Rugby, La Rochelle : Ouest side story

Contre toute attente le Vestiaire ne chroniquera pas l’excellent podcast de Yannick Agnel consacré au Esport. C’est quoi cette connerie ?

Pierre Salviac a-t-il déjà foutu les pieds au stade Marcel-Deflandre ? Mais au fait qui connait encore Pierre Salviac ?

Oser s’aventurer à la fête de quartier de Port-Neuf à une encablure du stade, c’est risquer de croiser des individus un peu particuliers. Parmi les soulards et autres familles au RSA draguées par des politiques toujours en campagne, il est possible de rencontrer Jean-Pierre Ellissalde et ses claquettes, déguisé en aimable vendeur de bière, sa propre bière. S’il fallait une seule scène pour résumer la Rochelle et son club de rugby ce serait bien celle-là. Des boomers, du pognon et un ballon ovale au beau milieu d’un quartier prolo qui fait des barbecue les jours de match adossé au camping-car.

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Judo, Euro 2021 : L’arène Margaux

Pour ceux qui veulent connaître le bilan psycho-sportif et capillaire d’Amandine Buchard rendez-vous ici. Pour les autres on continue ensemble.

En attendant la Reine Margaux à Tokyo ?

Ce qu’il y a de bien avec l’équipe de France féminine de judo c’est qu’il y a toujours une championne pour remplacer une championne.

C’est finalement comme avec les garçons : quand un mauvais se blesse, il y a toujours un autre mauvais pour prendre sa place. C’est comme ça que finalement le dernier champion du monde qui ne portait pas le prénom d’un nounours s’appelait Loïc. A l’époque on ne savait même pas qu’un jour un petit Japonais un peu pataud fesserait le nounours devenu trop gras. Le niveau est tellement bas que le même Loïc a cru bon essayer de faire croire qu’il était toujours aussi fort sept ans après. Le canular a quand même tenu quelques secondes grâce à la participation amicale d’un Panaméen. Mais les Polonais goutent assez peu cet humour.

Joli Pietri

Pietri de talent un jour mais pas toujours médite sans doute Benjamin Axus tentant maladroitement de faire bouger ses grands compas sans visiblement avoir trouvé le mode d’emploi. Pas de quoi faire trembler un Chaine, tout médiocre soit-il, lui aussi. Quand il a entendu médiocre, Alpha Djalo a cru qu’on parlait encore de lui, il se trompait surement car sa prestation fut, pour une fois, et de loin, la moins crado de la journée chez les garçons, notamment grâce à son seoi du premier tour. Suffisant pour aller aux JO ?

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Rugby, Six Nations, Colonel Fabien, acte 4 : Le Crabos pince et dort

Il ne manquait plus que ça. Aveuglé par sa toute puissance le Colonel a décidé de s’en prendre directement au Covid. Lequel des deux survivra ? Après tout il est bien parvenu à ressusciter Dulin.

Pourquoi débuter un article avec une photo de Vahaamahina ? Qu’est ce qu’un Crabos ? Comment Galthié humilie-t-il l’Irlande sans deuxième ligne mais avec Gabin Villière ? Que retiendra-t-on de ce tournoi à part que Brice Dulin est très fort mais pas si malin ?

Tirer des leçons de ce cru 2020-2021 du XV de France, celui de Brice Dulin donc, n’est pas si aisé. Beaucoup s’y sont essayés, peu ont rendu une copie que l’on peut qualifier de propre. Commençons par le commencement. La dernière fois qu’un arrière a autant apporté à une équipe, Berbizier était encore vivant. C’était en 1994 au pays du long nuage blanc. Des terres où l’on peut faire du ski, du mountain bike, du rugby et, jusqu’à une époque récente, se noyer dans du jus de pvtiste.

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Ski, Pinturault : Luc le blond

Le Vestiaire n’a pas souvent osé s’intéresser à la poudre blanche. En tout cas, pas celle qui a permis à Alexandre Pasteur de faire virer Thierry Adam. Comprenne qui pourra. Voici enfin les dix meilleurs skieurs français de ces trente dernières années.

1991-2021. A-t-on le droit de classer Franck Piccard ? Rendez-vous à Albertville.

10. Denis Rey
Si vous le croisez passez lui le bonjour de notre part. Il était à Albertville et croyez le ou non, c’était lui aussi un Top Gun et il aurait bien aimé qu’on fasse une bd sur lui. Mais l’histoire ne retient que ce qui brille. A un Thierry près, il était champion olympique aussi.

9. Franck Piccard
Il n’est que dixième mais évidemment le meilleur c’est bien lui depuis Calgary. Présent le jour J à quatre ans d’intervalle et sous les yeux de Killy, Barnier et Platini en survet rouge s’il vous plait. C’est quand même un peu emmerdant de mettre Crétier devant lui. Des nouvelles de Denis Rey ?

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XV de France : 10 à Lamaison

Il semble si loin le temps où l’on regrettait Camberabero. L’ouvreur qui jouait ailier lors du match du XXe siècle contre l’Australie en 1987.  Jalibert et N’Tamack ont déjà réussi plus de bon matchs en Bleu que Michalak durant toute sa carrière internationale à l’ouverture. Et pour cause, il était bien meilleur en 9. Et du coup en 9 il est pas non plus dans le classement.  

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Par Peyo Greenslip Jr

Alors que Trinh-Duc semblait prendre une belle roue d’avance avec une prestation correcte en dix ans, il a finalement explosé en vol. En attendant de voir si Jalibert, N’Tamack et Carbonnel ont le niveau, voici un dernier rappel des cinq meilleurs ouvreurs tricolores de ces 30 dernières années. Un classement qui n’a pas changé depuis neuf ans. Voire vingt. Promis, si la France se remet un jour à gagner le tournoi, on ne le rediffusera plus jamais en l’état.

5. Thomas Castaignède. Le Vestiaire lui avait déjà rendu l’hommage qu’il méritait. Etait-ce une raison suffisante pour l’écarter du Top 5 ? La concurrence est telle qu’il est indiscutable. C’est d’ailleurs sans lui que la France est allée en finale de la Coupe du monde 1999. C’est donc grâce à lui que le numéro 1 est numéro 1.

