Les intouchables : Gouverner, c’est Federer

C’était il y a plus de dix ans*. Roger venait de prendre sa retraite et Le Vestiaire avait fait son choix avant même que Nadal et surtout Djokovic n’écrasent ses restes.

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Pour sa 18e finale en 22 Grand Chelem,  le plus grand joueur de tennis de l’Histoire avait déjà gagné le droit de rejoindre Michael Jordan dans le panthéon des intouchables du Vestiaire.

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Ligue 2, Girondins 1992-2022 : Une partie de Bez

Après le Parc Lescure, et Dugarry, le club entier a fini par disparaître de la Ligue 1, feu division 1. De Bordeaux, il ne reste donc plus qu’un ancien joueur cannois né à Marseille. 

Au commencement ou presque il y avait de Harder. Rien à voir avec les films pour adultes désormais ouverts à tout le monde grâce à la non régulation d’Internet. Il y eut ensuite Claude Bez. Toujours rien à voir.  Avec un peu de fric, de magouille, Lacombe, Giresse, Chalana, Tigana et Aimé Jacquet, ça faisait déjà rêver.

Et pourtant c’est sous Afflelou en 1996 que Bordeaux livra le plus grand match de son histoire. C’était avant que Lescure soit baptisé Chaban et déménage sur l’autre rive. Entretemps des Luxembourgeois et des Allemands ont possédé le club qui appartenait pourtant à M6. On y comprend plus rien et ça s’est pas arrangé avec les Américains et le banquier qui a suivi. Heureusement il reste les souvenirs.

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Tour de France : Pinot, simple fric

Peut-on gagner deux millions par an et ne rien gagner du tout ? Pourtant on l’appelait le Petit Prince.

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Si Bardet serait sans doute le meilleur dans un cyclisme sans dopage, Pinot lui serait à la même place. Nulle part.

C’était en 2012. Vélo magazine avait engagé la même voyante que tennis magazine.  Ainsi, quand ce n’était pas Jalabert, le nouveau Hinault, c’était Leblanc ou Virenque. Quand Hinault n’a plus eu de successeur, sont venus les Moreau, Chavanel et Moncoutié, parfois même Casar, qui valait mieux que Jacky Durand. Et puis l’âge d’or a sonné sans prévenir. Voeckler 4e, Rolland 10e, c’était tellement beau que Jean-Christophe Péraud (9e) resta un simple médaillé olympique. Le troisième larron sera un jeune, et ce sera un FDJ n’en déplaise à Madiot. Thibaut Pinot était donc né avec la même 10e place que Rolland l’année précédente. Ça valait bien un site Internet qu’on a arrêté d’alimenter en 2019. On a quand même fait un best-of comme Enrico Macias.

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Athlé, 100m, Arron, : Christine is the Queen

Elle est toujours recordwoman du monde du 100m. En espérant qu’elle n’ait jamais rien pris.

Fraser-Pryce, Thompson-Herah, Jackson : le sprint jamaïcain a gardé ses méthodes. Ben Johnson n’a qu’à bien se tenir. Pas vu, pas pris.

Griffith Joyner était sur le point de finir de digérer toute la merde avalée durant sa carrière lorsque se présenta Christine Arron en finale du 100 m des championnats d’Europe de Budapest. 10 secondes et 73 centièmes plus tard, elle venait de réaliser la course la plus rapide de tous les temps, un chrono qui ne sera sans doute jamais battu par une athlète normale, comme Marion Jones ou Christophe Cheval.

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France-Allemagne 1982 : Le barbier de Séville

Combien de temps faudra-t-il encore ignorer le rôle de Jean-Luc Ettori dans le drame.

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 Toutes les générations qui ont grandi ou vécu avec les petits tacles coquins de Thierry Roland à l’égard des populations exogames, telles que les Portugais, les Yougos, les Asiatiques, les méditerranéens, les orientaux ou les Corses, connaissent bien Michel Hidalgo et un peu Jean-Luc Ettori. Même si personne n’a jamais répondu à la principale question qu’on se posait à son propos : deux t ou deux r dans son nom ? Car le reste, il faut bien le reconnaître, on s’en foutait. Qu’il ait occupé 40 ans les cages d’un stade vide, qu’il n’ait jamais trouvé l’adresse d’un barbier ou qu’il n’ait pas été au courant du changement de look de Cabrel, peu importe. En revanche, certains ne sont pas loin de penser que s’il n’avait pas existé, la France aurait déjà trois Coupe du monde à son palmarès.

Pour la première fois, le Vestiaire va donc remettre en cause la théorie officielle sur Séville 82. Pierre-Louis Basse paiera-t-il une nouvelle fois la taxe d’habitation de son loft des Alpilles avec ? Peut-être. En tout cas, on pensait que tout avait été dit sur ce match : le plongeon sans casque de Battiston, le Kata de Schumacher, le bisou de Platini à son ballon, la défense française catastrophique mais pas plus que d’habitude, le Tresor de Giresse et Rummenigge. Tout le monde a évidemment une part de responsabilité dans cet échec.

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Mais Ettori possède peut-être une petite part du gâteau supplémentaire voire une grosse qu’il partage avec Hidalgo qui en a fait son titulaire. Jean-Luc Ettori a 9 selections en bleu, dont un bon paquet lors de cette fameuse Coupe du monde qu’il a débuté comme son équipe par une branlée contre l’Angleterre. Sa responsabilité n’est engagée que sur le deuxième but comme le rappelle Dominique Le Glou. Mais ça aurait dû être suffisant pour l’écarter. En demie, ce qu’on lui reproche ce n’est pas de ne pas bouger un poil de son cul sur l’ultime tir au but de Hrubesch : ce serait injuste, il ne l’a pas fait non plus sur ceux de Kaltz et de Rummenigge. En fait il n’a plongé qu’une fois sur six. Le reproche n’est pas non plus la 108ème minute où peut-être occupé à apprécier le reflet de sa moustache dans ses bouclettes il choisit de ne pas intervenir sur le centre de Littbarski afin de permettre à Hrubesch de bien ajuster sa tête, avant de choisir de ne pas sortir au devant de Fischer qui a donc pris le temps de se retourner dos au but, de basculer en arrière, de tendre sa jambe droite vers le ballon le tout sous le regard admiratif de Jean-Luc. Avant de l’exécuter à bout portant, à l’aide d’un simple ballon rappelons-le pour lever l’ambiguïté. Si Goering avait su.

