Rugby, TF1 : Christian Jeanpierre tombale 2

Personne ne se souvenait que la genese de Christian Jeanpierre avait été écrite il y 11 ans par notre spécialiste Medias. La revoici accompagnée d’un bref rappel de ce qu’il s’est passé depuis. Il est toujours gentil, assez agaçant, voire insupportable, et en semi-retraite. Et ne connaît toujours pas les règles du rugby. Mais en bon père de famille, il sait meubler une conversation pendant près de deux heures.

© DR

Le 25 mars 2008, Thierry Gilardi nous quittait. Dans les couloirs de TF1, Christian Jeanpierre sortait un mouchoir pour sécher ses larmes de joie.

On ne l’appelait pas Titi Gilardi. Pourtant, outre ses qualités journalistiques, il savait à la fois combler le supporter exigeant type Franck Leboeuf ou Thierry Roland, mais aussi le spectateur de TF1 lambda devenu auditeur du Super Moscato show : le chauffeur de taxi. Il n’omettait pas non plus de s’occuper de madame qui, en faisant la vaisselle, fantasmait sur ses beaux yeux verts et son éternel chat dans la gorge. Un héritage difficile à assumer pour Christian, dont le sourire n’a jamais convaincu belle maman, qui l’appelait toujours Jean-Paul et le jugeait au mieux faux-cul, au pire simplet.

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L’édito : Doha sur la gâchette

Ci-dessous l’affiche de Danse avec les stars de l’athlé

Ci-dessus le champion du monde 2005 du 110m haies

Comme toujours avant d’écrire un édito, tous les chefs de service du Vestiaire ont fait valoir leur avis au rédacteur en chef. Evidemment, le responsable foot souhaitait évoquer le palmarès vierge de Stéphane Moulin qui n’est pas sans rappeler les quinze dernières années d’Arsène Wenger. Comme quoi leur longévité n’est pas le seul point commun. Mais un seul des deux vit à Angers.   La rubrique handball n’avait rien à dire.

Ladji, Ladji, aïe, aïe, aïe
Le rugby à peine plus puisque le meilleur joueur français Sekou Macalou n’est pas au Japon. Les Tonga s’en réjouissent. En cyclisme, le fiasco tricolore n’inspirait personne. Alors c’est donc l’athlétisme qui s’y est collé, même si la version adulte de PML ne prête plus vraiment à rigoler. Ces championnats ne sont pas seulement ennuyeux parce que la discipline est moribonde entre une trop forte dose de corruption, de dopage et une absence de stars pendant que TF1 fait danser la sienne, en se foutant de sa gueule,  mais surtout parce qu’on les regarde par le prisme de Patrick Montel. Personne ne pouvait supporter ses discours bien pensants mais tout le monde adorait l’écouter commenter une course. Même Boyon semble devenu mauvais, à moins qu’il ne foute rien. Ne reste que Diagana qui tente de sauver la maison et le type aux cheveux poivre et sel qui dort et nous endort juste à côté. Un Pasteur dit-on.

Juninho, Lyon : Juni cash et Sylvi gnole

 Pour vous éviter de relire tous les articles jusqu’au 25 mai dernier, revoici ce qu’on vous avait expliqué sur la filière brésilienne de l’OL. On pourrait aussi republier la décote du Rhône.

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C’est grâce au Brésil que Lyon est devenu Lyon. C’est aussi grâce au Brésil que l’Olympique Lyonnais n’a pas fait mieux.  Enquête.

A quoi sert un joueur brésilien ? La réponse est aisée, même pour les recruteurs de Celso Valdeir,  à une époque où les danseurs de samba étaient filmés au camescope Panasonic par Papi sur un stade de la banlieue de Curitiba et recrutés ensuite sur VHS. La même qui permettait d’enregistrer Video Gag ou des programmes plus adultes mais désormais réservés aux enfants grâce à Internet. Pour ceux qui auraient moins de 25 ans, une VHS c’était comme regarder une video Youtube d’un match de 1962. Et Valdeir c’est Lucas Moura, sans la demi-finale retour.  Pour le cas de Valdeir c’est un peu différent car il était international, certes d’un Brésil pas très bon. Mais à l’époque on ne savait pas qu’un Brésilien pouvaient avoir des problèmes pour s’adapter à l’Europe où les attaques à main armée ne sont pas la coutume. On ne savait pas non plus que tous les Brésiliens ne portent pas de tanga et ne sont pas les meilleurs joueurs du monde. Par contre, quand Aulas et Lacombe invitent  Marcelo chez Bocuse pour faire le tri à la fin des années 90, on commence à savoir tout ça. Un Carioca peut rendre une équipe meilleure mais pas toujours.

 

Marcelo salace, épisode 1

Tout avait commencé par Sonny Anderson. Fatigué par ses 44 matchs de liga en deux saisons à Barcelone, le Brésilien s’était laissé convaincre de revenir en France. L’intermédiaire s’appelle donc Marcelo Kiremitdjian, il est Brésilien, un peu Arménien aussi et a joué à Lyon entre 1993 et 1998. Coup de chance, à l’époque ça suffit pour une reconversion. Revenu au Brésil, Marcelo est chargé par Aulas de garder un œil sur les jeunes pousses de son pays. Agent, il n’y avait pas pensé, il signe donc un contrat d’exclusivité. La bonne affaire. Mais pour quelle partie ? Le transfert d’Edmilson à l’été 2000 est une première alerte.

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Rugby, les ouvreurs : Jonny s’en va se faire

Qu’y a-t-il de plus vide de sens qu’un classement des meilleurs ouvreurs de l’histoire ? Un article de Richard Escroc peut-être. Il y a quelques années alors que le rugby avait déserté depuis longtemps les pelouses françaises le Vestiaire avait dressé avec une extrême rigueur le classements des 10 français de ces 25 dernières années. Lamaison l’avait emporté grâce à son Twickenham 99. Sera-t-il assez fort pour déstabiliser Dan Carter dans le classement mondial de ces 25 dernières années ( on a mis 20 sinon on était obligé de faire gagner Grant Fox ou de classer Lynagh) ?


5. Christophe Lamaison

Qui l’eut cru, Lamaison n’a toujours pas fini de payer les dégâts de 1999, le spectacle qu’on vous a déjà raconté 10 fois. Mais si vous n’êtes pas d’accord sortez-nous un match où un 10 a autant pesé, avec une équipe aussi forte en face, au cours d’une demi-finale. D’accord il a rien fait d’autre. D’accord il n’y aura évidemment aucun autre All-Black classé sinon on passerait encore plus pour des brèles. A part ça c’est l’arbitre qui a surtout gagné en 2011 et un peu McCaw. Sacré Merhtens.

4. Rob Andrew

Ils vont pas nous mettre 2 Anglais dans les 3 premiers quand même ? Mais si. Comme ses collègues, à part Larkham et un peu Lamaison, Rob était un joueur magique. Avec ses pieds entendons-nous bien mais c’est ce qu’on attend d’un ouvreur en plus de faire des passes correctement, enfin mieux que Philippe Carbonneau pour être exact. Il a joué la finale 91, c’est-à-dire il y a plus de 20 ans, mais c’est pas vraiment Lynagh qui l’a gagnée.

