owen ne peut pas toujours jouer ce rôle-là. Torres reste quand même vice-meilleur buteur de Premier League 2008 en titre, en compagnie d’Adebayor. Il lui est même arrivé de flamber à Old Trafford et d’y gagner 4-1, ça a permis de ne finir qu’à quatre points du champion. Liverpool n’oubliera pas à qui il doit son seul titre depuis 2007, la Liverpool Senior Cup 2009. L’Atletico se console plutôt bien avec Aguëro.

Arsenal, Wenger : Le dernier vol d’Arsène Rupin

Peut-on sérieusement ne rien gagner pendant dix ans, se prendre des volées régulières par ses principaux concurrents et faire croire à tout le monde que l’on est un grand entraîneur? De moins en moins. Retrouvez toutes les autres gentillesses que l’on vous a contées ici. Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.


Le profil Wikipedia d’Arsène Wenger est formel : « Considéré comme l’un des grands entraîneurs de son temps. » Arsène est persuadé qu’on trouve tout et n’importe quoi sur Internet, il a tout fait pour le prouver.

Bouffé par la modestie et un brin d’antipathie, son amour des livres siglées sterling le conduira à tous les sacrifices. Capable de dîner avec Charles Villeneuve, directeur des sports de TF1, rue François Ier un jour, puis de pointer le bout de son minois désintéressé à Angers pour les 90 ans d’un club dont il ignore probablement l’existence, le lendemain. Toujours avec Villeneuve, ancien président du PSG, bien sûr.

Mais il ne faut pas s’arrêter à de vulgaires détails matériels, car Arsène a su rester simple et accessible, se prêtant gentiment à toutes les interviews : « La presse locale ? Non, plus tard. » Plus tard signifie jamais, car Arsène est occupé, tellement à l’aise sous tous les domes sauf celui de l’Emirates apparemment.

Ian Wright or wrong

Mais Wenger, ce n’est pas qu’un bandit manchot programmé pour gagner à chaque coup, c’est aussi un manager à l’anglaise qui sait perdre. Une grosse liasse de papier de marque  pound et les pleins pouvoirs lui suffiront largement, surnommé au hasard sans doute « consultant de luxe« . Le luxe c’est pouvoir passer quinze ans à glaner tous les titres majeurs possibles : trois fois champion d’Angleterre, trois fois champion d’Angleterre et surtout trois fois champion d’Angleterre. Un homme, mais aussi un formateur de talent. Capable de monter avec juste un canif et 150 millions d’euros de remarquables équipes de jeunes pour gagner la Champion’s League. Ça prend du temps, alors pourquoi ne pas le prendre.

Un entraîneur peut aussi se juger sur sa capacité à inverser le cours des grands matches. Mais les finales sont-elles des grands matches ? Il se posera la question pendant 120 minutes face à Galatasaray en 2000, et pendant 75 minutes face à Barcelone six ans plus tard.  Un but en deux finales, l’aboutissement du jeu offensif prôné par le trader d’Highbury, qui n’hésite pas à mettre le paquet sur des stars mondiales.

Wreh ou faux

Pour 13 millions Andreï Archavine, Ballon d’or après l’Euro 2008 ou plutôt avant les demies, pour 3,5 millions Robin Van Persie qu’on vous a déjà présenté, et Park, l’homonyme d’un joueur de Manchester, c’est déjà pas si mal. Son chouchou reste Fabregas, ça coûte rien à former et ça peut t’emmener à Barcelone plusieurs fois par an faire du shopping. Ou à Madrid puisqu’il a déjà remplacé Shuster, Ramos, Queiroz, Capello, Del Bosque Pellegrini et Mourinho. Place à Ancelotti désormais, puisque Deschamps n’est pas dispo avant au moins 1 an et qu’il y a pas mal de pognon à la clé. La rançon du talent sans doute.

Peut-être aussi la consécration de l’obstination du gentleman cambrioleur à lancer ou relancer des joueurs perdus pour le haut niveau. Ljunberg, Adebayor, Gilberto Silva, Rosicky, Nasri,Van Persie et Chamakh lui disent merci. Mais de quoi ? Koscielny ne lui dit rien. Cette année, comme en 97, 98, 99, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010 et 2011, 2012 et 2013,  il y croit plus que jamais. Après tout, Ferguson n’a obtenu que 15 titres en vingt ans.