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Tennis, Wimbledon : Boris précaire

Becker en taule, intéressons-nous à son second dans la légende. Un type que tout le monde, mais alors tout le monde a oublié. Ou que personne ne connait. Au choix

 

Pourtant il a réussi ce que seulement dix joueurs ont réussi en 30 ans. 

Il n’aimait pas l’Australie. Les kangourous, le surf, l’opéra de Sydney c’était pas son truc. L’open de Melbourne encore moins. En deux participations, il n’aura jamais connu le montant de la prime offerte aux huitièmes de finaliste. Stich, c’était l’Allemand de service tout en étant efficace au service. Toujours un truc en plus qu’Alan Rickman ou Jeremy Irons, les frères Gruber ennemis de John Mc Lane.  Références qu’évidemment les nouvelles générations adoratrices de Stranger Things ne saisiront pas. Qui a dit crétins ? Revenons à Stich. Brun, l’air un peu simplet, moins bon que Becker mais meilleur que Goellner.

Stich large, sans alcool

C’était un peu le Cedric Pioline du riche. Sorte de Zverev en bon. Comme notre français à l’air constipé, il a fait finale à Wimbledon et US Open, presque comme son compatriote aussi. A la différence des deux, il a gagné Wimbledon et il a franchi le dernier carré à Roland Garros sans se tordre la cheville, avant de se faire mitrailler par Yevgueni Kalachnikov en 96. Pioline fut d’ailleurs le dernier joueur à l’avoir battu en demi finale à Wimbledon en 97. Becker se tapait-il sa femme parmi son million de conquêtes ? En tout cas leur relation fut très tumultueuse, comme le sont souvent les rapports entre deux grands joueurs d’un même pays. Agassi et Courier, Agassi et Sampras, Edberg et Enqvist, Paire et Gaston, Rinderknecht et Mannarino, Loth et Chamoulaud ou Beaudou et Lartot. Le haut fut leur victoire en double aux JO de 92. Le bas fut leur défaite en Coupe Davis en demi finale en 95.

Pendant ce temps-là  Djoko se demande si ça vaudrait quand même pas le coup de capter la 5G.

D’Esposito à Marchand : Franck exposé tôt

Qui n’a jamais été champion olympique, ni champion du monde alors qu’il était le meilleur ?

Avec Stephan Caron et Catherine Plewinski, Esposito c’était le pionnier. Mais à l’époque seul Jean Boiteux savait à quoi ressemblait une médaille d’or. 

Les abonnés de Canal+ s’en souviennent très bien. Le commentaire sportif est né là, dans la psicine de Barcelone, quand Francky, 21 ans à peine, participe à ses premiers JO en 1992 sous les yeux et la voix criarde d’Eric Besnard.  Au milieu d’une natation française encore naufragée il prend tout de même le bronze et ne termine pas si loin de Melvin Stewart. Il ne fait alors aucun doute que le papillon antibois va  s’envoler. Mais pas trop haut, hélas. Quatre fois recordman du monde, quand même, en petit bassin, recordman d’Europe en grand bassin et médaillé d’argent mondial en 1998, voire multiple champion d’Europe. De quoi le considérer comme une légende de la natation ? Peut-être. Si en vrai il n’a jamais rien gagné de sérieux, car il ne savait pas ce que cela signifiait, c’est en le voyant perdre partout que ses successeurs ont décidé de gagner tout le temps.

Pendant ce temps-là, il n’a pas non plus réussi à devenir l’entraîneur qui fait gagner. Il a eu Thibaut Mary, quand Nicolas Castel et Bob Bowman ont forgé Leon Marchand. Quand ça veut pas, ça veut pas. 

Roland-Garros, Tsonga : Jo le papy

Quand on demande à Forget pourquoi aucun Français n’a remporté de Grand Chelem depuis Noah, il répond que c’est de la faute à Federer, Nadal et Djoko. Guy ne dit pas toujours n’importe quoi, mais souvent quand même, le résultat étant toujours un bon paquet de pognon à planquer. Et là ?

Ci dessus l’autre type qui aurait pu gagner un Grand Chelem. Mais pendant trois mois seulement.

La carrière de Jo est à l’image de son discours de retraite et de son dernier match. Inaboutie et truffée de fautes.  Et ce n’est pas la faute des autres. La preuve.

A deux jours de la finale de l’Open d’Australie 2008, Christian Bîmes, que tout le monde a oublié sauf la justice, avait prophétisé qu’un Français pouvait gagner un Grand Chelem. Ne croyez pas qu’il avait dans dans le gosier un coup de trop, financé par la généreuse fédération française de tennis. Il venait d’assister comme tout le monde à la démonstration de Jo le maxi contre Nadal. Avec le recul son plus bel exploit fut surtout de donner de l’espoir à tout un pays orphelin de Grosjean, Pioline et Chamoulaud. Pas de Forget, faut pas trop déconner quand même, il a gagné que Bercy. 

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PSG, Mbappé, Qatar : Le Doha dans le Q

Il est rare que Deschamps commette deux fois la même erreur. Comment va-t-il se débrouiller pour ne pas aligner Benzema et Mbappé en même temps au Qatar ? Le Graet a sans doute une idée pour le second, vu qu’il lui a su lui demander de fermer sa gueule. Et qu’il avait réussi à virer le premier à l’époque.

La tête de gondole du PSG a donc discuté durant des semaines avec les dirigeants de son ancien nouveau club à propos du projet sportif. Une conversation qui a fini par convaincre le gosse, surdoué mais pas très malin, que les choses allaient changer. Ça tombe plutôt bien, il n’avait pas très envie de partir. Le Vestiaire a donc accepté de se plier à la propagande et de se pencher sur ce fameux projets sportif qui tenait jusqu’ici en trois points.

