L’Edito : Hazard ou coïncidences

Rarement le Vestiaire aura été autant sollicité durant une Coupe du monde. Des lecteurs divers nous écrivent mais tous n’ont qu’une seule et même question à poser : la France sera-t-elle championne du monde ? Rappelons tout de même que nous ne sommes pas un site de paris sportifs bien qu’il eut été tentant d’utiliser notre expertise à des fins commerciales.

Plutôt que de répéter des choses que nous ne cessons de répéter, à savoir que le niveau est aussi faible qu’à l’Euro, que donc Deschamps peut largement se contenter de sa chance de Kanté et des talonneurs pour passer les  tours, expliquons plutôt pourquoi nous avions été les seuls à douter de l’avenir de l’Espagne, de l’Allemagne et du Brésil au contraire de la Belgique, de la Russie, de l’Angleterre ou de la Croatie. Même si la Croatie reste la Croatie. La prochaine fois l’ensemble de la presse n’aura qu’à nous lire plus attentivement. Voici donc pour la première fois notre méthode secrète. 

1. Allemagne : Baudet Muller 

C’était sans doute l’équipe la plus facile à diagnostiquer. La Mannschaft, comme sa base munichoise, est vieillissante et ne gagne plus rien de ce qui compte. Ajoutez des matchs de préparation ridicules et un Thomas Muller disparu, vous obtiendrez une élimination rapide.

2. Bresil :  Tite pipe avant d’aller dormir

On ne fait pas d’un âne, un pur sang aussi facilement. Tite a même découvert que c’était impossible. Le fondement même de l’équipe est frelaté puisque c’est Neymar et que Neymar n’est que Neymar. Un très bon joueur mais loin d’être l’un des plus grands, d’ailleurs il joue au PSG. Mbappé aussi, tient donc. Et Thiago Silva aussi. Ce fameux meilleur défenseur du monde n’a toujours pas gagné la ligue des champions, ni la Coupe du monde d’ailleurs. Le reste c’est une reconstruction sur des ruines de demi-finaliste. Marcelo, Coutinho et Casemiro n’ont plus qu’à patienter. Marcelo a trente ans.

3. Espagne : Soirée Isco

Il faut toujours se méfier d’un journaliste qui voit en Isco le successeur d’Iniesta. D’une part Iniesta, où ce qu’il en reste, était encore là. D’autre part Iniesta n’était pas pas remplaçant à Madrid mais titulaire au Barça. C’est d’ailleurs là le problème. Combien de Ligue des champions a remporté le Barça cette saison ? Et l’année dernière ? Messi et Umtiti ont surement la réponse.

4. Angleterre : Kane, béquille et accessoires

Il n’a fallu que 20 minutes à notre rédacteur en chef pour envoyer l’Angleterre dans le dernier carré. Le collectif d’une fluidité sans égal n’avait plus rien à voir avec ses devancières. Celles qu’on vous a déjà présentées. Défensivement c’est largement ce qui se fait de mieux en Russie. Et pourtant de cette équipe, qui en est une, on ne connait qu’un seul joueur. Mais vu qu’il marque à chaque match, sauf quand il n’a pas besoin, inutile de se renseigner sur les autres.

5. Belgique : Le mannequin pisse

Depuis que le temps qu’ils sont mis comme outsider, on avait fini par croire que la presse ne racontait que des conneries. Mais à force de dire qu’il va pleuvoir, un jour on finit par avoir raison. Et cette fois il pleut de la pisse. Personne n’a résisté à la fureur offensive du gars de Tronchiennes et de son coéquipier formé à Lille. Imaginez les champions du monde. Il faudra d’abord humilier leurs jumeaux et apprendre à défendre en compagnie de Kompany.

6. Croatie :  Suker Mario 2

Certains considèrent depuis longtemps la Croatie comme le favori secret du Mondial. Problème, ceux là plaçaient aussi l’Allemagne, l’Espagne voire ce faible Brésil devant. Pour vous aider à y voir plus clair observez que la Croatie, comme la France, n’a eu aucun match difficile depuis son entrée en lice. Les deux pays ont d’ailleurs en commun d’avoir éclaté l’Argentine. A la différence que les copains de Modric n’ont pas pris trois buts. Vous l’aurez compris, la Coupe du monde commence maintenant.

7. Russie : Poutine sans frites

Ce n’est pas qu’un plat quebecois en apparence dégueulasse. Poutine est aussi un homme politique russe. Que dire de plus à propos de ce pays aux milliers de fuseaux horaires ? Que leur entrée en matière a montré qu’à domicile on est plus fort que d’habitude. Ca a même failli les envoyer en demi. Mais les terribles croates étaient là.

8. Portugal et Argentine : Tango et cash

On a bien voulu faire semblant de croire que Messi était Maradona. Et respecter le fait que des grands joueurs puissent changer le cours de l’histoire. Sauf qu’ils l’avaient déjà fait l’un en 2014, l’autre en 2016 et que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit. Cette fois leurs équipes étaient vraiment trop nulles.  Ça ne veut pas dire qu’elles étaient fortes les autres fois.

On aurait pu parler de l’Uruguay mais tout le monde a bien compris que sans Cavani il ne reste plus grand chose. Et pourtant Cavani joue au PSG.

 

 

Les meilleurs buteurs : Killer Mbappé

En mars dernier le Vestiaire présentait son nouveau palmarès des meilleurs buteurs français actuels. Quelques mois plus tard tout a changé ou presque. A part Gignac qui n’a toujours pas marqué en finale de l’Euro.

Actualisé après la finale.

