Wimbledon : Gotha city

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Roger Federer a-t-il raison d’être aussi arrogant ou Garcia Lopez avait-il finalement le droit de poser la main sur l’épaule du maître sans regard réprobateur ? Si c’est pour être aussi populaire que Sardou, ça marche. Si c’est parce qu’il regarde qui figure dans le tableau des quarts de finale, ça marche aussi.

Le n°3

Andy Murray. Il a quand même joué le n°76, le n°74 et le n°31. Le terrible tableau londonien lui proposait en huitièmes de finale le n°18, baptisé le Federer junior, qui tenait déjà son exploit : jouer deux Argentins à Wimbledon (n°108 et n°57) avant le qualifié américain n°136. Murray s’en est brillamment sorti en à peine quatre heures de jeu, cinq sets, et dix balles de break sauvées. Place au n°69, pas un cadeau. Le numéro 1 frémit.

Le n°4

Novak Djokovic. Les observateurs saluent sa montée en puissance. Il y a de quoi. Ses victimes – les n°81, n°102, n°25 – avaient en effet écumé pas mal de challengers cette saison. Pour ceux qui ne connaitraient pas le n°46, que Djokovic a sorti en huitièmes, il est petit, a un revers à une main comme le n°32, mais lui porte une casquette et il n’a même pas son brevet de magicien.

Le n°6

Andy Roddick. Un set abandonné au n°41, un second au n°39, puis un troisième au n°30, heureusement que le n°20 n’était pas préparé au retour de service. Face à l’épouvantail n°37, surnommé le magicien aux poches pleines, ç’aurait été une autre histoire. Il affrontera le n°56 pour une place en demie. C’est cool, les Grands Chelems.

Le n°34

Tommy Haas. Le nouveau Stich rêve de succéder à son illustre prédécesseur, avec huit ans de plus au compteur. A retrouvé les plaisirs d’être tête de série en débutant contre les n°197 et n°137. Puis le n°13, et surtout le très dangereux n°26, qui avait écarté les n°96 et 101 du tournoi, lui ont ouvert la route des quarts. Il jouera le n°4. Murray est jaloux.

Le n°36

Ivo Karlovic. Les mauvaises langues ne voient en lui qu’un gros bourrin qui sert fort et le surnomment Pistol pute. Il y a quelques jours, le n°2 disait même que Karlovic, ce n’est pas un joueur de tennis. Erreur, il est tête de série n°22, logique pour un 49e mondial.

Le n°56

Leyton Hewitt. En arrivant à Wimbledon, le génial Autralien pensait, comme l’opinion publique, être fini. Des victoires sur les n°107, n°5, qui n’avait pas touché à l’herbe depuis un an, n°55 et n°23, ça compte comme un nouveau départ ou quatre scalps de tocards ? Les services du n°6 en décideront.

Le n°69

Juan Carlos Ferrero. Protégé par sa wild card, il est le nouveau Kuerten. Un spécialiste du gazon qui, à l’image d’un Federer, aborde ce tournoi pour un fantastique doublé Roland Garros 2003-Wimbledon 2009. Une juste récompense pour ses six dernières années, couronnées de 0 titre jusqu’à Casablanca 2009. L’exploit est d’autant plus beau que son tableau n’est pas dégagé : il a dû batailler contre le n°44, le n°37, le n°10 qui cherche encore du gazon au Chili, puis le n° 7, qui n’a volé sa place ni en huitièmes en battant les n°94, n°120 et n°28, ni sa place dans le Top 10 puisqu’il n’en a battu aucun en 2009.

Pendant ce temps-là, les Français étaient trois en deuxième semaine, et on n’était même pas à Roland-Garros. Brabo ?

Wimbledon : Ivo per lei

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Deux matches joués, dont deux victoires et une défaite, Jo-Wilfried Tsonga n’est pas un joueur comme les autres. Par contre, comme Gicquel, Clément et le Magicien, il est déjà à Gatwick.

Jo-Wilfried Tsonga n’en finit plus d’affoler les compteurs. Après sa finale en Australie, le prodige français a enchaîné deux troisième tours, un huitième et un quart de finale. La thèse de l’accident de parcours définitivement écartée, le Manceau reste pourtant le meilleur joueur français actuel, grâce à une qualité insoupçonnée : il est le moins blessé en 2009. Le plus grand des Mousquetaires est pourtant tombé hier contre un grand du circuit, Ivo Karlovic. Federer n’est pas sûr de le reconnaître. Grand comment ?

Ivani sévit

Mieux vaut servir que courir : Ivo Karlovic n’a jamais vraiment aimé jouer au tennis. Moins l’échange dure et plus il a de chances de ne pas le perdre. Tsonga a certainement l’impression de s’être fait dérober sa définition du tennis, mais il n’imaginait pas qu’un autre joueur pouvait avoir un coup droit plus académique que Llodra. Karlovic n’aurait que le service ? Il fait en moyenne vingt aces par match ? « Injouable », peste Tsonga, après avoir passé trois heures à en prendre 46.

Avec 100% de balles de break converties (0/0), il a pourtant de quoi être fier. Gabaschvili et ses huit balles de break, Mahut et Roddick et leur deux opportunités, sont restés à 0% au Queen’s contre le Croate. Face à une telle machine, Tsonga a même réussi l’exploit de remporter 14% de points sur service adverse, là où Karlovic n’en a inscrit que 21% en jouant avec le manche. Federer a tout vu, il pensera sûrement à lui emprunter ses retours bloqués plein couloir ou ses anticipations dans le contre-pied du service. Le retour de service, c’est juste une statistique ou ça se travaille vraiment ? S’offrir deux fois le service de Golubev n’était donc pas un exploit ?

Et pour Santoro de plus

Par notre consultant, Fabrice Cent Euros

Roger RTT

Plus sur le déclin que jamais, Roger Federer a été à deux sets de tomber dans le piège Kohlschreiber. Deux jours après avoir oublié d’enlever son gilet en laine pour enterrer Garcia-Lopez, Federer n’a converti que sept balles de break sur vingt-deux. Avec un désolant 6-3, 6-2 pour commencer, le Suisse n’était pas bien. Son break d’avance au troisième set n’a pas suffi, Kohlshreiber a relancé le match. « Il s’est vraiment bien battu sur la fin. » C’était pour le 6-1 dans le quatrième set en 29 minutes ou la sortie du Center court de Kohlshreiber ?

Schiavone de Marseille

Après un premier set perdu mais solide (7-6), elle a eu la mauvaise idée de prendre une barre de céréales. Pomme-kiwi, 6-0, Bartoli ne reverra pas la finale.

Like a Virginie

Troisième tour en Australie, huitième à Roland et déjà huitième à Wimbledon : Virginie Razzano est bien la nouvelle Amélie Mauresmo. Vanne ou pas vanne ?

Pro A : Bercy d’être venu

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Des pom-pom girls habillées, Mickels et Joanna pour chanter la Marseillaise : les play-offs de ProA se sont achevés par un show à l’Américaine. Une équipe NBA a-t-elle déjà marqué 41 points en finale ?

Depuis la cellule psychologique de notre envoyé spécial à Bercy

Le terrible derby de la diagonale du vide entre Poitiers et les restes de Limoges n’avait curieusement pas suffi à combler l’appétit des supporters de Bercy. Trois distributions de tee-shirts, 15.000 jambon-beurres sous cellophane et 40 minutes de basket amateur freinaient à peine la fringale collective : Orléans et l’ASVEL défendront bien les couleurs tricolores, l’an prochain, au premier tour de l’Euroligue.

Des préliminaires s’imposeront néanmoins aux cinq majeurs de la cité de Jeanne-d’Arc, qui, elle au moins, n’en n’avait jamais eu besoin. Mais le hasard, et un système de licences plein de bon sens et de cohérence sportive, a voulu que Mariupol, Charleroi et le BK Ventspils soient logés à la même enseigne que nos finalistes des As. On aurait donc déjà joué au basket en Belgique.

Collet serré

La grand-messe parisienne a en tout cas conclu embêté le printemps radieux du basket tricolore. Jugez plutôt : l’ASVEL championne de France, les filles de Bourges championnes de France, Alain Koffi meilleur joueur français du championnat de France… La France attaque les rattrapages des qualifications de l’Euro avec la même confiance que Ronny Turiaf dans la salle d’attente de son cardiologue.

Le score de gonzesses de la finale de ProA (55-41) n’a même pas entamé celle du maestro villeurbannais Vincent Collet. Il a presque pris tout ce que la NBA comptait d’expatriés, sans même savoir s’il arrivait aux nouveaux Parker de voir un ballon de temps en temps. Moerman et Curti seront aussi utiles à l’équipe de France que Petro et Ajinca dans leurs franchises respectives. Qu’importe, la belle saison orléanaise a été récompensée de deux noms sur la liste élargie. Comme quoi une mairie complaisante et la moitié des impôts fonciers de la ville suffisent parfois à faire des miracles.

Foirest Gump

Et puis, il y a l’arbre qui cache le Foirest. L’aide-mémoire d’outre-tombe. Le champion de France 1991 « est sur les rotules et se pose des questions ». Ce n’est pas Le Vestiaire qui le dit, cette fois, et pourtant, Collet veut en faire le « guide » des Bleus en Pologne. La région de Kraków n’a sans doute aucun secret pour l’autre Laurent, mais quitte à avoir un strapontin dans le bus pour l’Euro, le nouveau staff aurait pu y faire asseoir un vrai leader : Rigaudeau. Ou Dubuisson.

