Bruits 2.0 Vestiaire

Notre spécialiste people, qui n’a de toute façon vraiment jamais su écrire, se passe de texte cette semaine. Il a par contre déniché les meilleures vidéos et photos sportives du ouèbe et c’est bien tout ce qui intéresse nos visiteurs du soir.

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LES DANGERS DE LA DROGUE. Quelques jours seulement après avoir accordé au Vestiaire une interview imaginaire exclusive, Michael Phelps a repris le chemin de l’entraînement. Le champion américain assure avoir laissé le cannabis et ses poumons derrière lui.

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IN YOUR WEIS. Une enquête poussée dans les archives du lycée agricole La Malgrange de Thionville nous a permis de retrouver les photos de classe de Fred Weis, un des plus grands (2,18 m) joueurs de l’histoire du basket français. Ci-dessus avant sa deuxième saison UNSS.

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UN BEAU COUP DE FILET. A en croire Robert Pirès, c’est parce qu’il coule à nouveau le grand amour que Thierry Henry aurait retrouvé son efficacité, du moins à Barcelone. Jalouse, son ex Claire Merry, qu’on ne présente plus, a voulu lui montrer qu’il n’était pas le seul à pouvoir faire trembler les filets.

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SATNA AUCUN SENS. Pourquoi donc les dirigeants de Blackburn ont-ils recruté un intendant dyslexique ?

SNOWBOARD. Karine Ruby a de beaux restes.

BASKET-BALL. Dwight Howard ne sait pas quoi pas faire de son or olympique.

BADMINTON. Une bonne raison d’inviter Pi Hongyan à manger.

RALLYE. Le style Latvala fait des émules.

Pendant ce temps-là, la page Facebook officielle du Vestiaire est la deuxième plus visitée depuis la naissance du réseau social.

CM 2010, Lituanie-France :
Un bon paquet de Chypre

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Papy Courage n’a pas vu le match, Raymond n’a jamais eu peur, les Bleus ont étrillé Carquefou grâce à Ribéry. Pendant ce temps-là, Rodez a gagné et caracole en tête du groupe.

Christian n’aime pas perdre de temps avec des statistiques sans intérêt : « J’ai vu que l’Equipe de France a eu 37 corners depuis l’Euro et 0 but. » Ca ne l’empêche pas de leur donner du sens lorsqu’Evra obtient un corner : « Ah corner, intéressant ! »

Coup-franc pour la Lituanie, la France prend un but sur chaque coup de pied arrêté depuis un an. Ca n’empêche pas Christian de profiter de l’occasion pour briller : « J’ai l’impression que c’est là-dessus que la France peut être en danger. » Marignan : 1515, Révolution française : 1789, Mai 68 : 1968.

Alors que Danilevicius, comme tous les joueurs du monde l’auraient fait à sa place, met la balle en touche pour qu’on soigne Diarra, Christian improvise et sort des sentiers battus : « Super, super ce que vient de faire Danilevicius. Très fair-play. » Que pense-t-il des imbéciles qui courrent à côté des vélos sur le Tour de France, du Téléthon, des Enfoirés et des propos du Pape ?

Christian est aussi un peu mystique ou soupçonneux. Lorsque Larqué indique que « le plus dur est fait » après le but, Christian, serviteur éclairé par la confiance divine, prend directement le tout-puissant à témoin : « Dieu vous entende, Jean-Michel. » Une nouvelle affaire VA-OM ?

Larqué, qui dissimule jusque-là assez bien sa détestation de Domenech, se pose une question à haute voix sans sous-entendu : « Pourquoi continuer à jouer avec deux récuperateurs devant une opposition aussi féroce ? » Astorga, toujours prompt à soutenir Raymond, parle de la ressemblance entre un profil offensif comme Vieira et celui d’Abou Diaby : « Diaby est dans les tribunes », ajoute-t-il.

Coup de chance, à la fin du match, Astorga aperçoit Ribéry. Sa double casquette est trop lourde à porter : journaliste ou président de fan club des Bleus ? Il tranche, au beau milieu de la réponse de Ribéry. « Merci Franck, allez voir les supporters. »

Pas grave, il a eu Domenech. Il savait que les supporters n’en avaient rien à carrer, il peut attaquer, toujours incisif : « Raymond, il s’est passé quelque chose ce soir… » Il avait déjà répondu après la Roumanie en septembre. L’Equipe, elle, avait aimé.

Vous avez posé vos questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

La Lituanie est-elle la plus faible équipe jamais rencontrée par la France ?

La question est difficile : pas de défense, pas de milieu, pas d’attaque, c’est en effet peu commun. L’Azerbaidjan 1995 ressemblait un peu à ça, Chypre 1988 aussi.

L’Autriche, la Roumanie ou les Féroés, même combat ?

Allons, un peu de mesure. Ces équipes dominent le football mondial depuis déjà plusieurs années.

Le groupe de qualification est-il plus faible encore que pour les Coupes du monde 1990 et 1994 ?

C’est vous qui l’avez dit.

L’état du terrain ?

L’état du journalisme ?

Peut-on vraiment parler d’exploit ?

