Judo, Riner : Teddy pleureur

A force de collectionner les bronzes, il va finir par en couler.

Il aura à peine 35 ans quand il foulera le tatami de Jeux olympiques de Paris. Mais un déambulateur peut-il vraiment avoir un âge ?

Le gentil nounours est donc revenu comme il était parti. En racontant n’importe quoi à des journalistes trop heureux de ne pas avoir à débourser 20 000 euros pour lui poser deux questions. La dernière fois, il se satisfaisait de sa réussite aux JO conclus par une minable troisième place, et un titre par équipes, le même que Guillaume Chaine et son palmarès individuel inexistant, alors que l’ancienne terreur des Dojo venait chercher sa troisième médaille d’or individuelle. Ensuite, Teddy et sa dizaine de kilos en trop, promettait avoir fait le déplacement à Perpignan uniquement motivé par la compétition par équipes. Et pourquoi pas ? Qui n’irait pas s’emmerder un week-end entier sans même une obligation contractuelle ou financière auprès du PSG ? On aurait tous plaisir à passer une journée entière avec Lucas Otmane et Eniel Caroly. Des potes suffisamment ingrats pour le priver encore une fois d’une médaille d’or. Comme on dit, ridicule un jour…

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PSG, l’echec de Leonardo : Leo messie

Il n’est pas un supporter parisien à ne pas regretter le temps béni où Denisot consultait des Marabouts avant d’affronter des Roumains. Depuis, la Roumanie ne joue plus au foot et Paris n’a plus gagné un match important ou presque. Peut-être parce que son vrai marabout était Brésilien.

Quand Leonardo débarque à Paris en 1996, il a trois avantages sur Rai. Un, il n’est pas Rai. Deux, il réussit sa première saison. Trois, son frère ne portait pas barbe et moustache quand Maradona jouait encore. Et quatre, il peut se faire un Mélanésien à mains nues. 

Leonardo était l’archétype du meneur de jeu moderne : ni très rapide, ni très décisif, ni très technique, il jouait même latéral dans l’équipe de Romario. Ce n’est pas un problème, il est gaucher et surtout élégant. Elégant comme un voyou tabassant un Américain en pleine Coupe du monde. Lors de sa première journée sous le maillot de Toko et Dely Valdes, il marque mais est remplacé par Allou, le destin est parfois rieur. La D1 est quand même son jardin, il en mettra six de plus jusqu’en octobre, zéro de plus jusqu’en mai. Mais il ressemble à Laurent Fournier, ce qui permet de croire que parfois il est bon. Heureusement, Leonardo était gaucher et élégant. Il avait déjà cette belle gueule de directeur sportif qatari. Déjà, le costard lui va mieux que le maillot du PSG, même s’il y a Opel marqué dessus à l’époque où il n’en a que 14 dans son garage. Le goût prononcé pour les vêtements qatari viendra un an plus tard et cette fois il y aura Porsche marqué dessus.

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Messi au PSG : La retraite par capitalisation

Le championnat de Ligue 1, ancienne Division 1, a souvent été confondu par les plus grands joueurs avec un sanatorium. Et visiblement ce n’est pas fini, en tout cas tant que l’euthanasie ne sera pas autorisée.

Il y a ceux qui décident brusquement de stopper leur carrière, ceux qui ont fini depuis un moment et ceux qui viennent simplement perdre quelques années pour gagner beaucoup. Allez savoir pourquoi, ça tombe souvent sur le PSG. Voici l’équipe-type des phases terminales de ces trente dernières années.

Les gardiens du coffre-fort

Bodart. Lorsqu’il arrive à Bordeaux en 1996, il n’a que 34 ans. Il n’est jamais trop tard pour débuter une carrière.

Menzo. Lorsqu’il arrive à Bordeaux en 1997, sa carrière n’est pas finie. Elle ne commencera jamais.

Mondragon. Metz lui avait offert un passeport pour l’avenir. Rien n’est encore fini.

Chilavert. Le meilleur gardien du monde était Paraguayen. Le plus mauvais était Strasbourgeois.

Kopke. Lorsqu’il arrive à Marseille en 1996, il est surnommé meilleur gardien du monde. Ce n’est pas un oxymore, ça va le devenir. L’OM, à l’époque, ça ne vaut rien. Deux ans plus tard, Kopke, ça ne vaudra plus grand-chose.

Barthez. Pas prolongé à Marseille, il n’écoute pourtant que son courage et signe à Nantes. Ducourtioux est à Sedan. L’amour du jeu.

Dutruel. Sans trop savoir comment, son CV affiche FC Barcelone. Ça n’a pas vraiment servi sa carrière internationale, mais il a obtenu un contrat de deux ans à Strasbourg pour fêter ses 31 ans. Blessé un an et demi, il s’arrêtera là.

Ils assurent leurs arrières

Lizarazu. A son atterrissage à Marseille, en 2004, Liza n’a fait que quatre saisons de trop et un Euro loin d’être pathétique si on le compare à celui de Desailly. L’OM méritait-il un tel respect ? Le Bayern sans aucun doute.

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Falcao, l’épisode bonus : Radamel, le Schtroumpf vraiment surcoté

Ce n’est pas la première fois que Mbappé humilie notre Radamel. Même en Turquie, il ne le laissera donc jamais tranquille.

Nous l’avions laissé en 2013, avec un bilan dans les grands matchs équivalent à celui d’Ibra, Cavani, ou Van Persie. Et puis après avoir presque brillé en championnat, en Ligue des champions et en Copa America, il était en passe de devenir un joueur efficace quand ça compte, mais il a rencontré le petit Kylian.

Après plusieurs années d’errances, Radamel retrouve un semblant de dignité à Monaco lors de la saison 2016-2017. Pour son premier huitième de finale de Ligue des champions depuis le 0-5 d’Arsenal en 2010, où il était le 0, Falcao a décidé de frapper fort. Et devinez quoi ? Il ne rate pas le match aller comme à chaque fois. Wikipédia rappelle d’ailleurs qu’il est l’auteur d’un doublé, se montrant « à la hauteur de l’événement« . Effectivement, il marque aux 32e et 71e minutes, de quoi assurer un résultat certain à Monaco, renforcé par la réalisation du jeune Mbappé à la 40e. Le match est presque plié puisque Manchester City ne marquera que cinq fois. Au retour, Falcao et Mbappé font à nouveau parler la poudre. Enfin surtout Mbappé, Bakayoko et Fabinho auteurs des trois buts qui qualifient Monaco.

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Meilleur joueur africain : Weah the champions

Il est parfois des numéros 1 qui ne souffrent d’aucune contestation. Celui-là en est un. Qu’il soit président du Liberia, qu’il ait connu Wenger ou finit sa carrière dans ce qu’il restait du Milan AC avant d’aller pourrir ce qu’il restait de l’OM ne change rien. Le père de Timothy était un bien meilleur joueur que son fils. Si on peut qualifier son fils de joueur.