Pendant ce temps-là, l’enjeu de la finale de ProA était si pesant que le président de la LNB a préféré la regarder au restaurant.

Transfert Benzema : RacOLage poussif

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Manchester City, Wolfsburg et la Roma sont aux abonnés absents. Pourquoi seuls l’Inter, le Barça, le Real et Manchester United tournent-ils autour de Benzema alors qu’il y a un mois à peine, les observateurs les plus avisés le trouvaient décevant ?

Quand les meilleurs clubs du monde se cherchent un buteur, ils pensent à Benzema. Serait-ce parce qu’il a fait ses deux premières saisons pleines à plus de 20 buts ? Ou qu’en 15 matches de Ligue des Champions il a mis 9 buts, quand le seul Messi a fait mieux, mais en 21 rencontres, donc aussi bien ?

Ou parce que comme Le Vestiaire l’avait dit, dès août 2007, et l’avait confirmé sans cesse et même en pleine tourmente Benzema début 2009, l’ancien Lyonnais est le grand joueur mondial actuel. En le plaçant aux cotés des Villa, Cristiano Ronaldo, Kaka et autres Ribéry, les recruteurs se sont subitement mis à penser comme nous. Faut-il les condamner pour autant ? Ou faut-il condamner Benzema de se prendre pour Dugarry en pensant qu’il ne sera pas titulaire dans un grand club à l’aube de la Coupe du monde à laquelle la France a toutes les chances de participer ?

Il ne reste plus qu’une chance de voir Benzema Ballon d’Or la saison prochaine, le convaincre que quand Ronaldo part à Barcelone, il ne se fait pas appeler Sonny Anderson. Et quand Ribéry part à Munich, et Zidane à la Juve, personne ne pensent les surnommer Aliadière et Gourcuff. Et pour ce faire, Aulas, Lacombe, Perez, Ferguson et même Djaziri son agent sont prêts à tout.

Engager une star

Lyon veut redorer son blason, pour cela il doit frapper un grand coup. Ramasser un joueur étranger évoluant dans un grand championnat et ayant déjà brillé en Ligue des Champions. Ils l’ont trouvé, il est de nationalité sud-américaine et même pas Vénézuélien et s’est signalé de la plus belle des façons dans le fameux championnat du Portugal. Le même qui vit éclore Jardel et plus récemment l’immense Deco. D’ailleurs, on veut bien des nouvelles.

Il s’appelle Lisandro Lopez, et en plus il est d’accord pour venir. Cerise sur le gâteau, il n’a que 5 ans de plus que le titulaire actuel sur le départ. Mais pour obtenir la première vedette depuis Lubos Kubik et Tony Kurbos, il faudra débourser 20 millions. Lyon n’a pas le choix, il faut vendre. Depuis que la troisième place n’est plus directement qualificative pour la C1, ça rapporte moins. Seule solution : vendre Benzema, car transférer Ederson couvrirait à peine les frais d’hôtel de l’agent de Lisandro.

Faire fuir Benzema

Le défi est de taille. Le caïd s’est déclaré intransférable en milieu de saison et tout le monde l’a cru, sauf Le Vestiaire et les quatre plus gros clubs européens. Depuis, les questions se bousculent. Pourquoi la Coupe du monde est en 2010 ? Pourquoi n’est-il pas titulaire chez les Bleus ? Pourquoi Domenech a entraîné Lyon et l’équipe de France ? Pourquoi la France, à 15 points près, serait déjà en Afrique du Sud ?

Les raisons de la malédiction resteront un mystère, le temps presse, Govou est bien d’accord, l’offre de Levante pourrait arriver trop tard. Pourtant, Lyon avait bien cru avoir fait le plus dur, même si la femme de Fred ne participait cette fois pas à la transaction. Le montant du transfert est entendu, OL Groupe aurait déjà un chèque à la banque, Aulas serait même capable de mettre le Surinam en faillite si Huntelaar et Robben ne suffisaient pas. Même les proxénètes mancuniens ont vendu leur plus belle gagneuse. Reste à convaincre le joueur. Pour cela, il faut gueuler qu’on en veut plus.

A tort et à travers

« Kaka va au Real, Cristiano Ronaldo et Ribéry vont peut-être suivre. C’est une spirale de fou furieux. Benzema n’est pas intransférable. Je l’avais dit pour Essien, mais à 40 millions… » Jean-Michel Aulas, le 4 juin

« Même s’il ne faut jamais dire jamais dans le football, il y a beaucoup de bruit pour rien en ce moment. L’idée est toujours de conserver Karim une saison supplémentaire. » Bernard Lacombe, le 13 juin

« Je ne vais pas vous cacher qu’il fait l’objet de sollicitations. Pour le moment, j’ai réussi à les convaincre de ne pas aller plus loin. Les nouvelles en provenance du Real, de Chelsea et de Manchester United me rendent perplexes. Personne n’est intransférable, c’est clair, mais connaissant Karim, s’il devait partir, ce serait au Real Madrid. » Jean-Michel Aulas, le 18 juin

Manchester perd Tevez. « On peut tout imaginer, mais je crois que Karim veut rester, et Lyon aussi. Je ne vous cache pas qu’il est l’objet de beaucoup de sollicitations, du côté de l’Angleterre notamment. » Jean-Michel Aulas, le 19 juin

« Si Manchester ,qui comme on le sait a fait de grandes rentrées d’argent, se présente pour acquérir Benzema, on fait quoi ? » Bernard Lacombe, le 20 juin

« On a reçu une offre pour Benzema. Je lui ai dit de partir en vacances et qu’à son retour, on discuterait de ce qu’il veut faire. » Jean-Michel Aulas, le 21 juin

« Rien n’est impossible et si nous recevons une belle offre nous ne fermerons la porte à personne. » Bernard Lacombe, le 23 juin

Si Benzema ne rallume pas son portable dans les 24 heures, Lyon va être contraint de passer à la vitesse supérieure. Un prêt avec option d’achat à 10 millions, dernière offre pour Benzema. Lisandro est à ce prix, mais le double de Benzema, presque comme l’âge du joueur.

Et si Benzema savait très bien qu’il était le meilleur et qu’il voulait juste un peu plus de pognon ? Hypothèse saugrenue, quel gamin arrêterait les vacances au Puy-du-Fou pour aller à Disneyland ?

Ligue 1 : Le guide du routard

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A chaque mercato ses bonnes affaires annoncées. Souvent visés, les agents de joueurs véreux ne sont peut-être que des victimes. Le Vestiaire, qui avait enquêté l’année dernière sur le marché des escrocs, ouvre cette fois le dossier des globe-trotters de la Ligue 1. Parfois, on les a déjà vu quelque part.

10. Jérôme Leroy : Le Vestiaire a beaucoup hésité à son sujet. Bien sûr, son parcours plaide pour lui : Paris, Laval, Marseille, re-Paris, Guingamp, Lens, Sochaux, Rennes. Aujourd’hui, Saint-Etienne le veut, c’est costaud. Mais il a une tare, le talent, et ça permet de voyager trop facile.

9. Alaeddine Yahia : Si les recruteurs ne sont pas bien formés, ce n’est pas de sa faute. Il n’a joué qu’une seule fois plus de vingt matches dans toute sa carrière française. C’était à Lens la saison passée, la Ligue 2 offre quelques avantages. Guingamp, Saint-Etienne, Sedan, Nice et pour le traditionnel passage outre-Manche, il a choisi Southampton. Fabrice Fernandes s’en souvient peut-être. Qui ?

8. Luigi Pieroni : Auxerre, Nantes, Lens et Valenciennes, ça fait 52 matches, 8 buts et deux relégations en trois ans. Tiendra-t-il la distance ?

7. Grégory Vignal : Les dirigeants lensois le savent désormais, acheter Grégory Vignal n’est finalement pas le plus dur. Après quatre saisons de bons et loyaux services, dont une et demie à Kaiserslautern, Vignal s’apprête à ne pas rester. Dommage, ses huit titularisations en Ligue 2 n’avaient débouché que sur quatre défaites. Liverpool, Bastia, Rennes, l’Espanyol Barcelone, les Rangers et Portsmouth se demandent bien pourquoi il jouait si peu. Aujourd’hui, Vignal rêve de Montpellier, son premier club. Un promu euphorique a souvent grand cœur.

6. Frédéric Piquionne : Un statut à part. Même s’il n’a jamais dépassé la barre des onze buts, même si Rennes, Saint-Etienne et Monaco ont tous été heureux de le transférer, même s’il a été formé au Nîmes d’Abder Ramdane, mettre 4,5 millions d’euros sur un globe-trotter ne peut pas être considéré comme une escroquerie.

5. Pierre-Alain Frau : Encore un petit effort et il sortira de la catégorie. Il lui manque un an à Lille, quelques matches joués et un entraîneur qui compte sur lui. Transféré à Lyon, où il ne fut évidemment pas au niveau, Frau a enchaîné les choix de carrière à la limite de l’arrogance. A Lens, il s’est planté, Paris l’a planté, il a frôlé le retour à Sochaux. Pour l’instant, il est là et bien là.