Effectivement, c’est plutôt bien vu. Réussir à ne mettre qu’un seul but alors que l’on est seul sur le terrain peut s’apparenter à un exploit. Le 0-0 de la mi-temps en est un aussi.

Un match référence ?

Roumanie-France 1995.

Je veux dire, celui-là en était-il un ?

Evidemment, comme à chaque fois que la France ne perd pas, c’est un match référence, puisqu’il n’y a plus de petites équipes. Rappelons que le Liechtenstein n’en a pris que quatre face aux très offensifs Allemands, comme les Luxembourgeois victimes des bourreaux lettons. Et ne parlons pas de Malte, qui a fait mieux que résister, à domicile, contre les égorgeurs danois (0-3).

Comment tous les problèmes français ont-ils pu disparaître en un seul match ?

C’est simple, il suffisait d’une avalanche de buts, d’une ribambelle d’occasions, d’une défense solide face à de redoutables attaquants tueurs et d’huiler un collectif poussif par le passé. Bien sûr, avec une équipe-type de ce calibre, les Bleus partaient avantagés. Contrat rempli.

Sagna pense que les Bleus, après un tel match, vont finir par faire peur. Pense-t-il à l’Autriche, la Roumanie, aux Iles Féroés ou plus logiquement au Luxembourg, à l’Azerbaidjan et à l’Arménie ?

Sagna est loin d’être le moins malin de l’équipe. Son constat est simple, il sait que les tricolores faisaient apparemment déjà peur à la presse et aux supporters. On peut raisonnablement penser que le Brésil, l’Argentine, et l’Espagne sont en état de siège. Nous n’avons pas lu la presse du jour, mais le risque d’émeute serait réel en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Portugal et en Suède.

Une équipe est-elle née samedi ?

La dernière fois, c’était lors de la victoire de légende contre la Roumanie (2-2), l’accouchement est juste un peu long. Souhaitons que le bébé ne soit pas mort-né le 12 juillet 2004.

Domenech a-t-il fait le match parfait ?

Nous n’avons pas encore eu accès aux statistiques. Combien de buts a marqué Luyindula ?

Pierre Ménès dit à propos de Gourcuff que c’est le propre des grands joueurs, dans une période de moins bien, d’être décisif. Gourcuff est donc un grand joueur ?

Ménès dit sans doute parfois des choses justes, mais il les garde souvent pour son cercle privé et c’est tout à son honneur. Gourcuff est revenu au top depuis quelques jours et samedi soir il a fait un bon match. Sa passe décisive est ce qu’il pouvait faire de mieux puisque c’est ce qu’il a fait de mieux. Benarbia n’était pas mauvais non plus. Zidane et Henry marquaient de temps en temps.

Et Ribéry ?

Comme Henry, il n’a rien foutu du match, mais il a pas envie d’être en vacances en juin 2010.

Ribéry, joueur providentiel ?

Rien ne vous échappe. Guivarc’h contre l’Afrique du Sud, Zidane contre le Brésil, Henry contre l’Irlande, Gomis contre la Colombie, Gourcuff contre la Roumanie et maintenant Ribéry face à Lituanie. C’est toujours face à la plus terrible adversité que l’on découvre nos sauveurs.

Domenech a-t-il trouvé sa charnière ?

Joker. Elle n’a pas joué samedi, Mandanda non plus.

Comment peut-on tirer autant d’enseignements positifs d’un match victorieux de façon aussi laborieuse face à une équipe aussi nulle ?

Lyon a-t-il sorti Barcelone ?

D’autres enseignements ?

Toulalan contesté en club est étonnamment apparu très fort. Benzema a perdu beaucoup. Pour la première fois, il n’a pas été le titulaire de Raymond Domenech en attaque alors qu’il est au sommet de son art, qu’il empile les buts. Luyindula à droite ressemble fort à un désaveu pour le caïd lyonnais, chacun sait que c’est son poste de prédilection. Quant à Méxès, il ne semble plus être le chouchou du sélectionneur.

Terminez la phrase suivante : Evra et Sagna…

…ne servent à rien ?

Pourquoi le 8e épisode du Domenech show n’est-il pas encore publié ?

Patientez jusqu’à la surprise de mercredi.

GP d’Australie : L’étrange histoire du benjamin Button

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Depuis le temps qu’elle essayait, la FIA a enfin réussi à mettre à mal la domination des frères Schumacher. Les grid girls ne sont pourtant pas dupes : il n’y a bien que de sponsors sur sa combinaison que Jenson Button est encore vierge.

De notre envoyé spécial au Walkabout

Les insomniaques manceaux se rappellent sûrement que l’année dernière à pareille époque la crise n’était encore qu’un mauvais film de Coline Serreau, que Karen Minier s’ennuyait ferme un week-end sur deux et que l’astigmate le plus rapide du grand ouest avait flirté jusqu’à deux tours de la fin avec la quatrième marche du podium. Bien calé à l’arrière du peloton, Seb la Bourde a cette fois évité une  nouvelle désillusion à son public. Il a terminé dans l’aileron de son leader, à six secondes, seulement, de la voiture de sécurité.