4. Christophe Deylaud. Moins doué que Castaignède, mais plus durable, à Toulouse comme ailleurs. Il a remporté la Coupe du monde 1995, mais c’est Mesnel qui a disputé la troisième place. Comme quoi, finir sa carrière à Agen n’ouvre pas toutes les portes à part peut-être celles du journal Sud-Ouest.

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Foot américain, Superbowl : Des Bills mentaux

Comme souvent depuis sept ans que la première version de cet article a été commise, nous republions notre classement des 10 meilleurs quaterbacks de ces 25 dernières années. Comme à chaque fois, certains vont demander l’entrée de Kurt Warner et d’autres la première place pour Brady. Cette fois, on est convaincu, comme l’était Joe Montana par Didier Roustan il y a bien 30 ans désormais.

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10. Jim Kelly

Ce classement n’étant pas réservé qu’aux puristes, il aurait été difficile de ne pas mettre Kelly dixième tant il s’est troué au cours des 4 Superbowls qu’il a disputés. Il a pourtant considérablement fait évoluer le jeu, réussit à lui seul à emmener des Bills sans âmes jusqu’à la nuit magique. Marino non plus n’a rien gagné, mais la manière est moins humiliante que pour Jim.

9. Elie Manning

S’il n’avait pas un frère qui s’appelait Payton, on saurait sans doute qu’il s’appelle Elie. Il a gagné des Superbowls mais qui s’en souvient ? Pourtant c’était il n’y a pas si longtemps.

8. Dan Marino

On vous le disait à l’instant, il a pensé à jouer longtemps pour soigner ses stats à défaut de son palmarès. Plus fidèle à ses dauphins qu’à sa femme, Marino était le le joueur vedette du milieu des années 90 peut-être parce qu’on préférait les losers. C’était le roi des yards gagnés à la passe mais c’est comme Stockton, ça veut pas dire grand chose. Huitième quand même.

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L’édito : Teddy tueur

Prendre une grosse gamelle peut parfois avoir du bon. Se faire humilier par un Japonais puis par un Normand un peu Breton aussi. Teddy a donc fini par trouver suffisamment de motivation pour redevenir Riner. A croire même qu’il a lu les jolies choses écrites par le Vestiaire il y a quelques mois. L’ancienne légende du judo bouffie d’arrogance, de gras et de fric s’est muée en légende du judo toujours bien vivante puissante et pleine de pognon. A ce rythme et s’il garde ce poids, cette forme, cette envie et pourquoi pas cette humilité toute nouvelle pour lui, il est difficile de concevoir l’apparition d’un adversaire capable de le faire tomber. Il faudrait déjà qu’ils arrivent à saisir l’élastique de son pyjama. Trop grand, trop fort. Six mois encore à tenir en travaillant sans trop ouvrir sa grande gueule et ni Harasawa, ni Kageura, ni même Tushishvilli ou Jean-Luc Rougé ne pourront ébranler à nouveau le monument.

Pendant ce temps-là, Larbi Benboudaoud va sans doute devoir remettre son kimono si on veut espérer une autre médaille masculine à Tokyo.

Canal+, Bolloré : S’embraser sous le Guy

Pendant que Michel Drucker sucre ses dernières fraises, le monde du journalisme perd deux de ses phares avec Hubert Auriol, l’ancienne vedette de Koh Lanta et Georges Pernoud l’amoureux de la mer et surtout du pognon. Céline Géraud n’aurait-elle pas présenté l’île de la Tentation ?

C’est l’affaire du siècle. Après avoir viré le présentateur du journal du sport en chambre, Canal+ s’est maintenant débarrassé du gars qui commentait le foot. Qui le regrettera vraiment ?

Il ne faut pas s’y tromper. Si le monde médiatique est en émois, ce n’est pas pour défendre la mémoire de Stéphane Guy dont à peu près tout le monde se fout à part peut-être une partie de sa famille. On a bien dit peut-être. En effet, il sera aussi vite oublié que ses prédécesseurs, hormis Thierry Gilardi sans doute, qui a eu la bonne idée de mourir en pleine gloire. Quant à ses talents, Guy n’était meilleur ni pire que les autres, c’était un commentateur Canal+, interchangeable, point à la ligne. Se faire dégager pour une phrase prononcée sans la moindre connotation raciste ou blasphématoire est en revanche beaucoup moins commun.

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Questions interdites : Manaudou est-il vraiment fini ?

L’épisode 1, s’appelait presque pareil. A l’époque on avait juste vu Flo mettre une rouste à Grousset sur 50 m après en avoir pris une par Morozov. Depuis rien n’a changé sauf que lui en a pris une de plus par Dressel comme il le reconnait bien volontiers. Et il refuse toujours d’affronter Max sur 100m. C’est effectivement peut-être un peu long pour un homme de cet âge.

Crédit : Deepbluemedia /LEN

Ça fait plus d’un an désormais que tout le monde se régale des exploits du grassouillet petit frère de Laure qui vise, rappelons-le quand même, le titre olympique à Tokyo sur 50m. Qu’a-t-on appris de nouveau ces derniers mois ?

On a vu que sur une course en petit bassin, dans cette merveilleuse invention, dont tout le monde se fout, qu’est l’ISL, il était toujours capable d’atteindre un niveau exceptionnel, comme à l’époque où sa balance affichait 10kg de moins. Ce qu’on a vu aussi c’est que, quels que soient ses compléments alimentaires, ceux de Dressel semblent toujours plus efficaces. Quand il s’est fait humilié à l’Euro en 2019, il avait invoqué le manque de compétition après deux ou trois ans d’arrêt. Ceux qui connaissent la natation, le sport et qui n’aiment pas se raconter d’histoire, voyaient plutôt la vieillesse comme explication. Il ne faut pas se tromper de combat. En France sur 50m personne n’ira le chercher, mais lui était venu chercher 21″50, voire 21″40 et pourquoi pas 21″30. Champion olympique il ne sera plus sauf à ce que Morozov, Fratus, Proud et Dressel montent dans une voiture conduite par Romain Grosjean sur une charmante départementale du Lot-et-Garonne peuplée de platanes.  La Russie a trouvé une autre solution. Ce handballeur raté, nageur surdoué, doté visiblement du même génie que sa soeur, serait même inspiré de bosser davantage son aller-retour afin d’aider son successeur de 21 ans à ramener un titre olympique en relais. Ça, Agnel ne l’a pas dit hier quand le documentaire sur les Prédateurs a remplacé la retransmission de France 4. Précision utile, ce n’était pas un documentaire sur Agnel et Boyon, ni sur Dressel et Manaudou. Le prédateur désormais s’appelle Maxime Grousset et il n’a pas terminé son repas.