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Rugby, Coupe du monde : Le French ver

Vous en avez forcément entendu parler. Vous ne savez pas vraiment ce que c’est mais ça ne vous dérange pas. Le nom sonne bien, ça doit être un nouveau courant artistique post-hipster trop tendance, c’est peut-être une chanson de Julien Doré ? Ou un concept un peu naïf, un peu éculé, que les jeunes de moins de 45 ans ne peuvent pas connaitre et que les autres croient avoir connu. Un rêve d’un autre temps qui ne deviendra jamais réalité, un peu comme le monstre du Loch Ness, une victoire des Irlandais face aux All Blacks ou Yoann Huget avec les cheveux propres.

Qu’est ce ? Existe-t-il ? L’a-t-on jamais vu ? Le Vestiaire est parti à la recherche du French Flair. Revoici pour célébrer notre futur exploit contre l’Argentine la plus belle enquête de l’histoire du Vestiaire.

 

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Quand on ne sait pas par où commencer, il faut procéder par élimination. Nous avons émis l’hypothèse suivante : le French Flair ne se trouve ni dans les mains de Vahaamahina contre le Pays de Galles, ni dans les pieds d’un joueur à qui on filerait un maillot bleu et qu’on appellerait Camille. Lopez ou Chat ? A vous de voir. Ces deux pistes mises de côté, notre enquête a débuté comme toutes les autres. Nous avons cherché le French Flair aux endroits où il a été aperçu pour la dernière fois, c’est à dire dans les délires des plus grands mythomanes du rugby français. Nous nous sommes donc infligés les passages les plus mièvres de la bibliographie de Denis Lalanne, les articles les plus merdiques – la sélection a été très difficile – de Richard Escot ou Escroc, l’imposteur qui se prend pour son successeur, l’intégrale des chroniques-somnifères de Pierre Villepreux et enfin un édito de feu Jacques Verdier tiré au hasard.

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France-USA 2019 : L’amant de Saint-Jean

Même si ce n’est que la version C d’une Dream Team, l’équipe de France vient de réaliser le plus grand exploit de son histoire. Rien n’aurait pourtant été possible sans Tariq Abdul Wahad Saint-Jean

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C’était le Tony Parker du pauvre. Et pourtant. 

C’est ce que l’on appelle un miraculé. Débutant au club d’Evreux, Olivier Saint-Jean avait toutes les chances de réaliser une convenable carrière en Pro B. Seulement, voilà, la prophétie frappa une première fois le gentil Olivier. Il devait être le premier Français à intégrer la NBA. Mais tout s’arrêta en Californie pour le jeune espoir, qui disparaîtra frappé une seconde fois par les oracles. Fred Weis et Alain Digbeu connaîtront la même carrière NBA.

Feu Saint-Jean

A sa place, un certain Tariq Abdul-Wahad utilisera leur passeport commun pour écumer les parquets. Le talent se monnaye si cher qu’à peine quatre clubs différents auront les moyens de s’offrir ses sept points par match, ses 38% de réussite au tir et ses trois rebonds. Mais, gêné par des blessures, la concurrence ou son niveau, il finira à son tour par disparaître. On n’échappe pas à son destin. Quelques années plus tard, Moïso ne connaîtra que cinq clubs aux Etats-Unis. Neuf à l’extérieur.

A part ça, pas la moindre pute américaine, la moindre bague ou le moindre tutoiement de Denisot.

Formule 1 : Le char Leclerc

En foot Monaco, c’est la France. Pourquoi pas en F1 ?

 

Par Henri Carl

Au lendemain de la démonstration de bollocks de la nouvelle star de l’écurie Ferrari, place au bilan à mi-saison ou  à peu près.

C’est très bon

Mercedes

L’écurie allemande tourne avec une précision germanique. Hamilton prouve une nouvelle fois qu’il reste un excellent pilote qui va bientôt dépasser le Kaiser. Pas Bismarck, ni Beckenbauer.  L’autre.  Sinon Bottas fait son maximum mais on se demande si cela suffira pour sauver sa place.

Ferrari

Bonne saison mais on est encore loin du compte. La faute à un ensemble moteur-chassis nettement en dessous. Vettel a parfois manqué de chance et/ou de motivation et Leclerc impressionne pour sa première saison en rouge, et il a même ajouté une victoire.

RedBull – Honda

L’amélioration est nette mais là encore on reste loin de Mercedes. Verstappen confirme son statut de bon pilote et de tête à claque alors que Gasly, on l’aura compris, a clairement montré ses limites.

Albon va avoir fort à faire s’il ne veut pas connaitre la même carrière que Kyvatt ! Pour Gasly, il va aussi falloir éviter un destin à la Sébastien Bourdais.

McLaren

La résurrection !

Le package est enfin le bon et Sainz et Norris ont fait de belles courses.

Sainz a d’ailleurs dû réagir tant Norris est à la fête. A suivre et à confirmer.

McLaren

Ce fut un poil meilleur. Un poil de cul seulement.

Alonso s’en va comme un prince, en gardant intacte l’image d’un champion d’exception.

Vandoorne s’en va aussi, en gardant intacte l’image d’un pilote à la réputation surfaite et qui n’a rien prouvé en F1.

 

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Judo, Mondiaux : Alpha toujours sans omega

Depuis un an, rien n’a changé. Les garçons n’en foutent pas une, les filles se classent et Clarisse la classe. Rendez-vous à Tokyo. Sans catégories masculines ? 

Il est loin le temps où l’on n’osait évoquer son nom de famille par peur de faire une faute. Désormais tout le monde connaît Agbegnenou et presque personne ne se souvient que Clarisse, avant de casser la gueule de ses adversaires sans faire de fautes, démolissait celle de ses copines d’entraînement.  A l’époque elle n’avait encore découvert ce que ça faisait de porter des gros bouts de métaux dorés autour du cou, ça pouvait finir par mettre en colère et pousser à la faute. L’avantage de se contenter de démonter une Slovène ou une Japonaise comme Miku Tashiro c’est que ça n’ouvre pas droit à des dommages et intérêts pour ses adversaires. En son temps le retraité Teddy Tamgho s’était essayé à l’exercice avec à peu près le même résultat.

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Formule 1 : Gasly ballot dans son berceau

Sebastien Bourdais s’est-il emparé de l’identité de Pierre Gasly ?

 

Par Henri Carl

La question serait surtout de savoir quand cela est-il arrivé.  Car tout avait plutôt bien commencé l’an dernier. Chez Toro Rosso, Gasly avait éclipsé un coéquipier plutôt bien côté, comme la série pour ados des années 90 qui porte son nom, Hartley.  Le gamin avait réussi à accumuler les kilomètres avec le moteur Honda en faisant quelques belles courses. Les patrons de Red Bull n’étaient donc pas totalement défoncés avec la boisson éponyme au moment d’offrir une promotion à l’ami Pierrot.  Il faut croire que la casquette était un peu trop grande pour une tête qui a trop tardé à gonfler. Ou l’inverse.

En tous les cas, entre courses ternes et performances peu enthousiasmantes, il a fini par convaincre personne et surtout pas son employeur qui a jugé bon de le remplacer. Gasly aura donc tout loisir de tester les progrès de la Toro Rosso. Les quelques milliers de suiveurs passionnés de F1 qui restent, auraient-ils agi de la sorte ?  Sans doute pas.