Soleil couchant dans les carreaux, nouvelles données aérodynamiques, changement d’heure : Bourdais pourra trouver toutes les excuses du monde, il a surtout été dominé tout le week-end par un coéquipier sans expérience ni grand talent. Son mano a mano épique avec Heidfeld pour la quinzième place et un point généreusement récupéré sur tapis vert ne suffiront pas à cacher sa misère australienne. Et s’il était aussi nul que Le Vestiaire le pensait ?

Oh, la Brawn blague

On en oublierait presque qu’il y a eu ce matin un semblant de course à l’avant. Jenson Button s’est offert le plus beau doublé pole-victoire de sa carrière et Barrichello a bien eu raison de ne pas arrêter la sienne. Comme Takuma Sato et les ouvriers de General Motors, les deux pilotes étaient encore au chômage il y a un mois. Les fonds de tiroir de Ross Brawn et trois journées d’essai en ont fait la nouvelle force majeure de la F1.

Comment donc un tel miracle technologique a pu être possible ? C’est difficile à reconnaître, mais il y a des questions auxquelles même Le Vestiaire ne peut pas répondre. Mais il y a les autres, et quelques certitudes. Si la domination des BGP se confirme, le nouveau règlement aura atteint l’idéal communiste : remplacer la dictature bourgeoise par celle du prolétariat.

A fond le KERS

Parti d’encore plus loin que Bourdais, Lewis Hamilton a de son côté parfaitement entamé la quête de ses huit titres mondiaux. Il compte déjà six points d’avance sur Massa, Raikkonen, Kubica et Sutil et a pris après seulement trois tours un ascendant psychologique certain sur son coéquipier prodige.

La piste n’a en revanche pas été suffisement dégagée pour permettre à Ferrari de marquer un point cette saison. Comme Le Vestiaire l’avait prévu, Nakajima et Piquette ont pourtant fait de leur mieux, mais Vettel les a rejoint un peu tard. Et quand bien même Kubica a tout tenté en fin de course pour aller chercher la médaille d’argent, les pneus slicks et la première sortie du KERS n’ont pas vraiment accouché de l’orgie de dépassements espérée. Il n’y a bien qu’au fond du motorhome de Brawn GP qu’on sait changer de positions.

Pendant ce temps-là, Trulli a bu tout le champagne d’Hamilton.

Les questions interdites : Brian Joubert peut-il passer professionnel ?

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Patinage artistique: Evan Lysacek champion du monde

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URGENT Mondiaux-2009-Messieurs: Lysacek champion du monde
LOS ANGELES (Etats-Unis), 27 mars 2009 (AFP) – L’Américain Evan Lysacek a été sacré champion du monde de patinage artistique en battant le Canadien Patrick Chan et le Français Brian Joubert, jeudi soir à Los Angeles.

Il est 5h54, ce vendredi matin, la rédaction du Vestiaire a la gueule de bois. Depuis une semaine, ses journalistes ont lu, écouté, observé le tourbillon médiatique qui a fait de son chouchou un double champion du monde. Il ne peut pas perdre. Après tout, est-il déjà tombé en grand championnat ? Mais l’AFP  s’est bel et bien invitée à la fête. Bug informatique ou véritable information ? Qui est ce Lysacek, même pas Tchèque ? C’est l’effet boule de neige,  les matinales radio reprennent la nouvelle sans même s’en étonner, le ton est de circonstance : « Ce gros nul de Brian Joubert s’est encore planté. » Qui peut croire ça ?  Vivons-nous une nouvelle affaire Besseghir ?

Les heures passent et  l’AFP ne parvient pas à infirmer l’info. Eric Millot tient sa revanche. Mieux, le génial Brian serait même troisième. Les premières vidéos tombent, France Télévisions a bien fait de payer des programmes nocturnes. Au visionnage, c’est le soulagement, rien n’explique que Joubert ait pu ne pas gagner. Il a changé son programme pour revenir à ce qu’il sait faire. C’est rôdé, efficace. Un programme parfait de bout en bout, enchaînant trois difficultés majeures.

Trois figures d’excellence : la première, il effectue un double pas, les genoux sur la glace. La deuxième, le fameux ventriglisse : à plat ventre, la gueule dans la balustrade. Puis vient le final, un salut au public et des poignées de cheveux dans les mains. Annick Dumont peut se féliciter de s’être appelée un jour Gailhaguet. Les spectateurs sont en transe. Malheureusement, la notation internationale récompense de moins en moins le patinage au ras du sol. Peizerat-Anissina en sont marris.

La roche de Joubert

« Brian Joubert, vous sembliez vraiment triste après avoir remporté votre treizième médaille internationale ? », lui demande Lequipe.fr. La question est certes intelligente, mais c’est le chiffre cité qui interpelle. Après enquête, nous avons trouvé cette petite phrase au détour de sa page Wikipedia : « Aujourd’hui, Brian a gagné toutes les grandes compétitions nationales et internationales, il ne lui manque qu’un seul titre, celui de champion olympique. » Et pourquoi pas une médaille aussi ?