Que reste-t-il de George Weah dont la carrière s’est intégralement déroulée en France et à Monaco ? Le fait qu’il soit le meilleur joueur de l’histoire des seuls vrais clubs qu’il a connu. 

L’histoire de Weah aurait du commencer et se terminer sur la Principauté. Mais le génie d’Arsène Wenger, et un peu le mulet d’Emmanuel Petit en ont décidé autrement. C’est ainsi que Denisot propose à Weah de transformer le PSG en équipe. Et pourquoi pas en équipe qui gagne. Entre présidents, ils parlent le même langage. Coup d’envoi de la période la plus glorieuse de l’ancien club de Gerard Houiller, tant pis pour Christopher Wreh et James Debbah.  Weah va donc tout donner ou presque au PSG : des buts, un titre de champion de France et plein de demi-finales européennes. Vous pouvez chercher, ni Pauleta, ni Ibrahimovic, ni Pancrate, ni l’homme à la capuche n’ont fait aussi bien. Et s’il avait bien voulu un jour gagner une finale, il ne devrait pas se contenter des classements africains pour être considéré comme le grand joueur qu’il était. Parce qu’évidemment, on ne va pas considérer que le Ballon d’or est une vraie récompense, même si en 1995, il y a lui et les autres.

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Les matchs de légende : Jérémy régnait

 Les matchs de folie se succèdent en Coupe d’Europe mais les Français n’y participent pas. Alors le Vestiaire a plongé dans ses archives et a quand même trouvé des exploits avec des clubs plus ou moins hexagonaux dedans. Pas de Leipzig, évidemment. Ligue Europa oblige.


Voici donc les 15 plus grands matchs, pas toujours victorieux, de ces 25 dernières années. Monaco sera là évidemment. Mais ça fait quand même un paquet d’année qu’il n’y a plus ni le PSG ni Marseille, ni Lyon. 

15. OM-Milan 93

Pour quel autre match chercherions-nous la VHS sur priceminister tout en ayant pris soin de conserver son combi tv magnétoscope de la fac. OM-Milan c‘était Roland encore vivant qui n’insultait pas encore Larqué déjà mort, c’est Tapie qui n’en voulait pas encore aux couilles de Praud, et c’est Goethals qui alignait 9 joueurs défensifs face à Van Basten aux abois, Massaro aux fraises, et Papin aux chiottes. On les fout 15ème parce que c’était un peu joué d’avance et pas qu’à cause d’Eydelie. Et dans les buts c’est Barthez.

14. Manchester-Monaco 98

C’est le match qui permit à Trezeguet d’être champion du monde 3 mois plus tard. Pourtant l’entraîneur s’appelait Tigana, pourtant c’était à Old Trafford, pourtant Benarbia était titulaire. Carnot est même entré en jeu. Mais Solskjaer aura la bonne idée d’attendre un an pour en marquer 2. Tant pis pour Liza. Et dans les buts c’était Barthez.

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Ligue des Champions, Ajax-PSG : Majax d’Amsterdam

Monaco a gagné mais c’est pas un club français. On va donc parler du PSG, mais est-ce un club français ?

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Il n’est pas le plus grand, mais il a gravi les échelons un à un. Il était dans la boutique depuis déjà quelque temps quand les stars sont arrivées avant de repartir. Et un jour, tout le monde s’est rendu compte que c’était lui le meilleur. Ca se voit bien sûr quand tout tourne bien, mais ça se voit surtout quand il est au cœur d’un spectacle très moche. Il n’est pas responsable de tout mais quand il n’est pas vraiment lui-même, ça ne peut pas fonctionner.

On ne parle bien sûr pas de Laurent Blanc, qui est très grand et qui n’est jamais dans la boutique avant que les stars arrivent. On pourrait parler de Blaise Matuidi parce qu’il est cramé depuis son retour du Mondial et que quand il joue, le PSG est cramé en fin de match. On peut encore répéter une énième fois que c’est lui qui a fait le PSG de l’an dernier, car il est le seul à presser haut et à perforer, donc à étouffer l’adversaire et à le surprendre. Mais on ne va pas la répéter, parce que c’est toujours assez sympa d’entendre encore que Lucas a raté la balle de break alors qu’il la rate à chaque fois et qu’il continuera. C’est aussi sympa de ne pas entendre qu’Ibra a raté quatre fois plus de balles de break, mais peut-être que les coups francs à 20m et les duels face au gardien ne sont pas des balles de break. Peut-être en effet qu’Ibra ne rate jamais, peut-être aussi que Motta ne vieillit pas, que Verratti ne stagne pas, que Cavani réussit des choses et que le jeu de possession de l’équipe n’est pas un leurre depuis leur défaite à Chelsea. L’Ajax est certainement de retour à son meilleur niveau avec, comment s’appelle-t-il, Serero. Le cheikh maintient toute sa confiance à Laurent Blanc.

Non, on parle de Thomas tout rouge seul au milieu d’un plateau avec un peu de public, qui essaie désespérément de jouer avec le public alors qu’il jouait très bien avec celui qui n’existait pas à l’Equipe du dimanche. Est-ce vraiment l’idée du siècle de lui faire commenter un résumé chronométré de la soirée avec l’arrivée des joueurs au stade, l’échauffement et le match dont on vient d’arriver péniblement à bout ? Il va falloir s’y habituer : le jeu du PSG est chiant depuis le début de saison et les résumés de la Ligue 1 dans Jour de foot aussi. Malédiction.

Pendant ce temps-là, le Barça a battu Nicosie 1-0 avec deux des meilleurs joueurs du Mondial. Il y avait aussi Xavi mais juste une heure.

PSG-Chelsea : Les bouses de Chelsea

Quand il a été dit que Chelsea ne prenait pas de but, il fallait comprendre : en Premier League.

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Combien de fois faudra-t-il regarder les matchs pourris de Premier League le week-end pour ne plus croire Stéphane Guy quand il s’extasie ? C’est sans doute terminé depuis ce soir, il faudra donc nous croire à l’avenir. Il faut aussi nous croire quand on écrit que Paris n’a pas été bon en première mi-temps, qu’il aurait pourtant dû mener à la mi-temps, et qu’à la fin cela aurait dû faire 5 ou 6-1. Le PSG a donc raté sa soirée, et évidemment cela donne instantanément envie de dire qu’il faut nous croire quand on dit qu’Ibrahimovic n’a pas eu plus le niveau en quart de finale de C1 à 32 ans qu’à 25, 26, 27, 38, 29, 30 ou 31. Mais il reste un match retour, sauf s’il fait désormais partie de ces grands champions qui se blessent au mauvais moment.

