Red Bull à bout d’habits

Harponner le Villeneuve australien ne suffira pas au nouveau Schumacher. Rasera-t-il son duvet avant l’hymne allemand ?

Jamais la F1 n’avait connu autant de suspense. Pas même en 2008, quand le titre s’était joué au dernier grand prix de la saison, ou même en 2007, quand il avait fallu attendre le dernier grand prix de la saison pour que le championnat livre son verdict. Mieux, encore, ils sont quatre, cette fois, à pouvoir succéder à Jenson Button et aucun d’eux ne s’appelle Jenson Button.

Il y a bien le coéquipier de Jenson Button, un autre Anglais au nom similaire, mais il lui faudrait plus d’un Japonais sur la ligne pour pouvoir faire le ménage. Ne comptez pas sur Le Vestiaire pour vous dire à l’avance qui des trois autres marquera pour l’éternité l’histoire automobile des Emirats arabes unis. Une certitude, quand même, Alonso devrait faire comme depuis le mois de mars : ronger les freins de sa Ferrari et attendre que Vettel et Webber se rentrent dedans.

Au plus Vliet

Tant de suspense nous ferait presque oublier qu’une fois encore le spectacle a été exceptionnel cette saison. On aurait aimé vous donner ce week-end notre Top 5 des plus beaux dépassements, mais le journalisme est un métier qui demande parfois de bosser le dimanche et le lecteur VHS de notre spécialiste F1 a rendu Lââm cet été.

On fera donc confiance demain aux commentaires acerbes de Jacques Laffite. Un mec qui a survécu à Brands Hatch et à Pierre van Vliet ne peut pas être foncièrement mauvais. Et puis, un peu de chauvinisme ne fait jamais de mal, surtout en cette année de triomphe du sport automobile français. Red Bull ne vaut évidemment qu’à Renault son titre constructeurs et Ferrari aura bientôt un pilote bien de chez nous. On ne sait jamais, Massa pourrait perdre un deuxième oeil.

Pendant ce temps-là, le Daron Rouge se demande s’il pourrait se pencher encore un peu plus en avant, après avoir déjà conduit toute la saison avec sa combi Mercedes en bas des jambes.

GP de Belgique : Spa beau de vieillir

« Robert, c’est pas un garçon facile. » Jacques Laffite, premier tour. La Pologne, c’est plus ce que c’était.

La pluie n’a pas pour seul avantage de mouiller les tee-shirts des grid girls plus vite encore que le caleçon de Bruno Senna. Elle transforme aussi les meilleurs commentateurs sportifs en présentateurs météo. Alors, quand de gros nuages gris ont survolé, hier, la campagne belge – « je peux vous le dire, il va pleuvoir » – l’expérience a parlé d’une autre voix que celle de Jacques Laffite.

Ses 34 ans fraîchement arrosés à la Stella dans une baraque à frites de Verviers ont d’abord permis à Mark Webber de tirer un beau profit de sa douzième pôle de la saison, en passant le premier virage sans se faire sortir du top 7. Rubens Barrichello, ému aux larmes, dans la semaine, pour la rétrospective de ses vingt-deux ans de carrière, a fini, lui, son 300e Grand prix dans le radiateur d’Alonso, pas plus malhabile que le Brésilien, d’ailleurs, quand il s’agit de rouler sur les vibreurs pendant une averse.

What the F-duct ?

L’expérience, c’est aussi Schumacher, qui ne se laisse pas doubler si facilement par son coéquipier à la sortie du Safety car, ou le nouveau Schumacher, qui prend soin de faire profiter Button de ses erreurs. Ca l’apprendra, après tout, à être désigné chaque année comme le pilote le plus sexy du paddock par la rédaction de F1 à la Une, dont l’autre concours s’est terminé sur une égalité parfaite : Jean-Louis Moncet et Jacques Laffite ont vanté quinze fois chacun les mérites du F-duct Renault pendant deux heures. Balle au centre.

Lewis Hamilton a mené sinon une course aussi fascinante que Nigel Mansell sans sa moustache. A-t-on vraiment besoin de sortir la voiture de sécurité dès qu’il pleut trois gouttes en Belgique ? Dans ces conditions, la seule vraie info du week-end, c’est que Bernie Ecclestone, 79 ans, a profité de la trêve estivale pour se trouver une nouvelle copine, 29 ans. On vous voit venir, mais qu’est-ce que c’est, cinquante ans, après tout, sinon l’âge qu’aurait eu Senna – le vrai – au mois de mars sans avoir viré large à Tamburello.

Pendant ce temps-là, le Daron rouge peut toujours croire au titre 2011. « Schumacher revient bien, il est déjà 17e. » Christophe Malbranque, premier tour.

