Bruits de Vestiaire

Comme Paul Gascoigne, vos Bruits de Vestiaire se sont refait une santé en ce début d’année. Notre correspondant spécial dans les Midlands est rentré de son stage au Daily Sport avec de nouvelles rubriques et quelques jeux de mots. Mais, ne cherchez plus, il n’a toujours pas mis la main sur la culotte d’Alizé Cornet.

1/ Ce n’est qu’un au revoir

au-revoir

Ils se sont rencontrés sur le tournage d’une pub pour Renault. Saha le mérite d’être original. Il mangeait des piments, elle ne faisait que passer, à moitié nue : ils sont repartis en Clio. Il ne reste de leur couple qu’une expression ridicule aujourd’hui rentrée dans le vocabulaire anglais. Car entre le va-va-voom de Thierry Henry et les 8 millions de livres (sterling) du divorce, le coeur de Claire Merry n’a pas longtemps balancé. Elle passe depuis son temps à gérer son capital, de magasins de sous-vêtements en séances d’entretien. Et si lui prétend, pour faire bonne figure, ne manquer de l’Angleterre que ses pâtisseries infâmes, la mannequin, photographiée par hasard dans un parc ultra-fréquenté de Londres, a lancé cette semaine sur son tee-shirt un message clair à son ex-mari : « Au revoir ». Et merci pour tout.

2/ Tous nus et tous bronzés

henson

Les hivers ne sont peut-être plus ce qu’ils étaient au Pays de Galles, mais les personnes interrogées pour un sondage de la compagnie aérienne EasyJet ne lui ont pas accordé le bénéfice du doute. Gavin Henson, dont la chanteuse de femme, Charlotte Church, a récemment donné naissance à leur deuxième enfant, a été désigné comme le deuxième homme le plus « orange » du Royaume pour tous ses efforts en cabine de bronzage. Battu par le présentateur télé David Dickinson, qui avait placé la barre trop haute, le centre du monde et des Ospreys a tout de même devancé le footballeur Franck Lampard. De quoi peut-être le consoler de ne pas avoir été choisi par Powerade pour poser à poil dans sa nouvelle campagne de pub.

3/ Thorpe y est

thorpe

On quitte pour une fois la Bretagne pour les côtes australiennes, où nos confrères du Day l’email ont trouvé de quoi rassurer ceux pour qui la lecture du Vestiaire est la seule activité sportive de la journée. La taille de ses pieds avait à l’époque fait couler Grant Hackett et beaucoup plus d’encre que ses taux de testostérone. Plongé depuis deux ans maintenant en retraite anticipée, comme Manaudou, Ian Thorpe, qui lui n’a pas de problèmes de bronzage, est dernièrement apparu aussi affûté que les couteaux de Monica Seles. Ca évite au moins les rumeurs d’un retour à la compétition.

VIDEO ET DES BAS : Kelly Slater va au boulot

LA FAUTE AU FINISH : L’incompétence des gardiens anglais enfin expliquée

fingers

COMME UN SEUL HOMME

pedale

Ronny Turiaf, Marc-Vivien Foé et Maurice Béjart nous l’ont recommandé du fond du coeur. On ne pouvait pas refuser. Cristiano Ronaldo ouvre donc le palmarès de nos hommes de la semaine, qui pourront aussi être des femmes, ou Sydney Govou. Le bad boy du snooker mondial Ronnie O’Sullivan, qui aime autant son sport que les téléspectateurs de la BBC, a un temps été en course, mais la mère du Ballon d’Or portugais a finalement pesé dans la balance. Le quintal n’était pas loin. Le fiston ne doit pourtant pas qu’à son opération du coeur les honneurs du Vestiaire. Il peut aussi remercier ses coéquipiers mancuniens de lui avoir laissé sur sa place de parking, à la sortie de l’entraînement, une Ferrari à pédales pour lui faire oublier celle éclatée sur les murs d’un tunnel. Comble de ses malheurs automobiles, un vieux con lui demande maintenant 150.000£ (une quinzaine de Clio) pour lui racheter la plaque d’immatriculation CR7. Cest moins cher qu’un divorce, après tout.

Poirée survit

« On ne naît pas douanier, on le devient », rappelait souvent Raphaël Poirée au coiffeur de Corinne Niogret. D’autres s’y sont frottés, mais on n’a jamais vu personne aller chasser à skis en Sologne.

Ses retransmissions sans fin accompagnent chaque hiver la sieste des abonnés d’Eurosport (vidéo). Marc Mingoia lui-même, avant de sortir du placard, piquait parfois du nez entre deux passages au pas de tir, incapable de distinguer un Norvégien d’un Norvégien. Le biathlon, c’est l’association improbable de deux des disciplines les plus chiantes à regarder : ski de fond et tir. Et pourquoi pas le curling ?

Le Vestiaire, dont l’éventail sportif n’a pas de frontières, se souvient d’une époque pas si lointaine où quelques drapeaux français se glissaient à l’occasion entre ceux de l’Allemagne réunie et de l’URSS. Dans un bon jour, tous les quatre ans, Vincent Defrasne pouvait même faire vaciller le bloc nordique, rappelant à la face du monde et de Pontarlier que Raphaël Poirée n’a pas toujours été le seul licencié du pays.

Echecs et Amat

On ne prendra pas la peine de rappeler l’effet de service du plus grand champion de l’Histoire du sport d’hiver tricolore. Sa régularité au plus haut niveau, le sourire de Liv Grete et une biographie préfacée par Jean-Claude Killy étaient autant de formidables vecteurs de popularité. Qu’en a fait la Fédération douanière ?

« Je suis déçu, c’est incroyable, personne côté français n’est venu me voir. J’ai quand même fait quelque chose dans ce sport. C’est comme si je faisais peur », répondait Poirée l’hiver dernier, avant d’aller voir si la neige est plus blanche sur les côtes norvégiennes. Il ne lui a pas fallu six mois pour faire gagner Berger.

Pendant ce temps-là, Simon Fourcade ramenait à la France son seul podium de la saison. Defrasne attend sûrement les JO et Sandrine Bailly n’est plus que l’ombre de Sylvie Becaert. On a bien essayé de refiler un 22 long-rifle à Vittoz, mais il tire moins bien que Cécillon en nocturne. Jean-Pierre Amat en regretterait presque Ferréol Cannard.

Open d’Australie : Simon papa tara

cloclo

Les cinq meilleurs joueurs du monde étaient en quart de finale. Tsonga sera-t-il seul chez Denisot mercredi prochain ?

Nadal a donc fini son tournoi. Victime d’une blessure imaginaire, Monfils n’ira pas prendre sa taule. Tout était calculé depuis bien longtemps, le fils illégitime de Noah n’aura donc fait semblant que deux heures. Gillou a eu quatre jours de repos, avec un entraînement contre un 15/5 au milieu. Santoro était déjà reparti vers un challenger au sultanat d’Oman, donc Monfils a fait comme si. Simon est prêt. Le Vestiaire l’avait dit, le meilleur tennisman actuel avait besoin d’un quart de finale en Grand Chelem. C’est fait, il joue Top5, il sera Top3 mercredi matin. Pour l’ATP, il faudra attendre l’US Open.

Pour Simon, l’enjeu est simple : il doit battre Nadal, il n’a pas le choix. Au sommet de son jeu, fort dans sa tête, au top physiquement, il est aussi le plus fort sur la surface. S’il ne sort pas le Moya du riche maintenant, il ne le sortira jamais en grand tournoi. Gasquet a préféré perdre contre Gonzalez plutôt qu’une énième confrontation des petits génies où le premier set gagné au tie break lui suffit.

