Communication Le Vestiaire : Le Bestiaire qui monte

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Papa Closefield en a rêvé, Le Vestiaire l'a fait : les lauriers après le travail bien fait. Le classement Wikio de septembre, divulgué en avant-première (ci-dessous) avant son officialisation, demain, confirme l'influence grandissante du Vestiaire.

Quatrième, il ne se contente plus de faire réagir uniquement les amateurs de reptiles. Un grand merci à notre lectorat, non pas pour ses commentaires, faut pas déconner, mais pour la fidélité manifestée à l'égard de nos papiers. Pour fêter cette marche en avant, ainsi que la fin des JO, la probable retraite de Sébastien Loeb et la sélection de Franck Chevallier pour les prochains Mondiaux, le blog proposera prochainement une toute nouvelle formule.

Et parce que vos arguments sont toujours imparables, nous vous proposons un QCM sous forme de sondage : quelle est votre rubrique préférée ?

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Football, Ligue des champions : Le tirage essor

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Bordeaux, Lyon et l'OM sont maudits. Ils sont contraints de jouer la Ligue des Champions. En plus, c'est une mauvaise année, les meilleurs sont là.

Décidément, c'est la poisse. Marseille a tout tenté, mais Brann Bergen, sans Thorstein Helstad, qui n'a pu résister aux sirènes du Mans, c'était trop mauvais. Les Marseillais ont rejoint la mort dans l'âme la phase de poules de la Ligue des Champions. L'Equipe a failli suspendre sa rubrique football, mais la qualification de Rennes contre Staebek a remis du baume au coeur. « Pas de chance au tirage » a titré le quotidien de référence. « Cette saison, les trois équipes engagées en Ligue des Champions ont de la gueule, comme on dit. Il faut absolument avoir de meilleurs résultats que les saisons précédentes pour augmenter notre indice UEFA », a même imploré le moustachu d'opérette (photo).

Une chance au grattage ?

Le Vestiaire, une fois de plus, va braver l'interdit. Ce tirage ne pouvait pas être meilleur. On va enfin savoir. La France a la chance d'avoir cette saison ses trois meilleurs clubs en C1. Et ces trois clubs ont le niveau le plus haut et le plus homogène de ces dix dernières années. Se satisfaire de ne compter qu'un représentant potable dans la poule valait pour Nantes en 2001. Mais aujourd'hui, Pierre-Yves André et Ahamada ne jouent plus en Ligue des Champions.

Bordeaux est le parfait exemple du candidat heureux. Cluj leur rappelera que si les déboires de Tampere ne sont pas oubliés, c'est la Ligue des Champions qui doit l'être. La Roma et Chelsea, c'est évidemment du top niveau mais que manque-t-il à Bordeaux pour progresser ? Prendre des taules sans doute. Blanc veut rompre les habitudes pépères de M6 : il a plus d'ambition et d'estime pour son groupe que De la Villardière pour les toxicos qu'il interroge sans salir son pantalon en lin avant 100% Foot. Qui ose douter que la Roma et Chelsea auront plus peur d'aller à Chaban qu'à Cluj ?

Pour Marseille, c'est la campagne européenne du rachat. Le départ tonitruant à Liverpool (non, Marsh ne consomme plus) s'était effondré sur l'axe Givet-Rodriguez au retour (0-4). Le premier a été mis au ban de touche. Liverpool est aussi prenable que l'an dernier, le PSV a perdu son meilleur joueur, Farfan, qui n'aurait pas sa place à l'OM, et l'Atletico de Madrid a recruté Coupet. Terrifiant.

Lyon a le tirage le plus facile, sa place dans le chapeau 1 a même dû surprendre Govou, beaucoup plus relax quand le mercato se termine. La Fiorentina et le Bayern ont des arguments, mais ils ont peu de chance d'aller en demi-finales. Ils ne sont donc ni au-dessus, ni en-dessous. Et la femme de Fred ?

La France a trois clubs, qui ont tous des chances de passer en quarts. Le Lille de Dernis inquiétait davantage les diffuseurs. Pendant ce temps-là, Le Vestiaire, une fois n'est pas coutume, se réjouit d'avoir encore pressenti un fiasco avant les autres. Le système Kita est déjà en faillite, le recruteur entraîneur chauve est pris à son propre jeu : recruter des stars, c'est toujours mieux si elles en sont vraiment.

Tennis, US Open : La bannière étiolée

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Tout le monde rêve de la finale des Reines : Amélie Mauresmo contre Justine Hénin. Encore faudrait-il qu'elles fassent du tennis.

Le retour au plus haut niveau de Mauresmo est à prendre au sérieux. Les meilleures sont là, en pleine forme et Amélie est toujours en lice. Après avoir sorti deux outsiders (Dechy et Kanepi), son troisième tour face à la numéro 1 mondiale sera un vrai test. Si elle passe, la voie des quarts de finale sera grande ouverte pour la première fois en Grand Chelem depuis l'US Open, déjà, c'était il y a un siècle, en 2006. Une performance qui fera enfin fermer sa gueule au Vestiaire. C'était une blague, les numéros 1 et 3 mondiales ne sont déjà plus là et Amélie pourrait bien annoncer sa retraite si elle ne réussit pas à passer le terrible obstacle Julie Coin, qui ne devrait en principe pas prendre la tête du classement WTA lundi prochain.

Sinon, dans le haut du tableau, il reste aussi des joueuses de tennis : Safina et Cornet. Cette dernière ne pourra plus se cacher longtemps, elle devra s'expliquer sur sa véritable nationalité. Une Française qui confirme à 18 ans, les asiles vont fermer. Il ne manquerait plus qu'elle se fasse un quart ou une demie. Demie qu'a déjà connu son alter égo en dérangement, son aînée Marion Bartoli. Elle a le niveau pour aller au bout, elle emmerde tout le monde sauf son père, même Goven ne la fait pas sauter sur ses genoux. C'est la Rezaï du riche. Son seul défaut : son manque de maîtrise des petits-déjeuners que nous vous expliquions lors du dernier Wimbledon. En clair, si sa petite cuillère conserve son inclinaison à 63°, son tournoi devrait débuter face à Dementieva juste avant la finale.

Davis Crocket

Chez les hommes, la situation est tout aussi critique. Le Vestiaire ne peut s'empêcher de se souvenir de ce France-Roumanie de Coupe Davis, où nous avions été les seuls à percevoir le second degré dans la présentation de la meilleure équipe de France de Coupe Davis de l'histoire. Pour ceux qui confondraient Paul-Henri Mathieu avec Sébastien Grosjean, cette paire de simples était Gasquet-Tsonga. Si le nom du premier ne vous dit pas grand chose, son compère joue encore au tennis. Mieux, il est même présent à Flushing. A cet instant, vous pensez qu'on se fout de votre gueule, que ce Tsonga était une star au lendemain de Melbourne, qu'il devait tout gagner derrière et qu'on ne va pas vous refaire le coup. Ce sentiment de cocu est légitime, la presse sait encenser, plus difficilement analyser et se projeter. Nous vous l'avons dit depuis longtemps. Tsonga a le potentiel du champion, pas le physique. Son talent lui permettra d'avoir de courtes, mais très bonnes périodes, sa fragilité de se reposer pendant six mois de l'année ou pour le reste de sa vie s'il joue trop au con. C'est pourquoi, on nous vendra bientôt assez chère la paire Simon-Monfils qui le mérite davantage.

Souhaitons que Yannick Noah ne s'etouffe pas.

La Légende, Tennis : Le Bremond du Cerf

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9 victoires, 26 défaites en 2007, un quart de finale à Wimbledon en 2006 et bien sûr aucun titre, Séverine Bremond avait tout pour séduire Richard Gasquet, pour une fois qu'il pouvait battre quelqu'un sans tomber dans un piège. La vie ne lui avait offert jusqu'ici qu'un 29e anniversaire. Arrivée à Flushing avec 5 défaites dans son baluchon cette saison, battue par tout et n'importe quoi, même Nathalie Dechy, elle présentait la diabolique particularité de posséder un nombre de victoires presque négatif en 2008. Séverine Brémond regrettait même de ne pas avoir écouté davantage Mme Lacassagne lui expliquer les nombres relatifs en classe de Seconde.

Vaidisova préparait son troisième tour. C'est une histoire que la mafia albanaise racontera longtemps dans les bordels tchèques les plus reculés pour dissuader ses amies de la rejoindre : « Vous rencontrez Séverine Brémond au 2e tour de l'US Open, vous hésitez à jouer avec le manche de la raquette, le score indique 7-5, 6-3 et l'arbitre annonce jeu, set et match Mademoiselle Bremont. » Julie Coin en pleure encore. Ivanovic a-t-elle de la famille dans les Sudètes ?

Bruits de Vestiaire

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Le Vestiaire ne sera ni l’ambassadeur de Reebok, ni celui des 4×4 de Julien Absalon. Bia et Branca Feres suffisent à son bonheur. Nos Bruits spécial JO.

