Ligue 1, OM : Pas triste Loco

 

Il va tout révolutionner, vous allez voir.

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Un génie se reconnaît facilement : il n’aime pas les conférences de presse, il adopte un comportement autiste, il reste prostré sur son banc pendant 5 minutes à chaque point égaré, ses zygomatiques bougent frénétiquement et ses lèvres ont des spasmes comme les claudos dans le métro, et il n’hésite pas à parler d’un débit lent, en regardant ses pieds, sans faire le moindre effort pour parler la langue du pays. Il concocte aussi des séances d’entraînement d’avant-saison terribles, à des horaires pas possibles, qui font dire qu’à l’OM ça bosse plus que jamais et qu’on n’a jamais vu ça. Et évidemment ça se voit à l’ouverture du championnat. En même temps, il compte sur Franck Passi pour traduire ça aux journalistes, ce qui est un faux problème, et sans doute aux joueurs, ce qui en est un vrai. Patience, Thauvin réussira peut-être quelque chose ce week-end.

Un vrai génie est aussi un ovni sur le plan tactique. Capable d’inventer de nouveaux schémas et de replacer des joueurs à des postes qui ne sont pas le leur. Tout le monde s’enthousiasme, l’adversaire aussi jusque-là, ses joueurs peut-être un peu moins. Mais en tout cas, terminé l’équipe de l’an dernier, moribonde, trop friable défensivement, qui ne court pas. Le public du Vélodrome va être ravi si ça continue.

La révolution, c’est faire ce que personne n’attend : par exemple, faire jouer ensemble Thauvin, Imbula, Payet et Mendy, ce que Baup et Anigo avaient fini par éviter. Et recruter Alessandrini pour avoir encore un joueur qui n’a pas envie de défendre. Como se dice « équipe équilibrée » ? Ca va venir, ce n’est qu’une question de temps, le temps justement de dégager André Ayew et Mandanda. Et que Romao et Lemina soient rétablis, toutes les équipes du monde sont dépendantes de leurs meilleurs joueurs, non ?

Pour un peu, on penserait qu’El Loco n’est pas calculateur, qu’il est vraiment comme ça, un peu barré, et qu’il ignore même pourquoi on a fait appel à lui mais ça avait l’air d’un défi sympa. On pourrait le penser mais il touchait 2,5 millions et demi par an à Bilbao.

Torres : You’ll never score alone

Si Sergi Rodriguez était vraiment socio du Barça, il se poserait une question : avoir battu l’invincible Barca de Ronaldinho en 2005 garde-t-il autant de valeur quand on découvre que Ronaldinho termine danseur de Flamengo ?

Quinze minutes d’éternité, même en prolongation. Sans prendre en considération la sensation d’être le cocu de Fernando Llorente, le quart d’heure de champion du monde de la carrière de Fernando Torres doit beaucoup à Villa. Amusant, un attaquant qui rate des occasions en finale de Mondial est finalement aligné d’entrée parce que lui au moins il s’en créé.

Par le passé, Torres aussi avait éprouvé cette toute puissance. C’était à l’Atletico, à une époque où le football européen existait encore, quand Giggs, déjà trentenaire, n’imaginait pas survoler la Ligue des Champions et faire trois passes décisives en quarts après avoir été mangé par Fanni en huitièmes. Ainsi Torres marquait des buts pour une noble cause : se qualifier en Europa League, même quand la Real Sociedad de Denoueix allait en C1.

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Mais pour grandir, il faut viser haut, ou en tout cas un peu plus haut. Le transfert à Liverpool sonne comme une évidence, un an après un Mondial 2006 moins raté que le suivant. Gerrard, qui ne digère toujours pas d’avoir gagné la Ligue des Champions avec Cissé, veut un grand attaquant pour gagner la Premier League. 4e, 2e puis 7e, l’avenir donnera raison à tout le monde. Même à Drogba, qui non content d’inscrire onze buts de plus que Torres la saison dernière, lui cèdera sa place six mois plus tard.

Sens du but, jeu en pivot, appels : un attaquant paraissait plus vieux que les autres hier à Old Trafford et Owen ne peut pas toujours jouer ce rôle-là. Torres reste quand même vice-meilleur buteur de Premier League 2008 en titre, en compagnie d’Adebayor. Il lui est même arrivé de flamber à Old Trafford et d’y gagner 4-1, ça a permis de ne finir qu’à quatre points du champion. Liverpool n’oubliera pas à qui il doit son seul titre depuis 2007, la Liverpool Senior Cup 2009. L’Atletico se console plutôt bien avec Aguëro.

Ligue 1, 29e épisode : L’OM ré-Elie Baup

 Il s’appelle José, il est là un peu par hasard et il fait de son mieux. Mais avant il était directeur sportif et il voulait Christian Gourcuff.

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Comment va se passer la fin de saison de l’OM désormais ?

Huit points de retard sur la 3e place et un match en plus : le match nul ramené de Reims lance idéalement la fin de saison marseillaise. Plusieurs scénarios sont plausibles. Il paraît d’ores et déjà inconscient de compter sur la défense pour se mettre au niveau quand c’est inutile, alors qu’elle ne l’a jamais fait quand ça l’aurait été. Payet non plus, mais s’il veut aller au Mondial il a encore intérêt à faire gagner son équipe tout seul. Pour ça, il faudra prendre la balle à Thauvin qui a l’inconvénient d’être nul, mais l’avantage de ne pas le savoir, de croire que lui aussi mérite d’aller au Mondial et aussi d’être meilleur quand il n’y a rien à jouer ou presque comme à Bastia. Ca tombe bien il est de retour à Bastia pour dix matchs. Du coup autant faire jouer Imbula et Benjamin Mendy, au pire ça permettra de les montrer avant de les vendre. Les clubs de Ligue 2 font ça.

Pourquoi Nantes n’a-t-il plus le niveau ?

C’est assez simple et c’est le cas tous les ans avec Der Zakarian : en début de saison personne ne se rend compte que ça joue mal mais ça court partout, ça veut avoir le ballon le moins possible donc ça presse haut pour avoir le moins de jeu à faire avant de marquer un but. Donc, en Ligue 1 ou en Ligue 2, ça surprend les équipes cinq mois, les cinq suivants c’est un tout petit peu plus dur parce que personne ne progresse. Pour l’instant ça fait cinq points depuis janvier, ce qui dans un monde sans Sochaux et Ajaccio mériterait évidemment la relégation.

Evian-Valenciennes est-il un match important ?

Oui. Ca ne veut pas dire qu’il y aura beaucoup de spectateurs, ni de téléspectateurs, ni de qualité technique.

Gourcuff peut-il ramener Lyon sur le podium après avoir brillé en équipe de France contre les Pays-Bas ?

Vous avez plutôt bien résumé l’irrésistible retour du meneur de jeu qui manque aux Bleus depuis le Mondial 2010. Il a été énorme tout l’hiver, et a rompu avec son passé où il revenait, marquait quelques buts, et se re-blessait. Cette fois, ça rigole plus. D’ailleurs Lyon prend beaucoup moins de points sans lui depuis le 9 février : 4 victoires, 3 nuls, une élimination utile en Coupe.

Ligue 1, 23e épisode : Le carnet de cheikh

L’OM veut Aliadière, Aliadière veut l’OM, mais qui veut vraiment voir Aliadière à l’OM ?

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Pendant longtemps, on a cru à une blague. Le PSG voulant recruter une superstar au milieu jetait son dévolu sur l’un des cent meilleurs. Même Blanc pensait que ça ne passerait pas, que ça serait trop gros. Et pourquoi pas Eric Carrière ?Mais non, désormais il le sait il peut faire ce qu’il veut.

Que signifie la venue de Cabaye au PSG ?

Il y a deux manières de voir les choses. La première, c’est une recrue pour jouer au milieu quand Verratti, Motta et Matuidi ont besoin de prendre un peu de repos. Certes, ça fait un peu cher la rotation, mais pas tellement plus qu’une relaxe avec Zahia. Et il y a la deuxième manière de voir les choses. Cabaye, c’est Blanc. Il l’avait installé en équipe de France, il le voulait, il l’a eu à un prix étouffant toute concurrence. Depuis, Blanc est comblé et il a vraiment des raisons de l’être. 1, Khelaifi a évidemment eu droit à la question « Ibra et Thiago Silva connnaissaient-ils Cabaye ? » et il a répondu que lui oui. 2, Khelaifi a aussi organisé une conférence de presse au Parc des Princes pour Cabaye comme pour les autres sauf Digne qui ne valait que 15 millions. 3, la Ligue a homologué son contrat en deux jours alors que c’est quatre normalement, comme ça il jouera à Bordeaux, et 4 les journaux télé en parlent. La prolongation du contrat de Blanc jusqu’en 2027 n’a jamais été aussi proche.

Hoarau jouera-t-il ce soir ?

Bordeaux et le PSG l’espèrent, mais pas pour les mêmes raisons. Ce serait triste pour Bordeaux si le club n’était pas à trois points de la 4e place.

Blanc le trouve-t-il toujours atypique ?

Plus que jamais.

Djibril Cissé va-t-il marquer un but avant la fin de saison ?

Il ne faut pas l’exclure. Il est quand même venu à Bastia au prix d’un gros sacrifice financier et sportif, car Krasnodar c’était quand même autre chose. Il est venu pour aller au Mondial donc il est motivé. Ca fait quand même de sacrées bonnes raisons de revenir à un niveau décent et d’espérer marquer un but. Ca ne s’est pas fait lors de la défaite à Valenciennes où il a été remplacé avant l’heure de jeu sans s’être créé d’occasion, ça ne s’est pas fait lors de la victoire contre Bordeaux car il était blessé, pas non plus à Lens car il était encore blessé, mais là c’est sûr ça c’est imminent. A 32 ans, il court toujours vite et s’il a choisi Bastia c’est parce qu’il y a des passeurs pour lui filer tous les ballons. A noter que les passeurs, eux, ne l’ont pas choisi.

Lyon est-il l’équipe en forme du moment ?

6 victoires de suite en 2014, ça vous classe une équipe. Ou plutôt ça vous classe 6 équipes : La Suze-sur-Sarthe 7e de la DH de la Ligue du Maine, Sochaux 20e de Ligue 1, l’OM 5e de Ligue 1, Reims 9e de Ligue 1, Yzeure 2e du groupe B de CFA et Evian 17e de Ligue 1. C’est vrai que depuis le 4-0 au Parc le système en losange ça marche bien, et Gourcuff et Grenier régalent.

Alors Lacazette va aller au Mondial ?

Sans doute, mais seulement si on ne reparle plus jamais de ses apparitions lors de la tournée de l’été 2013 en Amérique du Sud. Jamais.

Ligue 1, 19e épisode : Bordeaux Beugle

La L1 se cherche un 4e mais elle a du mal à trouver. Alors qui ?

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Sané broyeur

C’était il y a un mois et demi, Bordeaux était pas génial, Diabaté était nul à chier, on comptait plus sur Saivet que sur une qualification en Ligue Europa, et Nantes mettait trois cartouches à Chaban donc quelques unes de moins que Makélélé à la fille de Suaudeau. Gillot assurait à tout le monde que c’était un hold-up. La victoire, pas le gendre de Coco. Personne ne l’avait cru parce que 3-0, malgré tout, ça veut dire 3 buts encaissés, mais il aurait fallu. Car depuis, Bordeaux est pas génial, Diabaté reste nul à chier, et il vaut mieux compter sur Saivet que sur une sixième défaite en Ligue Europa car il n’y aura pas de septième match cette saison. Les Bordelais ont-ils fait exprès de battre Ajaccio, Guingamp, Lille et Valenciennes à la suite, ou ces clubs ont-ils fait leur maximum pour le permettre ? On ne le saura jamais. En tout cas ce week-end il y a gros danger car pour garder sa place au pied du podium, il ne faudra pas perdre à Marseille qui peut passer devant. Gros danger ou grosse branlée ?

L’OM de paille

Tant que personne n’aura remarqué que Lille n’est pas une armée de défenseurs intraitables, de gardiens imbattables et d’attaquants de génie, la 4e place restera un bel objectif pour Anigo et Thauvin. On peut dire que l’équipe a du caractère : l’OM est regonflé avec un nul à Lyon et une qualification en Coupe de la Ligue, après trois défaites. Thauvin et Imbula ont peut-être trouvé la meilleure complémentarité possible en fin de compte. Ce n’est pas beau à voir mais il n’y a pas de mauvaise manière de s’intégrer, et puis c’est plus dans leurs cordes que de se faire des passes. Il suffit parfois de changer de chauve : mieux vaut un gros bonnet qu’un bonnet ou une casquette.