Yannick et son gars

Pour Tsonga, il n’y a plus aucune surprise. C’est de très loin le joueur le plus efficace, même si son double, un très mauvais joueur de tennis, fait quelques apparitions et pourrait même rendre visite à Verdasco. Si son corps veut bien attendre une semaine avant de déclarer forfait, il remportera le tournoi. Son équation présente quatre inconnues : Simon, Federer, et les deux blondes du Macumbanus. Jo est le seul mec à ramener des gonzesses d’une boîte gay, Mc Enroe peut en témoigner. De Chaunac est parti avec Bremond, Clément reste donc avec Nolwenn, oh ouh oh.

On a failli se retrouver avec une finale bleue. Un coup du magicien ?

Open d’Australie : Les tu niques bleus

clic

Yannick Noah hésite encore à revenir vivre en France. Briller en Australie c’est bien beau, mais Santoro a pu faire un discours.

Trois crises d’adulescence, Pascal le Grand Frère sonne déjà à la porte. A la première, Ritchie avait moqué des journalistes, grisé par son retour au Club Med de ses premières vacances, à Monte-Carlo. Mais Squillari n’était plus là pour jouer avec lui, Querrey l’avait remplacé et c’est pas le copain à Richard. La seconde, tout le monde la connaît. En plein repas de famille, chez les cousins américains, Ritchie refuse de manger. Il se fait gronder par Papa et Papy, mais rien à foutre, il préfère jouer avec son Nokia, à table. Il a été privé de sortie pendant six mois.

La crise recommence aujourd’hui. Mais pas pareil. Il a repris l’école, mais ses copains ont de meilleures notes. Il en a déjà torché deux, les autres suivront. Ritchie se découvre de l’orgueil. Comme ça plaît aux filles, il se met même à danser, les jours de défaite. Ca lui rappelle Noah. D’ailleurs, les deux fils de Yannick sont toujours qualifiés, il reste du boulot au petit génie. Et Gilles Simon, le redoublant, a appris à lire sur le tard. La crise d’adolescence du petit génie peut durer.

La marâtre s’affine

Marion Bartoli a bien fait d’emporter ses Chocapic, mais en quarts c’est plutôt Weetabix. Les années passées, elle devait se farcir les petits dej’ locaux. Les Australiens savent pas faire la bouffe. Il paraît que Jankovic était numéro 1 mondiale, mais Mauresmo sait bien que ça veut rien dire. De toute façon, il reste que des Russes, comme d’habitude. Safin a beau appeler sa sœur la grosse Marat, elle devient favorite. Elle aussi cogne dans tout ce qui passe : comment s’appelle Pico en russe ?

Pendant ce temps-là, Nadal est sorti du piège Gonzales. Georges Goven part à la recherche de jeunes talents. A 15 ans, Kristina Mladenovic est vraiment pétrie de qualités.

Thierry Bisounours: Re Tour à Riis Orangis

tiopab

Sans nouvelles de Thierry Bisounours depuis plusieurs mois, nos lecteurs avaient déjà réservé leurs billets pour Peronne et son fameux bal con. Le Vestiaire l’a finalement retrouvé pendu au téléphone, complètement down, ‘under his shoulders’, comme il aime à le dire. Il pouvait encore parler.

Bonjour Thierry, on ne vous voit plus trop ces derniers temps, vous êtes où ?

Je suis au Luxembourg. J’ai traversé la Manche pour travailler mon Anglais avant le début de la saison cycliste sur route qui aura lieu en Australie, chez les kiwis.

C’etait cette semaine, non ?

Oh, merde ! Et mon pote Andrei qui ne m’a pas prévenu…

Kivilev ? Mais il est mort ?!!!

Putain, le con. Il ne m’en a pas parlé non plus. On ne peut donc avoir confiance dans la parole de personne. Pas même dans celle d’un cycliste.

Armstrong a officiellement fait son retour dans le peloton, un premier avis ?

Je pense qu’après son cancer, cela ne va pas être facile. J’ai d’ailleurs lu dans Onze Mondial qu’il revenait pour vaincre la maladie. Il est pas très net le garçon. C’est pas en faisant du vélo que l’on guérit le cancer. Quand je jouais à Docteur Maboul avec mon cousin, même avec les instruments j’arrivais jamais à retirer l’estomac. Alors là…

Mais Armstrong est guéri…

Ah bon ? Alors, c’est pour ça qu’on le voyait toujours avec plein de seringues ?

Vous pensez qu’il peut gagner comme avant ?

Ecoutez, je suis pas un spécialiste, mais comme on dit dans le jargon « on ne fait pas d’un cheval de course un âne, à part Chavanel ».

Le retour de Basso?

Le millionnaire ? Je me suis trop marré quand il faisait la cour à la Marjolaine, c’était dans la Carte aux Trésors je crois.

Pas certain. La réouverture de l’affaire Puerto ?

Vous savez, Hondelatte, c’est pas vraiment ma tasse de thé.

C’est le plus gros scandale cycliste de tous les temps…

Ah bon ? J’avais cru que c’était le retour d’Armstrong et ses sept Tours de France, pour des raisons foireuses, comme on dit dans le jargon. Ou  le retour d’Ivan Basso, ou  la victoire de Sastre sur la Grande Boucle, ou 80% du peloton encore chargé. Willy m’a menti alors. De toutes façons, comme dit toujours Bilou mon patron, « Thierry t’es vraiment con, mais y’a plus que toi qui y crois, alors on continue ». Il a son jargon à lui vous savez, mais il tape rarement à côté.

Vous suivez la saison de cyclo-cross ?

J’ai lu que Gebreselasie voulait essayer de courir le marathon. Mais ça va être difficile pour lui, le boss c’est Armstrong. Je crois qu’il en fait une vingtaine par semaine.

Des marathons ? Mais il ne va pas pouvoir cumuler deux sports de haut niveau ?

Pourquoi, il fait quoi d’autre ?

Comme à chaque fois, on a l’impression que vous vous foutez de la gueule du monde…

Et lui ?

Pendant ce temps-là, Chavanel trouve que tout est pointu chez Lefévère. Virenque, Museeuw et Boonen étaient au courant.

Laure Manaudou : « Ma plus belle pause »

laure

En filature dans les rues de Marseille avec les photographes de L’Equipe, notre spécialiste natation a suivi les traces du chien de Manaudou. La jeune retraitée a déjà beaucoup changé sans ses lunettes.

QUESTION : Laure, qu’est-ce qui vous a poussé à mettre votre carrière entre parenthèses ?
LAURE MANAUDOU : Julien, le premier homme de ma vie, me disait souvent qu’il fallait savoir laisser du mou. Que ça arrivait à tout le monde et que ça serait mieux la prochaine fois. On a fait un break pour nos huit mois, après une dispute. Je lui ai pas envoyé de textos pendant une semaine et c’était encore plus fort quand on s’est retrouvé. Et bien je crois que la natation, c’est comme l’amour : quand ça ne passe plus, on prend du recul.

Q. : Avez-vous un temps envisagé de prendre définitivement votre retraite sportive ?
L.M. : Je sais bien que Le Vestiaire en avait parlé pendant les JO. Mais je peux quand même pas prendre ma retraite tout de suite, j’ai pas encore les cheveux blancs.

Q. : Allez-vous vous éloigner complètement des bassins ?
L.M. : Ca sera pas vraiment comme quand j’ai fait ma première pause, à Ambérieu. Fred a une piscine dans la cour de son appart’, à l’Amérique. Et on a déjà prévu de se faire une journée Aqualand avec les copines, quand je rentrerai en France, dans cinq ans.

Q. : Pensez-vous pouvoir retrouver un jour votre meilleur niveau ?
L.M. : Pour les questions sportives, il faut voir avec mon avocat. C’est lui qui s’en occupe.