Albon jovi

En étudiant de plus près les caractéristiques de pilotage du perfide Albon, sans même tenir compte des voitures fantômes de sa Mother, on se rend compte qu’une Red Bull ne lui permettra pas encore de s’exprimer pleinement et de confirmer son bon début de première saison en particulier face à la place occupée par Verstappen. Pour être tout à fait précis, la conduite aura donc moins d’importance que son profil moins Français et donc davantage porteur médiatiquement et commercialement. Suffisant pour rééquilibrer l’écurie? Sinon, tel Liuzzi et Kyvat, il se brulera les ailes. Ce qu’on attendait pas forcément de Gasly qui devrait lui rapidement se refaire la main à l’étage d’en dessous. Un coup de volant ne se perd pas aussi rapidement. Ca lui servira de leçon.

Pendant ce temps-là les experts de L’Equipe avaient encore tapé juste. Bravo l’artiste.

L’édito : Chair de Poel

Plus que trois semaines d’attente avant de pouvoir consulter le dernier bilan de santé mentale d’Amandine Buchard et de continuer à s’emmerder avec un Pasteur. C’était le prix à  payer pour virer Montel. Le jeu en valait-il la chandelle ?

Comme dirait Hanouna, le type qui faisait la chenille chez Morandini avant de devenir aussi célèbre et riche que le Dalaï Lama, un peu moins drôle quand même, il ne faut pas se mentir. Depuis que Patrick Chêne est parti il y a une vingtaine d’année tenter de faire fortune avec sporever, sport365  ou sport 3-6-5 et Orange sport avec Renaud Marquot, nos mois de juillet sont devenus très compliqués. Reviennent en mémoire de terribles souvenirs de Prudhommme, Sannier, Josse, Thierry Bisounours.  Hélas cela restait toujours plus confortable que de se farcir Pasteur. La bonne surprise c’est que Pasteur a confraternellement accepté de succéder à Patrick Montel qui a certainement dû tomber de l’armoire. Souhaitons lui d’avoir cette fois mis ses VHS en lieu sur.   Comment Boyon va-t-il s’y prendre pour faire comprendre qu’il est tout à fait capable de tenir seul compagnie à Diagana ?  Inutile de vivre dans les coulisses de France TV pour comprendre que Pasteur a surement évolué dans un passé proche sur une chaîne du groupe TF1 dirigée par l’actuel directeur des sports de France TV. Simple hypothèse de travail évidemment. Le contribuable français avait de toute façon fini de payer sa retraite à Montel. Autant qu’il en profite.

Pendant ce temps-là L’Equipe s’est trouvé un nouveau spécialiste vélo très pertinent. Il avait d’abord bien senti la victoire finale de Pinot et la perte rapide du maillot jaune d’Alaphilippe et maintenant il sent bien une nouvelle ère avec Bernal. Ça sent la compétence.

 

 

 

Gwangju 2019 : L’avenir appartient-il à Alex Boyon ?

Son nom vous dit  vaguement quelque chose, sa voix vous est familière, son visage ne vous surprend plus, ni le fait qu’il soit capable de reconnaitre Christian Keller parmi 200 journalistes.

Avant de pouvoir reconnaitre Christian Keller, il faut d’abord le connaître. N’importe qui utiliserait wikipedia pour savoir qu’il a glané quelques médailles par ci par là à une époque où l’Allemagne ne faisait déjà plus nager les femmes chez les hommes où un truc du genre. Mais Alex Boyon n’est pas n’importe qui : il est Alex Boyon et n’a juste qu’à utiliser sa mémoire. C’est à Gwangju en pleine Corée du Sud et surtout en pleine salle de presse qu’il l’a identifié. Il n’a même pas eu besoin de Richard Coffin, que seuls les groupies de Tout le Sport (TLS) connaissaient jusqu’ici , pour l’aider. Personne n’a besoin de Richard Coffin et c’est très bien comme ça. Lui-même ne voudrait pas d’une si lourde responsabilité, porter les sacs de ses collègues suffit largement.  L’histoire a donc voulu que les retrouvailles Boyon-Keller se déroulent en présence de Yannick Agnel. Un homonyme de l’ancienne vedette de la natation française. Car on imaginerait pas le vrai Yannick Agnel portant autre chose qu’un slip de bain. Et surement pas un bermuda, des mocassins sans chaussettes et une Su Park à son bras. Keller lui a d’ailleurs demandé s’il était marié. L’ancienne brebis égarée de Fabrice Pellerin a répondu que non mais qu’elle le voulait fortement. Là où l’histoire devient drôle c’est que Keller évoluait dans la même discipline que Xavier Marchand. Le 200 4 nages. Et à la même époque. Et ce Xavier Marchand se trouvait à moins de 5m de la scène puisqu’il est devenu JRI pour France Télévisions.  Le quatuor magique a ensuite pris congé de Keller pour préparer le direct 20 minutes avant l’antenne. Plus qu’il n’en faut pour la mémoire de Boyon.

Maintenant que le soporifique Pasteur a croqué le très énervant Montel, le surdoué Boyon ne devrait avoir aucun mal à récupérer l’athlé. En attendant le vélo ?

Tour de France : Le contrôle orienté

Pour fêter les 20 ans de la fin de l’EPO en vente libre et de la première victoire d’Armstrong, retour sur nos plus belles années. Bernard Hinault ne va pas être content qu’on associe encore le cyclisme et la triche. Alors que maintenant tout le monde est propre.

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S’il a fallu attendre 2006 pour officialiser le dopage d’Armstrong en 1999,  le vrai tournant eut lieu à Courchevel, le 20 juillet 97.  Ce fut le dernier jour de légèreté, celui où l’on croyait encore que tout ce que l’on voyait depuis le début de la décennie était authentique.  Ce jour-là, le Tour a définitivement basculé dans le stand up. Aussi ridicule que le Jamel Comedy Club sans Fabrice Eboué mais beaucoup plus drôle.  On avait bien déjà vu un Letton remporter quasiment trois étapes de montagne consécutives dont un contre-la-montre, en mettant Indurain à plus de 3 minutes, on avait également vu un Danois ridiculiser ses adversaires sur grand plateau dans une des montées les plus difficiles du pays devant un Patrick Chêne gueulard et stupéfait et un Bernard Thévenet admiratif voire jaloux. Mais jamais une équipe entière, Pascal Hervé compris, n’avait osé se montrer sans honte aussi forte sur l’étape reine d’un Tour. La Gewiss de 95 avait ouvert la voie du n’importe quoi, la Festina 97 l’a professionnalisé.

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Wimbledon (2/2) : Andy capé

On  ne voit toujours pas l’intérêt de ce classement. Mais Ivanisevic a jamais été dans aucun autre, alors voici les meilleurs.

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9. Lleyton Hewitt

C’est quoi leur truc aux Autraliens ? Ils peuvent faire trois quarts et une demie en 25 participations, il suffit qu’ils gagnent l’édition 2002, celle avec Shalken, Sa, Malisse, Nalbandian et Lapentti en quarts de finale, pour être des favoris chaque année ?

8. Krajicek alias Stich

C’était grand, ça servait fort, ça a eu des parents qui parlaient un allemand parfait mais ça a jamais été numéro 1 mondial. Bref c’était pas génial mais ça arrivait tout le temps en quart et souvent plus loin. A force, ils ont fini par en gagner un mais personne ne se souvient quand ni contre qui, ni vraiment pourquoi. Il y a des années comme ça.