Alors il reste une question : qu’est-ce qui s’est passé en première mi-temps ? On aimerait dire que c’est Mourinho, ou Blanc qui exhumait son jeu bordelais au plus mauvais moment, ou simplement une équipe qui se fait dessus, de son meilleur défenseur central du monde à son meilleur attaquant chevelu du monde. Il y a peut-être un peu de tout ça, mais au final c’est surtout la leçon qu’il convient parfois de prendre : quand on ne joue pas à son niveau, quand on ne presse pas, qu’on ne redouble pas les passes, qu’on joue 20m plus bas et qu’on laisse Ibra distribuer le jeu, on offre beaucoup de 6m au gardien adverse qui pourtant était dans un mauvais soir. C’est dans ce genre de soirées que Jallet est le meilleur et qu’en face on ne voit que David Luiz. Quand on comprend ça, on garde la balle et tout devient plus simple, si simple que Pastore rentre et fait regretter à Mourinho que Terry ne soit pas à la retraite, pour la deuxième fois de la soirée.

Pendant ce temps-là, c’est facile contre Chelsea mais Chelsea ça vaut rien. Il faudra encore attendre. Comme ces dernières années, la Ligue des Champions se jouera sur une double qualité : la récupération et la technique. Chelsea s’est créé combien d’occasions déjà ?

Handball : L’hymen à la joie

Sanctionné, notre spécialiste sports mineurs purge toujours son exil en terre arctique. La fonte des glaces et une température supérieure à -10° lui permettent néanmoins de sortir de son hibernation afin de nous rappeler les belles valeurs défendues par le handball.

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Par notre spécialiste sports mineurs et violents comme le handball ou le hockey Leo Tseu

Le handball est un beau sport. Il est porteur de valeurs, de respect et de probité morale. Tous les joueurs vous le diront. Ils témoigneront la larme à l’œil, la main droite sur le cœur, le poing gauche délicatement déposé dans le visage de l’adversaire dans un mouvement aussi fluide que limpide. Véritablement rien à voir avec la racaille footballeuse qui ne respecte pas les arbitres, ne chante pas l’hymne et ne valide pas quand elle monte dans le bus. Non, au handball tout est beauté du jeu, respect de l’adversaire et civilité. La preuve en image.

1 – Parce qu’au handball, on respecte l’hymne des adversaires.

2 – Parce qu’au handball, on n’a besoin de personne pour faire la police. Même pas de la maréchaussée.

3 – Parce qu’au handball on aime se faire des bisous.

4 – Parce que le handball se bat pour l’égalité des sexes.

5 – Parce que Torsten Jansen.

6 – Parce qu’un coup de tête en ligue des champions est inconcevable. Ou alors il serait très lourdement sanctionné. Ah, non ? D’accord.

7 – Parce que le handball n’est très certainement pas un sport où l’on verrait un coach menacer un arbitre et le suivre poing levé sur le terrain.

8 – Parce qu’on ne verrait pas non plus un joueur de handball menacer un arbitre lors d’une finale.

9 – Parce qu’il serait fort incongru de voir un entraineur pénétrer sur le terrain pour mettre un bouchon à une joueuse adverse. Puis la sanction serait terrible.

10 – Enfin, parce que jamais le plus grand sélectionneur français accompagné du plus grand joueur français ne se permettraient de détruire un plateau télé en étant saouls comme des cochons.

Non, vraiment, le handball est le plus beau sport du monde. Car, comme le sait bien Nasser Al-Khelaïfi, les vraies valeurs sont dans nos portefeuilles.

Ligue 1, 23e épisode : Le carnet de cheikh

L’OM veut Aliadière, Aliadière veut l’OM, mais qui veut vraiment voir Aliadière à l’OM ?

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Pendant longtemps, on a cru à une blague. Le PSG voulant recruter une superstar au milieu jetait son dévolu sur l’un des cent meilleurs. Même Blanc pensait que ça ne passerait pas, que ça serait trop gros. Et pourquoi pas Eric Carrière ?Mais non, désormais il le sait il peut faire ce qu’il veut.

Que signifie la venue de Cabaye au PSG ?

Il y a deux manières de voir les choses. La première, c’est une recrue pour jouer au milieu quand Verratti, Motta et Matuidi ont besoin de prendre un peu de repos. Certes, ça fait un peu cher la rotation, mais pas tellement plus qu’une relaxe avec Zahia. Et il y a la deuxième manière de voir les choses. Cabaye, c’est Blanc. Il l’avait installé en équipe de France, il le voulait, il l’a eu à un prix étouffant toute concurrence. Depuis, Blanc est comblé et il a vraiment des raisons de l’être. 1, Khelaifi a évidemment eu droit à la question « Ibra et Thiago Silva connnaissaient-ils Cabaye ? » et il a répondu que lui oui. 2, Khelaifi a aussi organisé une conférence de presse au Parc des Princes pour Cabaye comme pour les autres sauf Digne qui ne valait que 15 millions. 3, la Ligue a homologué son contrat en deux jours alors que c’est quatre normalement, comme ça il jouera à Bordeaux, et 4 les journaux télé en parlent. La prolongation du contrat de Blanc jusqu’en 2027 n’a jamais été aussi proche.

Hoarau jouera-t-il ce soir ?

Bordeaux et le PSG l’espèrent, mais pas pour les mêmes raisons. Ce serait triste pour Bordeaux si le club n’était pas à trois points de la 4e place.

Blanc le trouve-t-il toujours atypique ?

Plus que jamais.

Djibril Cissé va-t-il marquer un but avant la fin de saison ?

Il ne faut pas l’exclure. Il est quand même venu à Bastia au prix d’un gros sacrifice financier et sportif, car Krasnodar c’était quand même autre chose. Il est venu pour aller au Mondial donc il est motivé. Ca fait quand même de sacrées bonnes raisons de revenir à un niveau décent et d’espérer marquer un but. Ca ne s’est pas fait lors de la défaite à Valenciennes où il a été remplacé avant l’heure de jeu sans s’être créé d’occasion, ça ne s’est pas fait lors de la victoire contre Bordeaux car il était blessé, pas non plus à Lens car il était encore blessé, mais là c’est sûr ça c’est imminent. A 32 ans, il court toujours vite et s’il a choisi Bastia c’est parce qu’il y a des passeurs pour lui filer tous les ballons. A noter que les passeurs, eux, ne l’ont pas choisi.

Lyon est-il l’équipe en forme du moment ?

6 victoires de suite en 2014, ça vous classe une équipe. Ou plutôt ça vous classe 6 équipes : La Suze-sur-Sarthe 7e de la DH de la Ligue du Maine, Sochaux 20e de Ligue 1, l’OM 5e de Ligue 1, Reims 9e de Ligue 1, Yzeure 2e du groupe B de CFA et Evian 17e de Ligue 1. C’est vrai que depuis le 4-0 au Parc le système en losange ça marche bien, et Gourcuff et Grenier régalent.