Q. : Que comptez-vous faire pendant votre « pause » ?
L.M. : Je prendrais bien un café. Je crois que j’ai un quart d’heure avant la prochaine interview.

Q. Et pendant les prochains mois ?
L.M. : Je vais profiter de mon temps libre pour passer plus de temps avec mon amoureux. Fred (Bousquet), c’est vraiment l’homme de ma vie, le père de mes enfants. Des jumeaux, d’après les premières échographies. Et puis je pense apprendre à lire, tourner un deuxième film et visiter des endroits où je suis encore jamais allée : la Chine, la Grèce ou la Hongrie.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain

Coupe d’Europe : Sella misère

vic

Dan Carter était venu en France pour jouer la Coupe d’Europe. Comme l’encadrement catalan, il aurait peut-être mieux fait d’y réfléchir à deux fois : Michalak, Lee Byrne et les clubs français avaient déjà la tête aux VI Nations le week-end dernier.

De notre envoyé spécial permanent à Llanddewi Brefi

Peyo Greenslip en serait presque sorti de sa retraite pyrénéenne : pour la première fois de l’ère Laborie, la France pourrait ne pas être représentée en quarts de finale de la Coupe d’Europe. Le service des sports de L’Indépendant et les banquiers clermontois ont beau avoir sorti l’étable de calcul, il faut parfois se rendre à l’évidence : les clubs français ne sont plus au niveau. Il ne manquerait plus que Toulouse se prenne une bonne Bath ce week-end pour que la Hache-Cup 2009 se termine en carnage. Ca ferait quand même tâche au pays du handball.

Une fois de plus, la France de l’Ovalie fait comme si elle n’avait rien vu venir. Comme si depuis deux saisons déjà elle n’avait pas été numériquement dépassée par l’Angleterre dans le dernier huit, comme si Pelous et Yachvili pouvaient encore courir et que Le Vestiaire n’avait pas prévenu ses lecteurs en plein coeur de l’automne. Notre spécialiste rugby, en tout cas, est pour une fois d’accord avec Marc Lièvremont : « Tout le monde sait que le niveau du Top 14 n’est pas bon. » Et ça ne vaut pas que pour son frère.

Rythme and Blues

L’argument physique ne tient pas plus debout que Mignoni derrière sa mêlée. Combien de matches ont joué Guazzini et Toulouse entre le Boxing Day et le nouvel an ? Comme les sculptures de Jean-Pierre Rives, le syndrome est surtout culturel : l’arrogance française a toujours fait passer le Brennus avant la H-Cup. « La France se croit au-dessus des autres nations européennes. Gagner le championnat est la récompense suprême, le fruit d’une longue saison face aux meilleures équipes du monde. La Coupe d’Europe n’y est que secondaire », confiait récemment l’ancien toulousain Gareth Thomas à l’envoyé spécial permanent du Vestiaire.

Ses Blues de Cardiff, à l’image des autres franchises celtes, ont abordé cette année la compétition avec une approche antagonique. La Magners League a tellement d’enjeu qu’ils y font jouer leur ‘Academy’ tous les week-ends, ça fait plaisir aux gamins. Avant-dernière de son championnat, derrière Glasgow et Edimbourg, quand même, Cardiff est la seule équipe à avoir gagné tous ses matches de Heineken, même à quatorze pendant 50 minutes contre Gloucester. « Les clubs gallois ont maintenant fait leur retard sur leurs homologues français », nous assurait Alfie. Ils ont même réussi à leur refiler Popham. Et pourquoi pas Justin Marshall ?

Pendant ce temps-là, Lièvremont fait parler la logique du terrain. François Trinh-Duc n’a jamais aussi bien porté son nom qu’en ce début d’année 2009.

Fabrice Santoro peut-il ne pas gagner l’Open d’Australie ?

magicien

<i>Le Vestiaire</i> avait tout faux depuis le début. Le Magicien vient de sortir deux des meilleurs joueurs du monde. Pour son 750e tournoi du Grand Chelem, son heure est-elle venue ?

Ferrero et Servan-Schreiber peuvent en témoigner. Fabrice Santoro est sur une autre planète en ce début d’Australian Open. Les mauvaises langues diront chez le kiné, parce que des crampes dès le deuxième jeu, ça ne part pas comme ça. A 36 ans, le Français a appris à gérer ses efforts. Il ne joue plus que quelques tournois et entretient son record de participations en Grand Chelem. Les mauvaises langues diront qu’il s’en fout surtout plein les poches dans des tournois lucratifs où les meilleurs joueurs ne viennent pas.

Guerlain l’enchanteur

Aujourd’hui, Santoro n’a plus rien à apprendre. Les mauvaises langues diront que ça tombe bien, il n’en a rien à foutre. Il est le meilleur français. Il a plus de coups de magicien que Gasquet, qui est aussi admiratif de lui que de Noah. Il a plus de mental que l’arrogant Simon. Il ne vendange pas deux sets d’avance comme Mathieu parce que des supporters bourrés imaginent que son adversaire est bosniaque comme eux. Il a fini par appeler tout le monde Youzhny, et ça, ça n’arriverait jamais à Santoro.

Surtout, il volleye bien mieux que Tsonga en double et a déjà servi aussi fort que Monfils en deuxième balle. Il est un peu leur père à tous. Même Federer s’est prosterné devant son immense carrière, probablement jaloux de ses amortis. Les mauvaises langues diront que c’était avant de lui mettre 6/0, 6/1 comme Nadal, qui se damnerait pour jouer des deux mains comme l’enchanteur. A part un retour de Ronald Agenor, qui pourrait arrêter Fabulous Fab ?

Pendant ce temps-là, l’effet Noah retard serait en train de faire effet. Et l’effet Pierce ?

L’Hommage du Vestiaire : Dans la peau du jeune Maljkovic

cool

Michel Gomez a payé pour apprendre qu’un abonnement à Sport+, ça ne lui servirait à rien. Entre Alain Weisz et Fred Weis, qui est le plus vieux ?

Arnaud Montebourg a failli avoir peur. Le départ de Nicolas Batum aurait pu couler les ambitions européennes du Mans. Heureusement, comme toujours, c’est le collectif qui a répondu. De toute façon, devenir rookie remplaçant à Portland, c’est comme Laurent Foirest à une partie étoilée (les Américains disent All Star Game), ça ne se refuse pas.

Le Mans vise donc toujours plus haut : à Tel-Aviv, la saison dernière, il avait fait trembler le Maccabi dès la première journée. Trois petits points de retard sur le futur finaliste, qui ne voyait pas les Sarthois au Final Four ?

Récité Parker

Pour les sponsors, le problème ne fut pas tant les onze défaites suivantes que les marchés de Bokolo. Collet faillit y mettre la main. Enfin libéré de ses obligations, Le Mans gagna ses deux derniers matches. Belle manière de prendre date pour cette saison : une défaite de deux points à Tel-Aviv et huit défaites consécutives. La régularité est l’apanage des grands, Alain Koffi a dû mal comprendre. Pour Nancy, tout est plus simple. Deux défaites de 30 points pour commencer, ça ouvre l’appétit. Tant mieux, Cyril Julian a encore faim. Tant mieux ?

Villeurbanne, la terreur de Pro A, a déjà terminé son Eurocoupe. Roanne et Orléans, qui paraît-il ont quitté la Pro B, sont candidats.

Le dernier spectacle de Fred va se taire

kil

Fred était donc nul. Le Vestiaire ne se doutait de rien lorsqu’il le classa à la tête des plus grandes escroqueries de l’histoire de la Ligue 1. Wiltord a appris la rumeur, Anigo l’avait repéré en 1999, ça suffit pour relancer le concours.