6. Stefan Edberg

Ce n’est pas uniquement sa victoire en 90, c’est aussi deux demies et un quart à suivre. Après 1993, il est venu faire le nombre et applaudir Bjorkman, c’était pas utile.

5. André Agassi

Comme Santoro, il a connu deux carrières, deux différentes et aussi intéressantes l’une que l’autre. Sauf que la sienne est intéressante. Il a commencé très fort en battant Ivanisevic en finale, mais après il a toujours trouvé quelqu’un de plus fort. Souvent c’était Sampras, parfois Rafter, et malheureusement Todd Martin, Flach et Srichaphan c’est arrivé aussi. Mais il s’est toujours relevé et a fini contre Nadal.

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France-USA : Torrent de boue

Douze ans que le Vestiaire cartonne la planète sport, pardon livre son autre regard sur la planète sport. Mais il n’avait jamais regardé un match de l’équipe de France féminine de foot. Fidèle à sa ligne éditoriale élitiste, notre spécialiste a donc regardé la rencontre la plus importante de l’histoire des Bleues pour juger de leur vrai niveau. Ce jour où il fallait sortir le match de sa vie. Si c’est ça le match de leur vie, on pourrait croire qu’une bonne partie des joueuses n’avaient rien à foutre là.

Voici donc ce qu’il faut penser de la prestation de la bande à Corinne Diacre qui n’est pas la seule responsable du fiasco, à moins qu’elle n’ait pas eu que ça en stock. Car évidemment dominer à ce point, prendre deux buts et n’en marquer qu’un seul est un fiasco si l’on prétend viser le titre mondial. Sinon il fallait commencer par dire que sept joueuses sur onze n’avaient pas le niveau d’une victoire en Coupe du monde.

Elles mériteraient d’être Américaines ou au moins championnes du monde…

Sarah Bouhaddi : La voir devenir championne du monde n’aurait pas fait tâche. Elle a tout fait comme il faut, au point qu’on aurait aimé qu’elle tente de faire taire Margotton, et ses envolée écrites à l’avance pour essayer de marquer l’histoire du commentaire. Il marquera l’histoire de la famille Margotton, c’est déjà bien. Quant à Bouhaddi elle aurait pu mieux placer son mur. Mais bon les Bleues auraient aussi pu marquer trois buts ou mieux défendre sur le 2-0.

Wendie Renard : Pas top sur le 2-0, elle marque un but et a souvent évité à son équipe de couler. On dit d’elle qu’elle est la star mondiale de la défense. C’est vrai même si les publicitaires l’obligent à s’attacher les cheveux.

Amel Majri :  Elle se fait défoncer par l’ensemble de la presse qui ne dit pas tout le temps des conneries, mais cette fois, si.  Majri a été l’une des seules à la hauteur d’un quart de finale. Vive et impressionnante en première mi-temps, transformant parfois ses adversaires en collégiennes pendant la récréation. Un peu cramée en deuxième mais là, il faudrait plutôt s’en prendre au staff. Le même staff qui l’utilise surtout offensivement, et c’est bien logique, sans prévoir de couverture derrière, alors que visiblement elle ne défend pas. Du coup ça fait 2-0. Et en plus, on lui reproche de ne pas avoir assez produit en attaque ou d’avoir été brouillonne.  Mais s’il n’y avait eu que des Amel Majri hier, les USA en auraient pris cinq ou six.

Kadidiatou Diani : Le pendant parfait de Majri. C’est clairement la meilleure joueuse de la rencontre, elle doit ne pas être loin de l’être du monde. Sortir un tel match en quart de finale de Coupe du monde ne ment pas. Certains lui reprochent de ne pas avoir marqué. Et elles servaient à quoi les autres alors ?

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Euro espoirs : Sauzée, s’est trompé ?

La seule génération vainqueur d’un Euro espoirs reste donc celle de Franck Sauzée et Laurent Blanc. Devinez lequel des deux a aussi fini champion du monde. 

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Avec Sauzée, ça commence toujours très bien, ça finit toujours très mal.

Même s’il a débuté à Sochaux, Franck Sauzée était quand même promis à un grande carrière. Quand il arrive, Sochaux est en D1. Quand il en repart, Sochaux quitte la D2. Entretemps il a fait connaissance avec Stéphane Paille, Gilles Rousset et Franck Silvestre. L’unique explication du trou de génération entre 1986 et 1994. Il n’en manque pas un. La plupart sont même champions d’Europe espoirs en 1988, et une partie nous a quitté. Sauzée plante même deux buts en finale. Aucun doute, il est toujours promis à une grande carrière. Mais la même année il fait match nul contre Chypre avec la vraie équipe de France.

Et là on est moins affirmatif sur sa grande carrière d’autant que la Coupe du monde 1990 lui passe sous le nez. En 1992, il fait le même Euro minable que ses coéquipiers. En 1993, il est sur le terrain pour voir Israel en mettre 3 et la Bulgarie s’envoler pour les USA. Jacquet stoppe le massacre en faisant croire que c’est lui qui a décidé. Mais cette même année il est champion d’Europe avec Marseille. Du coup il décide de partir pour Bergame.

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Wimbledon (1/2) : Escudé du peu

Le plus grand tournoi du monde n’a jamais eu lieu en mai mais plus souvent en juillet. Les trois meilleurs joueurs de tous les temps y ont tous les records. Un indice : ils ne sont ni Espagnols, ni Serbes. Pour le moment.

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Pioline méritait sans doute d’y être mais une seule finale c’est un peu se moquer du monde. Alors il ne sera que premier du classement des Français un autre jour. Voici le classement masculin des meilleurs joueurs de Wimbledon depuis 1990 et on voit pas vraiment l’intérêt de ce classement. Raison de plus pour le découvrir en deux temps. Aujourd’hui, les moins bons des meilleurs.

14. Patrick Rafter

On le présente comme le dernier grand serveur-volleyeur, mais pas comme le dernier des serveurs-volleyeurs. C’est bien dommage : une demie, deux finales, aucun titre, c’est à croire qu’il était uniquement beau gosse. C’est vrai qu’il l’était, et il est uniquement là pour ça sinon on aurait choisi Todd Martin, sa tête de pasteur de Sept à la maison, ses demies et ses quarts. Mais qui avait envie de la voir sur le court, à part ses adversaires ?

13. Tim Henman

Non seulement il n’a joué que pour Wimbledon, mais il n’a joué que Wimbledon. A part une demie par erreur à l’US Open et à Roland, Henman a passé sa carrière à marquer ses points à Wimbledon. Ca donne quatre demies, mais c’était trop dur que ce soit Sampras, Ivanisevic ou Hewitt en face. Il n’a jamais fait de finale mais il était vraiment pas bon.

12. MaliVai Washington

En 96, alors qu’il reste sur six premiers ou deuxièmes tours consécutifs, il va en finale. Sortir Enqvist, prendre Radulescu en quarts et Todd Martin en demie n’auront pas été les moindres de ses mérites. Krajicek ne lui a heureusement mis que trois sets en finale, l’honneur est sauf et on ne l’a plus revu ensuite.

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Meilleur joueur africain : Weah the champions

Il est parfois des numéros 1 qui ne souffrent d’aucune contestation. Celui-là en est un. Qu’il soit président du Liberia, qu’il ait connu Wenger ou finit sa carrière dans ce qu’il restait du Milan AC avant d’aller pourrir ce qu’il restait de l’OM ne change rien. Le père de Timothy était un bien meilleur joueur que son fils. Si on peut qualifier son fils de joueur.