4. Djimi Traoré : Il effectue son retour en force. Deux ans de contrat, Monaco a eu la main lourde en engageant ce pur produit de Liverpool. Le Stade lavallois, son club formateur, peut bien crier au scandale, c’est en Angleterre qu’il a appris le métier. Un an à Lens, plus six mois à Charlton, plus un an à Portsmouth, plus six mois à Portsmouth, plus un an à Rennes, plus sept mois à Portsmouth, plus trois mois à Birmingham : ça fait 29 ans depuis mars. Et Jimmy, ça s’écrit pas Djimi.

3. Pegguy Luyindula : Le globe trotter élevé au rang d’artiste. Niort puis Strasbourg, c’est arrivé à d’autres. Il débarque à Lyon, et au bout de trois ans remplis de matches et de buts, il fait un choix et l’assume : il ne sera chez lui nulle part. Le tryptique Marseille-Auxerre-Levante est un modèle du genre, on parvient presque à l’oublier. Le PSG, nostalgique des intersaisons Ouedec, revient à la charge. Luyindula y boucle sa troisième saison, il a moins marqué qu’en 2003-04 avec Lyon. Paris veut s’en débarrasser chaque été mais ne peut pas, le génie a frappé et il n’a que 30 ans.

2. Toifilou Maoulida : C’est la cruelle histoire du mal-aimé. Il a joué presque partout et n’a vraiment été bon nulle part. Seul Metz garde un souvenir ému de lui, mais qui aurait pu imaginer que Jeannot Fernandez entraînerait ailleurs ? Au commencement, Montpellier l’a formé et bien vendu, ça a marché aussi pour Bamogo. Rennes a attendu quatre ans pour le revendre. Puis c’est l’escalade de la terreur : sublime à Monaco (16 matches, 0 but), il séduit l’OM de Jeannot un an et demi. Puis direction le Auxerre de Jeannot, où il finit par être interdit de penalty. Mais là ,coup de théâtre, Lens le veut et Jeannot n’y est pour rien. Deux ans que ça dure, dont une descente en Ligue 2 et une remontée, titre à la clé. Le palmarès commence à venir.

Egalement cités : Cyril Rool, le meilleur est derrière lui ; Ronald Zubar, le meilleur est à venir ; Jérôme Alonzo, les gardiens ne sont pas immunisés ; Habib Bamogo, n’en est qu’à six transferts en 6 ans, le 7e est en attente ; Mamadou Bagayoko, six clubs aussi, mais deux fois Nantes ; les joueurs de National ne peuvent malheureusement pas en faire partie. Moussilou, Le Tallec, Berthod, la relève est déjà à l’affût d’un endroit chaud et accueillant. Nasser Ouadah aussi, le Gravelaine d’honneur 2009 lui sera décerné s’il retrouve un club de Ligue 1.

En attendant, Le Vestiaire prépare activement la légende du meilleur des globe-trotters. A vos pronostics.

Wimbledon : Et pour Santoro de plus

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Roland-Garros vient de se terminer. Puisque la terre battue n’est pas vraiment le fort des Français, ça doit être l’herbe. Gasquet est dispensé, allez comprendre.

Par notre consultant, Fabrice Cent euros

Julien benné tôt

L’exploit de Soderling contre Nadal à Roland il y a trois semaines, c’était lui. Le Lenglen qui scande « Julien, Julien », c’était déjà lui. Djokovic sur un grand court à Wimbledon, c’était encore pour lui. Il y a gagné un tie break et des « Come on Julien ». Orgueilleux et insatiable, le champion en voulait plus. Balle de match Djokovic, la gueule dans les bâches, il a tenu parole.

Marion kart

Une blessure, une défaite contre Razzano, Razzano elle-même, une folle rumeur qui voudrait qu’elle ait joué la finale en 2007 : Marion Bartoli s’est préparée comme jamais pour attaquer Wimbledon. Malheureusement, ne pas laisser un jeu à son adversaire compromet fortement ses chances pour le second tour.

A la française

Nicolas Mahut et Edouard Roger-Vasselin n’ont pas que le Challenger de Cherbourg en commun. Ils ont aussi le panache des joueurs qui n’abdiquent pas, même menés de deux sets. Du haut de son saladier, Youzhny les contemple en se demandant ce qu’il a bien pu faire de plus en pareille occasion. Comme le disent Vliegen et Koubek, à l’impossible, gros nul n’est tenu.

Qué Serra Serra

Quand on gagne les cinq premiers jeux pour finalement se retrouver mené 7-6, 6-1, 5-1, doit-on opter pour un trou noir passager ou y voir un 18-3 en à peine plus d’une heure ?

Cent euros

Les bookmakers aussi sentaient qu’il allait faire un coup.

Le maître des Clé

Même sans entraînement, Roger Federer ne dira pas le contraire : sur herbe, il faut varier. Arnaud Clément l’a parfaitement compris et appliqué, contre Del Potro. Revers dans le filet, un premier service pour cinq deuxièmes, des coup droit décentrés, un lift plein couloir, volées hautes, volées bâches, retours de service. Son illustre aîné aux 68 tournois du Grand Chelem ne saurait trop lui conseiller d’ajouter à l’avenir quelques balles cotoneuses, sans trop frapper. Après 47 Grand Chelem, c’est toujours bien d’enrichir son jeu.

Le roman du perd OL :
Des victoires à la Puel

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Après son malaise sur le plateau d’OLTV, Juninho se reconstruit peu à peu en jouant au Golfe. Govou se demande comment on fait.

Jean-Alain Boumsong était tranquillement en vacances. Naïf, le jeune défenseur lyonnais a baissé la garde au pire moment. Les terribles tabloïds français l’ont piégé. Des questions insidieuses, des réponses évidemment sorties de leur contexte. Sa seule erreur, avoir laissé planer une once d’ambiguité : « Claude Puel a changé, mais s’il avait continué on aurait fini par jouer l’Intertoto. » Bien remis de ses cinquièmes adieux consécutifs à Gerland, Syndey Govou n’a pas dit autre chose en saluant la rigueur de l’entraîneur multi-titré à Lille : « Parfois, à vouloir trop d’ordre, on s’égare. »

Vivement son cinquième pré-contrat caduque avec Portsmouth, la reprise est dans deux semaines. Plus collectif que jamais, Boumsong ajoute qu’après Barcelone, le groupe aurait pu abandonner totalement son entraîneur. Heureusement, la révolte du leader a permis de conquérir une belle troisième place. Et aujourd’hui, Boum le sent, l’ambition est intacte.

Qui vivra Vieira

Le recrutement est lancé, le rouleau compresseur est en marche. Non content de ne pas avoir attiré Gourcuff, Lyon s’est lancé sur les traces d’un autre international français. Loïc Rémy serait le nouveau Benzema si celui-ci frappait plus souvent au-dessus. Hasard de la vie, la priorité du recrutement lyonnais avait fait toutes ses classes dans un petit club voisin avant de descendre à Lens. Nice le regrettera, mais comme la vie est arrangeante, Bagayoko vient de descendre avec Nantes et à l’argus il ne vaut pas 8 millions. Lyon est tenté d’inclure Mounier dans la transaction, pas idiot, mais c’est prendre le risque de le racheter le double de son prix dans deux ans.

Aulas jure ses grands dieux – aucun lien avec Bernard Lacombe – que le recrutement se fera à l’étranger. Patrick Vieira serait donc le gros coup, attention à l’hématome. Makélélé pourra témoigner si besoin, Vieira n’a pas l’âge du joueur cramé et du transfert contre-indiqué. Lyon, un mauvais plan à un an de la Coupe du Monde ? Lyon, pas encore sûr de faire la Ligue des Champions ? Benzema est perplexe. En mal d’attaquant sans Fred et avec Piquionne, l’OL s’acharne aussi sur Lisandro Lopez. Le pauvre n’a rien demandé à personne, Lucho Gonzalez non plus. Jardel est toujours sur le marché ? 20 millions pour Lisandro, en tout cas Porto a compris que le mécène de Kader Keita est dur en affaire. Heureusement pour les actionnaires que Cissoko préfère le Milan. Deux attaquants dans le viseur, Benzema est donc bien intransférable. Et Delgado ?

Pendant ce temps-là, Deschamps ne regrette pas d’avoir signé.

La Légende : Isabelle et Paul déchaînés

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Février 1992, Jean-Claude Killy et Michel Barnier s’en foutent plein les poches sans même l’aide de Paul-Loup. De l’argent bien sûr, du bronze aussi. Mais de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde.

Ils sont frères et soeurs, se détestent poliment, mais ils sont champions du monde. Isabelle et Paul travaillent ensemble, entre eux, guère de problèmes intimes, n’en déplaisent aux plus jeunes téléspectateurs qui les croient amants. Allez savoir pourquoi, c’est bien le chorégraphe qui se tape la frangine. Isabelle et Paul, tout sauf des mercenaires, sont de vrais Canadiens et ils représentent logiquement la France.

Lorsque le couple se présente sur la glace savoyarde sans reblochon, c’est avec un programme abouti, du moins il l’était. Favoris aussi, ils l’étaient, mais les règles en vigueur dans le patinage sont strictes : le podium olympique est logiquement décidé plusieurs mois à l’avance par les juges, les Fédés et les instances. Il faut donc s’adapter. Du coup, autant changer quelques figures à la dernière minute, on ne sait jamais, les Russes pourraient très bien être supérieurs. Logiquement, la juge française va saquer les Russes, mais la corruption est un métier. C’est beau, mais on n’est pas à Holiday on Ice, comme le rappellent certains observateurs. Klimova et Ponomarenko sont champions Olympiques, les Duchesnay n’aiment pas l’argent. On aura tout vu.