Cruzeiro-Lyon-Fluminense, à moins que ça ne soit Palmeiras : la trajectoire des plus grands. Mieux que Pelé, qui n’avait pu aller que jusqu’à New York. Francis Perrin rêvait pourtant d’Hollywood. 15 millions pour partir de Cruzeiro, ça lui avait ouvert l’appétit. Bruno Rodriguez se demande à juste titre ce qui lui manquait. Saccomano, lui, n’avait pas été aussi ému depuis que Bakayoko avait quitté l’OM. Il en était persuadé et le répétait très souvent : à chacune de ses passes pour Benzema, Fred était de retour. Comment le Milan, Barcelone, United, le Bayern et Getafe peuvent-ils passer à côté ? Le petit caïd de Bron pourrait donc dribbler tout le monde et gagner les matches à lui tout seul ? Il ne serait donc pas entouré de grands talents comme Mounier et Keita. Duluc peut le rassurer pour février.

Govou, c’est permis

Sacco n’est pas le seul à ne pas comprendre. Les dirigeants lyonnais ont pensé plusieurs fois avoir enfin trouvé la pointure de Fred. C’est à croire que les semelles compensées ne résistent pas au temps. Arthur Numan en sait quelque chose. Avec les 5 millions que Lyon réclame pour ne pas être contraint de licencier Barth et Florian Maurice, la plus-value est intéressante : une demie par-ci, deux quarts par-là, des ballons perdus dans ses vingt mètres et un zest de coups de coude. Ce n’est pas la recette d’un cocktail de Govou, mais ça devrait quand même être retiré de la circulation. Lacombe regrette les revalorisations salariales. Pour se consoler, il cherche à attirer N’Zogbia, Faubert, Savidan et Mouhamadou Dabo. Il a raté Darcheville de peu, mais Valenciennes avait des arguments. Toute personne ayant entendu Aulas parler d’objectif en Ligue des Champions est priée de se présenter d’urgence à la criminelle de Lyon.

Pendant ce temps-là, Lyon se prépare activement pour la Ligue des Champions. Sa victoire sur les terres du grand Grenoble est un avertissement. Pour qui ?

Stade 2, la route de l’Orient

chapo

Dimanche, Stade 2 n’a pas eu lieu. A la place du sport, Chamoulaud a préféré présenter Vivement Dimanche avec des intellectuels à la place de Darmon. Candeloro, Gallas, et même Alphand, le seul pilote du Dakar à rentrer vivant. Giesbert veut relancer Culture et Dépendances.

Malgré le départ de Clopeau, Bilalian n’a pas perdu la main. Lors de la séquence révolutionnaire des coulisses, qu’on n’avait pas vu depuis France 2 Foot, Chamoulaud est dans ses pantoufles. Sa chemise reste ouverte, son micro aussi pendant le premier sujet. Les centaines de téléspectateurs n’ont aucun mal à l’imaginer aller pisser, Lionel a la confidence facile. Guy Carlier est coincé dans son fauteuil, Vinoy et Lévêque tentent la désincarcération, Chamoulaud les enferme à double tour. Rien ne presse, Galthié est bourré, il fera aussi perdre Perpignan.

Surya Bonaldi

Puisqu’il n’y aura pas de pub après autant en faire pendant. C’est l’heure du live promotionnel de Candeloro, la séquence la plus longue de l’émission. Il n’y avait pas beaucoup d’actu ce week-end. Un spectacle qui n’a de sportif que les entrées payantes et Monfort, qu’on n’avait plus vu à pareille fête depuis C’est mon choix. « Franck Sinatra n’a qu’à bien se tenir », le taquine Chamoulaud. Boyon a dû se farcir la rétro. Mais pourquoi donc Sled a-t-il été viré ?  A son époque, Candeloro faisait les JO.

Le con…ducteur

Brève handball, ce n’est que le championnat du monde. Brève rugby, ça se défend. Pas de tennis, c’est Melbourne. Pas de judo, c’est les France. 18h20, le cirage de pompes hebdomadaire d’Armstrong n’attend pas. Luyat n’est donc là que pour le buffet, comme Kader Boudaoud à Nantes la veille. Il avait pourtant trouvé la question inédite pour Gourcuff : Bordeaux ou Milan ? Nicolas Geay, envoyé en Australie en première classe, prévient : « Pour le sport, il faudra attendre. » On avait remarqué. Il a raison d’être jaloux : Richard Coffin et Emmanuel Lefort se sont mélangés à Marie-Marchand Arvier et Ingrid Jacquemod dans un jacuzzi. Comme si ça ne suffisait pas, ils nous mettent la musique des Bronzés pour finir le sujet. Chapatte vient encore de mourir.

Carlier est au diapason, pas trop de second degré. Gallas n’a quand même pas tout compris. Ils ont invité Bastareaud pour l’épauler.

Ligue 1, OM : La bonne Mère catho

rugby

Les supporters dislexyiques de l’OM ont cru que Frédéric Brando était de retour . Manque de chance, ce n’est que Brandao.

Dreyfus est tombé de haut. Aux premières lueurs du mercato, il imaginait davantage Anigo sur les traces d’un stoppeur plutôt que sous une auto-stoppeuse. La vérité est certainement au milieu. Même si les matches de l’OM Dreyfus n’en a rien à carrer, il regarde de temps en temps les classements de Ligue 1. Sans qu’il se l’explique, la colonne ‘buts encaissés’ apparaît en plus gros caractères que Ben Arfa chez les passeurs. Interloqué, il s’est renseigné : Hilton s’est inventé des problèmes personnels, Zubar est devenu celui de Gerets et Erbate n’a pas confirmé les espoirs placés en lui. Il a attendu décembre pour se remettre au Golfe. « Pas besoin d’un défenseur, Rodriguez est rétabli. » Quelques jours après avoir offert au public du Vélodrome un festival offensif de Nancy, la blague belge est savoureuse.

Pape au gnouf

La rumeur Bergougnoux avait déjà réchauffé le capitaine Dreyfus aux premiers frimas de 2009, comme ces soirées Ronaldinho contre Leboeuf au Vélodrome. Diouf a beau utiliser des mots que lui-même ne comprend pas, c’est toujours Bobby qui fume le barreau de chaise.

C’est aussi lui qui injecte le pognon, et certainement pas pour voir Kaboré et Samassa en Ligue des Champions. Valbuena non plus, mais Marcelinho et Fernandao ne sont plus au club depuis longtemps. Comme dit la femme de Fred, on a les stars qu’on mérite. Karim Ziani hésite à adopter la coupe de Waddle, mais la campagne d’abonnement n’a pas très bien marché. S’il avait lu Le Vestiaire en début de saison, Jean-Claude Dreyfus aurait pu se préparer à fêter une qualif en Intertoto. Il va finir par croire que Laurent Blanc manque à l’OM, même si Bakayoko en rigole depuis l’hospice.

Dire que Boumsong aurait suffi pour un sursis et 10 points d’avance en championnat. A la place, Brandao vient en cure de remise en forme et Wiltord en cure thermale. Cuperly, à peine plus jeune, peut se faire du souci pour son poste : l’OM compte sur l’ expérience et l’état d’esprit d’el Nino. Lyon s’en était débarrassé pour les mêmes raisons il y a 3 ans, l’ambition est de retour. Monaco n’est qu’à une heure de route.

Pendant ce temps-là, Francescoli, Stojkovic, Cantona, Boksic et Voller se cherchent un point commun avec Baky Kone. Marc Libbra a une idée sur la question.

Sébastien c’est flou

r12

Le site officiel de Toro Rosso a abandonné le Français pour le Japonais et les fans de La Bourde s’interrogent : quelle langue parle-t-on à Laigné-en-Belin ?

