La Légende JO : Olivier à l’amende

Les Jeux Olympiques débutent jeudi avec tout un tas d’épreuves ou aucun Français ne brillera, évidemment. Même en ski de bosses et pourtant ça n’a pas toujours été le cas. Mais qui se souvient d’Olivier Allamand ? Mieux vaut s’appeler Edgar.

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Si vous le croisez un jour dans les environs de Belle Plagne, ou que vous allez même jusqu’à lui louer des skis, surtout ne lui parlez pas d’Edgar Grospiron. Le sympathique Edgar qui lui a tout piqué. Il faut dire qu’Olivier n’avait pas grand-chose.

Le charisme, Edgar n’y était pour rien. Pour le titre olympique d’Albertville, Edgar plaide coupable. Son diplôme de consultant en ouvrage de gueule, à voir. Mais Olivier n’a pas à se plaindre, il aurait pu en plus être stupide ou mal entouré. Passer deux ans avec un genou pété, pourquoi pas, ça peut même permettre de refaire les JO. Et puis après tout, à quoi ça sert de pouvoir encore marcher à 30 ans ? A faire des photos.

Heureusement, sa médaille d’argent lui avait offert son quart d’heure de gloire. Mais le quart d’heure de gloire de qui au fait ?

Lamy-Chappuis : Fabrice qui ?

Il était une fois Fabrice Guyaume ou un truc comme ça.

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Il faisait froid sur la Savoie en cette belle journée de 1992. Deux hommes, chaudement vêtus, semblent faire une randonnée dans la neige. A leurs pieds, les acolytes ont préféré deux bouts de planches à une bonne vieille paire de raquettes.

Ces deux blondinets au style très nineties, pas si efféminés qu’on a bien voulu le penser, semblent seuls au monde. Et pour cause, ils n’ont ni nom, ni prénom. Pour les identifier, de simples mots-codes, peut-être choisis par Olivier Minne et Felindra lors de leurs amusements chichement vêtus : « Fabrice, Guy, Sylvain, Guillaume. » Ces personnages vont se retrouver bien malgré eux au centre d’un des plus grands exploits du sport français en terminant premier et deuxième du combiné nordique des Jeux Olympiques d’Albertville.

L’Histoire ne retiendra ni l’un, ni l’autre, ni leur discipline, mais surtout elle oubliera complètement le premier et surtout le second, Sylvain Guillaume. Entré en équipe de France en 1984 alors que ce sport n’existait même pas, le jeune garçon, âgé de 16 ans à peine, sait ce qu’il veut. Il sera champion olympique ou rien. Vous devinez la suite.

Sylvain Guillaume n’a par la suite plus jamais voulu être numéro 2. Alors à Nagano, 6 ans plus tard, il termina troisième par équipe. Une vraie force de caractère. Sur son site Internet il n’hésite pas à déclarer, quitte à choquer, ne pas aimer « la violence sur les enfants, les hypocrites, le manque de respect, les « doppés » (sic), les gens qui prennent la nature pour une décharge publique et les abbats. » Pour se venger, l’enfant de Champagnolle a coupé sa crinière « Modern Talking« , plus talking que modern, pour devenir un incorruptible agent des douanes. Promis, il sera champion olympique ou rien.

Brian Joubert, Mon p’tit patin :
Sacrées groles (2/3)

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URGENT Mondiaux-2009-Messieurs: Lysacek champion du monde
LOS ANGELES (Etats-Unis), 27 mars 2009 (AFP) – L’Américain Evan Lysacek a été sacré champion du monde de patinage artistique en battant le Canadien Patrick Chan et le Français Brian Joubert, jeudi soir à Los Angeles.

21/01/10-21h59 priorité 2 ALERTE-
Patinage artistique: le Russe Evgeni Plushenko champion d’Europe, Brian Joubert 3e

Vancouver, 15 février 2010,

France-Info : L’année dernière, vous aviez fait un pronostic en disant que le plus dangereux, c’était Lysacek. Et il a gagné. Pour les Jeux, quel est votre pronostic ?

Brian Joubert : Le plus dangereux c’est Brian Joubert (rires).

Pourquoi Brian Joubert est-il le plus dangereux ?

Parce que j’ai retrouvé une hargne. J’étais un petit peu trop gentil. Que ce soit à l’entrainement ou en compétition et là, vraiment, je n’ai envie que d’une chose : c’est de les manger. J’ai l’image du podium du Championnat d’Europe, avant de monter, il a fallu serrer la main à Plushenko et Lambiel et je n’ai pas envie que cela se reproduise.

Comment avez-vous trouvé votre rival, Evgeni Plushenko, lors du dernier Championnat d’Europe ?

Il est bien. Techniquement, il est surprenant parce qu’il est stable et fiable. Artistiquement je trouve qu’il a perdu un peu en vitesse, il est un peu plus lent. Ce qui m’a fait du bien au championnat d’Europe, c’est que je me suis rendu compte que je peux le battre. S’il fait un programme sans faute et moi aussi, je peux le battre. On a beaucoup travaillé sur le plan artistique, sur les pirouettes.

Mais avec Plushenko, les relations sont toujours aussi compliquées.

