Foot, Coupe UEFA : Le calice jusqu’à l’hallali

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C’était le 4 octobre dernier. Toulouse marquait dans le temps additionnel à Sofia et arrachait sa qualification pour les poules de l’UEFA. Le début d’une belle aventure : trois défaites (Leverkusen, Zurich et Prague au Stadium), 2 but marqués, 6 encaissés.

« La L1, c’est un championnat important au niveau international. » Cette phrase est signée du taquin Fabio Grosso, ravi de trouver un championnat où il pourrait enfin être titulaire. Pour les Espagnols, les Italiens et les Anglais, affronter des Français, c'est un entraînement contre la réserve : tout le monde le sait. Mais Sochaux éliminé par le club Med de Panionios avant les poules, Toulouse et Rennes battus par des compatriotes de Chapuisat (Zurich et Bâle), laminés par des Allemands (Leverkusen et Hambourg), ça commence à friser les moustaches du VRP Thiriez.

Pire que la D1

Toulouse peut craindre pour le maintien en L1. Sochaux, relégable, aussi. Mais Rennes faisait partie des prétendants au podium, il y a peu. Tel un Gasquet évoquant la chaleur, l’excuse à la mode est que la Coupe UEFA pompe de l’énergie, donc ne permet pas d’être performant en parallèle, en championnat. Sottise, dirait la SM Super Nanny. La vérité est que la L1 connaît cette année son pire niveau depuis longtemps. Toulouse, Rennes ou Sochaux affichent en coupe d’Europe des carences pour le haut niveau aussi criantes que Britney Spears dans des vidéos douteuses sur Internet. Mentalement, c’est aussi solide que Rain Man, ce qui désespère M'Baup pas loin d'avaler sa casquette (ici lors de Miss vendanges 99). Techniquement, on ne compte plus les passes foirées de Bergougnoux ou Thomert. Physiquement, le rythme de joueurs suisses est trop élevé. A ce stade d’impuissance, Escalettes et le Dali de la LFP hésitent à appeler Noah.

Heureusement, il reste Bordeaux. Deux matches, deux victoires pour l’équipe torchée 5-0 à Caen.

Football, Angleterre, Euro 2008: God save Pletikosa

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De notre envoyé spécial permanent à Porte-à-le-Botte

Paul Robinson et Scott Carson n’ont pas pour seuls points communs la fin de leur nom de famille ou le pyjama jaune qu’ils oublient d’enlever avant leurs sorties internationales (photo). Les deux goalkeepers anglais ont également contribué équitablement à la non-qualification de leur équipe pour l’Euro-2008, y allant chacun de leur tuile contre la Croatie (cliquez ici et ici). On a pendu Letizi pour moins que ça.

Depuis que la bande à Bilic a pris son pied dans le tapis de Wembley, tous les coeurs du royaume balancent entre Ian torpeur et indignation. Comment l’imposture McLaren Mercedes a-t-il pu rester 15 mois en poste ? Wayne Rooney pourra-t-il enfin dépuceler sa rousse à Trouville l’été prochain ? Comment Peter Crunch a-t-il pu marquer un but du pied ? Ian Wright a-t-il tué la femme d’O.J. Simpson ?

Autant de question auxquelles devra répondre le prochain sélectionneur, qui ne devrait être ni Mourinho, ni Martin O’Neill, ni Wenger. Van Gaal le constipé semble intéressé, comme Maître Capello, parmi les seuls à vouloir se taper Beckham et le nouveau single des Spice Girls.

Le banni de Barnabé penserait selon nos sources à naturaliser Sébastien Frey pour faire pencher en sa faveur la balance de la Fédé anglaise. Il lui faudra aussi dégonfler les chevilles en carton de Michael Owen, qui a assuré à nos confrères du Sun qu’aucun des joueurs croates, que les Anglais croiseront à nouveau en éliminatoires du Mondial-2010, ne pourrait prétendre à une place de titulaire en équipe d’Angleterre. A part Pletikosa.

Little Prince

Foot, L1, PSG : La patte Le Guen

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18e, 16 points en 15 matches : Fournier et Lacombe n'ont pas resisté à un bilan un peu meilleur. Le Guen, lui, tient bon.

Existe-t-il une immunité Le Guen ? La question se pose légitimement vu l'état du PSG, aussi délabré qu'un cycliste de 35 ans. La première erreur de Le Guen fut le recrutement.

