La mort d’Hidalgo : Le barbier de Séville

En réalité Michel Hidalgo nous avait déjà quitté une première fois en 1982. Il ne s’en ai jamais remis et n’a jamais pardonné à Jean-Luc Ettori.

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 Toutes les générations qui ont grandi ou vécu avec les petits tacles coquins de Thierry Roland à l’égard des populations exogames, telles que les Portugais, les Yougos, les Asiatiques, les méditerranéens, les orientaux ou les Corses, connaissent bien Michel Hidalgo et un peu Jean-Luc Ettori. Même si personne n’a jamais répondu à la principale question qu’on se posait à son propos : deux t ou deux r dans son nom ? Car le reste, il faut bien le reconnaître, on s’en foutait. Qu’il ait occupé 40 ans les cages d’un stade vide, qu’il n’ait jamais trouvé l’adresse d’un barbier ou qu’il n’ait pas été au courant du changement de look de Cabrel, peu importe. En revanche, certains ne sont pas loin de penser que s’il n’avait pas existé, la France aurait déjà trois Coupe du monde à son palmarès.

Pour la première fois, le Vestiaire va donc remettre en cause la théorie officielle sur Séville 82. Pierre-Louis Basse paiera-t-il une nouvelle fois la taxe d’habitation de son loft des Alpilles avec ? Peut-être. En tout cas, on pensait que tout avait été dit sur ce match : le plongeon sans casque de Battiston, le Kata de Schumacher, le bisou de Platini à son ballon, la défense française catastrophique mais pas plus que d’habitude, le Tresor de Giresse et Rummenigge. Tout le monde a évidemment une part de responsabilité dans cet échec.

1982

Mais Ettori possède peut-être une petite part du gâteau supplémentaire voire une grosse qu’il partage avec Hidalgo qui en a fait son titulaire. Jean-Luc Ettori a 9 selections en bleu, dont un bon paquet lors de cette fameuse Coupe du monde qu’il a débuté comme son équipe par une branlée contre l’Angleterre. Sa responsabilité n’est engagée que sur le deuxième but comme le rappelle Dominique Le Glou. Mais ça aurait dû être suffisant pour l’écarter. En demie, ce qu’on lui reproche ce n’est pas de ne pas bouger un poil de son cul sur l’ultime tir au but de Hrubesch : ce serait injuste, il ne l’a pas fait non plus sur ceux de Kaltz et de Rummenigge. En fait il n’a plongé qu’une fois sur six. Le reproche n’est pas non plus la 108ème minute où peut-être occupé à apprécier le reflet de sa moustache dans ses bouclettes il choisit de ne pas intervenir sur le centre de Littbarski afin de permettre à Hrubesch de bien ajuster sa tête, avant de choisir de ne pas sortir au devant de Fischer qui a donc pris le temps de se retourner dos au but, de basculer en arrière, de tendre sa jambe droite vers le ballon le tout sous le regard admiratif de Jean-Luc. Avant de l’exécuter à bout portant, à l’aide d’un simple ballon rappelons-le pour lever l’ambiguïté. Si Goering avait su.

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La légende rugby : 9 et d’occasion

Après avoir presque tout essayé, on a peut-être fini par trouver : après Parra, Machenaud, Serin, Dupont et donc Machenaud et pourquoi pas Iribaren ou Lesgourgues, puis Serin, revoici Dupont. 

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Quand ça veut pas, ça veut pas. On se retrouve même avec Carbo dans le classement. Voici les 5 plus grands demi-de-mêlée français de ces 25 dernières années. Et contrairement aux 10, ça fait pas rêver.  A part peut-être le numéro 1 devenu depuis le colonel.

5. Carbonneau

Il n’a pas marqué l’histoire et c’est plus que mérité. Quelques bonnes passes mais seulement dans les chambres d’hôtel. Sinon c’était le préféré de Skrela qui a fini par préférer Galthié. C’est vraiment parce que Galthié apprenait encore son métier. Ça en dit long sur le réservoir qui était déjà bien sec. Une cinquième place quand même pour se souvenir de la dream team briviste.

4. Mignoni

Le Carbonneau du riche n’a pas laissé une trace beaucoup plus indélébile que son prédécesseur. Le riche c’était Laporte, ça veut pas dire qu’il est meilleur que Carbonneau. Mais Carbo n’a pas été humilié par des Gauchos à qui Florent Pagny avait filé leur semaine de congé annuel en 2007. Pourtant Clermont triple finaliste ça n’était que lui. Sacré Rougerie, merci Brock James.

 

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Judo, Teddy battu : La fuite du Riner

Même les monuments les plus solides finissent un jour par se fissurer. Pourra-t-on reconstruire celui-là ?

Quand un bâtiment de près de 200kg s’effondre, même sur un tatami, cela s’entend à des milliers de kilomètres à la ronde. Voire des millions. Ce bruit fut surtout celui de l’humiliation. Et de la honte ressentie par Franck Chambily et Laurent Calleja quand ils ont vu leur si lourd protégé se faire ridiculiser par un Japonais bien moyen. L’honneur est sauf, ça aurait aussi pu être l’Autrichien du tour précédent. Voire le Hongrois du premier tour qui a miraculeusement reçu l’extrême onction, de la part de l’arbitre, toujours aussi prompt à sauver la mise de la légende du judo pendant le Golden Score.

Teddy pire

Pour devenir une légende il faut avoir un certain âge. Teddy l’a atteint. Et après avoir passé autant de temps en pyjama à distribuer des baffes, on peut comprendre qu’il soit un peu lassé. D’autant que son statut est assuré pour longtemps comme son compte en banque. Il faudra quelques années avant que les médias refusent de payer les 20 000 euros que le Géant réclame pour 20 minutes d’interview. Il faudra en revanche, à ce rythme, sans doute moins de temps pour qu’Under Armour ou Ford retranchent quelques millions aux contrats du plus grand judoka de tous les temps. Mais ça le gentil Teddy s’en fout un peu du moment que la boutique tourne et que tout le monde croit qu’il sera encore champion olympique cet été. Jusqu’à ce sinistre dimanche parisien, l’histoire était belle. Riner était un super champion, humble et ambitieux, avec plein de jolies marques sur son kimono. Il semblait invincible, même dans un état de forme précaire. Calleja, débauché de son pôle calédonien pour rassurer son ancien élève, et Chambily, le gars qui doit supporter le colosse au quotidien, priaient régulièrement pour que la providence et les arbitres continuent de l’accompagner.

Le son du Riner

Tout le monde sait que la série de Teddy Riner aurait dû s’arrêter dès 2017 en demi-finale des Mondiaux de Budapest quand Tushishvili l’a balayé durant le Golden Score. Cela fait donc déjà plusieurs années que Riner n’est plus vraiment Riner et qu’il a laissé sa place à un placard publicitaire qui met des posts instagram pour rappeler qu’il s’entraîne de temps en temps et qu’il est gentil. Ça c’est pour le grand public et ceux qui veulent bien y croire. Pour les autres, il est surtout le patron autoritaire du judo français, au caractère difficile, qui n’aime que l’argent et un peu la gloire. Une star à qui tout le monde doit obéissance, surtout ses coachs, qui ne s’entraîne pas assez, trop occupé à prendre l’avion pour Baltimore. Mais on continuera à raconter qu’il voyage pour mieux prendre la température de ses adversaires les plus redoutables . Le brave Nico Kanning, grassement payé, est ravi d’être considéré en si haute estime.