A votre Sainté

Deux bonnes équipes n’arrivant jamais seules, le dernier samedi de Ligue 1 de 2013 offre un choc Saint-Etienne – Nantes. Et cette fois le match ne se contentera pas de décevoir les quinquas qui pleureront en pensant au Chaudron, à Michel, à Platini, à Curkovic, à Bertrand-Demanes, aux matchs de Coupe d’Europe contre des cocos, aux matchs de Coupe d’Europe de Coco, peut-être même pousseront-ils la nostalgie jusqu’aux joutes brutales entre Etienne Mendy et Laurent Guyot. Le passé referait presque surface car cette fois le ne devrait même pas faire descendre l’une des équipes en Ligue 2. Par contre pour deviner qui va gagner c’est costaud. Hamouma est un peu moins en forme, et Bedoya mange son pain noir après un début décembre immaculé. Qui joue sous quel maillot ? Sainté a-t-il prévu dans le prêt de Nicolita qu’il ne joue pas ce match ? Qui est Nicolita ? Une groupie de Lavilliers ? Il faudra regarder pour le savoir. Eh oui.

Pendant ce temps-là, Lorient arrive juste derrière, mais à quatre points de la 4e place. Il faudra donc attendre 2014. Ouf.

Ligue 1, 13e journée : Le loup, le renard et le Tallec

Une fois n’est pas coutume, notre spécialiste Ligue 1 a commencé à écrire pendant que Monaco freinait Evian. C’est con, non ?

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Nice est-il plus mauvais qu’Anderlecht ?

Tout va dépendre de Laurent Blanc. S’il répète avant le match qu’il faut être vigilant, que le plus dur c’est de maintenir ses joueurs en éveil et qu’en même temps il leur présente Justo Fontaine en le faisant aimablement passer pour un gâteux qui a inscrit 13 buts en un seul Mondial sans pouvoir se payer la roue d’une des bagnoles d’Ibra, alors oui c’est bien possible que Nice soit encore plus fort qu’Anderlecht. Alors, qu’a dit Blanc avant d’accueillir Nice ? « C’est jouissif d’être à la tête d’un tel club, avec de tels joueurs qui mettent en valeur notre travail. » Puel est dans la merde.

Bordeaux sera-t-il champion de France ?

Une victoire contre Montpellier réduit à dix au bout de vingt minutes, suivie d’un exploit retentissant à Nice qui joue une mi-temps avec son 5e gardien : Bordeaux a compris que pour sortir de sa mauvaise passe il fallait soigner ses premières mi-temps. Cela suppose de réels efforts de concentration et un travail minutieux du staff : titulariser Bréchet seulement en Coupe d’Europe, lui administrer Bellion en fin de match et ne surtout pas craquer le surlendemain quand il faut leur préférer Saivet, Rolan et Diabaté. Comme tout le monde y met du sien ces derniers temps, ça marche plutôt pas mal : plus personne ne remarque que Gillot est encore entraîneur. Il n’a pas encore besoin de rappeler qui est le vainqueur de la Coupe de France 2013.

Qui sont les trois millionnaires de Valenciennes ?

Si un certain nombre de présidents de clubs de Ligue 1 hésitent à aller jusqu’à faire grève, c’est sans doute à cause de la réponse à cette question qui se pose depuis qu’on sait d’où viennent les 114 fortunes de France. Trois joueurs de Valenciennes sont donc payés au moins 85 000 euros par mois sans que l’on sache où est vraiment le scandale : qu’ils soient payés autant, que Valenciennes puisse payer autant, que Valenciennes continue de payer trois joueurs ou que d’autres clubs arrivent à monter de telles arnaques. Pour deviner, il faut procéder par élimination. Et quand on procède par élimination, on tombe toujours sur Le Tallec. Le Mondial 98 a permis bien des excès dans les centres de formation et cette fois De Camaret n’y est pour rien. Qu’il ait eu sur le dos un maillot de Liverpool, du Havre, de Saint-Etienne, de Sochaux, du Mans et d’Auxerre, tout le monde a fini par pardonner au Tallec ses périodes d’inefficacité. C’était normal. Quel attaquant n’en a pas connues, et quel attaquant n’a pas conduit ses clubs à ne jamais jouer la Coupe d’Europe, et qui n’a pas connu deux descentes en Ligue 2 ? 46 buts en 264 matchs de Ligue 1 et Ligue 2, ça fait environ 0,78 but par mois ; sur la base du million actuel, son but est donc coté en moyenne à 108 974 euros. Du coup, on s’en fout de savoir qui sont les deux autres millionnaires.

Et ce grand derby sur Canal ?

Cinq victoires lyonnaises de suite, 13 matchs à Geoffroy-Guichard sans victoire stéphanoise : si Saint-Etienne veut coller une branlée à Lyon, ce sera le soir. Le seul problème c’est que c’est trop facile, à part pour Rijeka. Mais qu’est-ce qui est facile pour Rijeka ? Canal s’est emparé de l’affiche en oubliant une petite chose : Lyon n’est plus une grosse équipe et Saint-Etienne n’en est pas encore une. Alors que faire ? Un 3 minutes en avant match sur le retour de Gourcuff ? Demander à Menes de parler de Corgnet ? Mettre Ruffier au micro de Paganelli pour savoir lequel est le plus intelligent ? Demander son avis à Bravo ?

On ne reparle pas de Monaco ?

Ben non, Falcao a marqué.

Donc rien sur Abidal ?

Patience, les barrages contre l’Ukraine sont dans quelques jours. Allez, juste un extrait du live lequipe d’hier : « 65e. Enorme frayeur pour Monaco ! Sougou, qui a récupéré le ballon en taclant entre Abidal et Ricardo Carvalho, se présente seul dans la surface de l’ASM. »

Et Emmanuel Rivière, il ne marque plus ?

Ben non.

Ligue des Champions : Stars à homicides

Qui peut affirmer que l’OM ne gagnera pas la Ligue des Champions ? Baup, peut-être. Un consultant.

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Des stars qui n’en sont pas, qui se la racontent une heure trente sous les yeux de chroniqueurs pas tellement inspirés, devant une audience qui ne reste pas une heure trente : si la case est libre l’an prochain Cyril Viguier en sera. Pour l’instant c’est la ligue des champions à la télé et c’est pas vraiment génial, ni passionnant.

Dis moi quelles sont tes stars, je te dirais qui tu es et pourquoi tout le monde zappe. Honneur à la grande révélation de la saison, Arsenal. Pas la Premier League, juste Arsenal. Difficile de dégager une star d’un tel collectif. Pourquoi Ozil plutôt que Giroud ou Ramsey ? Arteta vit déjà mal de ressembler à Fabregas en plus vieux, ce n’est pas un coup à lui faire. Donner la leçon au Dortmund de Mkhytarian et Subotic, osons les appeler les vice-champions d’Europe : ça a de la gueule. Alors qu’est-ce qu’une grande équipe ? Une qui réussit le doublé Premier League-Ligue des Champions par exemple. Une grande équipe c’est, pourquoi pas, une défense Koscielny-Mertesacker, un milieu avec Ramsey, et Giroud en pointe. Pourquoi personne n’y a pensé jusque-là ? Ou alors il fallait juste ramener Ozil pour arrêter de tomber sur plus fort en quarts ; dans ce cas, le Ballon d’or est tout trouvé.

Mais il ne faut pas se fier aux affiches supposées. Les grandes équipes sont partout, c’est la Ligue des Champions. Il y avait par exemple un Barça-Milan AC. Avec le fameux Alexis dont tout le monde parle, face au Kaka dont tout le monde parle. On n’oublie pas Robinho, celui qui ne s’est jamais vraiment imposé au Real, puis à Manchester City, puis au Milan AC, puis à Santos, puis au Milan AC qui n’arrive pas à le refourguer à Santos qui évidemment n’en voulait plus vraiment. Il était donc titulaire hier soir. Avec une telle parterre, que Messi inscrive un doublé et Kaka un but était comme une évidence : ce n’est pas parce qu’on ne peut plus accélérer que deux fois par match qu’on va s’en priver. Neymar, lui, peut encore plusieurs fois par mi-temps : il est meilleur buteur de la C1, et de loin. Le haut niveau n’est pas une affaire de hasard, ni de Hazard d’ailleurs.

Messi aura sans doute eu une pensée pour l’époque où il jouait avec ses jambes et celles d’Eto’o. Pourquoi être nostalgique ? Eto’o a aussi marqué son doublé ; de quoi faire hésiter Mourinho entre lui et Torres. Lewandowski ? Non, ça me dit rien.

Paris et le Bayern se retrouveront donc en finale. Attention quand même à l’Atletico, Naples et Leverkusen.

La légende : Papin de sucre

En ce moment, l’OM a Gignac. Il est aussi international.

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C’est le plus grand avant-centre français de tous les temps, un des cinq meilleurs au monde et pourtant, il ne viendrait à l’esprit de personne de le citer dans un tel classement. Et Christophe Horlaville, il a marqué 28 buts en 37 matchs de Coupe des Champions ?

28 juin 1986, on joue la 43e de minute de France-Belgique. C’est l’instant que choisit Jean-Pierre Papin, 22 ans, pour marquer le deuxième but de sa carrière en Coupe du Monde, le dernier. Le meilleur ratio buts marqués matchs joués de l’Histoire des bleus n’aura donc plus jamais d’autre occasion à ce niveau, à la différence de Guivarc’h, qui n’en fera pas meilleur usage. Il ne sera jamais Just Fontaine, mais il ne sera jamais Florian Maurice non plus, la malchance parfois s’arrête. La suite ne sera qu’une succession de mauvaises fréquentations. 185 buts olympiens en évoluant aux côtés de Bruno Germain. Un déménagement fortuit chez Marco Simone à une époque où on ne déménageait pas chez les Simone, avant d’aller payer quelques bières de remerciement à Kostadinov, et enfin Baup finit par lui filer un coup de pied au cul pour aller vérifier les légendes sur le climat breton. Baup, déjà.

Papin sec

Si Papin n’a obtenu aucun titre international en Bleu, ce n’est pas qu’à cause de Henri Michel, Michel Platini, Gerard Houiller ou Aimé Jacquet, c’est aussi grâce à Fabrice Divert, Pascal Vahirua, Jean-Marc Ferreri, Daniel Xuereb et Christian Perez. Lequel rappelle le plus Zidane ? En club, Papin marquait 15 buts ou plus partout, à Valenciennes comme à Milan. Il gagnait les matches à lui tout seul, en équipe de France aussi. Sauf à Bari en 91, à Munich en 93, à Paris en octobre et novembre 93. Sa cheville lui offrira quand même une Coupe de l’UEFA, face à Zidane, Liza et Duga avant d’aller leur piquer la place en Gironde pendant qu’ils piquaient la sienne sous un trophée en or. On a la revanche qu’on peut.

Si tout le monde continue de le faire chier avec Patator et les Guignols, c’est que son chef d’œuvre restera à jamais l’Euro 92. Sur une seule jambe, il plante deux fois en trois matches après avoir gagné tous les matchs de qualif avec Canto. La France s’arrête au premier tour, malgré les cris de Saccomano sur le dernier but. Il était de Larsen.

Et s’il avait été aligné lors de la demi-finale France-Allemagne en 86 ? On ne saura jamais si ça aurait changé l’histoire, mais on connaît l’histoire avec Bellone et Stopyra .

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OM-Naples : André perd Gignac

Daniel Bravo avant le match : « Baup a fait ses preuves l’an dernier ».

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Dédé est un peu comme son entraîneur et son club : il préfère les saisons où il n’y a pas la Ligue des Champions. Ce n’est donc pas une question d’embonpoint, et surtout pas pour ses statistiques. Dans les grands rendez-vous, Dédé finit toujours par rappeler l’une des raisons trop souvent oubliées de l’échec de l’équipe de France au Mondial 2010 : dès que le niveau monte un peu, il devient soudain un peu moins rapide et un peu plus gros. Comme s’il abusait de la pression et que, ivre, il ne savait plus faire un contrôle ou se créer une occasion. Ça doit venir des centres de Payet. Ou alors à 27 ans, il a passé l’âge de marquer des buts en Ligue des Champions, c’est possible aussi.