Verdict : pas Clément

Le Guen a fait comme beaucoup d'entraîneurs de petites équipes : il a fait avec peu de moyens. Sauf que le PSG en a beaucoup. Pourtant, et le Vestiaire l'écrivait dès le début de saison, les arrivées parisiennes ont été trop faibles pour prétendre à mieux que la saison passée. Outre le choix de la maison de retraite de Pauleta, la seule question en suspens était : Comment Paris va-t-il utiliser la fin de saison dernière, somme toute réussie ? La réponse est simple. Comme Brahim Asloum gère ses combats : sans rien faire. Digard, Clément, Ceara, Bourillon sont arrivés. Et pour le mercato, c'est Gouffran qui arrive, un cadre de la désastreuse équipe de France espoirs, que Stéphane Le Foll confond avec Gourcuff.

Révolution de vieux lourds

Seconde erreur : virer toutes ses stars qui jouent, il est vrai, comme des brêles. Exit Pauleta, l'un des seuls attaquant en activité que Thuram pourrait courser, Luyindula, Frau. Yepes est revenu dans la danse faute de mieux. Armand collectionne les erreurs mais reste capitaine, sauf quand Sakho joue. Le PSG est une grosse équipe de CFA : des jeunes pas mauvais et un paquet des plus mauvais pros de l'effectif. Rothen a avoué que si les résultats ne s'arrangeaient pas, il quitterait le club de son coeur car il faudrait mettre une bombe dans l'effectif actuel. Comme s'il y avait encore une chance pour cette génération. Le visionnaire à la boucle d'oreille a décidé de tout faire péter dès maintenant : il a presque donné la balle à Koné sur le second but niçois. Lui, Le Guen et leur président ont ensuite chargé l'arbitre. L'hiver sera rugueux : autant se couvrir de ridicule.

Football,médias, Ballon d’or : une cérémonie tout Kaka

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L'insoutenable suspense a fait long feu. Tel Brian Joubert qui ne veut pas se retenir plus longtemps pour savoir ce qui attend Elizabeth Berkeley dans Showgirls, les médias n'ont pas patienté jusqu'au 2 décembre, date de la remise du Ballon d'or.

Ce sera donc Kaka, qui a foiré un penalty ce week-end, avec un Milan AC au fond du sac. Du coup, TF1 organisera une émission qui ne sert à rien. Kaka est champion d'Europe, et dans cette année de disette, cela suffit pour le Ballon d'or. Si Inzaghi n'avait pas ouvert le score en finale de la Champion's League, ç'aurait probablement été Gerrard, l'heureux élu. Pour l'heure, les deux hommes effectuent un début de saison poussif : Liverpool ne confirme pas tous les espoirs placés en lui, et Milan a une moyenne d'âge encore supérieure à l'équipe de France 2006. Et l'équipe nationale déçoit, avec un Brésil mauvais comme rarement (ce qui est bon signe pour la coupe du Monde 2010) et une Angleterre virée de la course à l'Euro.

Faute de mieux cette saison, Kaka reste un joueur exceptionnel. La plus grosse arme du Milan. Son but à Manchester en demie de la Ligue des Champions est un modèle de ses qualités : justesse technique, puissance, précision. Et avec sa gueule de beau gosse, il ne gâchera pas les photos comme Ronaldinho.

Football, Equipe de France : attaque à tout-va ou à vau-l’eau ?

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Domenech possède une ligne d'attaque d'une incroyable richesse, plus emballante encore qu'en 2002. Pourtant, Piquionne a autant de chance d'être sélectionné que Trezeguet.

Souvenez-vous avant la Corée, en 2002 : avec Cissé, Henry et Trezeguet, les Bleus avaient une tripotée de tireurs d'élite comme la femme de Fred n'en a jamais vu. Aujourd'hui, la force de frappe française est encore plus impressionnante. Avec Henry, Anelka de retour au top, Ribéry au sommet de son art (100 fautes dans la dictée de son petit cousin, bescherelle à l'appui) et surtout l'éclosion de Benzema, tous les profils sont réunis : joueur axiaux, mobiles, pivot, profondeur, adresse, talent. Ajoutons Benarfa et l'éternel Govou, Malouda à gauche et Nasri en n°10 et vous obtenez une armada offensive impossible à lire pour l'adversaire, avant le match.

Trezeguet sans Tutu

Pourtant, cela ne marche pas. Contre l'Ecosse, par deux fois, les Français ont attaqué comme Gasquet contre Nadal : pour faire joli. Et ont pris deux pions qui auraient pu coûter sa place au roi Raymond. On se souvient aussi des matches contre la Suisse ou le Togo, loin d'être des modèles de précision. La France ne sait pas dominer. La France reste une équipe de contre, qui défend bas. Qui centre moins bien que des joueurs de cécifoot.

