Paris-Roubaix : Franco de porc

On aurait pu raconter l’histoire de Duclos-Lassalle. Un cycliste prénommé Gilbert qui remporta au siècle dernier deux fois à la suite l’Enfer du Nord. La première fois en solitaire, la deuxième fois en humiliant un certain Ballerini, coutumier du fait. Voici l’histoire de ce dernier et un peu celle de Paris-Roubaix du coup. Une certaine histoire du dopage. Aussi.

1993 est une époque où on se passionne encore vraiment pour la bicyclette car Willy Voet n’a toujours pas été arrêté à la frontière franco-belge avec de quoi soigner la moitié de la population occidentale.

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Question interdites : Tauzin a-t-il un Huget dans chaque chaussette ?

Depuis que notre nouveau spécialiste placages hauts s’est mis à regarder les matchs du Stade rochelais, il a mieux compris les maux actuels du rugby français. Ces deux mots sont Bernard et Laporte. Surprenant.

Richard Escot pense que Houeillès se situe dans les Landes. Geographiquement certainement. Administrativement ce n’est pas le cas*. Si on était tatillon, on se demanderait s’il y a déjà foutu les pieds. Pierrot Lacroix ne le fera plus. 

C’était un dimanche soir de printemps, le premier d’entre tous à l’aune de 2019. Deflandre s’était paré de ses plus beaux atours. Ici une pizza sodebo, là un vieux Maritime plein de pognon, comme tous les vieux Maritimes, même ceux de Port-Neuf. A l’instar de chaque cru hebdomadaire de Top 14, le contenant était plein. Comme un oeuf diraient les moins inspirés d’entre nous. Comme un vieux Maritime retorqueraient les  initiés.  Sur le rectangle vert, point de Rodrigue Neti, mais un Peato Mauvaka, digne des plus glorieux samedis de Rivière-Salée, Soane Neti en moins. Puis a surgi Lucas Tauzin. Face à lui, la moitié du XV de France pulvérisée en un quart de seconde. Jacques Brunel, trop occupé à préparer ses causeries anthologiques, qui convaincraient probablement une armée entière à se foutre en l’air, lui préférerait assurément Yoann Huget qu’il placerait à l’arrière où Vincent Rattez n’aurait donc rien à faire. D’ailleurs une semaine plus tard, ce dernier et son pack jaune et noir abusaient sans préliminaire de Bristol, si près du Pays de Galles d’habitude, mais si loin cette fois.

Après avoir consulté une photo de Grégory Aldritt avec une casquette à 4 ans sur un tracteur, tout s’est fait plus évident. Et confirme que Guirado aurait dû nous quitter depuis longtemps. Les autres noms vous les connaissez. 

*On a vérifié, le Lot-et-Garonne existe bien. 

L’édito : Les mémoires d’Adrien

« C’est dans le succès qu’on peut faire les plus grosses conneries. » Ça ne veut rien dire et surtout c’est con. Et si on mettait cette phrase en Une ?  

Il y a des jours où l’on se demande s’il n’aurait pas été mieux que les traitres qui avaient fondé, puis coulé Le Sport en 1987,  réussissent leur coup en butant le quotidien sportif préféré des Français. On ne se le demande même plus, on en est certain. Le problème c’est que ça aurait laissé de nombreux champions d’aujourd’hui sur le carreau comme le rappelle les derniers gros sujets traités par le journal, entre compte-rendu incisifs, enquêtes et analyse. Du factuel, de la mise en perspective, du recul, du recoupement, donc de l’information, tout sauf de la communication en somme. La preuve : Maman Rabiot confie ses états d’âme, Maman Sala confie ses états d’âme, Didier Deschamps confie ses états d’âme, Federer confie ses états d’âme,  il ne manque plus que Benzema qui n’a pas parlé depuis quelques jours déjà. Et pourquoi pas explorer la thématique des paris truqués au tennis ? Vu que Karabatic joue toujours en équipe de France, autant attaquer de pauvres joueurs crevards. Rassurez-vous demain, on parlera du match des Bleus avec un mot sur Rami quand même, puis on reviendra évidemment avec les traditionnelles Unes sur l’OM ou le PSG.  Le sport et le journalisme c’est sympa, mais faudrait quand même penser à sonder les égouts pour retrouver les cartes de presse.

Pendant ce temps-là, il n’y aurait pas des Mondiaux de patinage ? 

Formule 1 (2/2) : Ghosn with the wind

Basant toujours notre marketing sur celui de Netflix, nous avons eu la bonne idée de vous proposer la fin de notre bilan alors que le premier Grand Prix de la nouvelle saison a déjà commencé. 

A la fin de l’article, on vous parle même de Gasly.  Va-t-on vous raconter la même soupe que la plupart des médias ? Mais on commence par les plus mauvais.

Racing Point Force India – Mercedes

Saison compliquée puisque les compteurs furent remis à zéro en cours de saison suite à la vente de Force India au père de Lance Stroll. Vijay Mallya a fini par se faire coincer, comme Carlos.  Sergio Pérez a encore confirmé qu’il est un pilote solide et efficace alors que Ocon a clairement manqué des qualités mentales qui distinguent Hamilton de Charles Pic (que devient le poulain de Lagardère et Panis ?).

Sauber – Ferrari (même si c’est marqué Alfa Romeo)

Peu de moyens, pas la meilleure voiture mais Sauber a fait une excellente saison.

C’est le résultat d’une organisation efficace de la part de Frédéric Vasseur et du talent de Charles Leclerc. 39 points avec la Sauber, c’est inespéré.

9 points pour Ericsson, c’est également presque inespéré, mais même s’il n’a pas démérité, c’est la fin de l’aventure pour lui.

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Formule 1 (1/2) : Netflix ou voyou

Arrêter de s’ennuyer en regardant des bagnoles tourner en rond, on attendait ça depuis Driven.  Dix-huit ans plus tard, Burt Reynolds a foutu le camp, Schumacher quasiment, mais toujours pas la F1. Quid de Flavio Briatore et Bernie Ecclestone ?

Par Henri Carl 

Pour ceux qui n’auront pas la patience de se taper pendant 20 heures ce qu’ils ont déjà eu du mal à ingérer pendant un an et qui préféreront cliquer en toute innocence sur les meilleurs passages de Fifty Shades of Grey (s’ils en trouvent), voici ce qu’il faut retenir de la saison la plus intéressante des monoplaces depuis le très discret retrait de Senna des baquets.