Il est sans doute plus simple de mordre dans un kebab que dans un match européen. Mais pour Gignac comme pour les autres, le problème demeure le même : Ayew est réellement le meilleur et depuis trop d’années. Deschamps avait fini par s’avouer vaincu face à ce problème qui l’avait fait terminer 10e de Ligue 1 une année de quart de finale de Ligue des Champions. On ne peut pas réussir partout, Baup est même en passe de ne réussir nulle part. Aux mêmes causes les mêmes conséquences, ça fait quatre défaites de suite et un fonds de jeu en constant progrès. Les joueurs marseillais et leur coach ont un point commun dans leur cursus : ils n’ont pas été formés à jouer le mardi ou le mercredi.

Alors tout d’un coup Payet retrouve son niveau de Saint-Etienne, Diawara celui du Havre, Fanni celui de Nice, Romao et Morel c’est Lorient. On pourrait continuer mais révéler qu’Abdallah vient de Sedan et Thauvin de Bastia c’est comme tirer sur une ambulance, sans que la famille Anigo n’y soit pour quelque chose. C’est donc toute la cellule recrutement de l’OM qui est à féliciter, mais aussi tous les médias qui ont fait du mercato estival de l’OM un modèle du genre, donc l’ensemble des médias. On repense en premier lieu à ce reportage bien senti de Téléfoot sur le phénomène Imbula, qui a failli entrer en jeu ce soir. Manque de bol il n’y avait aucun avantage à défendre dans les parages.

Une fois qu’on s’est fait l’OM, Gignac et Baup, on n’est pourtant pas plus avancés. Car Naples, qui a au moins autant impressionné le Vélodrome qu’Arsenal, a autant de chances qu’Arsenal de se faire sortir. Ce n’est pas que Dortmund soit à son niveau de l’an dernier, sans Gundogan ce n’est pas possible. Le foot européen se résumerait-il au nom d’un inconnu austro-turc ? C’est possible : Barcelone a été tenu en échec par une équipe de Serie A qui a fait jouer Kaka et marquer Robinho, et Ozil n’a toujours pas le droit de gagner contre une équipe de Bundesliga. Décidément c’est dur le haut niveau, même quand il est moins haut. C’est l’année ou jamais pour Ibrahimovic s’il veut gagner un jour une demi-finale.

OM – Arsenal : Au petit Gunner la chance

C’est l’effet Ozil : l’OM a raté ses occasions d’ouvrir le score

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C’est la sensation de cette première journée de C1 : Giroud aimerait marquer Arsenal comme Henry et Van Persie. Cela suppose deux préalables : marquer beaucoup de buts et bien sûr que Van Persie ait marqué le club comme Henry. C’est à croire que Giroud n’a signé un pacte avec Wenger que pour avoir droit d’ouvrir sa grande gueule dans l’Equipe sur ses ambitions, sa grande gueule, ce nul de Benzema en équipe de France ou sa belle petite gueule. Mais il faut lui rendre hommage : il a servi à marquer le deuxième but de son équipe. Un appel à gauche et Ramsey a pu tranquillement aller marquer plein axe. Sans le concours de Lucas Mendes, qui a marqué à la culotte Nkoulou qui lui-même marquait Giroud, rien de tout cela n’aurait été possible : le foot est bien un sport collectif.

C’est bien le rôle de la Ligue des Champions de révéler les grands joueurs qui méritent de la jouer, du moins en février. Ainsi, que la tête suicidaire en pleine surface qui retombe sur Walcott seul pour ouvrir le score soit l’œuvre de Morel n’est pas ce qu’on appelle un pur hasard. Pas plus que le compteur but bloqué à zéro de Gignac, les jolis dribbles chaloupés et très utiles de Payet, la belle rentrée très décisive de Thauvin et le joie démonstrative de Jordan Ayew après son penalty qui permettait à l’OM de marquer le but du 1-2 alors que le temps était fini. Sans doute l’importance du but à l’extérieur avant le retour, ou un truc comme ça. Sinon, il y avait Romao, Imbula et quelques inconnus sur le banc du côté marseillais, et même Flamini mais en face. A l’OM ça tripote sacrément bien la balle, s’ils ne jouaient pas arrêtés ils pourraient même faire de belles choses mais Valbuena court pour tous les autres, alors à quoi bon. Et puis comment s’admirer si on court aussi pour défendre ? Du coup c’était un assez mauvais match et Marseille est éliminé. Mais Wenger aime la politique de recrutement de l’OM et il lui prédit le meilleur pour l’avenir. On pourrait croire à un foutage de gueule mais il a suffisamment prouvé sa compétence en la matière.

Pendant ce temps-là, Higuain est une star. Vive le Calcio, vive Dortmund et vive les prochains Père Noël européens que le Vestiaire prépare.

PSG: Pour le meilleur et pour le Pirée

 Les entraîneurs du PSG ont tous dit que Thiago Motta était leur meilleur joueur, mais l’un d’entre eux pensait-il qu’un jour ce serait vrai ?

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Les premiers soirs de Ligue des Champions sont toujours instructifs. Non en fait ils le sont jamais mais pourquoi ne pas le croire. Ainsi le Real fait peur à l’Europe entière, et c’est sans doute plus lié au 6-1 qu’à la première mi-temps de merde où Galatasaray a failli marquer 3 fois. Mais qu’importe, Ancelotti est l’homme qu’il fallait à la Maison Blanche pour la decima. On a encore une dizaine de poncifs de ce genre en stock, dont une vingtaine sur Bale, mais mieux vaut les garder, la saison sera longue.

D’un poncif à l’autre, un club grec vaut bien un club turc. Une mi-temps à s’étonner qu’un Slovaque tripote les fesses à toute la défense brésilienne du PSG, une autre à s’extasier devant la force de frappe sur les coups de pied arrêtés parisiens et le tour est joué : Paris a gagné 4-1. A partir de là tout devient clair, Paris est effectivement candidat à la victoire finale, Laurent Blanc a réussi son premier test, son 4-3-3, enfin celui de Gasset, est la trouvaille de l’année, et tutti quanti : Makélélé sait parler aux joueurs, Marquinhos est la nouvelle pépite, Laurent Robert était un grand joueur, CQFD. A quoi bon jaser sur Ibra qui ne marque pas, sur Cavani pas très bon, sur Marquinhos qui a pris un petit pont avant de marquer son but qui sert à pas grand-chose, et sur Lucas qui dégage le plus vite possible du terrain ? Pardon, il était blessé, et c’est vraiment dommage parce qu’il avait tenté un dribble. On n’est qu’en septembre, c’est bien trop tôt pour s’inquiéter parce que Matuidi n’est plus du tout à son niveau depuis le début de saison ou que Lavezzi est quasiment le meilleur. En même temps c’était facile pour lui, il avait pas à défendre sur le terrible Mitroglou.

Tout ça donne vraiment envie de se plonger dans cet OM-Arsenal. L’an dernier c’était pas l’OM mais Montpellier, par contre c’était globalement le même Arsenal. Et Arsenal avait gagné, et Giroud avait marqué. Il y a des choses qu’on ne peut pas laisser faire si on veut vraiment jouer la C1, même pour Elie Baup. C’est probablement l’heure de Payet. Ca fait peur, mais à qui ?

On suivra aussi avec attention les débuts de Lyon. Ah bah non.

Sinon tous les autres ont mis 3 ou 4 buts à part la Juve, et tous les autres c’est les quarts de finaliste. C’est bien la Ligue des Champions. On se rappelle en mars.

Ligue 1: Thauvin d’honneur

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Thauvin peut-il prétendre au Ballon d’or ?

Une analyse la plus détaillée possible sera faite par le Vestiaire après ses premiers pas marseillais. Sans parti pris ni préjugé, car il faudrait considérer trop de paramètres : sa coiffure en pics, son retrait de permis, sa grève à Lille, ou quelques phrases prononcées en janvier à sa signature du genre « En arrivant, j’ai déjà pu apercevoir les installations. Il n’y a pas de doute, on peut d’emblée constater à quel genre de club on a à faire » ou « le LOSC est un club qui m’a proposé un très beau projet sportif. Ça m’a tout de suite plu et, avec l’appui de mes conseillers, nous avons tout de suite pris la décision de m’engager. » Après ça, comment pourrait-il rater ses débuts, se planter avec l’OM et se griller auprès de tous les autres clubs ? L’équipe de France n’attend que lui, et il y retrouvera très vite Payet qu’il a bien connu à Lille. Ca facilitera son intégration.

Bordeaux sera-t-il mathématiquement relégué dimanche ?

La réaction d’orgueil a ses limites. Quand, à l’époque, Jean-Louis Triaud s’étonnait du rendement du Bordeaux de Wendel, puis de celui de Tremoulinas, voire de celui de Plasil, il obtenait souvent une réparation qui assurait le maintien aux alentours du printemps. Mais que faudra-t-il dire cette saison quand il s’agit d’un frère Sané, et pas le bon en plus, ou de Saivet ? Attaquer la compétence de ses victimes est exclu, eux-mêmes finiraient par être d’accord que M6 ne peut plus laisser faire ça. Peut-être remettre en cause le choix de la couleur des flammes sur la Porsche ou le nombre d’orgasmes de la fiancée du jour. Ou alors s’en prendre directement à l’agent, ou aux agents, ou aux tontons, ou aux tontons et agents. Mais c’est du boulot.

Mutu: La retraite par capitalisation

retraite

Le championnat de Ligue 1, ancienne Division 1, est souvent confondu par les plus grands joueurs avec un sanatorium. Il y a ceux qui décident brusquement de stopper leur carrière, ceux qui ont fini depuis un moment et ceux qui viennent simplement perdre quelques années. Allez savoir pourquoi, ça tombe souvent sur le PSG. Voici l’équipe-type des phases terminales de ces vingt dernières années.

Bodart. Lorsqu’il arrive à Bordeaux en 1996, il n’a que 34 ans. Il n’est jamais trop tard pour débuter une carrière.

Menzo. Lorsqu’il arrive à Bordeaux en 1997, sa carrière n’est pas finie. Elle ne commencera jamais.

Mondragon. Metz lui avait offert un passeport pour l’avenir. Rien n’est encore fini.

Chilavert. Le meilleur gardien du monde était Paraguayen. Le plus mauvais était Strasbourgeois.

Kopke. Lorsqu’il arrive à Marseille en 1996, il est surnommé meilleur gardien du monde. Ce n’est pas un oxymore, ça va le devenir. L’OM, à l’époque, ça ne vaut rien. Deux ans plus tard, Kopke, ça ne vaudra plus grand-chose.

Barthez. Pas prolongé à Marseille, il n’écoute pourtant que son courage et signe à Nantes. Ducourtioux est à Sedan. L’amour du jeu.

Dutruel. Sans trop savoir comment, son CV affiche FC Barcelone. Ça n’a pas vraiment servi sa carrière internationale, mais il a obtenu un contrat de deux ans à Strasbourg pour fêter ses 31 ans. Blessé un an et demi, il s’arrêtera là.

Lizarazu. A son arrivée à Marseille, en 2004, Liza n’a fait que quatre saisons de trop et un Euro loin d’être pathétique si on le compare à celui de Desailly. L’OM méritait-il un tel respect ? Le Bayern sans aucun doute.

Heinze. Incontournable au PSG entre 2001 et 2004, il veut jouer arrière central, mais Pochettino est là. Ensuite, Manchester et le Real. Finalement, il veut bien jouer latéral gauche, mais Evra et Ramos sont là. A 31 ans et toujours 1,78m, il devient enfin défenseur central à Marseille. Pourtant, Diawara et M’Bia sont là. Tant pis, il jouera arrière gauche.

Makelele : Pas très bon en début de carrière, le meilleur à la fin, le PSG découvre la suite.

Dhorasoo : Un an à Milan finit presque par en faire une star, il est sélectionné chez les Bleus, évidemment par Domenech. Retour à Paris pour une saison de merde, il fait la Coupe du Monde quand même, évidemment c’est Domenech.

Jugovic : Il signe en même temps que Deschamps à Monaco, en 2001. Les deux ont les cheveux gris, l’un est entraîneur, pas l’autre.