Pendant ce temps-là, seul Agnel a nagé aussi vite que Grousset à l’âge de 21 ans sur 100m. Sur 50, personne.

1993, Gérard Houiller : Emil et images

Tout le monde rend hommage au coach qui a tout inventé ou presque dans le football. Comment perdre une Ligue des champions imperdable dès les quarts de finale,  comment créer la légende d’un triplé légendaire avec Liverpool sans Premier League ni C1 ou encore comment louper une Coupe du monde en perdant contre Israël. Mais Gérard Houiller a surtout inventé le prequel du Domenech show en étant le premier entraîneur à rendre ses conférences de presse d’après élimination moins chiantes avec ou sans Ginola.

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Mais son chef d’oeuvre reste 1993. Se souvenir de l’Automne 93, c’est comme évoquer Alesia, le British Open de Jean Van de Velde ou une vodka pute trop corsée à Miami.

On sait très bien ce qui s’est passé mais on a voulu l’oublier, volontairement. Car ça fait mal. Ca fait mal de revoir la gueule à Jacquet avec 18 ans de moins, ça fait mal de revoir le brushing de Kostadinov alors que celui d’Emmanuel Petit était tellement plus apprêté avec la moustache en cadeau. Enfin ça fait mal de savoir qu’Houiller a pu faire prospérer son « Take it easy » durant encore presque trois décennies avant de rendre les armes. C’était ça France-Bulgarie, rien de plus. Une douzaine de garçonnets habillés en bleu dépucelés à l’hameçon par 11 mercenaires des Balkans morts de fin, la chute du rideau de fer n’a décidément pas fait que des heureux. Et puis une chanson pourrie de Joe Dassin qui n’était pas là-haut sur la colline. On se disait qu’on ne revivrait jamais ça.

Houiller tue

D’abord on a vécu bien pire avec le miroir brisé de Tony Vairelles, la linguistique de Micoud et le survêtement d’Evra. Puis, l’Histoire a bagayé, mais pas à la façon de Christophe Josse, non. Elle nous ressert depuis 2006 que des Israel et des Bulgarie comme un dessert déjà vomi qu’il faudrait ingurgiter de nouveau. Seul le cuisinier change. Il y eut le Domenech show, le Requin Blanc puis Deschamps de ruine en 2014 qu’il finira par rebatir seul avec Kante.

Pendant ce temps-là le sélectionneur Houiller était serein .

Le Colonel Fabien, acte 3 : Brice dévisse

Pour aller d’Agen à La Rochelle, il n’y a qu’un seul chemin et ce n’est pas l’autouroute.

Pour la première fois depuis une vingtaine d’années, Jean-Luc Sadourny a enfin pu faire une nuit complète. Dimanche, le Columérin a reçu la confirmation que son pote le Colonel n’aurait plus besoin de ses services. Se débarrasser une bonne fois pour toutes de Médard, c’est un soulagement. Mais en même temps c’est pour cela qu’il a été engagé : retrouver, quels que soient les moyens employés, la filière qui rend les joueurs bons comme ils l’étaient en 1995. Après avoir supprimé (lire nos épisodes précédents) le reliquat, le Colonel a choisi un par un ceux qui ressemblaient le plus à des joueurs de rugby. « Les pleureuses » comme on les surnomme affectueusement sans aucun sexisme ont donc désormais la chance de ne disputer que le Top 14 . Et la Coupe d’Europe pour les plus téméraires. Tous, sauf un. Le seul rescapé, ressuscité d’entre les morts, Brice Dulin. Ce n’est pas faute pour le Colonel d’avoir tenté de l’abattre comme les autres alors qu’il gambadait dans la campagne francilienne.

Brice du vice

Mais avec ses appuis singuliers le mètre 76 est parvenu à se faufiler entre les balles pour trouver refuge à quelques encablures des barres de Port-Neuf. Le quartier défavorisé de l’Ecole Descartes, qui donne sur la mer. Là-bas, coincé entre l’allée du Mail et l’excellente poissonnerie Moreau, Brice a enfin pu voir de près à quoi ressemblait un ballon ovale. Et ce qu’on pouvait faire avec. Il faut dire que quand Grégory Alldritt lui a fait découvrir la supérette U express et les marginaux qui la squattent, Brice a vite compris que l’argent ne faisait pas forcément le bonheur de jouer au rugby.

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La légende Maradona : Le cercle du poète Despeyroux

Un seul homme a réussi à dominer Maradona, il était Toulousain et défenseur ou presque.

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Trente ans après le début de sa carrière, vingt ans après son arrêt, Pascal Despeyroux est resté le même. Qui ?

« Le problème, c’est que j’étais tout sauf un technicien et à cause de mes pépins physiques ma combativité ne suffisait plus. » Nous ne sommes pas en 1986, mais en 1997. Pascal Despeyroux approche de la retraite, Saint-Etienne aussi. Onze ans ont passé depuis le début de carrière du Toulousain. Du titre de champion d’Europe espoirs 88 avec Cantona au dépôt de bilan de Perpignan avec David Marraud en 97, les choses de la vie arrivent dans l’ordre. Aux oubliettes son but qui envoie la France en finale de l’Euro espoirs, son meilleur souvenir reste donc d’avoir marqué un but à Olmeta lors d’un Saint-Etienne – Lyon. Est-ce l’atmosphère du derby, le maillot vert ou le plaisir d’avoir assisté à un doublé d’Etienne Mendy ? Toujours est-il que Despeyroux est devenu Stéphanois dans l’âme, et pourtant la concurrence s’appellait Chaintreuil, Lambert et Bouquet.