Mercedes pas si tôt

L’équipe teutonne a donc brillamment gagné avec le meilleur package. Facile me direz-vous. C’est surtout le travail de l’excellence de Lewis Hamilton alors que Bottas a clairement semblé dépassé. A lui de prouver qu’il peut rebondir, et vite, sinon sa carrière en F1 pourrait rapidement ressembler à celle de Bourdais. Tant que ce n’est pas celle de Ratzenberger.

Ferrari soufflé

Bonne saison compte-tenu du classement final mais le titre était jouable et c’est donc en fait une bonne vieille saison bien pourrie.  Comme annoncé dans ces mêmes colonnes alors qu’il gagnait encoreVettel n’a pas eu le mental. Même Eddie Irvine, qui sait être très pertinent quand il s’agit d’évoquer les défaites, est également de cet avis.  Quant à Räikkönen, dans la dernière ligne droite de sa pré-retraite, il a prouvé qu’il en a encore sous la pédale. 

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LeBron James : Kobe or not Kobe ?

Le débat pourrait bien agiter les prochaines nuits de Djelil Adjaho, déjà bien aidé par le sommeil si régulier de ses nourrissons. Michael Jordan avait-il un LeBron James dans chaque orteil ? Voici un début de réponse déjà adressé il y a dix ans à Kobe. Celui de Los Angeles pas le Japonais.

Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent quand même. Le Vestiaire en personne ne parvient pas à les atteindre : ce sont les intouchables. Plus fort que Magic Johnson, Theo Maledon, Jim Bilba ou Louis Cassier, voici le plus célèbre homonyme de Francis Jordane.  

« Jordan ? Il n’était pas là aujourd’hui, c’était Dieu déguisé en Michael Jordan ! » Larry Bird n’a que 14 mots de vocabulaire mais pour une fois il a réussi à se faire comprendre sans son ballon. Il lit même dans l’avenir mieux que Madame Irma rendue célèbre par le si peu talentueux Didier Bourdon. Car on est en 1986 après un match de play-offs, et le numéro 23 des Chicago Bulls n’entrera au NBA Hall of fame que 23 ans plus tard, le 6 avril 2009… Neuf ans après Bird. Mais c’est qui ce Bird ?

Rien de plus facile que de passer pour un Dieu vivant quand on est confronté durant toute sa carrière à la pire collection de losers de toute l’histoire de la NBA : Charles Barkley, Shawn Kemp, Karl Malone, John Stockton ou encore David Robinson, qui aura seulement le mérite de gagner le titre en l’absence de MJ, en 1999 et en 2003. Merci Tim Duncan.

Les Bulls de la grande époque, c’était une organisation bien rodée, où chacun avait un rôle bien déterminé. Si bien rodée que le seul concurrent européen de MJ s’est tué en bagnole. Sur une autoroute allemande en plus. Alors quand bien même un Toni Kukoc ou un Scottie Pippen des grands soirs pointaient leurs nez, inexorablement toute la lumière restait Jordan à qui la dernière action de gloire revenait, adultère et divorce compris. Un peu comme quand un basketteur français part en NBA sans remercier Hervé Dubuisson.

Un mystérieux Michael Jordan se fera passer pour lui en ligue mineure de base-ball et plus tard du côté de Washington. Mais personne n’y croira vraiment.

XV de France : Viens donc faire un tour à Lambey

Ça fait maintenant près d’une dizaine d’années que le Vestiaire n’a plus pris le temps de livrer son expertise sur le rugby français. D’abord parce que nous ne publions plus depuis cinq ans, après le départ de notre rédacteur en chef au pays de Vahaa. Ensuite car notre dernier spécialiste s‘est découvert une carte de presse dans la vraie vie en même temps qu’une passion pour l’extermination des fonds marins du Pacifique. Son prédécesseur fait la course avec des buveurs de dr Pepper bodybuildés. Enfin le tenancier originaire du poste, le seul et unique Peyo Greenslip chante des comptines pyrénéennes à sa descendance. 

Par l’amicale des anciens Peyo Greenslip

Bref, il était difficile de trouver les arguments pour les convaincre de sortir de leur retraite exotique pour commenter les énièmes exploits d’un chroniqueur de C8. Il n’y a pas donc pas de petits ou grand revenus, il n’y a que des revenus. Et puis, est arrivée cette semaine. Un entre deux matchs savoureux où l’on a découvert que Vahaamahina quand il n’est pas en train de manger des yahourts à 10 euros avec maman et notre ancien consultant à la Tamoa, devient capitaine du  XV de France sans être mis au courant. On a aussi appris qu’on récompensait N’Tamack en le remplaçant par la roquette lourde Basta. Enfin, on a surtout eu confirmation que le problème ne vient désormais plus seulement des joueurs, mais de cet homme à moustache moins dangereux qu’Edwy Plenel sauf quand il s’agit de rugby. Lièvremont n’avait que Dusautoir, Saint-André personne et même pas lui-même, Novès est arrivé et parti un peu trop tôt. Mais Brunel, lui a la chance d’avoir une nouvelle génération en train d’éclore en partie grâce à la semence féconde de certains anciens sacrément doués à l’horizontale comme à la verticale.

Parra chute

L’occasion de se débarrasser enfin des Huget, Basta, Parra, Picamoles ou Guirado qui polluent le Top 14 et son excroissance internationale depuis si longtemps. N’importe quel commentateur de réseau social, entre deux charges contre les vaccins et les bouchers-charcutiers tout en rappelant que l’homme n’a jamais marché sur la lune puisque les ombres ne coincident pas, s’est même rendu compte que ce rugby de bourrin n’était plus celui pratiqué par les Blacks, les Anglais et Guy Novès. Et que pour faire évoluer cette culture, inventée par Bernie au début du siècle, maintenant qu’on a les joueurs, il faut les faire jouer. Quitte à prendre des branlées, autant qu’elles servent à quelque chose.

 

 

 

 

Foot américain, Superbowl : Des Bills mentaux

Comme souvent depuis six ans que la première version de cet article a été commise, nous republions notre classement des 10 meilleurs quaterbacks de ces 25 dernières années. Comme à chaque fois, certains vont demander l’entrée de Kurt Warner et d’autres la première place pour Brady. Désolé mais on est toujours pas convaincu comme l’était Joe Montana par Didier Roustan il y a bien 30 ans désormais.