Il est insupportable… Il est in-sup-por-table… Evgeni a deux facettes. Dans les vestiaires il est adorable, il m’a même demandé de faire des exhibitions ensemble. Mais en conférence de presse, il est odieux. Cela fait partie du jeu. Le lendemain du Gala des championnats d’Europe, il était normal.

Tout de même, un titre de Champion olympique n’a pas d’équivalent, non ?
C’est une compétition comme les autres. C’est sûr que quand on est Champion olympique cela a plus d’impact que d’être Champion du monde. Il faut faire un programme court et un programme long, les adversaires, ce sont les mêmes. Peut-être qu’en 2006, je voyais ça comme une compétition différente et que c’est ça qui m’a mis un peu plus de pression.

En cas de titre olympique, et après avoir tout gagné, allez-vous arrêter ?
Moi, je me suis engagé à continuer jusqu’en 2012. Il y a des Championnats du monde à Nice, mais je ne sais pas à quel rythme j’effectuerai la saison. Mais quoiqu’il arrive, champion olympique ou non, je continue. Je n’ai que 25 ans… on a encore le temps…

17/02/10-05h19    priorité 4 JO-2010-glace-patinage-artistique-MES
JO-201O – Programme court: Joubert perd tout espoir de médaille olympique
VANCOUVER (Canada), 16 fév 2010 (AFP) – Le rêve de Brian Joubert a viré au cauchemar, mardi aux jeux Olympiques de Vancouver, où le champion du monde 2007 a complètement raté son programme court de patinage artistique et se retrouve à une 18e place qui ne laisse plus aucun espoir.
« Les Jeux, je n’y arrive pas », n’a cessé de répéter Joubert. D’abord dans le « Kiss and cry », où les patineurs attendent leur note juste après leur prestation, puis devant tous les journalistes.
Un constat qu’il n’a cependant pas pu expliquer alors qu’il s’était préparé physiquement, techniquement et artistiquement. Mais peut-être pas mentalement.
« Les Jeux ont toujours été un objectif. Peut-être que j’en ai trop fait une fixation. 2002, ça se passe mal (14e). 2006 (6e), ça se passe très mal aussi. Je pense qu’inconsciemment, ça doit marquer. Et 2010, c’est encore pire », a-t-il dit, très affecté.
Pourtant, il était arrivé très détendu à Vancouver, une sérénité qu’il dit avoir conservée jusqu’à son entrée sur la glace, mardi. Passé en 10e position, il a pu voir les performances du champion en titre, le Russe Evgeni Plushenko, qui a pris la tête, et son dauphin, le Suisse Stéphane Lambiel, classé 5e.
D’entrée de jeu, le Français n’a pas passé son premier élément, un quadruple saut, qu’il aurait dû combiner avec un triple, avant de chuter sur un élément qu’il maîtrise parfaitement, le triple lutz.
C’en est fini du champion du monde 2007 qui s’est contenté d’une note désespérée dans une telle compétition: 68 points. Les trois premiers patineurs sur 30 concurrents au classement provisoire ont tous marqué 90 points.
C’est une cruelle déception pour Joubert, 25 ans, qui participait à ses troisièmes et, vraisemblablement, derniers Jeux.

« Le plus dangereux c’est Brian Joubert » (rires).

Retrouvez la première partie

Vancouver 2010, La Légende JO :
Bailly au cornet

A l’occasion des premières médailles françaises, Le Vestiaire se souvient que le biathlon n’est pas qu’un sport de femmes, sauf peut-être aux Jeux Olympiques.

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Lillehammer, ce n’est pas seulement le sacre d’aucun athlète français. C’est aussi le sacre du meilleur biathlète français de l’avant Defrasne.

Ce 20 février 1994, c’était son jour. Patrice Bailly-Salins arrive à Lillehammer criblé de certitudes et il ne se doute pas que les dossards des commissaires de courses le seront eux aussi quelques heures plus tard. Spécialiste du sprint sur 10km, à moins que ça ne soit du 20km, Bailly-Salins est intouchable. Trois épreuves ont déjà eu lieu en Coupe du monde : vainqueur sur le 10km de Bad Gastein le 11 décembre, il a aussi survolé les 20km de Pokjluka et Ruhpolding en faisant zéro faute au tir. Le titre mondial déjà dans la poche, il poussera même sa domination jusqu’à devenir champion du monde en 1995 à Anterselva. Rien ne peut enrayer sa marche en avant, par contre sa carabine oui et c’est déjà à Anterselva qu’il met cinq plombs dans les arbres en deux courses, en janvier 1994.

Poirée au plus pressé

Lillehammer, c’est un mois plus tard, largement le temps de rectifier les choses. 13e sur 20km et 11e au sprint, la gloire olympique attendra le bronze par équipes. Dusserre, Laurent, Flandin signent un sans faute au tir, quel est donc ce quatrième relayeur qui coûte l’argent pour une faute ? Peut-être celui qui mettra un terme à sa carrière à quelques jours des JO de Nagano, après une 100e place sur 20km et une 96e sur 10km. A Anterselva bien sûr.

Où Bailly-Salins fut-il sacré champion du monde militaire 1984 ?