Une compétion régionale, les Jeux Olympiques ? Probablement, pour un sport aussi populaire que le patinage, mais ça reste quand même un rendez-vous majeur de la saison d’athlétisme. Heureusement, sinon Brian pourrait être considéré comme un nul. Treize médailles dont quatre titres, c’est plutôt pas mal quand on est un espoir permanent de victoire, que l’on se considère comme le favori à chaque fois et que la concurrence est si féroce. Qui peut citer un autre patineur que Brian (indice plus haut) ? Il n’a disputé que dix-huit compétitions après tout, à 24 ans, la faute à de trop longs intervalles entre les grands rendez-vous. Pourquoi Plushenko, Stojko, Yagudin, Urmanov, Browning, Kulik, et Petrenko mettaient-ils si peu de chutes à leur programme ?

Verbe à frime

« Brian a les dents qui raclent le parquet. Il est bien, très bien. » Didier Gailhaguet, 2009, avant les mondiaux.
« Je sens que j’ai plus d’armes contre lui. » Brian Joubert, 2009. « Lui », c’est Plushenko.
« La technique est revenue, le physique est nickel, cela ressemble à un pic de forme. J’ai la caisse, je ne me pose plus de questions. » Brian Joubert, 2009, avant les mondiaux.
« Les échecs du début de saison m’ont fait perdre confiance, mais je ne suis pas mort. A partir de demain, c’est la saison 2010 qui commence et il ne faudra pas faire d’erreurs. » Brian Joubert, 2009, après les mondiaux.

Le Vestiaire, une fois de plus, fait son mea culpa. Le Poitevin n’est pas une arnaque. Ici en janvier 2008 et en mars 2008, notre spécialiste sports de glace s’était permis de dénoncer l’imposture Mlle Joubert. En conséquence, il sera augmenté.

Saison 5, Episode 7 : Rémy sans famille

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Six matches, deux défaites, deux nuls, deux victoires, huit buts marqués, neuf encaissés. Le bilan est flatteur, c’est celui de notre héros depuis septembre et il n’entraîne pas la Finlande. Combien devra-t-il perdre de matches pour être prolongé d’une dizaine d’années ?

On l’avait quitté après l’Argentine. « La France n’a pas démérité, il y a beaucoup de positif dans cette rencontre. » Qu’est ce qui est le plus positif ? La défaite, la défense de merde, les attaquants qui ne marquent pas de but ou les joueurs qui brillent en club, mais qui n’en touchent pas une avec du bleu sur le dos ? L’élimination se rapproche chaque jour un peu plus, Escalettes se réjouit, le public moins. Domenech est bien l’homme de la situation.

On le retrouve pour les fratricides rencontres avec la Lituanie. La première liste avait une allure étonnamment normale. Henry, Anelka, Benzema, les incontournables. Boghossian aura beau objecter que Trezeguet a repris, Raymond pense qu’il parle de la nationalité argentine. Il est beaucoup plus ennuyé pour Govou, mais la solution de rechange est toujours là : Jimmy Briand. Finalement, c’est presque classique.

Il reste le traditionnel spectateur de Téléfoot qui ne gagne plus une heure à Clairefontaine avec ses idoles, mais une sélection. Le Papin du pauvre au prénom américain dans un cimetière normand, il l’a déjà essayé, il lui en faut donc un autre. Concurrencer la Nouvelle Star, Raymond n’y avait pas encore pensé, c’est fait. Il va donc lancer un grand casting dans la France entière. De Toulouse à Nice, en passant par Lille, toutes les grandes villes vont recevoir le jury. Objectif : trouver la perle rare, aucune sélection chez les jeunes et si possible pas d’expérience européenne souhaitée. Aliadière et Le Tallec pensaient pourtant avoir fait le plus dur, mais ils ne verront pas Batard. Deux candidats se présentent en finale.

Le nouveau tzigane

L’un est un buteur précoce d’à peine 25 ans, presque une saison de Ligue 1 dans les pattes. Son profil séduit beaucoup le sélectionneur, ça lui rappelle vaguement quelqu’un, mais il sait plus trop qui. Les images de David Trezeguet, Jan Koller et Peter Crouch surgissent soudainement dans son subconscient. Auquel ressemble-t-il le plus ? Grand comme Trezeguet, il a presque le Belhadj pour débuter en bleu, à cinq ans près, il est également presque aussi bon que le géant slave ou le canonnier de Porsmouth, une sacrée carte de visite.

L’autre, c’est une petite frappe roots, voyageur invétéré, né à Martigues, avant de s’offrir une caravane, un Pau de départ, un triplé breton contre Nantes et une année sur le banc toulousain, parmi les grands. Mais il faut bien choisir : Domenech ajoute un critère, et surprise, c’est le nombre de buts qui fait la différence. Ce sera Gignac. « Cohérent », s’amuse-t-il devant la presse, unanime à souhaiter Hoarau. Raymond aime surprendre, mais quand il peut faire plaisir à tout le monde pour le bien des Bleus, ça lui va aussi. La Lituanie était l’occasion de se faire Gignac ou Hoarau. Pourquoi pas les deux et tous les autres attaquants de Ligue 1 ?