Que reste-t-il de George Weah dont la carrière s’est intégralement déroulée en France et à Monaco ? Le fait qu’il soit le meilleur joueur de l’histoire des seuls vrais clubs qu’il a connu. 

L’histoire de Weah aurait du commencer et se terminer sur la Principauté. Mais le génie d’Arsène Wenger, et un peu le mulet d’Emmanuel Petit en ont décidé autrement. C’est ainsi que Denisot propose à Weah de transformer le PSG en équipe. Et pourquoi pas en équipe qui gagne. Entre présidents, ils parlent le même langage. Coup d’envoi de la période la plus glorieuse de l’ancien club de Gerard Houiller, tant pis pour Christopher Wreh et James Debbah.  Weah va donc tout donner ou presque au PSG : des buts, un titre de champion de France et plein de demi-finales européennes. Vous pouvez chercher, ni Pauleta, ni Ibrahimovic, ni Pancrate, ni l’homme à la capuche n’ont fait aussi bien. Et s’il avait bien voulu un jour gagner une finale, il ne devrait pas se contenter des classements africains pour être considéré comme le grand joueur qu’il était. Parce qu’évidemment, on ne va pas considérer que le Ballon d’or est une vraie récompense, même si en 1995, il y a lui et les autres.

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Retraite : Parker est-il le meilleur meneur de tous les temps ?

Six ans après la première publication de notre classement et le départ de Jason Kidd, Tony Parker en a enfin fini avec sa carrière. Où le situer parmi ses homologues de ces 25 dernières années ?  Est-ce volontaire d’écarter Magic Johnson, Oscar Robertson et de laisser une photo de Shawn Kemp la star des cours de récré des collégiens du début des années 90 ?

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5. Steve Nash

Il avait un super nom mais une drôle de tête et une nationalité pas géniale. Et rien que pour ça il serait difficile de le classer plus haut malgré une carrière et un niveau plus qu’honorables. Surtout qu’on a dégagé Payton alors que pendant que tous les élèves de troisième étaient fascinés par le duel Shawn Kemp / Grant Hill, il y en avait toujours un pour sortir sa vignette avec la tronche de ce bon vieux Gary dessus. Dissimulant sans doute dans sa chambre un poster du joueur à côté de celui de Pamela Anderson chichement vêtue et de l’affiche de Fantomes contre Fantomes quand Michael J. Fox ne sucrait pas encore complêtement ses fraises. Et pourtant il a jamais signé à la Vaillante Sainte-Gemme, le fleuron du basket lot-et-garonnais. C’est pas plus con que si Nanterre avait été champion de France.

4. Chris Paul

Quelle surprise de retrouver le plus doué, complet et influent de la liste à cette modeste quatrième place. Les Clippers, on est d’accord c’est lui. Mais ils ont fait quoi ces fameux Clippers depuis qu’ils étaient la risée du monde entier dans les années 90. A force de dire qu’un joueur est important, il faut en assumer les conséquences à un moment ou à un autre. Paul il est super fort mais il gagne que dalle. Chris c’est pareil. Alors nous faites pas chier avec Billups et Williams.

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Juninho à Lyon : Juni holiday

 Dix ans après la mort du grand Lyon, le Brésil revient aux affaires dans la cité des Gones. Faut-il craindre un retour de Fred ? Le Vestiaire se souvient des 20 dernières années. 

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C’est grâce au Brésil que Lyon est devenu Lyon. C’est aussi grâce au Brésil qu’il n’a pas fait mieux.  Enquête.

A quoi sert un joueur brésilien ? La réponse est aisée, même pour les recruteurs de Celso Valdeir,  à une époque où les danseurs de samba étaient filmés au camescope Panasonic par Papi sur un stade de la banlieue de Curitiba et recrutés ensuite sur VHS. La même qui permettait d’enregistrer Video Gag ou des programmes plus adultes mais désormais réservés aux enfants grâce à Internet. Pour ceux qui auraient moins de 25 ans, une VHS c’était comme regarder une video Youtube d’un match de 1962. Et Valdeir c’est Lucas Moura, sans la demi-finale retour.  Pour le cas de Valdeir c’est un peu différent car il était international, certes d’un Brésil pas très bon. Mais à l’époque on ne savait pas qu’un Brésilien pouvaient avoir des problèmes pour s’adapter à l’Europe où les attaques à main armée ne sont pas la coutume. On ne savait pas non plus que tous les Brésiliens ne portent pas de tanga et ne sont pas les meilleurs joueurs du monde. Par contre, quand Aulas et Lacombe invitent  Marcelo chez Bocuse pour faire le tri à la fin des années 90, on commence à savoir tout ça. Un Carioca peut rendre une équipe meilleure mais pas toujours.

 

Marcelo salace, épisode 1

Tout avait commencé par Sonny Anderson. Fatigué par ses 44 matchs de liga en deux saisons à Barcelone, le Brésilien s’était laissé convaincre de revenir en France. L’intermédiaire s’appelle donc Marcelo Kiremitdjian, il est Brésilien, un peu Arménien aussi et a joué à Lyon entre 1993 et 1998. Coup de chance, à l’époque ça suffit pour une reconversion. Revenu au Brésil, Marcelo est chargé par Aulas de garder un œil sur les jeunes pousses de son pays. Agent, il n’y avait pas pensé, il signe donc un contrat d’exclusivité. La bonne affaire. Mais pour quelle partie ? Le transfert d’Edmilson à l’été 2000 est une première alerte.

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Madrid : Gamelle Monfils 3

Et si Federer, Djokovic, Nadal, Murray voire Ferrer, Thiem, Dimitrov, Del Potro, Roddick ou Nishikori n’avaient jamais existé.

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« Ce n’était pas loin. Je n’ai pas réussi à convertir mes deux balles de match. J’ai fait un mauvais début avec beaucoup de fautes directe. »  Les historiens, s’il en reste après la fonte des derniers glaciers, gloseront sans doute longtemps sur ces quelques mots. De quelle époque faut-il les dater ? Quand Monfils se faisait défoncer par Federer à la fin des années 2000, au milieu des années 2010 ou à la veille des années 2020 ?   Difficile à dire. En 2014, Gaël attendait le cinquième set pour se faire virer 6-0 en quart de finale de Roland, et pas forcément par Roger. En 2019, le toujours ancien champion du monde de tennis, pardon de paddle tennis, prend les devants et se fait massacrer dès la première manche mais à Madrid, privilège des monarchies. Les suivantes ne servant qu’à permettre à son adversaire de boucler le match quel que soit le chemin. En 2014, on avait droit à  « je ne sais pas encore ce qui s’est passé, je ne me sentais pas mal dans le cinquième set, j’ai eu un moment sans, c’est passé super vite ». Tellement différent de la version cinq ans plus tard. Entre temps, il a fait demi à l’US Open acceptant au passage de se faire torcher par Djoko. Infidélité pardonnée.

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25 ans déjà : Et Senna s’Imola

Cinq ans qu’aucun pilote ne s’est tué en direct à la télé. Et toujours aucune nouvelle de Schumacher. Souvenirs.

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1er mai 1994, Saint-Marin accueille la troisième manche de la saison, chorégraphiée par Franck Williams. Un spectacle rôdé.