Hugo Leal : Le phénomène. Il signe au PSG à 20 ans, et se trouve tellement bien payé à rien foutre qu’au bout de 3 ans c’est déjà la retraite.

Rai : A son arrivée au PSG en 93, c’est une star au Brésil, incontournable titulaire. En 94, le Brésil finit champion du monde, Rai finit sur le banc. Mais Rai finit star au PSG. C’est pas mal ?

Burruchaga : A son arrivée nantaise en 1985, Burruchaga a 23 ans, qui peut le soupçonner d’avoir voulu mettre fin à sa carrière ? En revanche son passage à Valenciennes à 30 ans est beaucoup plus suspect, ses 6 mois de prison avec sursis à peine moins.

Denilson : Lorsqu’il arrive à Bordeaux en 2005, Denilson est considéré comme un gros nul depuis 7 ans, mais on se dit qu’il doit bien savoir faire quelque chose quand même. Quand il repart en 2006, il est considéré comme un gros nul qui ne sait pas faire grand chose quand même.

Savio : Au Real, on ne savait pas vraiment ce qu’il valait mais on avait une petite idée. Son transfert à Bordeaux en a dit beaucoup, sa saison encore plus. Qu’en pense Saragosse ?

Micoud : Un maître chanteur. Quatre bonnes saisons à Bordeaux, et le chantage affectif : il se fait aduler en Allemagne et cache qu’il a 33 ans pour mieux revenir en Gironde. Deux ans plus tard, à la fin de son contrat, l’empathie a disparu.

Ronaldinho : Quand il arrive au PSG, il ne lui reste que deux bonnes saisons à jouer, il les fera à Barcelone. Le nouveau Ronaldo se propose alors de devenir le nouveau Raï, il se rétracte un temps avant de devenir le nouveau Leonardo.

Leonardo : A son arrivée au PSG en 1996, il se souvient qu’il était titulaire au début de la Coupe du monde victorieuse du Brésil. Il jouait arrière droit. Redevenu milieu, il fait un bon match sur les 9 années suivantes, face à Bucarest.

Okocha : A son arrivée au PSG en 1998, Okocha est une star au Nigéria. A son départ en 2002, il signe à Bolton.

Gallardo : Au Parc des Princes en 2007, tout le monde se souvient qu’il a joué à Monaco, sans y faire grand chose. Paul Le Guen va finir par l’oublier, Ortega aussi. Hugo Leal s’est trouvé un successeur.

Letchkov : Il rejoint l’OM en 96, le Mondial était en 94. Deux ans, ça compte chez les chauves.

Völler. A son arrivée marseillaise en 1992, Rudi a 32 ans et toutes les chances d’en finir. Un brin malchanceux, il fait une grosse saison et gagne même la C1. Coup de chance, il rentre dans le rang l’année suivante (six buts).

Klinsmann. De la même invasion que son compère Rudi en 1992, Jurgen est censé en avoir déjà fini. Décidément très incorrect, il fait le même coup que Völler et relance carrément sa carrière.

Raducioiu. A son arrivée sur le sol américain en 1994, Raducioiu a 24 ans et vit dans l’ombre vampirique de George Hagi. Il plantera quatre buts. A son arrivée sur le sol monégasque en 2000, il a 30 ans et vit dans l’ombre de lui-même. Il jouera douze matchs en deux saisons.

Wolfarth. A son arrivée à Saint-Etienne en 1993, Wolfarth a 30 ans. Il se souvient de ses débuts à Duisbourg, en 1981, et de ses cinq titres bavarois. Lorsqu’il quitte Goeffroy-Guichard, en 1994, personne ne se souvient de lui.

Ravanelli. Juve-Middlesbrough-OM, en général ça cache quelque chose. Lazio-Derby County-Dundee-Perouse en l’occurrence.

Anderson. Après 1.000 belles saisons dans divers clubs de France et de Navarre, il se fait installer une tente dans les tribunes du Camp Nou en 1997. Les piquets sont vétustes, Aulas lui offre un toit l’année suivante. Curieusement, en France, il a le niveau, mais allez savoir pourquoi, il a sept sélections chez les Auriverde, Ronaldo 97.

Elber. Au Bayern c’était un avant-centre moyen dans un championnat faible. A Lyon, toujours très inspiré, c’est un avant centre faible dans un championnat moyen. Aulas s’en rendra compte plus vite que pour Fred, mais moins vite que les sélectionneurs brésiliens (quinze matches).

Simone. A son arrivée au PSG en 1997, il est un remplaçant moyen, mais au Milan AC depuis huit ans, au poste de Van Basten, Papin et Weah. Il sera un consultant star qui parle pas très bien français sur L’Equipe TV puis sur Canal.

Kluivert. A son arrivée à Lille en 2007, Kluivert n’est pas le grand-père du joueur qui donna la C1 à l’Ajax en 1995. C’est le même, mais avec un passage à Newcastle en plus.

Vieri. A son arrivée à Monaco en janvier 2006, il ne fait plus Bobo. Neuf matches et quatre buts plus tard, c’est la rédemption, l’Atalanta sautera sur l’occasion.

Morientes. A son arrivée à Monaco en 2003, il est indésirable au Real. Il revient en grâce au Real en 2004 : treize matches.

Saviola. A Monaco en 2004, il est le successeur de Morientes. A son départ, il est celui de Nonda.

Koller. Dès son arrivée à Monaco en 2006, on se demande ce qu’il va foutre dans ce classement. Sparta Prague, Lokeren, Anderlecht, Dortmund, il n’a pas bougé : toujours 2,02m.

Moldovan. La métamorphose de Nantes ne lui vaut non pas un, mais deux passages. Il est champion de France au premier, pas au second. Pourtant, Yapi-Yapo se souvient d’un grand professionnel venu du Servette Genève.

Weah. Furtif marseillais lors de la saison 2000-2001, il se rend trop vite compte que les fonds d’investissement du Golfe valent déjà plus cher. Dommage, il en était presque à autant de buts que de kilos en trop.

OM : Dassier trempé

Jean-Claude Dassier s’est peut-être fait dégager comme une merde mais parfois ça fait du bien. Il est si sympathique. Souvenez-vous, c’était il y a quelques mois voire quelques années.

Quand Alexandre Delpérier n’interviewe pas Raymond Domenech en exclu, il a parfois le temps de trouver des idées originales. Comme envoyer les caméras de Direct 8 déambuler dans le 400 m² de Jean-Claude Dassier sur les hauteurs provençales. Six ou sept modestes canapés, une cuisine américaine à peine plus grande que le stade Vélodrome, Jean-Claude c’est un peu vous et moi. D’ailleurs, il s’appelle Jean-Claude, comme ton parrain qui a toujours rêvé d’habiter un vingt-six pièces.

Mako ou maquereaux ?

Jean-Claude, c’est pas le football qui lui en a foutu plein les poches. Avant les droits télé, il y a eu la télé : « A l’époque, je gagnais bien ma vie« , se souvient, nostalgique, le saint-patron phocéen. Il ne se souvient pas en revanche de son dernier sourire. C’était en 1991, quand il visionne les essais de Marianne Mako avec  Thierry Roland  : « Celle-là elle a le talent où il faut. » Mathoux, Kupferminc, Houy, Tzara, Hardy, Jeanpierre, Jaillant, Praud, c’est bien lui, le patron des sports. Les pet shop boys 90 minutes avant le doublé de Kostadinov, c’est lui aussi. Tout n’est donc pas à jeter. Il se débarrassera quand même du Top buts. C’est au service des sports de TF1, devant les reportages de Vincent Hardy, qu’il prend l’habitude de relativiser. Un mort par overdose en pleine orgie, ce sont les risques du métier. Une interview ratée de Pascal Praud, c’est un pléonasme, il finira quand même par le virer de LCI. Car entre-temps, J-C est devenu le patron de la chaîne info d’à côté.

Brandao de morues

Passionné d’animaux, il n’a pas son pareil pour renifler un minou. Ferrari, Lapix, Theuriau, Moulet. La chance du débutant. Pulvar ? Simple pigiste. « T’es vachement bien, t’es super, mais Machine est plus jolie que toi. » L’égalité des chances. Et puis arrive Marseille, sa bonne mère, ses viols sur autoroute, ses chants injurieux. « Taïwo, j’arrive pas à lui en vouloir. » Jean-Claude c’est un peu notre grand-père. Sauf que les blagues racistes du dîner ne le font pas rire. Il ne rit jamais, même quand il prend une branlée aux municipales sur le bassin d’Arcachon. Mais au fond il s’en branle, sa villa a triplé de valeur même si son voisin c’est Julien Courbet.

Pendant ce temps-là, Pape Diouf pensait que le foot français est raciste. Qu’il rende sa Mégane décapotable.

La Légende OM-Milan : Mozer fucker

bravo

Comment peut-on devenir le plus grand entraîneur du monde quand il n’y a ni joueur, ni club, ni sélection nationale dans son pays d’origine ? En rencontrant Bernard Tapie.

C’est l’histoire d’un club qui va battre en finale le Milan de Capello avec Abedi Pelé.  Un club qui va aller en finale avec Waddle et Abedi Pelé en battant le Milan de Sacchi. L’auteur de ce miracle, sans doute un des plus grands exploits de l’histoire du foot, s’appelle Raymond Goethals. Il n’est ni Italien, ni Hollandais, ni Portugais, ni même Français. Il est belge, comme les frères M’Penza. Comme Luc Nilis, tout sauf un Hazard. On peut donc venir d’un pays où le foot n’existe pas et faire deux finales de C1 en deux participations, rester invaincu, battre deux fois le meilleur club du monde tout ça sans Essien, Juninho, Diarra et Tiago. Difficile de faire mieux. Et pourtant, c’est possible : le faire avec des joueurs moyens, voire nuls, des joueurs qui auraient raté deux Coupe de monde successives, qui n’auraient pas passé le premier tour de l’Euro 1992, qui n’auraient été titulaires qu’en France, qui n’auraient rien gagné en sélection nationale ou qui ne seraient venus que pour une retraite bien méritée. Goethals aurait-il eu tout ça sous la main ? Vérification.

Amoros, par amour du flou

Le 29 mai 1991, Marseille affronte  l’Etoile Rouge de Belgrade. Une équipe de superlatifs, puisque son milieu est, avec la Suède 1994, France 1998-2000 et le trio lyonnais 2005-2006,  le meilleur quatre jamais aligné depuis 20 ans : Savicevic, Prosinecki, Mihajlovic et Jugovic. Pourtant la Yougoslavie sera privée de son doublé Euro-Coupe du monde pour des raisons qui lui appartiennent.

En face, Goethals aligne son habituel huit offensif : 1-5-2-3. Avec la défense de l’équipe de France Amoros-Boli-Casoni associée à Di Meco et Mozer. L’adjectif mauvais serait dur, mais il va si bien à Germain et Fournier alignés juste devant. En attaque, on mise tout sur le meilleur, Papin et ses adjoints Waddle qui est ailier et Abedi Pelé. Si on compte bien, on a donc, un latéral retraité de 29 ans, un bout de la charnière de l’équipe de France 1988-1993, un stoppeur brésilien de 31 ans qui n’aura jamais connu une finale de Coupe du monde, la doublure de Lizarazu, celle de Van Basten, l’ailier de Newcastle, Tottenham, Sheffield, Falkirk, Bradford, Sunderland, Burnley, Torquay et un  finaliste de la CAN sans oublier Germain et Fournier. Rappelons que cette équipe a sorti Milan en quarts de finale et pour éviter les sous-entendus, précisons le Milan de Berlusconi.

Deux ans plus tard, c’est avec presque pire mais sans Olmeta. Individuellement, les Marseillais, exceptés le gardien et Angloma, sont évidemment plus faibles à tous les postes, comme le prouveront brillamment Deschamps et Desailly en novembre 1993. En attaque, c’est 33 ans, une saison de haut niveau et donc une finale de CAN. Et pourtant, c’est suffisant puisque c’est Goethals qui entraîne.

Inter-OM : Völler de poule

Dans la cassette OM les années champion, l’OM avait besoin d’être champion pour aller loin en Coupe d’Europe ?

Aussi fière d’exhiber les plaques rouges de son décolleté, Nathalie Ianneta n’a pas fait languir trop longtemps son réalisateur préféré : un chiffre, un seul, le 19. Dix-neuf ans après, l’OM est de nouveau en quarts de finale de C1. Ca valait bien des félicitations en duplex à André Ayew, sans carte de presse bien sûr, défaite à Ajaccio oblige.