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10. Jim Kelly

Ce classement n’étant pas réservé qu’aux puristes, il aurait été difficile de ne pas mettre Kelly dixième tant il s’est troué au cours des 4 Superbowls qu’il a disputés. Il a pourtant considérablement fait évoluer le jeu, réussit à lui seul à emmener des Bills sans âmes jusqu’à la nuit magique. Marino non plus n’a rien gagné, mais la manière est moins humiliante que pour Jim.

9. Elie Manning

S’il n’avait pas un frère qui s’appelait Payton, on saurait sans doute qu’il s’appelle Elie. Il a gagné des Superbowls mais qui s’en souvient ? Pourtant c’était il n’y a pas si longtemps.

8. Dan Marino

On vous le disait à l’instant, il a pensé à jouer longtemps pour soigner ses stats à défaut de son palmarès. Plus fidèle à ses dauphins qu’à sa femme, Marino était le le joueur vedette du milieu des années 90 peut-être parce qu’on préférait les losers. C’était le roi des yards gagnés à la passe mais c’est comme Stockton, ça veut pas dire grand chose. Huitième quand même.

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Mondial de hand : Frigides barjots

Le Vestiaire revisite la fabuleuse histoire de la plus grande nation de handball de tous les temps. Ce n’est pas la Suède, ni la Russie, ni la Hongrie mais un peu la Yougoslavie quand même. 

Ils sont tous riches même s’ils ne seront jamais des stars à part Kara bien sûr, le roi des paris. Et pourtant tout est de la faute de Costantini . Voici la première partie de l’histoire : le jour où les plombs ont sauté.

C’est une banale histoire belge qui va faire basculer à jamais le destin d’une génération hors du commun. Aurait-on préféré entendre une énième fois les raisons qui font qu’un Belge nage toujours au fond de la piscine ? Parce qu’au fond, ils sont pas si cons. Celle-là est peut-être moins drôle. Quoique. Nous sommes en novembre 1995 à la mi-temps d’un anecdotique match de qualification France-Belgique. La dernière fois qu’une telle opposition avait fait parler d’elle, tout était de la faute à Papin. Après une chevauchée de Boli sur le côté droit, des cris de Larqué  et aucun commentaire raciste de Thierry Roland,   l’autre  Marseillais frisé  avait, comme d’habitude, rappelé pourquoi il est le meilleur avant-centre de l’histoire du foot  avant d’aller entraîner le Bassin d’Arcachon. Sans même connaître une seule chanson d‘Obispo.

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Cyril Despres : « De Loeb au crepuscule »

Pourquoi le Dakar hispanophone passionne-t-il toujours autant les foules ? Le Vestiaire, qui possède à peu près autant d’adeptes désormais, avait répondu à la question il y a bien longtemps avant de presque rencontrer Despres. Ou de loin.

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C’est dans son si cher Sahara chilien que Cyril Despres nous avait reçu, la barbichette frissonnante, dans la case au toit de chaume qu’il partageait avec Shakira à la périphérie de Lima.

QUESTION : Cyril, que retenez-vous après tant d’années à arpenter les pistes du Dakar ?
CYRIL DESPRES : J’ai pris conscience cette année de l’impact du réchauffement de l’effet de serre. Le paysage change à une vitesse folle. Prenez Dakar (ndlr : il pointe son doigt vers l’extérieur). Il y a quelques années à peine, on pouvait voir le Lac Rose là-bas. Il n’y a plus rien maintenant. Parti. Evaporé. Pschitt !

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Tennis, Coupe Davis : Bêler Sebastien

Grosjean n’a pas toujours été ce Jean Alesi d’hypermarché. Un jour il a été le nouveau Noah, puis le nouveau Leconte et finalement il n’a même pas été le nouveau Pioline. C’est toujours mieux que nouveau Gasquet, Monfils ou Simon.

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Il y a cinq ans le Vestiaire avait tenté d’établir un classement des meilleurs joueurs de ces 20 voire 25 dernières années. On vous avait parlé des bouclettes de Pioline, de la casquette de Grosjean et du niveau un peu pourri des autres. On avait aussi fait un peu semblant de croire que Tsonga et ses copains allaient renverser la hiérarchie.  Bilan, Noah reste Noah. Et Lucas Pouille, Lucas Pouille. Mais lui au moins n’a pas encore disputé sa dernière saison. Voici les cinq meilleurs tennismen des ces 20 dernières années.

5. Gasquet

Plus on avance dans les temps, plus Richie le prodige a des chances de faire partie des cinq meilleurs puisque même Pioline finira par disparaître du classement, sauf si on en allonge la durée. Cette fois, c’est Leconte qui saute à l’ancienneté. Dommage, car une finale à Roland ça vaut plus que des demies à Wimbledon et un quart à Roland. Ca fait, en tout cas, toujours pas lourd pour Mozart.

4. Monfils

En junior il avait tout gagné ou presque. Ensuite rien, ou presque. A Roland c’est le plus régulier des gars à qui on avait promis de dominer le tennis mondial et intergalactique. Le reste de sa carrière ne vaut pas grand chose hormis un quart et une demie à l’US Open. Il a aussi rajouté un quart à Melbourne.

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Handball féminin : Sex Yachine

Si elle n’avait jamais existé, on aurait été privé des cris de Margotton. Dommage.

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Lev Yachine a eu une fille, elle est française et s’appelle Nicolas. Mais le Ballon d’Or, ça n’a jamais existé au hand.

Trois fois championne de France, deux fois du Danemark, trois coupes d’Europe dont une Ligue des Champions, une Supercoupe d’Europe, des coupes nationales en pagaille : Véronique Pecqueux Roland aimerait aussi avoir une salle des trophées chez elle. Mais en Equipe de France, pas de jalouse. Chacune a le même palmarès mais pas le même physique.

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Ski : Jean-Luc à la rue

En 2014, on avait déjà voulu faire un palmarès des meilleurs skieurs français mais on s’était vite rendu compte que ces 20 dernières années les membres de l’équipe de France avaient dû pas mal tricher pour obtenir leur troisième étoile voire la deuxième.   

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Quatre ans plus tard on a retenté le coup en espérant pouvoir enfin consacrer Pinturault. Mais manque de bol, Hirscher c’est toujours pas lui et c’est pas Grange non plus.

C’est à l’évidence un choix complètement dingue que d’envisager Crétier comme le meilleur skieur français de ces 20 dernières années. D’abord parce que le meilleur c’est Luc Alphand alors qu’il n’a jamais franchi la barrière du médiocre en compétition, sur ce point il est raccord avec les commentaires de Christophe Josse.  Mais se permettre de dominer autant le ski mondial, d’aller gagner le Dakar et de commenter sur France télé, avant et après la mort de Patrick Knaff, il fallait oser.

