Question interdite : Gareth Bale est-il l’escroquerie du siècle ?

Gareth Bale a coûté tellement cher qu’une simple histoire de maillots à vendre ne suffira pas à lui faire raboter le menton ou recoller les oreilles. A-t-on déjà vu un joueur de 24 ans ayant fait si peu ses preuves être acheté à ce prix ? A-t-on déjà vu un nouveau joueur aussi prometteur être aussi mauvais sur ses premiers matchs ? Qu’attendait le Real à part un gros coup de pub ? Pour trouver la réponse il suffit d’enquêter au coeur des autres plus gros transferts. Quitte à déterrer quelques lièvres à l’agonie.

oreilles

Cristiano Ronaldo : En 2009, le Portugal n’héberge plus que des petits minets plein de gel, tee-shirt près du corps dont on s’interroge parfois sur la virilité. Parmi eux on trouve celui qui a failli faire plus qu’effleurer la légende du foot avec son ballon d’or et sa ligue des champions. A l’époque, il a encore ses chances, pense-t-on, c’est pourquoi le Real vide ses caisses pour que Cristiano s’en achète une centaine. Florentino Perez a presque eu raison, puisque tous les portugays d’Ile de France portent désormais un maillot Ronaldo et que son nouveau joujou à mèche marque beaucoup voire énormément de buts. Mais CR a un problème, un problème tout petit mais bien meilleur que lui. Du coup il sera désormais privé de ligue des champions et de presque tous les autres titres. Pas de bol. Pendant cette cette période il a quand même fini par être pas mauvais avec l’équipe du Portugal.

Zinédine Zidane : En 2001, ça fait longtemps que Zidane passe une partie de son temps à être le plus grand, une autre à se faire expulser et une dernière à amasser du pognon. Le Real n’a pas pris un gros risque en lâchant un gros chèque. ZZ ajoutera une ligue des champions qu’il fait gagner par ses propres services. Le reste du temps il branle rien mais on s’en fout c’est Zidane.

Luis Figo : Quand il signe à Madrid en 2000, il ne porte pas la moustache, ne met pas de gel, n’est pas encore ballon d’or, n’a pas brillé à l’Euro 2000 et n’a pas remporté la ligue des champions. Et le Portugal est incapable de confirmer ses exploits de jeunesse. C’est donc un vrai pari même si ça fait un bon paquet d’années que le secret n’était pas très bien gardé : Luis Figo est l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Du coup il gagne tout, même s’il était bien entouré et se refusera à porter la moustache ou du gel. Et le Portugal est resté incapable de confirmer ses exploits de jeunesse.

Zlatan Ibrahimovic : Quand il arrive au Barça en 2009, il a un gros nez, les cheveux longs et sa carrière est déjà derrière lui. On sait de quoi il est capable : gagner des titres nationaux et devenir meilleur buteur. On sait de quoi il n’est pas capable : peser dans les grands matchs et remporter la ligue des champions. A Barcelone, il remporte le titre, ne devient pas meilleur buteur et ne gagne pas ligue des champions en ne pesant pas contre l’Inter quand il fallait. Le Barça souhaitait se renforcer et combler le trou laissé par Eto’o. Mais Eto’o avait un Ibra sous chaque ongle. Ibra était donc l’escroquerie du siècle jusqu’à l’arrivée de Gareth Bale. Pourtant à l’inverse du Real, Barcelone était largement prévenu. Pour le plaisir rappelons qu’à Paris, trois ans plus tard, il remporte le titre, devient meilleur buteur et ne gagne pas ligue des champions en ne pesant pas contre Barcelone quand il fallait. Il est donc un peu cher et un peu nul, vu que le PSG visait l’Europe mais il sauve les apparences. Et puis tout le monde était prévenu.

Kaka : En 2009, Kaka n’est plus qu’un cousin éloigné de la star du football brésilien qui a écrasé l’Europe de son talent au milieu des années 2000. Ses performances sont en baisse depuis près de 2 ans. Physiquement il ne tient plus le coup et le peu d’efficacité qu’il lui reste n’apporte plus grand chose au Milan AC dont le décès remonte donc à cette époque. C’est ce moment que choisit le Real  pour recruter Kaka pour un montant légèrement inférieur à celui de Cristiano. Depuis on l’a perdu de vu. Peut-être est-il devenu travelo et call-girl à mi-temps dans un hôtel de luxe de Botafogo. Jusqu’ici l’escroquerie du siècle c’est probablement lui aussi mais là encore ça commençait à se voir.

L’Edito: La crise de foi

Publier un édito un mercredi, il fallait oser.