Donner plus d’argent que les autres clubs à des noms ronflants
Depuis l’arrivée du Qatar aux affaires, le prof de tennis de l’Emir a plutôt bien réussi cet aspect de sa mission. Beckham, Ibrahimovic, Neymar ou Messi se sont ainsi succédé sous l’ancien maillot de Jérôme Rothen, sans toutefois la sueur de ce dernier à l’intérieur. Pour faire évoluer cette partie du projet, il faudrait donc désormais donner moins d’argent à des noms moins ronflants. Ce qui semble du domaine du possible vu que Lewandowski, Benzema et Haaland sont occupés ailleurs. Attention quand même, le premier cité n’a pas encore de point de chute. Et Monsieur Campos a sans doute d’ores et déjà une liste de tous les latéraux et milieu de terrains un peu connus et un peu chers.

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Liège, de Vandenbrouke à Pogacar : Gilbert bécots

Depuis que Jan Ullrich a pris Lance Armstrong comme psychothérapeute, sans grand succès, il faut bien avouer qu’on s’ennuyait un peu. Cancellara, Boonen, Sagan, Kristoff et Kwiatkowski, pardon, et compagnie c’était sympa mais ça dominait pas assez. Puis Gilbert est revenu et Van der Poel, Alaphillippe, Fuglsang et Hirschi sont arrivés. Et Pogacar.  Juste avant Liège-Bastogne-Liège hommage à Francky, vingt-trois ans après.

C’était un plaidoyer vivant contre le dopage, c’est ensuite devenu un plaidoyer mort. Pourtant Liège-Bastogne-Liège existe encore, mais plus Francky. Tonton Jean-Luc espèrait que Fifi Gilbert lui succèderait, on ne lui as jamais souhaité. Ni à Julian Alaphilippe ou toute la clique qui donc ne se dope plus.

Avril 1999. C’est la première année du renouveau, oubliée l’affaire Festina, le cyclisme a changé de visage. Il porte celui de Franck Vandenbroucke, un jeune belge péroxydé comme la plupart des cyclistes surdoués, et qui malgré deux chutes au Tour des Flandres a fini deuxième. Entre temps, le vélo est devenu une science exacte : il est favori, il va gagner et il annonce même comment. Un peu comme Armstrong et beaucoup comme Pogacar. Par un démarrage dans la côte de Saint-Nicolas à 700 m du sommet. « C’est là que je vais attaquer dimanche et pas ailleurs. » Un peu d’arrogance n’a jamais tué personne.

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Tony Vairelles: « La fin d’une loft story! »

Avant de presque devenir un producteur de télévision à succès,  et d’être presque de nouveau incarcéré, Tony Vairelles avait presque pêté les plombs devant une discothèque. Il avait aussi (presque) donné une interview au Vestiaire.


Tony, on vous avait quitté en prison il y a onze ans, vous venez de faire appel pour ne pas y retourner,  après avoir tenté de devenir une star de la télé réalité. Comment avez-vous réussi cet exploit ?

J’avais déjà réussi à ne pas être sélectionné pour la Coupe du monde 98 alors qu’il n’y avait que Guivarc’h en attaque. Ensuite j’ai fini remplaçant à Bordeaux alors que Duga était titulaire. Vous pensez bien que j’ai des talents cachés.

Comme celui de tireur d’élite ? Racontez nous encore ce qu’il s’est passé devant la discothèque les Quatre As en 2011.

Comme je l’ai déjà raconté, j’arrivais pas à dormir cette nuit-là, les poules faisaient trop de bruit dans le salon. J’ai eu un petit creux et comme le frigo était vide depuis que j’avais coulé Gueugnon, on avait décidé avec mon frère Fab d’aller chasser quelques pigeons à la carabine à plomb. Et là, pas de chance, j’ai tiré à côté. Comme pendant toute ma carrière.

Qu’avez-vous fait des armes ?

Elles sont dans la caravane de mon pote Manu. C’est celles qu’il utilise sur son stand de tir aux ballons.

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Rugby, France-Angleterre, Colonel Fabien, acte 6 : Suck my coq

Pour le dernier match de préparation avant la finale de la Coupe du monde, le Colonel a vu les choses en grand. Aligner son équipe B. C ?

Liquider les Anglais. 27 ans qu’il attendait ça.

Pendant vingt ans, voire trente, nous avons tous eu l’impression de ravaler sans cesse notre vomi. Il y eu certes cette demi-finale à Twickenham où le Colonel, déjà là, utilisa Richard Dourthe comme bélier pour enfoncer Lomu. Mais ce fut bien là le dernier soubresaut d’une véritable équipe de France conquérante, joueuse, belle comme une réception de Sadourny sous une chandelle de Rob Andrew ou de Mike Catt, on ne sait plus trop. L’acte de décès du rugby français fut donc constaté le 22 juin 1995 en infligeant une branlée monumentale à l’antepénultième grande équipe d’Angleterre qui nous avait tant martyrisés avant de se faire marcher dessus par Lomu. Et devinez quoi ? Le demi de mêlée s’appelait Fabien. Il s’agissait bien là, déjà, du Colonel. La bande à Will Carling paya l’addition pour le quart de finale 91, le bisou de Mr Hilditch à Moscato, la propagande de Mandela et la montre en or de Derek Bevan. Mais, peu importe la troisième place, en même temps que la Coupe du monde, on venait de leur voler leur âme.

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Ligue 1, PSG encore humilié : Le vilain petit Qatar

On ne va pas faire semblant de se souvenir de l’époque Hechter ou du titre de Gérard Houiller. On ne va pas non plus faire comme si le Paris Saint-Germain était encore français. Monaco l’est sans doute davantage. Il n’est pas non plus un club, même Bordeaux y ressemble plus.

Il fut une époque où Paris était un grand club, en tout cas plus grand que Lyon ne l’a jamais été. Voici les cinq plus grandes dates de l’histoire du grand PSG, de sa naissance à sa mort en 1997.

8 décembre 1992 : Ceux qui ont l’âge d’avoir connu le décodeur Canal+ quand il ressemblait à un gros répondeur téléphonique se rappellent parfaitement que le Grand Paris est né un peu avant l’époque où Denisot recevait Nagui afin de se foutre de la gueule de Reichmann qui allait présenter les Z’amours et était déjà imbuvable. Le premier souvenir de ce PSG est évidemment, Anderlecht et la tête de Kombouaré qui savait encore situer sur une carte l’île des Pins, Saint-Louis et Lifou. Ensuite il y eut Zamorano, Valdo, puis de nouveau Kombouaré. C’était de la C3, diffusée sur Canal avec Gilardi qui supportait Bietry, mais on adorait ça. Puis Baggio a mis fin à l’histoire. Normal c’était Baggio.