Omnisports. Ils ont beau avoir ramassé une vingtaine de médailles de plus que leur gênant voisin, les athlètes sud-coréens avaient reçu de leur comité des consignes strictes visant à ne pas froisser leurs homologues du Nord. Ils devaient entre autres « conserver une attitude résolue et digne, éviter les questions politiques dans la conversation » et ne pas se moquer des badges présentant l’image de Kim Jong-Il. Et de celui de David Douillet ?

Omnisports (bis). Les JO ont fait le plus grand bien à la démocratie chinoise. Deux septuagénaires ont été condamnées à un an de rééducation par le travail pour avoir demandé la permission de manifester dans l’une des trois zones où les autorités ont voulu cantonner les protestations. Wu Dianyuan, 79 ans, et Wang Xiuying, 77 ans, pourraient passer leurs vieux jours au camp si elles causent de nouveaux « troubles ». Jeannie Longo (manque sur la photo) n’a qu’à bien se tenir.

Omnisports (ter). Il n’y a pas qu’en Chine où les Droits de l’Homme et le sport ne font pas bon ménage. Plusieurs organisations ont réclamé la démission du président du Comité olympique argentin Julio Casanello en raison de son passé d’élu municipal pendant la dictature (1976-1983). Plus de 370 opposants auraient à l’époque disparu de cette localité, où fonctionnaient plusieurs centres de détentions, de tortures et d’extermination. Sérandour en passerait presque pour un enfant de chœur.

Omnisports (Dan Carter). C'est le premier étranger à avoir porté la torche olympique dans Pékin, malgré son passé dans l’armée américaine. David Tool officie depuis dans la capitale chinoise, où il est chargé de traquer les erreurs grammaticales en anglais. Il est notamment intervenu pour changer l’appellation de « l’hôpital de l’anus » de Dongda en « unité de proctologie ». Les touristes anglophones en sont restés sur le cul.

Athlétisme. Christine Arron s’était déjà mise au régime. Elle ferait peut-être tout simplement mieux d’arrêter de manger. L’ex-sprinteuse française a failli faire brûler le village olympique : « J’ai demandé au CNOSF de m’acheter une plaque et une casserole, mais tout est écrit en Chinois. J’ai mis quelque chose à feu doux, mais la température a augmenté plus vite que prévu et les pompiers ont dû venir. » Il n’y a bien que sa cuisine qu’elle a réussi à enflammer.

Football. L'attaquant argentin Sergio Agüero, auteur d'un doublé contre le Brésil (3-0) en demi-finale du tournoi olympique, a dit qu'il avait marqué son second but avec « la poitrine de Dieu ». On préfere quand même celle de Nikki Gudex.

Les placards du Vestiaire, Médias : Delerm, une question de survie

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Les Jeux sont finis et France Télévisions a pris un avantage définitif. Margotton, Galfione et Longuèvre, qui ne voit de dopage nulle part, n'y sont pas pour rien, le coup de génie de Bilalian y est pour beaucoup. Le porno soft de Canal était propre, mais trop lisse.

Fin des JO, Luyat se force à rire en voyant le seul plan off de Godard dépourvu d'insulte aux techniciens, pratique pour un bêtisier. La nostalgie, ça vient vite après les JO, mais au moins il arrêtera de lui casser les couilles avec Grenoble en L1. Ca sent le bilan, le retour des costards, mais comme Bilalian est un fin meneur d'hommes, il a aussi mis sa veste de marin. Ca ne l'empêchera pas de se réserver l'habituelle interview consensuelle de Rogge et l'honneur d'annoncer qu'à Londres, France Télé aura des caméras.

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Athlétisme, Bilan JO : Acquis perd gagne

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S'il existait une jurisprudence Laporte, Amsalem et Chevallier prendraient perpet'. Il n'existe qu'une jurisprudence Bernard.

Ou comment continuer alors qu'on a echoué. Les deux larrons font même mieux en réalisant le doublé. Pourtant, après leur echec de 2007, Le Vestiaire était tombé d'accord avec les duettistes : on arrête le tourisme et on y va pour gagner. « On retrouvera la réussite de 2003 et 2005 et 2008 se passera mieux que 2004 », avaient-ils même osé promettre. Des Dieux.

Sélectfion

Après Osaka, les critères sont devenus plus drastiques. Fini les records départementaux UNSS, désormais, les minima peuvent offrir une seizième place mondiale. Coco-Viloin s'en est brillamment servi. Les minima étaient de 13″43, son record 13″46. Il fallait aussi accompagner son temps d'une perf aux France. Baala, brillant 4e d'une course dont il était comme chaque année le favori, n'avait pas jugé bon de s'y rendre. Pas grave, il était protégé. C'est bien naturel, il s'était juste fait sortir en demies des deux derniers Mondiaux. Amsalem commence sérieusement à se poser des questions sur l'encadrement de l'Alsacien. Pas encore sur son niveau, mais ça viendra, peut-être. Après tout, on pouvait être confiant, il était 9e performeur mondial de la saison et avait fini 4e de sa seule sortie planétaire, c'était à Rome. Arron aussi était protégée. Ca lui a permis d'aller aux Jeux avec 11″21, Fred Bangué aurait repris l'entraînement. Chevallier, qui l'imaginait peut-être sur le podium, a été surpris de la voir sortie en quarts, se fendant d'un « sa performance individuelle ne justifiait pas qu'on la réintègre dans le relais ». Et celle de Karima Louami ?

Chevallier lumière

En 2007, le président de la Fédération parlait aussi d'optimiser la préparation. Il l'a redit avant-hier. Il le redira peut-être l'année prochaine. Mais quand le fera-t-il ?

Skotnik, Hanany, Fofana, Sdiri, Niaré, Nzola Meso, Montebrun et les relais, pour ne citer qu'eux, ont échoué, la plupart après une saison plus que prometteuse. Au mois d'août, aucun n'aurait eu accès au tartan du CA Casteljaloux, même Gérard Monange n'aurait pas voulu d'eux au collège Jean Rostand. Amsalem est plus exigeant encore, sans doute sous le coup de l'émotion il va jusqu'à nommer des gens qui ne font pas d'athlétisme : Duarte, Perrin, Diniz et Guégan. Par contre, il est très satisfait de Mbandjock, Coco-Viloin, Hurtis, Okori, Falzon et Daunay. Ce n'est pas une antiphrase, il y a bien Hurtis dans la liste. Il s'est donc réveillé dimanche d'une nuit de 5 ans avec une révélation : Hurtis est nulle. Enfin, il se gargarise des neuf places de finalistes dont celle de Barras. Une première journée William Motti, une deuxième Daley Thomson, comme d'habitude. C'est si difficile d'apprendre à courir ? Même Mbandjock y arrive. Il est d'ailleurs la satisfaction des Jeux. Le surdoué, c'est lui.

Amsalem, au lieu de demissionner, promet de réinventer les trials pour l'année prochaine et de ne garder que des techniciens ayant fait leurs preuves au haut-niveau. Chevallier dément avoir fait une carrière de merde sur 110 m haies stoppée à 24 ans par Philippe Tourret.

Football, Ligue 1, Nantes : La république de Waldemar

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Nantes fait un retour remarqué parmi l'élite. Jean-Claude Suaudeau se moquait pourtant souvent des cravates de Pascal Praud.

C'est du jamais vu. Non, pas la prestation d'une telle équipe en Ligue 1, puisque Metz n'a pas souhaité déclarer forfait l'an dernier. Le véritable inédit, c'est Waldemar Kita. A son arrivée, il avait déclaré que remonter en L1 en une saison serait un exploit. Il n'avait pourtant pas encore évalué le niveau de son entraîneur. Aujourd'hui tiraillé par la promesse de garder Der Zakarian en cas de montée, il peste encore plus de n'avoir pas évalué celui de la L2.

La prolongation de contrat signée en fin de saison dernière, d'un an, était assortie de conditions : obtenir des bons résultats, faire jouer les recrues payées à prix d'or même si elles justifieraient en un mois d'acheter Moussilou comme joker, éviter de remettre en cause les décisions du patron y compris sur l'utilité des motos-taxis jaune et vert et le tournoi au Maroc. Le tajine, après les deux défaites, était certainement le repas du condamné. Troisième condition, implanter le futur entraîneur rapidement, Der Zak n'ayant même pas à le former puisqu'il est en stage. Henri Michel (photo, avec Usain Bolt) a mis quelques bières à comprendre que ça sentait le traquenard.