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Palmarès rugby : Martine au stade

 En anglais on les appelle les locks et forment la second row. C’est toujours mieux que scrum half mais on ne sait pas davantage à quoi ils servent. Déblayer, sauter ou courir ? Personne n’a tranché même si eux ils tranchent. Maestri fait apparemment toujours partie de la caste. Pourquoi pas Flanquart alors ?

Voici les cinq meilleurs deuxième ligne de ces 25 dernières années. On met pas encore Vahaamahina mais on l’aime bien quand même. Il sait même faire les passes après contact. Offload pardon.

 

5. Victor Matfield

Bakkies Botha le dirait si on lui demandait son avis. Ne pas mettre de sudafs dans le classement serait comme recourir à la GPA.  Cette pratique qui consiste à acheter à l’étranger un ovocyte sur catalogue, payer une femme et son ventre pour en faire un oeuf et récupérer le bébé pour le ramener en France. Ceux qui veulent en bénéficier vont dire que c’est bien. Les autres se demanderont si on est pas devenu un peu débile.  Tout le monde ferait bien de lire Aldous Huxley. Pour l’instant on va se contenter de se souvenir que Matfield est beau gosse, champion du monde, rapide et qu’il est fort en touche.

4. Ian Jones ou Gary Whetton

Et non, plus de Sudafs à partir de là. Personne ne ne souvient de Jones. Ceux qui l’on vu jouer le mettront quatrième, les autres diront qu’il n’est même pas champion du monde. Lomu non plus. Whetton l’a été mais en 1987, quand il ressemblait à une version sauvage de Freddy Mercury mais sans sida. Ensuite il a juste volé le Brennus grâce à un essai non valide pour Castres.  Francis Rui, les bouts carrés, vous vous souvenez ? C’est à cause de ça que Grenoble est devenu aussi pourri ? Oups, on oublié de parler de leur jeu.

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Ballon d’or : Owen will soon

Le titre aurait pu être Owen Rooney. Mais on ne saura jamais vraiment lequel des deux a été le plus surcoté ou le plus gros gâchis. Ce qu’on sait en revanche c’est qu’il y en a un qui a eu le ballon d’or. Comme quoi Luka Modric pourrait aussi l’avoir. 

La légende le fait passer pour l’un des dix meilleurs buteurs de ces vingt dernières années et pourtant, les mauvaises langues racontent que c’est le plus gros vol de ballon d’or de l’histoire et qu’il n’a finalement gagné qu’une Coupe de l’UEFA avec un doublé en finale. Comme quoi Griezmann…

C’est un peu comme si MBappé était resté à Monaco jusqu’en 2022 voire 2023. Owen aura attendu 24 ans bien tapés pour s’essayer à un autre club que Liverpool. La progression n’attend pas. Durant sept saisons chez les Reds, il réalise le même championnat, le même nombre de buts et le jury France Football trouva même le moyen de lui filer le Ballon d’Or. Une récompense méritée : contrairement au meilleur gardien du monde de l’époque Oliver Kahn, son principal concurrent, il n’est pas champion dans son pays, ni vainqueur de la Ligue des Champions et évidemment pas meilleur buteur de Premier League. Ce coup de génie le propulse dans la légende. Donetsk, Saint-Pétersbourg, Séville, Valence, Porto ou Rotterdam connaissent la valeur d’une Coupe UEFA, moins celle d’une Cup.

Owen’s world

Mais pour lui, tout a commencé un peu plus tôt, à 18 buts. Le nombre de réalisations record qui lui permettra par deux fois d’être sacré meilleur buteur et n’allez pas dire que c’est la faute aux blessures de Shearer, triple tenant du titre, il jouait en 1998. La faiblesse du total n’est d’ailleurs qu’anecdotique et ne dit rien du niveau global des canonniers de l’Albion puisque les légendaire Chris Sutton et Dion Dublin faisaient jeu égal. Il ne fallait remonter qu’à 1902 pour retrouver un équivalent, il s’appelait Jimmy Settle. Par la suite, seul un autre Jimmy, le redoutable Hasselbaink, remplaçant du remplaçant chez les Oranje, fera aussi mal aux défenses anglaises. Anelka fera même mieux.

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Judo, Mondiaux : Alpha sans omega

Rendez-vous à Tokyo. 

Il est loin le temps où l’on n’osait évoquer son nom de famille par peur de faire une faute. Désormais tout le monde connaît Agbegnenou et presque personne ne se souvient que Clarisse, avant de casser la gueule de ses adversaires sans faire de fautes, démolissait celle de ses copines d’entraînement.  A l’époque elle n’avait encore découvert ce que ça faisait de porter des gros bouts de métaux dorés autour du cou, ça pouvait finir par mettre en colère et pousser à la faute. L’avantage de se contenter de démonter une Slovène ou une Japonaise comme Miku Tashiro c’est que ça n’ouvre pas droit à des dommages et intérêts pour ses adversaires. En son temps Teddy Tamgho s’était essayé à l’exercice avec à peu près le même résultat.

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Judo, Mondiaux : Buchard d’assaut

Pour voir les Mondiaux de judo il faut soit, être étudiant et ne pas avoir cours, être au chomage,  ou bien être parent au foyer et bien-sûr savoir qu’il y a une chaîne qui s’appelle L’Equipe TV.

Les garçons sont toujours aussi mauvais. Les filles ramènent des médailles. Rien n’a changé.

Son entraîneur dit de lui qu’il peut mettre des « ippon » à tout le monde. Maintenant on sait qu’il peut aussi en mettre à personne. Daniel Jean est donc passé ce matin en quelques secondes de la lumière fade  de l’Equipe TV à l’anonymat de l’Insep où il croisera surement Eniel Caroly la star des juniors qui aura fait presque aussi bien que Daniel aux championnats d’Europe de sa catégorie d’âge. Heureusement qu’il lui arrive de sauver des vieilles dames.

Daniel bat l’avoine

Pour en revenir à Daniel Jean, il s’en est fallu d’un rien pour qu’il fonde le Nouvel Observateur . Au lieu de cela, il se retrouve à Bakou à ne rien foutre face à un Israelien qui n’a d’ailleurs pas eu le temps de produire grand chose non plus.  Exclu pour trois pénalités il a pu tranquillement s’installer en tribune à côté de son coach Christophe Massina qui lui non plus n’a pas souvent gagné sorti de ses frontières. Mais il a quand même eu le culot de sélectionner Daniel Jean pour le plus grand plaisir de Daniel Jean. Bref, tout le monde était bien installé pour assister festival paramédical d’Amandine Buchard.