1. Antoine Griezmann 83  points (+20+20)

Fort d’un Euro 2016 extraordinaire qui aurait pu devenir mythique s’il avait bien voulu le remporter, Grizou a d’ores et déjà marqué plus que tous ses concurrents l’histoire des Bleus. Sa Ligue des champions de la même année a connu à peu près le même déroulement. Sa saison 2017-2018 débutée par des performances moyennes et un clin d’oeil aux Harlem Globes Trotters ou au Ku Kux Klan  en tout cas pas à la culture générale aurait pu lui coûter cher. Mais au contraire de son pote Karim aucun juge ne s’en est mêlé et Antoine a retrouvé son fabuleux niveau pour s’offrir la Ligue Europa. Le problème c’est que ça compte pas. En tout cas, il a l’âge pour marquer la légende, la prochaine fois, il sera déjà un peu vieux. La légende c’est en finale.

 

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L’edito : Kanté partiro

Le monde entier était en attente du verdict du Vestiaire sur ce début de Coupe de monde. Alors la France a-t-elle su pallier l’absence de Desailly et Thuram ? Voici la réponse. 

Ce qui va 

Deschamps va bien, même très bien. Il continue de faire du Deschamps. C’est-à-dire compter sur sa chance éternelle et faire des choix. L’homme qui a osé penser qu’il serait champion d’Europe avec Gignac ne devrait pas avoir de souci pour être champion du monde vu que Gignac est plus là. La chance ne se sentira cette fois pas offensée.

Les talonnades vont bien elles-aussi, on est rassuré. Bon ou mauvais, en forme ou pas, les melons tricolores restent capable de marquer au moins une fois par match. On a donc effectivement pas besoin de Benzema pour ça.

En troisième point on aurait bien mis Lloris qui n’a pas encore fait de connerie, mais on va se contenter de Kanté. Il ne pourra hélas nous offrir la Coupe du monde mais il pourra parfois éviter de concéder trois ou quatre occasions supplémentaires et même de donner des ballons aux talonneurs. Ceux qui font des talonnades.

Ce qui ne va pas

A écouter les commentaires on pourrait dire le schema tactique, l’animation, le prix Nobel Griezmann, Mbappé ou sans écouter les commentaires Pogba dont la grande gueule vendue par Instagram et Mino Raiola depuis un bon paquet d’années serait moins imposante si elle devait être proportionnelle au jeu produit sur le terrain.  Tout ça n’empêche pas d’être champion du monde. Tout ça excepté la base défensive. Toutes les équipes ne seront pas aussi inefficaces que le Perou. Il y en a même des meilleures. Et la défense n’est pas au niveau même si par rapport à l’Argentine ou au Portugal, Umtiti mériterait le ballon d’or. Vu que l’on ne s’améliorera pas de ce côté-là, le seul espoir est donc, nonobstant la chance de Deschamps, que les talonneurs marquent et que nos adversaires restent assez mauvais. Des conditions qui semblent réunies dans la majorité des cas comme au dernier Euro.

Seuls, la Belgique, l’Angleterre, le Mexique, la Russie et la Croatie paraissent meilleurs que l’Irlande, l’Islande, l’Allemagne et même le Portugal 2016.

 

Messi : A Xavi à la mort

Voici l’une des raisons qui expliquent pourquoi l’Argentine n’est pas le Barça. L’autre s’appelle Iniesta. 


C’était le meilleur joueur de tous les temps.

Il est petit, pas très rapide, pas charismatique et quand il a commencé à jouer au foot c’était avec des Hollandais. Ça n’aide pas à avoir du charisme, d’ailleurs il n’en a pas, ce qui fait pourtant de lui un modèle de sex appeal pour Iniesta. Mais là n’est pas l’important : à une époque où son club formateur lui mettait des Hollandais partout pour lui apprendre à jouer au foot, il a quand même appris à jouer au foot.

Son premier match pro, il ne l’a joué qu’à 18 ans. Tous les prodiges du baby Barça qui jouent les matches amicaux de poules de Ligue des Champions pourraient le prendre de haut, pourtant aucun n’y pense. C’est peut-être pour ça que Guardiola ne l’a pas fait lui non plus, ou alors c’est parce que Xavi l’a foutu dehors en 2001. Mais là n’est toujours pas l’important. Continuer la lecture de « Messi : A Xavi à la mort »

Falcao, la vérité (4/4) : Radamel, le Schtroumpf surcoté

Nous l’avions laissé en 2013, avec un bilan dans les grands matchs équivalent à celui d’Ibra, Cavani, ou Van Persie. Près de cinq ans plus tard, a-t-il enfin permis à tous les journalistes de retrouver leur carte de presse ? C’est-à-dire en étant décisif quand ça compte. Ne serait-ce qu’une seule fois. Allez s’il te plait !

Après avoir presque brillé en championnat, en Ligue des champions et en Copa America, va-t-il également marquer la Coupe du monde de son empreinte. Aucun risque, ça ne laisse pas de trace.

Après plusieurs années d’errances, Radamel retrouve un semblant de dignité à Monaco lors de la saison 2016-2017. Pour son premier huitième de finale de Ligue des champions depuis le 0-5 d’Arsenal en 2010, où il était le 0, Falcao a décidé de frapper fort. Et devinez quoi ? Il ne rate pas le match aller comme à chaque fois. Wikipédia rappelle d’ailleurs qu’il est l’auteur d’un doublé, se montrant « à la hauteur de l’événement« . Effectivement, il marque aux 32e et 71e minutes, de quoi assurer un résultat certain à Monaco, renforcé par la réalisation du jeune Mbappé à la 40e. Le match est presque plié puisque Manchester City ne marquera que cinq fois. Au retour, Falcao et Mbappé font à nouveau parler la poudre. Enfin surtout Mbappé, Bakayoko et Fabinho auteurs des trois buts qui qualifient Monaco.

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La légende Angleterre : Nottingham Forest Gump

L’Angleterre avait enterré Steven Gerrard alors qu’il arrivait encore à uriner tout seul. Désormais même Rooney a rejoint le cimetière des rouquins rougeots.  Il ne reste donc plus personne, l’Angleterre est donc prête. Enfin. 