Même sur Canal, le maquillage et les synthé ne redonnent aux gens qu’une première fraîcheur toute relative. La preuve, Papin était en sur le plateau pour analyser le match de TF1. A l’époque, Biétry n’avait même pas son numéro de portable. Eh non. France football valait 12 francs et ne sortait qu’une fois par semaine avec un sujet sur Bocandé de temps en temps. Sauzée, lui, mettait des triplés, si les fractures comptaient Diawara serait le successeur. Chaque époque mérite son leader. Cette année, enfin hier, il est venu du banc : Brandao qui remplace Valbuena et Rémy, et derrière Mandanda se charge des passes : avec ça on peut voyager. C’est huilé comme une attaque Völler-Boksic avec Ferreri sur le banc. C’est beau comme à l’époque : contrôle du dos, reprise en plein milieu. Peut-être que Boksic aurait choisi la poitrine et fait exprès, chacun ses spécialités.

Produit Boksic

Le retour du grand OM, celui dont tout le monde rêve, ce n’est pas tellement d’avoir deux fils Pelé. C’est qu’on reconnaît bien l’équipe de 93, capable de transposer en Coupe d’Europe son niveau de Division 1. Et ça marche. Deschamps est toujours là bien sûr. Il n’est pas le seul à avoir vingt ans de plus et à mériter le costard et une place de choix sur le banc : Diarra, Diawara, Cheyrou et pour les quarts Bracigliano. L’épine dorsale des grands OM a toujours fait froid dans le dos, l’axe Mandanda-Diawara-Mbia-Valbuena-Rémy ressemble bien à Barthez-Boli-Desailly-Boksic-Völler.

Il y a aussi les petits jeunes qui ont une avenir international tout tracé : Marquet en 93, Morel, Amalfitano, Nkoulou, Azpilicueta, Gignac, Kaboré, Fanni, Jordan Ayew cette année. Si les petits cochons ne les mangent pas ceux-là, on ne sait pas jusqu’où ils iront. Et dans une compétition autrement relevée : Nicosie pourrait se dresser sur la route de l’Olympe en quarts. C’est vrai qu’à l’époque, y avait pas Lyon.

Pendant ce temps-là, le Bayern n’en a mis que sept. C’est en huitièmes que la compétition commence vraiment.

Dortmund-Marseille : Eculés de Sammer

Dortmund a réussi l’un des plus beaux exploits du football français.

Mai 93, Didier Deschamps entame un tour d’honneur, la bave aux lèvres bien avant que les médecins de la Juve ne s’en mêlent. C’était le temps de l’émotion, de la gloire et du foot français au sommet, l’avant Houiller en somme. Presque vingt ans plus tard, c’est à nouveau le temps de l’exploit et du tour d’honneur : Gignac est enfin blessé. L’OM n’a donc pas volé ses branlées en février, avec un peu de chance c’est même Nicosie qui s’en chargera. L’Allemagne a décidément quelque chose contre la France, et l’imagination débordante qui va avec même quand Goebbels n’est plus là.

Boli à baldaquin

Nkoulou venait de passer 90 minutes à distribuer un ballon du match à chaque spectateur, il y avait bien de quoi entamer un tour d’honneur. Diawara impérial sur le premier but allemand, Mbia spectaculaire sur le second, avec Nkoulou et Diarra ils étaient au moins quatre Marseillais à se disputer le Ballon d’or, comme en 1993. Ayew ne savait pas, sinon il aurait été bon. Après tout en 93, déjà il n’avait pas empêché l’OM de gagner. Depuis des mois, on pressentait que refaire d’un Abedi Pelé un titulaire indiscutable, et parfois même lui laisser être le meilleur joueur de l’équipe, aurait des conséquences irréversibles. Il a donc fallu lui adjoindre le soutien de Djimi Traoré deux fois de suite pour voir les vérités en face : Jimmy ça s’écrit pas Djimi et Marseille n’a pas besoin d’un adversaire bon pour être mauvais.

Mais, et c’est la seconde bonne nouvelle après le beau match de merde de Lucho, voir la vérité en face c’était surtout voir Dortmund deux mi-temps, ce que même l’Europa League s’épargnera au printemps. Le mur jaune, Kohler, Sammer : les photos dans le couloir du Westfalenstadion qui n’est plus le Westfalenstadion rappellent que ce club a gagné la C1 pas plus tard qu’il y a quinze ans. Qui aurait pu penser qu’Amalfitano fasse si mal à un si grand d’Europe ?

Un paquet de Klopp

Ianetta et ses grappes de raisins aux oreilles ont tenté de le faire croire à Deschamps après le match mais, contrairement à Margotton au garde-à-vous, il n’écoutait plus. Valbuena non plus n’a rien écouté avant de rentrer, comme d’habitude, et c’est ainsi qu’il est le meilleur. Perdre des ballons, penser à sa gueule, ça ne l’a jamais empêché d’être la star. Une star ça peut se la raconter jusqu’à prendre le numéro 10 de Zidane en équipe de France pour sa première sélection, ça peut aussi scénariser sa joie avec un rictus d’épuisement on ne peut plus logique après 16 minutes d’effort. Ca peut tout oser tant que ça marque le but décisif, et que Diawara soit très mauvais ou juste à chier, l’OM en revient toujours au même point. Personne n’aurait demandé ça à Gignac de toute façon.

Pendant ce temps-là, Margotton demande à Houiller comment battre le Barça.

Ligue 1 : Pinault simple fric

Qui peut croire que le PSG sera champion devant Rennes et Montpellier ? Que Lyon ne jouera pas la ligue des champions ? Que Lille réussira à se qualifier en ligue Europa ? Que Bordeaux jouera en ligue 2 ? Que Marseille, non rien. Voici à la fin du premier tiers-temps comment finira le bon vieux championnat de Rocher, Bez, Borelli, Tapie et Denisot.


Si on met Rennes on met Toulouse

PSG: Menez a été sifflé, Kombouaré est au bord du suicide, Gameiro est en plein doute et Caen en a pris que 4. A moins de 28 points d’avance, la crise sera violente. Vive la ligue 1.

Montpellier: Giroud rêvait d’équipe de France. Sanchez, Rizetto, Rouviere, Lefevre et Bonissel aussi. On passe un cap. Yanga mbiwa en bleu et c’est le titre. De ligue 1 et c’est déjà pas mal.

Rennes: Si tout le monde se cotise ils finiront bien par avoir assez de points pour une troisième place. Et le podium en ligue 1 ça n’a pas de prix, ça peut même permettre de faire match nul avec Trabzonspor. C’est toujours mieux que 3 conneries défensives contre le Celtic.

Toulouse: Quand ils sont en haut on parle de Capoue, Sissoko, ou Congré mais ça joue rarement devant. Si Dusautoir est le meilleur rugbyman du monde Tabanou doit bien avoir un coup à jouer, en plus il joue en ligue 1.

Le derby de la cinquième place

Lyon: Se priver de Gourcuff et Cris toute la saison ça aurait fini par paraître suspect, mais les nostalgiques du premier titre aurait sans doute pardonné. Après tout Lyon au complet aurait tenu le nul au Real. Ou pas, et oui c’est la ligue 1.

Saint-Etienne: Le chaudron vert serait-il devenu une boite échangiste ?
Que tu mettes Lemoine, Nery ou Aubemayang tu peux changer de partenaire tu vois plus la différence. La ligue 1 ça reste quand même un peu la routine.

Lille: La ligue 1 a connu des beaux champions et des moins beaux. Lens 98, Nantes 2001, il reste de la place. Ca doit être l’effet Cole.

Marseille: Il y a désormais un peu trop de Dédé pour la ligue 1.

Comme d’habitude

Sochaux: Franck Sylvestre aussi réussissait à être international tout en jouant à Bonal plus d’une trentaine de fois par an. C’est ça aussi la ligue 1.

Lorient: Gourcuff ne se moquera plus des clubs riches. Quand on dépouille Arsenal on finit par jouer avec les grands. De la ligue 1.

Auxerre : Ils sont toujours en ligue 1. Et cette année Mahé ne risque pas de rater un penalty en demi-finale de coupe d’Europe. Le Tallec n’a d’ailleurs même pas le droit de les tirer.

Bordeaux

Bordeaux : Les prolongations de contrat ça marche pas, les coups de gueule de Triaud ça marche pas, Ben Khalfallah ça marche pas et le problème ne venait pas d’Alou Diarra. On avance. Et pourtant ils sont encore en ligue 1.

Rien à ajouter

Ajaccio : Ils sont en ligue 1. Que les clubs corses ne viennent plus dire que la LFP ne fait aucun effort pour eux.

Brest : Inutile de s’en prendre à Zebina, que vous le vouliez ou non quand on a eu une sélection, on est international. Roux n’a pas de sélection, mais Brest est en ligue 1.

Jovial : Ah non c’est Dijon on ne  connaît ni l’un ni l’autre. C’est suspect mais ça suffit à faire une saison en ligue 1.

Valenciennes: Un entraîneur de ligue 2, c’est surement ça qu’il leur manquait pour y arriver. C’était pourtant bien la ligue 1.

Nice: Peut-on vraiment être orphelin de Ben Saada en ligue 1 ou ça prête à Debbah ?

Caen: On ne sait jamais s’il faut les jouer gagnant ou perdant à Bwin. Ca va durer longtemps ces conneries de ligue 1 ?

Evian: Et pourquoi pas Clermont l’année prochaine ? En ligue 2 bien-sûr.

Nancy: Jean Fernandez ne s’était pas mis en colère depuis que Ribery avait mangé son kebab la bouche ouverte. Et pourtant on vous l’a dit Auxerre a joué la ligue des champions. La ligue 1 n’est pas toujours magique.

Olympiakos-OM : Hellène s’égara

L’OM en crise s’est offert un bon bol d’air. Ou alors l’OM a livré le même match que d’habitude, en pire.

Oui, Mirallas est bien cet ancien joueur de Saint-Etienne et Modesto cet ancien joueur de Monaco. La faillite de la Grèce est décidément sans limite. Il y a deux ans, la prospérité avait permis à l’Olympiakos d’atteindre les huitièmes de finale et de menacer Bordeaux. Il y a toujours un Papadopoulos et un Torosidis, mais la différence c’est qu’à l’époque Abdoun réservait ses passes décisives à la Ligue 2. Aujourd’hui la grande vie s’offre à lui mais pas à ses passes décisives.

La remarque ne vaut plus pour Jérémy Morel qui en a réussi une. Là n’est pas sa moindre performance, même s’il a aussi prouvé qu’il savait courir et écouter la petite musique de la Ligue des Champions sans fondre en larmes. Avec ses compères d’attaque Rémy, Lucho et Amalfitano, ils ont fait feu de tout bois dans l’enfer grec, se créant pas moins de deux occasions supplémentaires, dont une par Cheyrou. Solide, l’OM n’a pas encaissé de but malgré la pression mise en fin de match par les trois meilleurs Grecs : Fanni, Traoré, Nkoulou. 1-0, l’OM est lancé, la crise est finie.

Gignac, t’es fessé

Tout est donc revenu dans l’ordre. L’OM n’a pas de buteur et fait jouer Rémy devant, l’OM n’arrive pas à dominer une équipe qui n’aligne pas trois passes de suite, l’OM est déconcentré, le gardien de l’OM fait des arrêts et rate des sorties, l’OM est la même équipe athlétique depuis deux ans, l’OM est en difficulté quand Mbia et Valbuena ne sont pas à leur niveau. Mais alors, les frères Ayew ne seraient de pas de vrais Pelé ? Mais alors, à jouer comme Toulouse, Gignac va vraiment faire du bien ?

Les crises, les rédemptions, tout avait déjà été écrit à la mi-juillet.

L’Edito : Bâle trappe

Dans la foulée de France-Japon, Bernard Laporte va retrouver un club. Lièvremont est vraiment si fort que ça alors.

Au royaume du dollar, deux happy-ends valent mieux qu’une. Un an après, la saga Federer s’offre un coffret revival des 10 et 11 septembre. Mêmes acteurs, même scénario et à la fin les jumelles sont contentes que papa rentre si vite. A 59 fautes directes près, on se dirait qu’on a revu le grand Suisse, ses beaux coups droits et son déplacement souple et aérien. Parce qu’on perd après avoir servi pour le match, mené deux sets zéro, raté deux balles de match avant de lâcher et se faire breaker, est-on fini ?