El Pibe à l’hosto

Despeyroux a couru derrière cette gloire arrivée très vite. Taclé surtout, puisque c’est tout ce dont Maradona se souvient de ce 2 octobre 1986. Dribbler Marcico et Passi en même temps est pourtant arrivé à d’autres que lui, mais il a pris pour tout le monde. On jouait depuis 3 secondes. Despeyroux a toujours entendu de ses entraîneurs que le foot c’était taper dans un meneur de jeu. 325 matches de D1, une bonne centaine d’avertissements, pourquoi pas plusieurs dans le même match à l’occasion. L’Histoire n’oublie jamais de rendre hommages aux héros : pour sa dernière sélection en Equipe de France – la troisième -, Despeyroux était titulaire contre la Tchécoslovaquie. Kastendeuch, Casoni, Amoros, Sauzée, Pardo et Sonor étaient là eux aussi.

Quelques années après avoir refusé d’être consultant sur Canal, Despeyroux fit les beaux jours de Sud Radio.

Les meilleurs ailiers : Dolce Habana

Dominici est-il le meilleur ailier français de tous les temps ?

Voici notre top 10 des meilleurs trois-quart ailes de ces 25 dernières années, avec plein de Français dedans. Et oui, c’est bien l’un des seuls postes de derrière où l’on a souvent pas eu à avoir honte. Donc pas de Rougerie. Aujourd’hui on a quand même un peu honte.

10. Vincent Clerc

Il a quand même remporté la Coupe du monde 2011. Dans une génération d’où l’on ne retiendra que Dusautoir c’est quand même pas mal. Et c’est toujours mieux que durant les 8 ans qui ont suivi où on ne retenait personne.

9. George North (ou Shane Williams)

Si Clerc est champion du monde 2011, alors North aussi. C’est quand même le Pays de Galles qui a remporté la demi-finale. Sinon on a aussi Shane Williams en stock.

8. Jason Robinson

Comme on n’a pas le droit de mettre Underwood, beaucoup trop humilié par Lomu en 1995, on va faire représenter l’Angleterre par son meilleur arrière placé à l’aile et lui aussi champion du monde. Pourtant il était moins bon qu’Underwood.

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Christophe Dominici : Le jour où Lamaison est tombé sur le chien

En 2011 comme en 1999, l’équipe de France était presque aussi mauvaise. L’histoire a fini de la même façon.

C’est le 31 octobre que la Coupe du monde 1999 a vraiment commencé pour l’équipe de France.

Ce jour-là le futur ex quinze le plus nul de tous les temps a rendez-vous avec l’histoire. Skrela-Villepreux explosés par Lomu, tout un peuple attend ça depuis la cuillère de bois du dernier Tournoi où les Bleus avaient tout de même écrasé l’Irlande 10-9.  Mais une autre Irlande, sans O’Driscoll. La promesse est belle, le staff a mis les joueurs pour : Garbajosa, Bernat-Salles, et Dourthe derrière, Lièvremont, Juillet, Pelous, Tournaire, Ibanez et Soulette devant. Ce n’est pas une blague. Aux manettes, Galthié encore simple bouche-trou columérin et Lamaison en 10, Aucagne était sur répondeur. Sinon il y aussi de vrais joueurs comme N’Tamack, Dominici, Magne et Benazzi, suffisant pour prendre 70 points, du jamais-vu en demi-finale. Sauf qu’au commentaire c’est Christian Jeanpierre.

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L’édito : Requins et Rougé

Pour la première fois de l’histoire de sa longue histoire, l’heure est enfin venue pour le Vestiaire d’écrire le nom de Killian Le Blouch. On ne pourra pas accuser ses parents le manque d’originalité dans ce choix de prénom, il y a 31 ans, personne ne savait que Hamdaoui serait toujours un second choix derrière Bouthier, Ramos, Dulin et pourquoi pas Ougier. Mais bon, on ne peut pas non plus donner tort au Colonel Fabien qui a quand même permis à tout un pays de ravaler son vomi après 20 ans d’emprise sur le jeu du Capitaine et ses capitaux. Pourtant le Capitaine a réussi à se maintenir contrairement à celui de Le Blouch dont la médaille de bronze n’aura pas suffi à faire croire que les garçons savent encore faire du judo. Et encore, l’humiliation olympique de Teddy frimeur lui a été évitée. Pas celle des affaires de viols et harcelements en série et en tout genre ignorés depuis longtemps. Toujours ? Les résultats ne suffiraient donc pas à vivre paisiblement et à effacer les blessures de jeunesse. Qui l’eut cru ?

Pendant ce temps là, d’autres héros oubliés de notre jeunesse nous rappellent eux aussi que la victoire ne suffit pas toujours. Les requins resteront toujours des requins. Pas vrai Liza ?


Palmarès, les Centre : Sella folie

On a vérifié et effectivement le Vestiaire n’a jamais donné son classement des meilleurs trois quart centre. Il n’en a pas donné non plus la définition. Personne ne l’a jamais donnée car Stephane Glas, Richard Dourthe, Damien Traille et Tana Umaga sont difficilement comparables. Alors on va pas commencer aujourd’hui. Quand on pense que Castaignede a fini centre. Pourquoi pas Thierry Lacroix ?

Voici quand même la liste des cinq meilleurs centre de ces trente dernières années dans le monde. On va donc pouvoir mettre Sella dans le classement. Oui on sait il y a des premiers centre et des deuxièmes.

5. Brian O’Driscoll

Le vrai problème de Brian ce sont ses coéquipiers. A part Keith Wood peut-être. Aucun n’était capable d’être champion du monde. Il leur a appris à jouer au rugby en leur montrant comment plaquer, perforer une défense ou aller vite ballon en main. L’Irlande a donc arrêté de se faire humilier aux cinq ou six nations. Geoghegan n’y était pas parvenu. Déjà qu’ils arrivaient pas à écrire son nom. Thank you Brian !

4. Will Carling

Vous pouvez vérifier, il n’est pas champion du monde lui non plus. Vous me direz que Sella pas complètement non plus à cause de Benazzi ou Mandela et que souvent Will a fessé Philou et pas de la façon qu’il réservait à Lady Di. Dans celles là il n’y avait pas toujours Guscott qui regardait.

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Patrick Montel viré : « Les excuses c’est pas Monfort »

Avec la discrétion et l’humilité qui le caractérisent, Patrick Montel a donc tiré sa révérence. Une interview dans le Parisien, un sujet tout pourri dans Stade 2 et une dizaine de relances sur Facebook, sans oublier de citer Bashung.  Qui a dit bon débarras ?