Un Euro ou une Coupe du monde sans l’Angleterre, c’est presque comme un Euro ou une Coupe du monde sans la France ou Gourcuff dans un bateau avec une fille. Ca n’a pas de sens. Et pourtant c’est arrivé. Pas très souvent ces dernières années on vous l’accorde. C’est arrivé à l’Angleterre à l’issue d’une période magique où elle avait possédé pendant 10 ans une génération sans égal dans le jeu ou le nombre de rouquins. Ferdinand, Campbell, les Neville, Terry, Gerrard, Lampard, Beckham, Shearer, Rooney et même Owen ou  Mc Manaman. Le prénom Paul qui était encore toléré à l’époque permettait aussi à Ince, Gascoigne et Scholes d’en faire partie.

On peut même ajouter Southgate pour les nostalgiques d’Hartley. Avec ça difficile de comprendre qu’après 1996 il n’y ait même pas eu la moindre demi à défaut du moindre demi car Sheringham a aussi le droit de vivre. Tout ça pour finir face à la Croatie sans Suker, coaché par un type nommé comme une voiture de course qui n’a même pas tué Senna. Ils peuvent toujours dire que c’est la faute à Torres et Malouda, ils ont quand même eu leur chance. Après ça rien de tel qu’une bonne taule contre la France.

Cette fois tout est oublié et tout le monde a subitement envie de Kane. La vanne n’est évidemment accessible qu’à une certaine génération.

De Ronaldo à Cristiano : Il fenormono

En 2008, Le Vestiaire avait réservé un sort au cousin éloigné de Darcheville. Dix ans plus tard l’heure est venue d’actualiser ce classement alors que la Coupe du monde ne fait que débuter. Higuain aura-t-il bousculé la hiérarchie dans un mois ?

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Ils étaient une trentaine à postuler au panthéon du Vestiaire. En 2008, Ronaldo avait devancé Henry, Romario, Stoichkov et Suker. Qui sont les entrants et les sortants en 2018. Voici les cinq meilleurs buteurs de ces vingt dernières années. Continuer la lecture de « De Ronaldo à Cristiano : Il fenormono »

La légende Portugal : Rui barré

Le Portugal a longtemps été la meilleure équipe d’Europe et parfois du monde. Mais elle a attendu de devenir moyenne pour le prouver.


Détrompez-vous, le Portugal avait déjà remporté une grande compétition avant 2016. Notamment en 2004 à domicile et c’est la Grèce qui avait soulevé le trophée.

Le Portugal de 2004 domine de la moustache et des épaules un Euro organisé pour eux, chez eux. Un tournoi superbe qui n’aura pas vu que les magnifiques fins de carrières de Lizarazu pris de vitesse par Amonbofis ou Zagorakis, et Desailly pris de vitesse par Santini, pas le maire d’Issy les Moulineaux quand même. Imaginez aussi un Tchèque de Lyon meilleur buteur, l’année où la République Tchèque ne joue pas la finale. Et donc le Portugal qui confirme enfin toutes les taules collées à l’Argentine en -20ans et ce titre mondial de 1991 à la maison. 2004 moins 1991, ça fait 13 ans, Figo commence à avoir les dents qui baignent. Rui Costa aussi,  meilleur buteur de l’équipe avec pas moins de deux réalisations avant le chef d’œuvre final. En 1991 il était déjà l’architecte du but de la demi-finale contre l’Australie. En finale face au Brésil, il se mettra sur son 31 pour offrir le 0-0 victorieux à ses coéquipiers grâce au tir au but manqué d’Elber qui a donc bien été international un jour. Il ne faut jamais insulter le passé.

En 2004, Rui Costa se met cette fois sur son 32, c’est son âge, pour montrer qu’il n’a rien perdu de son efficacité dans les grands rendez-vous, fut-ce la Grèce en face. Mais les règlements sont formels, à 0-1 on n’a pas le droit de faire comme Platini en 1984 avec la Coupe. N’y voyez pour une fois aucune allusion salace, Platini au moins était titulaire. 5 tirs cadrés, 11 non cadrés, Cristiano et Pauleta étaient apparemment en forme, sacré Guivarc’h. La Grèce aussi, puisqu’elle a cadré une fois. Pas certain que Deco soit encore là quand Mourinho prendra l’équipe, par contre Ricardo Carvalho est content, il était dans l’équipe type. Ben oui, c’est quand même un peu grâce à lui si Charisteas peut mettre sa tête. Ca ne peut toujours être de la faute à Lizarazu.

Et puis il y eut 2016. Trois matchs nuls en poules, Gignac en finale et Cristiano qui en gagne enfin une sans être sur le terrain. Magique.

Formule 1 (2/2) : Ocon de Dieu

Après une première partie de bilan très prometteuse, Henri Carl va encore plus loin en donnant des nouvelles des héritiers de Jean Alesi. L’un d’entre eux sera-t-il bientôt champion du monde ?  

Dans notre précédente analyse vous avez pu découvrir l’identité du meilleur pilote au monde ou ce qu’il en reste. Place aujourd’hui aux Français où Prost ne sera pas cité, ni Jacques Laffite.  A un mois de la mi-saison tout n’est pas perdu pour le titre suprême. Si ?

Commençons par le taulier, le plus expérimenté, celui qui n’a toujours pas marqué cette saison, qui est dominé par son coéquipier aux essais et en course : Romain Grosjean. Voilà qui commence à sentir mauvais. Se faire devancer aux essais 5 fois sur 7 par Magnussen, le tout sans finir dans les points ne risque pas de faire exploser sa côte auprès d’un top team d’autant que son crash au départ du GP de Barcelone était particulièrement mal venu.

Esteban Ocon a également connu un début de saison problématique en raison d’une voiture mal née. Cependant, son coéquipier a fait mieux, dont un podium. Ocon va devoir réagir s’il ne veut pas un avenir à la Bourdais. Ou à la Grosjean, ce qui revient au même.