 

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Légende judo : La Jossinet empoisonnée

Parmi les judokates qui n’ont jamais été championnes du monde ni championne olympique, c’est sans doute celle qui s’en est approchée le plus mais elle n’a finalement pas eu de manga qui racontait sa vie. Ryoko Tamura Tani peut-être.

 

 

Cécile Nowak disait d’une certaine Frédérique qu’elle était la seule à pourvoir battre Ryoko Tamura, devenue Tani, la judokate la plus titrée de tous les temps. Tani lui colla une branlée en finale des JO d’Athènes. Elle, c’était Frédérique Jossinet et ce que Nowak ne disait pas, c’est qu’en finale à Barcelone la fille qui levait les bras à côté de Tamura s’appelait Cécile Nowak. Elle ne disait pas non plus que Jossinet n’avait jamais rien gagné sortie du continent européen, Tani oblige ou pas. Quatre ans après les mêmes étaient toujours là, à Pékin. Et comme d’habitude Jossinet et Tani étaient favorites. Cette fois, Nowak n’a rien dit, elle n’en a pas eu le temps. Jossinet, peut-être effrayée par la perspective de retrouver Tani en finale, préfèrera finir sa carrière en beauté : prendre un pion au premier tour en 25 secondes par une Kazakhe. Ça fait beaucoup. Si elle avait su que Tani perdrait en demie contre une Roumaine.

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Dopage : Et Ullrich ramait

Les anciens junkies ne finissent pas tous en hôpital psychiatrique après avoir agressé des prostituée. Il y en a aussi qui se suicident. Et les autres ?

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Tout commence le  20 juillet 1996. Lors de l’avant-dernier Tour de France dont l’histoire a oublié le nom du vainqueur. 

Le vainqueur aurait pu être danois. Certains l’avaient vu se balader en jaune sur les routes girondines. En deux étapes, il avait plié la course. Une petite dose dans les Alpes, une plus grosse dans les Pyrénées et Thévenet manqua de s’étouffer avec les glaires de Patrick Chêne. Ça, on vous l’a déjà raconté. Mais ce matin-là, au départ de Bordeaux, notre vieux chauve n’est pas très bien. Le dosage de Berzin n’est décidément pas le meilleur, les 70 km/h seront difficiles à atteindre, autant oublier tout de suite les 80. Il mise quand même sur l’aérodynamisme de son crâne pour limiter les dégâts. Mais son jeune coéquipier allemand, deuxième du classement général à quelque 4 minutes, table lui sur une jolie casquette à l’envers. Magie du vélo, c’est le bon choix.

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Berlin-Glasgow : La cagade de Jimmy

 Vaut-il mieux être à Berlin, Glasgow ou sur son canapé ? Jimmy Vicaut n’a pas tranché. Son corps recevant des messages contradictoires a une nouvelle fois buggé. Qui se dévoue pour lui dire que l’échauffement sert à ne pas se blesser et non l’inverse ?

De notre envoyé spécial aux championnats zeuropéens comme le dit si bien Mathieu Lartot encore tout surpris de tenir dans ses mains un micro aussi gros.

Pour ceux qui ont encore du mal à distinguer les qualités humaines de Nelson Monfort depuis le malheureux épisode de l’armoire de Patrick Montel, le Vestiaire va tenter de vous éclairer. Tout d’abord rappelons pour notre public le plus jeune que le si gentil Nelson  avait par accident exigé que toutes les archives de son ami et néanmoins collègue soient envoyées à la dechetterie.

Insuffisant pour juger de la méchanceté voire du vice d’un homme qui se présente comme le mieux éduqué d’entre nous ou à défaut le plus généreux. C’est donc par générosité, que quand il ne cherche pas à monétiser son image déjà largement rémunérée par le contribuable, il déambule dans les couloirs du Tollcross Swimming Center de Glasgow en espérant que les biscuits et le café seront gratuits pour les journalistes. Ils le sont, comme toujours, sauf que parfois il faut aussi croiser des gens et, horreur, discuter avec eux.

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Arron 20 ans déjà : Christine is the Queen

Elle est toujours recordwoman du monde du 100m. En espérant qu’elle n’ait jamais rien pris. Allez Carolle !

Griffith Joyner était sur le point de finir de digérer toute la merde avalée durant sa carrière lorsque se présenta Christine Arron en finale du 100 m des championnats d’Europe de Budapest. 10 secondes et 73 centièmes plus tard, elle venait de réaliser la course la plus rapide de tous les temps, un chrono qui ne sera sans doute jamais battu par une athlète normale, comme Marion Jones ou Christophe Cheval.

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L’Edito : Hazard ou coïncidences

Rarement le Vestiaire aura été autant sollicité durant une Coupe du monde. Des lecteurs divers nous écrivent mais tous n’ont qu’une seule et même question à poser : la France sera-t-elle championne du monde ? Rappelons tout de même que nous ne sommes pas un site de paris sportifs bien qu’il eut été tentant d’utiliser notre expertise à des fins commerciales.

Plutôt que de répéter des choses que nous ne cessons de répéter, à savoir que le niveau est aussi faible qu’à l’Euro, que donc Deschamps peut largement se contenter de sa chance de Kanté et des talonneurs pour passer les  tours, expliquons plutôt pourquoi nous avions été les seuls à douter de l’avenir de l’Espagne, de l’Allemagne et du Brésil au contraire de la Belgique, de la Russie, de l’Angleterre ou de la Croatie. Même si la Croatie reste la Croatie. La prochaine fois l’ensemble de la presse n’aura qu’à nous lire plus attentivement. Voici donc pour la première fois notre méthode secrète. 

1. Allemagne : Baudet Muller 

C’était sans doute l’équipe la plus facile à diagnostiquer. La Mannschaft, comme sa base munichoise, est vieillissante et ne gagne plus rien de ce qui compte. Ajoutez des matchs de préparation ridicules et un Thomas Muller disparu, vous obtiendrez une élimination rapide.