Un jeu Abdounminable

Faute de gens intéressés par ce management révolutionnaire, Kita a revu ses plans. Bien conseillé par Pascal Praud, il s'approche de son objectif d'août : démontrer que son entraîneur a eu son DEPF avec moins de points que Papin, futur ex successeur de Derzak. La chasse à la médiocrité. Visiblement, c'est contagieux puisque Heurtebis, Douglao, Gravgaard, Moullec, Mareval, De Freitas, Faty, N'Daw, Keseru, Klasnic, Abdoun et Capoue ont rendu un vibrant hommage à leur entraîneur sursitaire dimanche. A tel point que Kita a décidé de réinventer en urgence le droit du travail. Le contrat signé en juin deviendrait caduque : il a promis une prolongation, il n'a pas menti, les entraîneurs ont promis des résultats, ils ont menti. Combien demandera Kita pour réparer le préjudice ?

Pendant ce temps-là, Praud continue à réciter de la poésie en feignant d'avoir l'accent polonais de tonton Kita. Der Zakarian, lui, prépare son discours à la tribune des Prud'hommes. Quant à Abdoun, il a pu vérifier que Bordeaux devenait une grande équipe.

Formule 1, GP d’Europe, Ferrari : Le doute Massa aïe

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Ecclestone a donné raison à ceux qui ont préféré rire de Boris Johnson. Le Grand Prix d'Europe ne sert à rien, vivement Shanghaï.

Robert Poitrenaud – aucun lien, fils unique – aurait sans doute appelé ça la rançon du progrès. Ferrari avait marqué cette saison l'Histoire de la Formule 1 et de la sécurité routière en régulant ses pitstops par un signal lumineux semi-automatique. Mais l'homme-sucette ne manque visiblement pas qu'à Karen Minier : Raikkonen a amputé un de ses mécaniciens et il a fallu la clémence des arbitres de la FIA pour que Massa n'ait qu'à piocher dans son argent de poche.

Le Brésilien a serré les fesses pendant deux heures pour que le moteur de la F2008 ne chauffe cette fois-ci que celles de son coéquipier. Il a surtout semé le doute dans les rangs de la Scuderia. Et si Raikkonen n'avait du numéro 1 que l'autocollant sur le capot ? Quel âge a vraiment Madame Massa ? Son fils perdra-t-il tous ses cheveux avant d'être sacré ?

Virage à l'accorde

Hamilton a reçu sur le podium des sifflets à la hauteur de son sens du spectacle. Il n'a rien montré du week-end à part les sponsors sur sa casquette. Ron Dennis espère sûrement que l'irrégularité de la concurrence suffira à en faire un champion du monde au rabais. Qui a dit Jacques Villeneuve ?

Le nouveau tracé n'a pas apporté beaucoup plus d'enseignements. Bernie aurait pu rester encore deux semaines à Saint-Trop'. C'est peut-être louable de visiter les pays du Tiers-monde, mais il n'y avait vraiment que les prises de vue aériennes pour donner un peu de crédit au Monaco du pauvre. Pas un dépassement de l'aprem, pas un Allemand pour faire sortir la voiture de sécurité. Alonso a dû se faire chier dans le garage Renault. Nakajima, redresseur de torts et d'ailerons arrières, n'a pas supporté de n'avoir lui qu'un seul Grand Prix à domicile.

Pendant ce temps-là, Kubica a rappelé aux dirigeants Ferrari qu'ils n'avaient pas à chercher trop loin pour remplacer Raikkonen, Coulthard aurait mieux fait d'aller conduire Beckham dans le Nid d'Oiseau et Vettel va bientôt regretter d'avoir signé chez Red Bull. Les Toro Rosso ont affiché en trois semaines une progression Boltistique. Bourdais a même signé la meilleure vitesse de pointe en bout de ligne droite. Dommage pour lui, il y aussi des virages en F1.

La Légende JO, Boxe, Asloum : Redouane, raide mais pas one

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Il s’appelle Asloum, un nom de famille prédestiné pour briller aux Jeux Olympiques, mais aussi pour prendre des branlées. Redouane a choisi. Le mercredi 18 aout 2004, c’est un jeune boxeur de 23 ans, déjà champion de France amateur et gonflé à bloc qui se présente sur le ring d’Athènes. Son frère Brahim, aux commentaires, est confiant. Comme à son habitude, il dégouline même de fierté lorsque le redoutable Arménien Aleksan Nalbandyan, 33 ans, se présente à l’abattoir. Son intime conviction lui dit que brother Redouane va faire un gros tournoi. Pour cela, il aurait fallu qu’il marque plus de points que son adversaire du premier tour. 20 Pour Asloum, 27 pour Nalbandyan. Brahim est moins confiant, mais reste fier lorsque ses larmes se mélangent à celle de Rédouane, un rien dégonflé.

JO, Handball : La quatrième glorieuse ?

Les handballeurs français peuvent enfin être consacrés demain plus grande équipe de France de l'Histoire, tous sports confondus, ce qu'elle est déjà.

Revivez les 3 glorieuses sous la légendaire plume du Vestiaire.

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La Légende JO, Pentathlon moderne : Pourquoi tant Deleigne ?

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Il avait de D’Artagnan un bouc effilé et la fierté des gens du Sud-Ouest. La comparaison s’arrête là, Sébastien Deleigne ne savait pas tenir une épée. Longtemps il aura maudit Coubertin d’avoir choisi l’escrime pour rafraîchir la discipline : le saut d’obstacles suffisait déjà à son malheur.

La presse spécialisée fait de lui le nouveau Bouzou avant Barcelone. Il s’arrête alors aux portes de la finale (10e), pas plus ouvertes quatre ans plus tard à Atlanta (26e). Ses titres mondiaux 97 et 98 ne suffisent pas à sortir Deleigne de l’anonymat. Sydney non plus, il y achève sa carrière la queue entre les jambes (4e) avant un jubilé athénien (15e) que Labit et les Treizistes de Lézignan ne souhaitent pas à Amélie Cazé.

Football, Suède-France : Le syndrôme de Stockholm

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Match de reprise hier à Göteborg : Larqué a salué à maintes reprises le talent du vétéran Henrik Karlsson. David Astorga, lui, est mis à l’écart pour une private joke avec Henry.

L’Euro est passé, mais Domenech fronce toujours les sourcils, se fout d’Escalettes et Govou est encore titulaire et buteur. Les séquelles ne sont donc pas totalement évacuées. Pires et Giuly ne sont plus là pour gueuler et se faire bannir, il n’y avait donc pas de réelle sentence à attendre de ce match. Même si on n’est pas à l’abri de surprises : Malouda a fait une passe décisive et Toulalan a mieux distribué que récupéré.

Axe, un cas

Lilian Thuram pourrait se rassurer, quitte à se raconter des conneries : la défense française ne va pas mieux sans lui. L’axe central a notamment offert des boulevards à Larsson, qui a bien besoin de ça, et Rosenberg, qui n’en a même pas profité. Gallas reste ce leader incontournable pour gueuler une fois le but encaissé et Mexès a eu bien du mal à se situer. Les consignes en français, ça lui rappelle Auxerre et Boumsong. Mais Domenech ne va quand même pas lui mettre Zebina à côté. A leur décharge et à celle de Mandanda, qui lui a l’habitude, ils n’étaient pas protégés. Toulalan n’est pas au top, Diarra et Evra ont connu des sautes de concentration qui ont tenté Thierry Roland à parler des colonies.

Karim de lèche-majesté

L’autre enseignement de la soirée, c’est que Benzema-Henry, ça marche. Domenech a dû leur demander de faire comme s’ils étaient potes, comme Henry et Trezeguet à l’époque. Ca sent le mariage forcé, mais les enfants sont déjà beaux : ils se marchent moins dessus et sont instantanément décisifs. Benzema un but, Henry des occasions dans le jeu, un coup-franc détourné et une passe décisive somptueuse. Piquionne peut se faire du souci pour sa place de titulaire chez les Bleus.

Formandandable

Il a réalisé deux parades qui permettront à Domenech de ne pas rappeler Coupet sans se justifier devant la presse. Déjà le patron.

Athlétisme, JO : Doucouré de plus en plus vite

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L’heure du premier bilan a sonné. Au milieu de l’habituel fiasco, la délégation française s’est découvert un consultant muet : Philippe Delerm.

Le Vestiaire n’a pas pour habitude de ménager les athlètes, des meilleurs aux moins bons, tricheurs ou non. Il n’a pas non plus pour habitude de ne pas reconnaître l’excellence des champions. En début de saison, nous vous avions parlé du fabuleux duel de la saison entre Xiang et Doucouré. Le duel aura bien lieu, mais Robles a succédé à Liu. Nous vous avions aussi parlé de la particularité du champion du monde 2005, qui était un des rares athlètes français à pouvoir rivaliser avec les monstres génétiques. Il ne manquait qu’une seule pièce pour compléter le puzzle légendaire : un retour au plus haut niveau après une saison 2007 digne de la carrière de Manuela Montebrun. Il aura suffi d’une olympiade exceptionnelle pour qu’il redevienne le meilleur lui-même. Et le meilleur tout court.

