Bruits de Vestiaire

La rubrique préférée de ceux qui lisent Le Vestiaire un mouchoir à la main fait son retour cette semaine.

FORMULE 1

Mon légionnaire. François Fillon s’est fait plaisir en remettant à Michael Schumacher les insignes d’officier de la Légion d’Honneur. Notre chroniqueur pipole, qui aimerait lui aussi épingler un jour le ruban rouge au revers de ses K-Way, s’est renseigné sur les conditions d’obtention de la breloque : vingt ans d’activités assorties de mérites éminents et une enquête de moralité pour laquelle Damon Hill et Jacques Villeneuve n’ont pas dû témoigner. On n’oublie pas non plus les contributions du Daron Rouge au rayonnement de la France : faire passer Jean Todt pour un génie, occuper les dimanches après-midi du Premier Ministre et apprendre à conduire à Jean Alesi.

Gomme tendre. Pirelli pourrait faire son retour à la compétition automobile la saison prochaine. Pour faire un calendrier de Danica Patrick ?

FOOTBALL

Here I cum. Des problèmes de caleçon mouillé ? Pensez à Emile Heskey. C’est du moins ce que font les éjaculateurs précoces anglais pour retarder l’échéance, à en croire nos confrères du Sun. Ca marche aussi avec Rio Ferdinand.

Le renard des surfaces. Pippo Inzaghi a toujours su s’y prendre pour faire trembler les filets.

RUGBY

Warriors. Chaude ambiance à Worcester, lanterne rouge du championnat anglais. Deux de ses joueurs, Chris Cracknell et James Collins, se sont mis sur la gueule avec leurs pères respectifs. Un vrai sport de gentlemen.

Cécillon et large. Dans la série le rugby est un sport de valeurs, Alexi Bacanov a frappé fort. Des deux poings, sur le soigneur du Sporting Club de Graulhet (Fédérale 1).

CYCLISME

C’est bidon. Trois coureurs cyclistes qui ont participé à la dernière Flèche wallonne font l’objet d’une plainte pour pollution à la suite de jets de bidons et d’emballages en bord de route. Il manquerait plus que des gosses ramassent les seringues.

BASKET-BALL

A sa botte. Sa raquette rangée au placard, Amélie Mauresmo a trouvé le temps de rejoindre les pom-pom girls des New Jersey Nets.

GP de Chine : Shanghaï chèque

Redbull

L’ancien Schumacher continue sa tournée d’adieux. Senna, Villeneuve et Damon Hill viendront-ils l’applaudir ?

D’accord, tous les Allemands n’ont pas la moustache de Nigel Mansell et Kubica préfère parfois le champagne à la vodka. Il n’y a pas que des kangourous en Australie et les petits brésiliens ont des chaussures, mais la virée chinoise des McLaren d’Angleterre a tout de même consolidé ce week-end quelques clichés nationaux : les Anglais aiment la pluie, le ciel de Shanghaï est aussi pollué que le sud de l’Islande et toute la Russie roule en Lada.

Toujours à l’aise en terrain moite, notre spécialiste pneumatique avait eu le nez creux, en tout cas, il y a deux semaines, en attribuant à Button la devise parisienne de Ribéry et Govou : plus ça mouille, mieux c’est. Surtout à c’t’âge-là. Comme ses confrères aux ballons ronds, le champion du monde en titre a réussi à faire son trou là où personne ne l’attendait. Combien de temps faudra-t-il à Hamilton pour recoudre l’arrière de sa combi ?

Schumi, cadeau

Les historiens de la F1 se souviennent aussi d’un temps où Schumacher chantait encore sous la pluie. Trente ans sont passés depuis et le Daron Rouge aime autant l’eau qu’Eddy Irvine un samedi soir à Dublin. Le Kaiser saucé s’est quand même offert un mano a mano d’une intensité incroyable, pendant deux tours, avec la flèche d’argent d’Hamilton. On se serait presque cru aux grandes heures d’Häkkinen, mais le Finlandais n’était cette fois ni blond, ni constipé.

L’envoyé spécial du Vestiaire aurait sûrement pu en raconter un peu plus s’il ne s’était pas endormi sur son canapé. Les commissaires ont beau avoir fait sortir la Safety Car pour rien, le débris cantonnais aura sûrement autant intéressé le grand public que Vettel et Webber. Heureusement qu’Alonso est là pour doubler son coéquipier dans les stands. Il n’y a, après tout, jamais eu de hiérarchie entre les pilotes chez Ferrari.

Pendant ce temps-là, le paddock a trois semaines pour rejoindre Barcelone par la route. Senna et Trulli vont devoir rouler jour et nuit.