Pierre Gasly a mieux débuté surtout sur une Toro Rosso-Honda dont on n’attendait pas grand-chose. Il a su être opportuniste et domine assez facilement Hartley qui pourrait ne pas finir la saison.

Charles Leclerc est certes monégasque mais nous ne sommes pas en cours de Géo. C’est jusque-là un sans-faute pour lui. Régulièrement 13ème ou 14ème en qualif, dominateur face à Ericsson, qui n’est certes pas exceptionnel mais qui a une certaine expérience, 6ème et deux fois 10ème en course, il a su trouver ses marques et ne dispose pas de la meilleure voiture. L’avenir lui appartient.

Renault. J’ai déjà écrit tout le bien que je pense d’Hulkenberg mais il va devoir prouver à d’autres que je ne suis pas un gros blaireau. Sainz Jr aussi va devoir hausser son niveau. Dans le cas contraire, la carrière de ces deux pilotes risque de subir un net ralentissement mais il n’est pas certain que la Renault soit la meilleure F1 à l’heure actuelle.

France-Brésil : Lose juillet 98

Désormais vous savez qui il est. Mais qui se souvient vraiment de sa finale ?

Les rares reportages télé qui lui sont encore consacrés sont toujours l’occasion de l’entendre répéter : « Ah, si j’avais marqué. » La rumeur veut aujourd’hui que tous les 12 juillet, aucune piscine ne se vende dans les environs de Trégunc. Pourtant, il essaie. Il a toujours essayé. Dès la première relance de Leboeuf, il a essayé le seul retourné de sa carrière. C’était prometteur, c’était aussi au-dessus. Stéphane Guivarc’h n’était pas du genre athlétique. Il était plutôt du genre ancien Guingampais transféré à Auxerre, content d’avoir Diomède. Meilleur buteur de Division 1 plusieurs fois quand même. D’accord, mais le mec que l’osthéo torture dans Les Yeux dans les Bleus parce que c’est Dugarry qui marque contre l’Afrique du Sud, c’est lui.

Carnot de sauvetage

La suite, c’est ce doublé « qui aurait changé une carrière » dit encore le reportage. Certainement une référence à ce bon service de celui qui allait devenir Zidane : Guivarc’h parvint à frapper in extremis, juste avant de se vautrer la gueule dans le gazon, et à Taffarel de ne pas salir ses coudières. Il ne les salira pas vraiment plus quand Baiano et Sampaio laisseront filer le ballon, et Guivarc’h avec, à la 42e minute. Pas de regret : le geste du buteur, c’était bien de frapper au milieu pas très fort quand on songe à ce début de deuxième mi-temps où Cafu lui remet un ballon en pleine surface pour la volée. Le 3e étage du Stade de France en frémit encore.

Trois minutes plus tard, Dugarry entrait en jeu. Un mois plus tard, Guivarch signait à Newcastle, quatre de plus et les Rangers l’accueillaient.

Formule 1 (1/2) : Canada dry ou Monaco sans alcool ?

Alors qu’on  pouvait penser que le retour du suspense allait passionner, notre lecteur qui s’y connait le mieux en bagnoles continue de s’ennuyer. Et si tout cela n’était qu’une histoire de dépression qui ne dit pas son nom. En attendant de sortir du déni, il a proposé de faire un bilan où comme d’habitude il ne prendra aucun risque. Et pourtant il arrivera quand même à se planter. La preuve.

Par Henri Carl 

Mon article du jour aurait pu tenir en une ligne : Bahrein c’était bien, mais depuis c’est un peu chiant. D’ailleurs il est écrit depuis trois semaines et j’ai pas changé grand chose depuis. Aujourd’hui on parle du reste du monde et demain on se fera les Français. Avec l’écurie Renault dedans, même si Molière aurait bien du mal à s’y retrouver.

C’EST PAS MAL

Mercedes

C’est bon, c’est même très bon mais ça commence pourtant à devenir moins bon ! Bottas semble plafonner un peu même s’il n’a pas été toujours très chanceux jusque-là. Sans avoir le meilleur pilote, puisque l’un des meilleurs pilotes est toujours rangé au rayon fruits et légumes, et l’autre est en bière, c’est clairement la meilleure voiture et le meilleur moteur mais Ferrari veut prouver qu’ils ne savent pas faire que des caisses prêt à porter pour millionnaires. Ils en font aussi pour milliardaires.

Ferrari

Vettel n’avait pas forcément le meilleur package en début de saison mais il n’a pas dit son dernier mot comme le prouvent ses deux derniers (bons) résultats. On a l’impression qu’entre Hamilton et l’Allemand ce sont surtout les nerfs qui conditionneront la victoire finale au championnat.  Pour Raikkonen cela va commencer à ressembler à la tournée d’adieu de Massa. On a les référence qu’on peut.

RedBull – Renault (bon c’est Tag Heuer mais c’est Renault en fait !)

C’est bon, certes, mais c’est quand même pas le top !  Verstappen est surcoté (je l’ai déjà dit non ?) et Ricciardo fait ce qu’il peut. Si en plus ils s’accrochent entre eux cela ne va pas le faire, et en plus de tirer sur leur motoriste, ils pourraient être contraints de chercher un nouveau moteur pour la saison prochaine. Bon en vrai c’est quand même eux les meilleurs pilotes. J’étais contractuellement obligé de l’écrire. Je soupçonne même mon rédacteur en chef de l’avoir rajouté sans me demander mon avis.

McLaren – Renault

Ce n’est pas encore extraordinaire mais McLaren fait presque aussi bien que son fournisseur moteur (Renault) ce qui prouve que la voiture est relativement bonne. Et ce qui confirme que le moteur n’est pas encore au top, Red Bull ne faisant pas vraiment d’étincelles non plus. Alonso conduit à son meilleur niveau et Vandoorne n’est pas en reste même s’il est plus discret. D’ailleurs ce nom ne dit rien à personne. Si quelques améliorations techniques (ou moteur) ont lieu, McLaren pourrait peut-être créer la surprise si les circonstances s’y prêtent.