Le temps n’est pas si lointain où la France de Raymond disputa la Coupe du monde en Allemagne. Autres temps, autres mœurs : pas du tout, répond Sydney Govou. L’appelé de dernière minute joua plus que Louis Saha, qui avait patiemment bâti son statut de remplaçant dans le groupe France au long des solides matches de qualification aux Féroés. Une bien triste histoire, qui fait encore pleurer Ouedec et Djibrill Cissé. Les paris sont lancés : dans cette double confrontation baptisée « Oh la Kaunas » par Grimaldo et ses lunettes fumées, quel attaquant aura l’occasion de briller sous un maillot qu’il n’aurait jamais dû voir ? Aux yeux de Domenech, tous le méritent. C’est bien naturel, la France ne possède que Ribéry, Benzema, Henry, et donc Briand et Gignac. Pourquoi ne pas en appeler deux ou trois autres ? Plus c’est gros, plus ça passe, se dit Domenech, il a bien raison et ne va pas s’en priver.

Squilacci, la tête à toto

Domenech s’est donc passé de la nouvelle merveille parisienne pour des raisons évidentes : Papy Courage ne lui aurait sans doute pas pardonné de prendre un joueur qui vient de se vautrer en beauté contre Marseille et Toulouse. En plus, Paris, candidat au titre, prend deux taules, c’est son moment. Et soudain, la vie bascule de nouveau en sa faveur. Anelka se pète. « J’ai besoin d’un joueur de profondeur, pas de hauteur « , clamait-il le jeudi. Le lundi, Hoarau récupère son survêtement. Grisé, Domenech reconnaît qu’il ne croit plus trop à la qualification.

La chance lui sourit encore : le taulier Briand, attaquant de pointe rennais (huit buts, juste derrière le Havrais Alassane) incontournable et intouchable chez les Bleus se fait toucher et démonter le genou par Carrasso. Les médias s’emparent de l’affaire sans même se demander si l’équipe de France A’ a été ressuscitée. Domenech, qui lit un peu France Football, dit au Boghoss d’appeler Rémy Luyindula, qui joue à Paris ou Nice, il sait plus. Savidan, lui, commence à comprendre. Six attaquants, Raymond a entendu l’appel du peuple pour une équipe de France offensive, joueuse. Il alignera sûrement un 4-1-5 avec Benzema, Henry, Hoarau et Gignac dans la surface. Et même s’il préfère une seule pointe, il pourra toujours faire ses cinq changements.

Pendant ce temps-là, L’Equipe.fr relate que Domenech prône la stabilité et envisage de changer sa charnière centrale. Un journaliste, ça pose des questions ?

L’Hommage : Les clés à Mallett

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Dans un stade Mathieu Flamini à peine assez grand pour contenir tous les pratiquants du pays, le plus Italien des Français, Freddie Michalak, a rassuré le staff tricolore sur ses qualités de buteur. Un an à peine après la Currie Cup, il épingle le Trophée Garibaldi à son palmarès.

Qu’était-il donc passé par la tête de notre spécialiste rugby pour écrire que l’Italie était cette année la plus faible depuis son arrivée dans le Tournoi ? Avec 49 points et deux essais en cinq matches, elle a tout de même fait mieux qu’en 2004, une époque où le XV de France avait encore quelques valeurs. Elle a surtout fait trembler pendant vingt minutes la meilleure équipe d’Irlande de ces soixante dernières années et si les matches s’arrêtaient à la mi-temps, le Pays de Galles y serait passé aussi.

Berbizier avait pourtant laissé la patrie en ruines après la Coupe du monde, persuadant la Fédération italienne de confier enfin les clés à Mallet. Le sort scié sud-africain s’est dès lors ingénié à reconstruire pierre après pierre ce qu’il restait des Azzurri : deux victoires de prestige contre la Roumanie et le Portugal et les incisives supérieures de Troncon.

Le roux fait la quête

Les fondations posées l’hiver dernier contre l’Ecosse (23-20), ce Tournoi 2009  devait être celui de la confirmation. Aussi à l’aise à la mêlée que sur le calendrier des Dieux, Mauro Bergamasco s’en est d’abord chargé avant que Griffen ne finisse le travail : le coiffeur de Médard n’osera plus jamais sortir de son salon.

Il a aussi fallu à Trinh-Duc des qualités de perforation exceptionnelles pour cadrer la moitié de la défense transalpine et Parisse a montré à la face du Monde et de Voici qu’il n’était pas seulement le petit ami d’Alexandra Rosenfeld. Celle du Castré Giovanni – qui n’est pas son homonyme Adriana, Miss Jambon d’Aoste – a attiré l’oeil commercial d’Abribus Chabal. A en croire nos confrères italiens, les deux barbus en seraient même venus aux mains. C’est peu probable : aucun des deux n’a jamais su quoi en faire.

Shanklin tease Wood

La vraie info du week-end nous est en fait venue de Cardiff, où Gavin Henson, privé de sortie, n’a pas pu aller oublier sa détresse et ses placages ratés avec les restes de James Hook. Le Pays de Galles n’aurait sûrement pas volé son Hommage, mais on ne pouvait pas vraiment s’attendre à mieux avec Tom Shanklin.