Au final, le cocktail est explosif : l’âge, la méforme physique, la motivation en berne et la Course des champions qui n’interesse personne sur France 2. Le talent, l’aura et les prédispositions naturelles ne suffisent plus. Kageura a su en profiter. A qui le tour ? Riner ne sera de nouveau champion olympique que s’il se prépare enfin comme le sportif de haut niveau qu’il a cessé d’être. Sinon il peut bien prêter sa ceinture noire à Jeff Bezos.

Pendant ce temps-là la Fédération compte toujours emmener une sélection messieurs complète à Tokyo. Drôle d’idée.

Le Colonel Fabien, acte 1, France-Angleterre: Dupont, la joie

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. S’agit-il de Guirado, Vahaamahina, Medard, Huget ou Picamoles ?

Le XV de France n’est pas encore champion du monde, mais il n’en est plus très loin.

Le Colonel Fabien aurait pu choisir de calmer le jeu. Après un nettoyage aussi violent qu’humiliant de l’ancienne génération, rien ne l’obligeait à continuer les basses oeuvres avec le même cynisme, la même arrogance. Il faut croire que déposer les armes n’est pas son crédo et que seul l’orgueil le guide. Quand Eddie Jones s’est gentiment moqué des gosses sélectionnés par Galthié, le patron du rugby français aurait pu faire profil bas et dissimuler les ceintures de munitions qu’il venait de se procurer. Mais non. D’une part il a répondu avec son vocabulaire, certes limité, piochant parmi les 33 mots que son instituteur lui avait tant bien que mal inculqué durant ces longues matinées de dictées à Montgesty. D’autre part , il a demandé à Bernard Le Roux de répondre sur le terrain. Choisir Le Roux n’avait rien d’anodin.

Le Roux tourne
C’était le seul rescapé de l’ancienne époque et donc, de loin, le joueur le plus faible de cette équipe avec Willemse. Le Colonel n’a aucune confiance en Willemse mais il sait qu’au moins lui ne dégommera pas un Anglais à coup de coude juste parce qu’il en a envie, en direct à la télé. A voir les tronches démolies des rosbifs à  la fin du match, il faut bien se rendre à l’évidence, les Bleus ont beaucoup progressé dans ce domaine là aussi.  C’est ainsi que le XV de la Rose est redevenu une sélection normale, voire moyenne, et à certains moments médiocre. Sans même avoir besoin d’utiliser Fickou ou Vakatawa en lance-roquettes. En trois réceptions, Bouthier a rappelé que s’il n’a pas la classe de Sadourny, il mesure trois fois Brice Dulin. Et bien-sûr, ultime outrage, c’est un talonneur de l’URC Dumbéa qui a terminé le match. Cela s’est un peu vu quand il a expédié une passe de maçon sur sa première touche.

Pendant ce-temps là, Jacques Brunel semble avoir 115 ans.

XV de France : 10 à Lamaison

Le temps passe, les joueurs se succèdent et pourtant on continue de regretter Camberabero qui pourtant jouait ailier lors du match du siècle contre l’Australie en 1987.  Non seulement Michalak n’a jamais réussi un match à l’ouverture mais en plus il a salopé le poste en l’occupant alors qu’il était bien meilleur en 9. Et du coup en 9 il est pas non plus dans le classement.  

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Par Peyo Greenslip Jr

Alors que Trinh-Duc semblait prendre une belle roue d’avance avec une prestation correcte en dix ans, il a finalement explosé en vol. En attendant de voir si Jalibert, NTamack et Carbonnel ont le niveau, voici un petit rappel des cinq meilleurs ouvreurs tricolores de ces 30 dernières années. Un classement qui n’a pas changé depuis neuf ans. Voire vingt.

5. Thomas Castaignède. Le Vestiaire lui avait déjà rendu l’hommage qu’il méritait. Etait-ce une raison suffisante pour l’écarter du Top 5 ? La concurrence est telle qu’il est indiscutable. C’est d’ailleurs sans lui que la France est allée en finale de la Coupe du monde 1999. C’est donc grâce à lui que le numéro 1 est numéro 1.

4. Christophe Deylaud. Moins doué que Castaignède, mais plus durable, à Toulouse comme ailleurs. Il a remporté la Coupe du monde 1995, mais c’est Mesnel qui a disputé la troisième place. Comme quoi, finir sa carrière à Agen n’ouvre pas toutes les portes à part peut-être celles du journal Sud-Ouest.

 

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Open d’Australie : Le jour où Tsonga a détruit Nadal

Quand on demande à Forget pourquoi aucun Français n’a remporté de Grand Chelem depuis Noah, il répond que c’est de la faute à Federer, Nadal et Djoko. Guy ne dit pas toujours n’importe quoi mais souvent quand même. Et là ?

Ci dessus l’autre type qui aurait pu gagner un Grand Chelem. Mais pendant trois mois seulement.

La future retraite de Jo nous rappelle à quel point il est passé à côté de sa carrière. Et ce n’est pas la faute des autres. La preuve.

A deux jours de la finale de l’Open d’Australie 2008, Christian Bîmes, que tout le monde a oublié sauf la justice, avait prophétisé qu’un Français pouvait gagner un Grand Chelem. Ne croyez pas qu’il avait pas dans dans le gosier un coup de trop, financé par la généreuse fédération française de tennis. Il venait d’assister comme tout le monde à la démonstration de Jo le maxi contre Nadal. Avec le recul son plus bel exploit fut surtout de donner de l’espoir à tout un pays orphelin de Grosjean, Pioline et Chamoulaud. Pas de Forget, faut pas trop déconner quand même, il a gagné que Bercy. 

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Euro hand : Bravo Daniel

Le Vestiaire continue de revisiter la fabuleuse histoire de la plus grande nation de handball de tous les temps. Ce n’est pas la Suède, ni la Russie, ni la Hongrie mais un peu la Yougoslavie quand même. Et un peu la Française des jeux aussi.

 

Nous avions laissé les Barjots à leur place : dans un hôpital.  Aucun psychiatre à l’horizon, c’était juste pour soigner le nez de l’un des siens. Après être parvenu à expliquer à Quintin qu’il faut parfois utiliser sa tête pour rêgler les problèmes mais pas toujours au sens propre, Costantini s’était laissé tenter par une nouvelle expérience internationale en 2001. Il avait tout de même pris soin de vérifier que Richardson pouvait encore se déplacer sans déambulateur. Sage précaution sinon le Mondial à domicile se serait arrêté en quart de finale face aux Allemands. Ce fameux pays du hand qui n’a jamais rien gagné.

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Six Nations, Galthié : Le colonel Fabien

Il fut un temps où Colomiers était un vrai club de rugby. A cette époque, où le Groupe A ne s’appelait pas encore Top 14 puisque le Dacquois Olivier Roumat se présentait encore comme géomètre expert, il était difficile d’être certain que ce village n’avait rien à voir avec Coulommiers et que ce dernier n’avait qu’un lointain rapport avec le camembert. Le camembert n’étant pas originaire de la région toulousaine c’est bien de la patrie de Jean-Luc Sadourny et Fabien Galthié dont nous parlons aujourd’hui. Sur la photo, ci dessous, c’est le meilleur arrière français. Pas Sadourny mais Kylan Hamdaoui .