15 mars 1995 : Le comité de censure du Vestiaire a longtemps hésité avant d’accepter de remettre dans la lumière Vincent Guérin. Trop frisé sans doute. On aurait préféré rappeler que l’année d’avant, Ricardo et le président du Liberia avaient claqué le beignet du Real de Butragueno avant se faire claquer en demi par Arsenal. En tout cas, c’étaient des exploits. A l’époque on sortait le Barça en Ligue des champions et le Milan AC en profitait pour se faire humilier par le grand Ajax. Et ça commence à faire pas mal de demies.

8 mai 1996 : Inutile d’en dire beaucoup. Luis Fernandez qui entraîne NGotty, Noah qui prend du pognon à Denisot et une équipe en bois en finale. C’était la Coupe des Coupes, ça n’existe plus mais même les collégiens en voyage scolaire dans le Cantal trouvent une télé pour regarder. Et trouvent le moyen d’être émus.

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PSG encore humilié : Le cas tarit

C’était il y a deux ans. Le Vestiaire était sorti de sa torpeur décennale le temps d’une pige pour régler son compte au PSG d’une dernière balle à Blanc.  Nous avions alors rappelé les principes constitutionnels du droit du Football qui permettent à un club d’aller loin en Ligue des champions. Les pétro dollars ont-ils vraiment respecté toutes les règles ? Autopsie.

© France football

1. Neymar aux canards

Dans un sport où l’argent est la seule règle morale, les Qatari parisiens s’étaient pourtant montrés les plus malins côté business. Acheter MBappé qui n’a encore rien prouvé, plus cher que Zidane ou Cristiano au sommet de leur art, était malin. Voler Neymar au Barça faute de pouvoir se payer Messi n’était pas en reste. Acheter Messi et Ramos, une fois retraités,  sportivement c’est un peu plus con.  Les rois du cheikhier ont oublié une chose en observant Tapie et Berlusconi travailler. Tous deux n’avaient pas Kimpembe dans leur effectif, et ils étaient conseillés par des gens qui s’intéressaient au football. Pour être précis, si on veut gagner des matchs importants il faut certes savoir payer autre chose que les joueurs mais aussi avoir le bon joueur. En les prenant tous, ils pensaient bien tenir la solution.

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PSG, l’echec de Leonardo : Leo messie

Il n’est pas un supporter parisien à ne pas regretter le temps béni où Denisot consultait des Marabouts avant d’affronter des Roumains. Depuis, la Roumanie ne joue plus au foot et Paris n’a plus gagné un match important ou presque. Peut-être parce que son vrai marabout était Brésilien.

Quand Leonardo débarque à Paris en 1996, il a trois avantages sur Rai. Un, il n’est pas Rai. Deux, il réussit sa première saison. Trois, son frère ne portait pas barbe et moustache quand Maradona jouait encore. Et quatre, il peut se faire un Mélanésien à mains nues. 

Leonardo était l’archétype du meneur de jeu moderne : ni très rapide, ni très décisif, ni très technique, il jouait même latéral dans l’équipe de Romario. Ce n’est pas un problème, il est gaucher et surtout élégant. Elégant comme un voyou tabassant un Américain en pleine Coupe du monde. Lors de sa première journée sous le maillot de Toko et Dely Valdes, il marque mais est remplacé par Allou, le destin est parfois rieur. La D1 est quand même son jardin, il en mettra six de plus jusqu’en octobre, zéro de plus jusqu’en mai. Mais il ressemble à Laurent Fournier, ce qui permet de croire que parfois il est bon. Heureusement, Leonardo était gaucher et élégant. Il avait déjà cette belle gueule de directeur sportif qatari. Déjà, le costard lui va mieux que le maillot du PSG, même s’il y a Opel marqué dessus à l’époque où il n’en a que 14 dans son garage. Le goût prononcé pour les vêtements qatari viendra un an plus tard et cette fois il y aura Porsche marqué dessus.

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JO, Biathlon : Daehlie d’initié

A l’occasion du triomphe français, Le Vestiaire se souvient que le biathlon n’est pas qu’un sport de femmes et même aux Jeux Olympiques.

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Lillehammer, ce n’est pas seulement le sacre d’aucun athlète français. C’est aussi le sacre du meilleur biathlète français de l’avant Defrasne, Poirée, Fourcade, Fillon-Maillet ou Braisaz-Bouchet. Candeloro aura la seule médaille. 

Ce 20 février 1994, c’était son jour. Patrice Bailly-Salins arrive à Lillehammer criblé de certitudes et il ne se doute pas que les dossards des commissaires de courses le seront eux aussi quelques heures plus tard. Spécialiste du sprint sur 10km, à moins que ça ne soit du 20km, Bailly-Salins est intouchable. Continuer la lecture de « JO, Biathlon : Daehlie d’initié »

JO Pékin, Papadakis-Cizeron : Isabelle et Paul dechaînés

Cizeron et Papadakis, en plus d’être l’un des plus grands duos de l’histoire, presque au niveau des Brunet,   s’inscrivent dans une grande lignée de couples de danseurs comme Moniotte-Lavanchy, Fauve Hautot-Jean-Marie Bigard, Anissina-Peizerat ou Pechalat-Bourzat où on ne savait jamais trop s’ils dormaient ensemble ou non. Souvent c’était non et pas toujours parce que chacun préférait les hommes ou que l’une préférait Dujardin. Il y a eu aussi les fratries et là en principe on savait.

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Février 1992, Jean-Claude Killy et Michel Barnier s’en foutent plein les poches et à l’époque Bernard Laporte et Mohed Altrad ne sont même pas aux affaires. Pas celles-là en tout cas.  De l’argent, bien sûr, du bronze aussi. Mais de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde.