Alors Lacazette va aller au Mondial ?

Sans doute, mais seulement si on ne reparle plus jamais de ses apparitions lors de la tournée de l’été 2013 en Amérique du Sud. Jamais.

Mondial féminin : Tétines au Congo

Il est devenu presque inutile de parler du handball tant ce sport est devenu ultramédiatisé avec le Hand Star Game. Désormais tout le monde connaît l’actualité brulante de la balle pégueuse. Le spécialiste handball sera fouetté pour avoir dénigré cette formidable manifestation sportive. Preuve de cette réussite :  pas un Français n’ignore que le mondial féminin a commencé ! Et que le PSG n’est plus en tête du championnat ! Non ?

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Par notre spécialiste handball Leo Tseu

Et oui, les Françaises jouent un mondial. Mais c’est du hand. Et c’est du sport féminin. Aucun risque d’en entendre parler. Pourtant, les filles d’Alain Portes commencent bien leur compétition avec leurs victoires contre Les Pays-Bas (23-19), la République dominicaine (27-10) et la République démocratique du Congo (31-17). C’est fou comme les pays dont le nom commence par « république » ou « démocratique » sentent bon l’héritage totalitaire. Le problème, c’est justement qu’elles ont de bons résultats. Normalement elles commencent par se rater, elles se foirent, jouent mal, passent les tours sur un malentendu grâce à des règles de reports de points incompréhensibles, puis échouent en phase finale. Les spécialistes sont donc en plein doute : leur réussite est elle synonyme d’un échec proche cuisant ? Ou, pire, de possibilité de titre ? Les plus septiques pensent simplement qu’elles n’ont pour l’instant qu’affronté des équipes en carton. Et que le seul intérêt handballistique des 3 nations rencontrées à ce jour se nomme Maura Visser (photo).

Flash info : Dans le nord de la France, on ne ferait donc pas que boire, ou se déguiser pour boire, ou se cacher dans des mines de charbon pour boire. Non, on jouerait également au handball. Si le spécialiste handball avait prévu que Dunkerque prendrait des roustes en ligue des champions, il n’avait pas du tout envisagé que les nordistes prennent la tête du championnat après avoir mis une fessée à Paris. Et ne comptez pas sur lui pour se réjouir de cette défaite ! Il n’est pas du tout du genre à accuser le PSG d’avoir été créé de toute pièce à grand coup de pétro-dollars. Ne pensez pas non plus qu’il radote contre un club passé de la quasi relégation en 2011-2012 à la tête du championnat en 2012-2013 en changeant la moitié de son effectif. Non, il se réjouit simplement de la victoire d’une équipe méritante. Il est même prêt à aller se baigner dans la mer du nord si USDK remporte le championnat. Vive le carnaval !

A part ça, 55- 54. La sélection « française » l’emporte donc de justesse face à l’équipe « étrangers ». Sans doute une grande partie de plaisir pour les gardiens. 55-54, soit presque 2 buts par minute. Mais on peut aussi supposer que les défenses étaient magnifiquement en place. Didier Dinart est rassuré pour l’Euro 2014. Certes, le but n’était pas sportif. On était là pour le spectacle, le beau jeu l’amusement. Un match en 3×20 accompagné d’animations, ça laisse la place à tout le monde pour participer. Tout le monde, sauf les femmes visiblement. L’égalité des sexes ? Faut pas déconner. Puis les filles, c’est nul en sport. À moins qu’elles aient aussi un mondial à jouer et donc autre chose à foutre ?

Pendant ce temps, l’équipe de France féminine a aussi battu un pays qui accumule deux médailles majeurs dont un titre en six ans d’existence, avant de rosser les Sud-Coréennes, assez sexy pour s’assurer deux minutes dans Stade 2?

Ligue des Champions : France des manches

Lloris, Debuchy, Abidal, Cabaye et quelques autres titulaires en puissance étant exemptés de C1 cette semaine, il restait plusieurs des futures stars du Mondial sur les terrains. Toutes plus françaises les unes que les autres. Même si Ménès avait senti que Paris allait « mettre une branlée à Anderlecht », il faut toujours regarder dans le détail, au cas où. Ca peut éviter de raconter des grosses conneries toutes les semaines.

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Varane : tout le monde est d’accord là-dessus, Varane c’est la relève. Mais de qui ? Un penalty provoqué en taclant comme Koscielny, un léger oubli de marquage sur Llorente en regardant à l’opposé du ballon comme Sakho, on ne sait pas de qui il sera le plus complémentaire. Mais on s’en fout, c’est lui le nouveau Laurent Blanc. Bientôt il fera 1-1 à domicile contre un club belge, ou une sélection ukrainienne peut-être.

Evra : il n’était pas capitaine, a pris un carton jaune et a ramené un 0-0 de la Real Sociedad. Qui prend ainsi son premier point dans la compétition après quatre matchs : c’est donc une performance très très solide. Logiquement dimanche Arsenal et Walcott vont voir ce qu’ils vont voir.

Matuidi : ça fait plaisir de le voir retrouver ses jambes. Il a crevé l’écran deux fois de suite contre des clubs belges, pardon contre un club belge. Il se rapproche tranquillement mais sûrement de son premier match potable de la saison. C’est en entendant parler que de Motta qu’on voit à quel point il est devenu indispensable au PSG.

Pogba : « On y croit toujours. » L’humilité du futur champion en pleine maturation fait plaisir à voir. Il est taillé pour la Ligue des Champions, et il est fort possible qu’au 5e match de cette édition 2013-2014 il fasse gagner son équipe. Comme il sait tout faire, il trouvera bien un truc pour battre Copenhague, pas comme à l’aller.

Benzema : Real-Juve, enfin un choc à sa mesure. On a vu le vrai Benzema, celui qui gicle dans les pieds de Pirlo. Rien à voir avec de la nécrophilie, c’est juste que face au but il a eu un ballon plein axe qu’il a bien contrôlé et envoyé directement dans la lucarne de la tribune d’en face. On ne mentionnera pas qu’une passe plein axe parcourant 20 mètres et qui passe entre deux défenseurs centraux d’un club italien en Ligue des Champions, ça n’était jamais arrivé. L’essentiel était bien de la mettre, comme de faire une passe décisive parce qu’un défenseur latéral d’un club italien a rendu le ballon dans son propre camp à l’équipe adverse qui s’est retrouvée en surnombre. Tout fout le camp, même Giroud.