On dit aussi qu’il a perdu le truc pour dénicher les nouveaux talents. Mais si Vieira, Henry et Pires n’avaient jamais existé, il aurait perdu un autre truc un peu avant : son poste.

La question interdite : Lille peut-il finir dans les cinq premiers ?

Le Lille actuel rappelle des vieux souvenirs de 10 ans à Landreau. Voici pourquoi les mêmes recettes peuvent donner des résultats différents.

Parce qu’ils font le même championnat que l’an dernier

49 points en 26 journées contre 47 l’an dernier, et surtout une victoire de moins : le rouleau compresseur lillois ferait un beau 4e du championnat cette saison encore. Méfiance quand même : à 45 buts marqués, on est loin des 49 de l’an passé, mais il y avait une bonne pelouse à l’époque. Pour faire la même fin de championnat que l’an dernier, encore faudra-t-il aligner cinq victoires de suite puis perdre à Lorient pour finir au pied du podium. Plus facile à dire qu’à faire. La défense, c’est comme en 2010, un but par match de moyenne, pas mal. Un peu moins qu’en Europa League. Les Lillois avaient au moins eu la décence de perdre en 8e contre Liverpool et pas en 16e contre le PSV. Peu importe, qui a dit que les champions devaient aussi aimer la Coupe d’Europe ?

Parce que les stars lilloises sont toujours lilloises

L’Equipe vend-elle plus quand Chelsea fait une offre pour Hazard ou quand Tamgho bat un record du monde en salle ? Difficile de répondre, c’est déjà une réponse. Tant qu’on l’appellera le Lillois, Hazard ne sera pas obligé d’en faire beaucoup plus qu’une frappe de 30 mètres dans la lucarne de Mandanda, par saison. Cabaye est devenu ce bon relayeur dont L’Equipe de France ne peut plus se passer pendant 5 minutes en fin de match, et Gervinho n’est pas plus convoité par Liverpool que les autres années. C’est vrai, Liverpool a un tout petit peu changé. Sow s’y met aussi, Rami partira à Valence et bientôt Debuchy sera dans le viseur d’un club allemand. Dans les buts, Landreau multiplie les gestes d’un autre monde, y compris ceux qui coûtent des buts. Rien ne change, le meilleur c’est toujours Mavuba, mais il ne pourra rien faire de plus quand Rennes tiendra le 0-0 le 29 mai.

Parce qu’il y a trop de concurrence

Rennes, le coleader, est la révélation de la saison avec sa grande force de frappe. Lyon et son recrutement cinq étoiles a trouvé son rythme et sera difficilement arrêtable, surtout qu’il est déjà délesté de toutes les autres compétitions ou presque. Marseille, le tenant du titre, ne rate jamais le sprint final. Le PSG n’a pas été aussi fort depuis 1993.

Pendant ce temps-là, Rennes le coleader se repose sur un ancien attaquant de Montpellier et sur les poteaux de Douchez, Lyon et son recrutement cinq étoiles comptent de plus en plus sur Pjanic, Marseille le tenant du titre joue sans attaquant et le PSG a perdu Nênê. Champagne.

Ligue des Champions : Kosta del sol

Quoi qu’il arrive, Gérard Houllier jouera encore la Ligue des Champions au printemps. C’était déjà le cas il y a un an. En attendant, il a pris une branlée contre son vieux rival de TF1 et de l’équipe de France.

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– Gérard, que doit faire Lyon pour gagner ?
Lyon doit faire plus de vagues offensives.
Pour quelque centaines de milliers d’ euros, le rôle d’un consultant est parfois obscur, celui de Gérard Houiller un peu moins.

Expliquer les matches, c’est pas trop son truc. Il a choisi DTN il y a bien longtemps déjà, c’était en 1989. D’aucuns diraient qu’il n’a jamais vraiment arrêté, ça a quand même permis à la Bulgarie de faire un Mondial et au Barça d’être champion d’Europe 2006 dès les quarts de finale. Entraîneur serait donc un vrai métier.