Domenech ne risque donc pas de changer de méthode alors qu'il a une équipe aussi capable de prendre le jeu à son compte que le Portugal ou le Brésil. Mais la France et ses vieux Thuram, Claude Mais qu'il est laid et Patrick Viagra, préfèrent attendre l'adversaire, n'en déplaise à Trezeguet dont ils sont les ennemis en EdF. Après tout, ce sont eux les entraîneurs.

Médias, Football : Setanta culte

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La mythologie irlandaise est aussi riche que Mourad Boudjellal. Un soupçon d’humanisme en plus. Si le bédéphile toulonnais a trouvé son hairy man avec Umaga, les Celtes vénèrent une autre icône poilue : Cuchulainn, le « chien de Culann ». Comme Tero Pitkamaki, son arme favorite est le javelot-foudre, dont l’extrémité se déploie quand il pénètre le corps d’un ennemi. Salim Sdiri appréciera. Demi-dieu au pays d’O’Driscoll et Keith Wood, Cuchulainn se faisait d’abord appeler Setanta avant de recevoir son sobriquet animalier.

Le nom a été repris en 1990 par une bande d’illuminés irlandais soucieux de donner des nouvelles du pays à leurs compatriotes expatriés : Setanta Sports était née. La chaîne s’est depuis développée à l’international, au point de commettre, avec Canal+, l’une des plus grosses erreurs médiatiques de ce début de siècle : acheter les droits de la Ligue 1.

Setanta Sports One and Two diffusent plusieurs soirs par semaine les plus grands moments de « Le Championnat », l’une des émissions phares du groupe avec les highlights des ligues hollandaises et portugaises. Les expatriés irlandais en ont décidemment pour leur argent, d’autant que les programmateurs dublinois ont du nez pour fleurer les affiches dont même France4 et M6 ne voudraient pas : Nancy-Sochaux (1-1) et Toulouse-Metz (0-0, ci-dessus) dans le même mois… Autant se taper un Braga-Leiria.

Football, Thuram : Le dernier va et vient

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La meilleure défense en Europe est potentiellement française, mais sans Thuram. Autrement dit, la France prendra des buts à l'Euro.

« Le match en Ukraine sera peut-être mon dernier avec les Bleus. » Si seulement le grand Lilian voulait dire que, même avec une victoire, il raccrochait. Mais non : c'est bien en cas d'élimination que Thuram rejoindra le variété club de France. Et c'est bien dommage car Thuram, c'est un secret assez mal gardé, n'est plus au niveau international. Contrairement à Angloma, il perd ses qualités avec l'âge.

Aujourd'hui, la meilleure défense dont puisse rêver Domenech existe : Sagnol (ou son singulier, Sagna) – Gallas – Abidal – Evra. A la rigueur, Mexes à la place d'Abidal, qui peut aussi coulisser à gauche. Voilà six défenseurs au top niveau athlétique, technique et tactique, puisqu'ils jouent dans les plus grands clubs d'Europe (c'est-à-dire pas en France). Ils savent tout faire et sont rapides, les dames d'Escalettes le confirment. Or Turlute Tutu n'est plus titulaire, et c'est bien normal à bientôt 65 ans après de bons et loyaux services.

Entraîneur (mauvais) joueur

Pourtant, si la France se qualifie, Thuram sera à l'Euro dans huit mois. Domenech ne peut s'en passer, à cause et malgré la jurisprudence Desailly. Un match médiocre à l'Euro, contre la Croatie où il coûta deux buts, pour sa seule titularisation. Avant, contre l'Angleterre, et ensuite, remplaçant. Evidemment, Marcello, qui a joué avec Maldini et Costacurta, n'accepta pas de se retrouver aux côtés de Govou qui prenait des photos des stades portugais pour la famille. En clair, un taulier, ça joue ou ça reste à la maison. Et la tradition veut qu'en équipe de France, les vieux soient aussi entraîneurs adjoints (Deschamps, Blanc, Desailly, Zidane, Makélélé), et qu'ils ne restent pas à la maison. Surtout avec Domenech. Donc.

Pelous et Desailly sont partis la queue entre les jambes. Souhaitons que sa sagesse et son expérience permettent à Lilian Thuram, le plus grand défenseur français de l'Histoire et peut-être du monde de se retirer dans la dignité.

Tennis, Masters : Richard l’attend

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De notre envoyé spécial aux Masters, 

Richard Gasquet est entré dans l'Histoire par la porte de derrière. Il a été dépecé encore plus violemment qu'à Tokyo par Ferrer. Au moins, il a rigolé avec l'arbitre.