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All Blacks : Lamaison est tombé sur le chien

Pendant que tout le monde vous harcèle avec les tournées du XV de France à l’époque où Bastareaud ne créait pas d’incident diplomatique avec des tables de nuit, le Vestiaire a choisi de raconter lui-aussi toujours la même histoire. Celle où Delaigue n’a pas l’occasion de faire un cadrage débordement, Accoceberry de faire la dernière passe et Sadourny de se coucher avec l’ogive. Mais N’Tamack et Benazzi sont encore là.

C’est le 31 octobre que la Coupe du monde 1999 a vraiment commencé pour l’équipe de France.

Ce jour-là le futur ex quinze le plus nul de tous les temps a rendez-vous avec l’histoire. Skrela-Villepreux explosés par Lomu, tout un peuple attend ça depuis la cuillère de bois du dernier Tournoi où les Bleus avaient tout de même écrasé l’Irlande 10-9.  Mais une autre Irlande, sans O’Driscoll. La promesse est belle, le staff a mis les joueurs pour : Garbajosa, Bernat-Salles, et Dourthe derrière, Lièvremont, Juillet, Pelous, Tournaire, Ibanez et Soulette devant. Ce n’est pas une blague. Aux manettes, Galthié encore simple bouche-trou columérin et Lamaison en 10, Aucagne était sur répondeur. Sinon il y aussi de vrais joueurs comme N’Tamack, Dominici, Magne et Benazzi, suffisant pour prendre 70 points, du jamais-vu en demi-finale. Sauf qu’au commentaire c’est Christian Jeanpierre.

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Thierry Roland, six ans déjà : Thierry pimpon

Thierry Roland nous manque, ou pas. En tous les cas, on ne l’entendra pas en Russie, si n’est dans l’un de ces documentaires à la gloire de Bernard Diomède. Comment remplacer un commentateur franchouillard un poil méfiant envers, au choix: la femme qui parle de sport, l’arbitre tunisien et Monsieur Foote ?  Il était surtout un grand amoureux de son sport et avant tout bon vivant, surtout mort désormais.

Une légende. Ses 270 Coupes de monde ont fait de lui la voix du football et il est parvenu à devenir l’un des Français les plus populaires sans pourtant être l’un des plus aimés, le tout en prônant le retour à l’Algérie française avec ses potos de l’OAS. Il aurait sans doute préféré débuter à 20 ans dans les Aurès en hésitant entre le derrière d’une chèvre ou d’un mouton avant d’aller torturer qui de droit, mais on ne le saura jamais, il a emporté son secret dans la tombe avec Vincent Hardy. Si ça se trouve, c’est là-bas, la gégène à la main, qu’il aurait connu la famille Zidane avant qu’elle lui rende l’appareil un soir de juillet 1998.

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La légende OM : Papin de sucre

L’Olympique de Marseille a eu Gignac, Ravanelli et Mitroglu. Mais aussi Drogba, Anderson et Skoblar. Et surtout Papin, mais hélas à Bari il n’a pas marqué. 

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C’est le plus grand avant-centre français de tous les temps, un des cinq meilleurs au monde et pourtant, il ne viendrait à l’esprit de personne de le citer dans un tel classement. Et Christophe Horlaville, il a marqué 28 buts en 37 matchs de Coupe des Champions ?

28 juin 1986, on joue la 43e de minute de France-Belgique. C’est l’instant que choisit Jean-Pierre Papin, 22 ans, pour marquer le deuxième but de sa carrière en Coupe du Monde, le dernier. Le meilleur ratio buts marqués matchs joués de l’Histoire des Bleus n’aura donc plus jamais d’autre occasion à ce niveau, à la différence de Guivarc’h, qui n’en fera pas meilleur usage. Il ne sera jamais Just Fontaine, mais il ne sera jamais Florian Maurice non plus, la malchance parfois s’arrête. La suite ne sera qu’une succession de mauvaises fréquentations. 185 buts olympiens en évoluant aux côtés de Bruno Germain. Un déménagement fortuit chez Marco Simone à une époque où on ne déménageait pas chez les Simone, avant d’aller payer quelques bières de remerciement à Kostadinov, et enfin Baup finit par lui filer un coup de pied au cul pour aller vérifier les légendes sur le climat breton. Baup, déjà.

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La légende OM : Mozer fucker

Comme tous les cinq ans depuis 30 ans l’Olympique de Marseille va disputer une finale européenne. Ils n’en ont pas gagné beaucoup et même perdu pas mal. Mais au moins ils y étaient. 

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Comment peut-on devenir le plus grand entraîneur du monde quand il n’y a ni joueur, ni club, ni sélection nationale dans son pays d’origine ? En rencontrant Bernard Tapie.

C’est l’histoire d’un club qui va battre en finale le Milan de Capello avec Abedi Pelé.  Un club qui va aller en finale avec Waddle et Abedi Pelé en battant le Milan de Sacchi. L’auteur de ce miracle, sans doute un des plus grands exploits de l’histoire du foot, s’appelle Raymond Goethals. Il n’est ni Italien, ni Hollandais, ni Portugais, ni même Français. Il est Belge, comme les frères M’Penza. Comme Luc Nilis, tout sauf un Hazard.

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Michalak : Frédéric le pez

Pour essayer de combler le vide intersidéral de la génération Guirado, les médias nous abreuvent de communiqués célébrant la retraite de la génération Michalak, celle qui, avec son maestro vendeur de sandwich à la baguette, n’a jamais dépassé les demi-finales de la Coupe du monde 2003. 

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Avec le concours sucrier du vrai Peyo Greenslip disparu en 2007.

Quand L’Equipe évoque la retraite de la première star du rugby français, on se prend à rêver d’un article sur Serge Blanco, Franck Mesnel ou, pourquoi pas, Denis Charvet. Mais voilà, cet excellent quotidien ne parlait pas de rugby mais de pognon. Et pourtant il n’évoquait pas Chabal. Mais alors qui est cette autre vedette de la restauration rapide à côté d’Anelka ?