Nasri : deux passes décisives contre un club russe. A tout choisir, pourquoi se priver d’une star. La question est intéressante : on s’en fout de comment on va au Mondial ou on s’en fout d’aller au Mondial ? C’est un peu comme trancher entre Deschamps et Blanc, à quelques approximations grammaticales près, c’est sensiblement la même chose. Mais il ne faut pas jouer au plus con, sinon autant rappeler Menez.

Blanc : quel incroyable manager de stars, quel projet de jeu, et quel coup de génie : faire rentrer Thiago Silva à l’heure de jeu à 0-0 contre Anderlecht. L’avenir lui a encore donné raison. Le jour où il entraînera les Bleus, attention.

Giroud et Koscielny : C’est ce soir. Chic chic chic.

Ça n’a rien à voir, mais Roger il fait de la peine.

Paris-SG – Benfica : Le cercle des Lisboètes disparus

On en saura plus après Anderlecht. Ou alors ça va faire drôle en 8e de finale.

ibaba

La 1e journée de Ligue des Champions était une découverte, la seconde est une confirmation. Le PSG se prépare bien à survoler sa poule de Ligue des Champions. S’ils continuent de s’astreindre à jouer une mi-temps sur deux, ils termineront à 16 points et Verratti aura droit à une nouvelle revalorisation salariale début décembre. C’était beau, très beau même, ça a duré 35 minutes et c’est quand ça devient aussi beau que c’est trop beau. Comment ne pas y voir quelques indices d’un Benfica pas très bon ? Le nul concédé à domicile contre Belenenses le week-end dernier voulait dire quelque chose, c’était donc ça.

Mais Ibra n’en à probablement rien à foutre de tout ça, d’ailleurs il n’avait jamais autant souri depuis qu’il est arrivé. Et ce n’était probablement pas le bonheur de travailler avec Blanc. C’est juste qu’un doublé un soir où Cavani ne marque pas, ça se fête avec Cavani. A la fin, il a même blagué avec un Portugais, échangé son maillot et félicité Rabiot. On peut être une star et féliciter les ramasseurs de balles, ça ne coûte pas grand-chose, surtout après avoir couru 2 bornes de moins que tout le monde. Attention, le PSG est toujours invaincu cette saison, c’est pas pour prendre une branlée dès les quarts de finale. C’est pas parce qu’on a un Ibra qu’on en a onze.

Mais assez parlé de Paris, si ça avait été vraiment intéressant on n’aurait pas vu de nos yeux que le Real avait tant besoin de Benzema. Ce qui veut dire deux choses : un, que le Real n’est pas bien du tout et deux, que Benzema est toujours meilleur que Morata même quand il est nul à chier. Parce qu’il l’est, ce qui n’empêche pas une talonnade en pleine course sur le deuxième but et une passe en profondeur sur le troisième. Mais une fois qu’on a dit ça, on n’a toujours pas gagné la Ligue des Champions ni le Mondial 2014. Comme c’est étonnant : ça vaut aussi pour Nasri avec Manchester City. Ce n’est pas uniquement la faute de Clichy, mais un peu quand même. 3-0 en une heure, c’est aussi la faute de Müller quand on le place en avant-centre. Il fallait juste que Guardiola écoute un peu.

Pendant ce temps-là, Manchester United fait nul, la Juve fait nul et il y avait un tchat avec Mavuba. On va encore se retrouver avec une finale allemande.

La question interdite : Qui de Cavani, Falcao ou Ibra a les plus longs cheveux ?

Ceux de Cavenaghi étaient aussi gras. Surtout gras, en fait.

Petitmaiscostaud

Faut-il avoir eu une panne de faisceau Canal + ou avoir préféré secrètement regarder Parker devenir un mec bien qui aime sa patrie pour éluder LA question du dernier dimanche ? C’était un PSG-Monaco avec une constellation de stars, si on veut bien considérer que les stars du moment sont effectivement colombiennes, suédoises, portugaises, uruguayennes et greffées du foie. Bizarrement pour ces dernières stars, la greffe ne change rien quand ils jouent dans l’axe.

Mais trêve de perte de temps avec les problèmes défensifs qui obligeront Monaco à recruter l’an prochain, c’est devant qu’était le spectacle et les questions auxquelles répondre. Il restera pour les annales qu’Ibra a marqué d’une prise de kung-fu qui aurait tout aussi bien pu démonter la gueule du gardien, que Falcao s’est vautré la gueule en pleine surface parce qu’il le fallait sur un centre pour marquer un but, que Cavani a eu les occasions de faire gagner au PSG le premier choc auquel il participait et qu’il ne l’a pas fait, et que les journalistes parisiens de L’Equipe ont trouvé Paris bien meilleur.

A-t-on appris quelque chose ? Oui, que le Paris de Blanc est capable de faire des résultats de merde dans les matchs où il ne faut pas. Et qu’il possède deux buteurs d’exception : un qui fait quelques exceptions à partir des quarts de Ligue des Champions, l’autre quand ça commence à ne plus ressembler à Naples. Mais quel(s) talent(s) face au but, surtout ce Cavani qui frappe fort et dans le cadre en Ligue 1, il rappellerait presque Cvitanitch. Et en plus ils adorent jouer ensemble, alors qu’à Monaco Falcao doit se démerder avec Obbadi. Et dire qu’Ibra et Cavani sont dans la fleur de l’âge. Falcao est peut-être bien la star qu’on annonçait, vu comme ça.

Si Lavezzi continue à être le meilleur ce soir, ça commencera à devenir franchement inquiétant. Pastore fait peut-être chier son monde, mais quand Blanc se rendra compte qu’il a besoin qu’il revienne, ça va faire drôle.


PSG: Pour le meilleur et pour le Pirée

 Les entraîneurs du PSG ont tous dit que Thiago Motta était leur meilleur joueur, mais l’un d’entre eux pensait-il qu’un jour ce serait vrai ?

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Les premiers soirs de Ligue des Champions sont toujours instructifs. Non en fait ils le sont jamais mais pourquoi ne pas le croire. Ainsi le Real fait peur à l’Europe entière, et c’est sans doute plus lié au 6-1 qu’à la première mi-temps de merde où Galatasaray a failli marquer 3 fois. Mais qu’importe, Ancelotti est l’homme qu’il fallait à la Maison Blanche pour la decima. On a encore une dizaine de poncifs de ce genre en stock, dont une vingtaine sur Bale, mais mieux vaut les garder, la saison sera longue.