En face de lui, samedi, O’Driscoll a ramené à l’Irlande le Grand Chelem que son seul talent méritait. Le centre irlandais a porté O’Gara et Stringer sur ses épaules une bonne partie de la décennie et Le Vestiaire peut d’ores et déjà l’annoncer : il prendra à Shane Williams le titre de meilleur joueur du monde en 2009 si les Lions ne vont pas, comme Michalak, faire du tourisme en Afrique du Sud cet été.

Pendant ce temps-là, Ntamak et Retière préparent déjà la succession de Vincent Collet.

Ligue 1 : La belle Braga, label Braga

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Landreau, Ceara, Camara, Traoré, Armand, Sessegnon, Clément, Makélélé, Rothen, Hoarau, Giuly. Le PSG peut pourtant avoir le sourire : il peut encore être champion.

François Calderaro peut être fier. Il ne sera pas le dernier joueur du PSG à errer sur le terrain en attendant un coup de pied arrêté. Mickaël Madar avait tenté de prendre la relève, en vain, et certains soirs en vin. Cette année, Guillaume Hoarau retrouve lui aussi souvent la lumière. Quand Giuly court à côté, il fait une tête ; quand personne ne court, il fait une tête mais plus fort.

15 buts : ça marche, et Paul Le Guen est très soulagé de le voir se servir le moins possible de ses pieds. Au pire, ça serait toujours mieux que Kezman, le cousin serbe de Batman. Makélélé, lui, refuse de courir le week-end et ça se passe très bien. Juninho serait très intéressé par un dernier challenge parisien.

Le Guen au don

Comme à côté, le petit Okocha fait la saison de feu de sa carrière, on se prend à rêver. Pas de quoi filer des regrets à Canal ou d’obliger Denisot à ne pas inviter Hoarau tellement ça fait mal, mais quand même. Même Sacco se demande si ça peut suffire pour être champion. Aulas aussi, mais pour déconner.

Le temps n’est pas aussi lointain où le PSG battait les gros, mais il n’est plus vraiment récent : tombeur par surprise de Bordeaux (1-0), Marseille (4-2), Lille (1-0) et Lyon (1-0) jusqu’à novembre, le PSG s’est débarrassé de ce surprenant sortilège. Bordeaux n’est pas tout Blanc dans cette histoire (4-0 et 3-0 au Parc en Coupe de la Ligue), Marseille vient de confirmer la tendance (1-3). Depuis quand prendre des taules en France veut dire qu’on en prendra encore plus en Ligue des Champions ?

Manque de chance pour le PSG, le tirage au sort de leur fin de saison ne les a pas gâtés : déplacements à Toulouse et Lille, réception de Rennes. Il n’y a guère que le match à Lyon qui soit réjouissant. Même Luyindula ne sentira plus cet étrange sentiment d’avoir vu un grand club à Gerland, un jour. Au Parc, c’est non, il n’était pas né.

Pendant ce temps-là, le livre de Jérôme Rothen est toujours en vente. Le prix Sulitzer ?

Le Nevers de la médaille

Felipe Massa est le nouveau champion du monde 2008 virtuel à titre posthume prévisionnel. A part ça et la moitié du règlement, rien ne change en F1.

C’est sans doute, avec le ping-pong et le beach-volley, un des seuls sports dont les règles changent plus souvent que les interfaces de Facebook (devenez fan du Vestiaire ici). Le titre F1 ne se jouera plus aux points, mais au nombre de victoires : la FIA en a décidé ainsi, en concertation avec elle-même et les banquiers d’Ecclestone, et Dieu seul sait ce qu’elle peut encore inventer d’ici deux semaines.

Il faudrait peut-être lui dire que Schumacher a arrêté la compétition, que les deux derniers championnats se sont joués sur le dernier Grand Prix et que Piquette et Nakajima ne sont jamais à court d’idées pour dynamiter une course. A part un peu plus de confusion chez les lecteurs du blog de Jean-Louis Moncet, la nouvelle réglementation ne devrait pas apporter pas grand-chose. Mais à quelques médailles près, Bernie a eu ce qu’il voulait, et c’est bien là l’essentiel.

KERS que c’est ?

Et pendant que tout Nevers salue la réforme en silence, la vitrine du sport automobile exposera cette saison des monoplaces bâclées, dénuées d’esthétisme et d’identité (vidéo). Au chasse-neige frontal s’ajoutera un système que personne ne veut et ne maîtrise. Comme Sylvain Mirouf, le KERS aura pour seul intérêt de redistribuer les cartes : McLaren brouille parfaitement les siennes jusqu’ici et la femme de Ross Brawn ne lui en veut déjà plus d’avoir hypothéqué leur chalet suisse.

De là à penser que l’Orni de Brackley peut gagner les trois premières courses de la saison, il y a un pas que Barrichello franchit chaque hiver avec plus en plus de rhumatismes. Jean Todt, Ron Dennis, Coulthard et Fisichella enfin partis, le Brésilien est le dernier témoin au cul (à) l’air d’une F1 compétitive, sans règles artificielles ni restrictions budgétaires.