La scène est saisissante. Alors qu'il vient de prendre 6-1 en 26', en ne marquant qu'un point sur son service, Gasquet fait des blagues à l'arbitre de chaise. Et regarde un Deblicker consterné, en se marrant. Résultat, 33 minutes plus tard, il reprend 6-1. Ferrer a paru aussi immense que Vliegen à Roland, ce qui inquiète. Gasquet n'a jamais su prendre le jeu à son compte, pourtant il savait qu'en laissant manoeuvrer Ferrer, il perdrait. Il savait qu'il fallait jouer 1 mètre dans le court, il a couru 3 mètres derrière la ligne.

Saga affligea

Alors quoi ? Et bien, pas d'effet Noah en tout cas. Estampillé préparateur mental, il a dû vite s'apercevoir qu'il avait affaire à un très très jeune joueur. Ferrer s'est cru revenu sur les tournois juniors. Puisque l'autre bouge mieux, allez hop, on lâche tous les coups. Pas la peine de s'accrocher dans l'échange, c'est un mauvais jour. Nadal, lui, n'a jamais de mauvais jour.

Pour Gasquet, les deux premiers jeux sont primordiaux : ils lui indiquent s'il s'amuse ou pas. Si oui, le petit prince est capable de sortir des coups d'anthologie voire de s'accrocher pour gagner (Roddick à Wimbledon). Si non, il joue comme Camille Pin à l'entraînement, le mental en moins.

S'il veut un jour prétendre au top 5, ce que ses capacités techniques valent, Gasquet devra être systématiquement quart ou demi-finaliste. Ce qui signifie être le patron. Là, dans ce qu'on peut apparenter à un quart de Masters, il a démissionné plus vite que Guy Roux. 5 points gagnants dans le match, pour 25 fautes directes : une telle branlée, feuille de stats à l'appui, est unique dans l'Histoire du tennis. Y entrera-t-il un jour d'une autre façon ?

Bruits de Vestiaire

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Athlétisme. Le marathon de New York a brassé comme chaque année son lot de célébrités. Parmi elles, la pouffe du scientologue Tom Cruise, Katie Holmes, a eu besoin de 5 h 30 pour couvrir la distance, soit deux fois plus que Lance Armstrong (2 h 46), qui n’a pas été contrôlé à l’arrivée. Pendant ce temps-là, Yohan Diniz perdait la puce qui sert de référence chronométrique. « En fait, sur les bilans, je serai Monsieur X », a déclaré le marcheur. Enfin dépucelé, voilà que le Champenois veut se lancer dans le porno.

Ski. On ne sait pas très bien si l’initiative a été mise en place pour contrer les effets du réchauffement climatique ou parce que nos skieurs ne savent pas prendre le tire-fesses, mais la Fédé a organisé lundi les premiers championnats de France… en salle, à Amnéville. Les 500 mètres de la piste lorraine ont suffi au redoutable Julien Lizeroux pour taper Joël Chenal, Frédéric Covili et Jean-Baptiste Grange. L’hiver va être long.

Rugby. L’ancien Toulousain Gareth Thomas a publié la semaine dernière son autobiographie : Alfie, le surnom qu’il tient de sa ressemblance avec l’extraterrestre au long nez de la série TV. Il y raconte la vengeance de Freddie Michalak après que Garbajosa, Yannick Bru et Jauzion ont déposé un tas de merde dans son sac de sport. Il a d’abord utilisé les parpaings de son maçon de père pour cloisonner la porte d’entrée de la baraque à Garba, avant d’aller repeindre celle de Bru et de laisser la voiture de Jauzion sur quatre briques. Le tout dans la même nuit.

Boxe. L'Allemande Nadine Kleinert, vice-championne olympique au lancer du poids en 2004 à Athènes, va se reconvertir dans la boxe après les JO de Pékin. Et si Asloum se reconvertissait dans le lancer du poids après sa prochaine défaite ?

Football. La Turquie accueillera du 11 au 21 novembre à la Coupe du monde des amputés. Si l’ONU a annoncé vouloir accorder une aide financière au Sierra Leone, dont l’équipe est composée de victimes de la guerre civile qui a ravagé le pays pendant dix ans, l’Italie d’Alessandro Zanardi (ci-dessus) fait figure de favorite avec la France de Sandra Laoura.

Omnisports. Vingt-cinq sportifs britanniques médaillés potentiels aux JO de Londres vont bénéficier d’un programme de près de 30 millions d’euros, a annoncé le directeur de l’élite du comité olympique, un certain Clive Woodward, ajoutant que l’objectif britannique en 2012 devrait être de 18 à 20 médailles. « Le talent ne suffit pas », s’est-il justifié. Les éternels espoirs français en savent quelque-chose.