Gérard, pour 100.000 euros, quelle est la  valeur d’une victoire contre la Fiorentina ?
Gagner contre une équipe qui joue à dix c’est toujours bien. Une victoire qui compte beaucoup.

Le sourire et le blaser sans pli c’est sans supplément.

Alors quand Michel Platini accorde une interview exclusive à Hervé Mathoux au saut du lit, il est déjà un peu plus dans son élément. Même pas besoin de lui demander son avis, il le donne avec le sourire quelle que soit la circonstance, lointain héritage d’un Téléfoot où Hardy lui passa du reggae hurlant Ouh yeah, ouh yeah.
Oui, c’est une bonne interview. 25.000 euros, les 75.000 supplémentaires arrivent : Elle est chargée de bons messages.

Houiller jusqu’au cou

Le bon message, c’est probablement ce qui a le plus fait sourire David Ginola, à quelques jours de l’anniversaire de sa fille. Toujours en cavale, l’ancien agent de voyage de Kostadinov n’a pas oublié que son avocat l’a chargé le jour du procès. Aimé Jacquet était sur le banc ce soir-là, Blanc, Petit, Desailly et Deschamps aussi, allez comprendre. Si Domenech déconne trop, Escalettes niera avoir déjà connu Houiller.

Houiller n’est certainement pas cet imposteur avide de pognon qui débite toujours les mêmes poncifs sur la Ligue des Champions, qu’il a tellement disputée avec Liverpool que la Coupe UEFA prend la poussière dans son Hall of Fame.
– « Avant tout, je voudrais féliciter Jérémy et Sydney pour leur match. » 80.000 euros par tête de pipe, le compliment est sincère et bien vu, ce sont toujours les meilleurs joueurs que Canal rameute dans la zone d’interview après match, heureux hasard.

Hall of flemme

Ca n’a surtout pas empêché Gérard de féliciter Juninho après un 5-2 à Barcelone et une expulsion des plus gracieuses, ni de dire un jour que l’important c’est le palmarès. C’était il y a déjà longtemps, et depuis Ibrahimovic a signé à Barcelone. Justement, Canal a le droit de montrer des images et après une délicieuse rencontre avec Mourinho, Ianetta toute retournée laisse parler Gérard avec Ibrahimovic. Le Suédois n’a jamais joué en Angleterre, il vient de passer de l’Italie à l’Espagne, c’est le moment de ressortir le Take it easy, il a pas servi depuis Noeux-les-Mines, à moins que ça ne soit Hucqueliers ou peut-être juste un voyage à Anfield Road.
– « How did you feel when you started the game against your old club ? » 100.000 livres sterling pour Gégé, on peut aussi utiliser le présent et dire former club. Arsène Wenger n’a probablement rien compris.
– « Bonsoir Sydney, bonsoir Kim, tout d’abord félicitations. » 500.000 euros.

Un entraîneur-sélectionneur qui n’a jamais tort malgré des résultats de merde. Ca nous rappelle quelqu’un. Mais qui ?
Pendant ce temps-là, Willy Sagnol passe aussi le casting : « Ce qu’on peut dire, c’est que chaque équipe a joué avec ses valeurs et ses qualités. » Combien ?

Ligue 1, OM : L’Abedi vient en mangeant

« Cette équipe n’a pas les moyens de ses ambitions. » Officiellement, l’OM veut faire aussi bien que l’an dernier. Didier Deschamps n’est pas idiot quand même.

Les grands clubs ne sont jamais prêts à la première journée. Le champion en titre n’échappe pas à la règle, l’OM a donc vu les choses en grand. Caen devait lui en mettre neuf, mais Caen reste Caen. Privé de Priou, entraînés par Dumas, les Caennais ont bravé les éléments contraires pour planter l’OM au dernier moment. Finalement, c’est mieux comme ça, Mbia a pu montrer à quel point il avait envie de rester. Pas de regret, El Arabi aurait aussi eu dix mètres d’écart avec Hilton et puis Leyti N’Diaye avait pris son petit pont en première mi-temps.