Faut pas pousser mémé dans les Hurtis

Ce qu’Hurtis n’a pas fait et ne fera jamais, comme nous l’avions annoncé. Ce qu’Arron n’a jamais réussi à faire. Et ce que Baala ne pourra jamais faire non plus. Il n’est pas à blâmer, il a juste été survendu parce qu’un jour à Paris, il fut aspiré par El Guerrouj et son public. Que la comparaison est douloureuse. Car Doucouré, malgré une préparation difficile, une montée en puissance dramatique et des performances d’un niveau Coco-Viloinesque, est en finale olympique. Il ne fait guère de doute qu’il ne va pas courir pour un podium, mais pour l’or. Et il peut le faire. Quoiqu’il arrive, même si le fantôme de Vincent Clarico apparaît sur la piste pour une huitième place ou s’il tape une haie, il restera comme un immense champion. Son compatriote Leslie Djhone ne le rejoindra jamais comme numéro 1, on sait pourquoi. En revanche, sa compétition pékinoise montre qu’il est lui aussi un champion et la finale sera l’occasion de descendre son record pour taquiner le bronze. Lui aussi, en forme optimale, en est capable.

La sélection de Chevallier avait été pour une fois assez logique à quelques exceptions. Doit-il pour autant sauver sa tête devant la faillite mentale des athlètes qui avaient les performances pour briller dans les concours ? On ne les énumérera pas une nouvelle fois. Tamgho et Lechanga auront peut-être un jour l’occasion de montrer autre chose. Diagana sera-t-il aligné sur le 4×400 m ? Ca fera des vacances à Montel, il en a besoin.

Pendant ce temps-là, Romain Mesnil comme nous le craignions, a retrouvé la mémoire et s’est souvenu comment ne pas passer les qualifs. Clavier et son vilain niveau sont toujours là. Pour un remake de la Soif de l’Or ?

Les placards du Vestiaire, Canal/France TV : Jeux pour adultes

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A l'occasion des Jeux Olympiques, Le Vestiaire inaugure une nouvelle rubrique entièrement consacrée au traitement médiatique. Car le grand duel de la quinzaine aura opposé comme tous les 4 ans France Télé, sans Thierry Clopeau parti faire les mauvais jours d'Europe 1, à Canal +, drivé par l'éternel adulescent Cyril Linette, qui a bien grandi.

Entre Bilalian qui interviewe Philippe Lucas sortant des toilettes et Chamoulaud qui annonce le forfait de Liu Xiang habillé en marin, aucun doute, cette année France Télévisions avait sorti l'artillerie lourde. L'objectif est toujours le même : rivaliser avec le nec plus ultra du sport, la quatrième chaîne, comme disait Jacques Marchand. Pour cette olympiade, l'innovation de la télévision publique aura été de pomper la concurrence, en moins bien, évidemment. A commencer par le plateau fil rouge où un Luyat à l'aise comme Olivier Sauton à table avec Gérard Miller ne peut rivaliser avec le porno de la chaîne cryptée. Rosso y tire les ficelles et Bayle le reste. Si Bilalian acceptait de diffuser parfois des finales en direct, papa, abonné depuis 1984, une fois le coeur léger, zapperait peut-être de temps à autres.

Autre spécialité partagée : le recyclage. Lizarazu qui va crier son admiration aux gymnastes, le nez penché dans les « fiches » de Le Pennec, Richardson qui fait semblant de se passionner pour l'haltérophilie et qui ne suit même pas le hand, ou Douillet qui trouve tout formidable, même son badge dont il ne parle plus, Canal s'est beaucoup dépensé pour justifier les notes de frais de Jean-Charles Sabbatier entre Jiang et Elena au sol. Il est polyglotte. Pendant ce temps-là, à Paris, les enfants appellent leur père Hervé. Allez comprendre. Sur France Télé, on n'a trouvé que Galthié dans le placard alors il va partout et remercie chaque contribuable de lui payer ses vacances. Il y a aussi Philippe Delerm qui tient chaud à Diagana, mais fait chier tout le monde. Heureusement, il reste les sports majeurs.

Douillet reste où ?

Pour le judo, le combat est serré. Canal avait ramené sa paire de champions droitiers : Thierry Rey, consultant cocardier devenu journaliste, associé à Douillet, consultant devenu consultant. Face à eux, la paire publique n'avait politiquement pas grand chose à leur envier avec une consultante bobo chic mère de famille rigide, encore plus à droite donc, chemisier à fleurs de rigueur. A ses côtés, Romera, malgré sa ceinture verte, ne peut faire que de la figuration, ce qui ne le change pas trop des reportages taekwondo au Vénézuela pour Stade 2 quand Marie-Christelle Maury est déjà prise pour le tumbling au Laos. Rien de bien différent au final. Ca balance et c'est partisan, le peuple aime ça.

Plus aussi Faure

L'athlétisme, c'est le point fort de France Télévisions. Près de 20 ans de compétitions internationales, le show est rodé. Sauf que le compagnon de toujours de Montel, craignant d'être enfermé dans les geoles chinoises, a préféré retourner auprès de Sébastien Carrat. Seul avec Diagana, Patrick le gueulard a perdu ses repères. Il fait des nuits complètes et imagine maintenant que 12″68 permettent un podium sur 100m haies. On préfèrerait presque retourner sur la 4 mais il y a Margotton, Galfione qui n'a passé 6 mètres qu'en salle malgré un titre olympique, et les leçons de Maitre Longuèvre. Doucouré n'aurait donc pas besoin de lui ?

Larusso

En natation, on pourrait croire qu'un duo Caron-Esposito constituerait le ticket gagnant. Mais voir le second chialer et ne rien apporter quand Phelps met 12 secondes à ses meilleurs temps antibois, ça donne envie d'écouter la voix lascive de Maracineanu même si Boyon n'était finalement pas la doublure du docteur Ross et Rousseau un champion.

Les cuisseaux de la petite reine

Canal a tout fait pour perdre la bataille du cyclisme sur piste en plongeant le vélodrome dans l'anonymat de la voix de Philippe Ermenault, mais France TV a encore un coup d'avance. Jean-René Godard, c'est déjà bien, mais un piquet de grève ça coupe rarement la parole. Jaja se balade dans la zone centrale, mais il ne trouve pas sa moto. Heureusement, les JO de Thierry Adam se sont finis sur le titre de Jérôme Pineau : il est recyclé au foot.

Pendant ce temps-là, Le Vestiaire avait annoncé la domination américaine au basket et tant d'autres événements plus prévisibles. Il a surtout été le seul média à anticiper la perf de l'ovni.

Football, Ligue 1 : Les ténors du rabot

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Grenoble ne devait pas gagner un match cette saison, il est leader. Tony Heurtebis a fait une passe décisive et Paris a gagné. Qu'en pense Thiriez ?

Laurent Blanc a dû passer toute la nuit à consoler ses hommes. S'il n'a pas encore le savoir-faire des grands d'Europe, une défaite à Paris laisse des traces et interpelle. Comme lui, nous avons vu que Paris n'a pas été bon. Mais il était surtout clair que Bordeaux devait gagner ce match sans discussion et ne l'a pas fait. Chalmé a offert un but à Hoarau, mais ils ne jouent pas dans la même équipe. Landreau a paru impérial, Cavenaghi a retrouvé son niveau de 2006. Pour assumer ses ambitions, Bordeaux devra hausser le ton et éviter toute ressemblance avec les promesses de Micoud en 2006, l'année où le grand espoir Dalmat avait phagocyté le Platini bordelais. Solidité, réalisme, si ce n'était pas Paris en face, on dirait que Bordeaux a été pris à son propre jeu. Ca n'a pas plu à Blanc, il n'y aura pas d'autre avertissement sans frais.

Puel à gratter

Pour Lyon et Marseille, le résultat aidant, le constat est moins brutal. Le seul problème de l'OM, c'est d'avoir affronté la grande AJ Auxerre. La preuve, le public marseillais a scandé le nom de Ziani et c'était presque mérité. Contre une telle armada, impossible de se situer, c'est d'autant plus inquiétant pour Derzak. Contre les amusants Icaunais, Marseille a eu la balle avec la certitude de ne pas prendre de but. On savait qu'ils sauraient en profiter, surtout avec Niang en pointe : Gerets aurait même pu laisser Christophe Baudot coacher.

Ca pourrait d'ailleurs donner des idées à Jean-Michel Aulas. Sa Formule 1 commence à sentir la Piquet Jr. Juninho qui créé les meilleures occasions, ça allait il y a deux ans. Lyon neutralisé par Lorient, on attend avec gourmandise le tirage au sort de la Ligue des Champions. Et si Puel continuait à truster les honneurs de Canal+ sport le mardi soir ?

Pendant ce temps-là, Charles Villeneuve pense à Patrick Vieira.

Natation, JO, Bilan Le Vestiaire : Michael Phelps lui Spitz à l’arrêt

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Les sélections américaines se sont achevées aujourd'hui en même temps que la carabine. Manaudou n'a plus que Stasiulis et le ballet par équipes pour tirer quelque chose de ses JO.