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JO, saut à ski : Dessum chic

Ce jour-là, la sixième place de Nicolas Jean-Prost aurait dû alerter la DTN. Encore aurait-il fallu qu’il en existe une pour le saut à ski. Un jour peut-être.

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Nous sommes le 22 janvier 1995. Depuis le lointain Japon, Nicolas Dessum se plante. Loin de lui l’envie d’imiter Sandra Laoura ou Karine Ruby, il est simplement le porte-drapeau de nombreux sportifs français. Sa première place à Sapporo, loin devant Janne sans Serge Ahonen, sur le grand tremplin, posa la question sur laquelle auront buté successivement Fontaine, Absalon, Estanguet, Martin, Poirée, Lincou ou Brandon Lee : dominer un sport majeur, ça sert à quoi ?

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La Légende JO : Olivier à l’amende

 Grospiron n’a toujours pas fait de petits même s’il peut vous apprendre à être heureux pour moins de cinq cent euros.  Il a au moins déjà fait un malheureux. Il s’appellait Olivier Allamand ? Valait vraiment mieux s’appeler Edgar.

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Si vous le croisez un jour dans les environs de Belle Plagne, ou que vous allez même jusqu’à lui louer des skis, surtout ne lui parlez pas d’Edgar Grospiron. Le sympathique Edgar qui lui a tout piqué. Il faut dire qu’Olivier n’avait pas grand-chose.

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Superbowl, Tom Brady : Des Bills mentaux

Comme souvent depuis sept ans que la première version de cet article a été commise, nous republions notre classement des 10 meilleurs quaterbacks de ces 25 dernières années. Comme à chaque fois, certains vont demander l’entrée de Kurt Warner mais pas de Patrick Mahomes et d’autres la première place pour Brady. Cette fois, on est convaincu, comme l’était Joe Montana par Didier Roustan il y a bien 30 ans désormais.

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10. Jim Kelly

Ce classement n’étant pas réservé qu’aux puristes, il aurait été difficile de ne pas mettre Kelly dixième tant il s’est troué au cours des 4 Superbowls qu’il a disputés. Il a pourtant considérablement fait évoluer le jeu, réussit à lui seul à emmener des Bills sans âmes jusqu’à la nuit magique. Marino non plus n’a rien gagné, mais la manière est moins humiliante que pour Jim.

9. Elie Manning

S’il n’avait pas un frère qui s’appelait Payton, on saurait sans doute qu’il s’appelle Elie. Il a gagné des Superbowls mais qui s’en souvient ? Pourtant c’était il n’y a pas si longtemps.

8. Dan Marino

On vous le disait à l’instant, il a pensé à jouer longtemps pour soigner ses stats à défaut de son palmarès. Plus fidèle à ses dauphins qu’à sa femme, Marino était le le joueur vedette du milieu des années 90 peut-être parce qu’on préférait les losers. C’était le roi des yards gagnés à la passe mais c’est comme Stockton, ça veut pas dire grand chose. Huitième quand même.

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Handball, Karabatic fini : Cesson pour toujours

Que restera-t-il de Nikola Karabatic dans la mémoire du sport ? Sans doute une place à part de meilleur joueur de handball de tous les temps. Et dans celle des paris en ligne et de la justice ? Que le 1er février 2017 il a été condamné à deux mois de prison et 10 000 euros d’amende pour escroquerie. On veut bien lui faire cadeau de sa pathétique fin de carrière aux championnats d’Europe. Et la photo avec maman, on pardonne ?

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Alors comment Karabatic est-il parvenu à salir pour toujours son immense carrière. Comme dirait la vieille série policière de TF1 : voici son histoire.

Une enquête réalisée et publiée grâce à feu le service handball du Vestiaire.

Il était une fois le 12 mai 2012 et Cesson, un club de handball aussi connu que Brax, Champcevinel ou Casteljaloux. Mais un peu moins bon quand même car la Bretagne ne vaut évidemment pas l’Aquitaine. A l’époque, ils sont 9èmes du championnat de France de D1 sur 14 et n’ont que 3 points d’avance sur le dernier et s’apprêtent à affronter le leader du championnat, Montpellier et son effectif international qui a tout gagné. L’affaire commence là : des joueurs montpelliérains vont parier sur l’avantage des Cessonnais à la mi-temps. Parmi eux, le plus grand mais peut-être pas le plus intelligent de tous. Nikola Karabatic.

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Jan Ullrich, la rechute : Rudy la truffe

Les anciens junkies ne finissent pas tous en hôpital psychiatrique après avoir agressé une prostituée. Il y en a aussi qui se suicident. Et les autres ?

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Tout commence le  20 juillet 1996 à Saint-Emilion.  Lors de l’avant-dernier Tour de France avant la découverte du dopage. L’histoire a même oublié le nom du vainqueur. 

Un vainqueur qui aurait pu être danois. Il l’avait même été un temps. Certains l’avaient vu se balader en jaune sur les routes girondines. En deux étapes, il avait plié la course. Une petite dose dans les Alpes, une plus grosse dans les Pyrénées et Thévenet manqua de s’étouffer avec les glaires de Patrick Chêne. Ça, on vous l’a déjà raconté. Mais ce matin-là, au départ de Bordeaux, notre vieux chauve n’est pas très bien. Le dosage de Berzin n’est décidément pas le meilleur, les 70 km/h seront difficiles à atteindre, autant oublier tout de suite les 80. Il mise quand même sur l’aérodynamisme de son crâne pour limiter les dégâts. Mais son jeune coéquipier allemand, deuxième du classement général à quelque 4 minutes, table lui sur une jolie casquette à l’envers. Magie du vélo, c’est le bon choix.

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La légende Ballon d’or : Papin de sucre

L’Olympique de Marseille a eu Gignac, Ravanelli, Mitroglu et maintenant Gerson. Mais aussi Drogba, Anderson et Skoblar. Et surtout Papin, mais hélas à Bari il n’a pas marqué. Depuis il entraîne Chartres.

C’est le plus grand avant-centre français de tous les temps, un des cinq meilleurs au monde et pourtant, il ne viendrait à l’esprit de personne de le citer dans un tel classement. Mais Christophe Horlaville, a-t-il marqué 28 buts en 37 matchs de Coupe des Champions ?