Mondiaux : Berlin l’enchanteur

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Les magiciens de l’athlétisme français montent en puissance. Aujourd’hui, Ladji Doucouré ne descend pas encore sous les 13 secondes.

C’est beau Lavillénie

Combien de perchistes français seront sur le podium des prochains mondiaux ? S’il est acquis que Khalid Lacheb ne sera pas le premier polytechnicien triple champion olympique, Romain Mesnil pourrait prochainement devoir se refoutre à poil si ses sponsors découvraient par hasard que son copain Renaud, âgé d’à peine 9 ans de moins, n’a franchi qu’1 cm de plus. Galfione se demande s’il a vraiment passé 6 mètres un jour. Qu’il se rassure, c’était bien en salle, lui le fera en plein air.

Sdiri fifi

8m46, Sdiri a enfin réussi a effacer Kader Klouchi des mémoires. « Qui s’en souvenait ? » demandent les esprits chagrins. « Comment Sdiri a-t-il pu attendre aussi longtemps pour le faire ? » questionnent d’autres. Le futur champion du monde n’a pas tardé à confirmer avec 8 bons mètres à Berlin. Vanne ou pas vanne ?

Infirme et rie

A la mi-juin, les jeunes stars tricolores de 2003 montrent les reins. Christine Arron pourrait reprendre en juillet, Leslie Djhone pourrait reprendre un jour, Mehdi Baala en juillet. Quoi, 6 ans déjà ?

Ronald est Martial

Un mot du 100 mètres pour finir ? Non.

Ligue 1, PSG : Paul Le Guen for a dream

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Avec le nouveau Okocha et le Georges Weah réunionnais, le PSG a retrouvé les sommets. L’objectif était la Ligue des Champions, mais sans test hypoxie, on n’est jamais sûr de rester longtemps là-haut.

Paul Le Guen attendait ça depuis longtemps. Parti comme un prince de Rennes, comme un roi de Lyon, comme une merde des Glasgow Rangers, il avait connu tous les honneurs dont peut rêver un entraîneur. Il a voulu l’adapter à Paris, mais s’est souvenu un peu tard qu’à l’époque où il jouait, il n’avait déjà pas vraiment confiance en Alain Roche.

27e journée, Lorient-PSG (0-1). Solide, convaincant, réaliste, le grand Paris met à profit sa branlée de Rodez (1-3) pour marquer les esprits. En stoppant le penalty de Saifi, Landreau se dit qu’être champion deux fois avec Nantes, c’est possible. Paris est deuxièle, à un point de Lyon. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

28e journée, PSG-OM (1-3). En se faisant expulser sans véritable raison, Zoumana Camara se dit qu’il n’y avait rien à faire contre ce grand OM-là. Ce match de gala n’avait de toute façon pas d’enjeu. Marseille revient à hauteur de Paris, à un point de Lyon, qui avait perdu quelques heures auparavant. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

29e journée, Toulouse-PSG (4-1). Sur l’un de ses seuls ballons perdus de la saison, Sessegnon paie pour apprendre face au grand Toulouse. Okocha est encore jeune. En face, Bergougnoux n’a pas cette carrière d’international pour rien. Il ouvre le score, Braathen le ponctuera, entre temps Hoarau ratera tout, c’est la soirée des étoiles. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

30e journée, PSG-Nice (2-1). En grande équipe, Paris écarte de la course au titre le grand Nice, revenu à onze petits points au classement. Hoarau et Traoré sonnent la révolte, le PSG a eu deux coups de pied arrêtés. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

31e journée, Lille-PSG (0-0). Le gros coup. Face au grand Lille de Vittek, la défense parisienne ne souffre même pas. Bastos est pourtant en feu, il marquera pas moins de un but lors des huit matches suivants. Un bon point. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

32e journée, PSG-Le Havre (3-0). Equipe surprise, le grand Le Havre évolue à un niveau qu’on n’attendait pas. Mais Paris sait se faire respecter au Parc. Hoarau, qui rappelons-le était au Havre il y a encore un an, se permet même de tromper Revault d’une subtile frappe molle en plein milieu du but. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

33e journée, Lyon-PSG (0-0). Le tournant de la fin de saison. Fatigué, le PSG s’emmêle les pinceaux à Lyon. Il passe même à deux doigts de la défaite et d’une humiliation sans précédent. Malgré tout, Paris reste à un point de Lyon. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

34e journée, PSG-Rennes (0-1). Le grand Rennes a les dents longues en arrivant au Parc. Avec Guy Lacombe à sa tête et la bagatelle de quatre points pris sur les cinq derniers matches, les Bretons font figure d’épouvantail. Paris résiste, mais finit par craquer. Sakho marque contre son camp, Zoumana Camara savait bien que ça arrivait aussi aux autres. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

35e journée, Le Mans-PSG (0-1). Face à un grand Le Mans truffé d’internationaux scandinaves, Paris fait parler la poudre. Kezman et son expérience de Champion’s League font la différence. Bordeaux et Marseille piétinent, la course au titre est relancée., plus que huit points. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

36e journée, PSG-Auxerre (1-2). Auxerre est l’équipe en forme de la fin de saison, Jelen a prouvé qu’il ne marquait pas uniquement contre Lyon. Zoumana Camara marque contre son camp, il savait bien que ça n’arrivait pas qu’aux autres. Le petit Okocha réduit le score, mais la charnière Grichting-Mignot, ça jouerait dans n’importe quel club de L1. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

37e journée, Valencienne-PSG (2-1). Valenciennes est l’équipe en forme de la fin de saison. Une offre pour l’entraîneur adverse, un but de Kezman, une passe de Giuly hors-jeu, la victoire semblait pourtant réglée comme du papier à musique. Malheureusement, le football est parfois vicieux. Comme les frappes de Pujol, Landreau n’est quand même pas coutumier de ballons relâchés dans ses buts. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

38e journée, PSG-Monaco (0-0). Monaco est l’équipe en forme de la fin de saison. Ruffier est imbattable, il va même chercher les deux ou trois frappes cadrées parisiennes. Grâce à sa victoire, Lille passe devant à la différence de buts, juste derrière Toulouse, qui a aussi 64 points. Bordeaux n’a que 80 points, le titre s’est joué à des détails. Allez savoir pourquoi, Le Vestiaire ne voyait pas le PSG en Ligue des Champions.

Allez savoir pourquoi, la sixième place n’est pas qualificative pour la Ligue des Champions.

Omnisports : Direct store

paco

« Je suis vert de rage. » Quand Christophe Pacaud sort de Direct 8 ce soir-là, il pleut des cordes. Il vient aussi d’enregistrer son émission.

Une semaine après la fin de Roland-Garros, Le Vestiaire est tombé sur l’émission de Christophe Pacaud. Une atmosphère étrange, un animateur qui marche pour dire bonjour à chaque invité, d’étranges sosies d’anciennes gloires du journalisme sportif. Réservoir Prod serait-il derrière tout ça ? Personne n’en a jamais parlé, et pourtant la rumeur voudrait que Direct Sport ait commencé le 15 septembre et que des invités s’y succèdent chaque semaine.

Pierre Salviac

Sont-ce ses commentaires de rugby ? Est-ce son résumé de Perpignan-Clermont qu’il conclut par « et à la fin, c’est toujours Clermont qui perd ! Proverbe africain ! » devant un Pacaud des plus séduits ? Est-ce Jean Abeilhou ? Est-ce ses conneries de cabanes qui tombent sur le chien ? Son éviction de France Télévisions reste un mystère.

Jézabel

Son franc sourire illumine l’émission. Une apparition de Leboeuf sur le plateau, une blague graveleuse de Salviac, un Rosenborg-Fiorentina à commenter, rien n’y fait : elle sourit. Noël Tosi ? Elle sourit. Son secret pour placer autant de noms de footballeurs et prouver à Mikis qu’elle aussi elle s’y connaît ? Elle sourit. La chaîne vient d’acquérir les droits pour les matches de l’équipe de France féminine ? Elle sourit ?

Ro Jézabel

Qui se souvient que Roger Zabel animait les soirées Ligue des Champions en 1995 ? Pascal Brunner et son pantalon en toile vert connaissent la réponse, Direct 8 s’en frotte les mains. Il faut tenter le tout pour le tout, les coups de cœur sont là pour ça. Ukrainien et boxeur, Vitaly Klitschko ne s’attendait pas à être l’heureux élu, il passera donc sur la prononciation douteuse de son nom. Abdoujaparov et Vladimir Smirnov ont de quoi être jaloux : eux au moins ne se décommandaient pas.

Mikis

L’autre Monsieur foot de la 8. Capable dans la même année de recruter Noël Tosi comme consultant et de faire un coup de cœur pour saluer Mladenovic. Double exploit journalistique : aller fouiner non seulement dans la catégorie juniors, mais en plus chez les dames. Les geeks qui ne reçoivent pas France 4 paniquent.

Thierry

Toute l’équipe de 100% foot se démène pour qu’il ne sorte plus de chez lui. Les plateaux, c’est plus de son âge.

Pendant ce temps-là, Grimaldo court toujours derrière un petit caprice.

Ligue 1, Toulouse : La guigne ou la gnac ?

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Meilleure défense, meilleur gardien, meilleur buteur : Toulouse a les trois, Marseille aucun. Qui est en Ligue des Champions ?