Il a ramassé en une semaine plus d’or que la natation française depuis 1896. Ca classe une performance. Michael Phelps est entré ce matin au Paranthoen du sport mondial. Il y a croisé Spitz et Biondi, Popov et Thorpe, Fabien Noël et Florent Manaudou, la main tendue devant la porte d’entrée. L’Histoire s’écrit parfois sur des détails, Greg Louganis en sait quelque chose. Il s’en est fallu d’un rien, d’un centième, pour qu’un Serbe effronté ne transgresse le pacte de non-agression qu’Alain Bernard avait mis tant de zèle à respecter.

Tout le Water Cube, ses adversaires en tête, a poliment regardé l’extra-nautique marcher dans la légende. Phelps, 1,92 m, est le plus grand nageur de tous les temps. Il n’a même plus de moustache (photo) et assure avoir été contrôlé plus de 40 fois depuis les sélections américaines. Bonjour les complications urinaires. A 23 ans, il a déjà tout gagné, et plus. Que peut-il encore espérer ? « M’attaquer à des distances inférieures, essayer d’autres épreuves. » Avec un tel niveau de perf, Rebecca Adlington et le 3.000 m steeple ne devraient pas lui résister.

Parce qu'il Leveaux bien

Camille Muffat et Fabien Gilot ont rappelé à leurs dirigeants que le Water Cube n’était pas la piscine municipale de Dunkerque. Avec six médailles, comme à Athènes, le bilan français est en dessous des espérances. A qui la faute ? Nous avons déjà tout écrit sur le naufrage mental de Manaudou, aussi ridicule à Pékin que les tatouages en plastique de Debbie Ferguson et la coupe de cheveux de Lebedeva. Metella, Mongel, Couderc et les relais féminins ont aussi montré leurs limites. Elles vont de Brest à Strasbourg.

Heureusement, les gars ont fait mieux, à chacun ses vitamines. Duboscq n’est pas le chouchou du Vestiaire pour rien et Amaury Leveaux porte son nom à merveille. Bernard, lui, a ramené trois médailles, une de chaque métal. Il n’y a que lui pour s’en contenter : ça fera plus joli dans l’armoire du salon.

JO, Judo : Lucy don’t cry

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J-1 avant l'entrée en lice du plus grand judoka de tous les temps. Il vaudrait mieux qu'il le soit, sinon on risque de revoir Traineau sur les tatamis.

Le Vestiaire vous avait parlé à l'automne dernier de la remise en question du judo français avant de se rendre aux pays des chirurgiens. Il avait bien fait, la récolte avait pour une fois été plus consistante que le palmarès de Laurent Crost. Hélas, les responsables du haut niveau n'avaient pas été mis au courant du retour des JO, quatre ans après l'enlèvement des Sabines. Du coup, c'est la même équipe qui a été proposée. Physiquement Douillet, mentalement Pioline. Qui est responsable de ce fabuleux doublé ?

L'équipe du dimanche

Jossinet : Cela ne faisait guère de doute avant même qu'elle n'entre en lice. Elle est finie. Difficile d'imaginer une telle taule, mais les signes du déclin étaient là. A commencer par son point commun avec Jean-Luc Rougé : pas la moustache, l'âge. Dans une catégorie très physique et dynamique, elle n'a plus l'explosivité ni la vista de ses 20 ans. Tani non plus, ce n'est pas un hasard. Ses complexes ne seront jamais surmontés, elle n'aurait pas dû avoir droit à une nouvelle chance olympique après tant d'échecs. Problème : il n'y a aucune concurrence interne, sinon Deydier se serait fait un plaisir de la virer.

Decosse : Elle a pris une branlée en finale, faut-il la blâmer pour autant ? Evidemment non, pour une fois qu'une favorite est au rendez-vous. Par contre, on peut se demander pourquoi son adversaire a su quoi faire et pas elle.

La Rizza : A 27 ans, elle n'existe pas au plan international. Est-ce un simple hasard ?

Dafreville : C'était le Bafé Gomis de Pékin. Confondre un titre universitaire avec une performance de haut-niveau : Deydier a été aussi inspirée que Domenech. Il ne faut pas être Stéphane Frémont pour deviner qu'il ne fera pas carrière.

Dragin et Darbelet : Le choix a été plutôt gagnant. Même si le premier cité a découvert trop tard qu'il fallait remporter au moins un de ses deux derniers combats pour prendre une médaille.

Gévrise Emane : Si elle ne voulait pas combattre, fallait pas l'emmener.

Anthony Rodriguez : A 29 ans, il est vice-champion du monde 2007, mais 3e des France de la même année. Etait-ce une raison suffisante pour lui faire confiance ?

Possamaï : Pour sa sortie bi-annuelle de Cadillac, elle a montré qu'il suffit juste de vouloir pour faire. Est-ce qu'elle réussira avec les Lego ?

Frédéric Demontfaucon : Le Vestiaire s'était déjà exprimé sur le sujet, il ne nous a pas fait mentir.

Cathy Fleury : Harel, Possamaï, parfois c'est bien d'avoir été champion olympique pour coacher, mais des fois ça sert à rien.

Et Barbara Harel ?

La faute n'est donc pas totalement à mettre sur le dos de la DTN. Loin de là, c'est le niveau qui est faible. Manque de relève, manque de champions, toujours un problème français. C'est triste à dire, mais on manque de Traineau. Restoux, Douillet et Rey n'ont pas fini de se faire chier à voir combattre des nuls.

Natation, JO, Alain Bernard : L’attaque éthique du gendarme

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La génération Speedo a accouché de ses premiers spécimens. Ce n'est pas toujours beau à voir.

C’est un peu comme si, avec une politesse accessoire, l’ensemble de la natation mondiale avait convenu d’ouvrir à Phelps les portes de l’Histoire. Bernard a montré cette nuit qu’il était bien le plus fort, même à la bagarre. Comment a-t-il donc pu céder aux Américains les honneurs du 4×100 m ?

Manaudou aurait annoncé sa retraite pour moins que ça, Bernard aura au moins montré que les Français pouvaient avoir de l’amour propre. Et pas que sous la douche. Il n’y a pas grand-chose à redire de son 100 m. Un départ correct, une culbute efficace et un emballage solide : ça en serait presque passé trop vite.

Le silence perplexe des commentateurs de la BBC en disait long, en revanche. Bernard nageait autour des 50 secondes à son arrivée à Antibes. La barre des 47 n’est plus loin désormais. Alors, bien sûr, la Ventoline et Speedo font des miracles, les méthodes d’entraînement ont évolué et le Water Cube de Pékin est, comme après chaque nouvelle sortie internationale, le bassin le plus rapide de tous les temps. Sauf pour les Françaises.

Le domaine Duboscq

L’effet Manaudou marche aussi dans l’autre sens. Ses copines se sont mises au diapason. Le relais 4×200 m et Aurore Mongel valaient mieux que leurs cinq et sixièmes places respectives, Metella a compris que la vie continuait sans Inge De Bruijn et Laure Stasiulis commence aujourd’hui son jubilé sur 200 m dos.

Heureusement, Duboscq est là, à sa place, la troisième. Il aura bientôt coulé autant de bronze que Michael Phelps de records du monde. On espère pour la natation que l’Américain saura passer entre l’émail défilé. Ca ferait sinon beaucoup de médailles à redistribuer.

Football, Ligue 1, OM : Statut con

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Les Marseillais sont les favoris des outsiders du championnat. Mais personne n'est sûr qu'ils soient vraiment meilleurs que l'an dernier.

Brann Bergen était une destination de rêve. Aucune chance de prendre un but, idéal pour se rassurer après en avoir essuyé quatre à Rennes. Même Noël Tosi est tombé dans le panneau, au prix d'une extase sur le génie de « Bernard Fa », comme il dit. Dans son sillage, Marseille a encore démontré ses capacités offensives. Quatre ou cinq fulgurances, autant que des pertes de balle insupportables. Baky Koné a aussi étalé ce qu'il pourra apporter : des coup de reins à faire gémir la femme de Fred, des frappes chaloupées à faire frémir Djibrill Cissé. Tant que Marseille a la balle, ça fera mal, même si M'Bami tente de jouer en une touche une fois de temps en temps.

Défense d'hanter

Marseille a donc renforcé son point fort. Malgré le départ de Nasri, ça se voit déjà. Surtout, l'OM a visiblement remédié à ses gros points noirs de l'an passé : les trous d'air en plein match et une défense capable des plus grands exploits. Pas d'inquiétude : la recrue Hilton a déjà acquis l'étoffe des plus grands patrons. Taiwo et Zubar vont subitement devenir des génies tactiques : les errements de la saison passée ne peuvent pas se reproduire, après tout ils sont nés en 1985. Les milieux de terrain, eux, sont de loin les meilleurs au monde. Lorik Cana s'est réveillé un matin de juin, il était devenu un taulier. Utile quand il faudra défendre, casser le jeu pour ne pas encaisser cinq buts parce qu'on n'a pas la balle.