28 juin 1986, on joue la 43e de minute de France-Belgique. C’est l’instant que choisit un attaquant frisé de 22 ans, pour marquer le deuxième but de sa carrière en Coupe du Monde. Le dernier. Le meilleur ratio buts marqués matchs joués de l’Histoire moderne des Bleus, celle après Fontaine, n’aura donc plus jamais d’autre occasion à ce niveau, à la différence de Guivarc’h, qui n’en fera pas meilleur usage.

Il ne sera jamais Just Fontaine, mais il ne sera jamais Florian Maurice non plus, la malchance, parfois, s’arrête. La suite ne sera qu’une succession de mauvaises fréquentations. 185 buts olympiens en évoluant aux côtés de Bruno Germain. Un déménagement fortuit chez Marco Simone à une époque où on ne déménageait pas chez les Simone car la suite parentale était déjà occupée, comme souvent, par un Néerlandais. Avant d’aller payer quelques bières de remerciement à Kostadinov. Et enfin Baup finit par lui filer un coup de pied au cul pour aller vérifier les légendes sur le climat breton. Baup, déjà.

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Affaire Hamraoui : L’ablution des Abidal

Grosso modo, la ferita del campione ça veut dire que le mec se prend pas pour de la merde. A-t-il le recul necessaire ?

Il suffit parfois de taper « Abidal » dans le moteur de recherche du Vestiaire pour découvrir toute l’oeuvre d’un héros de notre temps. Plus qu’un joueur, c’est un monsieur catastrophe devenu mari catastrophique que nous vous proposons de redécouvrir.

23’31

France-Italie 2008. La plus rapide, et peut-être la mieux construite de toutes ses oeuvres, avant le coup de la carte sim, à un poste d’arrière central qu’il estime le sien, contrairement à l’ensemble de ses entraîneurs. Le chrono affichait déjà 3’42 » qu’Abidal lançait Luca Toni de la tête. L’Italien avait prouvé tout son goût pour le haut niveau à Munich, à moins que ce ne soit à la Fiorentina. Il confirme : seul face à Coupet, il se permet la gourmandise de tirer comme une merde à deux mètres du poteau, ce que tout bon avant-centre aurait fait à sa place. Mais, comme le dit le proverbe, si c’est dedans, c’est pareil, même si pour Maurice il faut nuancer. Alors, vingt minutes plus tard, la flèche Toni le prend de vitesse. Rapide, Abidal peut encore le rattraper pour l’empêcher de passer. Par la droite, par la gauche, les pieds d’Abidal choisissent les deux. Penalty, carton rouge, Boumsong rentre, l’Euro est fini. Colleter et Blondeau ont gardé la VHS.

66’

Chelsea-Barcelone 2009. Ce n’est pas parce que Sagnol continue de donner des conseils en costard à la télé et entraîne de temps en temps, à l’aise comme Marc Cecillon à une réunion de parents d’élèves, qu’il faut toujours l’écouter. Déjà pris dans son dos tout au long de la première mi-temps, Abidal s’accorde une pause pour admirer le jeu de tête de Drogba. Rattrapé par la réalité, dépassé par Anelka, il le colle, l’autre tombe tout seul, carton rouge. C’est cruel, mais le haut niveau c’est pas courir toujours derrière son attaquant. Heureusement, le miracle se produit pour le Barça : Seydou Keita est rapatrié sur le côté gauche de la défense. Chelsea finit par craquer quand Abidal est déjà douché. Déjà privé d’Alves pour la finale, Guardiola peut jubiler.

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Rugby, France-All Blacks, Colonel Fabien, acte 5 : Wallis au pays des merveilles

Qui saurait placer Dumbéa sur carte du monde ? Sacré James Cook. Et la Nouvelle-Zélande c’est lui aussi.

La question était encore en suspens depuis le dernier épisode. Le Colonel donne-t-il plus de plaisir à son public que n’en prend Aaron Smith dans les aéroports ? Le débat semble clos.

Le malaise créé par le magicien Eric Antoine lorsqu’il parle ou esquisse un sourire ne parviendra jamais à égaler les tours du Colonel. Faire disparaître Anthony Bouthier de la surface de la Terre n’était déjà pas chose aisée, mais supprimer Brice Dulin pour le remplacer par un joueur de Pro D2 prénommé Melvyn tient du prodige. A Salem on l’aurait brulé vif. Que faire d’Eric Antoine ? Gardons la résolution de ce problème pour plus tard et enquêtons plutôt sur l’effroyable carnage réalisé par le Boucher de Montgesty qui n’a reculé devant rien pour détruire, ce qui était encore samedi matin, la plus belle équipe du monde. Car il ne faut pas s’y tromper, ce n’est pas un attentat isolé. Il s’agit clairement d’une déclaration de guerre à large échelle. Peal-Harbor 1941 sera désormais qualifié d’amateurisme face l’organisation paramilitaire mise en place par Galthié pour remporter la Coupe du monde.

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Judo, Riner : Teddy pleureur

A force de collectionner les bronzes, il va finir par en couler.

Il aura à peine 35 ans quand il foulera le tatami de Jeux olympiques de Paris. Mais un déambulateur peut-il vraiment avoir un âge ?

Le gentil nounours est donc revenu comme il était parti. En racontant n’importe quoi à des journalistes trop heureux de ne pas avoir à débourser 20 000 euros pour lui poser deux questions. La dernière fois, il se satisfaisait de sa réussite aux JO conclus par une minable troisième place, et un titre par équipes, le même que Guillaume Chaine et son palmarès individuel inexistant, alors que l’ancienne terreur des Dojo venait chercher sa troisième médaille d’or individuelle. Cette fois, Teddy et sa dizaine de kilos en trop, promettait avoir fait le déplacement à Perpignan uniquement motivé par la compétition par équipes. Et pourquoi pas ? Qui n’irait pas s’emmerder un week-end entier sans même une obligation contractuelle ou financière auprès du PSG ? On aurait tous plaisir à passer une journée entière avec Lucas Otmane et Eniel Caroly. Des potes suffisamment ingrats pour le priver encore une fois d’une médaille d’or. Comme on dit, ridicule un jour…

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XV de France : 10 à Lamaison

Il semble si loin le temps où l’on regrettait Camberabero. L’ouvreur qui jouait ailier lors du match du XXe siècle contre l’Australie en 1987.  Jalibert et N’Tamack ont déjà réussi plus de bons matchs en Bleu que Michalak durant toute sa carrière internationale au même poste. Et pour cause, il était bien meilleur en 9. Et du coup en 9 il est pas non plus dans le classement.  