 

2. Bresil :  Tite pipe avant d’aller dormir

On ne fait pas d’un âne, un pur sang aussi facilement. Tite a même découvert que c’était impossible. Le fondement même de l’équipe est frelaté puisque c’est Neymar et que Neymar n’est que Neymar. Un très bon joueur mais loin d’être l’un des plus grands, d’ailleurs il joue au PSG. Mbappé aussi, tient donc. Et Thiago Silva aussi. Ce fameux meilleur défenseur du monde n’a toujours pas gagné la ligue des champions, ni la Coupe du monde d’ailleurs. Le reste c’est une reconstruction sur des ruines de demi-finaliste. Marcelo, Coutinho et Casemiro n’ont plus qu’à patienter. Marcelo a trente ans.

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Les meilleurs buteurs : Killer Mbappé

En mars dernier le Vestiaire présentait son nouveau palmarès des meilleurs buteurs français actuels. Quelques mois plus tard tout a changé ou presque. A part Gignac qui n’a toujours pas marqué en finale de l’Euro.

Actualisé après la finale.

1. Antoine Griezmann 83  points (+20+20)

Fort d’un Euro 2016 extraordinaire qui aurait pu devenir mythique s’il avait bien voulu le remporter, Grizou a d’ores et déjà marqué plus que tous ses concurrents l’histoire des Bleus. Sa Ligue des champions de la même année a connu à peu près le même déroulement. Sa saison 2017-2018 débutée par des performances moyennes et un clin d’oeil aux Harlem Globes Trotters ou au Ku Kux Klan  en tout cas pas à la culture générale aurait pu lui coûter cher. Mais au contraire de son pote Karim aucun juge ne s’en est mêlé et Antoine a retrouvé son fabuleux niveau pour s’offrir la Ligue Europa. Le problème c’est que ça compte pas. En tout cas, il avait l’âge pour marquer la légende et il l’a fait.

 

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L’edito : Kanté partiro

Le monde entier était en attente du verdict du Vestiaire sur ce début de Coupe de monde. Alors la France a-t-elle su pallier l’absence de Desailly et Thuram ? Voici la réponse. 

Ce qui va 

Deschamps va bien, même très bien. Il continue de faire du Deschamps. C’est-à-dire compter sur sa chance éternelle et faire des choix. L’homme qui a osé penser qu’il serait champion d’Europe avec Gignac ne devrait pas avoir de souci pour être champion du monde vu que Gignac est plus là. La chance ne se sentira cette fois pas offensée.

Les talonnades vont bien elles-aussi, on est rassuré. Bon ou mauvais, en forme ou pas, les melons tricolores restent capable de marquer au moins une fois par match. On a donc effectivement pas besoin de Benzema pour ça.

En troisième point on aurait bien mis Lloris qui n’a pas encore fait de connerie, mais on va se contenter de Kanté. Il ne pourra hélas nous offrir la Coupe du monde à lui tout seul mais il pourra parfois éviter de concéder trois ou quatre occasions supplémentaires et même de donner des ballons aux talonneurs. Ceux qui font des talonnades.

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Messi : A Xavi à la mort

Voici l’une des raisons qui expliquent pourquoi l’Argentine n’est pas le Barça. L’autre s’appelle Iniesta. 


C’était le meilleur joueur de tous les temps.

Il est petit, pas très rapide, pas charismatique et quand il a commencé à jouer au foot c’était avec des Hollandais. Ça n’aide pas à avoir du charisme, d’ailleurs il n’en a pas, ce qui fait pourtant de lui un modèle de sex appeal pour Iniesta. Mais là n’est pas l’important : à une époque où son club formateur lui mettait des Hollandais partout pour lui apprendre à jouer au foot, il a quand même appris à jouer au foot.

Son premier match pro, il ne l’a joué qu’à 18 ans. Tous les prodiges du baby Barça qui jouent les matches amicaux de poules de Ligue des Champions pourraient le prendre de haut, pourtant aucun n’y pense. C’est peut-être pour ça que Guardiola ne l’a pas fait lui non plus, ou alors c’est parce que Xavi l’a foutu dehors en 2001. Mais là n’est toujours pas l’important. Continuer la lecture de « Messi : A Xavi à la mort »

Falcao, la vérité (4/4) : Radamel, le Schtroumpf surcoté

Nous l’avions laissé en 2013, avec un bilan dans les grands matchs équivalent à celui d’Ibra, Cavani, ou Van Persie. Près de cinq ans plus tard, a-t-il enfin permis à tous les journalistes de retrouver leur carte de presse ? C’est-à-dire en étant décisif quand ça compte. Ne serait-ce qu’une seule fois. Allez s’il te plait !

Après avoir presque brillé en championnat, en Ligue des champions et en Copa America, va-t-il également marquer la Coupe du monde de son empreinte. Aucun risque, ça ne laisse pas de trace.

Après plusieurs années d’errances, Radamel retrouve un semblant de dignité à Monaco lors de la saison 2016-2017. Pour son premier huitième de finale de Ligue des champions depuis le 0-5 d’Arsenal en 2010, où il était le 0, Falcao a décidé de frapper fort. Et devinez quoi ? Il ne rate pas le match aller comme à chaque fois. Wikipédia rappelle d’ailleurs qu’il est l’auteur d’un doublé, se montrant « à la hauteur de l’événement« . Effectivement, il marque aux 32e et 71e minutes, de quoi assurer un résultat certain à Monaco, renforcé par la réalisation du jeune Mbappé à la 40e. Le match est presque plié puisque Manchester City ne marquera que cinq fois. Au retour, Falcao et Mbappé font à nouveau parler la poudre. Enfin surtout Mbappé, Bakayoko et Fabinho auteurs des trois buts qui qualifient Monaco.

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La légende Angleterre : Nottingham Forest Gump

L’Angleterre avait enterré Steven Gerrard alors qu’il arrivait encore à uriner tout seul. Désormais même Rooney a rejoint le cimetière des rouquins rougeots.  Il ne reste donc plus personne, l’Angleterre est donc prête. Enfin. 



Un Euro ou une Coupe du monde sans l’Angleterre, c’est presque comme un Euro ou une Coupe du monde sans la France ou Gourcuff dans un bateau avec une fille. Ca n’a pas de sens. Et pourtant c’est arrivé. Pas très souvent ces dernières années on vous l’accorde. C’est arrivé à l’Angleterre à l’issue d’une période magique où elle avait possédé pendant 10 ans une génération sans égal dans le jeu ou le nombre de rouquins. Ferdinand, Campbell, les Neville, Terry, Gerrard, Lampard, Beckham, Shearer, Rooney et même Owen ou  Mc Manaman. Le prénom Paul qui était encore toléré à l’époque permettait aussi à Ince, Gascoigne et Scholes d’en faire partie.