Les fabuleux dribbleurs olympiens n'ont donc qu'à se mettre en action. Mandanda aura-t-il un seul arrêt à faire ?

JO, Natation, Relais 4×100 m : En mode nageurs (2/2)

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Michael Phelps est aussi agréable à regarder nager qu’Amanda Beard sous la douche. Dévoilera-t-il lui aussi tous ses secrets ? Suite et fin de notre analyse.

De notre envoyé spécial dans le 13e arrondissement

Plus jamais Alain Bernard n’achètera de la Ventoline de contrefaçon. L’asthmatique le plus rapide de France après Jimmy Casper a fait à Pékin l’expérience d’un niveau que Sébastien Bodet ne pourra approcher, avec un peu de chance, que dans le village olympique.

Longtemps le peloton de gendarmerie de Montargis gardera un silence poli sur cette demi seconde d’avance que le « Bleu  » n’aura pas su protéger, sur ce bras trop court pour taper la plaque et cette aspiration généreuse que Lezak n'a pas manqué de prendre. Les lignes d'eau ne sont sans doute pas assez larges.

Le recordman d’Europe a détruit tactiquement ce que ses coéquipiers vitaminés avaient réussi à construire en trois aller-retour. L’ordre des relais n’a pas changé grand-chose, la polémique est aussi vaine que la présence de Cylia Vabre en Chine.

Oui, mais des Pantani

Bernard devrait encore aider la délégation française, dans son ensemble, à battre son record de médailles d’argent. Claude Faux-cul s'en contente, il aurait vendu sa femme et ses survêts Arena, il y a un an, si on lui avait promis que le relais 4×100 m tricolore gagnerait presque six secondes (3'14’’68 le 25 mars 2007 à Melbourne) en aussi peu de temps. Qui Lustucru ?

Le DTN peut par contre regretter de ne pas avoir de dossiste de haut niveau depuis que Franck Schott a rangé ses moule-bite avec son brevet de 50 m. Le 4×100 m 4 nages aurait pu avoir de la gueule avec Bousquet en pap et Duboscq sur la brasse. Le Normand n'a jamais rien gagné hors de nos frontières, mais il est toujours là quand il faut. Et s’il n’était pas Français ?

JO, Natation, Manaudou : Laure à la peine (1/2)

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Ses 4’11’’ lui auraient assuré un podium aux Régionaux de Rhône-Alpes. Manaudou préfère se mettre sur le dos. Premier volet de notre analyse.

De notre envoyé spécial dans le 13e arrondissement

Ce n’est pourtant pas faute de l’avoir prévenue. Le Vestiaire n’était pas encore LE Vestiaire et Gilbert Bozon n’hantait que les troquets du Sanitas quand, pour la première fois, le malaise Manaudou a pris forme sous le stylo Bic de notre spécialiste. La plus grande nageuse de l’année 2004 venait de plonger en eaux troubles, entraînée dans les méandres d’une crise d’adolescence tardive dont elle n’est toujours pas revenue.

Son 400 m de la nuit dernière est à lui seul un modèle de renoncement. Elle n’aurait pas fait mieux en restant à l’aéroport, comme nous le lui conseillions il y a un bon mois. « La natation a juste progressé sans elle et Esther Baron », écrivions-nous alors. Le constat est tellement vrai, et d'autant plus regrettable que la Française était sûrement la seule des huit finalistes à avoir le potentiel pour passer sous les quatre minutes. L'ancienne sportive préférée des Français était aussi la seule à ne pas avoir progressé en quatre ans. A la vitesse à laquelle Speedo ratiboise les performances, ça ne pardonne évidemment pas.

Manaudou a passé l’Olympiade à se détruire mentalement, tournant à son mentor le dos que Luca Marin se plaisait à photographier les soirs d’égarement, entre deux coups de fil. La parenthèse Ambérieu n’a rien arrangé, nous n’y reviendrons pas plus que Nicolas Manaudou le mérite. Même Laure a compris qu’elle ne gagnerait rien à faire croire à son frère qu’il pouvait entraîner autre chose que des cadets et des pythons.

Modeste aime Balmy

Elle n’a pas gagné davantage avec Horter, tout surpris de découvrir au printemps qu’on pouvait aussi nager sur le ventre. Seule consolation : Pellegrini dort aussi bien que Christine Arron avant ses finales. Il valait mieux qu'une inconnue anglaise de 19 ans lui prenne son titre. A part une visite guidée de la Cité interdite, Manaudou n’a plus grand-chose à attendre de son séjour à Pékin. On ne se relève pas sans mal d’un KO pareil, demandez à Darbelet.

Trois options se présentent à elle désormais :

1/ Elle annonce sa retraite, fait un gosse à Stasiulis et se remet à l'eau dans deux ans pour une dernière sortie olympique, à Londres.

2/ Elle devient consultante sur Canal, il faut bien payer le loyer. Pinault n'assurera pas ses arrières à vie.

3/ Elle retourne à Canet baiser les pieds de Philippe Lucas, le seul à pouvoir relancer sa carrière. Elle n'a que 21 ans après tout.

Coralie Balmy vote 2.

Communication Le Vestiaire, Bernard Manaudou : A quoi sert la Ventoline ?

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Devant l'explosion du nombre de visites quotidiennes et suite à la quantité de messages reçus sur notre adresse, equipe.vestiaire@yahoo.fr, notre spécialiste natation a enfin rejoint Pékin, et après moult aventures dans le Transsibérien, vous proposera ce soir une analyse sans concession des performances de la délégation tricolore et des révélations exclusives. Vous saurez donc tout du dégonflage de la tronche d'Alain Bernard, du triomphe de Nicolas Manaudou annoncé par Le Vestiaire depuis de longs mois déjà et de l'état des contrôles antidopages dans les bassins de rétention.

La Légende JO, Hommage : Harel de volée

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Barbara Harel n'avait elle non plus jamais rien gagné sortie du vieux continent. Mieux, elle n'avait même jamais pris de médailles, on a fini par comprendre pourquoi. C'est donc une judokate de 31 ans qui n'a rien à espérer qui s'est présentée ce matin pour le premier combat de ses derniers Jeux Olympiques. En plus, face à elle, c'est une autre légende, la Coréenne Kye, qui a tout gagné partout. Autant dire que Barbara n'a aucune chance et c'est bien normal, elle lui colle donc un pion, un waza-ari et un billet retour pour la Corée. L'Italienne du tour suivant a un palmarès à peine plus fourni que le sien, Harel peut donc passer sans encombre et c'est bien normal. Aidée par l'arbitre et la passivité de Quintavalle, Harel choisit de ne pas attaquer elle non plus, au mépris de toutes les règles du judo : elle découvre les pénalités et le tableau des repêchages. C'est pas grave, l'Italienne sera championne olympique, Barbara en finale pour le bronze, après deux nouveaux combats explosifs. Il ne reste qu'une marche à gravir face à une Chinoise nulle mais Chinoise, Harel peut gagner mais ça ne sera pas si facile et c'est bien normal. Elle lui fout donc un koka, puis un waza-ari dans la gueule au prix d'un judo exceptionnel et spectaculaire. Pas tant que son mouvement suivant. La troisième place en poche, elle se lance donc dans une prise complètement suicidaire qui lui offrira la cinquième place. Elle voulait finir par un ippon, elle l'a fait, c'est bien normal.

Bruits de Vestiaire

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Cyril Rool aura jusqu’en 2010 pour faire grossir son capital de cartons rouges, Lapasset prêche une fois de plus dans le désert et Byron Kelleher est à Pékin. Pour remplacer Dabaya ?

Omnisports. La population carcérale chinoise devrait grossir un peu d’ici à la fin du mois. Les bénévoles chargés d’accueillir les étrangers pendant les JO ont reçu une série de consignes permettant de cibler les individus suspects : « Cheveux longs, chemises à fleurs, fumeurs, personnes qui jettent des coups d’œil à droite et à gauche, tous ces indices doivent vous amener à les suivre et à les signaler au poste de police. » Yohann Diniz est prévenu.

Haltérophilie. Elle ne fume pas et ne porte jamais de chemises à fleurs. Ca ne lui suffira pourtant pas à voir Pékin. Monika Devi a été exclue par la Fédération indienne pour un contrôle positif à un stéroïde. Elle devait remplacer chez les moins de 69 kg, Shailaja Pujari, tombée pour avoir offert 500.000 roupies et une côté de bœuf à un responsable de la Fédé afin de gagner son billet. Personne ne veut d’une haltérophile sous le bureau.

Football. Avant que le monde du foot ne s’ouvre à lui comme les cuisses de la femme de Fred, Charles Villeneuve avait servi pendant vingt ans dans les couloirs de TF1. Sa mise à l’écart lui est restée en travers de la gorge, au point d’entamer la rédaction d’un livre au vitriol en comparaison duquel celui de Péan « serait vraiment passé pour une bluette ». L’ouvrage a été abandonné, mais l’ami des képis pourra toujours se rattraper à son éviction du PSG.