Capitaine, cela ne lui suffisait pas. Il voulait être Colonel, avoir le port d’armes et le permis de tuer.  Fabien avait signé pour ça quand il a accepté d’organiser l’euthanasie de son prédécesseur.  Six mois qu’il attendait ce 8 janvier 2020. Peut-être beaucoup plus. La première cartouche a été le bonne. Vahaamahina et Guirado l’avaient senti venir. Guirado, Lauret, Medard ou Guitoune sans doute moins. Galthié les a éxecutés froidement d’une seule décharge en pleine tête. Et cette fois sans utiliser le micro de France TV. Dégommer les médiocres : ce que personne n’avait osé faire depuis dix ans. Quoiqu’il arrive désormais le Colonel Fabien a déjà réussi sa mission. Trente ans qu’il s’y prépare.

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Retour au Milan AC : Ibra raccourci

La faible actualité sportive hivernale a permis de se rendre compte que Milan était aux abois, qu’Ibrahimovic ne manifestait pas contre la réforme des retraites et qu’il n’avait pas encore pris la sienne. Comme toujours sa médiatisation est à la hauteur du médiocre joueur qu’il a été. Ça on vous l’a déjà raconté.  Retrouvez l’intégralité du feuilleton ici, et le souvenir de son précédent passage en Lombardie là, juste après la photo de sa tronche.


Pour comprendre comment Zlatan a pu se retrouver un jour à jouer en rouge et noir, devenu le plus mauvais club du monde, il faut se souvenir qu’il évoluait alors avec les Blaugrana, meilleur club du monde, qui venait subtilement d’échanger Eto’o contre ce Suédois de seconde zone. L’un des deux remportera la Ligue des champions. L’autre aura au moins joué sa  première demi-finale. Voici son histoire.

Au match aller, Zlatan retrouve donc Giuseppe Meazza, l’un des nombreux stades où il n’a jamais rien foutu en Ligue des Champions. L’Inter n’est donc pas surpris par la nullité du géant suédois, le Barça un peu plus. Pedro s’en rend compte assez tôt et décide de faire le job d’Ibra : 0-1. Zlatan est en verve, à la 62ème minute, l’Inter mène 3-1 et c’est le défenseur Abidal convalescent qui rentre faire le job d’Ibra à la place d’Ibra. Presque du poste pour poste mais au moins si Barcelone ne marque plus, l’Inter non plus. Au retour, Ibrahimovic se doit de justifier son scandaleux transfert, il ne faut pas lui dire deux fois  : Piqué ouvre le score à la 84ème minute. Et ce n’est plus à la 62ème mais la 63ème que Guardiola a remplacé Ibra par Bojan. Abidal était déjà sur le terrain.  Il s’en débarrasse ensuite et le refourgue à Berlusconi. 4 buts en 761 minutes de Ligue des Champions 2010, le Milan AC en a rêvé, Ibra l’a fait.

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Natation, Grousset : Max les menace

Finalement la suite de notre question interdite sur Manaudou arrive encore plus tôt que prévu après la démonstration de force du nouveau cinquième performeur mondial de la saison sur 100m petit bain. Rassurez-vous sur 50m il est toujours cinq bons dixièmes derrière son ancêtre. Mais sur la distance du dessus, il n’est plus qu’à cinq dixièmes aussi de Dressel. 

Maxime Grousset sera-t-il sacré double champion olympique à Tokyo ?

La question est simple et beaucoup moins saugrenue qu’elle n’y parait. Et pas seulement parce que Popov n’avait pas encore fêté ses 21 ans à Barcelone quand, debout sur une boite biscornue, on lui a livré deux grosses pièces en or.  Le Français, ou le Calédonien selon la latitude d’où l’on parle, aura déjà bien entamé les siens (ses 21 ans), lorsqu’il plongera dans le bassin nippon. Un âge qui cependant ne garantit pas d’aller plus vite que Dressel et Manaudou comme le remarqueront les plus perspicaces. Ils n’auront pas tort car même le devin collapsologue Yves Cochet qui avait prévu la fin du pétrole pour 2006, ne se lancerait pas dans un tel pronostic. Il reste que, sur ce qu’il vient de montrer en dix jours, Maxime n’a plus qu’à se préparer pour les Jeux, et les France qui précèdent, avec la même rigueur. Pour devenir le meilleur nageur du monde. Son parcours ne raconte pas autre chose.

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Falcao, l’épisode bonus : Radamel, le Schtroumpf vraiment surcoté

Ce n’est pas la première fois que Mbappé humilie notre Radamel. Même en Turquie, il ne le laissera donc jamais tranquille.

Nous l’avions laissé en 2013, avec un bilan dans les grands matchs équivalent à celui d’Ibra, Cavani, ou Van Persie. Et puis après avoir presque brillé en championnat, en Ligue des champions et en Copa America, il était en passe de devenir un joueur efficace quand ça compte, mais il a rencontré le petit Kylian.

Après plusieurs années d’errances, Radamel retrouve un semblant de dignité à Monaco lors de la saison 2016-2017. Pour son premier huitième de finale de Ligue des champions depuis le 0-5 d’Arsenal en 2010, où il était le 0, Falcao a décidé de frapper fort. Et devinez quoi ? Il ne rate pas le match aller comme à chaque fois. Wikipédia rappelle d’ailleurs qu’il est l’auteur d’un doublé, se montrant « à la hauteur de l’événement« . Effectivement, il marque aux 32e et 71e minutes, de quoi assurer un résultat certain à Monaco, renforcé par la réalisation du jeune Mbappé à la 40e. Le match est presque plié puisque Manchester City ne marquera que cinq fois. Au retour, Falcao et Mbappé font à nouveau parler la poudre. Enfin surtout Mbappé, Bakayoko et Fabinho auteurs des trois buts qui qualifient Monaco.

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PSG-Galatasaray, Falcao : Radamel, le Schtroumpf surcoté

Falcao a-t-il déjà été un grand joueur ? A-t-il vraiment disparu de la circulation ou a-t-il juste eu la carrière qu’il méritait ?  Le Vestiaire avait déjà répondu il y a six ans déjà et n’avait cessé de se répéter. C’est qu’il est plus tout jeune. Le Vestiaire ou Falcao ?

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D’après lequipe.fr, Cavani et Falcao n’étaient pas très loin l’un de l’autre car ils marquaient beaucoup. Et finalement, la seule différence apparente c’est que Falcao avait gagné la Ligue Europa, deux fois même. La fameuse Ligue Europa que Porto et l’Atletico se sont partagés sous le règne de Radamel. Pour un peu, ça ressemblerait presque à du journalisme. Presque.

Le beau travail de journaliste effectué par lequipe.fr aurait donc presque mérité la carte de presse si la vraie valeur de ces deux joueurs avait été évaluée par le vrai critère du très haut niveau : ces fameux matchs décisifs en grande compétition. C’est avec cette méthode que le Vestiaire avait révélé il y a bien des années que nombre de buteurs prolifiques n’étaient pas vraiment ce qu’on disait d’eux : aligner Higuain en Ligue des Champions n’a jamais servi à rien, Ibrahimovic n’avait pas les moyens d’en faire gagner une, Van Persie ne valait pas beaucoup mieux.  Puis ce fut Cavani qui eut droit à l’analyse de son statut et de ses capacités qui lui ont permis de s’effondrer en demi-finale de Coupe du monde, d’être absent contre la France en 2018 et de s’effondrer de nouveau en huitième de finale retour de Ligue des Champions. On en reparlera, puisqu’il joue encore apparemment. Falcao aussi a joué un huitième de finale retour de Ligue des Champions. Et devinez-quoi ? Revoici l’enquête qui n’a jamais été réalisée qu’une seule fois sur Falcao.