C’est Caen le bonheur

Leyti N’Diaye, c’est dit. Avec lui, Deschamps avait tenté la méthode douce avant le championnat. Revenu de prêt d’Ajaccio, révélation des matches de préparation et même buteur : les indices étaient visibles, mais les dirigeants ne les ont pas vus. Le titulariser au Vélodrome pour la première journée, ça frôle l’ultimatum. Mais ce n’est pas tout : remplacer Valbuena par Benarfa pour bien montrer lequel fait ses valises après avoir été le meilleur en préparation, c’est vicieux. Dommage que Caen ait été si mauvais, le changement aurait pu avoir lieu dès la première mi-temps. Pour que tout soit clair, Dédé a mis tout le monde dans le même sac à la fin : « Cette équipe doit être renforcée, mais apparemment on ne peut pas. » Samassa a donc marqué.

Dassier tente bien de réfléchir à voix haute : « Il faut reconnaître que notre équipe était diminuée, Diawara était absent. » Voilà. Lucho lui était bien titulaire, Mandanda, Mbia, Azpilicueta, Taiwo, Cissé, Kaboré, Valbuena et Niang aussi. Abédi Pelé c’était pas obligé, mais une Coupe du Monde correcte ça doit bien vouloir dire quelque chose. Avec autant d’absences, normal que l’OM ait si mal défendu, si mal attaqué, se soit si mal replacé et ait autant manqué de repères collectifs. Les miracles ne se produisent qu’une fois. Arbitrage ou pas, les dix points de retard à la trêve ne peuvent pas toujours être comblés. Deschamps se dira-t-il que la proposition de Liverpool n’était pas si mauvaise en septembre, octobre ou attendra-t-il novembre ?

Le Milan AC et le Real prennent peur, la Ligue des champions approche à grands pas.

Ligue 1, La Légende : Non de Dieuze

A l’occasion de la reprise en Ligue 2, Le Vestiaire rend un peu hommage à la Ligue 1, qui ne reverra plus Nicolas Dieuze. A moins qu’il manque un joueur à quelqu’un.

Il a eu les chances après lesquelles Julien François continue de courir : les relégués qui s’ignorent en début de saison lui ont toujours ouvert leurs portes.

L’ambition n’est pas une question d’expérience, d’ailleurs Dieuze n’était plus si jeune quand il déclara : « C’est sûr que c’est un collectif vraiment impressionnant, qu’ils ont une culture tactique et un sens de la discipline qui nous a empêchés de vraiment les inquiéter, mais je le répète, rien n’est perdu. » Jouer Liverpool sous le maillot toulousain en tour préliminaire n’était donc pas un rêve. Ca sera finalement un calvaire.

Il aurait pu s’en douter : en commençant justement à Toulouse en 1999, il s’était donné toutes les chances de ne pas faire carrière. La persévérance est un vilain défaut, le jeu de tête aussi, mais c’est sa plus grande qualité. La montée en L1 du TFC c’était donc un peu lui. La saison suivante, un tout petit peu moins, mais les dépôts de bilan, les rétrogradations en National, c’est pas son truc. Premier coup de chance d’une longue liste, le maillot bastiais se présenta. Sa bonne étoile n’en finira plus fini de briller : dirigeants et supporters toulousains seront ravis de le voir revenir dix-huit mois plus tard quand Bastia, pour une sombre raison, n’en veut plus. Evidemment, Toulouse retrouve l’élite et Dieuze, pour une sombre raison, continue de passer à Jour de Foot.

Faut pas pousser Mehmet dans les orties

Son doublé contre le PSG dès sa deuxième titularisation, la Ville rose ne l’a pas oublié. La question de son vrai poste est plus vache. D’attaquant, il passe donc sans tarder au milieu. Les aléas du métier sans doute. La suite, c’est sa carrière qui décolle, ces cinq saisons de suite en Ligue 1 et pour une sombre raison Toulouse qui s’empresse de ne pas le prolonger après avoir frôlé la relégation. Nous sommes en juin 2008, le promu havrais avait besoin d’expérience, douze mois plus tard de liquidités pour éponger la descente. Ca tombait bien, Grenoble avait alors besoin d’expérience. Laurent Battles est toujours de bon conseil, de toute façon Brest et Arles vont rechercher du monde jusqu’à fin août. Et surprise, Grenoble a besoin de liquidités.