Canoë. Emilie Le Pennec n’avait pas eu ce privilège après son titre olympique, les routes bretonnes sont déjà assez meurtrières. Michal Martikan, le grand rival de Tony Estanguet, avait apporté en 1996 son premier titre olympique à la Slovaquie. Sa jeune patrie, reconnaissante, lui avait alors offert une voiture et le permis de conduire, à 17 ans. Et pour sa troisième médaille d’argent ?

Natation. Elle avait déjà fait la joie des lecteurs de Playboy pour défendre la cause, mais Amanda Beard (photo) a subi cette fois l’intransigeance des dirigeants chinois. L’ami des bêtes, brasseuse américaine de son état, n’a pas pu présenter sa campagne anti-fourrure à la presse. Tant pis pour l’envoyé spécial du Vestiaire. Pendant ce temps-là, L’Equipe nous apprend qu’Alain Bernard « a profité de la douche pour approcher VDH ». Avec ou sans fourrure ?

Tennis. Alizé Cornet et Gaël Monfils ne se lâchent plus dans le village olympique. Amélie Mauresmo s’en fout, elle préfère la corrida.

Football, Ligue 1 : Qui est qui ?

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Metz manquera-t-il à la Ligue 1 ? Eric Poulat sera-t-il dispensé de rapports ? Et la femme de Fred ? Le Vestiaire décrypte les forces et les faiblesses en présence.

Maintien vaut mieux que deux tu l’auras

Auxerre : Après une vilaine saison, le club a réussi à conserver tout son effectif. Quelques inconnus et remplaçants de L1 sont arrivés. Et si Jean Fernandez n’était pas Roux ?

Caen : Attirer Savidan peut avoir deux sens. Soit de l’ambition, soit que Savidan, c’est quand même pas top. Avec le pedigree des deux autres recrues, La Parra et le défenseur Barzola, le choix est plus facile.

Grenoble : 3e de L2, le promu est 20e sur la ligne de départ. Bonne chance.

Le Havre : L’an dernier, il se serait maintenu aisément en L1. Mais Hoarau est parti et son remplaçant, Fauré, a déjà prouvé qu’il préférait Toulouse en L2 à Toulouse en L1. En cas de bon début de championnat, pourrait quand même grimper dans les « moyens ».

Le Mans : La fuite des cerveaux, enfin des talents puisque Romaric était dans le lot. Riche mais dépourvu, puisque même l’entraîneur a préféré se barrer. Là encore, les petits plats ont été mis dans les grands puisque c’est celui de la réserve qui prend la suite. Année dangereuse.

Lorient : Toujours peu de moyens (recrutement Ligue 2), mais Gourcuff a quand même gardé ses joueurs clés. Abriel prend quand même le boulard, et ça, c’est plus dur à gérer. Comme d’habitude, tout dépendra du début de saison.

Nantes : Un recrutement fantastique pour un promu. Si ça marche, ça jouera l’Intertoto, mais le président aime tellement son entraîneur qu’il va tout faire foirer le plus vite possible. Henri Michel patiente au Liban. Klasnic ressemble étrangement à Wilhelmsson, comme Der Zakarian à Le Dizet.

Saint-Etienne : Ils visent le Top 5 en partant du bas et doivent y arriver. Mais pour le podium, il faudrait être costaud à l’extérieur et réussir à faire jouer Feindouno l’hiver.

Sochaux : Reste sur un maintien honorable et une défaite à domicile contre le PSG. Il faudra choisir la suite.

Valenciennes : Au bout d’un moment, Sebo-Pujol-Audel-Pieroni devant, ça va finir par se compliquer.

Mi figue mi raison

Lille : Leur milieu de terrain devrait emmerder leurs adversaires, leurs supporters et les téléspectateurs encore un an. Mais en L1, ça devrait suffire.

Monaco : Une masse salariale qui paierait le futur stade du Mans. Et qui ne permettra pas à Ricardo de faire une deuxième saison à prendre des branlées devant le Prince.

Nancy : Comme Lille, mais en plus chiant. Donc encore plus tranquille.

Nice : Ederson et Koné sont partis, mais Nice c’est surtout une défense. Cela dit, si Loïc Rémy confirme tout le bien qu’on pense de lui, il faudra se contenter du maintien. Avec 9 millions foutus en l’air.

PSG : Un recrutement pour vivoter temporairement dans le meilleur des cas. Si Makélélé et Giuly font le minimum sans être blessés, ça devrait passer. Hoarau doit choisir son camp : Weah ou Ouedec ?

Rennes : Les cadres vieillissent, l’équipe ne progresse pas, mais il y a tellement de clubs moins bons.

 

Sochaux : Reste sur un maintien honorable et une défaite à domicile contre le PSG. Il faudra choisir la suite.

Toulouse : Ils ont laissé partir Dieuze au Havre, un concurrent pour le maintien, pour récupérer Didot. Bien joué.

Les cas d’or

Bordeaux : Effectif constant, quelques renforts. Le podium est l’objectif minimum, le titre serait une confirmation et une lettre de sortie vers un grand club pour Blanc.

Lyon : Tout a été dit. Le recrutement n’est pas rassurant, l’effectif n’est pas meilleur que l’an dernier. Juninho est encore là. Le titre s’est envolé.

Marseille : Les forces de l’an dernier sont toujours aussi fortes, mais les arrivées ne semblent pas avoir réglé les faiblesses. Peut gagner le titre comme sortir du podium.

La Légende JO, Gymnastique, Hommage : La chute de Cassy Vericel

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Elle était notre petite protégée, son fan-club était un véritable lobby pesant sur l'indépendance du Vestiaire, désormais ce temps est révolu, un peu comme sa licence à Chassieu. Hélas, la petite perle lyonnaise de la gym, Cassy Vericel, ne pourra concourir à Pékin. La faute à une vilaine contusion. Fragile comme une gymnaste, Cassy faisait figure de possible médaillée après son bronze mondial au sol, sa discipline de prédilection. Elle l'aimait tant qu'elle a choisi d'y rester. Manquer le grand rendez-vous de sa carrière, à 17 ans à peine, c'est l'entrée dans la légende aux côtés d'une autre championne. En plus, elle avait déjà sa page wikipedia.

Football, Ligue 1 : Un bon coup de Puel

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Samedi, le grand feu d'artifice de la L1 reprend. Cette fois, Guy Roux ne peut pas nous péter dans les doigts. Voici les réponses à vos nombreuses questions face au marasme médiatique.

Posez vos questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

La L1 plus forte que jamais ?

A mi-parcours, Thiriez se frisera la moustache du championnat le plus homogène d'Europe. Avec Grenoble, Caen, Le Havre, Auxerre, Valenciennes, Lorient, Sochaux, Toulouse, Nantes, Nice, cela faisait longtemps que le plateau n'avait pas autant fait frémir les abonnés de Canal. On les comprend, les vedettes viennent de Metz et Nice, Makélélé et Giuly sont revenus, Grenoble se paye le luxe de refuser Christanval et Aulas pouvait avoir Eto'o.

Claude Puel sera-t-il encore Lyonnais au printemps ?

Naïvement, il y a quelques mois, Puel aurait pu espérer remporter « un titre », comme chaque entraîneur de l'OL, voire cette fameuse Ligue des Champions dont on parle encore la nuit tombée dans les coins les plus reculés du Rhône. C'était avant d'apprécier le travail de son prédécesseur et de découvrir que le directeur financier, c'est pas lui. Le chantier est vaste, la qualité moins. Fonds de jeu, culture de la victoire, solidité défensive, comme avec la femme de Fred, les fissures ne manquent pas. Et à force de multiplier les titres, celui qui terminera à une autre place du podium a du souci à se faire.

Pourquoi Lyon se permet-il un recrutement aussi merdique ?

Attention, ce recrutement a beau être effectivement très mauvais, voire catastrophique, il est, comme nous l'avons déjà expliqué, identique à celui des autres années. Pas de star, du joueur de Ligue 1, perte de bons éléments sans les remplacer : soit Aulas a gardé la main pour finir par la perdre. Soit Puel est un vrai manager qui a choisi ses joueurs pour préparer une nouvelle génération pour les années à venir ou le fiasco du siècle.

Qui sont les escrocs de l'intersaison ?

Comme chaque année, les paris sont ouverts, mais le potentiel est toujours aussi important. Certains sont déjà identifiés. Il y a les génies, assurés de se planter, comme Piquionne (Lyon) parce qu'il ne jouera pas, Berthod (Auxerre) ou Pieroni (VA), qui n'ont toujours pas le niveau. Moins de recrues exotiques en revanche. Rennes, visiblement échaudé par Emerson, il y a un an, a préféré un Ghanéen, qui ne jouait pas en Italie. L'amour du risque, comme pour Le Mans, qui a recruté Norvégien pour remplacer tous ses meilleurs joueurs. Il y a toujours le quota de Sud-Américains, dont les trois quarts repartiront dans un an. Barzola, Helder, Douglao, Ospina, Carlao, peu importe où ils jouent, faites vos jeux.