Le piment d’Anelka ou la douceur de Michalak ? L’amertume du caïd (et de son frangin illettré) des bas d’immeubles de Trappes ou la fadeur du gendre idéal pyrénéen ? Manchot ou pied carré ? Foot ou rugby ? Chez Quick, on a le choix. Pour le demi d’ouverture qui n’a finalement été bon que lorsqu’il était demi de mêlée, ce fut simple ration de ballon ovale et son jeu au pied en vomit encore.

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Liverpool : You’ll never score alone

Les plus fidèles fans de Liverpool le savent. Anfield Road n’a pas toujours eu la chance de voir évoluer le meilleur buteur du monde. Par contre ils ont bien connu le plus mauvais et ça a duré quatre ans. Souvenez-vous, il s’appelait Fernando et n’était même pas Egyptien.

Tout avait pourtant bien commencé. Le 1er fevrier 2005,  il n’a pas encore 21 ans qu’il bat d’un doublé le Barça de Ronaldinho en 2005. 

S’ils avaient regardé de plus près, avant de mettre 36 millions sur la table, les dirigeants de Liverpool se seraient rendus compte que son deuxième but est un penalty qu’il a provoqué à cause d’un duel raté avec le gardien. C’est vraiment pas aimer son public que de lui offrir un attaquant vedette qui disputera une finale mondiale parce que le titulaire commençait à fatiguer en prolongation. Quinze minutes d’éternité. Sans prendre en considération la sensation d’être le cocu de Fernando Llorente, le quart d’heure de champion du monde de la carrière de Fernando Torres doit beaucoup à Villa. Amusant, un attaquant qui rate des occasions en finale de Mondial est finalement aligné d’entrée parce que lui au moins il s’en créé.

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L’instant judo : Darcel, deux saillies

Dans deux ans c’est promis on fera un article sur Clarisse Agbegnenou. Elle le mérite maintenant qu’elle a trouvé la solution pour gagner les finales à chaque fois contre sa rivale au nom imprononçable. Essayez pour voir : Trstenjak. Alors que Agbegnenou c’est facile. Maintenant Clarisse n’a plus qu’à devenir à Tokyo l’une des plus grandes championnes françaises de l’histoire. Sinon pour les autres, les filles pas les garçons tout mauvais, il faudra les revoir à l’échelon du dessus. Parce que champion d’Europe ça veut toujours rien dire. La preuve.

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19 ans, tout est possible quand on est le meilleur. On peut être déjà champion du monde senior, comme Teddy Riner, ou champion d’Europe senior et médaillé de bronze mondial, comme Darcel Yandzi.

Leurs similitudes ne s’arrêtent pas là. Ce sont des garçons avec un nez, une bouche, des yeux et des oreilles. Nous sommes en 1993, l’objectif est clair pour Darcel Yandzi : devenir l’un des plus grands sportifs de l’histoire et pourquoi pas champion olympique à l’occasion. Sauf que Darcel fait du judo, il le comprendra beaucoup plus tard, en attendant il tente une impasse sur les trois années suivantes. Habile.

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Palmarès rugby : Dolce Habana

Tout le monde le dit, Habana à la retraite, c’est l’un des meilleurs ailiers de l’histoire qui s’en va. Est-il au moins l’un des meilleurs de ces 25 dernières années ?

Voici notre top 10 avec plein de Français dedans. Et oui, c’est bien l’un des seuls postes de derrière où l’on a souvent pas eu à avoir honte. Donc pas de Rougerie. Aujourd’hui on a quand même un peu honte.

10. Vincent Clerc

Il a quand même remporté la Coupe du monde 2011. Dans une génération d’où l’on ne retiendra que Dusautoir c’est quand même pas mal. Et c’est toujours mieux qu’aujourd’hui où on ne retient personne.

9. George North (ou Shane Williams)

Si Clerc est champion du monde 2011, alors North aussi. C’est quand même le Pays de Galles qui a remporté la demi-finale. Sinon on a aussi Shane Williams en stock.

8. Jason Robinson

Comme on n’a pas le droit de mettre Underwood, beaucoup trop humilié par Lomu en 1995, on va faire représenter l’Angleterre par son meilleur arrière placé à l’aile et lui aussi champion du monde. Pourtant il était moins bon qu’Underwood.

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Les années Arsène (2/2) : Ainsi assène Wenger

Les louanges dont bénéficie Arsène sont totalement justifiées. Il a réussi l’exploit de tenir 22 ans sans remporter la moindre Ligue des champions. Mieux, il réussit même le coup de génie d’être considéré comme l’un des plus grands entraîneurs de tous  les temps. Mourinho, Ferguson, Benitez, Guardiola, Ancelotti, Del Bosque, Hitzfeld, Lippi, Di Matteo, Zidane, Sacchi, Goethals, Heyneckes, Hiddink,  Trapattoni, Jorge, Rijkaard, Michels, Cruyff, Van Gaal et même Luis Enrique le regardent avec envie.

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Mars 2008. Un an après l’élimination en 8e pas jolie jolie contre le PSV Eindhoven, Arsenal est de retour au sommet : un 8e contre Liverpool. A l’aller ça tient (1-1), au retour ça tient presque (2-4). Arsène voit plus loin, après tout on n’est qu’en mars. « Notre équipe a un potentiel fantastique mais ces dernières semaines nous avons subi plusieurs déceptions. Notre force mentale a été extraordinaire ce soir mais nous avons été naïfs, commis des erreurs et montré un manque d’expérience. » Il suffisait juste d’attendre un an pour en savoir plus.

