Football, L’instant Le Vestiaire : Vilipendé, pendez Willy

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C'est comme si Pâques était tombé un 1er novembre. Willy Sagnol était entré dans le temps additionnel de sa carrière, il a voulu enchaîner un tour d'honneur avant la fin du match. Il est privé de prolongation.

France-Roumanie a apporté la preuve que perdre son niveau prend peu de temps. Dans un stade aussi champêtre que sa coupe de cheveux, Willy Sagnol a réuni, le temps d'un match, un peu de chaque cadre de 2002 : le rythme de Zidane, l'accélération de Wiltord, la prétention de Leboeuf et l'efficacité de Trezeguet. Un vrai plateau de jubilé, il manquait juste le sex appeal de l'autre Franck, Rabarivony.

Tout avait pourtant bien commencé. Une Marseillaise sans accroc, tout ressemblait au passé. Mais le présent l'a vite rattrapé, en l'occurrence Mutu qui est réputé pour ne pas courir vite. On a hâte de voir Ronaldo ou Sneijder face à lui. A l'expérience, Sagnol compensa par son placement : systématiquement entre deux joueurs, ses interventions étaient à chaque fois remarquées par l'homme en noir, qui hélas n'était pas Thuram. Certains choisissent de ponctuer leur jubilé par un but, Sagnol a choisi la sobriété et un carton jaune. Makélélé aurait longuement milité pour son expulsion si Thuram n'était pas encore plus vieux que Sagnol.

Déjà en 2006, sa capacité à accélérer rendait sceptiques jusqu'aux femmes de joueurs. Mais « Vili » est aujourd'hui incapable de centrer correctement. Ribéry a tellement attendu un dédoublement à droite qu'il a fini par se charger de la passe et de l'appel tout seul. Ca a un peu énervé Willy, qui a voulu casser du Roumain sur certaines actions en fin de match. Le champion a du caractère. Et comme son sélectionneur semble encore aimer les champions de sa trempe, un nouveau jubilé s'annonce vendredi.

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