Au moment de lui dire au revoir, il est temps de se demander qui était vraiment Patrick Montel en dehors d’un type que tout le monde adorait mais que personne ne supportait. 

C’est tout le paradoxe. Génial touche-à-tout et penseur des lumières mais aussi génial abruti sans aucun recul. Génial commentateur de sport, un brin naïf  mais très philanthrope. Voir trop.  Il était tout ça à la fois. Pour comprendre Patrick, il a fallu à notre spécialiste média, plusieurs années d’enquête, d’analyse de ses directs, de relecture attentive de chacun de ses mystérieux posts facebook, jusqu’à son fameux « mon collègue est un délinquant ordinaire » assorti d’un billet d’humeur sur sa vie privée où il avait confié la débordante passion de Nelson Monfort pour ses vieilles cassettes de reportage.

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F1, Italie : Et Senna s’Imola

Six ans qu’aucun pilote ne s’est tué en direct à la télé. Et toujours aucune nouvelle de Schumacher. A l’occasion de la fête des morts, souvenirs du Grand Prix le plus spectaculaire de l’histoire.

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1er mai 1994, Saint-Marin accueille la troisième manche de la saison, chorégraphiée par Franck Williams. Un spectacle rôdé.

Tout commence le vendredi 29 avril, durant la première séance d’essais qualificatifs, lorsque la Jordan de Barrichello décolle à 225 km/h et réalise plusieurs tonneaux que personne ne boira, pas même Bernie Ecclestone. Après un atterrissage renversé comme un vulgaire Beaujolais, goût banane, en début de soirée, le Brésilien s’en sortira quand même mieux (nez et bras cassé) que Niki Lauda au Nurburgring. Il a eu de la chance, son compatriote le plus célèbre en aura moins.

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Bernard Laporte : Oh capitaine, mes capitaux !

Bernard Laporte n’est donc pas complètement responsable de tous les maux du rugby français à en juger par sa relative popularité auprès de ses pairs. Mais seulement de 99% d’entre eux. Plus ?

Personne n’a jamais vraiment été capable de dire qui était Bernard Laporte. Un joueur moyen, un sélectionneur incompétent ? Un ministre incompétent ? Un escroc incompétent ? L’entraîneur du champion d’Europe le plus riche de l’histoire du Top 14 ? Un président de fédération  incompétent ? Difficile à définir, mais une chose est sûre, il est Bernard Laporte, il a été réélu et tout le monde a entendu parler de lui.

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L’édito Alaphilippe : Chair de Poel

On continue à s’emmerder avec un Pasteur, mais c’était le prix à  payer pour virer Montel et Thierry Bisounours. Le jeu en valait-il la chandelle ?

Comme dirait Hanouna, le type qui faisait la chenille chez Morandini avant de devenir aussi célèbre et riche que le Dalaï Lama, un peu moins drôle quand même, il ne faut pas se mentir. Depuis que Patrick Chêne est parti il y a une vingtaine d’année tenter de faire fortune avec sporever, sport365  ou sport 3-6-5 et Orange sport avec Renaud Marquot, nos mois de juillet sont devenus très compliqués. Et désormais nos mois d’août le sont aussi. Reviennent en mémoire de terribles souvenirs de Prudhommme, Sannier, Josse, Thierry Bisounours.  Hélas cela restait toujours plus confortable que de se farcir Pasteur. La bonne surprise c’est que Pasteur a confraternellement accepté de succéder à Patrick Montel qui a certainement dû tomber de l’armoire. Souhaitons lui d’avoir cette fois mis ses VHS en lieu sur.   Inutile de vivre dans les coulisses de France TV pour comprendre que Pasteur a surement évolué dans un passé proche sur une chaîne du groupe TF1 dirigée par l’actuel directeur des sports de France TV. Simple hypothèse de travail évidemment. Le contribuable français avait de toute façon fini de payer sa retraite à Montel. Autant qu’il en profite.

Pendant ce temps-là L’Equipe s’est trouvé un nouveau spécialiste vélo très pertinent. Il avait d’abord bien senti la victoire finale de Pinot, puis celle de Bardet, puis celle Roglic. C’est le même qui avait prévu une nouvelle ère avec Bernal. Peut-être se doutait-il qu’Alaphilippe pouvait devenir champion du monde. Mais c’est pas sûr.

Gasly ballot monte au créneau

Il a donc fini par y arriver. Des nouvelles d’Albon ?

Tout avait commencé, il y a bien longtemps. Bien avant le confinement mais après Panis quand même. Chez Toro Rosso, Gasly avait éclipsé un coéquipier plutôt bien côté, comme la série pour ados des années 90 qui porte son nom, Hartley.  Le gamin avait réussi à accumuler les kilomètres avec le moteur Honda en faisant quelques belles courses. Les patrons de Red Bull n’étaient donc pas totalement défoncés avec la boisson éponyme au moment d’offrir une promotion à l’ami Pierrot.  Il faut croire que la casquette était un peu trop grande pour une tête qui a trop tardé à gonfler. Ou l’inverse.

En tous les cas, entre courses ternes et performances peu enthousiasmantes, il avait fini par convaincre personne et surtout pas son employeur qui a jugé bon de le remplacer. Gasly a donc eu tout loisir de tester les progrès de la Toro Rosso. Les quelques milliers de suiveurs passionnés de F1 qui restent, auraient-ils agi de la sorte ?  Sans doute pas.

Albon jovi

En étudiant de plus près les caractéristiques de pilotage du perfide Albon qui lu a succé, sans même tenir compte des voitures fantômes de sa Mother, on se rend compte qu’une Red Bull ne pouvait lui permettre de s’exprimer pleinement et de confirmer son bon début de première saison en particulier face à la place occupée par Verstappen. Pour être tout à fait précis, la conduite avait donc moins d’importance que son profil moins Français et donc davantage porteur médiatiquement et commercialement. Suffisant pour rééquilibrer l’écurie? Evidemment non. Tel Liuzzi et Kyvat, il s’est donc brulé les ailes.

Pendant ce temps-là Gasly qui s’est rapidement refait la main à l’étage d’en dessous. Un coup de volant ne se perd pas aussi rapidement. Ca lui a donc bien servi de leçon.