Et si Mosley, pour réduire les coûts, commençait par s’attaquer au premier poste de dépenses de la FIA : les honoraires des putes de Chelsea ?

Les questions interdites : Le football français existe-t-il encore ?

kenny

Les très neutres spécialistes de Canal + ont réuni un somptueux plateau de crise. Parmi eux, le mauvais président Aulas, le catastrophique entraîneur-consultant Houiller, l’ancien agent pas véreux du tout, Diouf. Attention à la crise de foi.

A force d’entendre toujours les mêmes conneries, on pourrait finir par les croire. Quand Lyon prend une branlée contre le Barça, c’est la faute aux instances, quand Lyon se fait sortir par Manchester, c’est la faute aux instances, quand Lyon est humilié par Rome, c’est la faute aux instances. Pas assez d’argent, des stades trop vétustes et un cadre pas assez attractif.

Le Gerland vert

C’est donc pas assez d’argent, des stades trop vétustes, et un cadre pas assez attractif qui a provoqué le recrutement de Keita, Bodmer, Ederson, Boumsong, Grosso, Makoun, Piquionne, Delgado et Pjanic. C’est donc pas assez d’argent, des stades trop vétustes et un cadre pas assez attractif qui permet à Clerc, Réveillère, Juninho, Cris, Gassama, et Govou d’être encore dans l’effectif. C’est donc pas assez d’argent, des stades trop vétustes, et un cadre pas assez attractif qui permis à Fred de pourrir minimum trois saisons.

C’est donc pas assez d’argent, des stades trop vétustes, et un cadre pas assez attractif qui a empêché Fred de planter un but au Milan AC. C’est donc pas assez d’argent, des stades trop vétustes et un cadre pas assez attractif qui a empêché le PSV d’en prendre un. C’est donc pas assez d’argent, des stades trop vétustes et un cadre pas assez attractif qui a fait que jusqu’à la 88e minute, Lyon était toujours champion d’Europe 2006. Deux minutes, ça coûte combien ? C’est des nouveaux sièges à la Beaujoire ?

Plus belle Xavi

L’argent est sans aucun doute le vrai responsable des malheurs français : en effet, le Barça est quasiment deux fois plus riche que Lyon. Argument inattaquable, d’autant que le premier budget européen n’est autre que le grand Real, qui a écrasé la ligue des champions 2002. D’ailleurs, Aulas et ses copains ne sont pas des assistés. Il ne passent pas leur temps à quémander et chercher des combines pour se gaver de droits télés qui représentent plus de la moitié de leurs budgets.

Qui a remplacé Diarra, Essien, Abidal, Tiago et Malouda ? Le prêt à titre gratuit a la peau dure. Et pendant qu’Aulas entretient ses résidences secondaires, combien de salaires, d’espoirs, d’objectifs auraient pu être payés avec l’argent foutu en l’air autour de Fred, de Delgado, de Piquionne, de Baros, Pjanic , Belhadj ou de Boumsong qui n’ont servit à pas grand-chose. A rien ?

L’étoile du Bergeroo

Même le championnat de France n’est plus une excuse. Qui sont ces fameuses pépites que les clubs fortunés nous dérobent ? Et si tout simplement l’Hexagone ne produisait plus aucun joueur correct ? Et si l’indispensable épine dorsale défensive français ne jouait ni à la Juve, ni au Milan AC, ni à Barcelone, ni à Chelsea, ni au Bayern, ni à Liverpool, ni à Manchester ? Où vivaient Thuram, Desailly, Lizarazu, Sagnol, Makelele, Deschamps, Petit, Vieira, Blanc et Karembeu ?

Et si les problème de l’équipe de France n’étaient pas qu’un simple hasard de coaching ?  Et si Gouffran, Briand, Nasri, N’Zogbia, Matuidi, Gomis, Zubar, Payet, Le Tallec, Sinama-Pongolle, Aliadière, Meghni,  Ben Arfa, Kaboul, Mexès, Mavuba et Bréchet avaient tous joué en France espoirs ? Et si Gourcuff s’était fait dégager de Milan pour ne jamais y revenir à juste titre ?  Et si Benzema et Ribéry devaient assumer seuls toute la nouvelle génération du foot français ? Même Benoit Cauet, le Toulalan du riche, jouait à l’Inter.

Heureusement, Barcelone a eu besoin de tous ses arguments financiers pour piquer aux plus grands clubs Xavi, Iniesta et Messi. Quel est le sens exact des mots détection, formation et recrutement ?

Michalak et Chabal : Escrocs mais pas trop

tony

Alors que Le Vestiaire allait se faire Chabal, qui le mérite largement, Lièvremont a sorti de son ridicule chapeau un ancien copain de Jo Maso. Du coup, on va se faire les deux.

