Football, Ligue 1 : La fosse au Lyon

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Depuis l'annonce de la succession d'Henri Sannier aux commentaires du Tour de France, on n'avait pas vécu tel suspense. Lyon-Bordeaux, pour le titre, et PSG-Lens, pour le maintien : tout est ouvert.

A tout loser, tout honneur. A cinq journées du terme, Lens et le PSG sont lancés dans une course éffrenée au médiocre. Les Artésiens ont été victimes d'un hold-up de Saïfi à Lorient et les Parisiens se sont fait Talal hara-kiri contre Nice. On ne sait qui l'emportera. Entre les deux finalistes de la Coupe de la Ligue, la ressemblance est frappante. Sauf avec le méchant druide, et les Parisiens peuvent s'en estimer heureux.

Paris et Lens sont dotés d'authentiques qualités de relégués en puissance : des bourrins devant, des boulettes derrière et un mental à redonner espoir à Mauresmo. Contre Nice, seul le président Cayzac, désormais âgé de 108 ans, a vu « deux exploits niçois » ruiner les efforts parisiens. La vérité, c'est que le PSG a sorti le grand jeu : laisser le ballon à Nice, reculer et compter sur Landreau. Le Guen en a poussé sa première gueulante sur le banc de sa vie. Et Papin sa 70e : son tandem avec papy Leclercq fonctionne toujours aussi bien. Avec le druide, qui met de la cervoise dans son vin après chaque défaite, Lens possède néanmoins un atout de maître pour retarder la crise le plus longtemps possible et ainsi descendre en toute quiétude. Mais Strasbourg, qui a le calendrier le plus difficile, est aussi à 35 points. Deux exploits et les Alsaciens libéreraient une seconde place dans la charette. Pas de jaloux ?

Blanc comme un linceul

Surprise, Laurent Blanc déclare que « tout est ouvert ». Contrairement aux apparences, il ne retourne pas sa veste : il constate juste que Lyon a largement le potentiel pour perdre deux des cinq derniers matches et préfère se terrer dans l'ombre comme depuis le début du championnat. Sans Toulalan, Benarfa (qui n'est pas blessé) et avec Coupet, Lyon peut s'inquiéter. L'OL s'est appuyé uniquement sur Cris et les coup-francs de Juninho contre une équipe de Rennes qui était aussi entreprenante que Gasquet dans une boîte roumaine, avec les rares strip teaseuses que Tsonga n'avait pas déjà ramassées.

Aujourd'hui, Aulas, Juninho, Benzema, Cris et Lacombe n'ont pas tous le même avis que la femme à Fred pour redresser la barre. Mais Alain Perrin n'a pas l'art de Houiller pour satisfaire les choix de tous les entraîneurs du club, sans doute parce qu'il pense être lui-même entraîneur de l'OL. Ce groupe menace d'imploser comme l'an dernier. Une défaite à Strasbourg et l'habile Laurent Blanc osera un « c'est du 50-50 », dernière marche avant la mise en bière du champion.

Si Bordeaux termine à neuf points, au moins restera l'évidence que le championnat a été serré. Pendant ce temps-là, les supporters lensois ne comprennent pas pourquoi, quitte à rappeler un mort, on n'a pas fait revenir Bachelet.

Une réflexion au sujet de « Football, Ligue 1 : La fosse au Lyon »

  1. Ouais Perrin a des choix inquiétants ce qui fait le bonheur des bordelais. La course pour le titre est relancée.
    J’adore le ton satirique de ton blog. Une autre pensée sur le sport.

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