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Questions interdites : Manaudou est-il fini ?

On aurait aussi titrer l’article « Grousset a-t-il un Manaudou dans chaque jambe ? » Ou bien « Grousset va-t-il bouffer Manaudou avant les Jeux ? » On le fera peut-être quand même la prochaine fois.

Crédit : Deepbluemedia /LEN

Tout le monde voulait voir ce que le grassouillet petit frère de Laure avait encore dans le bide, en dehors de compléments alimentaires variés. On a vu.

On a vu que sur une course, il était toujours capable d’atteindre un niveau exceptionnel, comme à l’époque où sa balance affichait 10kg de moins. Ce qu’on a vu aussi c’est que, quel que soit son régime pour faire grossir son cou et ses joues, il n’a pas été aussi performant qu’avant dans l’enchaînement des courses. Manque de compétition après deux ou trois ans d’arrêt ? Non, vieillesse.  Il ne faut pas se mentir comme adorent le faire les commentateurs : quand un gars vient chercher un titre ou un record du monde et qu’il fait deuxième ce n’est pas une réussite exemplaire. Lui même ne s’en ait pas caché, loin d’être étouffé par la modestie et l’humilité. Champion olympique il ne sera plus sauf à ce que Morozov, Proud et Dressel montent dans une voiture conduite par Romain Grosjean sur une charmante départementale du Lot-et-Garonne peuplée de platanes.  La Russie a trouvé une autre solution.

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Messi ballon d’or : A Xavi à l’amor

Quel joueur n’a jamais rien gagné d’important sans Xavi et Iniesta ? Quels joueurs ont déjà gagné la Coupe du monde sans Messi ?  Difficile d’exister médiatiquement quand on ne marque pas 60 buts par saison, qu’on ne porte pas le numéro 10 et que Vincent Duluc ne vous consacre pas un édito tout médiocre. 


Voici l’une des raisons qui expliquent pourquoi l’Argentine n’est pas le Barça.  Pourquoi il n’y pas qu’un seul meilleur joueur de notre époque.  L’autre s’appelle Iniesta.

Il est petit, pas très rapide, pas charismatique et quand il a commencé à jouer au foot c’était avec des Hollandais et en plus pas les meilleurs. Pourtant il est vite devenu plus doué que Van Persie ne l’a jamais été. Continuer la lecture de « Messi ballon d’or : A Xavi à l’amor »

Top 14, UBB, Urios : Bordeaux beugle

Le Top 14 n’avait pas attiré notre attention depuis quelques mois. 28 ans exactement. Le temps qu’il a fallu pour que Bègles trouve un successeur à Sébastien Conchy qui fut joueur avant d’être cité dans les articles relatant la compétence de Bernard Laporte.

Par Peyo Greenslip Jr

Consultant vainqueur du Brennus auprès d’Isabelle Ithurburu quand elle ne promène l’un des gosses de Maxime Nucci dans les squares du 18ème, manager de clubs issus de la France périphérique, et type qui n’articule pas vraiment, pouvait-on faire confiance à Christophe Urios ? Apparemment oui.

Si nous avions écrit cet article il y a quinze jours, il n’y aurait pas eu une ligne sur le robuste coach girondin. Teddy Thomas, Finn Russell, Virimi Vakatawa, Cedate Gomes Ca et Wenceslas « Grout » Lauret avaient alors, croyait-on, appris à jouer au rugby ensemble. Samedi, c’est ensemble qu’ils ont été humiliés, bien aidés par le pied tordu d’Iribaren mais surtout par le talent de Cameron Woki qui a, semble-t-il, un Lauret dans chaque mollet. Une bonne nouvelle pour Galthié qui ne pouvait pas décemment se contenter de Gregory Aldritt pour former une troisième ligne complète. Inutile de continuer d’énumérer les joueurs uns par uns, on finirait par se rendre compte qu’un fils  Roumat était sur le terrain et qu’un fils NTamack ne rivalise pas avec un Jalibert. Après tout c’est presque Jalabert.

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Doucouré danse avec les stars : La lésion d’honneur

Croyez le ou non, Ladji Doucouré n’a pas toujours été un has been, que plus personne ne connaît, vétu d’un collant rouge et d’un slip noir,  qualifié pour la finale d’un divertissement que plus personne ne regarde. Les gens préfèrent voir Kev Adams essayer d’identifier Marie-Josée Pérec déguisée en on ne sait trop quoi.


C’est l’histoire de l’un des plus grand champions propres de tous les temps dont le temps et les blessures ont fini par effacer la trace, telle une vedette du cinema muet. 

Ladji est né médiatiquement en 2005. A cette époque Patrick Montel avait encore le droit d’étaler son inculture sportive publiquement.  La France découvrait qu’on pouvait être Français, courir chez les garçons et champion du monde d’athlétisme en même temps. Le tout dans sa première compétition du genre à 22 ans. On se mettait même à rêver que Diagana n’ait été qu’une exception et qu’en vrai un champion qui ne se dope pas ne passe pas toute sa vie strappé et sa retraite, défiguré.

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Basket NBA, Spurs : Money Parker (3/3)

Puisque plus personne à part Axelle ne pourra  porter les maillots de Tony Parker, il est grand temps de se demander, une nouvelle fois, si être l’égal des Spurs de légende permet d’être l’égal des légendes tout court, ailleurs que dans les frontières de l’hexagone. Suffit-il porter quatre bagues et quelques dizaines de millions  ?  Doit-on lui pardonner son disque ?

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Parker est-il l’égal de Zidane ? Ca dépend de quoi on parle. Côté féminin, l’un ne serait capable de se contenter que de vedettes locales de RNB, si ce n’est sa femme, quand l’autre n’a pas hésité à serrer américain. Côté sport, évidemment non. Zidane était le meilleur joueur du monde et a tout gagné. Parker n’est que le meilleur européen et un bon Américain. Côté business et merchandising c’est une autre histoire. Zidane fait grassement payer ses interviews, sert d’affiche publicitaire à tout ce qu’il peut même au Qatar mais ne s’est jamais compromis musicalement. A l’arrivée c’est un peu plus que le smic quand même. Parker,lui, se débrouille comme il peut : Kinder, Nike puis Peak, Renault sans parler des skateboards et bien-sûr les assos comme Zizou.

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Tennis, Fed Cup : Super Marion rosse

Pas grand monde ne parlera de la Fed Cup et c’est bien normal, ce n’est pas très intéressant. Alors on va couper la poire en deux et c’est tombé sur l’autre meilleure joueuse française de tous les temps. Celle qui a aussi gagné Wimbledon avant de tout foutre en l’air.  Merci papa. 

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Faut-il vraiment être blonde, avoir un regard d’hotesse de bar, de longues jambes et un nom qui se termine en ova pour être considérée comme une grande championne ou même être respectée tout court. Personne n’a jamais été aussi dégueulasse avec Williams. Comme quoi quand on est une femme et qu’on ressemble à un homme, pour être considérée, il vaut mieux être issu d’une minorité visible. Sauf en athlétisme.