Foot, Ligue des Champions, Lyon : A Barça, tout va bien

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Les Anderson, Cleber et Sonny, sont sur un bateau. Lequel dégage parce qu'il est le plus nul ?

La victoire a des effets euphorisants. Stuttgart a mordu la poussière à Gerland (4-2), avec la manière, et même Govou a été bon (ici avec sa mère). Signe que la confiance est là. A un point des Rangers, qui sont tout de même sacrément mauvais à l'extérieur avec le gros Darch' aux avants-postes, les Lyonnais ont fait une belle opération. Ils ont marqué quatre buts, et auraient pu en ajouter quelques-uns si Benzema avait été dans un grand jour.

L'hommage à Oury

Pourtant, Lyon n'a toujours pas le niveau des saisons précédentes. Car sans Poutre verte, mué en autiste dansant Rabbi Jacob après son penalty arrêté, l'OL n'aurait pas gagné. La défense a craqué devant les assauts, comme la femme à Fred. Les centres ont été nombreux, et Squillaci a terminé le match assommé vu son nombre de têtes. Bouledogue Anderson y est de nouveau allé de son contrôle foiré à 20 mètres de ses buts. Et Grosso continue de donner de l'espoir à Delhommeau, Poulard et autres Bourillon : on peut aussi jouer la Ligue des Champions, voire être champion du monde, et courir le 100 m moins vite que Diniz ne le marche. Avec Cris, Belhadj à gauche et toujours sans Clerc, ce Lyon-là aurait déjà plus de gueule.

Champion Cheap manager

Mais ne boudons pas notre plaisir : Lyon a récupéré ses arguments offensifs. Tout le monde l'avait dit, après le départ de Tiago et Malouda, il fallait garder l'organisation, mettre Ben Arfa à gauche et Kallström au milieu. Le très imbu Perrin a imposé son système, qui a fait faillite aussi vite que Carole Merle. Et aujourd'hui, ce que même Jacques Santini aurait compris arrive : Benzema et Ben Arfa se baladent. On feint de s'en étonner. C'est pour ne pas décoiffer l'enfant de choeur au costume trop grand. Il a juste fait perdre trois mois à l'OL.

Tennis, Masters : Le sort s’acharne sur Gasquet

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Toute la presse ne parle que de ça : avec son tirage au sort, Richard Gasquet a peu de chances de voir les demies du Masters. La poisse. Il aurait préféré Wawrinka, Soderling ou Benetteau. Et pourquoi pas Golmard ?

Qualifié in extremis, et puis la tuile. Le tirage au sort des Masters a offert au roi Richard une opposition pour le moins inhabituelle : avec les 2e et 3e mondiaux dans sa poule, il du souci à se faire. Bizarrement, malgré son statut de tête de série n°8, le tableau n'est pas si dégagé, et Richard pourrait très bien l'être rapidement. Voyez plutôt, Nadal, Djorkaevic (en méforme) et Séverine Ferrer. Comment faire pire en effet ? Au mieux, il se fera rouster par Federer en demies.

Le grand bluff
Le destin n'a donc pas été tendre avec notre champion. Il aurait sans aucun doute préféré prendre Rodger, Gros Dick, ou le survitaminé Igor David Benco. Voire Nalbandian, s'il avait été qualifié. Au moins, eux, ce ne sont pas des joueurs contre qui il prend des taules… Mais Nadal, en effet, c'est encore pire : cela risque de réveiller ses ampoules. Nalbandian, le joueur le plus en forme au monde, guette le forfait.

Il est vrai qu'affronter des joueurs du Top 10, en Masters, c'est plutôt rare. Il parait que c'est encore plus rare d'y croiser Cyril Saulnier et Rodolphe Cadart, respectivement 209 et 239es mondiaux. Mais bon, on n'a pas vérifié…

Rugby : La dernière urgence de Pelous

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Pas grand monde ne s’y intéresse, mais Pelous va parler. De quoi exactement ?

La situation ressemble à des aveux en règle. Le joueur le plus capé du rugby français a décidé de s’exprimer. Non pas qu’il vienne de terminer son apprentissage de l’alphabet ou qu’il soit frappé d’autisme depuis la superbe demi-finale des Bleus. Détrompez-vous, il va sortir du mutisme dans lequel il était rentré au lendemain de l’exploit de Saint-Denis. « J'ai pris ma décision, mais je laisse terminer la compétition pour l'annoncer », avait-il alors courageusement déclaré. Ses annonces tapageuses risquaient à l’évidence de priver ses camarades d’une probable troisième place mondiale, enfin débarassée du poids de l'ancien capitaine.