Tsonga ne devait pas mentir, alors, en disant qu’il n’était pas dans un bon jour en quarts. Djokovic n’était pas forcé d’être aussi humiliant : contraindre le plus grand de tous les temps à dire devant tout le monde : « J’aurais dû gagner. » Avant il ne serait même peut-être pas contenté de le dire, il l’aurait fait. Comme tout le monde, Federer va finir par se lasser de regarder les finales des autres. Arrêter à temps ou perdre son temps, tel est le dilemme.

Brest friends

A l’aube du grand retour de la Ligue des champions, la France est elle aussi face à un choix : vaut-il mieux des individualités pour gagner à Dijon ou un collectif pour perdre contre Rennes ? A défaut, autant s’en remettre au Hazard. Dans tous les cas, Gignac n’y est pour rien et il n’a pas son mot à dire. Pastore aimerait en être mais chaque chose en son temps : d’abord Brest, ensuite l’Europa League. A l’impossible, nul n’est tenu et même pas Palerme qui a battu l’Inter. C’est comme perdre contre des Belges en volley, ou des Espagnols en basket ça passe inaperçu.

Pendant ce temps-là, Puel et Aulas jouent à un jeu : qui a été le plus mauvais dans son rôle ? Lacombe aussi voulait jouer.

L’Edito : Une équipe à la Noah

Le défi le plus difficile pour l’équipe de France sera de trouver le moyen de ne pas remporter l’Euro. Insurmontable ? Pas pour Nando de Colo, mais pas certain que Traoré le laisse faire.

Ça devait finir par arriver. A force de jouer la nuit et de faire gagner des Serbes, le tennis est devenu moins populaire que le basket. Un raisonnement qui ne s’applique qu’à la France et uniquement pendant que Tony Parker séquestre Albicy à l’hôtel. Bilalian se renseigne déjà sur les tarifs de la finale : amour du sport et compétence.

Nous avons presque le même, la preuve : c’était le 20 juillet dernier, à plus d’un mois des championnats du monde, le spécialiste athlétisme du Vestiaire se livrait à l’une de ses plus belles demonstrations d’expertise depuis tous les déplacements de l’OM en CEI. Dans la catégorie « L’autre galaxie » il citait quatre noms. Trois d’entre eux feront podium, le quatrième était Tamgho, qui aurait évidemment pris le bronze, lui aussi, s’il avait bien voulu se donner la peine d’avoir un corps de sportif de haut niveau capable de gagner.

Le cheap Vicaut

En revanche, personne n’est parfait, notre spécialiste avait eu l’idée saugrenue de qualifier d’ « Européens » Mang, Kowal, Baala, Carvalho, Barras, Diniz et Soumaré. Allez savoir pourquoi, ils se sont tous plantés. Le niveau mondial est décidément impénétrable.

Un palier difficile à atteindre aussi quand vous avez fait la moitié de votre carrière à Arsenal et que vous ferez le reste à Manchester City. Heureusement, son concurrent Gourcuff porte encore mieux le costume de fantôme. Mais Nasri n’a pas le monopole de la nullité Outre-manche, puisqu’à Londres le légendaire Malouda, un bon match depuis janvier 2011 – information non vérifiée -, s’abîme dans la médiocrité de ses états d’âme. Bonne nouvelle, il ne devrait pas avoir à craindre de sa performance du soir, son requin de sélectionneur lui réserve une place assise, mais en business.

Pendant ce temps-là, une pendule du site http://fr.rugbyworldcup.com/ indique J-3. Et pour la V3 du Vestiaire, c’est combien Monsieur le webmaster ?

L’Edito : La symphonie Pastore aïe

Basket, judo et athlé, c’est pour bientôt. Profitons une dernière fois des sports mineurs.

Le sport a de passionnant qu’il détient des énigmes impossibles à élucider. A tout seigneur, tout branleur, L’Equipe en a offert une belle en Une vendredi dernier avec le « splendide isolement » de Leonardo. Que venait faire un tel adjectif dans le titre ? Est-ce la faute d’un SR malveillant, d’une attaque informatique de grande ampleur ou d’une incompétence rare  ? A moins que la rédaction ait voulu envoyer un message fort au nouveau maître du PSG, lui signifiant que ce qu’il faisait n’était pas cool, mais l’était quand même un peu. Autant égratigner Leo, mais pas trop des fois que ça marche ou qu’il ne veuille plus nous parler. C’est le fameux courage éditorial consacré en des temps immémoriaux par le grand Vestiaire, au moins au temps des derniers chevriers.

C’est d’ailleurs non loin du Garlaban que s’entraîne l’équipe qui a réussi à se faire remonter deux buts par une équipe qui n’en marque pas. Mystère. On ne saura jamais non plus qui est ce jeune Fabregas que le Barça ose faire signer au même prix que le grand Pastore. Difficile également de trouver du sens à un match de préparation à une Coupe du monde dont il ne sert à rien de tirer des enseignements puisqu’en face c’était la réserve des avants-derniers ou des co-vice champions d’Europe 2011, au choix. Marc Lièvremont a quand même été surpris que ses joueurs sachent faire des passes pendant vingt minutes, déjà ça de moins à leur apprendre. Que Skrela n’ait rien à foutre à ce niveau a visiblement moins surpris le staff.

Pendant ce temps-là, le tennis livre ses secrets les plus intimes. On peut être le prochain vainqueur français d’un Grand Chelem revenu à son meilleur niveau, écraser Mayer et Bellucci et se faire torcher par Almagro. C’est pas Tsonga, il a fait demi, c’est pas Federer il est pas complètement Français. D’accord, ce sont les mêmes qui ont parié il y a deux ans sur l’année Andy Schleck.

L’Edito : Le cheikh fait opposition

Il y a quelques mois, le Paris-SG avait dix points de retard sur le leader de Ligue 1. Aujourd’hui, il n’en a plus que trois.

On ne peut pas tout avoir. On peut acheter un joueur de Palerme 43 millions d’euros, on peut même demander au public du Parc de scander son nom, mais on ne peut pas exiger qu’il connaisse son nom voire son poste. On peut acheter Menez, mais comment l’empêcher de gueuler sur ses partenaires à 1-0 pour Lorient parce que lui il est bon et eux ils sont nuls ?

On peut aussi être un grand quotidien de sport et louer le sens collectif de Nênê dans les papiers d’avant-saison, mais ne pas deviner qu’en compétition il ne va penser qu’à sa gueule, comme toujours. Ca ne fait que deux ailiers de plus dans l’axe, encore un ou deux et le Real tremblera. On peut construire l’attaque la plus chère de la Ligue 1, mais on ne peut toujours pas demander à Tiéné de rester au marquage sur les corners. Comme annoncé, le PSG peut avoir du mal même contre Lorient mais on ne peut empêcher Gourcuff de penser à voix haute qu’il y est pour quelque chose. On ne peut pas tout avoir.

OM de paille

En cette reprise, il y a aussi eu Marseille, le rival pour le titre. Les frères Ayew sont toujours là, Rémy aussi, mais maintenant il sont épaulés par Amalfitano. Sochaux a senti la différence. Lille aussi a changé : ils dominent, mais Landreau coûte un but sur une sortie aérienne. Il reste Lyon, qui caracole sur le podium grâce à Lisandro et Gomis. Puis Guichard interviewe Garde et on ne sait toujours pas lequel est le nouvel entraîneur de Lyon. Rennes est déjà leader, la Ligue 1 a changé de dimension. Roger Federer aussi, mais dans l’autre sens, ose le sous-entendre L’Equipe le jour de ses 30 ans. C’est gonflé.

Pendant ce temps-là, Gaël Monfils perd aussi les finales ATP de 500 Series, même contre Stepanek. Ca fait trois sur quatorze. Vivement Metz et Montpellier.

OM : Deschamps et du blé

Alors que Brandao n’a aucune raison de ne pas revenir, les frères Ayew peuvent s’interroger. Ils joueront, mais est-ce une bonne chose ?

Avec 4 nouveaux joueurs, si l’OM n’a pu conserver son titre, le club compte bien récolter les fruits de son recrutement de l’été dernier. Et pourtant d’après nos informations, Gignac aurait décidé de rester une saison de plus. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Lucho est toujours là, alors qu’il aurait très bien pu être fatigué et parti après la Copa America. Heureusement celle-ci est déjà finie pour la pire Argentine de l’histoire. L’OM ne sera donc pas privé de son stratège. De toutes façons, le stratège ne l’a pas jouée car le stratège n’est pas un stratège. C’est donc reposé, rasé et toujours tatoué au mollet comme les grands que l’Argentin a pu enrouler un coup franc contre Montpellier en amical. Montpellier a gagné 1-0. Les propositions ne vont pas tarder. 

Alou, ah l’huile

C’est visiblement pour combler le départ de Mamadou Niang que l’OM est passé à l’action très tôt : deux défenseurs, deux milieux. On peut aussi dire un relégué, un champion de France 2009. Et surtout deux Lorientais : malin, Abriel pourra leur expliquer comment on passe le temps à Marseille. On n’est jamais à l’abri d’une bonne pioche : Amalfitano était quand même suivi par Séville. Le voilà le stratège.

L’OM l’an dernier, c’était avant tout une défense, quand Mbia était d’accord. Le recrutement clot désormais le chantier de l’attaque. Diarra et Nkoulou sont grands, ils mettront bien quelques coups de tête. Finis les 1-1 contre Auxerre sous les sifflets du Vélodrome : Gignac, Valbuena et Rémy n’auront plus aucune raison de trouver la pelouse du Vélodrome gigantesque, en cherchant un attaquant qui sait faire ce qu’eux ne savent pas, c’est-à-dire à peu près tout. Au cas où, Valenciennes a aussi de bons attaquants qui n’ont jamais joué la Ligue des Champions.

Pendant ce temps-là, le Vestiaire a dépêché un émissaire à Lorient pour comprendre comment Gourcuff a gagné son premier titre : multi-millionnaire.

L’Edito : Une Puel et un sot

C’est l’été. Claude Puel est en vacance.

Jérémy Toulalan a choisi l’Espagne, pour Fernando, c’est l’Arabie Saoudite, le PSG, lui, a choisi le Qatar. Les destinations exotiques sont à la mode cette année, du coup Al Jazeera s’intéresse de près à la Ligue 1. Dommage, l’an prochain ce sera Dijon-Evian. Monaco-Lens, ce sera sur Eurosport, et encore, il ne faudrait pas qu’il y ait un Nantes-Guingamp au même moment.

Isner à la cuiller

Vrai choc, faux choc, la question ne se pose pas pour Mahut et Isner. On peut toujours la poser à leur place, pourquoi pas en posant une équation mathématique : si chaque joueur ne réussit qu’un retour de service sur dix pendant 11h05, combien de spectateurs resteront si le match est plié en trois sets ? Gasquet ne répondra qu’en présence de son avocat ou d’un conseiller en communication. « J’ai pas mal joué », a-t-il déjà répondu à l’épouvantail Giraldo, un joueur « talentueux et dangereux. » Et Colombien.

Lemaître est sans maîtresse

Le Vestiaire devra bien un jour finir par parler de ce sport aux multiples disciplines où on peut mesurer 3m, porter un duvet, articuler un mot sur quatre et courir plus vite que Roger Bambuck. On peut aussi s’appeler Garfield  et enjamber des barrières à la vitesse de son pote Ladji quand il avait 20 ans. A part ça, des nouvelles de Doucouré ?

Pendant ce temps-là, l’équipe de France de basket féminine a mis une taule, puis perdu, puis gagné. Et Le Foll a commencé son JT sport par McIlroy. C’est les vacances.

Question interdite : Lyon va-t-il remporter la Ligue des champions ?

L’OL n’est plus un ogre écrit L’Equipe. Et révèle que Landry N’Guemo est en contact avancé. Pouvait-il y avoir meilleure nouvelle ?

Le Vestiaire a déjà tout raconté de l’hégémonie lyonnaise, il y a trois ans, y compris qu’elle s’est arrêtée il y a maintenant trois ans. De 2008 à nos jours, Claude Puel a facturé cher les droits de succession et Lisandro a redéfini la star comme un joueur qui coûte plus d’argent qu’il ne rapporte de titres. Mais, avant de ne pas avoir le niveau, il marque quelques buts, comme Gomis avec un maillot bleu finalement. Lyon a donc eu le temps de penser à l’après.