C’est le dilemme toulousain par excellence. Toujours hésitant, le Téfécé hésite entre le bon et le pas très bon niveau depuis plusieurs saisons. Le bon président Sadran s’en tient à ses fêtes foraines les soirs de match, Mansaré n’a d’ailleurs toujours pas quitté le club. De Liverpool à Laurent Battles, de Moreira à Gignac, le grand écart est permanent. Au moment de viser la jambe de Maradona, Despeyroux se posait moins de questions. Ca n’explique pas pourquoi Toulouse a réussi à ne pas finir sur le podium. Le Vestiaire livre les pourquoi du comment.

Parce que Toulouse est capable de se transcender

C’est l’équipe des grandes occasions. Mieux, à Monaco, là où Bordeaux avait tout tenté pour perdre, en vain (4-3), là où même Le Havre et Nantes avaient passé une belle soirée, Toulouse a réussi le coup de force. Une défaite 3-2, après avoir mené deux fois au score. L’ambition n’a pas de prix, comme ce Lolo dont on ignorait l’existence jusqu’à son but à la dernière seconde. Toulouse, c’est aussi deux défaites à domicile, contre Caen (1-0) et en demi-finale de Coupe de France contre Guingamp (1-2). A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, s’est aussi rappelé Casanova les soirs de défaites à Lorient et Grenoble. Une qualification en Ligue des Champions se perd vite, les ballons enroulés de Mansaré aussi.

Parce qu’ils n’ont perdu qu’une fois dans les dix dernières journées

Toulouse a été l’équipe du sprint final avec Lille. Gignac ne mérite certes pas le titre de Bastos toulousain, mais le TFC a fait parler son expérience de l’an dernier. A cinq points du leader Marseille après la 31e journée, les Toulousains ont senti le titre, comme Civelli. Accrochés au bon wagon, ils n’ont pas lâché : une seule défaite concédée à Grenoble (32e journée), puis la révolte pour accrocher Lorient, Marseille, Lille, Saint-Etienne et Lyon. En maintenant en permanence la pression sur Lyon, Marseille et Bordeaux, ils y ont cru jusqu’au bout. Ils terminent à 16 petits points de Bordeaux.

Parce qu’il y a une Bergougnoux-dépendance

C’est un mal nouveau, difficile à identifier. Gignac décisif avec ses 24 buts, il restait à trouver le bon complément. Braaten est arrivé, mais c’est finalement entre Larsen, l’autre nouveau, et Bryan, la vieille connaissance, que le rôle clé va se jouer. Et finalement, c’est Bergougnoux qui a empoché la mise. Dédé le dévoreur d’espace veut tout pour sa gueule, Bryan a compris, il doit faire le ménage sur le front de l’attaque. Treize fois titulaire, dix fois remplaçant, deux buts, il se fait discret pour le plus grand bien du collectif. Moussa Cissoko est second meilleur buteur du club, Cetto et Didot suivent : du travail bien fait.

A la suite d’une saison précédente fructueuse à Toulouse où il a appelé Gignac « Bergougnoux » toute l’année, Elie Baup avait pourtant été remercié. Heureusement, Nantes lui a fait confiance et n’a aucune raison de le regretter.

Dopage, révélations : Pas sport, biologique

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Thierry Bisounours, encore sous le choc des calomnieuses déclarations d’un des 130 moutons noirs du vélo, a décidé de contre-attaquer et, à son Tour, vide son sac.

Bonjour Thierry, êtes-vous vraiment surpris par les révélations de Kohl ?

Surpris, pas vraiment. J’avais lu comme tout le monde qu’il avait été contrôlé positif en 2008, mais jusqu’au bout j’ai pensé à son « innocence », comme on dit dans le jargon. Mais est-ce que L’Equipe se dopait aussi ?

Seriez-vous naïf ?

Prof, Atchoum, Grincheux, Joyeux, Incompétent, Timide, Dormeur, Simplet, peut-être, mais Naïf,  je suis pas sûr que ça existe…

Pensez-vous comme Laurent Jalabert-Fignon ou Vincent Lavenu que c’est un « cas isolé qui fait beaucoup de mal au cyclisme qui n’a pas besoin de ça » ?

Maintenant que j’y pense, Hypocrite, c’était pas un des Sept nains ? Pour répondre à votre question, si je me souviens bien, dans les années 1990, le dopage était généralisé, nous ne savions pas, mais comment aujourd’hui pourrait-on passer à travers ?

L’affaire Puerto n’a éclaté que tardivement…

Celle-là, je m’y attendais. Vous savez, comme dit souvent Bilou mon patron, « Puerto c’est quoi ? Les 50 premiers du classement général, guère plus… » Vous n’ignorez quand même pas que le Tour, c’est plus de 130 coureurs !!!

Schumacher et Rebellin n’étaient pas cités dans l’affaire…

Moi aussi je le connais le podium 2007 de l’Amstel Gold Race. Y’avait même Di Luca à la troisième place. Et alors ?

Ils ont tous été contrôlés positifs…

Ca reste trois coureurs, vous n’ignorez quand même pas qu’un peloton c’est plus de 130 coureurs !!!

Pensez-vous comme Hinault que les Français ne foutent rien ?

Je ne serais pas aussi catégorique. Disons que Vinokourov s’entraînait mieux et plus dur.

Carlos Sastre s’entraîne-t-il mieux et plus dur que les autres ?

Comment pourrait-il en être autrement ? Début de carrière à la Once sous la houlette de Manolo Saiz, la suite chez CSC avec Bjarne Riis. S’il est au dessus du lot, c’est aussi, sans doute, parce qu’il a été encadré par les meilleurs.

Commenterez-vous le Tour 2009 ?

(Il se lève brusquement, entame le premier couplet de La Marseillaise, s’arrête subitement et vomit les asperges au boursin à l’étoufée de midi sur la Game Boy de son fils.) Faut pas rester là ! C’est une fête privée.

L’Edito : Mare merdum

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Pour fêter le retour des éditos, Romain Mesnil s’est rhabillé et a passé 5,81 m puis 5,70 m. Mais où s’arrêtera-t-il ?

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Thierry Bisounours est sévèrement mis en cause aujourd’hui dans les colonnes d’un grand quotidien national. Le 10e Tour du renouveau aurait été gangréné comme ses prédécesseurs par le dopage, le passeport sanguin ne servirait à rien, il serait très simple de changer son sang avant les étapes. Des nouvelles difficilement crédibles, si l’on en croit les propos de Christian Prudhomme l’année dernière avant le Tour – « Le fait qu’un passeport biologique individualisé se mette en place pour la première fois dans le monde du sport est une avancée bien réelle » – comme après : « Il est évident que la lutte antidopage a fait des progrès« . En exclusivité demain, le célèbre journaliste répondra à ces terribles accusations.

USAP le moral

Hélas, cette actualité a fait passer au second plan l’événement majeur de ces cinq dernières années, la victoire de Perpignan en finale du Top 14. Qu’ajouter de plus ? Que Toulouse et sa politique anti-rugby ont fait des merveilles, que Pelous n’avait pas besoin de traîner sa carcasse jusqu’à l’humiliation ou que Kelleher n’a quand même jamais été très bon ? Comme Amaury Leveaux, diront les plus pertinents. Faux, répondrons-nous, Bousquet n’a pas été beaucoup plus ridicule. Nager sans moteur, serait-ce si compliqué ? Il faudrait demander à Bernie Ecclestone, qui n’est pas beaucoup plus vieux que Santoro, a tenu à préciser Tsonga en à peine plus d’une heure.

Roland-Garros : Et pour Santoro de plus

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A peine le tournoi terminé, voici le bilan de la quinzaine. Le Vestiaire vous dit tout et même plus : qui de Tati ou de la femme à Chamou a commis le plus de fautes directes, qui de Lauclair ou Nelson a essuyé le plus de revers, qui de Boetsch ou Pitkowski est le plus grand et qui de Chamou a martelé qu’il espérait ne plus jamais voir de streaker habillé sur le Central ?

Par notre consultant Fabrice Cent euros

L’erreur du Vestiaire

Doit-on une nouvelle fois condamner notre spécialiste tennis ? Pas seulement parce qu’il avait annoncé le 31 décembre 2008 la victoire de Federer à Roland, mais parce qu’il pensait que ça serait face à Nadal.

Qui veut la peau de Roger ?

Jean Gachassin n’a pas encore l’habitude des protocoles. Peloter Soderling sur le podium, en taper cinq à Federer puis l’appeler « Rogeur » sur le plateau de Stade 2. L’inexpérience a un prix. Chamoulaud et Luyat, qui lancent l’imitation du vainqueur du jour par Canteloup, ne se sentent pas du tout visés. « Sympa, Roger » disait encore Lionel le 15/5 quand le Suisse a fini par se barrer. Au même moment, Alain Bernard louait « les beaux échanges entre deux grands joueurs » au micro de Lauclair. La femme à Chamou s’excuse pour son comportement un poil léger, elle avait compris échangisme.

Chapeau, melon

Ovationné par le public, le trophée à la main, Federer a eu le temps d’expliquer une bonne fois à la presse qu’un champion humble, ça ne veut rien dire. « Je suis un trop bon joueur pour ne pas avoir ma chance ici. » Santoro aurait aimé pouvoir le dire, mais il s’en fout, au bout du compte. N’est pas Suisse que le Suisse, se dirait souvent son banquier.