Ligue des champions, PSG-Bayern : Le vilain petit Qatar

On ne va pas faire semblant de se souvenir de l’époque Hechter ou du titre de Gérard Houiller. On ne va pas non plus faire comme si le Paris Saint-Germain était encore français. Monaco l’est sans doute davantage. Il n’est pas non plus un club, même Bordeaux y ressemble plus.

Il fut une époque où Paris était un grand club, en tout cas plus grand que Lyon ne l’a jamais été. Voici les cinq plus grandes dates de l’histoire du grand PSG de sa naissance à sa mort en 1997.

8 décembre 1992 : Ceux qui ont l’âge d’avoir connu le décodeur Canal+ quand il ressemblait à un gros répondeur téléphonique se rappellent parfaitement que le Grand Paris est né un peu avant l’époque où Denisot recevait Nagui afin de se foutre de la gueule de Reichmann qui allait présenter les Z’amours et était déjà imbuvable. Le premier souvenir de ce PSG est évidemment, Anderlecht et la tête de Kombouaré qui savait encore situer sur une carte l’île des Pins, Saint-Louis et Lifou. Ensuite il y eut Zamorano, Valdo, puis de nouveau Kombouaré. C’était de la C3, diffusée sur Canal avec Gilardi qui supportait Bietry mais on adorait ça. Puis Baggio a mis fin à l’histoire. Normal c’était Baggio.

15 mars 1995 : Le comité de censure du Vestiaire a longtemps hésité avant d’accepter de remettre dans la lumière Vincent Guérin. Trop bouclé sans doute. On aurait préféré rappeler que l’année d’avant, Ricardo et le président du Liberia avaient claqué le beignet du Real de Butragueno avant se faire claquer en demi par Arsenal. En tout cas c’étaient des exploits. A l’époque on sortait le Barça en Ligue des champions et le Milan AC en profitait pour se faire humilier par le grand Ajax. Et ça commence à faire pas mal de demies.

8 mai 1996 : Inutile d’en dire beaucoup. Luis Fernandez qui entraîne NGotty, Noah qui prend du pognon à Denisot et une équipe en bois en finale. C’était la Coupe des Coupes, ça n’existe plus mais même les collégiens en voyage scolaire dans le Cantal trouvent une télé pour regarder. Et trouvent le moyen d’être émus.

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PSG, OM, Ligue des champions : Mozer fucker

Il parait que 27 ans après, l’Olympique de Marseille pourrait enfin avoir un successeur. Vraiment ?

bravo

Comment peut-on devenir le plus grand entraîneur du monde quand il n’y a ni joueur, ni club, ni sélection nationale dans son pays d’origine ? En rencontrant Bernard Tapie.

C’est l’histoire d’un club qui va battre en finale le Milan de Capello avec Abedi Pelé.  Un club qui va aller en finale avec Waddle et Abedi Pelé en battant le Milan de Sacchi. L’auteur de ce miracle, sans doute un des plus grands exploits de l’histoire du foot, s’appelle Raymond Goethals. Il n’est ni Italien, ni Hollandais, ni Portugais, ni même Français. Il est Belge, comme les frères M’Penza. Comme Luc Nilis, tout sauf un Hazard.

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Médias, Ligue 1, Free : Thomas tout roule ?

C’était pas gagné vu ses dernières prestations mais, après deux ans de ce que de Gaulle appelait la traversée du désert, Thomas Thouroude a réussi à refourguer sa nonchalance et ses blagues à un autre milliardaire. L’occasion pour lui de montrer qu’il mérite un jour d’être à nouveau diffusé sur autre chose qu’une box ou un téléphone. En tout cas, une chose est certaine, personne ne parlera de lui. Suffisant pour retrouver la modestie voir l’humilité ?

© France tv

Souvenez-vous. On vous l’avait présenté début 2011, à l’époque, il n’avait pas encore été viré de partout. Il n’était encore qu’un timide et prometteur animateur d’émission de sport passé par Knysna et Canal plus. Le problème c’est que neuf ans après s’il est moins timide, il n’est toujours que prometteur en ayant, certes, ajouté l’arrogance et les bides à une panoplie désormais plus étoffée. Quant à animateur d’émission de sport, il semble l’être enfin redevenu.

Il fut un temps où Thomas se passait encore d’avoir un melon plus gros encore que les audience de TLS. « Tout le sport » ce monument cathodique quotidien, certes beaucoup moins suivi que « Plus belle la vie« ,  qu’on lui avait proposé de rénover pour succéder à celui que personne n’avait osé qualifier d’aussi vieux que ringard en le placardisant dans l’émission : Henri Sannier. Ainsi Thouroude, dont le nom et la carrière ont encore du mal à se faire une place dans l’univers médiatique, avait accepté avec grand plaisir et toute l’hypocrisie qui sied à ce genre de placard.  Ne trouvant pas mieux de la qualifier de meilleure émission de sport.  C’est toujours bon pour l’égo mais c’est quand même le programme que la direction des sports de France télé refile à tous ceux qui ont du temps à perdre ou occuper. Quand, évidemment on n’en profite pas pour faire du sexisme. Et pourquoi pas du harcelement moral ?

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Judo, médias, business : Teddy frimeur

Il ne s’entraîne pas assez, il mange trop et surtout n’importe quoi, il en a un peu rien à faire de ses proches qu’il traite comme ses employés. Fallait-il attendre son opération de communication, pardon son hagiographie cathodique, que personne n’a regardé, pour découvrir son vrai visage ? Son staff ne sert à rien puisque c’est lui qui décide de tout. Ça a marché quand il était jeune, svelte et encore un peu désintéressé. Riner peut-il redevenir Teddy ? Souvenez-vous, c’était en février, on avait tout dit.

Même les monuments les plus solides finissent un jour par se fissurer. Pourra-t-on reconstruire celui-là ?

Quand un bâtiment de près de 200kg s’effondre, même sur un tatami, cela s’entend à des milliers de kilomètres à la ronde. Voire des millions. Ce bruit fut surtout celui de l’humiliation. Et de la honte ressentie par Franck Chambily et Laurent Calleja quand ils ont vu leur si lourd protégé se faire ridiculiser par un Japonais bien moyen. L’honneur est sauf, ça aurait aussi pu être l’Autrichien du tour précédent. Voire le Hongrois du premier qui a miraculeusement reçu l’extrême onction, de la part de l’arbitre, toujours aussi prompt à sauver la mise de la légende du judo pendant le Golden Score.