Grenoble, le 10 avril 2010 : « Il nous tarde que ça se termine. »

Lyon : La grenouille de Benitez

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Kazan gagne à Barcelone, l’Olympiakos flambe et tout Lyon se prend à rêver. Et si Bordeaux était dans un mauvais jour en finale ?

Avant même la reprise de la seconde mi-temps au Camp Nou, notre spécialiste foot avait foutu le camp. Heureusement que vous avez posé vos questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

Ce match nul à Debrecen est une excellente opération pour Lyon ?

Lucas Leiva, Kelly, Ngog, Insua, le fantôme de Gerrard, Voronine, un but de Gonalons, un de Delgado, c’est même très impressionnant.

Lyon tient donc l’exploit qui manquait à son palmarès européen et qui va lancer sa popularité ?

Vous êtes dur. Ils avaient déjà battu Debrecen deux fois.

Comment une machine comme le Debrecen Anglais a-t-elle pu perdre contre le Debrecen italien ?

Comment Debrecen a-t-elle pu prendre trois buts à Debrecen ?

Comment jugez-vous le niveau de la Champion’s League cette année ?

Elle a commencé ? En tout cas, le tournoi d’avant-saison au Portugal est d’un niveau assez moyen.

Combien de supporters les Lyonnais comptaient-ils ?

Près de 2000. Le président d’honneur était même commentateur sur Canal et son consultant est le fondateur du fan club de Jérémy Toulalan.

Gonalons est-il le fils de Christophe Josse ?

« Il nous donne le frisson le jeune Maxime ! »

Jérémy Toulalan semble indispensable. Mais où ?

Vous soulevez un lièvre, et la femme de Fred accepte tous les surnoms. Seul défenseur lyonnais hier, il a beaucoup manqué au milieu. Heureusement qu’il a terminé attaquant pour cadrer une frappe.

L’arrivée de Lisandro Lopez est-elle prévue pour le mercato ?

Non. Après les matches de pré saison concluant en Belgique, il avait signé son contrat. Mais il s’est blessé et on ne devrait pas le revoir avant Grenoble, Boulogne et Saint-Etienne.

Mais alors, qui a tapé de la tête directement sur le gardien en premier mi-temps ?

Probablement le fantôme de Fred. A moins que ça ne soit Benzema, notre spécialiste n’est plus très sûr.

Juninho est-il moins bon contre les Anglais ?

Effectivement. Mais comme le dit Willy Sagnol, peu importe la position du pied, l’essentiel c’est l’efficacité.

Bafé Gomis est entré en fin de match. A-t-il fait un nouveau malaise vagal ?

C’est une méprise. Il était au top de sa forme.

Barcelone est-elle moins forte ou beaucoup moins forte que l’année dernière ?

Le Vestiaire a déjà répondu à cette question. Prenez le meilleur cinq offensif de toute l’Histoire, faites en un trois et vous ne comprendrez pas pourquoi Messi va être Ballon d’or.

Henry est-il la perte la plus importante de tous les temps pour un club de ce niveau ?

Effectivement, mais il n’y a pas de regret quand un joueur prend sa retraite. Par contre virer le soulier d’or est une faute professionnelle surtout pour engager un Suédois.

Mais Ibra est quand même un énorme joueur ?

Disons qu’il a marqué 9 buts en 43 matchs de C1.

Ligue des champions, OM, Girondins, OL : Boli et bien élevé

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Bordeaux, Lyon et l’OM sont décidément maudits. Ils sont encore contraints de jouer la Ligue des Champions. En plus, c’est de nouveau une mauvaise année, les meilleurs sont là.