Tout commence le vendredi 29 avril, durant la première séance d’essais qualificatifs, lorsque la Jordan de Barrichello décolle à 225 km/h et réalise plusieurs tonneaux que personne ne boira. Avant d’atterrir renversée comme un vulgaire Beaujolais, goût banane, en début de soirée. Le Brésilien s’en sortira mieux (nez et bras cassé) que Niki Lauda au Nurburgring. Il a eu de la chance, son compatriote le plus célèbre en aura moins.

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Crise au PSG : Leo messie

Il n’est pas un supporter parisien à ne pas regretter le temps béni où Denisot consultait des Marabouts avant d’affronter des Roumains. Depuis, la Roumanie ne joue plus au foot et Paris n’a plus gagné un match important ou presque. Peut-être parce que son vrai marabout était Brésilien.

Quand Leonardo débarque à Paris en 1996, il a trois avantages sur Rai. Un, il n’est pas Rai. Deux, il réussit sa première saison. Trois, son frère ne portait pas barbe et moustache quand Maradona jouait encore. Et quatre, il peut se faire un Mélanésien à mains nues. 

Leonardo était l’archétype du meneur de jeu moderne : ni très rapide, ni très décisif, ni très technique, il jouait même latéral dans l’équipe de Romario. Ce n’est pas un problème, il est gaucher et surtout élégant. Elégant comme un voyou tabassant un Américain en pleine Coupe du monde. Lors de sa première journée sous le maillot de Toko et Dely Valdes, il marque mais est remplacé par Allou, le destin est parfois rieur. La D1 est quand même son jardin, il en mettra six de plus jusqu’en octobre, zéro de plus jusqu’en mai. Mais il ressemble à Laurent Fournier, ce qui permet de croire que parfois il est bon. Heureusement, Leonardo était gaucher et élégant. Il avait déjà cette belle gueule de directeur sportif qatari. Déjà, le costard lui va mieux que le maillot du PSG, même s’il y a Opel marqué dessus à l’époque où il n’en a que 14 dans son garage. Le goût prononcé pour les vêtements qatari viendra un an plus tard et cette fois il y aura Porsche marqué dessus.

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De Vandenbrouke à Alaphilippe : Gilbert bécots

Depuis que Jan Ullrich a pris Lance Armstrong comme psychothérapeute, il faut bien avouer qu’on s’ennuyait un peu. Cancellara, Boonen, Sagan, Kristoff et Kwiatkowski, pardon, et compagnie c’était sympa mais ça dominait pas assez. Puis Gilbert est revenu et Van der Poel, Alaphillippe et Fuglsang sont arrivés.  Juste avant Liège-Bastogne-Liège hommage à Francky, vingt ans après.

C’était un plaidoyer vivant contre le dopage, c’est ensuite devenu un plaidoyer mort, pourtant Liège-Bastogne-Liège existe encore, plus Francky. Tonton Jean-Luc espèrait que Fifi Gilbert lui succèderait, on ne lui souhaite toujours pas. Ni à Julian Alaphilippe ou toute la clique qui donc ne se dope plus.

Avril 1999. C’est la première année du renouveau, oubliée l’affaire Festina, le cyclisme a changé de visage. Il porte celui de Franck Vandenbroucke, un jeune belge péroxydé comme la plupart des cyclistes surdoués, et qui malgré deux chutes au Tour des Flandres a fini deuxième. Entre temps, le vélo est devenu une science exacte : il est favori, il va gagner et il annonce même comment. Par un démarrage dans la côte de Saint-Nicolas à 700 m du sommet. « C’est là que je vais attaquer dimanche et pas ailleurs. » Un peu d’arrogance n’a jamais tué personne.

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Paris-Roubaix : Franco de porc

On aurait pu raconter l’histoire de Duclos-Lassalle. Un cycliste prénommé Gilbert qui remporta au siècle dernier deux fois à la suite l’Enfer du Nord. La première fois en solitaire, la deuxième fois en humiliant un certain Ballerini, coutumier du fait. Voici l’histoire de ce dernier et un peu celle de Paris-Roubaix du coup. Une certaine histoire du dopage. Aussi.

1993 est une époque où on se passionne encore vraiment pour la bicyclette car Willy Voet n’a toujours pas été arrêté à la frontière franco-belge avec de quoi soigner la moitié de la population occidentale.

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Question interdites : Tauzin a-t-il un Huget dans chaque chaussette ?

Depuis que notre nouveau spécialiste placages hauts s’est mis à regarder les matchs du Stade rochelais, il a mieux compris les maux actuels du rugby français. Ces deux mots sont Bernard et Laporte. Surprenant.

Richard Escot pense que Houeillès se situe dans les Landes. Geographiquement certainement. Administrativement ce n’est pas le cas*. Si on était tatillon, on se demanderait s’il y a déjà foutu les pieds. Pierrot Lacroix ne le fera plus. 

C’était un dimanche soir de printemps, le premier d’entre tous à l’aune de 2019. Deflandre s’était paré de ses plus beaux atours. Ici une pizza sodebo, là un vieux Maritime plein de pognon, comme tous les vieux Maritimes, même ceux de Port-Neuf. A l’instar de chaque cru hebdomadaire de Top 14, le contenant était plein. Comme un oeuf diraient les moins inspirés d’entre nous. Comme un vieux Maritime retorqueraient les  initiés.  Sur le rectangle vert, point de Rodrigue Neti, mais un Peato Mauvaka, digne des plus glorieux samedis de Rivière-Salée, Soane Neti en moins. Puis a surgi Lucas Tauzin. Face à lui, la moitié du XV de France pulvérisée en un quart de seconde. Jacques Brunel, trop occupé à préparer ses causeries anthologiques, qui convaincraient probablement une armée entière à se foutre en l’air, lui préférerait assurément Yoann Huget qu’il placerait à l’arrière où Vincent Rattez n’aurait donc rien à faire. D’ailleurs une semaine plus tard, ce dernier et son pack jaune et noir abusaient sans préliminaire de Bristol, si près du Pays de Galles d’habitude, mais si loin cette fois.

Après avoir consulté une photo de Grégory Aldritt avec une casquette à 4 ans sur un tracteur, tout s’est fait plus évident. Et confirme que Guirado aurait dû nous quitter depuis longtemps. Les autres noms vous les connaissez. 

*On a vérifié, le Lot-et-Garonne existe bien. 

L’édito : Les mémoires d’Adrien

« C’est dans le succès qu’on peut faire les plus grosses conneries. » Ça ne veut rien dire et surtout c’est con. Et si on mettait cette phrase en Une ?  

Il y a des jours où l’on se demande s’il n’aurait pas été mieux que les traitres qui avaient fondé, puis coulé Le Sport en 1987,  réussissent leur coup en butant le quotidien sportif préféré des Français. On ne se le demande même plus, on en est certain. Le problème c’est que ça aurait laissé de nombreux champions d’aujourd’hui sur le carreau comme le rappelle les derniers gros sujets traités par le journal, entre compte-rendu incisifs, enquêtes et analyse. Du factuel, de la mise en perspective, du recul, du recoupement, donc de l’information, tout sauf de la communication en somme. La preuve : Maman Rabiot confie ses états d’âme, Maman Sala confie ses états d’âme, Didier Deschamps confie ses états d’âme, Federer confie ses états d’âme,  il ne manque plus que Benzema qui n’a pas parlé depuis quelques jours déjà. Et pourquoi pas explorer la thématique des paris truqués au tennis ? Vu que Karabatic joue toujours en équipe de France, autant attaquer de pauvres joueurs crevards. Rassurez-vous demain, on parlera du match des Bleus avec un mot sur Rami quand même, puis on reviendra évidemment avec les traditionnelles Unes sur l’OM ou le PSG.  Le sport et le journalisme c’est sympa, mais faudrait quand même penser à sonder les égouts pour retrouver les cartes de presse.