Si Paul Newman était encore de ce monde, il n’aurait pas eu à partager avec Carlos et Depardieu les rétrospectives de l’année 2008. Il ne regretterait plus d’avoir arrêté sa carrière au bon moment et se demanderait quel mauvais remake lui joue son protégé à lunettes. Sébastien Bourdais lui a refait en quelques mois toute sa filmographie : Ce Monde à part, Virages, L’Arnaqueur, Les Sentiers de la perdition, La Couleur de l’argent.

Il ne lui en resterait qu’un seul à tourner – Le Verdict – mais comme General Motors et Ross Brawn, l’industrie cinématographique n’est pas épargnée par la crise. La production chercherait même à imposer sa doublure japonaise, moins coûteuse, mais personne n’est dupe : il n’y a bien qu’à Marseille et au Marineland qu’on remplace un manchot par un autre.

Les 12, Sato part

Bourdais, son maigre salaire à part, n’est pas plus riche qu’il y a deux mois, quand Le Vestiaire dressait un bilan sans concession (automobile) de sa première saison catastrophique. Le talent ne s’achète pas, nous avaient alors répondu Pedro Diniz et Gaston Mazzacane. Sato n’a pas voulu les croire; du moins jusqu’à ce que Subaru, Kawasaki et Honda se chargent de rappeler à Toro Rosso que l’herbe n’est pas beaucoup plus verte au soleil levant.

Si la Scuderia du pauvre hésite encore entre la peste et le coléreux, c’est qu’elle espère bien choper autre chose avant les premiers essais libres de Melburne. D’après nos sources minérales, Red Bull aimerait associer l’expérience de Jenson Button aux oreilles de Buemi. L’attribution du numéro 12 (photo), le seul laissé vacant cette semaine par la FIA, dépendra donc du rachat de Honda  Racing. Les fans de Bourdais peuvent toujours se cotiser.

Pendant ce temps-là, Alessandro Zanardi s’est reconverti sur deux roues.

Le roman du perd OL: Qui ne tombe pas n’est pas Lyonnais

SOCCER-FRANCE/

Le Vestiaire accompagnera Lyon jusqu’à sa victoire en Ligue des Champions. Parce qu’un club qui nous a autant fait vibrer ne doit pas mourir seul, chaque semaine, nous publierons son bilan de santé. Aujourd’hui, on recrute le Prince Charles et on tient en échec le grand Lorient.

Le mercato bat son plein, Faubert est sur les tablettes des plus grandes équipes. Pourtant, Aulas tarde à abattre ses cartes. Il a promis de casser sa tirelire. On ne savait pas qu’il s’était servi chez Carole Merle et Bruno Bellone. Le gros lot pourrait s’appeler N’Zogbia. Si ça vous dit quelque chose, c’est peut-être en raison de ses titres, ses apparitions en équipe de France A ou même ses buts, car il jouerait milieu de terrain offensif. Non, vous connaissez Charly, car il a été le tout premier « sportif » mis à l’honneur sur Le Vestiaire. C’était en mai 2007, il jouait déjà à Newcastle. Progression.

Charlie et son drôle de drame

Quoi qu’il arrive, Aulas semble  sous le charme de son côté gauche. Le grand Lorient, de Vahirua et Abriel, a souffert mille maux pour se démarquer sur le côté gauche lyonnais. Mieux vaut se prémunir contre toute blessure en achetant un troisième remplaçant. De toute façon, Ederson a coûté assez cher comme ça. Aulas est sûr de lui, une fois n’est pas coutume, il s’est livré avec sincérité sur l’état de son équipe. Oui Lyon est à la dérive, non il n’a jamais réussi un recrutement correct.

« J’ai la crainte de ce retour des équipes compétitives et aussi la sérénité car jusqu’à maintenant, quand il a fallu réaliser des exploits dans les grands rendez-vous, l’OL a toujours répondu présent. » Porto, Eindhoven, Milan, Rome, et Manchester. Aulas n’avait pas dû avoir l’heure exacte du rendez-vous. « C’est une chance qu’on puisse enfin mesurer le parcours de l’OL, qui vient de remporter quinza titres en dix ans. Toutes compétitions confondues. » Il a raison de confondre : qui fait encore la différence entre Ligue des Champions et Coupe de la Ligue ?

Elber au change

« S’il devait y avoir une note qualitative, elle serait moins bonne que celle des années Houllier par exemple. Je me souviens aussi de l’année où l’équipe, entraînée par Jean Tigana, avait déployé un jeu brillant et formidable (en 1995). Au final, l’OL avait fini deuxième derrière Nantes. » Une façon de renouveler toute sa confiance à Claude Puel ? Ou d’espérer finir sur le podium ? « Non, j’ai confiance dans les joueurs, j’ai confiance dans Claude Puel. Il n’y a pas de recadrage.  » Puel est donc bien l’homme de la situation.

« Le mercato ne sera pas agité, mais on va faire ce qu’on a à faire, comme chaque année depuis dix ans quand on a pris les bonnes décisions au moment où il fallait. » Fred, Pjanic, Ederson, Delgado, Grosso, Nilmar, Elber, Baros, Boumsong,  Clebar Anderson, Fabio Santos : ça coûte plus qu’un cocktail de Simonet, mais ça joue moins que Moreira. Cherchez l’erreur. Govou ?

« Puel n’est pas pressé de recruter. C’est confortable quand on est entraîneur de compter sur un groupe de trente joueurs, dont une vingtaine d’internationaux, et d’avoir la capacité d’en recruter deux ou trois autres. Le privilège de prendre ou de ne pas prendre est une capacité que n’ont pas beaucoup d’entraîneurs. C’est une grande qualité de Claude de ne pas recruter pour recruter, mais de recruter pour améliorer ce collectif. Et s’il ne recrute pas, on ne lui en voudra pas car on a confiance en lui.«  Même Perrin ne jouissait pas d’une telle confiance l’hiver dernier. Il se murmure qu’une prime exceptionnelle pourrait être versée à Puel dès le mois d’avril.

Pendant ce temps-là, Cris se réjouit de la bonne ambiance générale. Qui a dit que c’était la crise ?

L’Hommage du Vestiaire : Guillaume, le quelconque errant

milano

S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Rarement un joueur n’avait autant marqué les matches de son empreinte. C’est un génie, probablement le meilleur joueur français. Gourcuff est pas mal aussi (vidéo colonne de droite), mais il lui faut encore bosser. Dans l’ombre, un petit jeune aux dents longues rêve de lui piquer son talent. Il s’appelle Benzema, mais il a une excuse : 3 ans de moins.

Papin dit de lui que c’est Van Basten, Zidane a cru apercevoir Trezeguet, Malouda a un autographe de Drogba. L’équipe de France lui tend désormais les bras. Comment ne pourrait-il pas être le nouveau Savidan ? A peine 24 ans et déjà porteur de la maturité, du niveau et du charisme de meilleur buteur sur Eurosport, justifiant que la presse en fasse des caisses. Il n’a pas marqué qu’à 12 matches sur 20, il était titulaire à chaque fois. Devant le but, c’est un tueur, il lui arrive même de cadrer. Et quand il ne marque pas, il sort à la mi-temps ou juste après. C’est donc un joueur décisif. Il sait se faire oublier tout un match et surgir de sa boîte pour remplacer Mamadou Sakho sur le banc. Il l’a même souvent fait cette saison : la régularité, sa principale qualité.