GP de Chine : Shanghaï chèque

Redbull

L’ancien Schumacher continue sa tournée d’adieux. Senna, Villeneuve et Damon Hill viendront-ils l’applaudir ?

D’accord, tous les Allemands n’ont pas la moustache de Nigel Mansell et Kubica préfère parfois le champagne à la vodka. Il n’y a pas que des kangourous en Australie et les petits brésiliens ont des chaussures, mais la virée chinoise des McLaren d’Angleterre a tout de même consolidé ce week-end quelques clichés nationaux : les Anglais aiment la pluie, le ciel de Shanghaï est aussi pollué que le sud de l’Islande et toute la Russie roule en Lada.

Toujours à l’aise en terrain moite, notre spécialiste pneumatique avait eu le nez creux, en tout cas, il y a deux semaines, en attribuant à Button la devise parisienne de Ribéry et Govou : plus ça mouille, mieux c’est. Surtout à c’t’âge-là. Comme ses confrères aux ballons ronds, le champion du monde en titre a réussi à faire son trou là où personne ne l’attendait. Combien de temps faudra-t-il à Hamilton pour recoudre l’arrière de sa combi ?

Schumi, cadeau

Les historiens de la F1 se souviennent aussi d’un temps où Schumacher chantait encore sous la pluie. Trente ans sont passés depuis et le Daron Rouge aime autant l’eau qu’Eddy Irvine un samedi soir à Dublin. Le Kaiser saucé s’est quand même offert un mano a mano d’une intensité incroyable, pendant deux tours, avec la flèche d’argent d’Hamilton. On se serait presque cru aux grandes heures d’Häkkinen, mais le Finlandais n’était cette fois ni blond, ni constipé.

L’envoyé spécial du Vestiaire aurait sûrement pu en raconter un peu plus s’il ne s’était pas endormi sur son canapé. Les commissaires ont beau avoir fait sortir la Safety Car pour rien, le débris cantonnais aura sûrement autant intéressé le grand public que Vettel et Webber. Heureusement qu’Alonso est là pour doubler son coéquipier dans les stands. Il n’y a, après tout, jamais eu de hiérarchie entre les pilotes chez Ferrari.

Pendant ce temps-là, le paddock a trois semaines pour rejoindre Barcelone par la route. Senna et Trulli vont devoir rouler jour et nuit.

L’actu du mercredi 13 mai

Hasta siempre

anna

2.500 livres. C’est le prix d’une soirée avec Anna Kournikova. Merci d’envoyez vos cotisations à : equipe.vestiaire@yahoo.fr

La bosse du travail

Lewis, ça glisse

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Après Ferrari et Renault, McLaren annonce à son tour qu’elle ne s’engagera pas dans le championnat 2010 pour se consacrer pleinement au jet ski.

Charité bien ordonnée…

harry

L’actu du mardi 12 mai

Sinclair de la lune

Après Maïdi Roth, Bob Sinclar signe le nouvel hymne de Roland-Garros.

Welcome to Miami

Chris Lewis, un ancien international anglais de cricket, a été arrêté à l’aéroport de Gatwick en possession de 3,5 kg de cocaïne dissimulés dans des conserves de fruits et légumes. Il revenait tout juste d’un séjour à Saint-Lucie. Aurait-il fait escale à Miami ?

Le téléphone pleure

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L’affaire pélican

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Bruits 2 Vestiaire

Son père tout cachet

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Dans la famille Je-veux-faire-comme-mon-père-parce-que-c’est-cool-et-plus-facile-pour-moi, on avait déjà les petits Rosberg, Nakajima, Piquette, Prost, Jean passe et des meilleures. Après Hamilton, le sport mécanique britannique va découvrir un nouveau fils à papa : Alex Brundle, deuxième du nom. Le jeune homme, 18 ans, pilotera cette saison en Formule 2, l’ex-nouvelle antichambre de la F1. « Je pense que c’est le bon choix pour ma carrière », estime le prodige, sixième de la Formule Palmer Audi 2008. « Je suis très pressé de pouvoir commencer à piloter. » Notre correspondant gallois l’est un peu moins de devoir encore supporter les commentaires de son père sur la BBC.

Ton univers impitoyable

basket

Ce n’est bien sûr que du basket UNSS, mais l’histoire est tellement grosse (photo) qu’on ne pouvait la laisser aux seuls médias américains. Tout est parti d’un match banal entre deux équipes de collégiennes, la Covenant School et la Dallas Academy. Cette dernière, spécialisée dans les élèves avec learning disabilities (la Segpa américaine), n’a pas gagné un match en quatre ans et pris ce week-end là une sacrée volée : 100-0, merci d’être venues. C’est pourtant le coach de l’équipe victorieuse, Micah Grimes, qui a été licencié après le match : la direction catho de son école lui reproche de ne pas s’être excusé auprès de ses adversaires. Il aurait pu aussi leur expliquer les règles.