C’est un mois de mars hors du temps que le sport fait vivre à ses passionnés. Qui aurait cru qu’un jour on reverrait 3 Français au départ d’un grand prix de F1 sans qu’il y ait Jean Alesi et sa Japonaise dedans, ou Alesi dans sa Japonaise quand Naomi Campbell n’est pas disponible. Le reste n’est qu’une affaire de santé. Si son chirurgien n’avait pas confondu son pied avec un établi, Loïc Trebern aurait-il pu faire carrière alors qu’il ne battait même pas Olivier Delaître ? Roger Federer ne compte pas apporter de réponse, trop occupé à gagner Indian Wells, l’un des rares Grand-Chelem qu’il ne comptait pas encore à son palmarès.

Un coeur gros comme ça

Maintenant qu’on a bien pleuré, on va un peu rigoler en parlant par exemple d’Eric Abidal qui évidemment a toutes les chances de rejouer un jour au foot mais seulement si Muemba lui signe une décharge. Parfois on préférerait même qu’ils s’en sortent si on nous promettait que les 80 meilleurs rugbymen tricolores subiraient le même sort. Mais c’est impossible car les régimes protéinés sont beaucoup plus lights avec un ballon ovale c’est quand même moins lourd. Ca fait 233 mots et c’est largement suffisant.

Pendant ce temps-là Olivier Rey est parti en toute discrétion, Jean Mamère n’avait pas eu la politesse d’attendre aussi longtemps. Mon grand-père non plus mais il avait 90 ans. C’est Bernard Tapie qui doit se retourner dans sa tombe.

Milan-Tottenham : Ibra est mauvais voire tout pourri

Tottenham, ce n’était pas seulement Crouch et Pienaar devant. C’était aussi Gareth Bale sur le banc et Gallas derrière. Que pouvait bien faire Ibra ?

4 buts en 652 minutes. Soit 1 toutes les 163 minutes. Pour la huitième année consécutive, Ibrahimovic a réussi sa campagne de Ligue des champions. 4 buts, comme l’année dernière, il n’avait alors joué que 10 matches et offert une élimination en demi-finale à son club qui sortait d’une finale. Ibra est donc bien la nouvelle star de San Siro, comme il était celle du Camp Nou et de Giuseppe Meazza. Mais la vraie coqueluche, c’est encore et toujours son palmarès, sûrement une mauvaise coïncidence.

Ses stats parlent d’elles-mêmes. Deux fois 13 buts à l’Ajax : le championnat de Hollande s’est singulièrement renforcé depuis l’époque où Romario et Ronaldo refusaient de marquer moins de buts que de matches joués. 23 à la Juve, premier bon total malheureusement une saison ne se joue pas sur deux ans. La relégation contraint la Vielle Dame à ne plus l’entretenir. Trop gros salaire ou niveau trop juste pour la Série B, l’Histoire ne le dit pas, ça évite les ambiguités.

Zlatan y va pas marquer

Par contre, ce qu’elle dit ensuite, c’est l’Inter avec 15, 17 et 25 lors des trois saisons suivantes, assorties de trois titres de champion et autant de phases de poules de Ligue des champions. En 2011, l’Italie n’est pas tout à fait la Ligue 2 de l’Europe mais il n’en est pourtant pas tout à fait le meilleur buteur. Ce n’est pas comme si son club était premier. La C1, Ibra se l’est toujours refusée, poussant même son abnégation jusqu’à limiter son nombre de buts :  24 en 81 matches. Un tout petit peu plus quand même que les deux superstars madrilènes : l’une et ses 18 buts en 30 matches et l’autre et ses 4 buts en 25 matches. Excusez du peu.  Mais quel beau joueur quand même.

Arsenal-Barça : Le Djourou la Terre s’arrêta

Arsenal, Donetsk, Tottenham et Schalke sont en ballotage favorable. L’Europa Ligue tient toutes ses promesses.

Les grands matches font les grands joueurs. Koscielny homme du match : il faudra donc y penser avant de réserver sa soirée du 8 mars. Ce n’est pas juste une bonne vanne de notre spécialiste foot revenu à son meilleur niveau, puisque Koscielny a bien été l’homme du match, même si c’est Nasri le plus fort. La vérité aurait pu être tout autre si le Tourangeau formé à Guingamp s’était pris la gueule dans les filets sur un but de Messi. Mais il ne s’est pris la gueule dans les filets qu’après un raté de Messi, seul face à Szczesny, il est vrai le meilleur gardien du monde.