Ou plutôt ne pas y penser. Les succès de l’OL, disait encore Le Vestiaire, ont d’abord été ceux d’un modèle économique. Lille, ce club qui a vendu à prix d’or Keita, Makoun, Bodmer et Bastos à Lyon pour enfin pouvoir devenir champion, est aujourd’hui cité en exemple. L’ironie du sort serait totale si Claude Puel avait entraîné Lille juste avant Lyon.

Prends Garde à toi

Ainsi Lyon n’est plus un ogre. Sémantiquement, ça veut dire qu’il l’était l’an dernier. Pour redevenir humain, l’OL est contraint de se séparer de joueurs majeurs : Bastos, Toulalan, Kallström, Pjanic, Ederson et Delgado. Dommage que les spectateurs de Gerland n’aient pas su ça avant la fin du championnat pour réserver à chacun les adieux qui s’imposaient. Ils leur manqueront : Bastos est précieux en automne et quand Ciani stoppe sa carrière, qui est meilleur que le Toulalan titulaire en équipe de France, Kallström a fini par s’imposer, Pjanic n’a que 21 ans, déjà. Et Rennes a bien compris qu’il ne servait à rien de rêver d’un joueur du calibre d’Ederson. Delgado, lui, aurait refusé un pont d’or, mais comment résister à un club mexicain ? Pour achever l’ogre, Diakhaté ne reviendra pas de Kiev. Compter uniquement sur Lloris, en voilà une drôle d’idée.

Dans ces conditions, parier sur Pied, Grenier, Lacazette et Kolodziecjak, et penser à échanger un Cissokho contre un Sissoko, c’est comme ressortir les photos de Caveglia : ça fait un peu honte mais ça donne le sourire. Il est loin le temps du faste des arrivées de Piquionne, Bodmer, Makoun, Cissokho, Lisandro, Briand, Gourcuff, Gomis et Bastos. N’Guemo, ce serait pas Makoun en aussi bon, en moins cher et en moins vieux ?

L’OL peut quand même encore mieux faire. Effectivement, Gourcuff n’est pas annoncé partant et Cris a fait écrire dans son contrat qu’il a encore le droit de jouer.

Robert Pirès : Les connards savent très bien tacler

On peut être footballeur et ne pas forcément être bête à manger des chasubles. L’inverse peut aussi être vrai.

On avait de Robert Pirès une image assez  joviale, celle d’un bon camarade, simple. Simple, il l’est, peut-être même un peu trop. Avant de découvrir ses mémoires, qu’il n’a pas encore dû réussir à lire, les seules images qui avaient été diffusées de lui en dehors de Metz, Marseille et Arsenal étaient celles des Yeux dans les Bleus, où son sourire à peine niais et sa bonne humeur ne l’avaient jamais quitté.

L’équipe de France finira pourtant par le quitter. En son temps, Le Vestiaire avait décrit ce personnage exubérant qui semblait ne jamais pousser la réflexion trop loin. Nous étions bien en-deçà de la réalité. C’est un miracle que Robert soit parvenu aussi haut en réfléchissant aussi peu. C’est lui-même qui le dit, au-delà de son talent il n’avait rien. Trop gentil, trop fragile, trop neuneu. Le club Pirès sur Europe 1 avait quand même livré de larges indices, aux banalités succédaient les évidences, quand les lapalissades ne supportaient plus les pléonasmes. Du vide. Sauf quand il s’agissait de parler de Domenech.

Tentative d’Atlanta

Il ne comprenait pas, Robert. Il n’a jamais compris. Quand il faut écouter Raymond 30 secondes pour se rendre compte qu’il se fout en permanence de la gueule du monde, qu’il a sacrifié sans autre raison que son bon plaisir des générations de joueurs, Robert a toujours accepté les humiliations de son mentor. L’espoir fait vivre, l’idiotie peut tuer. La carrière de Pirès est morte contre Chypre mais en réalité elle était déjà décédée à Atlanta en 1996. Jacquet l’avait repêché mais il a fini par se noyer quand même. Robert est bien conscient de tout ça et le raconte. Une amende, un remplacement par Moreira, un rendez-vous planté, un mensonge de Domenech, un mensonge de Domenech, un autre mensonge de Domenech. Domenech aurait pu lui demander de virer tous les mois son salaire sur un compte numéroté propriété d’un certain RD, il l’aurait fait.

Un jour, Robert en a eu assez et s’est lâché dans la presse. Mauvaise méthode. Il n’y a pas de méthode, à part peut-être convaincre ses camarades de ne pas soutenir aveuglément Raymond en 2008. Des camarades dont il pointe gentiment l’hypocrisie dans son bouquin, sans pour autant appeler Patrick Vieira, Patrick Faux cul. Oui, Robert est gentil. Personne n’aimait Domenech, mais la règle c’était de ne pas le dire. Vieira prendra la porte dans la gueule deux ans plus tard. Il y a une justice pourrait dire Robert. Mais Robert est gentil.

Les secrets du Docteur tocard

Le Vestiaire inaugure une nouvelle rubrique, car désormais il sait lire. Ca valait presque le coup, ça fait toujours un article de plus.

Quand Bruno Godard ne vient pas se livrer sur Direct 8 à des affirmations péremptoires sur le titre assuré des Marseillais, l’écroulement lillois ou la qualification du PSG en Ligue des champions, il trouve le temps de délaisser Canot et Bagaria pour commettre des bouquins de merde aussi vides que le regard de Gourcuff au moment de  jouer à Ménibus la réplique la plus célèbre du cinéma français : « Oui, j’aime les filles. »

Bruno quetard

Le livre s’appelle Sexe football club et c’est déjà bien qu’on accepte de le citer. Il aurait aussi bien pu s’appeler revue de presse des rumeurs les plus connues du football. Ou les histoires dont on se fout, tellement on en a entendu parler. Zidane a-t-il eu une relation avec une star du R’n’B ? On ne saura pas, c’est pas grave, on ne savait déjà pas avant.

Qui est ce footballeur bien membré qui se tapait la fille de son entraîneur ? Tout le monde le sait, pas besoin de donner le nom, en plus ça évite les procès. Pourquoi Larios et Platini ne pouvaient pas se saquer ? Tout le monde le sait, pas grave on raconte quand même l’histoire racontée par Pierre-Louis Basse, racontée par Robert Herbin, racontée par Roger Rocher, racontée par mon prof de sport et racontée par moi à mon cousin. Et par les principaux intéréssés ? Ca aurait demandé un petit travail d’interview, bref, d’avoir sa carte de presse et qu’elle serve à autre chose qu’à se torcher.

Bruno jobard

Quel est ce footballeur qui s’est tapé une prostituée ? Ribéry. Révélations chocs. Et ce footballeur brésilien accusé de viol ? Brandao. Le courage du reporter de guerre. Gourcuff est-il gay ? Ben ça on sait pas, Tétu n’a encore rien dit. Quelles sont les boîtes de nuit à la mode ? Là par contre il y a les noms, mais le problème, c’est qu’on s’en branle. Un peu comme de Ginola. Et sur Domenech, sa femme et sa liste noire ? Rien, ça aurait demandé un travail d’enquête. Faut pas lui demander de se foutre de notre gueule et en plus d’être journaliste. Bordel.

Ligue 1 : Le stade hideux

Il y a sept ans, Lyon et Monaco se livraient une course-poursuite sans merci. Rien n’a vraiment changé.

Lille : Dix ans après, Landreau est de nouveau champion de France. Et pourtant, Denoueix, Carrière, Da Rocha, Berson, Fabbri et Moldovan ont cédé leur place à Garcia, Rami, Chedjou, Mavuba, Balmont et Sow. Hazard est déjà un putain de grand joueur.

Marseille : Mandanda meilleur gardien de Ligue 1, les trophées UNFP obéissent à des forces obscures. Si ce n’est pas de la défiance envers les frères Ayew, c’est quoi ? Attention quand même, ils pourraient mal le prendre et partir, auquel cas Gignac pourrait signer. Qui l’imagine vraiment en Ligue des Champions ?

Lyon : La surprise de la saison. Personne n’attendait les Lovren, Diakhaté, Cissokho, Toulalan, Pjanic ou Briand à ce niveau. Et pourtant, une équipe de copains peut réaliser l’impossible. Cris a notamment fait une tête. Lisandro et Bastos se sont relayés et Kallström a été le meilleur avec Gomis. Il faudra confirmer.

Paris-SG : La meilleure équipe de France espérait bien en finir avec Coupet. C’est fait, mais il a fallu finir avec Coupet. Kombouaré savait pourtant que Nênê ne jouerait qu’une demi-saison. Battre Lyon plus de deux fois n’aurait pas été une mauvaise idée.

Sochaux : Martin a réussi une belle saison mais attention, il y a carrière et Carrière. Faty en sait quelque chose, lui qui part « par la grande porte » à Sivasspor. Finir européen en ayant perdu deux fois contre Lyon ça frôle l’incident psychiatrique.

Rennes : Craquer quand on peut être champion, en voilà une mauvaise coincidence. M’Vila en équipe de France, en voilà une mauvaise coincidence ? A part ça, deux nuls contre Lyon, il y a l’embarras du choix.

Bordeaux : Carrasso vient de re-signer, le maintien est assuré pour les trois prochaines saisons. Mais entre resigner et résigner il n’y a qu’un accent d’écart : l’accent brésilien. Diarra peut s’en aller tant qu’il vaut un peu de pognon, les Sané font le même boulot pour moins cher. Et c’est pas plus dégueulasse, tout ça reste bien Modeste quand même. Une victoire contre Lyon c’était bien le minimum.

Toulouse : Être orphelin de Gignac n’oblige pas à prendre Santander et Tafer. Toulouse a payé pour le savoir : ils n’ont marqué que trois points et deux buts de plus que l’an dernier, et ils n’ont battu Lyon qu’une seule fois. 

Auxerre : Une équipe de bras cassés et un Boli derrière ça a toujours suffi en attendant mieux même quand le i devient un y. Un Martins a toujours fini par arriver, un Cocard à chaque oeil. Avec une attaque un peu meilleure, Lyon aurait pu prendre 4-0 en Bourgogne.

Saint-Etienne : Quand une Payet s’était essayée à Nulle part ailleurs, elle n’avait pas eu le niveau mais avait pris le boulard quand même. Redevenir un grand club ça prend du temps, sinon pourquoi c’est Montel que France 2 foot envoyait à Geoffroy Guichard.

Lorient : L’Europe entière s’arrache Amalfitano et Gameiro, Ecuele Manga est le meilleur défenseur de France et Gourcuff est le maître du beau jeu. Comment contester leur titre de champion ? En revanche, ils n’ont battu pas réussi à battre Lyon deux fois.

Valenciennes : Battre Lyon en milieu de saison fait toujours un drôle d’effet. Le constat fait froid dans le dos : que serait la vie sans Pujol ?

Nancy : Avec un Hadji, Nancy connaît la recette : il faut être solide derrière et avoir Wimbée dans les buts. Mais Hadji prend de l’âge et Lyon ramasse 3 points à chaque fois.

Montpellier : Tout miser sur les coups de pieds arrêtés d’Estrada, c’est d’un banal. Tout arrêter juste parce qu’on a perdu la finale de Coupe de la Ligue, c’est d’un banal. Faire partie des 4 équipes à avoir tout perdu contre Lyon l’est moins.

Caen : Battre Lyon en début de saison fait toujours un drôle d’effet. Y aller Mollo trop longtemps c’est dangereux.

Brest : Egaliser contre Lyon en fin de saison fait toujours un drôle d’effet. On finit par croire que Roux est une vaut 15 millions en septembre, qu’Elana est invincible en octobre, que le titre est jouable en novembre et qu’on peut gagner plus de quatre matches en 2011. Enfin, sans Ginola et Le Guen, il fallait quand même se maintenir.

Nice : Remonter deux buts à Lyon en fin de saison fait toujours un drôle d’effet. Pourtant François Clerc a dit qu’il était international quand il est arrivé. Heureusement, Mouloungui l’est vraiment, lui.

Monaco : Se faire condamné par Lyon à la dernière journée, ça fait désordre. Welcome en Ligue 2, ça sonne plutôt bien. Il fallait bien que ça arrive : passer son dimanche au Park emmerde royalement son altesse depuis trois ans déjà.

