Tennis, Monte-Carlo, Gasquet : Bouffe pas fraîche et ça l’agace trop

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Benjamin Balleret et Laurent Recouderc ont passé un tour de qualification : l'effet Tsonga bat son plein et continue de profiter à la natation.

Sale temps pour l'émulation. Le Vestiaire avait pourtant prévenu ces dernières semaines et depuis le début de l'année mais ça n'a pas suffi. Mahut, Santoro, Gicquel, Mathieu, Grosjean, Simon, Llodra : des défaites au premier tour à la pelle, largement de quoi conforter les ambitions nées à Rotterdam ou Marseille. Espérons qu'avec Monfils, on prendra des précautions. Perdre au 3e tour contre Federer avec des dreadlocks ne fait pas forcément de lui le nouveau Noah.

Le tsunami Tsonga, qui a surtout inondé quelques gogo-danseuses tziganes, se poursuit. S'il échappe à l'opération, il pourra se ruiner le peu de genou qui lui reste sur la terre de Roland. L'an passé, il avait préféré se préserver à Paris pour lancer sa carrière, sur herbe. Mais un people, ça joue Roland et ça nique au George-V.

Jeanpierre, le dernier mot

Gasquet, lui, n'est pas un people. Il suit juste le cours logique de son existence : après avoir appris à marcher, il entre en phase de rébellion. Avant Monte-Carlo, il a répondu à un journaliste le questionnant sur sa version de Winston Salem aussi sèchement que le Suaudeau des grandes années. Après, il a déclaré prendre des vacances pour laisser un peu le tennis de côté, « avec un certain plaisir ». Du Mauresmo dans le texte, à seulement 21 ans. Son tournoi a démontré une fois de plus le vrai visage de Richie : un premier match parfait, un premier set contre Querrey dans la lignée, et puis quelques coups à la Gicquel qui sèment un vilain doute. Et là, c'est fini, pas de réaction. Personne ne lui a expliqué comment réagir, donc il jette sa raquette, comme les grands. Mais contrairement à Julien Jeanpierre, tout espoir ne s'est pas envolé, loin de là : si un entraîneur parvient à lui expliquer qu'on peut aussi s'amuser en luttant – comme contre Roddick à Wimbledon – alors Gasquet peut briller et même gagner Roland. Qui s'y colle : Marcel Rufo ou Henri Dès sans sa moustache ?

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