D’un poncif à l’autre, un club grec vaut bien un club turc. Une mi-temps à s’étonner qu’un Slovaque tripote les fesses à toute la défense brésilienne du PSG, une autre à s’extasier devant la force de frappe sur les coups de pied arrêtés parisiens et le tour est joué : Paris a gagné 4-1. A partir de là tout devient clair, Paris est effectivement candidat à la victoire finale, Laurent Blanc a réussi son premier test, son 4-3-3, enfin celui de Gasset, est la trouvaille de l’année, et tutti quanti : Makélélé sait parler aux joueurs, Marquinhos est la nouvelle pépite, Laurent Robert était un grand joueur, CQFD. A quoi bon jaser sur Ibra qui ne marque pas, sur Cavani pas très bon, sur Marquinhos qui a pris un petit pont avant de marquer son but qui sert à pas grand-chose, et sur Lucas qui dégage le plus vite possible du terrain ? Pardon, il était blessé, et c’est vraiment dommage parce qu’il avait tenté un dribble. On n’est qu’en septembre, c’est bien trop tôt pour s’inquiéter parce que Matuidi n’est plus du tout à son niveau depuis le début de saison ou que Lavezzi est quasiment le meilleur. En même temps c’était facile pour lui, il avait pas à défendre sur le terrible Mitroglou.

Tout ça donne vraiment envie de se plonger dans cet OM-Arsenal. L’an dernier c’était pas l’OM mais Montpellier, par contre c’était globalement le même Arsenal. Et Arsenal avait gagné, et Giroud avait marqué. Il y a des choses qu’on ne peut pas laisser faire si on veut vraiment jouer la C1, même pour Elie Baup. C’est probablement l’heure de Payet. Ca fait peur, mais à qui ?

On suivra aussi avec attention les débuts de Lyon. Ah bah non.

Sinon tous les autres ont mis 3 ou 4 buts à part la Juve, et tous les autres c’est les quarts de finaliste. C’est bien la Ligue des Champions. On se rappelle en mars.

PSG-Bordeaux : Le délit Valdes

Blanc a déjà un titre de plus qu’avec l’équipe de France, ça commence bien. Au fait qu’avait fait Ancelotti ?
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 Puisqu’il est inutile de parler de ce match qui n’avait aucun sens, qui n’a servi à rien à part mesurer l’espace entre le ballon et le cadre sur les tirs des attaquants parisiens et bordelais en attendant Cavani et Ibrahimovic même si le second jouait apparemment. Il est temps de dresser le bilan du PSG d’Ancelotti qui finit sur un titre même sans Ancelotti, preuve s’il en fallait qu’avec le Qatar un entraîneur ne sert à rien.
S’il y a une image du PSG 2012/ 2013 qui restera gravée dans le marbre de l’éternité c’est sans doute celle d’Ibra se faisant sucer par tout Canal+ sur le plateau des trophées du foot tout en se tenant comme un porc au pupitre pour suggérer que si Ancelotti se barre, il se barre. Comme quoi il n’a pas que de la gueule. Car il est incontestable que malgré sa carrière continentale et internationale de merde Ibra est la star et partout où il est passé, il a été champion et rien d’autre. Mais à Paris c’est différent : il est champion et tellement d’autres choses. On l’a vu faire une aile de pigeon dans un clasico qui n’a jamais aussi bien porté son nom et qui n’a jamais aussi peu passionné, on l’a vu mettre son pied dans le thorax de Ruffier, on l’a vu prendre les arbitres pour des cons, on l’a vu prendre des adversaires pour des cons même Kalou qui était un tout petit peu plus champion d’Europe en titre que lui et cerise sur le gâteau on l’a vu un soir de titre avoir envie de démonter la gueule de Leonardo.

 

Ibra réussit le petit exploit de faire passer au second plan toutes les autres stars du club, à commencer par le vrai meilleur joueur de saison  : Pastore qui réussit un retentissant come-back en se hissant directement parmi les 50 meilleurs joueurs argentins évoluant en Europe, pas très loin devant Lavezzi qui a réussi un bon mois de février. Il y a aussi Thiago Silva qui s’affirme jour après jour comme le meilleur défenseur brésilien du monde, Verratti comme le meilleur successeur de Pirlo du monde, Matuidi, le meilleur milieu défensif français du monde. Sans oublier Thiago Motta le seul joueur à officiellement choisir les matchs qu’il joue, ceux qu’il ne joue pas et ceux où il se fait expulser.

Et puis il y eut ce splendide mercato hivernal : Lucas a joué une bonne dizaine de matchs, Beckham une mauvaise dizaine. Tout ce petit monde a quand même poussé Gameiro sur le banc qui a fini par détruire une bouteille d’eau tellement la situation lui paraissait injuste :  un caprice d’enfant gâté sans doute, il n’a marqué que huit buts, Lavezzi en a quand même mis trois.

 

Avec de tels personnages et quelques liasses de billets le spectacle était inévitable, on en a pris plein les mirettes : Armand content que Le Crom soit content d’être champion même s’il ne joue pas, c’était à Lyon pour le match du sacre. Armand triste pour Le Crom qui est expulsé à Lorient pour son premier match, celui d’après-sacre. Chantôme content pour Sakho et tous les jeunes du PSG qui auront un jour la chance de s’asseoir sur le banc du Parc. Sakho content d’arracher le trophée des mains de Thiago Silva sur le Trocadero devant les jeunes national-socialistes. Leonardo content qu’Ancelotti reste, Ibra content que Leonardo dégage, et finalement Armand, Chantôme, Douchez, Tiéné, Camara et Le Crom fiers et reconnaissants envers Ancelotti de les faire jouer le dernier match d’une saison que toute la ville attendait, c’est-à-dire le premier match qui ne compte pas. On comprend mieux les larmes d’Ancelotti ému au point de ne pas rester et de ne pas le dire à Tallaron qui a pourtant passé une année infiltré entre deux panneaux Fly Emirates au Parc.

C’était la naissance d’une équipe qui donne autant envie d’être revue au complet qu’elle a envie de le rester. Il y avait tout pour faire une grande équipe : les grands joueurs à pognon, l’orgueil des grands joueurs à pognon, l’efficacité des grands joueurs à pognon, et en plus de tout ça un bon paquet de pognon. C’est dans les grands matchs qu’on reconnaît les grands joueurs : Barcelone a donc fini par gagner, lançant sa marche triomphale vers sa mort annoncée. En se repassant le but de Pastore, qui n’est pas un géant suédois, Margotton aurait pourtant soutenu jusqu’au bout que passer était un exploit. A défaut, il soutiendra que Paris est déjà au niveau des meilleurs. Mais c’est quoi le meilleur ? Sans doute Milan, puisque Ibra est autant le meilleur qu’il l’était là-bas et qu’il ne l’est pas ailleurs.
Pendant ce temps-là, Mourinho avait très envie de venir mais on verra ça plus tard.