Avril 2009. « C’est la soirée la plus décevante de ma carrière. » S’il avait deviné la suite, Arsène n’aurait peut-être pas laissé son cœur dire autant de conneries un soir de demi-finale retour, quand même. Mais qu’il se rassure : en dire est toujours moins grave qu’en faire dans sa composition d’équipe. Ce n’est pas sortir Gibbs à la 46e qui en était une. « La chose la plus difficile, c’est que nous n’avons pas l’impression d’avoir joué une demi-finale de Ligue des Champions, parce que tout a été fini après dix minutes. » C’est effectivement rarement un bon signe. « On a fait ce qu’on a pu. » Et c’est déjà très bien.

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Arsenal, Wenger : Arsène Rupin, le gentleman voleur se retire

Peut-on sérieusement ne rien gagner pendant douze ans, se prendre des volées régulières par ses principaux concurrents et faire croire à tout le monde que l’on est un grand entraîneur? Oui apparemment quand on a eu le génie de ne pas être viré pendant 22 ans. Il est finalement parti de lui-même. Officiellement.

 Retrouvez toutes les autres gentillesses que l’on vous a contées ici.

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Le profil Wikipedia d’Arsène Wenger a pendant longtemps été formel : « Considéré comme l’un des grands entraîneurs de son temps. » Persuadé qu’on trouve tout et n’importe quoi sur Internet, Arsène a tout fait pour le prouver.

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Jalabert : «Mazamet dire jamais»

La gestation a pris près de 20 ans mais le nouveau Jalabert est enfin né hier sur une route wallone. L’avenir nous dira ou pas s’il a eu besoin d’autre aide médicale que celle d’une sage-femme ou d’un obstetricien. Pour l’ancien Alaphilippe on sait déjà même si lui-même n’en était pas persuadé comme il nous l’avait presque expliqué il y a quelques années.

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Propos presque recueillis par Thierry Bisounours

Souvenez-vous, en pleine rééducation chez lui à Montauban après s’être fracturé l’humérus, la main et le tibia en renversant une voiture, Laurent Jalabert était descendu de son home trainer pour nous répondre, dans la campagne ardennaise après son petit millier de kilomètres matinal. Et cette fois il était tombé de l’armoire.

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Formule 1 : Hartley, coeur à vif

Ca y’est, on a enfin utilisé ce jeu de mot sans même attendre que le dénommé Hartley se manifeste d’une manière ou d’une autre. Jodie finira-t-elle avec Nick ?   Voici le grand retour notre lecteur spécialiste. Mais de quoi?

Par Henri Carl 

Après seulement deux courses, on y voit déjà plus clair dans le championnat même si la lutte sera probablement serrée et les écarts faibles. En même temps, c’est toujours le cas saison après saison.

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Les matchs de légende : Jérémy régnait

 Les matchs de folie se succèdent en Coupe d’Europe mais les Français n’y participent pas. Alors le Vestiaire a plongé dans ses archives et a quand même trouvé des exploits avec des clubs plus ou moins hexagonaux dedans. Pas de Leipzig, évidemment. Ligue Europa oblige.


Voici donc les 15 plus grands matchs, pas toujours victorieux, de ces 25 dernières années. Monaco sera là évidemment. Mais ça fait quand même un paquet d’année qu’il n’y a plus ni le PSG ni Marseille, ni Lyon. 

15. OM-Milan 93

Pour quel autre match chercherions-nous la VHS sur priceminister tout en ayant pris soin de conserver son combi tv magnétoscope de la fac. OM-Milan c‘était Roland encore vivant qui n’insultait pas encore Larqué déjà mort, c’est Tapie qui n’en voulait pas encore aux couilles de Praud, et c’est Goethals qui alignait 9 joueurs défensifs face à Van Basten aux abois, Massaro aux fraises, et Papin aux chiottes. On les fout 15ème parce que c’était un peu joué d’avance et pas qu’à cause d’Eydelie. Et dans les buts c’est Barthez.

14. Manchester-Monaco 98

C’est le match qui permit à Trezeguet d’être champion du monde 3 mois plus tard. Pourtant l’entraîneur s’appelait Tigana, pourtant c’était à Old Trafford, pourtant Benarbia était titulaire. Carnot est même entré en jeu. Mais Solskjaer aura la bonne idée d’attendre un an pour en marquer 2. Tant pis pour Liza. Et dans les buts c’était Barthez.

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Liège-Bastogne-Liège : Gilbert bécots

Alors qu’une épidémie de morts subites s’abat sur le sport ces dernières semaines, poursuivons notre plongée dans la fabuleuse histoire du vélo. A quelques jours de Liège-Bastogne-Liège hommage à Francky.

C’était un plaidoyer vivant contre le dopage, c’est ensuite devenu un plaidoyer mort, pourtant Liège-Bastogne-Liège existe encore, plus Francky. Tonton Jean-Luc espèrait que Fifi Gilbert lui succèderait, on ne lui souhaite toujours pas. Ni à Peter Sagan ou toute la clique qui donc ne se dope plus.

Avril 1999. C’est la première année du renouveau, oubliée l’affaire Festina, le cyclisme a changé de visage. Il porte celui de Franck Vandenbroucke, un jeune belge péroxydé comme la plupart des cyclistes surdoués, et qui malgré deux chutes au Tour des Flandres a fini deuxième. Entre temps, le vélo est devenu une science exacte : il est favori, il va gagner et il annonce même comment. Par un démarrage dans la côte de Saint-Nicolas à 700 m du sommet. « C’est là que je vais attaquer dimanche et pas ailleurs. » Un peu d’arrogance n’a jamais tué personne.

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Boxe : Le comte démonté Tiozzo

Arsene Goulamirian a donc ajouté son nom à une liste pas si longue mais fournie quand même où Carpentier Cerdan, Halimi, Boudouani, Medjkoune et Monshipour cotoient Benichou, Cherifi, Mormeck, Mendy, Lorcy ou MBaye. Et même Brahim Asloum. Mais pas Patrick Charpentier.  Et dire que chez les Tiozzo Fabrice a failli devenir plus connu que son frère Christophe.