On peut même ajouter Southgate pour les nostalgiques d’Hartley. Avec ça difficile de comprendre qu’après 1996 il n’y ait même pas eu la moindre demi à défaut du moindre demi car Sheringham a aussi le droit de vivre. Tout ça pour finir face à la Croatie sans Suker, coaché par un type nommé comme une voiture de course qui n’a même pas tué Senna. Ils peuvent toujours dire que c’est la faute à Torres et Malouda, ils ont quand même eu leur chance. Après ça rien de tel qu’une bonne taule contre la France.

Cette fois tout est oublié et tout le monde a subitement envie de Kane. La vanne n’est évidemment accessible qu’à une certaine génération.

De Ronaldo à Cristiano : Il fenormono

En 2008, Le Vestiaire avait réservé un sort au cousin éloigné de Darcheville. Dix ans plus tard l’heure est venue d’actualiser ce classement alors que la Coupe du monde ne fait que débuter. Higuain aura-t-il bousculé la hiérarchie dans un mois ?

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Dernière actualisation après la finale de la Coupe du monde.

Ils étaient une trentaine à postuler au panthéon du Vestiaire. En 2008, Ronaldo avait devancé Henry, Romario, Stoichkov et Suker. Qui sont les entrants et les sortants en juillet 2018. Voici les cinq meilleurs buteurs de ces vingt dernières années. Continuer la lecture de « De Ronaldo à Cristiano : Il fenormono »

La légende Portugal : Rui barré

Le Portugal a longtemps été la meilleure équipe d’Europe et parfois du monde. Mais elle a attendu de devenir moyenne pour le prouver.


Détrompez-vous, le Portugal avait déjà remporté une grande compétition avant 2016. Notamment en 2004 à domicile et c’est la Grèce qui avait soulevé le trophée.

Le Portugal de 2004 domine de la moustache et des épaules un Euro organisé pour eux, chez eux. Un tournoi superbe qui n’aura pas vu que les magnifiques fins de carrières de Lizarazu pris de vitesse par Amonbofis ou Zagorakis, et Desailly pris de vitesse par Santini, pas le maire d’Issy les Moulineaux quand même. Imaginez aussi un Tchèque de Lyon meilleur buteur, l’année où la République Tchèque ne joue pas la finale. Et donc le Portugal qui confirme enfin toutes les taules collées à l’Argentine en -20ans et ce titre mondial de 1991 à la maison. 2004 moins 1991, ça fait 13 ans, Figo commence à avoir les dents qui baignent. Rui Costa aussi,  meilleur buteur de l’équipe avec pas moins de deux réalisations avant le chef d’œuvre final. En 1991 il était déjà l’architecte du but de la demi-finale contre l’Australie. En finale face au Brésil, il se mettra sur son 31 pour offrir le 0-0 victorieux à ses coéquipiers grâce au tir au but manqué d’Elber qui a donc bien été international un jour. Il ne faut jamais insulter le passé.

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Formule 1 (2/2) : Ocon de Dieu

Après une première partie de bilan très prometteuse, Henri Carl va encore plus loin en donnant des nouvelles des héritiers de Jean Alesi. L’un d’entre eux sera-t-il bientôt champion du monde ?  

Dans notre précédente analyse vous avez pu découvrir l’identité du meilleur pilote au monde ou ce qu’il en reste. Place aujourd’hui aux Français où Prost ne sera pas cité, ni Jacques Laffite.  A un mois de la mi-saison tout n’est pas perdu pour le titre suprême. Si ?

Commençons par le taulier, le plus expérimenté, celui qui n’a toujours pas marqué cette saison, qui est dominé par son coéquipier aux essais et en course : Romain Grosjean. Voilà qui commence à sentir mauvais. Se faire devancer aux essais 5 fois sur 7 par Magnussen, le tout sans finir dans les points ne risque pas de faire exploser sa côte auprès d’un top team d’autant que son crash au départ du GP de Barcelone était particulièrement mal venu.

Esteban Ocon a également connu un début de saison problématique en raison d’une voiture mal née. Cependant, son coéquipier a fait mieux, dont un podium. Ocon va devoir réagir s’il ne veut pas un avenir à la Bourdais. Ou à la Grosjean, ce qui revient au même.

Pierre Gasly a mieux débuté surtout sur une Toro Rosso-Honda dont on n’attendait pas grand-chose. Il a su être opportuniste et domine assez facilement Hartley qui pourrait ne pas finir la saison.

Charles Leclerc est certes monégasque mais nous ne sommes pas en cours de Géo. C’est jusque-là un sans-faute pour lui. Régulièrement 13ème ou 14ème en qualif, dominateur face à Ericsson, qui n’est certes pas exceptionnel mais qui a une certaine expérience, 6ème et deux fois 10ème en course, il a su trouver ses marques et ne dispose pas de la meilleure voiture. L’avenir lui appartient.

Renault. J’ai déjà écrit tout le bien que je pense d’Hulkenberg mais il va devoir prouver à d’autres que je ne suis pas un gros blaireau. Sainz Jr aussi va devoir hausser son niveau. Dans le cas contraire, la carrière de ces deux pilotes risque de subir un net ralentissement mais il n’est pas certain que la Renault soit la meilleure F1 à l’heure actuelle.

France-Brésil : Lose juillet 98

Désormais vous savez qui il est. Mais qui se souvient vraiment de sa finale ?

Les rares reportages télé qui lui sont encore consacrés sont toujours l’occasion de l’entendre répéter : « Ah, si j’avais marqué. » La rumeur veut aujourd’hui que tous les 12 juillet, aucune piscine ne se vende dans les environs de Trégunc. Pourtant, il essaie. Il a toujours essayé. Dès la première relance de Leboeuf, il a essayé le seul retourné de sa carrière. C’était prometteur, c’était aussi au-dessus. Stéphane Guivarc’h n’était pas du genre athlétique. Il était plutôt du genre ancien Guingampais transféré à Auxerre, content d’avoir Diomède. Meilleur buteur de Division 1 plusieurs fois quand même. D’accord, mais le mec que l’osthéo torture dans Les Yeux dans les Bleus parce que c’est Dugarry qui marque contre l’Afrique du Sud, c’est lui.