Le gonze à l’aise

Vendredi, la première demi-finale a donné lieu à un grand spectacle. Non pas sur le terrain, puisque le vainqueur ne pouvait gagner qu’un plateau d’argent, mais en tribunes. Grand habitué des affiches principales, Brabo n’a pas hésité à claironner son impartialité en faveur de Soderling. Pas suiveur, son compère Domingo a salué comme il se doit le premier coup droit gagnant du Suédois au 5e set, après une bonne dizaine de mites dans les couloirs, qui ne comptent pas en simple. « Soderling est très solide. » Roland avait son Hawk Eye.

Santoro de moins ?

C’est une information à prendre au conditionnel, mais Fabrice Santoro aurait renoncé à un tournoi pour rester assister à la finale de dimanche. Europe 1 aurait promis de combler le manque à gagner.

Nouvelle faillite pour la Barings ?

La célèbre banque de la Reine d’Angleterre, connue pour les malversations du trader Nick Leeson, serait en proie à un nouveau scandale. Un amoureux du pognon viserait pour la fin du mois le casse du siècle. Il aurait déclaré être capable de faire un coup à Wimbledon.

En Murray vivant

Il est la révélation de la quinzaine. En se pointant en deuxième semaine, il a étonné tout son monde, puisqu’à Paris personne ne le connaissait autrement que sous les traits du bourreau d’Eysseric, en cinq sets. Djokovic aimerait croire à une blague, mais des deux, il n’est pas celui qui va marquer des points par rapport à son parcours 2008. Il y a donc des wild card aussi dans le Top 3.

Numéro 61

Ce n’est plus une rumeur, Rodolphe Gilbert a bien été le consultant de Lequipe.fr durant le tournoi.

Richard Gaché

Les quelque grains de coke mystérieusement dilués dans les urines adolescentes d’un grand garçon n’auront pas servi à rien. Désormais, on sait qu’on peut espérer devenir un champion et se faire servir un verre de vodka-pomme, par un autre champion, dans une boite de nuit où circule de la poudre qu’on ne voit pas. Qu’on peut aussi dans la même soirée équilibrer sa vie dans une boite de strip-tease et se finir par un entretien serré avec une demi-pute. Souhaitons que les chlamydia ne soient pas considérés comme produits dopants, car le team Lagardère aura plus de mal à accuser son staff de les avoir foutu dans son verre.

Les intouchables : Gouverner, c’est Federer

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Pour sa 18e finale en 22 Grand Chelem,  le plus grand joueur de tennis de l’Histoire a aussi gagné le droit de rejoindre Michael Jordan dans le panthéon des intouchables du Vestiaire.

Le Vestiaire l’avait dit en fin d’année dernière, redit avant et après Monte-Carlo, Federer l’a répété : les observateurs de la balle jaune n’y connaissent pas grand-chose et débitent beaucoup de conneries. De Murray, Djokovic, Nadal, il n’en reste qu’un et c’est celui-là. Roger Federer était le meilleur, il l’est encore et toujours, il n’aura plus jamais besoin de le prouver. Techniquement, physiquement et mentalement, il est toujours au rendez-vous. Un seul être s’en était rapproché, jusqu’à le dominer ponctuellement voire régulièrement sur la dernière marche. Mais le palmarès ne ment pas.

Depuis Roland-Garros 2006, Nadal a manqué le rendez-vous des demi-finales à quatre reprises, les finales à six reprises, en treize tournois. Un peu beaucoup pour un prétendant au trône, mais surtout cela s’est passé sur ce qu’on l’on appelait sa surface, sur son Central, il a disparu en huitièmes de finales. Federer ne sait plus ce que cela signifie depuis 5 ans, Santoro depuis 37. Il n’y a pas de hasard dans le haut-niveau, ni de mononucléose. Le meilleur est là, comme toujours depuis si longtemps, les autres n’y sont pas. Plus qu’un exploit, c’est une logique de niveau.

L’alchimie physique

Il a l’air plus nonchalant, le grand Brabo aime plutôt « aérien ». Moins tonique que le petit Rafa, Federer anticipe où l’adversaire peut mettre la balle. Il est capable d’accélérer, de monter à la volée en une fraction de seconde. Ses courses défensives sont moins supersoniques que celles de Nadal, les offensives sont les meilleures. Avec sa technique, il peut prendre la balle tôt avec le moins possible de déchet. Gasquet, qui fait la collection des mutants en figurines, a toujours hésité à mettre celle de Federer sur la même étagère que Nadal. Il ne devrait pas : l’Espagnol n’a jamais battu Federer à l’usure physique. Et quand l’Espagnol n’est pas là, Roger fait du hachis avec les restes de Haas et Del Potro.

Un coup droit et rien de travers

Son coup d’attaque favori. Contrairement à Gasquet, il a résolu la difficulté d’avoir du talent. Avec moins de lift que Nadal, Federer sait attaquer dans tous les angles. Ses fameux missiles long de ligne rappellent à Tsonga que pour durer, il ne faut pas les réussir qu’un tournoi sur deux. Plus solide qu’en revers, sa main lui permet quelques coups gagnants aussi quand il est débordé.

Un caramel suisse

L’art de bien servir au bon moment. Safin aussi savait le faire, avec moins de finesse. Federer frappe fort, mais possède aussi des secondes balles variées comme personne. Dur à lire, son service lui offre la quasi assurance de marquer deux ou trois points par mise en jeu. Très difficile à breaker, comme Santoro. Et quand ça marche moins bien, ça finit toujours par marcher. Del Potro a fait 1.214 aces de plus, mais il a pris 6-1, 6-4.

Rangers de rixe

Federer sait faire déjouer tout le monde, Nadal sait faire déjouer Federer. Le Suisse sait tout bien faire : revers frappés, revers slicés longs ou courts, coups droits fulgurants, volées, premières balles puissantes, secondes balles variées, accélérations long de ligne ou court croisé, temporisations. Il sait aussi placer quelques attaques de coup droit en bas de filet lors des grandes occasions, mais ça ne dure jamais tout un match. Ca y est, Mathieu a compris.

Le coup du sombre héros

Au-delà de son jeu, de son physique, et de sa tactique, ce que Roland Garros 2009 a montré, c’est qu’il avait plus que jamais le mental le plus solide de toute l’Histoire du jeu. Sa confiance en lui frôle le surhumain, son orgueil est inégalable. Hormis notre spécialiste, on le voyait fini : élimination précoce à Monte Carlo, prise de pouvoir par le fantasme Nadal, il conclut en gagnant à Madrid.

Ses matches face à Haas, Monfils et Del Potro se situent aux frontières du réel. Face à Haas, environ 32 fois plus faible, il joue deux sets et demi avec le jeu de Rodolphe Gilbert. En une balle, il détruit mentalement l’Allemand et le charcute jusqu’à la fin du match. Face à Monfils, huit fois plus faible, il ne hausse pas particulièrement son jeu ce qui suffit à provoquer des fuites urinaires dans le short du jeune loup. Face à Del Potro, cinq fois plus faible, il retrouve son jeu de consultant lequipe.fr, et l’Argentin le tue à petit feu. Federer attend, stabilise, tient puis démonte Musclor qui finit sur les moignons. En clair, Roger donne confiance, avant de la retirer brusquement comme la femme à Chamou l’exige si souvent. Il ne  lui reste alors plus qu’à ramasser les morceaux. Et derrière, c’est cinq ans de psychanalyse. Del Potro n’aura hélas jamais battu Federer au sommet.

Federer n’aura pas eu besoin de battre frontalement Nadal à Roland pour le dominer. Le numéro 1 mondial n’a tout simplement pas encore la carrure. Il reste Wimbledon et l’US Open pour finir le match. Mais le match est déjà fini.

Mondiaux : Berlin l’enchanteur

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Après la poursuite d’Osaka, et les Péquins express, voici la troisième saison des aventures de l’athlétisme français de haut-niveau. Aujourd’hui, premier épisode : Doucouré n’est pas encore descendu sous les 13″ et tout le monde n’est pas blessé.

Ras le Bolt

Il y avait bien un 100 m au meeting d’Hengelo, mais Usain l’aurait gagné à 6 ans.

Mahiedine, mais c’est qui ?

L’Equipe rappelait dans son édition de mardi que Mekhissi-Benabbad était satisfait de sa course de rentrée. Il leur en faut peu : en 8’6″98, le Français vice-champion olympique n’a approché que de 7 centièmes le record de Bob Tahri. A ce rythme, il battra le record d’Europe d’ici un mois, le record du monde mi-juillet. Aux dernières nouvelles,  il envisagerait de quintupler 800-1500-3000 steeple-5000-10000.

Salim âge de raison

Bien qu’occupé à tenter de retrouver la foi, Salim Sdiri a trouvé le temps de sauter 8m25. Huit ans sans descendre sous les 8 m, ça pourrait se fêter par une médaille internationale. Vanne ou pas vanne ?

Mehdi calment

Blessé, Baala pourrait manquer quatre semaines de compétition. Ça change quoi ?

Leslie son ordonnance

Leslie Djhone n’a pas pu finir son 300 m à Forbach.

Le point Gay

Tyson Gay sera-t-il en mesure de rivaliser avec Usain Bolt ? L’avenir nous le dira, mais ses 19″58 en ouverture de saison ont un caractère très positif.