Pendant ce temps-là, il n’y aurait pas des Mondiaux de patinage ? 

Formule 1 (2/2) : Ghosn with the wind

Basant toujours notre marketing sur celui de Netflix, nous avons eu la bonne idée de vous proposer la fin de notre bilan alors que le premier Grand Prix de la nouvelle saison a déjà commencé. 

A la fin de l’article, on vous parle même de Gasly.  Va-t-on vous raconter la même soupe que la plupart des médias ? Mais on commence par les plus mauvais.

Racing Point Force India – Mercedes

Saison compliquée puisque les compteurs furent remis à zéro en cours de saison suite à la vente de Force India au père de Lance Stroll. Vijay Mallya a fini par se faire coincer, comme Carlos.  Sergio Pérez a encore confirmé qu’il est un pilote solide et efficace alors que Ocon a clairement manqué des qualités mentales qui distinguent Hamilton de Charles Pic (que devient le poulain de Lagardère et Panis ?).

Sauber – Ferrari (même si c’est marqué Alfa Romeo)

Peu de moyens, pas la meilleure voiture mais Sauber a fait une excellente saison.

C’est le résultat d’une organisation efficace de la part de Frédéric Vasseur et du talent de Charles Leclerc. 39 points avec la Sauber, c’est inespéré.

9 points pour Ericsson, c’est également presque inespéré, mais même s’il n’a pas démérité, c’est la fin de l’aventure pour lui.

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Formule 1 (1/2) : Netflix ou voyou

Arrêter de s’ennuyer en regardant des bagnoles tourner en rond, on attendait ça depuis Driven.  Dix-huit ans plus tard, Burt Reynolds a foutu le camp, Schumacher quasiment, mais toujours pas la F1. Quid de Flavio Briatore et Bernie Ecclestone ?

Par Henri Carl 

Pour ceux qui n’auront pas la patience de se taper pendant 20 heures ce qu’ils ont déjà eu du mal à ingérer pendant un an et qui préféreront cliquer en toute innocence sur les meilleurs passages de Fifty Shades of Grey (s’ils en trouvent), voici ce qu’il faut retenir de la saison la plus intéressante des monoplaces depuis le très discret retrait de Senna des baquets.

Mercedes pas si tôt

L’équipe teutonne a donc brillamment gagné avec le meilleur package. Facile me direz-vous. C’est surtout le travail de l’excellence de Lewis Hamilton alors que Bottas a clairement semblé dépassé. A lui de prouver qu’il peut rebondir, et vite, sinon sa carrière en F1 pourrait rapidement ressembler à celle de Bourdais. Tant que ce n’est pas celle de Ratzenberger.

Ferrari soufflé

Bonne saison compte-tenu du classement final mais le titre était jouable et c’est donc en fait une bonne vieille saison bien pourrie.  Comme annoncé dans ces mêmes colonnes alors qu’il gagnait encoreVettel n’a pas eu le mental. Même Eddie Irvine, qui sait être très pertinent quand il s’agit d’évoquer les défaites, est également de cet avis.  Quant à Räikkönen, dans la dernière ligne droite de sa pré-retraite, il a prouvé qu’il en a encore sous la pédale. 

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LeBron James : Kobe or not Kobe ?

Le débat pourrait bien agiter les prochaines nuits de Djelil Adjaho, déjà bien aidé par le sommeil si régulier de ses nourrissons. Michael Jordan avait-il un LeBron James dans chaque orteil ? Voici un début de réponse déjà adressé il y a dix ans à Kobe. Celui de Los Angeles pas le Japonais.

Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent quand même. Le Vestiaire en personne ne parvient pas à les atteindre : ce sont les intouchables. Plus fort que Magic Johnson, Theo Maledon, Jim Bilba ou Louis Cassier, voici le plus célèbre homonyme de Francis Jordane.  

« Jordan ? Il n’était pas là aujourd’hui, c’était Dieu déguisé en Michael Jordan ! » Larry Bird n’a que 14 mots de vocabulaire mais pour une fois il a réussi à se faire comprendre sans son ballon. Il lit même dans l’avenir mieux que Madame Irma rendue célèbre par le si peu talentueux Didier Bourdon. Car on est en 1986 après un match de play-offs, et le numéro 23 des Chicago Bulls n’entrera au NBA Hall of fame que 23 ans plus tard, le 6 avril 2009… Neuf ans après Bird. Mais c’est qui ce Bird ?

Rien de plus facile que de passer pour un Dieu vivant quand on est confronté durant toute sa carrière à la pire collection de losers de toute l’histoire de la NBA : Charles Barkley, Shawn Kemp, Karl Malone, John Stockton ou encore David Robinson, qui aura seulement le mérite de gagner le titre en l’absence de MJ, en 1999 et en 2003. Merci Tim Duncan.

Les Bulls de la grande époque, c’était une organisation bien rodée, où chacun avait un rôle bien déterminé. Si bien rodée que le seul concurrent européen de MJ s’est tué en bagnole. Sur une autoroute allemande en plus. Alors quand bien même un Toni Kukoc ou un Scottie Pippen des grands soirs pointaient leurs nez, inexorablement toute la lumière restait Jordan à qui la dernière action de gloire revenait, adultère et divorce compris. Un peu comme quand un basketteur français part en NBA sans remercier Hervé Dubuisson.

Un mystérieux Michael Jordan se fera passer pour lui en ligue mineure de base-ball et plus tard du côté de Washington. Mais personne n’y croira vraiment.

XV de France : Viens donc faire un tour à Lambey

Ça fait maintenant près d’une dizaine d’années que le Vestiaire n’a plus pris le temps de livrer son expertise sur le rugby français. D’abord parce que nous ne publions plus depuis cinq ans, après le départ de notre rédacteur en chef au pays de Vahaa. Ensuite car notre dernier spécialiste s‘est découvert une carte de presse dans la vraie vie en même temps qu’une passion pour l’extermination des fonds marins du Pacifique. Son prédécesseur fait la course avec des buveurs de dr Pepper bodybuildés. Enfin le tenancier originaire du poste, le seul et unique Peyo Greenslip chante des comptines pyrénéennes à sa descendance. 

Par l’amicale des anciens Peyo Greenslip

Bref, il était difficile de trouver les arguments pour les convaincre de sortir de leur retraite exotique pour commenter les énièmes exploits d’un chroniqueur de C8. Il n’y a pas donc pas de petits ou grand revenus, il n’y a que des revenus. Et puis, est arrivée cette semaine. Un entre deux matchs savoureux où l’on a découvert que Vahaamahina quand il n’est pas en train de manger des yahourts à 10 euros avec maman et notre ancien consultant à la Tamoa, devient capitaine du  XV de France sans être mis au courant. On a aussi appris qu’on récompensait N’Tamack en le remplaçant par la roquette lourde Basta. Enfin, on a surtout eu confirmation que le problème ne vient désormais plus seulement des joueurs, mais de cet homme à moustache moins dangereux qu’Edwy Plenel sauf quand il s’agit de rugby. Lièvremont n’avait que Dusautoir, Saint-André personne et même pas lui-même, Novès est arrivé et parti un peu trop tôt. Mais Brunel, lui a la chance d’avoir une nouvelle génération en train d’éclore en partie grâce à la semence féconde de certains anciens sacrément doués à l’horizontale comme à la verticale.