Il n’avait pas prévu que plus on s’éloignerait de la compétition, plus le monde entier se foutrait des paroles de l’énarque toulousain. Quelques jours ont passé depuis, presque un siècle pour ce pauvre Pelous qui ne sait plus quoi faire pour qu’on le remarque. Il a donc convié la presse demain après-midi, se raccrochant à ses quelques espoirs de voir un tombereau de fleurs lui tomber sur le coin de la gueule à l’annonce de son départ beaucoup trop tardif de l’équipe de France.

Pelous pas assez vert

Evidemment, Pelous est un grand joueur. Oui, il a eu une carrière tout à fait convenable. Mais on sait trop combien il est important de ne pas rater sa sortie. Le bougre s’est vu annoncer sa retraite avec Webb-Ellis entre les paluches. Bref, il s’est vu trop beau. Péché d’orgueil ou péché de naïveté ? Comment a-t-il pu croire qu’une équipe avec lui dedans pouvait être la meilleure du monde ? Une blessure importante était venue opportunement lui offrir un départ, certes un peu ombragé, mais loin d’être ridicule.

Chacun priait dans son coin pour qu’il ne revienne pas à temps dans un état physique convenable. Hélas, à quelques semaines de la Coupe du monde, un Nallet en pleine forme, bien supérieur à tous les seconde-ligne tricolores, a vite compris que Laporte lui préfèrerait le vieux, de trois ans son aîné, un civet d’arthrite en supplément. Pelous était fini. On le savait déjà en 2006. Bernard lui a offert la porte de la honte pour son ultime sortie. Des prestations pathétiques d’une ancienne gloire aux abois, un squelette en mille morceaux usé par tant de combats. Le pélican méritait mieux. A un moment, le cœur et l’expérience ne suffisent plus, Desailly nous l’avait bien dit en 2004.

Son gatisme, l’emmène aujourd’hui à essayer de soigner son pot de départ. Triste. Un verre de larmes et adieu, capitaine !

Football : Ben Arfa – Denilson, les sept ressemblances

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Arsène Wenger a sorti la semaine dernière un nouveau pupille du centre de formation d'Arsenal. Rappatrié en urgence de sa classe verte dans les Midlands, Pereira Denilson, 19 ans, a marqué le dernier des trois buts londoniens contre Sheffield (3-0), en Carling Cup.

Troisième descendant officiel de Ronaldinho après Robinho et Lulinha, que Chelsea essaie de signer, il est aussi le pâle sosie de Ben Arfa (ci-dessus). Mais plus qu'une gueule de jeunes prétentieux, les deux joueurs partagent de nombreux points communs.

Notre jeu des sept ressembances (réponses ci-dessous).

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Foot, les grandes familles du foot : Les Traoré

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Le Vestiaire compose pour vous la meilleure équipe du même patronyme. Cette semaine, les Traoré.

Gardien(ne)

Rokia : Aucun illustre Traoré footballeur ne répondant à cette catégorie, nous avons délibérément choisi la chanteuse.

Défenseurs

Sammy (Mali) : Le sosie de Pierre Richard. Grand, penaud, il en a provoqué (des pénos) au cours de sa carrière. Le maître à penser de Gernot Rohr, c'est dire.

Ismaël (France) : Le jeune Sedanais vient de prolonger. Une grande carrière s'ouvre à lui, s'il joue un jour.

Djimi (Mali) : Après avoir fréquenté tous les clubs anglais et Lens, il s'est fait péter la jambe à Charlton. N'a pas compris que Djimi ne s'écrivait pas comme ça, un peu comme Djezon Boutoille.

Milieux

Alain (Burkina Faso) : Le jeune Auxerrois aurait aimé partir à Châteauroux, cet été en prêt. Auxerre en a décidé autrement, et il se prépare une carrière à la Vandenbosche.

Habibou (Sénégal) : Il a battu le PSG en coupe une fois, avant d'y signer. Ce qu'on appelle un choix de carrière payant puisqu'il n'y a pas joué un match avant de partir pour Panionios et Cannes.

Joël (Messin): Comment oublier les exploits du Messin ?

Oumar (Sénégal) : Un attaquant sénégalais de renommée régionale. Il a quand même marqué quelques buts en éliminatoires.

Attaquants

Issouf (Burkina) : Tellement talentueux qu'il devait filer des bonbons aux gamins pour qu'ils lui demandent un autographe. Pote de sélection d'Amadou Traoré, dit le rouquin.

Abdoulaye (Côte d'Ivoire) : Surnommé Ben Badi, sans que personne ne sache pourquoi. Passé par Sète, Toulon et Avignon, il a toujours privilégié le sportif sur le cadre de vie.

