Les interviews (presque) imaginaires du Vestiaire

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Le grand argentier de la Formule 1 Bernie Ecclestone nous ouvre avec sa femme les portes du motor-home géant de McLaren, où est donné un concert privé des Rolling Stones pour les 15 ans de Lewis Hamilton.

QUESTION : Bernie, vous avez annoncé cette semaine qu’il n’y aura plus de Grand Prix (GP) à Indianapolis la saison prochaine. Qu’en est-il de Magny-Cours ?
BERNIE ECCLESTONE : La plaisanterie a assez duré, il sera supprimé lui aussi. J’en ai assez de dormir chaque été à l’hôtel Formule 1 (sic) de Nevers ; les toilettes et les douches sont dans le couloir ! Et puis le sport auto français, à l’image de son GP national, n’a toujours apporté que des chèvres et des charrues.

Q. : Ce n’est pas sympa pour Jean Alesi…
B.E. : Je pensais aussi à Olivier Pénis.

Q. : Alain Prost a tout de même remporté quatre titres de champion du monde…
B.E. : (Il n’a pas bien entendu la question, ma voix couverte par les premiers accords de Waiting on a Friend) Alain quoi ?

Q. : Prost !
B.E. : Oui, oui. A la votre ! (ndlr : prost veut dire « santé » en Allemand, il lève sa flûte de Moët & Chandon)

Q. : Y a-t-il encore une chance de voir un GP de France en 2008 ?
B.E. : Autant que de gagner à votre loterie monopolistique. A moins que le projet de Versailles n’aboutisse, qu’on installe le paddock dans les jardins du château et qu’on me retienne la chambre de Louis XIV. Ca, c’est glamour !

Q. : Mais on ne peut pas se permettre pareille chose dans un monument historique !
B.E. : (Il tend à nouveau l’oreille) Vous me flattez, je ne suis pas encore classé comme tel. Ce serait évidemment une distinction à la hauteur de ma contribution exceptionnelle au développement de ma discipline, mais j’ai, pour l’heure, encore énormément de choses à lui apporter.

Q. : Comme quoi ?
B.E. : Je rêve de sortir la F1 de ses bastions traditionnels. Supprimons un à un les GP d’un autre temps : Indianapolis, Spa Francorchamps, Magny-Cours, Silverstone… Des pays comme la Russie, le Venezuela, le Nigéria (ndlr : trois des dix plus gros producteurs mondiaux de pétrole) ou le Bahreïn ont un potentiel glamour incroyable.

Q. : Il y a déjà un GP à Bahreïn…
B.E. : Je confonds toujours avec le Koweït… Et bien, on en fera un deuxième ! C’est déjà le cas pour l’Italie (Monza et Imola) et l’Allemagne (Hockenheim et le Nürburgring).

Q. : La comparaison n’est-elle pas un peu osée avec ces deux pays au riche passé automobile ?
B.E. : Oh, vous savez, mon ami le roi du Bahreïn, Cheikh Hamad ben Issa al-Khalifa, aime aussi énormément les voitures. Il les collectionne depuis qu’il est tout petit. Je crois même qu’il a le dernier exemplaire au monde d’une Panhard et Levassor sans volant de 1892. Ca devrait suffire à satisfaire le public français, non ?

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain.

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