« Pas de chance au tirage », c’était le titre du quotidien de référence l’année dernière à la même époque. Preuve qu’ils ne disaient pour une fois pas des conneries, Chelsea, Rome, Fiorentina, Liverpool, Bayern, Atletico, c’est sans aucun doute beaucoup plus impressionnant que Milan, Juve, Liverpool, Fiorentina, Bayern et Real cette année. Pourtant, aussi faiblard soit-il, le tirage de cette année, pourrait cette fois ne pas sourire autant que d’habitude aux représentants tricolores. Voici pourquoi :

Parce que Bordeaux va bien finir par se Chalmé

Le Vestiaire soulignait en début de semaine les inquiétudes soulevées par le début de saison des Girondins. Privés de Diawara et Ramé, les hommes de Laurent Blanc n’ont enfilé que 7 buts à leurs adversaires. Privés de Henrique, il n’en ont encaissé aucun. En plus ils n’ont pas réussi à se débarrasser de Chamakh et ses 3 buts. Coup de grâce, ils ont trouvé le moyen de se faire délester de 15 millions en oubliant de filer Gourcuff avec. Mais alors pourquoi Lolo riait autant en découvrant le tirage au sort ? 
Le terrible Bayern qui devrait prochainement sortir de la Bundes zone de relegation grâce à sa star qui veut jouer au Real, et la Juve qui n’a jamais aussi mal porté son surnom avec le partenaire de Deschamps devant et l’adversaire du Laurent Blanc provençal derrière. Tout a été très bien résumé par le Président Triaud si peu arrogant : Bordeaux affronte une équipe de 1985 et une de 1996, et le danger viendra surtout d’Israël. Pas mieux.

Parce que Jean-Claude va chier

Ce n’est plus un secret, le nouveau président de l’OM s’appelle Didier Deschamps. Coup du sort: son actionnaire est mort, et il n’y a plus d’entraîneur. Du coup, c’est un peu comme au jeu de l’entraîneur, tu prends les joueurs que tu veux même des potes qui font plus de foot et tu dégages les nuls. Mieux, tu peux même faire passer le service militaire à des recrues que t’es pas allé chercher. La suite on la connaît, c’est au moins un huitième de finale et d’habitude c’est finale minimum, surtout après avoir fait croire que M’Bia et Lucho tu peux t’en passer, parce qu’on peut pas être plus constipé qu’une équipe de vieux qui peut même plus faire Kaka. 

Et parce que Lyon n’a pas besoin de la femme de Fred pour beaucoup tirer, même sans passer par les préliminaires, tout en sortant la tête haute de la pelouse.

La Légende : Le Pana rit de Djibrill

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C’est le plus gros scandale de l’Histoire du sport après l’affaire Bastareaud et la sélection de Coco-Viloin aux JO de Pékin. Liverpool ne s’en est toujours pas remis. Jean-Claude Hamel et Guy Roux ont frôlé la préventive.

Comment un club aussi avisé (Gérard Houiller, Riise, Diouf) a-t-il pu se laisser berner de la sorte ? Hiver 2004, la trêve bat son plein, le jeune Cissé vient de finir double meilleur buteur de Ligue 1. On n’avait plus vu ça depuis Guivarc’h ou Anderson deux ans avant. On ne le reverra qu’avec Pauleta deux ans après. L’exception, l’apanage des géants. Avec 26 buts, Djibrill atteint un total plus vu depuis Shabani Nonda l’année d’avant. Il n’en faut pas plus pour convaincre les Reds de dépenser 21 millions.

Cissé, Kapo

Le tour est joué, 20 buts en à peine deux saisons. Savidan apprend l’anglais. Deux ans avant, il réalisait une jolie première Coupe du monde, ses meilleurs souvenirs en Bleus : 54 minutes sur le terrain, 216 en dehors, international est un bien grand mot, Louis Marlet et Steve Saha de grands joueurs. Trois grosses blessures, dont un passage à l’OM, un coup de foudre à Sunderland, avec option d’achat. Le pensionnaire du Big Sixteen n’achète pas, le nouveau Canto signe à Athènes, malgré la concurrence féroce de Tottenham, Wigan et Stoke City. Le choix des géants, Benzema apprendrait le grec, Govou le rhôdanien.

L’actu du week-end

Le retour de Batum

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Nicolas Batum reçoit un coup de main avant les play-offs.