Amara (Sénégal) : Lui, c'est l'inverse. Il n'a jamais privilégié le cadre de vie, ni le sportif d'ailleurs. A Gueugnon, il est toujours un Dieu, où ses exploits sont restés dans la légende, comme ce tir à côté à Nantes en coupe de France, à 2 mètres du but et sans gardien. Finaliste de la Can 2002, à 75 ans.

Carte blanche,Formule 1, Hamilton : T’as tout faux coco !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Burt le pigiste

La saison de Formule 1 s'est donc achevée au terme d'un suspense digne d'un épisode de Colombo. L'heure de déposer le bilan écurie par écurie.

McLaren : Une bonne saison, certes, mais pas au-dessus de tous soupçons, comme l'a prouvé le déclassement final de l'équipe pour espionnage sur Ferrari. Le fiasco semble maintenant total suite à la mauvaise gestion des relations entre Alonso et Hamilton, et l'Espagnol, rancunier comme un taureau dont le matador a raté l'estocade, va partir sous d'autres cieux. Quant à Lewis « fils à papa » Hamilton, qui est une formidable tête à claques, pas sûr qu'il ait l'étoffe d'un champion, comme le prouvent ses deux dernières courses calamiteuses (2 points récoltés).

Ferrari : La Scuderia semble revenue au top avec une voiture plus compétitive et des pilotes talentueux. Jean « Gollum » Todt a encore concocté une savante potion magique et ses voitures ont une fois de plus honoré la mémoire du vieil Enzo. C'est à se demander pourquoi Alesi n'a jamais rien fait avec.

BMW : La route est longue en F1, mais BMW est certainement sur la bonne voie. Maintenant débarrassée de Villeneuve qui ne valait guère mieux que Pedro Diniz depuis son passage chez BAR, l'équipe est tournée vers l'avenir. Le titre, c'est pas pour demain, mais en attendant Heidfield et Kubica devraient se battre pour la victoire en 2008.

Renault : Une saison moyenne pour Renault F1, tant on sent que ça aurait pu être pire ! Flaaaaaaaaavio va devoir virer Fisicho s'il veut à nouveau bien figurer. L'Italien semble au bout du rouleau et le temps est venu pour lui de se mettre au tricot. Kovalainen n'a pas démérité et a même impressionné à l'occasion.

Williams : On est loin, chez les Britanniques, du luxe d'antan. Néanmoins, avec Nico Rosberg et « Papy » Wurz, on sent bien que le maximum a été fait. Régulièrement performant en qualif (autant que Wurz était à la peine), Rosberg a impressionné alors que Wurz semblait avoir perdu son coup de volant durant l'intersaison. Lassé, fatigué, démotivé, « Papy Wurz » (3e au Canada … Dry) a fait ses valises avant le dernier Grand prix et a cédé sa place à Kazuki Nakajima qui, s'il a décanillé un de ses mécanos, n'en a pas moins fait un bon Grand prix qui pourrait lui assurer sa place pour l'an prochain.

Le baudet de Bourdais

Red Bull : Malgré le fric, les nanas, Newey, Coulthard et Webber, le succès tarde à venir pour Red Bull Racing. Cassante comme du verre, on a rarement vu leurs voitures devant les autres. Webber pourrait sûrement concourir pour le titre de pilote le plus malchanceux, certes, et le vieux Coulthard fait de la résistance avec une belle abnégation. Mais les déambulateurs seront-ils autorisés l'année prochaine ?

Toyota : Les années se suivent et se ressemblent pour Toyota, où décidément ça ne marche pas. Entre un Trulli qui n'a jamais cassé trois pattes à un canard et un Ralf encore une fois aux fraises, on pouvait difficilement s'attendre à voir les Toyota péter le feu. Pas sûr que l'année prochaine soit meilleure vu que les ingénieurs n'ont jamais compris ce qui marche ou pas.

Toro Rosso : Après avoir viré le sympathique Speed, qui n'en branlait pas une, les choses se sont améliorées et même Liuzzi, se sentant sur un siège éjectable, a été bon. Après ses excellents débuts, Vettel n'aura sans doute pas l'occasion de faire de vieux os ici. Quant à Bourdais, Le Vestiaire lui souhaite bon courage. En effet, l'écurie débutera avec la charrette de cette saison et là ça craint pour le pauvre Sébastien. La F1, c'est bien, mais encore faudra-t-il s'arranger pour que ça ne se termine pas en enterrement de première classe.

Les toiles de Rubens

Honda : 6 points et l'addition, la belle équipe ! Button a souffert toute la saison pour les marquer ces points là, et c'est encore plus dur quand on est l'unique pilote de l'écurie. Barrichello a fait une belle tournée d'adieux sans marquer le moindre point et maintenant il faut partir, Monsieur. Pas certain que Honda le vire, d'ailleurs. Comprenne qui pneu.