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Cyclisme, VTT : Miguel endurant

Miguel Martinez est donc de retour. Ça ne dira évidemment rien aux moins de 35 ans, et même ceux de 35 ans s’en foutent surement. Déjà qu’Absalon on s’en souvient pas trop.

Miguel Martinez a donc fini par oser regarder son palmarès et celui d’Absalon en face. A près de 50 ans le voilà reparti pour un dernier tour, histoire d’effacer les dégâts. Mais il n’osera quand même pas sortir son vieux Bicross de la cave. Il fera de la route c’est moins salissant. 

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Girondins, Zidane : Une partie de Bez

Le Parc Lescure, Dugarry et Bordeaux ont disparu. Il ne reste que cet ancien joueur cannois.

Au commencement ou presque il y avait de Harder. Rien à voir avec les films pour adultes désormais ouverts à tout le monde grâce à la non régulation d’Internet. Il y eut ensuite Claude Bez. Toujours rien à voir.  Avec un peu de fric, de magouille et Lacombe, Giresse, Chalana, Tigana et Aimé Jacquet, ça faisait déjà rêver.

Et pourtant c’est sous Afflelou en 1996 que Bordeaux livra le plus grand match de son histoire.

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Mediapro, Telefoot : Sauzée, s’est trompé ?

L’Atalanta Bergame ça ne dit rien à personne. Mais tout le monde se souvient sa plus grande star fut Française et qu’elle s’appelait Franck Sauzée. Qui ça ? Ben si, l’ancienne vedette de Mediapro/Telefoot. Comment se passer d’une telle star et de son insondable talent ?

La seule génération vainqueur d’un Euro espoirs reste donc celle de Franck Sauzée et Laurent Blanc. Devinez lequel des deux a aussi fini champion du monde.  Avec Sauzée, ça commence toujours très bien, ça finit toujours très mal.

Même s’il a débuté à Sochaux, Franck Sauzée était quand même promis à un grande carrière. Quand il arrive, Sochaux est en D1. Quand il en repart, Sochaux quitte la D2. Entretemps il a fait connaissance avec Stéphane Paille, Gilles Rousset et Franck Silvestre. L’unique explication du trou de génération entre 1986 et 1994. Il n’en manque pas un. La plupart sont même champions d’Europe espoirs en 1988, et une partie nous a quitté. Sauzée plante même deux buts en finale. Aucun doute, il est toujours promis à une grande carrière. Mais la même année il fait match nul contre Chypre avec la vraie équipe de France.

Et là on est moins affirmatif sur sa grande carrière d’autant que la Coupe du monde 1990 lui passe sous le nez. En 1992, il fait le même Euro minable que ses coéquipiers. En 1993, il est sur le terrain pour voir Israel en mettre 3 et la Bulgarie s’envoler pour les USA. Jacquet stoppe le massacre en faisant croire que c’est lui qui a décidé. Mais cette même année il est champion d’Europe avec Marseille. Du coup il décide de partir pour Bergame.

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L’édito : Teddy rumeur

Les légendes ne meurent jamais. Teddy Tamgho finira-t-il par marquer l’histoire de la violence comme celle du triple saut, de la bêtise, et de l’arrogance ?

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Pour ceux qui en doutaient, un sportif peut donc changer. Mais pas tous. Jusqu’ici Teddy Tamgho avait quasiment réalisé un sans faute. Fermer sa gueule au lieu de casser celles d’une athlète qui passe par là, ou la fermer parce que ça vaut mieux que de l’ouvrir. A force, les téléspectateurs et ses patrons, pas toujours les plus prompts à intervenir, ont quand même fini par en vouloir à Patrick Montel, entre autres choses, d’avoir tant soutenu Teddy, un mec en or.

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Liverpool : You’ll never score alone

Les plus fidèles fans de Liverpool le savent. Anfield Road n’a pas toujours eu la chance de voir évoluer le meilleur buteur du monde. Par contre ils ont bien connu le plus mauvais et ça a duré quatre ans. Souvenez-vous, il s’appelait Fernando et n’était même pas Egyptien. Au moins on sait pourquoi ils ont dû attendre 30 ans. Ce n’est pas que de la faute de Houiller.

Tout avait pourtant bien commencé. Le 1er fevrier 2005,  il n’a pas encore 21 ans qu’il bat d’un doublé le Barça de Ronaldinho en 2005. 

S’ils avaient regardé de plus près, avant de mettre 36 millions sur la table, les dirigeants de Liverpool se seraient rendus compte que son deuxième but est un penalty qu’il a provoqué à cause d’un duel raté avec le gardien. C’est vraiment pas aimer son public que de lui offrir un attaquant vedette qui disputera une finale mondiale parce que le titulaire commençait à fatiguer en prolongation. Quinze minutes d’éternité. Sans prendre en considération la sensation d’être le cocu de Fernando Llorente, le quart d’heure de champion du monde de la carrière de Fernando Torres doit beaucoup à Villa. Amusant, un attaquant qui rate des occasions en finale de Mondial est finalement aligné d’entrée parce que lui au moins il s’en créé.

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Tony Vairelles: « Je vis une loft story! »

Avant de presque devenir un producteur de télévision à succès, Tony Vairelles avait presque pêté les plombs devant une discothèque. Il avait aussi (presque) donné une interview au Vestiaire.


Tony, on vous avait quitté en prison il y a neuf ans. On vous retrouve toujours pas jugé mais nouvelle vedette de la télé réalité. Comment avez-vous réussi cet exploit ?

J’avais déjà réussi à ne pas être sélectionné pour la Coupe du monde 98 alors qu’il n’y avait que Guivarc’h en attaque. Ensuite j’ai fini remplaçant à Bordeaux alors que Duga était titulaire. Vous pensez bien que j’ai des talents cachés.

Comme celui de tireur d’élite ? Racontez nous ce qu’il s’est passé devant la discothèque les Quatre As en 2011.

Comme je l’ai déjà raconté, j’arrivais pas à dormir cette nuit-là, les poules faisaient trop de bruit dans le salon. J’ai eu un petit creux et comme le frigo est vide depuis que j’avais coulé Gueugnon, on a décidé avec mon frère Fab d’aller chasser quelques pigeons à la carabine à plomb. Et là, pas de chance, j’ai tiré à côté. Comme pendant toute ma carrière.