Cavani au PSG (2/2) : Le Diego fort lent

Depuis la première partie de notre enquête, que vous pouvez retrouver ici, nous avons appris que le montant du transfert serait plutôt de 63 millions d’euros, pas 64. Amputé du PIB de la Libye, le PSG va donc pouvoir découvrir son Maradona uruguayen à partir de demain. Pour savoir si Ibra lui laissera ou non sa place de parking, voici la 2e et dernière partie de notre enquête.
caca
Cavani a sans doute joué de malchance pour sa première apparition à ce niveau même si ça a coûté à Naples un premier quart de finale de C1 historique et largement à sa portée. Sauf que ce n’était pas sa première apparition à ce niveau. Croyez-le ou non, si sa valeur a augmenté lors de cette légendaire prestation en 2012, tout avait commencé en 2010. Il disputait alors la Coupe du monde avec l’Uruguay. Et cette année-là l’Uruguay était en demie. Cavani avait joué parfois à gauche et parfois à droite car Suarez et Forlan ça paraissait plus costaud. Ils avaient peut-être tort puisque Cavani vaut 63 millions, mais ils étaient en demie.
En demie justement Suarez est pas là. Alors Edinson jouera devant. A ce moment-là vous imaginez sans doute que si on a fait un article en entier sur lui c’est qu’il va encore rien branler. Ça serait con que ça soit encore par sa faute que son équipe se fasse virer. Par chance, lequipe.fr avait commenté le match en direct et à la 83ème minute Thomas Rudeau notait un énigmatique  : « A noter la disparition totale de Cavani du terrain dans cette seconde période. L’attaquant de Palerme, pourtant très en jambes en début de rencontre, n’a plus rien montré par la suite ». Que voulait dire Thomas Rudeau en évoquant le début de rencontre du très en jambe Cavani ? A-t-il marqué le premier but de l’Uruguay qui avait permis d’égaliser à la 41ème minute ?
Edinson caravaning
Si c’est le cas il évolue dans un monde parallèle où un don lui permet de s’emparer de l’identité et du corps de ses coéquipiers car le buteur s’appelle encore Forlan. A moins que la réalité soit plus simple et qu’il ait été nul à chier. Difficile de trancher, les seuls indices sont cette 35ème minute où « Cavani est rapidement lancé sur son côté droit et a A. Pereira et Forlan dans l’axe. L’attaquant peine à trouver ses coéquipiers, se met finalement sur son pied droit, mais le centre du joueur de Palerme est dévié du torse par Heitinga ». Sinon Thomas Rudeau a été un peu dur avec Cavani car « à la 51ème sur une sortie anodine, Stekelenburg tacle le ballon dans les pieds de Cavani, qui le voulait lui aussi. L’attaquant récupère aux 20 mètres la sphère et s’essaye à une frappe lobée que Van Bronckhorst intercepte finalement juste devant son but.
On aurait pu remonter sur les tours précédents comme dans ce quart de finale où 20 Minutes évoque deux fois l’homme qui valait 63 millions : 47e: Cavani s’écroule dans la surface. L’arbitre ne bronche. Si faute il y a, c’est en dehors de la surface. 62e: Au milieu des Forlan et Suarez, Cavani fait un peu tache techniquement. On va dire qu’il est vaillant.
Bravo au PSG, qui rappelons-le pourra compter sur lui aussi en Coupe d’Europe. Ça vous ferait rire qu’on fasse la même avec Falcao ? Non pas Falcao quand même.

L’Edito : Sherif fais moi Spurs

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L’équipe de France féminine de basket cartonne tout le monde et joue à domicile. En général ces histoires-là finissent mal.

Qui eut cru qu’un jour Boris Diaw soit ici non seulement connu, mais loué ? Alors qu’hier soir il s’approchait du sommeil, à l’ombre d’un Harlan Coben qui prouve qu’il est comme tout le monde, notre spécialiste intérimaire edito était inhabituellement nerveux. Qu’allait-il écrire le lendemain sur Andy Murray ? Le seul sujet qui vaille dans son esprit n’en était pas un mais il se mentait à lui-même. Par défaut, il fallait donc trouver comment faire croire que le Queen’s était un tournoi où se pressent les meilleurs. Fallait-il insister sur Tsonga et cette malédiction, seule explication plausible des défaites qui s’enchaînent contre le plus Ecossais des Lendl ? Ou plutôt insister sur Lendl qui entraîne le plus Ecossais des Lendl en n’ayant lui-même jamais gagné Wimbledon ? Le rêve de Tim Henman est en marche, surtout que Nadal et Djoko étaient en vacances et que Federer a gagné à Halle. Trop de questions, et une mauvaise nuit. Mais voilà : parfois de la nuit jaillit la lumière. Aucune allusion à la confession Zahia-Demaizière dans une chambre d’hôtel. Zahia a pleuré, Demaizière on sait pas, de toute façon c’est entre adultes qu’on s’entend.

Parker ne perd jamais

La nuit en question était celle de Bobo Diaw. Et peut-être de Parker, qui a finalement attendu son grand âge pour choisir d’être décisif uniquement dans les grands matchs, il en reste encore quelques uns pour en être sûr. A ce rythme, il sera MVP,  De Colo le vouvoiera, il finira avec des bagues à tous les doigts et peut-être même qu’Eva Longoria nue n’appartiendra plus uniquement aux moteurs de recherche de nos plus fidèles lecteurs. Que lui manquera-t-il pour entrer dans la légende à part faire du cinéma ou choper le VIH ? Quand tout ça sera fini, quand la gloire sera venue, il fera peut-être comme les autres : il contactera Laudrup ou Villas-Boas pour continuer à faire rêver les gens. A ce sujet, plutôt championnats d’Europe d’escrime ou coupe des confédérations cette semaine ? Si vous êtes gentils, il y aura les deux.

Pendant ce temps-là, le week-end prochain c’est le pesage. On n’a pas dit que Bartoli serait en finale à Eastbourne, juste que les 24h du Mans approchent.

Ibrahimovic (2/5): Le crapaud cannoniere

Si on vous demandait de citer les meilleurs joueurs de ces 10 dernières années, vous diriez peut-être Figo, Raul, Zidane, Ronaldo, Ronaldinho, Messi, Cristiano, Henry, Chevtchenko, Xavi, Iniesta voire Eto’o pour les plus offensifs d’entre eux. Peut-être même ajouteriez-vous Ibrahimovic qui comme tous ses prédécesseurs a un jour permis à son équipe de remporter une ligue des champions, un Euro et pourquoi pas une Coupe du monde. Mais en quelle année a-t-il gagné tout ça ? Inutile d’ouvrir une page Wikipedia, le Vestiaire a déjà enquêté pour vous et vous allez voir qu’il a bien mérité son ballon d’or. Voici pourquoi tout le monde l’appelle seulement le magicien.