Koscielny aurait aussi pu ramasser le ballon au fond sur un slalom de Messi suivi d’un bijou de lob du droit ,mais il aurait fallu un bijou de lob du droit. Et que dire de cette intervention trop molle qui rend le ballon à Messi lancé qui décale Pedro, sous le regard toujours complice de Djourou. Mais il aurait fallu que Pedro marque. Avec un peu de chance, Henry et Eto’o seront rétablis pour le match retour.
Seydou comme dans du beurre
Barcelone, évidemment, n’avait pas oublié le 5-0 infligé au Real. La Coupe d’Europe, en principe, ça marche comme la Liga : défendre à 70 mètres de ses buts, tout récupérer, faire tourner jusqu’à ce qu’un trou béant apparaisse à un moment. En Liga, il n’y a pas toujours besoin de tirer pour marquer. En Liga, même si Gijon est redoutable, il n’y a jamais le risque de ne pas avoir le ballon et donc de défendre en reculant et donc de laisser Abidal défendre tout seul. En Lig,a il y a Maxwell et tout se passe bien. Keita peut même remplacer Villa et foutre en l’air la tenue de ballon, donc la défense barcelonaise, ça se passe toujours bien.
Pendant ce temps-là, Van Persie a longtemps montré qu’il avait le niveau de la Liga. Mais, jouer sans gardien, fallait pas trop abuser quand même. S’ils le refont au retour, Arsenal peut espérer un 4-3, mais Nasri pourrait très bien être en forme.

Milan-Tottenham : Mille ans de trop

Gallas, Palacios, Crouch : le secret pour battre le Milan, c’est d’aligner Ibra.

C’est l’histoire d’un joueur qui s’est imposé partout, sauf au Barça. Il a même été la star incontournable partout, sauf au Barça. Et partout, sauf au Barça, il n’a jamais été loin en Ligue des champions. La conclusion pourrait sauter aux yeux si L’Equipe n’avait pas décidé de mettre une photo du successeur de Larsson dans la pire sélection suédoise de l’histoire en Une hier matin, pour vanter le retour des étoiles européennes. Ibra n’a pas fait mentir sa réputation d’homme de grands matches : perte de balle et but de Tottenham, faute et égalisation acrobatique refusée. Du spectacle, du génie. Et Gattuso qui se bat avec les Anglais parce qu’Inzaghi n’a plus de licence et que Yepes en a eu deux ou trois de trop à River, Nantes, Paris et au Chievo avant son premier huitième de C1 à 35 ans. Un hasard sans doute.

Mano à Pato

A la décharge de l’ancienne star de l’Ajax qui ne gagnait plus la Ligue des champions et de l’Inter qui ne gagnait pas encore la ligue des champions, il n’est pas le seul à porter le maillot du Milan. « Il est facile Robinho », a d’ailleurs salué Stéphane Guy. Qui est vraiment Robinho, qui est vraiment Stéphane Guy, on n’en sait toujours pas plus après ce match. Pato jouait aussi ou presque. Le départ de Ronaldinho est finalement un lourd préjudice : il avait l’œil à chaque partie, et même pour celles organisées en nocturne, c’est lui qui faisait les meilleures passes. Pourvu qu’Abate ne parte pas lui aussi, il n’y aurait plus d’attaquant. Et attention, en face, Gareth Bale sera là au retour. Il a déjà fait tant de mal à l’Inter, redoutable quatrième du Calcio.

Pendant ce temps-là, Ibra ne jouera donc pas ce soir son deuxième Arsenal-Barça. L’an dernier, il avait marqué un doublé avec Gallas-Vermaelen. Wenger pense que cette fois c’est la bonne avec Koscielny-Djourou.

Gallas sans teint

Il y a deux semaines, le spécialiste foot du Vestiaire avait regardé Inter-Tottenham et pris la plume, au cas où. Ce matin, il a vu Gallas dans l’équipe probable, avec Bassong et Assou-Ekotto et donc décidé de publier. Après tout, Desailly avait au moins eu la décence de finir sur le banc.

« Si je suis cramé, d’autres le sont aussi. » Qui parle ? Le délégué CGT en fin de carrière dans une raffinerie ou William Gallas ? D’ailleurs, lequel est le plus vieux ?

Signer à Tottenham était une drôle d’idée, mais finalement disputer la Ligue des Champions 2011 l’est encore plus. Arriver à ce 20 octobre de Légende a été un long chemin pour William Gallas. Celui qui le mena au haut niveau fut presque moins long, de Caen à Marseille et finalement Chelsea. Il y a aussi eu l’année bleue 2006. Thuram était le plus vieux et le meilleur, William ne pouvait pas comprendre que lui aussi finirait vieux mais pas meilleur. Alors il a signé à Arsenal pour refaire un dernier Mondial. Il a réussi, ses équipes beaucoup moins. Le haut niveau aurait préféré l’ignorer mais il a choisi de rester.