Jay Jay l’Amoroso

Comme les grands, il a sa valeur ajoutée : c’est la défense.  Lizarazu se fout un peu de sa gueule,  sa silhouette déguinguandée peut faire rire, mais il prend quelques ballons de la tête. Au final, c’est le prototype de l’attaquant moderne protéiforme, réunissant en lui toutes les qualités des meilleurs buteurs de l’Histoire. Spectaculaire comme Papin, régulier comme  Ronaldo, efficace comme Romario, décisif comme Benzema, technique comme Henry, adroit comme Trezeguet. En un mot, complet comme Thomas Deniaud. Mais surtout, comme Eto’o, il joue dans une des meilleures équipes d’Europe, bien aidé par le petit Okocha, au moins aussi bon que l’original sous le même maillot.

Derrière lui, le PSG s’est mis au diapason. En ne prenant que quatre buts par Bordeaux, le club de la capitale n’a pu rééditer l’exploit de Schirrhein, mais s’est confortablement installé dans le fauteuil de favori.

Bruits de Vestiaire

claire

L’IAAF ne veut plus partager ses lingots, Ron Dennis n’aime pas les métis homosexuels et Graeme Le Sot se pète la gueule avant même la première de Dancing on Ice. Mais, c’est promis, on ne parlera pas foot cette semaine.

Athlétisme. Son poids en or n’avait pas suffi à Maria Mutola pour se refaire une plastique : le/la Mozambicain(e) paiera toute sa vie les erreurs de son pharmacien. Toucher le jackpot de l’IAAF n’était déjà pas accessible au commun des athlètes, notre consultante Petra Dimitrova en sait quelque chose. Ce devrait être encore plus corsé si les discussions que la Fédération internationale mène actuellement aboutissent à un élargissement de la Golden League. Londres, Lausanne et Stockholm seraient en pôle pour accueillir une de ses étapes ; la Chine, le Moyen-Orient et les Etats-Unis sont également envisagés. Dwain Chambers n’est pas prêt d’éponger ses dettes.

Formule 1. Ce n’est sans doute pas pour la bonne humeur communicative de son patron qu’un sondage réalisé par la banque ING a récemment placé McLaren (29%) en tête des écuries les plus populaires de F1 devant Ferrari (28%). Ron Dennis devra d’ailleurs répondre devant la justice des accusions de racisme et d’homophobie portées par un ancien steward de son jet privé. Peter Boland, 27 ans, prétend avoir été licencié en raison de ses orientations sexuelles et rapporte que le Britannique avait déclaré au cours d’un voyage au Moyen-Orient devoir se « laver les mains après avoir serré les mains d’Arabes toute la journée ». Ca sent quand même un peu le règlement de compte foireux.

Rugby. Sa Ferrari de 250.000 euros étalée sur les glissières d’un tunnel de Manchester, Cristiano Ronaldo pourra sûrement trouver un peu de réconfort chez Alyona Haynes et ses homologues rugbymen. La Range Rover de l’ouvreur des Wasps Danny Cipriani a d’abord été immobilisée alors qu’il passait la nuit chez sa girlfriend, Kelly Brook. Privé de permis pendant trois ans pour conduite en état d’ivresse, Mike Tindall  a fait lui aussi amende honorable : « Je ne savais pas que mon taux d’élimination de l’alcool était aussi faible », s’est excusé le joueur de Gloucester, déjà condamné en 2000 pour des faits similaires. Sûrement un trou de mémoire.

Equitation. Malgré les apparences, Mike Tindall n’est pas qu’une brute alcoolique. C’est aussi un pré-retraité actif (vidéo colonne de droite) et le compagnon de la cavalière Zara Philips, petite-fille de la reine d’Angleterre et douzième dans l’ordre de la succession au trône. Le couple a dû récemment renoncer, pour des raisons de sécurité, à acheter une petite propriété de deux millions d’euros dans le Gloucestershire. La championne du monde 2006 de concours complet s’est vengée chez son coiffeur avec un nouveau style parfaitement accordé à ses talents équestres : frange tombante et queue de cheval.

Télévision. Martina Navratilova et Austin Healey éjectés de leurs émissions respectives, notre chro-niqueur people pensait avoir fini sa veille de la télé-réalité britannique. Il devra malheureusement partager encore un peu le quotidien de ses lecteurs, bloc-notes et mouchoir à la main, la nuit venue, devant Big Brother Celebrity et les pyjamas sexy d’Ulrika. L’ancienne maîtresse de Sven-Göran Eriksson a survécu vendredi à sa première nomination. Le treiziste Ellery Hanley et l’ancien joueur de Chelsea Graeme Le Saux préfèrent le patin.

Pendant ce temps-là, ce n’est pas vraiment du foot, la copine de Rooney a une nouvelle Bentley, celle de Beckham un sac à main incrusté de diamants et l’ex-femme de Thierry Henry aime les sous-vêtements à pois (photo).

Le Vestiaire

Le nouveau Yannick Doha

drew

Ils ont torché tout le monde. Santoro est déjà dehors, mais il y a encore des Français. Cherchez l’erreur, ce n’est plus Devilder.

Faire chuter l’intello, cette petite allumeuse que tous les surveillants rêveraient de prendre la main dans le sac. Quelle besogneuse élève ne l’a jamais souhaité ? Une journée après avoir failli aller au Coin, Amélie Mauresmo a signé son grand retour. En Australie, d’où elle avait ramené deux titres du Grand Chelem, une fois avec la petite coupe, une fois avec la grande. A chaque fois, elle avait presque battu la numéro 1. Cette fois-ci, c’est fait, ou presque, à cinq places près, elle l’a même torchée en jouant mieux au tennis. Ca faisait longtemps, le fantôme engazonné de Nathalie Tauziat s’est envolé. Julie Coin est soulagée, elle n’est pas obligée d’avoir honte. Le Magicien non plus, on s’en doutait. La suite dépend du petit déjeuner de Bartoli, comme sa propre carrière finalement.

Paul en rit

Comme quoi, couper court tôt, ça a du bon. Ca dépend pour qui : Mathieu avait besoin de cours de psycho. Ca marche aussi, il déglingue tout le monde sur son passage. Rien de grave, il a déjà joué Top 10. Qu’il se rassure, il n’est pas encore menacé de simple en Coupe Davis, d’autres Français brillent.

Tsonga est encore tout euphorique : à Noël, il a eu un nouveau genou. S’il pouvait durer plus que l’ancien, il pourrait repasser voir Denisot, peut-être même pendant Roland-Garros. Monfils, lui, confirme qu’il a le corps et désormais l’esprit. Ecoeurer Nadal du fond du court, même en janvier et dans sa propre villa, Santoro n’a pas réussi. Quant à Simon, il assume son nouveau statut. Il a pris des vacances avec Alizé Cornet. Riner applaudit.

Pendant ce temps-là, le futur Roi Richard ne fait presque plus pipi au lit et fête déjà son futur Brahim d’or.

Michel Desjoyeaux : « Foncia tête baissée »

joyaux

Hélitreuillé par la marine bolivienne sur le monocoque de Michel Desjoyeaux, notre spécialiste à voile, et à vapeur, a partagé le quotidien du leader du Vendée Globe : sardines et vin blanc. C’était l’heure du p’tit Desj’.

QUESTION : Michel, comment avez-vous vécu le sauvetage héroïque de Jean Le Cam par Vincent Riou ?
MICHEL DESJOYEAUX : Allongé sur ma couchette, dans la cellule de vie. Je venais juste de télécharger le Best Of  Youenn Gwernig quand Vince (Riou) m’a poké sur Facebook. Il avait plus de forfait, alors je l’ai rappelé et il m’a dit que Jeannot (Le Cam) était avec lui, bien au chaud. Je sais pas quel radiateur il a, mais moi je me les gèle ici.