 

Ibra a vraiment débuté sa carrière à l’Ajax. C’est donc là qu’il a pu glaner sa première C1. La piste est sérieuse, l’Ajax a remporté de nombreuses fois ce trophée tant convoité par les meilleurs joueurs de la planète, voire tant gagné par ces mêmes joueurs qui se sont payés le luxe d’y être pour quelque chose. De 1971 à 1973 par exemple. En 1995 aussi, avant la finale 96. Mais ensuite, sans Cruyff, sans Kluivert, difficile de rester en haut de l’affiche. Il faudra attendre 2003, pour revoir l’Ajax à un haut niveau mais ce n’est plus exactement le même. Ça tombe bien, Ibra est le buteur titulaire de l’armada qui se lance à l’assaut du Milan AC en quarts de finale. Le 0-0 du match aller ne lui permet d’exprimer totalement ses qualités ou peut-être un peu trop. Au retour par contre les vannes sont grandes ouvertes. L’Ajax marque même 2 fois, Milan 3, et Zlatan 0. Un match fondateur pour le gamin. Prometteur, il n’a manqué le cadre qu’à 2 reprises sur 2 tentatives, et s’est retrouvé 4 fois hors-jeu. L’empreinte est là, un monstre est en gestation. En 2004, il tient sa revanche et confirme. Plus rien ne l’arrête, il met un but toutes les 452 minutes et l’Ajax se hisse à la quatrième place de son groupe de quatre. En 2005, c’est sous les royales couleurs bianconeri qu’il redécouvre les huitièmes de finale. C’est plutôt bien vu, en 2003, il n’a manqué qu’une victoire à la Juve pour le titre suprême et donc un buteur de ce nom pour pallier les faiblesses de Del Piero et Trezeguet. Son nom c’est Zlatan et il ne va pas tarder à s’imposer.

Ibra m’en tombe

Titulaire il l’est, à l’aller comme au retour face au grand Real Madrid. Celui éliminé tous les ans en huitièmes et qui a remporté la compétition il y a 3 ans à peine avec Zidane et Figo déjà en fin de carrière. A l’aller Ibrahimovic, pour une fois altruiste, laisse le soin à Helguera d’ouvrir le score, charge à lui de permettre au Real de conserver ce maigre avantage. C’est donc la 82ème minute que choisit Zlatan pour cadrer son premier tir. Son seul tir. La maison blanche est prévenue pour le retour. Au retour, en effet, Trezeguet puis Zalayeta en prolongations se chargeront d’envoyer la Juve en quarts. Ibra a bien fait de s’économiser, ce sera moins facile contre Liverpool.

Les déplacements à Anfield sont toujours très périlleux pour les locaux: à 3 reprises Liverpool frôle la correctionnelle mais le site internet de l’UEFA est avec les diables rouges : 79, Ibrahimović (Juventus) manque le cadre. 61, Ibrahimović (Juventus) manque le cadre. 49, Ibrahimović (Juventus) manque le cadre. Les grands joueurs ne meurent jamais : Cannavaro débloquera les compteurs à la 63ème minutes. Ceux de la Juve, qui remporte la deuxième mi-temps 1-0. La qualification de Liverpool ne tient plus qu’à un fil, les deux buts marqués en première période. La troisième et la quatrième mi-temps ne donneront rien de plus, si ce n’est :  11, Ibrahimović (Juventus) manque le cadre. Avec 10 matchs et près de 0 buts inscrits, on comprend mieux pourquoi la légende raconte que Zlatan a poussé Del Piero sur le banc. Vivement 2006.

Retrouvez la suite et l’intégralité du feuilleton ici

La Légende PSG: Joue pas comme Beckham

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Vieiri, Kluivert, Letchkov, Denilson, Nonda. Et même Joe Cole voire Salomon Kalou. La ligue 1 assume désormais ses ambitions.

La nouvelle est tombée, le dimanche 14 mars 2010, en plein après-midi. Plus de deux ans après sa retraite, l’ancienne star des chambres à coucher David Beckham aurait tenté un retour sur d’autres pelouses que celles de Victoria et rivales. Un retour certes timide, mais suffisant pour qu’il prenne une fois de plus un peu trop son pied, sans doute usé par ses centres ratés. « Beckham ne fera probablement pas la Coupe du monde » titrait la presse. Vieira peut-être pas non plus.

Lampard et Gerrard sont rassurés, ils garderont leur place. Mc Manaman aussi. Wright Philipps et Walcott, eux, s’inquiétaient à peine. La poisse, d’autant qu’il s’en est fallu d’un rien pour que Los Angeles Galaxy se qualifie pour les quarts de finale de Ligue des Champions, mais eux n’avaient pas Ronaldinho, de retour. « Une triste fin de carrière pour l’un des plus beaux palmarès mondiaux. » disait la même presse. On parle bien de Beckham, vainqueur un jour d’une Ligue des Champions mais pas de grand-chose d’autre, fait rarissime dans le football moderne de haut niveau, Xabi Alonso excepté.

High Scholes musical

Sans doute aussi un hommage à ses titres avec l’équipe d’Angleterre, mais il nous avait pourtant semblé qu‘Owen était également anglais. Quoiqu’il en soit, de l’avis de tous, Beckham était « l’un des joueurs les plus fair play« , probablement l’effet de ce carton rouge récolté contre l’Argentine en Coupe du monde. On appelle ça l’altruisme à la Zidane.
Que dire de son Ballon d’or si ce n’est qu’Henry a quelque Euro et Mondial en excuse ? Et au bout du compte, Beckham s’en fout : Sammer a-t-il eu son nom dans un titre de film ? En revanche, personne ne pourra lui enlever son rôle de bon père de famille, paroles de baby-sitter.

Un vrai Giggs

Mais David Beckham, joueur, avait aussi des qualités, son gros mental n’était pas la moindre. Manquer un penalty contre la France puis contre le Portugal en séance de tirs aux buts aurait pu compter, mais ça n’était que l’Euro. Un talent célébré par tous, mais surtout quand il n’est plus dans l’équipe. Zidane dit d’ailleurs de lui que c’est un grand pro. Et dans le jeu ça donne quoi ? Ca donne un tireur de coups de pieds arrêtés. Costa aussi, mais l’ancien Montpelliérain se tapait-il une L5 pour autant ? Il y avait bien quelqu’un de vraiment malheureux en apprenant la nouvelle : Fabio Capello. Le seul à avoir toujours soutenu Beckham, notamment lorsque l’Anglais fut mis à l’écart du Real Madrid par son entraîneur, Fabio Capello. Une explication possible aux quelques larmes de Lambrusco coulant le long des joues du sélectionneur lors de la blessure de l’Anglais : il n’était pas frais.

Les fans de la sélection anglaise ne l’avaient jamais autant vénéré que depuis qu’il avait fêté ses 33 ans, pardon 34 (NDLR, 37 presque 38 désormais). Pour preuve, cette ovation reçue pour son retour avec le Milan AC en huitièmes. D’une volée, il a prouvé qu’il n’avait rien perdu. 0-4, c’est bien une volée ?