Foot, Champions League, Liverpool-Marseille : Le Red de l’OM

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Quasiment relégables en L1, les Marseillais ont signé un exploit retentissant en s'imposant à Liverpool. Merci Djibrill.

Autant il était idiot de se demander ce qui s'est passé pour Lyon, autant on peut être surpris du résultat de l'OM. Tel Nantes en 2001, l'OM enchaîne les affronts en championnat et gagne tout en coupe d'Europe. Qu'est-ce qui a donc pu changer à ce point en 10 jours ? D'abord l'entraîneur, évidemment. La soirée Champion's League chez les Emon a dû se terminer en concours d'insultes. Pape Diouf, qui a salué son ami Albert en reconnaissant la patte de Gerets, ne retrouvera jamais sa Mercedes.

En fait, le seul vrai changement est le remplacement de Cissé par Valbuena. Judicieux : les compliments d'avant match de Gerrard à l'égard de son ancien coéquipier tatoué étaient trop gros pour ne pas être une ruse. Cissé n'a pas manqué à Marseille, et la prestation de Mamadou Niang seul en pointe ne devrait pas inciter Gerets à se servir du Djib-outil. Outre des jean's normaux, Niang possède des qualités essentielles qui servent une équipe, étrangères à Cissé : technique en mouvement, déplacement, sens collectif. Et Niang ne frappe pas dès qu'il est à 40 mètres des buts.

Et, comble du comique, c'est le remplaçant de Cissé qui a marqué l'unique but du match ! Lui qui n'a connu que la folle ambiance de Libourne-Saint-Seurin a dû se motiver pour Anfield. Sa crise d'épilepsie l'a fait courir partout pendant 80 minutes et a rendu fou Momo Sissokho, certainement le plus mauvais sur la pelouse hier avec Boudjewin Zinedine. Son magnifique but fait revivre le dernier grand exploit d'un club français en coupe d'Europe, la victoire de Lille à Parme et ce but de Johnny Ecker de 30 mètres.

Red is dead

Marseille est donc le premier club français à gagner à Liverpool. Benitez, le François Hollande au bouc n'en revient pas. On le comprend : si Marseille a montré enfin ses qualités techniques – même Taiwo a réussi ses contrôles – Liverpool a forcément été d'une nullité absolue pour s'incliner. La blondasse Torres s'est fait manger par le chanteur de reggae Gaël Givet, Crouch a frôlé la quintuple fracture de chaque jambe vu l'humidité de la pelouse, et Riise a été plus roux que jamais. Renforcé comme jamais, Liverpool est devenu suffisant comme un Asloum. Le match retour situera davantage le potentiel marseillais, car les Anglais n'ont plus le choix : il leur faudra tout gagner. Mais à la différence de Lyon, ils y croient.

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