Pars avec elle

skating

Surya Bonaly commençait cette année-là son règne sans partage sur le patinage français. C’était il y a 20ans, déjà, et personne ne se souvient que de l’autre côté de la Manche Jayne Soliman décrochait l’unique titre national de sa carrière. Alors pointée au septième rang mondial, ce qui n’est pas trop mal pour une Britannique, elle n’avait, depuis, plus jamais fait parler d’elle, jusqu’aux événements tragiques du mois dernier. Décédée à l’hôpital des suites d’une hémorragie cérébrale, l’ancienne patineuse, 41 ans, a donné naissance à une petite fille, deux jours après sa mort. Et pour une fois, Le Vestiaire n’a pas envie de rire. D’autres ne s’en sont pourtant pas privé.

VIDEO ET DES BAS : C’est quoi un 9-darter ?

Vous y avez échappé : Le copilote de Grönholm en a plein le cul ; Kobe Bryant fait dans le socio ; Bourdais se sent moins seul.

LA FAUTE AU FINISH : Fred Covili met sa carrière en suspend
fred

Vous y avez échappé : David a un coup de mou ; Marc Cécillon en liberté conditionnelle pour la Saint Valentin ; Bordeaux et le PSG recrutent au berceau.

Bruits de Vestiaire

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Sa cure de désintoxication rentrée dans sa phase terminale, notre chroniqueur people a enfin retouché un tabloïd. Ilaria D’Amico lui a redonné le goût à l’avis.

Football. Chelsea n’avait pas encore les moyens de remplacer Leboeuf et Petrescu et Tore Andre Flo, la nuque courbée sur les bancs de Stamford Bridge, ne savait déjà pas bien quoi faire de ses échasses. Les années 1990 et la mode des cols à lacets sont passées, mais le géant norvégien, comme au bon vieux temps, se régale toujours dans les surfaces brésiliennes. Sa parodie de samba lui a même assuré la deuxième place de la version scandinave de l’émission Strictly Come Dancing, dont les pectoraux d’Austin Healey nous avaient déjà fait parler.

Football (bis). Notre activité récente n’incitait pas vraiment ce doublon footballistique, mais il était temps de rappeler à la face du monde et de Portsmouth que Redknapp, ce n’est pas qu’un brushing grossier, un regard vide et des joues flasques. C’est aussi un ancien joueur honnête, contrarié par des genoux en plastique, et surtout l’un des plus beaux sourires de l’année 2008, derrière Madame Cole (photo) l’encornée. Louise Redknapp, 34 ans, l’avait partagé il y a peu avec les lecteurs de Hello! magazine, à l’occasion de la naissance du petit dernier, Beau.

Fléchettes. L’élargissement de la famille Redknapp a été éclipsé ces derniers jours par les rumeurs d’une liaison entre le joueur de fléchettes James Wade et la télégénique Helen Chamberlain, présentatrice du cultissime Soccer AM, l’équivalent britannique de Téléfoot. Bien conservée, la quarantenaire, fan de poker et de darts, aurait donc trouvé chez le numéro 3 mondial, de seize ans son cadet, de quoi se consoler de sa rupture avec le guitariste Nathan King qui n’aurait plus supporté l’écusson de Torquay United que sa fiancée s’était fait tatouer sur l’arrière-train.

Omnisports. Un roux malingre, un black bodybuildé et une reine des greens : Andy Murray, Shaquille O’Neal et la golfeuse Natalie Gulbis n’ont pas grand-chose en commun à première vue, si ce n’est d’avoir assez de temps pour raconter leur vie sur Twitter. Mais ce qui intéresse vraiment vos Bruits de Vestiaire depuis quelques semaines, c’est le défi quotidien de Lance Armstrong, qui a profité des fêtes pour signer une pétition contre la cigarette au Texas, envoyer un email au Père Noël et jouer au golf à Hawaï. Le suivi longitudinal a pris un sacré coup de vieux.

VTT. Le Vestiaire n’a jamais eu pour habitude de diffuser des vidéos sans les commenter, mais Nicolas Vouilloz, de réveillon chez les Quesnel, de Lyon, n’était pas joignable. A bien regarder la vidéo tournée en caméra embarquée par Greg Minaar, notre spécialiste cycliste est au moins sûr d’une chose : ce n’est pas en 2009 qu’il enlèvera ses roulettes.

Formule 1. News of the World, 13 décembre 2008 : « Lewis Hamilton dort avec son trophée ». Et Nicole Scherzinger dans l’armoire du salon ?

Pendant ce temps là, Danny Cipriani n’a rien trouvé à se mettre pour son réveillon avec Kelly Brook.