Joueurs de mauvaise volonté

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« On ne peut pas retenir un joueur contre son gré ». Cette phrase, très à la mode depuis quelques (inter)saisons, est devenu cette année le tube estival. Revenu comme une rengaine, il berce le marché des transferts (surtout celui de la Ligue 1) depuis la fin du championnat. Mais que se cache-t-il derrière cette phrase si banale. Etudions au cas par cas :
-Abidal : celui là a réussi son pari. Il n'avait plus la tête à Lyon depuis un moment vu sa vilaine deuxième partie de saison. Un peu surcôté avec sa coupe du Monde pas si réussie mais titulaire, il s'est enflammé. Donc, pour Eric Amygdale, « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré » = « j'en ai plein le cul de ce faux grand club qu'est Lyon »
-Malouda : le meilleur joueur de la L1 (il est bon, mais finalement qu'un Govou amélioré non ?) l'a aussi prononcé il y a quelques jours, vu que son pote Abidal vient de partir et qu'Aulas a dit « les 2 ne partiront pas ». Chelsea attend le même dénouement qu'avec Essien de garde. Donc, pour celui dont le frère s'appelle Lesly, « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré = « je veux plus payer d'impôts ».
-Payet : le jeune Réunionnais a la tête qui enfle. En mai, il declarait vouloir rester à Nantes malgré la L2, conscient que ce club lui avait donné une 2e chance inédite, après s'être fait bouler du Havre. Mais il s'est ravisé, laissant son agent arguer que la L2 n'est pas un championnat où les qualités de Dimitri paillettes pourront s'exprimer. Et dire que son 1er contrat pro prend effet au 1er juillet (demain, oui) avec le FC Nantes… Mais voilà, « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré ».
-Gomis et Camara : Les deux Stéphanois n'ont peur de rien, comme l'humaniste Fred Piquionne en son temps. Une bonne saison, et on veut partir. Prétexte pour le monstre Bafétimbi et sa mygale sur la tête : avoir été remplaçant une fois en fin de saison malgré son statut de meilleur buteur. Un affront insupportable. Soit il est con, soit « On ne peut pas retenir un joueur contre son gré » = « ya pas de boîtes à Sainté, j'en ai marre de serrer que les caissières de Casino. »
-Gignac : la palme d'or. Tellement désireux de partir qu'il a signé avec Lille puis Toulouse. Il risque d'avoir d'éventuels ennuis. Pour la punition, la Ligue hésiterait entre l'obliger à aller à Lille où tout le monde veut le noyer dans une immense barquette de moules frites, et lui retirer tout contrat. Il aurait peut-être préféré que Lorient retienne un joueur contre son gré ». (Et dire que Tony Vairelles, lui, n'a pas de contrat, sauf avec Hollywood Café).

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