Carnot de sauvetage

La suite, c’est ce doublé « qui aurait changé une carrière » dit encore le reportage. Certainement une référence à ce bon service de celui qui allait devenir Zidane : Guivarc’h parvint à frapper in extremis, juste avant de se vautrer la gueule dans le gazon, et à Taffarel de ne pas salir ses coudières. Il ne les salira pas vraiment plus quand Baiano et Sampaio laisseront filer le ballon, et Guivarc’h avec, à la 42e minute. Pas de regret : le geste du buteur, c’était bien de frapper au milieu pas très fort quand on songe à ce début de deuxième mi-temps où Cafu lui remet un ballon en pleine surface pour la volée. Le 3e étage du Stade de France en frémit encore.

Trois minutes plus tard, Dugarry entrait en jeu. Un mois plus tard, Guivarch signait à Newcastle, quatre de plus et les Rangers l’accueillaient.

Formule 1 (1/2) : Canada dry ou Monaco sans alcool ?

Alors qu’on  pouvait penser que le retour du suspense allait passionner, notre lecteur qui s’y connait le mieux en bagnoles continue de s’ennuyer. Et si tout cela n’était qu’une histoire de dépression qui ne dit pas son nom. En attendant de sortir du déni, il a proposé de faire un bilan où comme d’habitude il ne prendra aucun risque. Et pourtant il arrivera quand même à se planter. La preuve.

Par Henri Carl 

Mon article du jour aurait pu tenir en une ligne : Bahrein c’était bien, mais depuis c’est un peu chiant. D’ailleurs il est écrit depuis trois semaines et j’ai pas changé grand chose depuis. Aujourd’hui on parle du reste du monde et demain on se fera les Français. Avec l’écurie Renault dedans, même si Molière aurait bien du mal à s’y retrouver.

C’EST PAS MAL

Mercedes

C’est bon, c’est même très bon mais ça commence pourtant à devenir moins bon ! Bottas semble plafonner un peu même s’il n’a pas été toujours très chanceux jusque-là. Sans avoir le meilleur pilote, puisque l’un des meilleurs pilotes est toujours rangé au rayon fruits et légumes, et l’autre est en bière, c’est clairement la meilleure voiture et le meilleur moteur mais Ferrari veut prouver qu’ils ne savent pas faire que des caisses prêt à porter pour millionnaires. Ils en font aussi pour milliardaires.

Ferrari

Vettel n’avait pas forcément le meilleur package en début de saison mais il n’a pas dit son dernier mot comme le prouvent ses deux derniers (bons) résultats. On a l’impression qu’entre Hamilton et l’Allemand ce sont surtout les nerfs qui conditionneront la victoire finale au championnat.  Pour Raikkonen cela va commencer à ressembler à la tournée d’adieu de Massa. On a les référence qu’on peut.

RedBull – Renault (bon c’est Tag Heuer mais c’est Renault en fait !)

C’est bon, certes, mais c’est quand même pas le top !  Verstappen est surcoté (je l’ai déjà dit non ?) et Ricciardo fait ce qu’il peut. Si en plus ils s’accrochent entre eux cela ne va pas le faire, et en plus de tirer sur leur motoriste, ils pourraient être contraints de chercher un nouveau moteur pour la saison prochaine. Bon en vrai c’est quand même eux les meilleurs pilotes. J’étais contractuellement obligé de l’écrire. Je soupçonne même mon rédacteur en chef de l’avoir rajouté sans me demander mon avis.

McLaren – Renault

Ce n’est pas encore extraordinaire mais McLaren fait presque aussi bien que son fournisseur moteur (Renault) ce qui prouve que la voiture est relativement bonne. Et ce qui confirme que le moteur n’est pas encore au top, Red Bull ne faisant pas vraiment d’étincelles non plus. Alonso conduit à son meilleur niveau et Vandoorne n’est pas en reste même s’il est plus discret. D’ailleurs ce nom ne dit rien à personne. Si quelques améliorations techniques (ou moteur) ont lieu, McLaren pourrait peut-être créer la surprise si les circonstances s’y prêtent.

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All Blacks : Lamaison est tombé sur le chien

Pendant que tout le monde vous harcèle avec les tournées du XV de France à l’époque où Bastareaud ne créait pas d’incident diplomatique avec des tables de nuit, le Vestiaire a choisi de raconter lui-aussi toujours la même histoire. Celle où Delaigue n’a pas l’occasion de faire un cadrage débordement, Accoceberry de faire la dernière passe et Sadourny de se coucher avec l’ogive. Mais N’Tamack et Benazzi sont encore là.

C’est le 31 octobre que la Coupe du monde 1999 a vraiment commencé pour l’équipe de France.

Ce jour-là le futur ex quinze le plus nul de tous les temps a rendez-vous avec l’histoire. Skrela-Villepreux explosés par Lomu, tout un peuple attend ça depuis la cuillère de bois du dernier Tournoi où les Bleus avaient tout de même écrasé l’Irlande 10-9.  Mais une autre Irlande, sans O’Driscoll. La promesse est belle, le staff a mis les joueurs pour : Garbajosa, Bernat-Salles, et Dourthe derrière, Lièvremont, Juillet, Pelous, Tournaire, Ibanez et Soulette devant. Ce n’est pas une blague. Aux manettes, Galthié encore simple bouche-trou columérin et Lamaison en 10, Aucagne était sur répondeur. Sinon il y aussi de vrais joueurs comme N’Tamack, Dominici, Magne et Benazzi, suffisant pour prendre 70 points, du jamais-vu en demi-finale. Sauf qu’au commentaire c’est Christian Jeanpierre.

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Thierry Roland, six ans déjà : Thierry pimpon

Thierry Roland nous manque, ou pas. En tous les cas, on ne l’entendra pas en Russie, si n’est dans l’un de ces documentaires à la gloire de Bernard Diomède. Comment remplacer un commentateur franchouillard un poil méfiant envers, au choix: la femme qui parle de sport, l’arbitre tunisien et Monsieur Foote ?  Il était surtout un grand amoureux de son sport et avant tout bon vivant, surtout mort désormais.

Une légende. Ses 270 Coupes de monde ont fait de lui la voix du football et il est parvenu à devenir l’un des Français les plus populaires sans pourtant être l’un des plus aimés, le tout en prônant le retour à l’Algérie française avec ses potos de l’OAS. Il aurait sans doute préféré débuter à 20 ans dans les Aurès en hésitant entre le derrière d’une chèvre ou d’un mouton avant d’aller torturer qui de droit, mais on ne le saura jamais, il a emporté son secret dans la tombe avec Vincent Hardy. Si ça se trouve, c’est là-bas, la gégène à la main, qu’il aurait connu la famille Zidane avant qu’elle lui rende l’appareil un soir de juillet 1998.

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