 

Marc-Olivier Fogiel avait beau la trouver grosse, personne ne contestera avoir été ému par son exploit de juillet 2013.  Personne n’aura été surpris non plus, à part peut-être tous les parieurs puisque Lisicki était à l’époque donnée favorite sur chaque site. En effet, après avoir battu péniblement Williams et Radwanska, il ne faisait aucun doute qu’elle torcherait Bartoli qui avait mis deux sets à tout le monde. Le Vestiaire avait donc choisi de ne miser que 50 euros pour le 2,40 de Marion. Ca s’est joué à rien, elle a quand même perdu le premier jeu du match. Deux sets et une douzaine de jeux plus tard, elle était prête à servir le fromage à Mauresmo sur ce beau plateau argenté et sans doute à le manger.

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Rugby, Coupe du monde : Le jour où Lamaison est tombé sur le chien

En 2011 comme en 1999, l’équipe de France était presque aussi mauvaise que la génération actuelle. Mais l’histoire a fini un tout petit peu mieux et le doit beaucoup à la dernière prestation correcte d’un numéro 10 bleu.

C’est le 31 octobre que la Coupe du monde 1999 a vraiment commencé pour l’équipe de France.

Ce jour-là le futur ex quinze le plus nul de tous les temps a rendez-vous avec l’histoire. Skrela-Villepreux explosés par Lomu, tout un peuple attend ça depuis la cuillère de bois du dernier Tournoi où les Bleus avaient tout de même écrasé l’Irlande 10-9.  Mais une autre Irlande, sans O’Driscoll. La promesse est belle, le staff a mis les joueurs pour : Garbajosa, Bernat-Salles, et Dourthe derrière, Lièvremont, Juillet, Pelous, Tournaire, Ibanez et Soulette devant. Ce n’est pas une blague. Aux manettes, Galthié encore simple bouche-trou columérin et Lamaison en 10, Aucagne était sur répondeur. Sinon il y aussi de vrais joueurs comme N’Tamack, Dominici, Magne et Benazzi, suffisant pour prendre 70 points, du jamais-vu en demi-finale. Sauf qu’au commentaire c’est Christian Jeanpierre.

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L’édito : Claque de fin

Faut-il plutôt parler de Mbappe ou de Vahaamahina ? La question a agité notre rédaction pendant un long moment. Presque quatre minutes à l’issue desquelles il a été décidé que Le Vestiaire ne se roulerait toujours pas dans la fange du commentaire à chaud pour évoquer la place d’un footballeur de 20 ans dans l’histoire du ballon rond. Et ce même s’il a ridiculisé un club belge.

Que dire de plus sur le gentil géant de La Tamoa, patelin calédonien  que personne ne connaît vraiment, devenu brutalement aussi détesté que Bernard Laporte ? 

Que le président de la FFR est un mage de droit divin équipé de pouvoirs surnaturels, autre que ceux de rester dans la lumière alors qu’il les accumule : il sait que la France se serait qualifiée à 15 contre 15. Pour aller dans son sens et être persuadé que sa théorie et celle de millions d’experts est la bonne, et non une réaction balancée sans réflexion, tout aussi idiote que le geste dénoncé, il n’y a qu’à regarder l’évolution du score. En effet, à la 49ème minute de jeu, les Bleus écrasaient la deuxième mi-temps de leur talent en ayant inscrit pas moins de zéro points,  largement de quoi enterrer les Gallois.

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Bernard Laporte : Oh capitaine, mes capitaux !

Il n’a eu besoin de l’avis de personne pour décider que Sébastien Vahaamahina était le responsable de l’élimination du XV de France. Dénoncer l’arbitre taquin entrait aussi dans ses cordes. Mais reconnaître sa propre culpabilité était au dessus de ses forces. En effet, Bernard Laporte n’est pas complètement responsable de tous les maux du rugby français. Mais seulement de 99% d’entre eux. Plus ?

Personne n’a jamais vraiment été capable de dire qui était Bernard Laporte. Un joueur moyen, un sélectionneur incompétent ? Un ministre incompétent ? Un escroc incompétent ? L’entraîneur du champion d’Europe le plus riche de l’histoire du Top 14 ? Un président de fédération  incompétent ? Difficile à définir, mais une chose est sûre, il est Bernard Laporte et tout le monde a entendu parler de lui.

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Rugby, TF1 : Christian Jeanpierre tombale 2

Personne ne se souvenait que la genese de Christian Jeanpierre avait été écrite il y 11 ans par notre spécialiste Medias. La revoici accompagnée d’un bref rappel de ce qu’il s’est passé depuis. Il est toujours gentil, assez agaçant, voire insupportable, et en semi-retraite. Et ne connaît toujours pas les règles du rugby. Mais en bon père de famille, il sait meubler une conversation pendant près de deux heures.

© DR

Le 25 mars 2008, Thierry Gilardi nous quittait. Dans les couloirs de TF1, Christian Jeanpierre sortait un mouchoir pour sécher ses larmes de joie.

On ne l’appelait pas Titi Gilardi. Pourtant, outre ses qualités journalistiques, il savait à la fois combler le supporter exigeant type Franck Leboeuf ou Thierry Roland, mais aussi le spectateur de TF1 lambda devenu auditeur du Super Moscato show : le chauffeur de taxi. Il n’omettait pas non plus de s’occuper de madame qui, en faisant la vaisselle, fantasmait sur ses beaux yeux verts et son éternel chat dans la gorge. Un héritage difficile à assumer pour Christian, dont le sourire n’a jamais convaincu belle maman, qui l’appelait toujours Jean-Paul et le jugeait au mieux faux-cul, au pire simplet.

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L’édito : Doha sur la gâchette

Ci-dessous l’affiche de Danse avec les stars de l’athlé

Ci-dessus le champion du monde 2005 du 110m haies

Comme toujours avant d’écrire un édito, tous les chefs de service du Vestiaire ont fait valoir leur avis au rédacteur en chef. Evidemment, le responsable foot souhaitait évoquer le palmarès vierge de Stéphane Moulin qui n’est pas sans rappeler les quinze dernières années d’Arsène Wenger. Comme quoi leur longévité n’est pas le seul point commun. Mais un seul des deux vit à Angers.   La rubrique handball n’avait rien à dire.

Ladji, Ladji, aïe, aïe, aïe
Le rugby à peine plus puisque le meilleur joueur français Sekou Macalou n’est pas au Japon. Les Tonga s’en réjouissent. En cyclisme, le fiasco tricolore n’inspirait personne. Alors c’est donc l’athlétisme qui s’y est collé, même si la version adulte de PML ne prête plus vraiment à rigoler. Ces championnats ne sont pas seulement ennuyeux parce que la discipline est moribonde entre une trop forte dose de corruption, de dopage et une absence de stars pendant que TF1 fait danser la sienne, en se foutant de sa gueule,  mais surtout parce qu’on les regarde par le prisme de Patrick Montel. Personne ne pouvait supporter ses discours bien pensants mais tout le monde adorait l’écouter commenter une course. Même Boyon semble devenu mauvais, à moins qu’il ne foute rien. Ne reste que Diagana qui tente de sauver la maison et le type aux cheveux poivre et sel qui dort et nous endort juste à côté. Un Pasteur dit-on.

Juninho, Lyon : Juni cash et Sylvi gnole

 Pour vous éviter de relire tous les articles jusqu’au 25 mai dernier, revoici ce qu’on vous avait expliqué sur la filière brésilienne de l’OL. On pourrait aussi republier la décote du Rhône.

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C’est grâce au Brésil que Lyon est devenu Lyon. C’est aussi grâce au Brésil que l’Olympique Lyonnais n’a pas fait mieux.  Enquête.