Roland Garros : Et pour Santoro de plus

c-fou

Hanouna continue d’appeler Lauclair « mon Dany » tous les matins. Heureusement, il ne reste plus que quatre jours. Pour le correspondant Europe 1, c’est déjà fini. Il s’en fout, plein les poches.

Par notre consultant Fabrice Cent euros

Tati aux fourneaux

Les beaux jours sont toujours fertiles. La terre est plus sèche, n’en déplaise à la femme à Chamou. Plus rapide, le jeu permet aux attaquants de se découvrir, Tati n’est pas en reste. Qui est la mieux Lothie ?

Roger, Haas hole

Surprise sur le Central, lundi après-midi. Alors qu’il avait perdu un set contre Chardy, Haas en a pris deux à Federer. Courtois, le Suisse a eu la délicatesse de dire que Tommy avait été très bon. La fameuse politesse due aux 2e série. Pas averti de la fin de l’échauffement, Federer a fini par découvrir qu’on comptait les points. La suite a duré 1h30, un peu long pour un match en trois sets. Plus vigilant, Rodger a baladé Monfils dès l’échauffement. C’est plus sûr et pas plus dur.

Le joueur de merde Andy leçon

Le Vestiaire a payé pour apprendre. Suspendu à titre provisoire, notre spécialiste tennis a attendu seul dans une chambre noire sans horloge que la rédaction en chef visionne le match Murray-Gonzalez. A la 16e amortie gagnante du Chilien, il a été immédiatement libéré. Au 25e revers dans le couloir de Murray, il s’est vu proposer une promotion et une substantielle revalorisation salariale.

Benneteau gagne une place

Qui l’eut cru ? En dominant outrageusement Davydenko, Big Ben a encore accroché un Top 10 à son tableau de chasse. Shanghaï se rapproche. Le Masters ou un futur Challenger ?

Lauclair de la lune

Nouvelle semaine à Roland, et nouvelle devinette : quel est la différence entre la fin de Kuznetsova-Serena Williams, voire Del Potro-Robredo et le match des légendes avec les blagues décénales de Leconte et Bahrami commenté par Lauclair et Franck Leboeuf ? Les quelques téléspectateurs de France 4 qui ne retrouvaient plus la télécommande ont payé pour la trouver.

Domenech show, saison 5, épisode 8 : Super Eagle ou double bogey ?

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Avec six millions de téléspectateurs et près de 27% de parts de marché, même les épisodes mineurs du Domenech show cartonnent. Ce n’est pas vraiment une surprise, hier les scénaristes s’étaient lâchés.

Le public en était resté à ces affreuses doubles confrontations contre l’indigente Lituanie, avec l’humiliant passage Luyindula, qui faisait suite à la guignolesque prestation de Savidan. Que pouvait imaginer la production pour faire mieux autour d’un match sans enjeu ? La réponse est simple : en créer un. Le choix du stade a été effectué avec minutie, pour les médias, les instances et certains joueurs, un match en province permet en principe d’éviter les sifflets, il faut donc faire le forcing : ce sera Saint-Etienne. Personne n’ignore la rivalité assassine avec le voisin lyonnais, personne n’ignore non plus qu’il y a parfois de Lyonnais en équipe de France, la mayonnaise va prendre, chacun en est persuadé. Ils ne se trompent pas.

Au Nigéria ya pas Touré

Ensuite, pour une humiliation en bonne et due forme, il faut une équipe faible, si possible très faible. Difficile à trouver, la France n’a pas beaucoup d’adversaires moins bon qu’elle, mais surtout, entre Lituanie, Féroés, Autriche ou Roumanie, ils jouent tous dans son groupe. Un rapide coup d’oeil sur les huitièmes de finales de la Coupe du monde 2006 permet de se rendre compte qu’il faut se tourner vers l’Afrique ou l’Asie. Pour ne pas être suspecté, on va éviter le Mozambique, le Burkina, la Zambie, un rapide coup d’oeil sur les quarts de finale de la CAN indique que le Nigéria serait le coupable idéal. La production est exaucée au-delà de ses espérances, les Super Eagles se déplaceront avec leur équipe A’  et leur entraîneur-joueur Nwanko Kanu.

Evra naissance

Le troisième élément d’un Domenech show réussi est bien évidemment la sélection du chef. Et il y a, là encore, peu de chance de se tromper quels que soient les joueurs. La France a livré son dernier bon match contre l’Italie aux éliminatoires de l’Euro, c’était il y a 3 ans. Mieux, c’est le moment de faire des expériences. Dans les buts, il sait bien que Lloris est meilleur, autant attendre les barrages pour l’aligner, il pourra pas être pire que Mandanda. Pour le reste, il faut voyager quelques  jours auparavant. Le grand chef annonce qu’il va aligner les meilleurs joueurs du moment, qu’il va concocter les meilleures paires. Le public n’en peut plus, son attente sera récompensée. Raymond va donc tenter une nouvelle charnière issue du même club, plutôt logique pensera la presse. Pendant ce temps il pourra conforter son équipe type. Evra qui ne connaît toujours pas le sens du concept « haut niveau » sera aligné, comme l’indéboulonnable Fanni qui continue de croire à une blague. Qu’il se rassure, le public aussi.

Qui vieillit Viera

Au milieu, Domenech a du mal, tout le monde est à peu près au même niveau. Il se creuse la tête et visionne les cassettes que Boghos lui a préparées. Le champion du monde est d’autant plus fier de son tour lorsque le sélectionneur, inspiré par les meilleurs moments de Vieira à genou en Série A, décide de le rappeler. La production hésitera à intervenir, ça pourrait être un peu gros, tout le monde sait bien que Vieira est fini et que, comme chaque ancienne gloire, il a du mal à partir. Domenech rétorque que si le Pat diminué ne sert à rien, il est toujours meilleur que tous les autres réunis. Il ne se trompe jamais. Vieira ne servira à rien et la presse dira qu’il a été le meilleur. A côté, Diarra ou Toulalan ça change pas grand-chose, à part que le second a déjà été bon au niveau international. Domenech s’en fout, personne ne réclame Mavuba et ça le fait bien rire. Au moment de composer son attaque, il se souvient de toutes les conneries égrénées par la Fédé au moment de sa reconduction.

Une histoire à dormir Govou

Un minimum de points, une philosophie de jeu, un encadrement resséré, une communication apaisée. Il n’en a pas fait le dixième mais il est toujours là. Mieux, Escalettes voit naître une équipe tous les 3 matchs nuls, la sélection est mal barrée pour le Mondial, et elle perd régulièrement. La voie royale pense-t-il au moment de coucher sur la feuille de match les noms de Rémy, Benzema, Anelka et Ribery. Deux avant-centres, un électron libre et un inconnu pas très bon. Ça ne doit pas, ça ne peut pas fonctionner. Encore une fois, il a raison. A la mi-temps, Domenech qui en veut toujours plus, monte au créneau. Pour la première fois, il annonce que la première mi-temps est catastrophique. Le teasing est parfait, la seconde sera bien pire : la même que la première, les occasions françaises en moins. Les entrées de Gignac, pas du tout tendre pour ce niveau, de Gourcuff et Toulalan n’y changeront rien. Raymond le sait, le problème c’est lui-même. Cerise sur le gâteau, il offre à Govou le privilège de se faire siffler et d’être aligné avec Gignac et Rémy. Le Nigéria, marque, domine et ridiculise les Bleus. Le public suit et siffle logiquement l’équipe de merde qui ressemble étrangement à l’équipe de merde qui affrontait la Lituanie, celle qui a perdu contre l’Autriche et l’Argentine, fait match nul en Roumanie, celle qui était lamentable à l’Euro. Quel est donc le point commun entre toutes ces rencontres ? Que criaient donc les spectateurs à la fin du match ?

Sous le charme, David Astorga n’a pu s’empêcher de féliciter Uche pour ses qualités. Il joue à Getafe, le Nigeria tient son Sessegnon. Christian Jeanpierre, si partagé, a salué son héros : « Alors qu’on entend des Domenech démission descendre des tribunes. » Où vont-ils chercher tout ça ?

Mandanda : Il a failli se dévier le ballon dans le but, mais Squillaci veillait (heureusement ?). Le Marseillais ne s’attendait pas à avoir autant de boulot. Il lira les compositions d’équipe la prochaine fois.

Fanni : Et hop, une sélection de plus, comme disait Jurietti.

Squillaci : Difficile de le juger, il n’est pas habitué à jouer avec Escudé.

Escudé : Difficile de le juger, il n’est pas habitué à jouer avec Squillaci.

Evra : Toujours là où on l’attend. Il a mené la fronde en salle d’interview.

Vieira : On l’a aperçu à la télé après e match. Travailler au-delà de 65 ans n’est pas payé plus dans le foot.

A. Diarra : Il a dignement fêté son titre de champion de France, ça s’est vu sur le terrain.

Rémy : Il s’est démené comme un beau diable, il a tout tenté. Avec un centre réussi, des conduites de balle en touche, une reprise de volée merdique, un poteau, des pertes de balle dans son camp, un contrat à Nice, il a certainement marqué beaucoup de points pour la suite. Luyindula n’avait pourtant pas démérité.

Ribéry : A son crédit, il a couru et s’est créé les deux grosses occasions françaises du match. A son débit, il les a foirées comme il faut.

Anelka : A son débit, il a tout raté. A son crédit ?

Benzema : Il a été sifflé à chaque prise de balle, Domenech l’a trouvé perturbé. Par contre, ailier gauche, il adore.