Est-ce vraiment lui le plus grand boxeur français de tous les temps ? En tout cas c’est lui qui a le plus joli palmarès. Et Anaclet Wamba il compte pas?

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Paris-Roubaix : Franco de porc

On aurait pu raconter l’histoire de Duclos-Lassalle. Un cycliste prénommé Gilbert qui remporta au siècle dernier deux fois à la suite l’Enfer du Nord. La première fois en solitaire, la deuxième fois en humiliant un certain Ballerini, coutumier du fait. Voici l’histoire de ce dernier et un peu celle de Paris-Roubaix du coup. Une certaine histoire du dopage. Aussi.

1993 est une époque où on se passionne encore vraiment pour la bicyclette car Willy Voet n’a toujours pas été arrêté à la frontière franco-belge avec de quoi soigner la moitié de la population occidentale.

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Formule 1 : Alonso morning (2/2)

Voilà une façon très habile de faire venir des amateurs de basket-ball qui repartiront aussi vite. Voici la suite de notre présentation de la saison. 

Par Henri Carl

Le suspense est assez mince, en tout cas autant que son palmarès qui stagne désespérement depuis douze ans. Déjà ? Et oui, la F1 était même peut-être encore sur TF1 et Pierre Van Vliet parmi nous.  Alonso va donc enfin pouvoir rouler avec une voiture compétitive en ayant refourgué le moteur Honda à Porco Rosso ou un truc du genre.  Il ne faut quand même pas s’attendre à un nouveau titre suprême qui tiendrait davantage du miracle mais plus à  quelques coups d’eclat, pas façon Bourdais quand même. Et ce sera quoi déjà le moteur de sa McLaren ?  Renault, en effet. Hulkenberg et Sainz Jr vont donc trouver à qui parler. Mais le premier cité ne comprendra pas les deux autres et se rapprochera donc plutôt de Vettel. Derrière on devrait retrouver un détonant duo composé Magnussen et Grosjean avec un moteur Ferrari calé dans une Hass. Vous ne comprenez pas ? Moi non plus surtout quand j’ai vu leurs superbes qualifs à Melbourne (5ème et 6ème). Avec de bons mecanos ils auraient même pu finir dans les points voire terminer tout court.  Pour en finir avec le ventre mou du championnat, il convient d’évoquer Force India. On sent qu’ils en ont sous le capot mais Ocon et Perez comme le reste du Team ont encore besoin d’engranger de l’experience et de se montrer plus rigoureux. On veut des pros.  

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Formule 1 : Beau lot Ferrari (1/2)

On ne sait plus vraiment si la Formule 1 intéresse encore des gens à part le monde de la F1 lui-même et un de nos lecteurs, le fameux Henri Carl. Aussi mauvais humoriste qu’expert. Mais comme on a trouvé que lui, on a beaucoup insisté pour qu’il nous présente avant le début de saison les forces en présence. Mais même ça c’était compliqué pour lui. Près à prendre tous les risques, il s’est donc basé sur le premier Grand-Prix pour distribuer les bons et mauvais points. La classe.

Par Henri Carl

Il y a ceux qui comptent, ceux qui aimeraient compter et ceux qui ne compteront pas. Et surprise, Senna, Schumacher, Hakkinen voire Fangio pourraient ne même pas entrer une seule fois dans les points cette saison.

Foutre les Allemands hors d’état de nuire. C’est le rêve caressé par de nombreux peuples depuis plus d’un siècle. Mais à chaque fois les Teutons finissent par revenir toujours plus solides. Si Bottas fait preuve de la même force mentale  que Nico Rosberg tout en acceptant son statut de porte-serviette d’Hamilton toutes les familles continueront de s’acheter un break Mercedes à la fin de la saison. Et l’ex de Nicole Scherzinger sera de moins en moins connu seulement pour ça. Car Prost n’a jamais été en couple avec une Pussycats Dolls. Pas officiellement en tout cas. 

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Coupe du monde 2018 : Deschamps de pommes d’Eder

Il ne connaît pas Snapchat, n’est même pas au courant du grand retour de Jeremstar mais le sélectionneur des Bleus sait encore distinguer Raphaël Varane de Laurent Blanc.  Le résultat de la Colombie il s’en fout mais il peut s’inquiéter quand même car il était là en 2016.

© image http://sport24.lefigaro.fr/

Peut-on remporter un titre suprême avec une défense un peu ridicule ? Tout dépend de Gignac soufflent les Portugais. Voici les véritables raisons de se réjouir ou pas. 

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Papadakis-Cizeron champions du monde : Isabelle et Paul dechaînés

Cizeron et Papadakis, en plus d’être l’un des plus grands duos de l’histoire, presque au niveau des Brunet,    s’inscrivent dans une grande lignée de couples de danseurs comme Moniotte-Lavanchy, Anissina-Peizerat ou Pechalat-Bourzat où on ne savait jamais trop s’ils dormaient ensemble ou non. Souvent c’était non et pas toujours parce que chacun préférait les hommes ou que l’une préférait Dujardin. Il y a eu par exemple les fratries.

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Février 1992, Jean-Claude Killy et Michel Barnier s’en foutent plein les poches et à l’époque Sarko, Guéant, Hortefeux et Takkiedine ne sont même pas aux affaires. Pas celles-là en tout cas.  De l’argent, bien sûr, du bronze aussi. Mais de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde.

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Girondins : Une partie de Bez

 

Au commencement ou presque il y avait de Harder. Rien à voir avec les films pour adultes désormais ouverts à tout le monde grâce à la non régulation d’Internet. Il y eut ensuite Claude Bez. Toujours rien à voir.  Avec un peu de fric, de magouille et Lacombe, Giresse, Chalana, Tigana et Aimé Jacquet, ça faisait déjà rêver.

Et pourtant c’est sous Afflelou en 1996 que Bordeaux livra le plus grand match de son histoire.

 

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