Médias, Football : Setanta culte

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La mythologie irlandaise est aussi riche que Mourad Boudjellal. Un soupçon d’humanisme en plus. Si le bédéphile toulonnais a trouvé son hairy man avec Umaga, les Celtes vénèrent une autre icône poilue : Cuchulainn, le « chien de Culann ». Comme Tero Pitkamaki, son arme favorite est le javelot-foudre, dont l’extrémité se déploie quand il pénètre le corps d’un ennemi. Salim Sdiri appréciera. Demi-dieu au pays d’O’Driscoll et Keith Wood, Cuchulainn se faisait d’abord appeler Setanta avant de recevoir son sobriquet animalier.

Le nom a été repris en 1990 par une bande d’illuminés irlandais soucieux de donner des nouvelles du pays à leurs compatriotes expatriés : Setanta Sports était née. La chaîne s’est depuis développée à l’international, au point de commettre, avec Canal+, l’une des plus grosses erreurs médiatiques de ce début de siècle : acheter les droits de la Ligue 1.

Setanta Sports One and Two diffusent plusieurs soirs par semaine les plus grands moments de « Le Championnat », l’une des émissions phares du groupe avec les highlights des ligues hollandaises et portugaises. Les expatriés irlandais en ont décidemment pour leur argent, d’autant que les programmateurs dublinois ont du nez pour fleurer les affiches dont même France4 et M6 ne voudraient pas : Nancy-Sochaux (1-1) et Toulouse-Metz (0-0, ci-dessus) dans le même mois… Autant se taper un Braga-Leiria.

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