Toulalan : Les footings, en vacances, ça fait chier.

Gignac : En Ligue 1 il avait marqué à Goeffroy-Guichard. Mais le Nigéria c’est pas Sainté et la France c’est pas Toulouse.

Gourcuff : Coupe de cheveux toujours impeccable.

Govou : Sifflé tout de suite. Un peu dur, il a pourtant promis de quitter Lyon.

FC Nantes : Requiem for a crime

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Lens se cherchait un successeur. Il ne savait pas qu’il s’agirait de son prédecesseur. Deux ans après, Nantes a fait encore mieux. Deux victoires en seize matches, Baup a perdu son manuel de champion. C’est qui ce Suaudeau ? Mais qui ce Louis Fonteneau ?

Elie Baup a longtemps cru que Bekamenga réussirait un contrôle. En lisant le classement chaque matin, il n’a jamais vraiment fait attention au fait que Grenoble était devant au classement. Il a réalisé trop tard, le jour où Da Rocha était désigné meilleur joueur du siècle par les supporters. Ont-ils oublié la première mi-temps de Nantes-PSG 2001 ?

23e journée, Nantes-Paris (1-4) : La puissance offensive du grand Paris n’a pas d’équivalent. Hoarau n’est pas là, mais Sessegnon est trop décisif, Giuly trop jeune et Luyindula trop international. Nantes plie mais ne cède que quatre fois. Makélélé trouve que N’Daw rame. Une défaite encourageante. Prometteur.

24e journée, Valenciennes-Nantes (1-1) : Après une demi-saison difficile, le grand Valenciennes est de retour. Kombouaré s’est souvenu que PSG-Real ne s’était pas déroulé dans son garage étant gamin, il convainc Schmitz qu’un défenseur peut marquer même contre Nantes. Mais Klasnic marque un but d’avant-centre, c’est donc arrivé. Un nul interessant. Prometteur.

25e journée, Nantes-Caen (1-1) : Deroin n’est pas pour rien le meilleur joueur du championnat. Avec l’aide de Savidan, futur meilleur buteur du Mondial 2010, le grand Caen fait souffrir Nantes. Heureusement, Bekamenga rôde. Un nul interessant. Prometteur.

26e journée, Nantes-Grenoble (1-1) : Match au sommet à la Beaujoire. Sous les yeux de quelques émissaires de Ligue 2 qui le découvrent, Klasnic trouve l’ouverture, c’est donc arrivé. Malheureusement, les coups de butoir du redoutable avant-centre Sandy Paillot, permettent à Grenoble, et son attaque qui titille Gignac au classement des buteurs, d’arracher un point. Les grandes équipes ne meurent jamais. Un nul intéressant. Prometteur.

27e journée, Saint-Etienne-Nantes (2-1) : Face à un habitué des coupes d’Europe, Nantes se préserve pour le match retour. 2-1, ça laisse une chance. Une défaite encourageante. Prometteur.

28e journée, Nantes-Lorient (1-1) : Le grand Lorient n’est pas surnommé pour rien le Barça français. Faute de rivaliser, Nantes est réaliste et Alonzo préserve le 1-1 en stoppant un penalty. Un nul intéressant. Prometteur.

29e journée, Marseille-Nantes (2-0) : Le grand Nantes est de retour en tenant en échec Marseille à la mi-temps (0-0). Mais la défense craque en quatre minutes face au duo Civelli-Brandao qui doit bien réussir parfois des contrôles . Hors coups de pied arrêtés, les Nantais n’ont concédé que 10 occasions. Une défaite encourageante. Prometteur.

30e journée, Nantes-Lille (0-2) : Le grand Lille, emmené par Bastos qui commence son passage à vide, n’ouvre le score qu’à la 45e minute. La malchance s’en mêle : c’est Pierre qui se retrouve devant Hazard en pleine surface. Ca n’arrivera pas à chaque fois, son collègue Poulard a retenu la leçon. Une défaite encourageante. Prometteur.

31e journée, Toulouse-Nantes (1-0) : Nantes domine outrageusement le match et se procure pas moins de 2 occasions. Malheureusement, le grand Toulouse peut compter sur Gignac. Une défaite encourageante. Prometteur.

32e journée , Nantes-Nice (2-0) : Nantes retrouve son jeu. Bekamenga et Bagayoko marquent déjà leur quatrième but de la saison. Gignac n’est plus très loin. Quoi qu’il en soit, le grand Nice et Bamogo sont vaincus. Une victoire de prestige. Prometteur.

33e journée, Nancy-Nantes (2-0) : Que faire face au grand Nancy 28ème attaque du championnat ? Inspirés par Correa, les Nancéens sont irrésistibles. Nantes n’a rien à se reprocher face au 4e de la saison passée. Une défaite encourageante. Prometteur.

34e journée, Nantes-Le Havre (1-2) : En ouvrant le score, Nantes pensait bien tenir son exploit. Mais le grand Le Havre égalise par Diallo. Les supporters savaient que l’ancien Nantais finirait par jouer les premiers rôles. Puis Marange se défait de six joueurs et pétrifie la Beaujoire. Petit Diego pour les uns, nouveau Messi pour les autres. Le talent des grands joueurs, le froid réalisme des gros. Il reste quatre journées, la 17e place est à portée. Une défaite encourageante. Prometteur.

35e journée, Lyon-Nantes (3-0) : Le cauchemar. Face au petit Poucet du championnat qui reste sur 4 matchs sans victoire et une défaite devant l’ogre valenciennois, les Nantais ne sont pas concentrés. Complexe de supériorité ou pression du favori ? Personne ne le saura, Pascal Praud prépare un cantique pour l’oraison. Une défaite encourageante. Prometteur.

36e journée, Nantes-Rennes (1-1) : Face au grand Rennes gonflé à bloc, à seulement 14 points du titre, Nantes fait plus que jeu égal. Bagayoko ouvre le score, mais Sow égalise. La malchance s’en mêle, Poulard se retrouve au marquage en pleine surface. Un nul intéressant. Prometteur.

37e journée, Sochaux-Nantes (2-1) : Le grand Sochaux, sauvé à la 38ème journée était imbattable. Efficace, rapide, le jeu léché des Doubistes leur donnent deux buts d’avance. Nantes réagi en champion mais Capoue ne peut égaliser. Il suffira de battre Auxerre de 20 buts. Prometteur.

Hélas, Auxerre, même privé de Cocard, Diomède et Marlet, sa recrue du Red Star, résistera jusqu’à la dernière seconde. Orgueilleux, Bagayoko donne la victoire à Nantes pendant que les supporters démontent le stade. Et dire qu’au soir de la deuxième journée, Nantes était sauvé, confortablement installé à la 17ème place. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

Roland-Garros : Benneteau est-il le meilleur joueur du monde ?

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Il y a un an, le futur nouveau Tsonga suédois était balayé. Son bourreau est français, ses 10 défaites lors des 11 matches suivants laissaient penser qu’il n’était pas très bon. C’était avant le déclic, la défaite de Nadal sur le Central. Il semble n’y être pour rien, mais aujourd’hui, le circuit lui doit allégeance. Voilà pourquoi.

Parce qu’il a entraîné meilleur que Nadal

Robin Soderling tente dévacuer le traumatisme, lentement. Nadal a beau être vaincu, le problème n’est pas résolu. Soderling n’a toujours pas les clés pour dominer celui qui lui a appris le tennis sur terre battue. Il l’appelerait bien papa, mais Wilander ne fait pas tous les plateaux télé dès qu’on parle d’un Suédois pour rien. Les coups droits de Soderling qui ont fait si mal à Nadal, l’an dernier Benneteau les renvoyait entre les jambes. Son service de plomb avait bien fait marrer le Français. Les esprits chagrins penseront que 15 fautes directes par set, ça aide l’adversaire à mettre 6/0, 6/1 pour conclure. Et le mental, c’est pour Clément ?

Parce qu’il fédère les foules mieux que Nadal

Benneteau n’est pas un joueur comme un autre, et pas seulement parce qu’il est surnommé Big Ben. Outre son mémorable combat contre Stoppini, il est le seul propriétaire d’un exploit dont le Vestiaire avait été un témoin privilégié : remplir un grand court de tournoi du Grand Chelem pour le faire reprendre en chœur « Julien, Julien, Julien ». Du jamais vu dans l’Histoire du tennis. Jeanpierre n’a jamais pu le voir. Embrasser la tere battue en première semaine, humilier Soderling au point qu’il refuse la poignée de mains, qualifier son tour suivant contre Federer de France-Brésil ou France-All Blacks, c’est pas donné à n’importe qui. Ou alors même Gicquel peut se retrouver au 3e tour d’un Grand Chelem.

Parce qu’il a pris un set au bourreau de Nadal

L’autre terreur nocturne de Nadal a frôlé la correctionnelle au premier tour. Est-ce son coup droit de Simon du pauvre ? Son revers de Chardy du riche ? Sa puissance de Rochus du Escudé ? Sa volée de Santoro sans la magie ? Son service de Pioline sans la constipation ? Si Garcia Lopez ne pipe mot, le secret de Benneteau pourrait être bien gardé encore quelques semaines.

Pendant ce temps-là, le choc de l’élimination du tenant se répand, Tsonga avait pourtant donné le mode d’emploi le premier. Le nouveau Nadal écossais sera en quart et pas l’ancien Nadal. Un grand Brabo à celui qui parlera le premier de passation de pouvoir.