Q. : Une fois encore, les marins ont fait preuve de leur formidable solidarité…
M. D. : Vous savez, j’aurais certainement fait la même chose si j’avais pas eu trois jours d’avance sur tout le monde. Le règlement nous y oblige de toute façon, alors faudrait quand même pas en faire des tartines au beurre. Et puis, entre vous et mon bateau, ça m’arrange pas mal toute cette casse. Y manquerait plus que Bilou (Roland Jourdain) se déboite l’épaule et je pourrais m’arrêter une semaine aux Canaries avant l’arrivée.

Q. : Craignez-vous le retour de Roland Jourdain pendant la remontée de l’Atlantique ?
M. D. : En fait, ça fait deux semaines que je l’attends. J’ai plus du tout de sel, mes pâtes lyophilisées prennent trois heures à cuire. Et mon carton de kouign amann a pris la flotte dans le Pacifique, mais Bilou pourra sûrement me dépanner quelques boîtes de Sodebo.

Q. : Est-ce ce côté « aventurier » qui vous a convaincu de revenir sur le Vendée Globe cette année ?
M. D. : J’ai effectivement toujours eu ce goût pour le grand large et les Inconnus. Ici, vous voyez, je suis seul face à moi-même, la mer, mon ordinateur de bord, mon téléphone satellitaire, ma boussole électronique, mon pilote automatique, mon GPS et mon équipe de quatorze hommes, à terre.

Q. : Dans l’ère technologique qui est la notre, une course comme celle-ci a-t-elle encore un sens ?
M. D. : Bien sûr, de gauche à droite, autour de l’Antarctique, comme ç’a toujours été le cas. C’est plus facile pour les potes, on doit se faire une crêperie quand y seront tous arrivés, dans trois ou quatre mois.

Q. : On a comme l’impression, à vous entendre, que vous souffrez d’un manque de concurrence…
M. D. : C’est comme ça, on va quand même pas faire revenir Tabarly. Je leur ai pourtant laissé deux jours d’avance cette fois, mais ces cons-là seraient capables de se faire battre par une Anglaise de 20 ans.

Q. : Où trouvez-vous donc la motivation pour vous lancer sans cesse de nouveaux défis ?
M. D. : Vous avez déjà été marié ? (Ndlr : Il s’arrête et attend que je sorte la tête de ma bassine pour lui faire signe que non.) Et  bien, vous comprendrez un jour. Je ne remercierais jamais assez Foncia de me donner tous les quatre ans une bonne excuse pour passer Noël en paix. J’ai pas oublié non plus d’envoyer mes vœux par mail à Philippe Jeantot. J’espère qu’ils ont le wi-fi à Fleury-Mérogis.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain

ATP, Doha : Le Cheikh barré

dodo1

Le Cheikh genévois aura-t-il droit à son gros chèque ? L’ATP est aussi cruel avec les anciens qu’une maison de retraite qui organise un karaoké. Santoro affrontera Nadal : il n’est plus le patron à Doha.

Traiter quelqu’un d’escroc est-il répréhensible ? Cupide, hautain, imbu, prétentieux, nul et antipathique existent-ils dans la langue française ? Fabrice Santoro ne se pose sans doute pas ces deux futiles questions, avec ses 9 millions de dollars amassés et son record de matches de Grand-Chelem disputés. Avant, c’était Agassi, ça leur fait un point commun de plus. L’autre, c’était la capacité à faire chier l’adversaire. Agassi tapait fort et loin, Santoro joue des deux mains, trouvant chaque coin, sans force et avec effet. Tant qu’à perdre les matches, autant jouer différemment et faire croire que la marginalité, c’est assumé. Ca pourrait être un talent dans un circuit ATP où les deux plus grands joueurs de l’Histoire du tennis seraient Bjorkman et Meligeni. Curieusement pourtant, depuis 1991, il ne vient aucun souvenir marquant si ce n’est les fessées offertes à Safin, qui en rougit encore. Djokovic aussi, mais il était malade.

Fabrice cent euros

Santoro fut bien invité chez Ardisson comme grand joueur de double. Mais même dans cette catégorie à part et sans intérêt, il n’a jamais été au delà de la sixième place mondiale. On ne lui a demandé de gagner qu’un match dans sa carrière et il l’a perdu, c’était contre les Woodies en finale de Coupe Davis 1999. Son plus grand mérite aura été de montrer la voie à Clément pour sortir du monde du simple. Pas celle du strip, mais le petit apprend vite.

Le magicien d’Oseille

En plus, Battling Fab, il est suffisamment sympa pour recevoir le prix Citron ou laisser filer un service de Roddick parce qu’il sert trop fort sur le corps. Bon camarade, il s’est même brouillé avec Guy Forget. France 3 n’a pas oublié ses larmes, un Kleenex dans une main et un chèque dans l’autre. Il pensait pouvoir cumuler deux emplois, il ne pourra jamais plus : « Dire que j’ai préféré 20.000 euros à Tarbes à la Coupe Davis est insupportable. La Coupe rapporte des sommes bien supérieures. » Toujours prêt à rendre service gratuitement. Un quart de finale, et quelques huitièmes, il vit en Suisse et ne veut toujours pas prendre sa retraite.

Pendant ce temps-là, les joueurs de tennis qui jouent au tennis craignent la nouvelle terreur, Andy Murray (photo). Sa démonstration d’Abu Dhabi tombait bien : c’était un tournoi exhibition. S’il fait une finale de Grand-Chelem, ça serait déjà bien.

Les Palmarès du Vestiaire : Les ailiers

dodo

Depuis vingt ans, ils n’ont fait gagner aucune équipe nationale. Van Basten a compris, il passera bientôt d’entraîneur à chroniqueur, comme Cruyff. Voici les meilleurs ailiers.

5. Chris Waddle

Joueur majeur de la Coupe des Champions, avec une finale et un but de légende en quart. A Marseille, il a laissé une empreinte que ni Ribéry, ni même Oruma n’ont effacé. Une image cantonienne dans un pays qui n’est pas le sien. Un joueur de salon devenu efficace, sauf quand il signa à Sheffield Wednesday, l’année où l’OM Municha le Milan. Malgré sa coupe de cheveux douteuse, il dépasse de loin Kanchelskis, Alenitchev et Capucho. Cerise sur le pudding, son tir au but manqué en demi-finale du Mondiale 90. Aucun doute, il est ailier.

4. Ryan Giggs

Un indéboulonnable fidèle, qui a mieux choisi son club formateur que les frères Da Rocha. Il a tout gagné avec Manchester, mais pour la sélection, dommage qu’il n’ait pas aussi appris le rugby. Il aurait au moins joué une Coupe du monde, Stephen Jones est bien meilleur meneur de jeu que Craig Bellamy. Contrairement à Stoichkov ou Hagi, il ne tira jamais rien de son pays. C’est aussi ça la force des vrais ailiers.

3. Cristiano Ronaldo

Le Ballon d’Or, c’est plus facile, Nedved en sait quelque chose. Il est encore très jeune, n’est probablement pas le meilleur footballeur de la planète, mais son palmarès parle déjà pour lui. Des championnats d’Angleterre, Owen aimerait connaître. Une Ligue des Champions, une demi-finale, Aulas se damnerait pour avoir des places. Et déjà une finale d’Euro, une demie de Coupe du monde et un Euro merdique quand il était le plus attendu. Christine Arron s’intéresse désormais au foot.

2. Marc Overmars

L’ailier par excellence, toujours prêt à déborder et ne pas centrer derrière les buts. Ingratitude, aucun DVD sur le Néerlandais n’est sorti au cours de la formation de Sydney Govou. Avec les Pays-Bas, une demi-finale de Coupe du monde pour seule récompense de deux ans à maudire Seedorf, incapable de marquer un pénalty à Lama. Et encore, les Dieux du football lui en voulaient vraiment puisque c’est Zenden qui jouait. Bien sûr, Overmars fait partie de la génération brillante de l’Ajax. Ensuite, il a connu Arsenal et le Barça avec succès, sauf en Coupe d’Europe. A sa décharge, une vilaine rumeur l’annonçant à Nantes pour finir sa carrière. Les médias n’ont aucun respect.