Super Aguri : 4 points, c'est déjà une victoire pour eux. Sato a encore assuré le spectacle et il serait peut être tant de le remettre dans la Honda (en même temps, c'est pas forcément un cadeau). Davidson, lui, a appris, difficilement, mais aussi avec quelques coups d'éclats. A revoir pour confirmer ou l'enterrer définitivement.

Spyker F1 : Spyker n'est plus, vive Force India ! Le principal danger pour les pilotes de cette écurie sera de ne pas mourir de honte. Sutil, pour ses débuts, a impressionné et a marqué un point inespéré et salvateur à Fuji suite au déclassement de Liuzzi. Albers, régulièrement largué, a refait ses valises et a été remplacé par Markus Winckelhock pour le Grand prix d'Allemagne. Winckelhock, tout fou, a même mené sous le déluge avant de laisser sa place à cette vieille tâche de Yamamoto. Là, pas d'étincelles et une dernière place sur la grille réservée à son nom pour chaque course.

En voilà une bonne saison : dépassements, accidents, intrigues, belles courses… Le cahier des charges fixé par Bernie a été respecté. Et l'année prochaine, du dopage ?

 

Bruits de Vestiaire

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Football. La Fifa a confirmé cette semaine qu’elle testerait le « ballon intelligent » lors du prochain Mondial des clubs, en décembre. Il s’agit d’un ballon équipé d’une puce électronique lui permettant de déterminer si le cuir a franchi la ligne ou pas. Stepp by step Blatter s’est refusé à parler d’une éventuelle généralisation, mais l'on se doit de freiner malgré tout l’enthousiasme de Djibrill Cissé : le ballon intelligent ne va pas tout seul dans les filets.

Natation. La Fédé tente de faire le ménage autour de Laure Manaudou. Son petit frère, Nicolas, ne sera pas à Pékin comme entraîneur associé. « Son statut est particulier », a justifié le DTN Claude Fauquet. « Il a des exigences à Ambérieu. » Les départementaux benjamins, entre autres. Pour avoir manqué une réunion de préparation, Philippe Lucas s’est de « lui-même exclu » du processus olympique a estimé le président de la FFN, Francis Luyce. Il pourra toujours faire charter commun avec N. Manaudou.

Rugby. La tenue de la Coupe du monde devrait se traduire par un supplément de chiffre d’affaires de 100 à 150 millions d’euros pour les hôtels des villes hôtes, révèle une étude du cabinet spécialisé MKG. Le prix moyen des chambres a augmenté de plus de 20% entre le 7 septembre et le 20 octobre, atteignant même 230 euros le soir de la finale, pour un taux de remplissage proche de 98%. La Coupe du monde n’a pas fait que des perdants côté français.

Formule 1. Il est tellement bon, et rare, que les langues se délient qu’on ne pouvait s’empêcher de reproduire les meilleurs extraits de la déclaration du président de Ferrari Luca di Montezemolo au lendemain du sacre mondial de Raïkkönen : « J'ai lu que Bernie Ecclestone a parlé de la couleur de la peau de Lewis Hamilton et que ce serait encore mieux s'il était musulman. Il ferait mieux de dire à quel point la déshonorante décision du Conseil mondial de la FIA fut humiliante pour tous, à commencer pour lui qui y siégeait. La sentence était absurde et risquait de créer un précédent avec un jockey qui court avec un cheval drogué et qui, à la fin, gagne quand même. J'ai déjà pensé faire disputer le prochain championnat avec un moteur de 8.000 cm3. » Chiche ?

Omnisports. La justice russe (il y en a une) a annoncé la semaine dernière avoir donné raison à des écologistes contestant la construction, dans un parc national de la région de Sotchi, de plusieurs sites des jeux Olympiques d'hiver de 2014. Poutine, qui aime à passer ses vacances dans la station russe, devrait pouvoir passer outre la sentence aussi facilement qu’il a obtenu les JO. Dans le cas contraire, certaines infrastructures seraient sérieusement menacées. Du moment qu’ils construisent une piste de skeleton pour Lizarazu

Volley-ball. La Coupe d’Europe de volley assis s’est achevée ce week-end à Sarajevo (Bosnie), où la discipline est davantage populaire que chez les valides, mines antipersonnelles obligent (photo). Mathias Patin a encore une chance de rejouer en équipe de France.

Médias. Dépêche AFP : La Ligue 1 de foot a perdu 14% de son audience sur Canal+. On se demande pourquoi…