A quoi sert un joueur brésilien ? La réponse est aisée, même pour les recruteurs de Celso Valdeir,  à une époque où les danseurs de samba étaient filmés au camescope Panasonic par Papi sur un stade de la banlieue de Curitiba et recrutés ensuite sur VHS. La même qui permettait d’enregistrer Video Gag ou des programmes plus adultes mais désormais réservés aux enfants grâce à Internet. Pour ceux qui auraient moins de 25 ans, une VHS c’était comme regarder une video Youtube d’un match de 1962. Et Valdeir c’est Lucas Moura, sans la demi-finale retour.  Pour le cas de Valdeir c’est un peu différent car il était international, certes d’un Brésil pas très bon. Mais à l’époque on ne savait pas qu’un Brésilien pouvaient avoir des problèmes pour s’adapter à l’Europe où les attaques à main armée ne sont pas la coutume. On ne savait pas non plus que tous les Brésiliens ne portent pas de tanga et ne sont pas les meilleurs joueurs du monde. Par contre, quand Aulas et Lacombe invitent  Marcelo chez Bocuse pour faire le tri à la fin des années 90, on commence à savoir tout ça. Un Carioca peut rendre une équipe meilleure mais pas toujours.

 

Marcelo salace, épisode 1

Tout avait commencé par Sonny Anderson. Fatigué par ses 44 matchs de liga en deux saisons à Barcelone, le Brésilien s’était laissé convaincre de revenir en France. L’intermédiaire s’appelle donc Marcelo Kiremitdjian, il est Brésilien, un peu Arménien aussi et a joué à Lyon entre 1993 et 1998. Coup de chance, à l’époque ça suffit pour une reconversion. Revenu au Brésil, Marcelo est chargé par Aulas de garder un œil sur les jeunes pousses de son pays. Agent, il n’y avait pas pensé, il signe donc un contrat d’exclusivité. La bonne affaire. Mais pour quelle partie ? Le transfert d’Edmilson à l’été 2000 est une première alerte.

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Rugby, les ouvreurs : Jonny s’en va se faire

Qu’y a-t-il de plus vide de sens qu’un classement des meilleurs ouvreurs de l’histoire ? Un article de Richard Escroc peut-être. Il y a quelques années alors que le rugby avait déserté depuis longtemps les pelouses françaises le Vestiaire avait dressé avec une extrême rigueur le classements des 10 français de ces 25 dernières années. Lamaison l’avait emporté grâce à son Twickenham 99. Sera-t-il assez fort pour déstabiliser Dan Carter dans le classement mondial de ces 25 dernières années ( on a mis 20 sinon on était obligé de faire gagner Grant Fox ou de classer Lynagh) ?


5. Christophe Lamaison

Qui l’eut cru, Lamaison n’a toujours pas fini de payer les dégâts de 1999, le spectacle qu’on vous a déjà raconté 10 fois. Mais si vous n’êtes pas d’accord sortez-nous un match où un 10 a autant pesé, avec une équipe aussi forte en face, au cours d’une demi-finale. D’accord il a rien fait d’autre. D’accord il n’y aura évidemment aucun autre All-Black classé sinon on passerait encore plus pour des brèles. A part ça c’est l’arbitre qui a surtout gagné en 2011 et un peu McCaw. Sacré Merhtens.

4. Rob Andrew

Ils vont pas nous mettre 2 Anglais dans les 3 premiers quand même ? Mais si. Comme ses collègues, à part Larkham et un peu Lamaison, Rob était un joueur magique. Avec ses pieds entendons-nous bien mais c’est ce qu’on attend d’un ouvreur en plus de faire des passes correctement, enfin mieux que Philippe Carbonneau pour être exact. Il a joué la finale 91, c’est-à-dire il y a plus de 20 ans, mais c’est pas vraiment Lynagh qui l’a gagnée.

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Rugby, Coupe du monde : Le French ver

Vous en avez forcément entendu parler. Vous ne savez pas vraiment ce que c’est mais ça ne vous dérange pas. Le nom sonne bien, ça doit être un nouveau courant artistique post-hipster trop tendance, c’est peut-être une chanson de Julien Doré ? Ou un concept un peu naïf, un peu éculé, que les jeunes de moins de 45 ans ne peuvent pas connaitre et que les autres croient avoir connu. Un rêve d’un autre temps qui ne deviendra jamais réalité, un peu comme le monstre du Loch Ness, une victoire des Irlandais face aux All Blacks ou Yoann Huget avec les cheveux propres.

Qu’est ce ? Existe-t-il ? L’a-t-on jamais vu ? Le Vestiaire est parti à la recherche du French Flair. Revoici pour célébrer notre futur exploit contre l’Argentine la plus belle enquête de l’histoire du Vestiaire.

 

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Quand on ne sait pas par où commencer, il faut procéder par élimination. Nous avons émis l’hypothèse suivante : le French Flair ne se trouve ni dans les mains de Vahaamahina contre le Pays de Galles, ni dans les pieds d’un joueur à qui on filerait un maillot bleu et qu’on appellerait Camille. Lopez ou Chat ? A vous de voir. Ces deux pistes mises de côté, notre enquête a débuté comme toutes les autres. Nous avons cherché le French Flair aux endroits où il a été aperçu pour la dernière fois, c’est à dire dans les délires des plus grands mythomanes du rugby français. Nous nous sommes donc infligés les passages les plus mièvres de la bibliographie de Denis Lalanne, les articles les plus merdiques – la sélection a été très difficile – de Richard Escot ou Escroc, l’imposteur qui se prend pour son successeur, l’intégrale des chroniques-somnifères de Pierre Villepreux et enfin un édito de feu Jacques Verdier tiré au hasard.

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France-USA 2019 : L’amant de Saint-Jean

Même si ce n’est que la version C d’une Dream Team, l’équipe de France vient de réaliser le plus grand exploit de son histoire. Rien n’aurait pourtant été possible sans Tariq Abdul Wahad Saint-Jean

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C’était le Tony Parker du pauvre. Et pourtant. 

C’est ce que l’on appelle un miraculé. Débutant au club d’Evreux, Olivier Saint-Jean avait toutes les chances de réaliser une convenable carrière en Pro B. Seulement, voilà, la prophétie frappa une première fois le gentil Olivier. Il devait être le premier Français à intégrer la NBA. Mais tout s’arrêta en Californie pour le jeune espoir, qui disparaîtra frappé une seconde fois par les oracles. Fred Weis et Alain Digbeu connaîtront la même carrière NBA.

Feu Saint-Jean

A sa place, un certain Tariq Abdul-Wahad utilisera leur passeport commun pour écumer les parquets. Le talent se monnaye si cher qu’à peine quatre clubs différents auront les moyens de s’offrir ses sept points par match, ses 38% de réussite au tir et ses trois rebonds. Mais, gêné par des blessures, la concurrence ou son niveau, il finira à son tour par disparaître. On n’échappe pas à son destin. Quelques années plus tard, Moïso ne connaîtra que cinq clubs aux Etats-Unis. Neuf à l’extérieur.

A part ça, pas la moindre pute américaine, la moindre bague ou le moindre tutoiement de Denisot.

Formule 1 : Le char Leclerc

En foot Monaco, c’est la France. Pourquoi pas en F1 ?

 

Par Henri Carl

Au lendemain de la démonstration de bollocks de la nouvelle star de l’écurie Ferrari, place au bilan à mi-saison ou  à peu près.