1. Luis Figo

Seuls les ailiers et France Football pouvaient lui offrir la consécration d’être le premier. De ses demi-finales d’Euro 2000 et de Mondial 2006 insipides à sa finale manquée de l’Euro 2004 à domicile, il a tout compris au système. Real, Barça et une fin de carrière interminable à l’Inter, il aura marqué l’histoire du football en étant toujours là où les choses se passaient, sans jamais influer sur le cours des choses. Marqua-t-il une somptueuse volée des 20 mètres lors de la finale de Ligue des Champions 2002 Real-Leverkusen ? Evidemment, non. Mais il est notre incontestable meilleur ailier.

Egalement cités : Ginola, le Cantona de l’aile, il a dompté l’Angleterre, mais en tant qu’assassin officiel des Bleus, il a un palmarès international aussi vierge que Gasquet ; Ribéry et Messi, en fin de carrière ils s’appeleront Ronnie ou Maradona, à eux de choisir ; Vicente, un espoir qui ne l’est plus ; Joaquin, pas mieux ; Claudio Lopez, et Veron ? ; Beckham, l’Angleterre lui en veut toujours, surtout de ne pas être un grand joueur ; Kewell, qui ? ; Zenden, le prénom de Zidane ne suffit pas ; Alioune Touré, sans le ballon, c’était un régal. Pascal Vahirua et Bernard Diomède.

Bruits de Vestiaire

cheryl

Sa cure de désintoxication rentrée dans sa phase terminale, notre chroniqueur people a enfin retouché un tabloïd. Ilaria D’Amico lui a redonné le goût à l’avis.

Football. Chelsea n’avait pas encore les moyens de remplacer Leboeuf et Petrescu et Tore Andre Flo, la nuque courbée sur les bancs de Stamford Bridge, ne savait déjà pas bien quoi faire de ses échasses. Les années 1990 et la mode des cols à lacets sont passées, mais le géant norvégien, comme au bon vieux temps, se régale toujours dans les surfaces brésiliennes. Sa parodie de samba lui a même assuré la deuxième place de la version scandinave de l’émission Strictly Come Dancing, dont les pectoraux d’Austin Healey nous avaient déjà fait parler.

Football (bis). Notre activité récente n’incitait pas vraiment ce doublon footballistique, mais il était temps de rappeler à la face du monde et de Portsmouth que Redknapp, ce n’est pas qu’un brushing grossier, un regard vide et des joues flasques. C’est aussi un ancien joueur honnête, contrarié par des genoux en plastique, et surtout l’un des plus beaux sourires de l’année 2008, derrière Madame Cole (photo) l’encornée. Louise Redknapp, 34 ans, l’avait partagé il y a peu avec les lecteurs de Hello! magazine, à l’occasion de la naissance du petit dernier, Beau.

Fléchettes. L’élargissement de la famille Redknapp a été éclipsé ces derniers jours par les rumeurs d’une liaison entre le joueur de fléchettes James Wade et la télégénique Helen Chamberlain, présentatrice du cultissime Soccer AM, l’équivalent britannique de Téléfoot. Bien conservée, la quarantenaire, fan de poker et de darts, aurait donc trouvé chez le numéro 3 mondial, de seize ans son cadet, de quoi se consoler de sa rupture avec le guitariste Nathan King qui n’aurait plus supporté l’écusson de Torquay United que sa fiancée s’était fait tatouer sur l’arrière-train.

Omnisports. Un roux malingre, un black bodybuildé et une reine des greens : Andy Murray, Shaquille O’Neal et la golfeuse Natalie Gulbis n’ont pas grand-chose en commun à première vue, si ce n’est d’avoir assez de temps pour raconter leur vie sur Twitter. Mais ce qui intéresse vraiment vos Bruits de Vestiaire depuis quelques semaines, c’est le défi quotidien de Lance Armstrong, qui a profité des fêtes pour signer une pétition contre la cigarette au Texas, envoyer un email au Père Noël et jouer au golf à Hawaï. Le suivi longitudinal a pris un sacré coup de vieux.

VTT. Le Vestiaire n’a jamais eu pour habitude de diffuser des vidéos sans les commenter, mais Nicolas Vouilloz, de réveillon chez les Quesnel, de Lyon, n’était pas joignable. A bien regarder la vidéo tournée en caméra embarquée par Greg Minaar, notre spécialiste cycliste est au moins sûr d’une chose : ce n’est pas en 2009 qu’il enlèvera ses roulettes.

Formule 1. News of the World, 13 décembre 2008 : « Lewis Hamilton dort avec son trophée ». Et Nicole Scherzinger dans l’armoire du salon ?

Pendant ce temps là, Danny Cipriani n’a rien trouvé à se mettre pour son réveillon avec Kelly Brook.

Les Palmarès : Les défenseurs centraux

calibo

La France n’a laissé, à la surprise générale, que deux places de libre, et ce n’est pas si normal. D’une part, les trois Français ont la particularité d’être si forts, qu’ils pouvaient évoluer au même niveau à différents postes et d’autre part, Lizarazu est latéral. Et François Clerc ?

5.  Mathias Sammer

Un Allemand dans un classement, voilà qui est peu commun. Et c’est même pas Matthaus, parce que Lothar derrière, c’est moins bon que Mathias. Sammer, il jouait derrière et pourtant il gagnait tout à lui seul. La C1 avec Dortmund, personne n’aurait osé, et l’Euro notamment (Bierhoff jure pourtant que c’est lui qui a marqué). Il laisse du monde derrière, surtout  des Italiens. Mais il y en a déjà un, et il est bien meilleur que les autres.

4. Lilian Thuram

Thuram a beaucoup souffert. Du coeur maintenant, de Jacquet, qui le faisait jouer à droite sans que l’on voit que ça n’était pas du tout son poste, de Parme, qui n’a rien gagné, mais rien perdu non plus et de son passage à la Juve un peu trop tardif. Heureusement, il a emmené la France en finale en 2006 tout seul derrière. Ce n’était pas déjà lui en 1998 tout seul devant ?

3. Franco Baresi

Aussi décisif à 20, 30 ou 40 ans, personne ne souvient de l’avoir vu gâteux, prenant un petit pont par n’importe qui. Il est bien le seul parmi les quatre premiers. Il a su s’écarter au bon moment de la Squadra après un tir au but loupé en finale. Il n’avait que 34 ans.

2. Laurent Blanc

Il a survécu au naufrage des princes en 1993, il a marqué plus que Dugarry, il a su arrêter les bleus quand il le fallait, il fait partie des quatre invincibles et a battu le Paraguay avec Pirès et Trezeguet.

1. Marcel Desailly

Tous les adjectifs lui vont. Il est le meilleur défenseur de l’Histoire du football. Qu’il évolue comme milieu récupérateur à Milan ou stoppeur partout ailleurs, il n’a jamais rien laissé passer jusqu’en l’an 2000.  Personne ne lui a jamais pris la place, il l’a prise à tout le monde. Physiquement et techniquement au-dessus, il a gagné avec Marseille, Milan et l’équipe de France. Injouable.

Egalement cités : Canavarro, Nesta, Kohler, Matthaus, Marcio Santos, Puyol, Hierro, Nadal, Ramos, Baiano, Eriksson, De Boer, Boli, Roche, Ayala, Terry, Carvalho, Fernando Couto,  Rijkaard, Koeman. Nadal, c’est Rafael ?