Par Peyo Greenslip Jr

Alors que Trinh-Duc semblait prendre une belle roue d’avance avec une prestation correcte en dix ans, il a finalement explosé en vol. En attendant de voir si Jalibert, N’Tamack et Carbonnel ont le niveau, voici un dernier rappel des cinq meilleurs ouvreurs tricolores de ces 30 dernières années. Un classement qui n’a pas changé depuis neuf ans. Voire vingt. Promis, si la France se remet un jour à gagner le tournoi, on ne le rediffusera plus jamais en l’état.

5. Thomas Castaignède. Le Vestiaire lui avait déjà rendu l’hommage qu’il méritait. Etait-ce une raison suffisante pour l’écarter du Top 5 ? La concurrence est telle qu’il est indiscutable. C’est d’ailleurs sans lui que la France est allée en finale de la Coupe du monde 1999. C’est donc grâce à lui que le numéro 1 est numéro 1.

4. Christophe Deylaud. Moins doué que Castaignède, mais plus durable, à Toulouse comme ailleurs. Il a remporté la Coupe du monde 1995, mais c’est Mesnel qui a disputé la troisième place. Comme quoi, finir sa carrière à Agen n’ouvre pas toutes les portes à part peut-être celles du journal Sud-Ouest.

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Paris-Roubaix : Franco de porc

On aurait pu raconter l’histoire de Duclos-Lassalle. Un cycliste prénommé Gilbert qui remporta au siècle dernier deux fois à la suite l’Enfer du Nord. La première fois en solitaire, la deuxième fois en humiliant un certain Ballerini, coutumier du fait. Voici l’histoire de ce dernier et un peu celle de Paris-Roubaix du coup. Une certaine histoire du dopage. Aussi.

1993 est une époque où on se passionne encore vraiment pour la bicyclette car Willy Voet n’a toujours pas été arrêté à la frontière franco-belge avec de quoi soigner la moitié de la population occidentale.

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Messi au PSG : La retraite par capitalisation

Le championnat de Ligue 1, ancienne Division 1, a souvent été confondu par les plus grands joueurs avec un sanatorium. Et visiblement ce n’est pas fini, en tout cas tant que l’euthanasie ne sera pas autorisée.

Il y a ceux qui décident brusquement de stopper leur carrière, ceux qui ont fini depuis un moment et ceux qui viennent simplement perdre quelques années pour gagner beaucoup. Allez savoir pourquoi, ça tombe souvent sur le PSG. Voici l’équipe-type des phases terminales de ces trente dernières années.

Les gardiens du coffre-fort

Bodart. Lorsqu’il arrive à Bordeaux en 1996, il n’a que 34 ans. Il n’est jamais trop tard pour débuter une carrière.

Menzo. Lorsqu’il arrive à Bordeaux en 1997, sa carrière n’est pas finie. Elle ne commencera jamais.

Mondragon. Metz lui avait offert un passeport pour l’avenir. Rien n’est encore fini.

Chilavert. Le meilleur gardien du monde était Paraguayen. Le plus mauvais était Strasbourgeois.

Kopke. Lorsqu’il arrive à Marseille en 1996, il est surnommé meilleur gardien du monde. Ce n’est pas un oxymore, ça va le devenir. L’OM, à l’époque, ça ne vaut rien. Deux ans plus tard, Kopke, ça ne vaudra plus grand-chose.

Barthez. Pas prolongé à Marseille, il n’écoute pourtant que son courage et signe à Nantes. Ducourtioux est à Sedan. L’amour du jeu.

Dutruel. Sans trop savoir comment, son CV affiche FC Barcelone. Ça n’a pas vraiment servi sa carrière internationale, mais il a obtenu un contrat de deux ans à Strasbourg pour fêter ses 31 ans. Blessé un an et demi, il s’arrêtera là.

Ils assurent leurs arrières

Lizarazu. A son atterrissage à Marseille, en 2004, Liza n’a fait que quatre saisons de trop et un Euro loin d’être pathétique si on le compare à celui de Desailly. L’OM méritait-il un tel respect ? Le Bayern sans aucun doute.

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Tennis, US Open : Bêler Sebastien

Grosjean n’a pas toujours été ce Jean Alesi d’hypermarché. Un jour il a été le nouveau Noah, puis le nouveau Leconte et finalement il n’a même pas été le nouveau Pioline. C’est toujours mieux que nouveau Gasquet, Monfils ou Simon.

cp (2)

La faillite de la bande à Jo est l’occasion de faire un retour sur les vingt-cinq dernières années du tennis tricolore. Comme ça on n’aura pas à humilier Forget. Une période fort peu brillante où se sont succédées, les bouclettes de Pioline, la casquette de Grosjean et le niveau un peu pourri des autres. Pourtant tout le monde avait imaginé que Tsonga et ses copains allaient renverser la hiérarchie.  Bilan : Noah reste Noah. Et Lucas Pouille, Lucas Pouille. Mais lui au moins n’a pas encore disputé sa dernière saison. Voici les cinq meilleurs tennismen des ces 25 dernières années, qui n’ont pourtant rien gagné

5. Gasquet

Plus on avance dans les temps, plus Richie le prodige a des chances de faire partie des cinq meilleurs puisque même Pioline finira par disparaître du classement, sauf si on en allonge la durée. Cette fois, c’est Leconte qui saute à l’ancienneté. Dommage, car une finale à Roland ça vaut plus que des demies à Wimbledon et un quart à Roland. Ca fait, en tout cas, toujours pas lourd pour Mozart.

4. Monfils

En junior il avait tout gagné ou presque. Ensuite rien, ou presque. A Roland c’est le plus régulier des gars à qui on avait promis de dominer le tennis mondial et intergalactique. Le reste de sa carrière ne vaut pas grand chose hormis trois quarts et une demie à l’US Open. Il a aussi rajouté un quart à Melbourne.