C’est très bon

Mercedes

L’écurie allemande tourne avec une précision germanique. Hamilton prouve une nouvelle fois qu’il reste un excellent pilote qui va bientôt dépasser le Kaiser. Pas Bismarck, ni Beckenbauer.  L’autre.  Sinon Bottas fait son maximum mais on se demande si cela suffira pour sauver sa place.

Ferrari

Bonne saison mais on est encore loin du compte. La faute à un ensemble moteur-chassis nettement en dessous. Vettel a parfois manqué de chance et/ou de motivation et Leclerc impressionne pour sa première saison en rouge, et il a même ajouté une victoire.

RedBull – Honda

L’amélioration est nette mais là encore on reste loin de Mercedes. Verstappen confirme son statut de bon pilote et de tête à claque alors que Gasly, on l’aura compris, a clairement montré ses limites.

Albon va avoir fort à faire s’il ne veut pas connaitre la même carrière que Kyvatt ! Pour Gasly, il va aussi falloir éviter un destin à la Sébastien Bourdais.

McLaren

La résurrection !

Le package est enfin le bon et Sainz et Norris ont fait de belles courses.

Sainz a d’ailleurs dû réagir tant Norris est à la fête. A suivre et à confirmer.

McLaren

Ce fut un poil meilleur. Un poil de cul seulement.

Alonso s’en va comme un prince, en gardant intacte l’image d’un champion d’exception.

Vandoorne s’en va aussi, en gardant intacte l’image d’un pilote à la réputation surfaite et qui n’a rien prouvé en F1.

 

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Judo, Mondiaux : Alpha toujours sans omega

Depuis un an, rien n’a changé. Les garçons n’en foutent pas une, les filles se classent et Clarisse la classe. Rendez-vous à Tokyo. Sans catégories masculines ? 

Il est loin le temps où l’on n’osait évoquer son nom de famille par peur de faire une faute. Désormais tout le monde connaît Agbegnenou et presque personne ne se souvient que Clarisse, avant de casser la gueule de ses adversaires sans faire de fautes, démolissait celle de ses copines d’entraînement.  A l’époque elle n’avait encore découvert ce que ça faisait de porter des gros bouts de métaux dorés autour du cou, ça pouvait finir par mettre en colère et pousser à la faute. L’avantage de se contenter de démonter une Slovène ou une Japonaise comme Miku Tashiro c’est que ça n’ouvre pas droit à des dommages et intérêts pour ses adversaires. En son temps le retraité Teddy Tamgho s’était essayé à l’exercice avec à peu près le même résultat.

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Formule 1 : Gasly ballot dans son berceau

Sebastien Bourdais s’est-il emparé de l’identité de Pierre Gasly ?

 

Par Henri Carl

La question serait surtout de savoir quand cela est-il arrivé.  Car tout avait plutôt bien commencé l’an dernier. Chez Toro Rosso, Gasly avait éclipsé un coéquipier plutôt bien côté, comme la série pour ados des années 90 qui porte son nom, Hartley.  Le gamin avait réussi à accumuler les kilomètres avec le moteur Honda en faisant quelques belles courses. Les patrons de Red Bull n’étaient donc pas totalement défoncés avec la boisson éponyme au moment d’offrir une promotion à l’ami Pierrot.  Il faut croire que la casquette était un peu trop grande pour une tête qui a trop tardé à gonfler. Ou l’inverse.

En tous les cas, entre courses ternes et performances peu enthousiasmantes, il a fini par convaincre personne et surtout pas son employeur qui a jugé bon de le remplacer. Gasly aura donc tout loisir de tester les progrès de la Toro Rosso. Les quelques milliers de suiveurs passionnés de F1 qui restent, auraient-ils agi de la sorte ?  Sans doute pas.

Albon jovi

En étudiant de plus près les caractéristiques de pilotage du perfide Albon, sans même tenir compte des voitures fantômes de sa Mother, on se rend compte qu’une Red Bull ne lui permettra pas encore de s’exprimer pleinement et de confirmer son bon début de première saison en particulier face à la place occupée par Verstappen. Pour être tout à fait précis, la conduite aura donc moins d’importance que son profil moins Français et donc davantage porteur médiatiquement et commercialement. Suffisant pour rééquilibrer l’écurie? Sinon, tel Liuzzi et Kyvat, il se brulera les ailes. Ce qu’on attendait pas forcément de Gasly qui devrait lui rapidement se refaire la main à l’étage d’en dessous. Un coup de volant ne se perd pas aussi rapidement. Ca lui servira de leçon.

Pendant ce temps-là les experts de L’Equipe avaient encore tapé juste. Bravo l’artiste.

L’édito : Chair de Poel

Plus que trois semaines d’attente avant de pouvoir consulter le dernier bilan de santé mentale d’Amandine Buchard et de continuer à s’emmerder avec un Pasteur. C’était le prix à  payer pour virer Montel. Le jeu en valait-il la chandelle ?

Comme dirait Hanouna, le type qui faisait la chenille chez Morandini avant de devenir aussi célèbre et riche que le Dalaï Lama, un peu moins drôle quand même, il ne faut pas se mentir. Depuis que Patrick Chêne est parti il y a une vingtaine d’année tenter de faire fortune avec sporever, sport365  ou sport 3-6-5 et Orange sport avec Renaud Marquot, nos mois de juillet sont devenus très compliqués. Reviennent en mémoire de terribles souvenirs de Prudhommme, Sannier, Josse, Thierry Bisounours.  Hélas cela restait toujours plus confortable que de se farcir Pasteur. La bonne surprise c’est que Pasteur a confraternellement accepté de succéder à Patrick Montel qui a certainement dû tomber de l’armoire. Souhaitons lui d’avoir cette fois mis ses VHS en lieu sur.   Comment Boyon va-t-il s’y prendre pour faire comprendre qu’il est tout à fait capable de tenir seul compagnie à Diagana ?  Inutile de vivre dans les coulisses de France TV pour comprendre que Pasteur a surement évolué dans un passé proche sur une chaîne du groupe TF1 dirigée par l’actuel directeur des sports de France TV. Simple hypothèse de travail évidemment. Le contribuable français avait de toute façon fini de payer sa retraite à Montel. Autant qu’il en profite.

Pendant ce temps-là L’Equipe s’est trouvé un nouveau spécialiste vélo très pertinent. Il avait d’abord bien senti la victoire finale de Pinot et la perte rapide du maillot jaune d’Alaphilippe et maintenant il sent bien une nouvelle ère avec Bernal. Ça sent la compétence.

 

 

 

Gwangju 2019 : L’avenir appartient-il à Alex Boyon ?

Son nom vous dit  vaguement quelque chose, sa voix vous est familière, son visage ne vous surprend plus, ni le fait qu’il soit capable de reconnaitre Christian Keller parmi 200 journalistes.