Saint-Etienne rejouera-t-il enfin en vert ?

L'ASSE a enchanté Geoffroy-Guichard et les tenanciers de bar réunionnais depuis six mois. Saint-Etienne a beaucoup recruté, mais Grax, Matsui, Monsoreau ou Sauget n'étaient bizarrement pas pistés par les plus grands en Europe. Mais puisque Lyon s'y met aussi, peut-être qu'un derby, c'est jouable. Et puis si Feindouno était le grand joueur dont Patrick Montel fantasme le morphotype, la presse spécialisée aurait arrêté de parler du rire communicatif du joyeux Pascal. Le président claironne des ambitions nées en six mois. Comme la fin de carrière de Jérémy Janot. Cruel.

Benzema sera-t-il Ballon d'or ?

Il a viré Benarfa pour être seul à Lyon, c'est le coup parfait, même si Squillaci est parti sans en profiter. Sauf que Benarfa était son meilleur atout. A ce rythme, il voudra remplacer Puel à la trêve parce qu'il marque moins et Juninho ne tirera plus aucun coup-franc. La saison de tous les dangers commence, surtout avec Domenech qui risque fort de le convoquer dans la galère. Lyon perdra cette année, sauf si Benzema confirme.

Grenoble peut-il gagner un match ?

Laurent Battles sera leur atout numéro un. Depuis la nomination de Georges Eo par Rudi Roussillon, on n'a pas vu tel défi à relever pour un club. Bazdarevic a l'expérience de ce type de risque : il a joué avec Olivier Baudry.

 

Gérard Gili ?

Les candidats sont nombreux, dès le mois de septembre. Der Zakarian devrait être promu recruteur jusqu'à la session 2011 des Prud'hommes, Arribagé risque de pousser Casanova dans les buts, Wiltord ferait un parfait joker du recrutement du PSG. Mais attention, Ricardo, Jean Fernandez voire Le Guen peuvent aussi rappeler à Joël Muller le poids réel de l'Unecatef.

La Légende JO, Triathlon : Le dernier soupir du mime Marceau

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Comme la mère des sœurs Mouthon, le triathlon français a accouché dans la douleur de son plus grand champion (1,83 m). Olivier Marceau n’a que 19 ans quand il rate son bac pour la première fois. Il ne le repassera plus. Les France UNSS ne résistent pourtant pas à ce cadet surdoué, champion du monde chez les grands au meilleur moment (avril 2000).

Cinq mois plus tard, il manque de se noyer dans la baie de Sydney (7e), l’histoire ne retiendra que sa teinture blonde. Il aime alors tellement les montres suisses qu’il se fait naturaliser. On n’a plus vu là-bas pareil palmarès depuis Luc Van Lierde, qui était Belge. Aussi transparent que l’Henniez, Marceau confirme en Grèce l’étendue de son potentiel (8e). Ca ne lui a pas suffit, il ose la récidive.

Football, Trophée des Champions : Le champion n’est pas champion

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Le Vestiaire avait osé publier hier son analyse du recrutement bordelais alors que, quelques heures plus tard, un ogre lyonnais bien tendre se présentait à feu Lescure.

Une fois de plus, Le Vestiaire a eu raison et ce n'est que le premier match de la saison. Les observateurs les plus avisés auront beau voir sept absences préjudiciables côté lyonnais, c'était une équipe très proche de ce que Puel pourra aligner de mieux qui s'est rendue chez Chaban. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle a pris un bon coup de pied au cul, certes moins grand que celui qu'elle avait mis à ces mêmes Bordelais à quelques semaines de la fin du dernier championnat. Alors oui, les Lyonnais ne sont pas prêts. En tout cas, c'est ce qu'on le leur souhaite, car en C1 cette équipe n'existera pas et d'ailleurs face à une autre formation C1 hier elle n'a pas existé malgré un 0-0 menteur mais bien réel. Preuve de l'efficacité girondine.

Du Marouane plus grand que ch'tis

Si l'OL avait fini par l'emporter, tout le monde aurait glosé sur les symboles d'une telle victoire et sur la performance de Lloris. Et finalement ce sont les Girondins qui se sont comportés en conquérants, pour ne pas dire en Lyonnais, car ça ne veut rien dire. Glosons : Bordeaux a remonté une situation des plus compromises aux tirs aux buts, démontrant une force morale sans précédent. Cavenaghi a confirmé son statut de grand joueur en ratant son pénalty, pas Benzema, mais ça viendra bien un jour. Du côté des champions en titre, ce sont des joueurs clés qui ont échoué. Govou et Grosso deux des plus encombrants CV du Rhône, et Cris le pilier de défense. Toulalan a marqué, ça arrive.

S'il est donc inutile de commenter davantage les 90 minutes lyonnaises, le collectif marine et blanc s'est lui montré très compétitif. Trop tôt ? Avec un autre entraineur que Laurent Blanc on pourrait le penser, pas avec l'ancien Blaugrana Mancunien.

On ne retiendra donc qu'un seul enseignement sérieux de cette partie: Bordeaux, qui n'avait rien à faire là, a déjà gagné un titre, Lyon en a perdu un et c'est déjà beaucoup.

Football, Ligue 1, Bordeaux : Le Triaud magique

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Avec un effectif renforcé, Laurent Blanc et Bordeaux sont attendus au tournant. Ca ne signifie pas que Damien Albessard et 100% Girondins rapporteront de l'argent à W9.

Laurent Blanc l'avait annoncé : il ne pourrait ni recruter beaucoup, ni très cher. Il a tenu ses promesses. Pas moins de trois joueurs sont venus renforcer les points faibles de son effectif, dont deux portent le même prénom flatteur, c'est toujours ça de pris. D'abord, Gouffran, Yoan, pour l'ailier Alonso : la Ligue des Champions aidant, il aurait continué à longer la ligne de touche mais cette fois de l'autre côté. L'autre Yoann s'appelle Gourcuff et remplace Micoud, encore un Johan, mais moins bien écrit. Même si son départ de Rennes pour le Milan AC révèle quelque traits de génie, Gourcuff arrive dans un club où l'entraîneur peut lui faire découvrir le haut niveau, le vrai. Et dans la pire hypothèse d'échec assez improbable, il fera de toute façon oublier son prédécesseur. Enfin, le troisième larron se nomme Placente et vient au poste d'arrière gauche où ni Jurietti ni Tremoulinas ne sont indiscutables. Si l'Argentin avait signé à Paris, il arrêtait sa carrière en fin de saison. Avec Blanc, il jouera sûrement quelques années encore. Entre deux suspensions, Tremoulinas aura aussi besoin de se dégourdir, on le verra donc régulièrement en championnat.

Le drapeau Blanc

Le plus grand mérite de Blanc, au-delà des résultats et d'une insuffisante intervention en 1993, est d'avoir libéré deux casiers poussiéreux après avoir créé une génération dès son arrivée. Les recrues ont beau venir de San Lorenzo, Caen et du Milan AC, Dijon n'est pas mieux loti. Il n'y a donc là rien de plus prometteur qu'à Lyon ou Marseille. Mais Bordeaux a quand même un avantage sur le papier : l'effectif qui a fini 2e est meilleur que l'an passé, car il n'a pas perdu de pièce maîtresse. Même Battiston est resté.

Pour Bordeaux, 2008-2009 sera donc une saison test. L'an dernier, Blanc avait su stimuler ses joueurs sans pour autant utiliser ses doigts : le gentil Chalmé a collectionné quatre passes décisives et dix cartons jaunes, Wendel les buts sur coup francs, Alou Diarra des lambeaux de chair et Cavenaghi des buts peu télégéniques. Chaque joueur avait à prouver quelque chose, ils ne restent plus maintenant qu'à prouver aux frères Delamontagne que confirmer, c'est possible. Y compris pour les nouveaux : Gouffran et Gourcuff, s'ils jouent, seront appelés en équipe de France dans l'année. Sauf si Domenech veut s'amuser avec Boghossian. Avec qui ?

Blanc veut le titre et ne supportera pas la répétition des erreurs. Les trous d'air comme Caen (0-5), Valenciennes (1-3) ou les relances d'Henrique seront proscrits. L'entraîneur sera vite fixé sur les possibilités de son équipe, s'il ne l'est pas déjà. Pour le niveau de Ramé, espérons que ça soit moins rapide. En cas d'échec de sa génération, il partira au plus tard en fin de saison, même dans le cas contraire, si ce n'est pas avant pour remplacer Domenech.

Pendant ce temps-là, Jérémy Mathieu doit maudire le sort. Et pas seulement parce qu'il est roux.