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De Maradona à Messi : Le magicien dose

Qui aurait cru qu’un jour Maradona évoluerait au PSG ? Qui aurait cru qu’un gars qui n’a gagné la Coupe du monde que chez les ados, serait considéré comme l’équivalent de Maradona ?

Nous allons maintenant vous raconter ce qu’était vraiment le football argentin. Et vous allez voir que c’est autre chose que Messi.

Raconter l’Argentine sans parler de dictature, d’empanadas ou d’Eva Peron, c’est surtout ausculter le destin de Ramon Diaz. En 1979, il est le meilleur buteur des bleu et blanc champions du monde des moins de 20 ans. Ramon, qui ne sait pas encore qu’il évoluera un jour dans le même club que Rui Barros ou Christopher Wreh, plante à 9 reprises, trois fois de plus que Diego. Mais c’est pourtant Diego qui termine meilleur joueur. Ça sent déjà pas très bon.

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Jeux olympiques, Tokyo : Jeux interdits

Le Japon n’a jamais trop aimé les étrangers. Avec le Covid il les aime encore moins. Alors quand il s’agit de mêler tout ça avec des JO, il les aime plus du tout.

Il est 21h45 jeudi dernier dans le quartier de Ueno, non loin du parc et du zoo du même nom. Comme chaque soir des dizaines de japonais viennent digérer et surtout boire leur journée de travail dans les izakaya, ces tavernes où l’on peut se restaurer sur le pouce. Ici des bières, là quelques brochettes de peau de poulet accompagnées d’Edamame, ces petites fèves vertes bien meilleures que celles que l’on obligeait nos enfants à manger dans les années 90. A première vue, rien ne change par rapport à une soirée ordinaire dans la capitale du pays du soleil levant, hormis un grand nombre d’échoppes fermées bien plus tôt que d’habitude et des rues plus vides qu’à l’accoutumée. A première vue mais pas que. 

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Judo, Riner aux JO : Teddy loser

Personne n’a donc pu inverser la tendance, pas même lui. Le panneau publicitaire de près 2m s’est écroulé, comme prévu. Avant de redécouvrir toutes ces jolies choses ci-dessous, souvenons-nous que le story telling de sa légende a été réécrit : l’hagiographie La quête autoproduite par ses soins et sa boite de com France TV, faisait donc désormais référence à la quête de la médaille de bronze. On avait pas bien compris. Vive la communication.

Même les monuments les plus solides finissent un jour par se fissurer. Celui-là semble avoir été détruit pour toujours. En attendant la quête de la huitième place en 2024.

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Les meilleures équipes de tous les temps (1/3) : Un Pelé et quelques tondus

On avait plus vu une équipe jouer aussi vite et aussi bien depuis bien longtemps. L’Italie, son vieux et ses inconnus a survolé le tournoi en se faisant dominer par l’Espagne. N’est-ce pas le gage des grandes équipes ? Mais où les classer dans l’histoire de ces trente dernières années. On en saura plus l’année prochaine mais on leur garde une place. 

Voici le classement le plus attendu de toute l’histoire du Vestiaire : les 25 meilleures équipes nationales de ces 30 dernières années. Et on commence par 12 à 24.

12. Brésil 2002

Sur le papier, une finale Brésil-Allemagne ça a de la gueule. Sauf que c’est l’Allemagne de Jeremies, Schneider, Bode et Neuvillle, même si Bierhoff et Ziege rentrent à la fin. Sauf que c’est le Brésil de Rivaldo, Ronaldo, Ronaldinho et Roberto Carlos, et Denilson à la fin. La Coupe du Monde était promise à la France alors les autres ne sont pas venus, à part Ronaldo. Dans ces éditions-là, c’est toujours une bande de Brésiliens qui gagne et il y a toujours un Kleberson qui en profite pour signer à Manchester mais pas longtemps.

13. Danemark 1992

On ne les connaissait pas avant à part Michael Laudrup. On ne les connaîtra pas après à part Brian Laudrup. Entre temps ils vont battre tout le monde mais ça ne durera qu’un mois. Et si tout ça était de la faute au gardien de Manchester ?

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Euro 2021 : Les melons d’or

Tout le monde dira que c’était écrit d’avance. Pourtant il était difficile de croire que le miracle de 2018, n’allait pas se reproduire. Que Pavard pourrait encore se faire passer un bon joueur, ni vu, ni connu. Maintenant il est vu et connu.

Comme le quotidien référence, toujours à la pointe de l’actualité, vérifiée ou non, l’écrivait il y a bien longtemps, le sélectionneur des Bleus était à l’époque tout près du PSG. Au moins autant qu’il était proche de remporter l’Euro cette année. La Fontaine avait pourtant annoncé ce qui arrive à la grenouille quand elle veut se faire plus grosse que le boeuf. Dans notre histoire le boeuf, c’est aussi Deschamps.

Il est étonnant que personne n’ait encore écrit ou dit qu’il s’agissait de la compétition de trop. Il faut dire que personne n’en avait émis le soupçon durant les conférences de presse. Inévitable conférence de presse devenue, désormais, la seule source d’information d’un journaliste digne de ce nom. Voilà ce qu’il faudrait se contenter d’apprendre dans les écoles de journalismes qui restent : assister à des conférences de presse, reporter et commenter ce qu’il s’y est dit. Puis éventuellement enquêter à posteriori en regardant à la télévision la mère Rabiot faire chier le père Mbappé. On parle bien des parents, pas des joueurs.

Il y a pourtant toujours une compétition de trop un jour ou l’autre. Certains savent l’éviter, d’autres, aveuglés par l’image qu’ils ont d’eux-mêmes ne l’évitent pas. Il y eut Lizarazu et Desailly en 2004, Thuram en 2008, et bien-sûr Domenech qui n’a semblé faire que des matchs en trop durant l’intégralité de sa carrière d’entraîneur. Certains diront qu’il a fait monter Lyon en Ligue 1, d’autres qu’il y a eu 2006. Il n’en reste pas moins que son Euro 2008 est pas beaucoup plus dégueulasse que le cru 2021 de Deschamps. Et tous les deux avaient Benzema. On connait la suite. Vivement le Qatar.

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