Comme ce jour de février 2010 : Drogba bat Arsenal 2-0, ou plutôt Chelsea bat Gallas. Manchester n’en mettra que trois quelques jours plus tard. La préparation idéale pour le 8e de finale d’une compétition qu’il connu autrefois, la Ligue des Champions, contre le Barça. Mendes da Silva, qu’on appelait aussi le buteur d’Alkmaar, avait pourtant tenté d’avertir l’Europe en phase de poules en marquant au nez et à la barbe blanche d’un défenseur toujours pas très grand et plus trop explosif, rien n’y a fait. Mais Gallas est malin. Se blesser à 0-0 c’est le bénéfice du doute. Comme faire un Mondial avec Domenech.

Dans un monde où Ibra est attaquant du Barça, où la concurrence s’appelle Silvestre et où Makélélé fête ses 50 ans au PSG, comment comprendre qu’on n’a plus le niveau ? William veut pousser sa carrière un peu plus loin, il ne reste qu’à trouver quelqu’un pour le pousser lui aussi.

Rab à terre

Tottenham n’a donc rien vu et a finalement choisi ce 20 octobre pour lui organiser un jubilé à sa mesure. San Siro, Eto’o, c’était trop d’honneurs. Pour l’occasion, l’Inter en a même trouvé un plus vieux que lui pour ouvrir le score. Quand on est le héros du jour, on est évidemment tout seul à couvrir Zanetti. Quelques instants plus tard c’est déjà le troisième but : William voit bien qu’Eto’o va faire une remise. Le ballon est déjà loin quand il décide de lever le pied droit. Le gauche aimerait partir couvrir Stankovic mais le rhumatologue a formellement interdit tout surmenage.

Le quatrième but n’arrive qu’en fin de première période : quand Eto’o fait un appel de balle, la seule chose à faire est effectivement de tacler au moment de la frappe, quitte à rester trois mètres derrière. On peut pourquoi pas regarder le drapeau de l’arbitre de touche. On peut aussi gueuler sur ses coéquipiers mais ça Gallas le gardera pour la 60e minute et le petit pont que Coutinho lui mettra dans la surface. Finalement, il fera ses lacets.

L’actu du mercredi 13 mai

Hasta siempre

anna

2.500 livres. C’est le prix d’une soirée avec Anna Kournikova. Merci d’envoyez vos cotisations à : equipe.vestiaire@yahoo.fr

La bosse du travail

Lewis, ça glisse

lewis1

Après Ferrari et Renault, McLaren annonce à son tour qu’elle ne s’engagera pas dans le championnat 2010 pour se consacrer pleinement au jet ski.

Charité bien ordonnée…

harry

L’actu du samedi 4 avril

LE JEU DES 7 DIFFERENCES

special

capello

Invité de la chaîne italienne Italia 1 et de son émission phare, Chiambretti Night, l’entraîneur de l’Inter Milan José Mourinho a eu le droit au même traitement que Fabio Capello en janvier dernier. Le Portugais(e) a apprécié le spectacle à sa façon. Saurez-vous retrouver les 7 différences entre les deux photos ?

(Indice : Mourinho n’a pas de cravate)

SCOOP TOUJOURS

plus-belle

Permettons-nous de relayer la grosse ‘exclu’ de nos confrères des Dessous du Sport : Zizou ne jouera pas dans Plus Belle La Vie. Il va nous falloir redoubler d’attention ces prochaines semaines pour leur voler quelques scoops : Ribéry ne jouera pas dans Grey’s Anatomy ; Luyindula ne jouera pas contre Nice ; Fabien Galthié ne jouera pas dans Joséphine Ange Gardien. Trop tard ?

WINE HOUSE

Revenu en janvier grossir les rangs de Tottenham après avoir trop longtemps fait banquette à Liverpool, Robbie Keane pensait avoir trouvé son bonheur dans un modeste appartement de six chambres du Nord de Londres. Mais l’attaquant irlandais et sa femme Claudine doivent subir chaque nuit les nuisances de leur nouvelle voisine, Amy Winehouse. « Ils sont bien contents que la chanteuse soit retournée à Sainte-Lucie (travailler sur un nouvel album)« , a déclaré un proche au journal The Sun. Les dealers du quartier le sont un peu moins.

MARIA MARIA

maria

Que fait donc Maria Sharapova depuis qu’elle a arrêté le tennis ? Elle lit du Paulo Coelho, n’aime pas les gens qui ronflent dans l’avion (10 books I’ve recently read et 10 things that annoy me, à découvrir dans la section OFF THE COURT de son site Internet) et se fait photographier avec ses quinze portables Ericsson. Un destin à la Kournikova.