Parra chute

L’occasion de se débarrasser enfin des Huget, Basta, Parra, Picamoles ou Guirado qui polluent le Top 14 et son excroissance internationale depuis si longtemps. N’importe quel commentateur de réseau social, entre deux charges contre les vaccins et les bouchers-charcutiers tout en rappelant que l’homme n’a jamais marché sur la lune puisque les ombres ne coincident pas, s’est même rendu compte que ce rugby de bourrin n’était plus celui pratiqué par les Blacks, les Anglais et Guy Novès. Et que pour faire évoluer cette culture, inventée par Bernie au début du siècle, maintenant qu’on a les joueurs, il faut les faire jouer. Quitte à prendre des branlées, autant qu’elles servent à quelque chose.

 

 

 

 

Foot américain, Superbowl : Des Bills mentaux

Comme souvent depuis six ans que la première version de cet article a été commise, nous republions notre classement des 10 meilleurs quaterbacks de ces 25 dernières années. Comme à chaque fois, certains vont demander l’entrée de Kurt Warner et d’autres la première place pour Brady. Désolé mais on est toujours pas convaincu comme l’était Joe Montana par Didier Roustan il y a bien 30 ans désormais.

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10. Jim Kelly

Ce classement n’étant pas réservé qu’aux puristes, il aurait été difficile de ne pas mettre Kelly dixième tant il s’est troué au cours des 4 Superbowls qu’il a disputés. Il a pourtant considérablement fait évoluer le jeu, réussit à lui seul à emmener des Bills sans âmes jusqu’à la nuit magique. Marino non plus n’a rien gagné, mais la manière est moins humiliante que pour Jim.

9. Elie Manning

S’il n’avait pas un frère qui s’appelait Payton, on saurait sans doute qu’il s’appelle Elie. Il a gagné des Superbowls mais qui s’en souvient ? Pourtant c’était il n’y a pas si longtemps.

8. Dan Marino

On vous le disait à l’instant, il a pensé à jouer longtemps pour soigner ses stats à défaut de son palmarès. Plus fidèle à ses dauphins qu’à sa femme, Marino était le le joueur vedette du milieu des années 90 peut-être parce qu’on préférait les losers. C’était le roi des yards gagnés à la passe mais c’est comme Stockton, ça veut pas dire grand chose. Huitième quand même.

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Mondial de hand : Frigides barjots

Le Vestiaire revisite la fabuleuse histoire de la plus grande nation de handball de tous les temps. Ce n’est pas la Suède, ni la Russie, ni la Hongrie mais un peu la Yougoslavie quand même. 

Ils sont tous riches même s’ils ne seront jamais des stars à part Kara bien sûr, le roi des paris. Et pourtant tout est de la faute de Costantini . Voici la première partie de l’histoire : le jour où les plombs ont sauté.

C’est une banale histoire belge qui va faire basculer à jamais le destin d’une génération hors du commun. Aurait-on préféré entendre une énième fois les raisons qui font qu’un Belge nage toujours au fond de la piscine ? Parce qu’au fond, ils sont pas si cons. Celle-là est peut-être moins drôle. Quoique. Nous sommes en novembre 1995 à la mi-temps d’un anecdotique match de qualification France-Belgique. La dernière fois qu’une telle opposition avait fait parler d’elle, tout était de la faute à Papin. Après une chevauchée de Boli sur le côté droit, des cris de Larqué  et aucun commentaire raciste de Thierry Roland,   l’autre  Marseillais frisé  avait, comme d’habitude, rappelé pourquoi il est le meilleur avant-centre de l’histoire du foot  avant d’aller entraîner le Bassin d’Arcachon. Sans même connaître une seule chanson d‘Obispo.

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Cyril Despres : « De Loeb au crepuscule »

Pourquoi le Dakar hispanophone passionne-t-il toujours autant les foules ? Le Vestiaire, qui possède à peu près autant d’adeptes désormais, avait répondu à la question il y a bien longtemps avant de presque rencontrer Despres. Ou de loin.

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C’est dans son si cher Sahara chilien que Cyril Despres nous avait reçu, la barbichette frissonnante, dans la case au toit de chaume qu’il partageait avec Shakira à la périphérie de Lima.

QUESTION : Cyril, que retenez-vous après tant d’années à arpenter les pistes du Dakar ?
CYRIL DESPRES : J’ai pris conscience cette année de l’impact du réchauffement de l’effet de serre. Le paysage change à une vitesse folle. Prenez Dakar (ndlr : il pointe son doigt vers l’extérieur). Il y a quelques années à peine, on pouvait voir le Lac Rose là-bas. Il n’y a plus rien maintenant. Parti. Evaporé. Pschitt !

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Tennis, Coupe Davis : Bêler Sebastien

Grosjean n’a pas toujours été ce Jean Alesi d’hypermarché. Un jour il a été le nouveau Noah, puis le nouveau Leconte et finalement il n’a même pas été le nouveau Pioline. C’est toujours mieux que nouveau Gasquet, Monfils ou Simon.

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Il y a cinq ans le Vestiaire avait tenté d’établir un classement des meilleurs joueurs de ces 20 voire 25 dernières années. On vous avait parlé des bouclettes de Pioline, de la casquette de Grosjean et du niveau un peu pourri des autres. On avait aussi fait un peu semblant de croire que Tsonga et ses copains allaient renverser la hiérarchie.  Bilan, Noah reste Noah. Et Lucas Pouille, Lucas Pouille. Mais lui au moins n’a pas encore disputé sa dernière saison. Voici les cinq meilleurs tennismen des ces 20 dernières années.

5. Gasquet

Plus on avance dans les temps, plus Richie le prodige a des chances de faire partie des cinq meilleurs puisque même Pioline finira par disparaître du classement, sauf si on en allonge la durée. Cette fois, c’est Leconte qui saute à l’ancienneté. Dommage, car une finale à Roland ça vaut plus que des demies à Wimbledon et un quart à Roland. Ca fait, en tout cas, toujours pas lourd pour Mozart.

4. Monfils

En junior il avait tout gagné ou presque. Ensuite rien, ou presque. A Roland c’est le plus régulier des gars à qui on avait promis de dominer le tennis mondial et intergalactique. Le reste de sa carrière ne vaut pas grand chose hormis un quart et une demie à l’US Open. Il a aussi rajouté un quart à Melbourne.

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Handball féminin : Sex Yachine

Si elle n’avait jamais existé, on aurait été privé des cris de Margotton. Dommage.

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Lev Yachine a eu une fille, elle est française et s’appelle Nicolas. Mais le Ballon d’Or, ça n’a jamais existé au hand.

Trois fois championne de France, deux fois du Danemark, trois coupes d’Europe dont une Ligue des Champions, une Supercoupe d’Europe, des coupes nationales en pagaille : Véronique Pecqueux Roland aimerait aussi avoir une salle des trophées chez elle. Mais en Equipe de France, pas de jalouse. Chacune a le même palmarès mais pas le même physique.

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