Shaq jour suffit sa peine

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Toute à sa joie de rejoindre Twitter et le « 21e siècle », l’animatrice télé noire la plus riche des USA, Oprah Winfrey, s’est faite bâcher par Shaquille O’Neal comme une vulgaire Fred Weis. « ur caps r on, btw », lui a répondu le Shaq, ce qui fait en bon Anglais : « Your caps are on, by the way » ou « arrête d’écrire en capitales avant de te la péter, pauvre conne ».

Laconique

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Qui a dit que Régis Laconi était une chèvre ?

Welsh Welsh

Le Stade toulousain, qui à l’heure où nous écrivons est en train de confirmer au Vélodrome sa grande forme actuelle, n’a finalement pas à rougir de son élimination à Cardiff le week-end dernier. Les Blues ont passé cinquante points à Gloucester (50-12) cet aprem à Twickenham pour gagner la prestigieuse Coupe anglo-galloise. La femme de l’arbitre n’habitait pourtant pas au Pays de Galles.

Fier de Lens

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Notre jeu-concours du week-end : qu’est-ce que peut bien dire à son voisin le troisième gardien de la réserve de Liverpool, Charles Itandje, pour s’amuser autant pendant la cérémonie commémorative de la boucherie d’Hillsborough (96 morts) ?

Le roi de la jungle

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Essais qualificatifs du Grand Prix de Chine : le diffuseur arrière de la nouvelle monture de Jenson Button ne lui suffit pas à aligner une troisième pole consécutive.

Khalilou ? Oui, c’est moi

Plus fort encore que Fiorèse et Ravanelli ? C’est possible. Qui peut par contre bien être ce fameux Khalilou qui court trop vite ?

Ricky la belle vie

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Le boxeur anglais Ricky hatton aime tellement Manchester City et les tatouages qu’il s’est fait ajouter la devise de son club préféré sur les omoplates. Ricky aime par contre un peu moins le latin : le Superbia In Proelia original a été traduit en Anglais pour ne pas trop dérouter les fans. Il ne manquerait plus qu’il passe pour un intello.

Termine à tort

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Allez, on profite du week-end et de cette pub de David Beckham pour Motorola pour donner un peu de rêve à nos lectrices. Il doit bien y en avoir quelques-unes.

L’actu du vendredi 17 avril

Hoarau d’un soir

Petit à petit Hoarau fait son nid. La petite merveille parisienne d’à peine 25 ans a encore confirmé, hier soir, tout le bien que l’on pense de lui en permettant l’entrée en jeu de Ludovic Giuly. Ca sera malheureusement resté inaperçu : Landreau a encore attiré toute l’attention sur lui. C’est ça, les monstres sacrés.

De cancer

Après la greffe du visage et le clonage animal, la science est heureuse d’annoncer la diminution des temps de rémission des fractures de la clavicule. Si seulement Tyler Hamilton avait su. Son ancien patron devrait donc être du Giro. Un cancer, et il pourra aborder le Tour en favori.

Pas…

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Eva pas au mieux

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On mange bien chez les Parker.

Beattie me up

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Transféré l’été dernier de Metz à Newcastle, le défenseur français Sébastien Bassong a réussi le week-end dernier son premier gros coup, dans le visage de James Beattie. « Je pense qu’il l’a fait exprès », a accusé le joueur de Stoke City une fois ses 12 points de suture posés.

Un Cech en bois

Quelles étaient les chances pour que le Chelsea-Liverpool de mardi se termine sur un 4-4 avec un premier but de Fabio Aurelio ? Si ce parieur visionnaire n’avait pas misé qu’une seule livre dessus, on aurait pu croire que Petr Cech avait été acheté par la mafia tchèque. Comment a-t-il donc pu sortir un si mauvais match ?

Boire ou conduire

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La marque Cécillon

MARSEILLE, 16 avril 2009 (AFP) – L’ancien champion du monde de VTT (cross-country) en 2000, Miguel Martinez, 32 ans, condamné le 7 avril pour violence volontaire contre son épouse, a fait appel de sa condamnation, a-t-il indiqué à l’AFP. Le tribunal correctionnel de Draguignan (Var) a condamné Martinez, champion olympique à Sydney en 2000, à quatre mois de prison avec sursis. Le sportif a précisé qu’il avait été licencié par son équipe cycliste, Felt.