Avant de pouvoir reconnaitre Christian Keller, il faut d’abord le connaître. N’importe qui utiliserait wikipedia pour savoir qu’il a glané quelques médailles par ci par là à une époque où l’Allemagne ne faisait déjà plus nager les femmes chez les hommes où un truc du genre. Mais Alex Boyon n’est pas n’importe qui : il est Alex Boyon et n’a juste qu’à utiliser sa mémoire. C’est à Gwangju en pleine Corée du Sud et surtout en pleine salle de presse qu’il l’a identifié. Il n’a même pas eu besoin de Richard Coffin, que seuls les groupies de Tout le Sport (TLS) connaissaient jusqu’ici , pour l’aider. Personne n’a besoin de Richard Coffin et c’est très bien comme ça. Lui-même ne voudrait pas d’une si lourde responsabilité, porter les sacs de ses collègues suffit largement.  L’histoire a donc voulu que les retrouvailles Boyon-Keller se déroulent en présence de Yannick Agnel. Un homonyme de l’ancienne vedette de la natation française. Car on imaginerait pas le vrai Yannick Agnel portant autre chose qu’un slip de bain. Et surement pas un bermuda, des mocassins sans chaussettes et une Su Park à son bras. Keller lui a d’ailleurs demandé s’il était marié. L’ancienne brebis égarée de Fabrice Pellerin a répondu que non mais qu’elle le voulait fortement. Là où l’histoire devient drôle c’est que Keller évoluait dans la même discipline que Xavier Marchand. Le 200 4 nages. Et à la même époque. Et ce Xavier Marchand se trouvait à moins de 5m de la scène puisqu’il est devenu JRI pour France Télévisions.  Le quatuor magique a ensuite pris congé de Keller pour préparer le direct 20 minutes avant l’antenne. Plus qu’il n’en faut pour la mémoire de Boyon.

Maintenant que le soporifique Pasteur a croqué le très énervant Montel, le surdoué Boyon ne devrait avoir aucun mal à récupérer l’athlé. En attendant le vélo ?

Tour de France : Le contrôle orienté

Pour fêter les 20 ans de la fin de l’EPO en vente libre et de la première victoire d’Armstrong, retour sur nos plus belles années. Bernard Hinault ne va pas être content qu’on associe encore le cyclisme et la triche. Alors que maintenant tout le monde est propre.

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S’il a fallu attendre 2006 pour officialiser le dopage d’Armstrong en 1999,  le vrai tournant eut lieu à Courchevel, le 20 juillet 97.  Ce fut le dernier jour de légèreté, celui où l’on croyait encore que tout ce que l’on voyait depuis le début de la décennie était authentique.  Ce jour-là, le Tour a définitivement basculé dans le stand up. Aussi ridicule que le Jamel Comedy Club sans Fabrice Eboué mais beaucoup plus drôle.  On avait bien déjà vu un Letton remporter quasiment trois étapes de montagne consécutives dont un contre-la-montre, en mettant Indurain à plus de 3 minutes, on avait également vu un Danois ridiculiser ses adversaires sur grand plateau dans une des montées les plus difficiles du pays devant un Patrick Chêne gueulard et stupéfait et un Bernard Thévenet admiratif voire jaloux. Mais jamais une équipe entière, Pascal Hervé compris, n’avait osé se montrer sans honte aussi forte sur l’étape reine d’un Tour. La Gewiss de 95 avait ouvert la voie du n’importe quoi, la Festina 97 l’a professionnalisé.

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Wimbledon (2/2) : Andy capé

On  ne voit toujours pas l’intérêt de ce classement. Mais Ivanisevic a jamais été dans aucun autre, alors voici les meilleurs.

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9. Lleyton Hewitt

C’est quoi leur truc aux Autraliens ? Ils peuvent faire trois quarts et une demie en 25 participations, il suffit qu’ils gagnent l’édition 2002, celle avec Shalken, Sa, Malisse, Nalbandian et Lapentti en quarts de finale, pour être des favoris chaque année ?

8. Krajicek alias Stich

C’était grand, ça servait fort, ça a eu des parents qui parlaient un allemand parfait mais ça a jamais été numéro 1 mondial. Bref c’était pas génial mais ça arrivait tout le temps en quart et souvent plus loin. A force, ils ont fini par en gagner un mais personne ne se souvient quand ni contre qui, ni vraiment pourquoi. Il y a des années comme ça.

6. Stefan Edberg

Ce n’est pas uniquement sa victoire en 90, c’est aussi deux demies et un quart à suivre. Après 1993, il est venu faire le nombre et applaudir Bjorkman, c’était pas utile.

5. André Agassi

Comme Santoro, il a connu deux carrières, deux différentes et aussi intéressantes l’une que l’autre. Sauf que la sienne est intéressante. Il a commencé très fort en battant Ivanisevic en finale, mais après il a toujours trouvé quelqu’un de plus fort. Souvent c’était Sampras, parfois Rafter, et malheureusement Todd Martin, Flach et Srichaphan c’est arrivé aussi. Mais il s’est toujours relevé et a fini contre Nadal.

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France-USA : Torrent de boue

Douze ans que le Vestiaire cartonne la planète sport, pardon livre son autre regard sur la planète sport. Mais il n’avait jamais regardé un match de l’équipe de France féminine de foot. Fidèle à sa ligne éditoriale élitiste, notre spécialiste a donc regardé la rencontre la plus importante de l’histoire des Bleues pour juger de leur vrai niveau. Ce jour où il fallait sortir le match de sa vie. Si c’est ça le match de leur vie, on pourrait croire qu’une bonne partie des joueuses n’avaient rien à foutre là.

Voici donc ce qu’il faut penser de la prestation de la bande à Corinne Diacre qui n’est pas la seule responsable du fiasco, à moins qu’elle n’ait pas eu que ça en stock. Car évidemment dominer à ce point, prendre deux buts et n’en marquer qu’un seul est un fiasco si l’on prétend viser le titre mondial. Sinon il fallait commencer par dire que sept joueuses sur onze n’avaient pas le niveau d’une victoire en Coupe du monde.

Elles mériteraient d’être Américaines ou au moins championnes du monde…

Sarah Bouhaddi : La voir devenir championne du monde n’aurait pas fait tâche. Elle a tout fait comme il faut, au point qu’on aurait aimé qu’elle tente de faire taire Margotton, et ses envolée écrites à l’avance pour essayer de marquer l’histoire du commentaire. Il marquera l’histoire de la famille Margotton, c’est déjà bien. Quant à Bouhaddi elle aurait pu mieux placer son mur. Mais bon les Bleues auraient aussi pu marquer trois buts ou mieux défendre sur le 2-0.

Wendie Renard : Pas top sur le 2-0, elle marque un but et a souvent évité à son équipe de couler. On dit d’elle qu’elle est la star mondiale de la défense. C’est vrai même si les publicitaires l’obligent à s’attacher les cheveux.

Amel Majri :  Elle se fait défoncer par l’ensemble de la presse qui ne dit pas tout le temps des conneries, mais cette fois, si.  Majri a été l’une des seules à la hauteur d’un quart de finale. Vive et impressionnante en première mi-temps, transformant parfois ses adversaires en collégiennes pendant la récréation. Un peu cramée en deuxième mais là, il faudrait plutôt s’en prendre au staff. Le même staff qui l’utilise surtout offensivement, et c’est bien logique, sans prévoir de couverture derrière, alors que visiblement elle ne défend pas. Du coup ça fait 2-0. Et en plus, on lui reproche de ne pas avoir assez produit en attaque ou d’avoir été brouillonne.  Mais s’il n’y avait eu que des Amel Majri hier, les USA en auraient pris cinq ou six.

Kadidiatou Diani : Le pendant parfait de Majri. C’est clairement la meilleure joueuse de la rencontre, elle doit ne pas être loin de l’être du monde. Sortir un tel match en quart de finale de Coupe du monde ne ment pas. Certains lui reprochent de ne pas avoir marqué. Et elles servaient à quoi les autres alors ?

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