Qu’avez-vous fait des armes ?

Elles sont dans la caravane de mon pote Manu. C’est celles qu’il utilise sur son stand de tir aux ballons.

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La légende OM : Papin de sucre

L’Olympique de Marseille a eu Gignac, Ravanelli et Mitroglu. Mais aussi Drogba, Anderson et Skoblar. Et surtout Papin, mais hélas à Bari il n’a pas marqué. Depuis il entraîne Chartres.

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C’est le plus grand avant-centre français de tous les temps, un des cinq meilleurs au monde et pourtant, il ne viendrait à l’esprit de personne de le citer dans un tel classement. Et Christophe Horlaville, il a marqué 28 buts en 37 matchs de Coupe des Champions ?

28 juin 1986, on joue la 43e de minute de France-Belgique. C’est l’instant que choisit Jean-Pierre Papin, 22 ans, pour marquer le deuxième but de sa carrière en Coupe du Monde, le dernier. Le meilleur ratio buts marqués matchs joués de l’Histoire moderne des Bleus, celle après Fontaine, n’aura donc plus jamais d’autre occasion à ce niveau, à la différence de Guivarc’h, qui n’en fera pas meilleur usage. Il ne sera jamais Just Fontaine, mais il ne sera jamais Florian Maurice non plus, la malchance parfois s’arrête. La suite ne sera qu’une succession de mauvaises fréquentations. 185 buts olympiens en évoluant aux côtés de Bruno Germain. Un déménagement fortuit chez Marco Simone à une époque où on ne déménageait pas chez les Simone, avant d’aller payer quelques bières de remerciement à Kostadinov. Et enfin Baup finit par lui filer un coup de pied au cul pour aller vérifier les légendes sur le climat breton. Baup, déjà.

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De Lance à Armstrong : les années EPO, monstres et compagnie

A l’occasion de la nouvelle version des aveux de Lance Armstrong, le Vestiaire se souvient qu’il était déjà là au tout début de la grande décennie EPO qu’on a eu plaisir à redécouvrir durant le confinement. Merci Patrick.

Si le dopage a toujours existé dans le cyclisme, l’EPO est parvenu à faire dans les années 90, ce que seul le docteur Frankenstein  avait réalisé jusqu’ici. Transformer Jean-Marie Leblanc le patron du Tour en hypocrite. Et un vieux Danois chauve de 26 ans, non partant lors de la 17ème étape puis 107ème l’année d’après en vieux Danois chauve de 28 ans, 5ème, 3ème puis 1er.  Le Docteur Raoult ne participait pas encore à la fête.

1. Indurain 2. Ugrumov 3. Pantani. C’est ce qu’on appelle l’E.P.Odium de rêve. Le Tour 94 fut un sommet pour toute une génération de coureurs, et la consécration de l’homme d’une époque : Michele Ferrari.  Jusque là, pour briller, les coureurs de l’Est devaient se contenter des vieilles méthodes soviétiques qui faisaient pousser des testicules aux dames. Le recours à l’érythropoïétine, qui se généralisa entre 1990 et 1991, nous offrit Piotr Ugrumov. Lorsqu’il explose cette année là au plus haut niveau, il n’a que 33 ans autant dire qu’il lui reste encore quatre bonnes années de carrière et au moins autant à vivre. Miracle, il serait toujours vivant et son taux d’hématocrite passait de 32% en hiver à 60% en été, déjà une performance en soi.

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Dopage : La fédération internationale de cynisme

Il se dopait déjà au début des années 90. La belle surprise. 


C’était en 1997. Lance Armstrong s’apprêtait à signer chez Cofidis, il était juste un simple mortel, il allait attendre encore un an pour virer son premier directeur sportif, deux pour être sportif américain de l’année et trois pour pousser Pantani au suicide. Son armoire à trophées n’accueillait guère qu’un titre de champion du monde sur route et un testicule dans un bocal. C’était l’exploit de sa vie, il venait de le réaliser. Dans ces cas-là, soit on prend du recul, soit on prend du pognon. Et pourquoi pas les deux ? C’est cette année-là que quelqu’un de mal intentionné, peut-être lui, émettra l’idée de créer une fondation pour que son cancer ne reste pas impayé. Le bouquin confessions ne viendra qu’en 2004, pour ne pas alerter les autorités. 2004, c’est aussi l’année de son 6e Tour de France avec les copains Landis, Beltran, Ekimov, Hincapie, Padrnos. 2004, ou l’année où Nike et Livestrong se sont associés pour 7,5 millions d’euros par an pour la bonne cause. Une association de bienfaiteurs : ils ont vendu comme des petits pains les petits bracelets jaunes à l’effigie de la fondation, fabriqués avec le même silicone que celui qui sert en laboratoire pour isoler les veines avant les prises de sang. Le marketing de demain.

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Hand, 1995-2020 : Frigides barjots

Le Vestiaire revisite la fabuleuse histoire de la plus grande nation de handball de tous les temps. Ce n’est pas la Suède, ni la Russie, ni la Hongrie mais un peu la Yougoslavie quand même. 

Ils sont tous riches même s’ils ne seront jamais des stars à part Kara bien sûr, le roi des paris. Et pourtant tout est de la faute de Costantini . Voici la première partie de l’histoire : le jour où les plombs ont sauté.

C’est une banale histoire belge qui va faire basculer à jamais le destin d’une génération hors du commun. Aurait-on préféré entendre une énième fois les raisons qui font qu’un Belge nage toujours au fond de la piscine ? Parce qu’au fond, ils sont pas si cons. Celle-là est peut-être moins drôle. Quoique. Nous sommes en novembre 1995 à la mi-temps d’un anecdotique match de qualification France-Belgique. La dernière fois qu’une telle opposition avait fait parler d’elle, tout était de la faute à Papin. Après une chevauchée de Boli sur le côté droit, des cris de Larqué  et aucun commentaire raciste de Thierry Roland,   l’autre  Marseillais frisé  avait, comme d’habitude, rappelé pourquoi il est le meilleur avant-centre de l’histoire du foot  avant d’aller entraîner le Bassin d’Arcachon. Sans même connaître une seule chanson d‘Obispo.

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