Lens : Leclercq est un spécialiste de la mise en bière. Deux ans après, c’est sa tournée. Mais quand on ne réussit même pas à prendre un point contre Lyon peut-on mériter autre chose.

Arles-Avignon : Trois victoires, un nul contre Lyon, relancer Meriem et faire connaître Ghilas, ce fut un chef d’œuvre de bout en bout. Dommage qu’il y ait eu ce match nul contre Lyon.

Pendant ce temps-là, les virées au casino seront remplacées par Casoni.

L’Edito : Leconte et le président

C’est Aravane Rezai qui le dit : elle a réussi à perdre et gagner en même temps. Marion Bartoli est intéressée par le sujet.

Il n’était pas si tard quand Henri Leconte pénétra sur le court n°1 en ce premier dimanche des Internationaux de France. Il n’était pas si tard non plus quand Augustin Gensse en sortit. C’est aussi ça de commencer un Grand Chelem avec un jour d’avance : on ne sert que Tsonga. Ca permet au moins de croire un peu qu’il ira loin. Contrairement à Gus, ou Gugusse, ou Augugu, il n’a pas pris un set à Wawrinka pour oublier finalement qu’un amorti doit passer de l’autre côté du filet. Tout ça donne envie de dire au public qu’il n’a pas compris son jeu, 23 ans après le comte. Un hommage comme un autre, la comtesse avait une autre idée, même au premier rang.

Jeu Blanc

A Lyon non plus, le public ne comprend pas le jeu et Claude Puel a porté plainte. Non pas contre Gourcuff, il n’en a pas le droit, mais contre le public justement. Drôles de mœurs, le football réserve parfois des surprises de taille. Mandanda meilleur gardien, Debbouze meilleur stand-up, Casoni meilleur reconversion, il va falloir faire le tri, mais l’important était en Une de L’Equipe dimanche : « Indiscutable ». N’en discutons plus et attendons la prochaine C1, c’est mieux comme ça. En tout cas, France 98 ne pouvait pas refuser l’invitation de Canal à régler ses comptes. Duchaussoy, lui, avait oublié son dentier, pendant que Blanc parle, ça se voit toujours.

La vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Aujourd’hui, Jean-Paul Loth est venu avec un chapeau.

L’Edito : Coup de foudre et conséquences

 

Martine Aubry a passé un week-end délicieux, tous les journaux en font leurs choux gras depuis deux jours : Lille est bien en route pour le doublé. Sale affaire de mœurs pourtant.

Il va falloir s’y habituer, les écarts de conduite ont mauvaise presse ces derniers jours. Ce n’est pas complètement nouveau : qui a envie d’entendre parler du Grand Prix de France moto ? A un mois des 24 heures du Mans et du virage raté de Pescarolo, le circuit Bugatti était pourtant aussi rempli d’hôtesses qu’une suite 2806 de Sofitel.

Des essais qualificatifs de Rossi et Stoner au triomphe de Debuchy et Obraniak, il n’y a que le décor qui change. Paris ne sauve plus ses saisons par la Coupe, Lyon ne sauve plus ses joueurs d’un transfert dans un autre club de Ligue 1 et l’OM sauve les meubles à Lorient. Au Nord, c’était les corons, le charbon, l’horizon, les mineurs de fond et maintenant Dumont et la Ligue des champions.

Djokovic, lui aussi, multiplie les écarts de conduite. Ca fait deux contre Nadal de suite, trois avec le Djokoland d’Intérieur sport. On va finir par croire que les Mousquetaires n’intéressent plus personne, pire qu’il n’existait pas de Mousquetaires. Ca paraît un peu gros, Tsonga aussi, Contador aussi.

Pendant ce temps-là, Montpellier est l’invité surprise des demi-finales avec Toulouse, Clermont et le Racing. Trinh-Duc trouve ça « indescriptible ». Le France-Japon du 10 septembre, qu’est-ce que ça va être.

L’Edito : Lille de France

Ca n’a pas pu vous échapper, l’équipe de France de hockey sur glace disputait les Mondiaux. De toute façon, il n’y a pas d’autre compétition.

Gourcuff a donc décidé de sortir du placard. Pas pour nous dire pourquoi il ne sait plus se servir de ses pieds depuis près de deux ans, mais plutôt pour nous révéler avec l’assurance de l’adolescent frippon qu’il aime les filles. On aimerait aussi savoir s’il pense que l’homosexualité est une maladie ou si son grand-père a vendu du beurre aux Allemands.  Allez Cécile, un petit effort, il n’a même pas dit s’il préférait la marelle ou la corde à sauter.

Pour ceux qui se demandaient ce que Cris foutait encore en France, le quinquagénaire brésilien a apporté une réponse cinglante. Finir son contrat de mercenaire. Mission accomplie, après avoir empêché Lyon d’être champion, il s’est fait Marseille. Ah, ces Brésiliens.

Autre scoop, Djokovic a livré  la recette pour battre Nadal : mieux jouer que lui. Fallait y penser. En même temps, France 2 a mis vingt ans pour virer Salviac. D’autres mystères ne seront pourtant pas résolus, comme la disparition des papiers NBA et du pigiste qui va avec, le désintérêt pour un sport dominé par un type qui s’appelle Vettel ou  pourquoi Chabal a l’air si bête. Une bonne nouvelle quand même,  apparemment, on peut mourir d’autres chose que d’une overdose ou d’un cancer à 25 ans quand on est cycliste. Rassurant.

Pendant ce temps-là, la France retient son souffle, le Mitterrand du rugby sera-t-il du voyage en Nouvelle-Zélande? Et pourra-t-il y rester ?

« Il faut plus de Laurent blancs »

 

Traqué par tous les médias communistes du pays, le sélectionneur de l’équipe de France a accepté de répondre à notre grand rapporteur, le visage caché sous un long masque pointu.

Laurent Blanc, que répondez-vous aux graves accusations de Mediapart, qui dénoncent la mise en place de quotas ethniques dans le football français ?

Je n’ai jamais entendu parler de « quotas ethniques ». Tout cela est acadabrantesque ! Avec François Blaquart, le DTN, on parle plutôt de « solution finale ». Ca montre quand même bien que ces gens-là inventent n’importe quoi.

Le site Mediapart, que dirige Edwy Plenel, un ancien du Monde, est pourtant reconnu pour la fiabilité de ses informations…

Parce que vous croyez qu’on peut faire confiance à un mec qui ressemble à Denis Troch ? Si ça ne tenait qu’à moi, j’imposerais des quotas de moustachus dans les écoles de journalisme.

Craignez-vous que cette affaire vous fasse passer pour un raciste aux yeux du grand public ?

C’est n’importe quoi ! Ma femme de ménage est Portugaise et j’ai récemment refait faire ma cuisine par des ouvriers turques.

Payés au noir ?

Mais je n’ai rien non plus contre les blacks ! C’est fatigant à la longue. Est-ce que vous m’avez déjà vu refuser une interview d’après-match à David Astorga ? Et pourquoi donc aurais-je préféré Hugo Lloris à Mandanda si je n’aimais pas les nègres ? Imaginez un peu à quoi ressemblerait l’équipe de France si j’étais obligé de jouer avec Squillaci, Koscielny et Clichy derrière…

Demandez à Arsène Wenger…

Ah non, je parle pas aux Allemands. 

Où est donc née toute cette polémique ?

Pour rien vous cacher, on a seulement parlé de critères physiques à l’entrée des centres de formation. Ce n’est pas interdit je crois. Tout le monde sait bien que les blacks en ont des super grosses. Ca décourage les autres gamins dans la douche et on passe à côté de mecs comme Messi ou Iniesta, qui en ont des toutes petites.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain

Real-Barça : Monsieur Mou se tâche

Avec Adebayor, le Real en a pris trois de moins qu’en novembre. Fort, ce Special One.

Messi et son doublé font les gros titres, aucun doute c’était bien un grand match. Dans les grands matches, il faut deux équipes et des grands joueurs pour faire la différence. Pourtant, la passe décisive d’Afellay, qui d’un simple coup de rein élimine Marcelo, est un peu plus suspecte. Finalement, il faut bien se rendre à l’évidence : Bernabeu n’avait pas prévu de se faire humilier par Sergi Roberto à la 90e minute.

Jouer le 0-0, quitte à faire passer le Barça pour la meilleure défense d’Europe avec Mascherano dedans, la tactique était risquée. Sacrifier Ronaldo, titulariser Di Maria et surtout croire Reynald Denoueix quand il dit que la défense du Real n’a pas de faille va au-delà de la luxure : c’est comme embrasser Villa et Pedro sur la bouche avant le match, voire craindre Seydou Keita. Pourquoi ne pas considérer la Copa del Rey comme un trophée et l’exhiber à Cibeles toute la nuit, tant qu’on y est ?

Adeb ailleurs

Mercredi dernier, Ronaldo avait sauvé son match de merde par un but. Hier, il s’est contenté d’un match de merde. Que des duels, pas d’occasion : CR7 et Messi ont offert pendant une heure ce que le clasico pouvait offrir de meilleur. Le meilleur, ça devait être Pepe. Il a été expulsé, comme Le Vestiaire l’avait prévu. Il sera frais pour la fin de Liga.

Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il le serait sur sa première agression et qu’elle n’arriverait qu’au bout d’une heure. Il faut parfois avoir le courage de désavouer Christian Jeanpierre et Liza : ni Pepe, ni les autres n’ont joué dur hier, sinon Ramos serait reparti avec une jambe de Messi et le Real n’aurait perdu que 1-0. Le Real de la semaine dernière c’était Pepe : sans Pepe, le Real devait être Ronaldo-Benzema-Kaka et pourquoi pas Ozil. Mourinho a choisi Adebayor dès la mi-temps. Si ce n’est pour se faire Valdano, ce doit être pour du jeu long. Il n’y en a pas eu, mais comme prévu il y a eu le dribble raté, la faute inutile et le hors jeu de la 90e minute. Portsmouth ne fera pas la fine bouche en juin.

S’il n’avait pas entraîné si longtemps Porto, Mourinho n’aurait pas pu supporter ça. Avec Benzema, Kaka et Higuain restés sur le banc, c’est Bernabeu qui n’aura pas supporté ça. Sa deuxième saison est toujours la meilleure mais ça n’explique toujours pas Adebayor. Mourinho ne pouvait pas rester là-dessus : il s’est fait expulser et a souri à la caméra. Ca évitait de filmer le banc et Benzema cintré dans son survêtement de celui qui n’a jamais raté un match de C1. Du meilleur ratio de l’histoire de la compétition avec un but toutes les 114 minutes. Du buteur le plus efficace de la saison de Champion’s league avec un but toutes les 62 minutes. La patte du génie.

Pendant ce temps-là, les Ayew règnent sur la Ligue 1. Vivement la prochaine Ligue des champions.

L’Edito : Mémoires d’un Enfoiré

Nous aurions aussi pu lire la dernière martingale de Sébastien Chabal, mais nous aurions couru le risque de le trouver sympathique. Et donc nous nous serions privés de nous demander qui des joueurs du Top 14 ou des arbitres sont les plus nuls. Nous serions aussi passés à côté d’une vanne facile sur le joueur, souvent « sauvagement attaqué par les médias« .  Sauvagement ça veut dire quoi ? Remplir des pages de journaux alors qu’on est une grosse bouse ou bousiller la mâchoire d’un mec en lui rentrant dedans ? On ne le saura sans doute jamais, autant célébrer un autre sportif aussi gros, à peine plus talentueux, et qui comme Chabal n’a joué au rugby que pour faire une bonne blague.

Les mémoires d’âne Franck

Celle de Taïwo était pas mal, même Aulas n’avait pas osé contre l’ASSE. Dans la phrase  « Pour enc… le PSG » citée par un grand quotidien de sport, faut-il comprendre que les points de suspension en pages intérieures font moins vendre qu’une Une sans points de suspension en pleine Coupe du monde ? On ne le saura jamais non plus. Ce qu’on savait en revanche, c’est que le cyclisme était une science exacte. Comme à l’époque de de Rebellin et Vandenbroucke mais ça on vous l’a déjà raconté, heureusement le Tour de France est plus indécis.

Pendant ce temps-là, le Barça du Nord joue désormais en orange, le Barça du sud en blanc, mais sans Di Maria dans tous les cas. Etrange.