Chabal, Michalak : une carrière semblable, une trajectoire similaire, un rôle équivalent sur le terrain. Michalak était tout, Chabal n’était rien. Une dizaine d’années après leurs débuts internationaux, le bilan est flatteur. Ils n’ont rien gagné à part de grosses liasses de pognon. Ils s’en sont même foutu plein la panse. Pour le jeu, on repassera (leurs polos Ralph Lauren). Pourtant, Michalak était prometteur comme Chabal ne l’a jamais été.

Elodie Frégé contre Michal

A l’origine, Fred est un demi-de-mêlée exceptionnel, pas seulement un médiocre joueur lyonnais. Vif, créatif, son jeu au pied suffisamment faible et sa vista font de lui le successeur désigné non désigné de Fabien Galthié. Puis, tout bascule. En numéro 9, il n’y a que Yachvili et plus tard Elissalde, ainsi qu’une bonne dose de burnes qui ne feront jamais oublier personne, mais qu’on oubliera vite. Michalak, lui, se souvient des mots de Salviac, qui avait traité Castaignède de Petit Prince.

Lui aussi veut connaître Saint-Exupéry, quitte à vivre 30 ans avec une jambe dans le plâtre. Michalak sera 10, blessé, éternel espoir. Mais il y ajoutera une belle qualité inconnue de Thomas : il sera nul. Ca n’empêchera pas Bernie de le sélectionner sempiternellement à la même place pour faire la même merde. Deux Coupes du monde baclées plus tard et quelques branlées européennes, Lièvremont prend une blague de Jo Maso au sérieux : « Et si on reprenait Michalak ? » Maso pensait en 10, Marco comprend en 9. Et pour une fois, il ne se trompe pas. Si le Prince 2 sait encore faire une passe et qu’un jour il rejoue, il pourrait ne pas être pire que ses nouveaux prédécesseurs, de Tillous-Bordes à Parra, en passant par le fiston Elissalde, dont la carrière a pris un envol aucagnien intéressant, même si la poule au Pau évite les coliques.

Chabaladejo

Chabal, lui, bénéficia aussi de l’effet Laporte, qui le trouva d’abord bon, puis mauvais, puis bon, puis mauvais, mais toujours très con-stant. La constance, une qualité commune à ce que le rugby a enfanté de pire. Puis Chabal, surnommé on ne sait pourquoi, mais sans doute injustement, le Lomu du pauvre, se lance dans une imposture qui va séduire.

Son visage d’adulescent pubère retardé ne passe plus, on ne le reconnaît que trop. Il est montré du doigt dans les stades, jusqu’aux débutants de l’US Casteljaloux, devenue la très sexy URMC : « C’est lui qui ne connaît même pas sa place sur le terrain. » En effet, aucunement besoin d’être aussi compétent que le cas Camou pour s’en apercevoir. Deuxième ou troisième ligne, il essaye tout, n’est convaincant nulle part, mais il est brutal.

A cette attitude barbare, très appréciée chez nos voisins alcooliques et Marc Cécillon,  il va ajouter le déguisement : il croise un matin un clochard en sortant de chez lui. La suite, on la connaît, American Psycho aussi. Le même joueur indigent, mais une barbe et des cheveux dégueulasses, des pubs, du blé, mais pas un match décisif. Il ne sert à rien, même en perforation. Il ne sait pas jouer, mais il sait escroquer. Même les Enfoirés sont dupes malgré la dope. Personne n’a jamais su répondre à une question : pourquoi Chabal n’a-t-il jamais convaincu ?

Pendant ce temps-là, on ne touche pas à la charnière Parra-Plégique. C’était pour qui le 29-0 de la mi-temps ?

Le roman du perd OL :
Jelen, je m’appelle Jelen

helene-rolles-200301

Le PSG marque le pas, Auxerre paie encore son mauvais début de saison. L’OL peut avoir le sourire : plus que jamais, il peut être champion.

Ce n’est pas la crise à l’OL. Quatre jours après sa cruelle sortie européenne à Barcelone, Lyon a chuté à domicile contre l’AJ Auxerroise. On parle bien de la grande, celle de Jean Fernandez. Grâce à un grand Lloris, Lyon a évité un bon 4-0. Etre battu par deux grands d’Europe dans la même semaine, il n’y a pas de honte. Et pourtant, Claude Puel avait la tête des mauvais jours en fin de match.

Son adjoint a eu beau lui répéter qu’Essien n’était plus là, que c’était toujours Pjanic à la place, rien à faire, il ne lui a pas arraché le moindre sourire. Après avoir vendu chèrement sa peau et même s’être procuré quelques centres, l’OL a cédé. La faute à l’inexpérience. Boumsong a aussi remis un splendide ballon de la tête plein axe. Cris, au marquage de Jelen, s’est immédiatement mis en grève, rien à dire. Le grand Boum ne survolerait donc plus la Ligue 1 non plus.

Juni holiday

Aulas l’assure : ce n’est pas la crise à l’OL. De toute façon, le calendrier est mal foutu. Commencer en octobre aurait-il suffi pour battre Auxerre ? Puel n’y est pour rien, c’est Juninho qui décide, sinon comment expliquer deux titularisations en quatre jours ? Ou alors c’est à n’y plus rien comprendre, Puel serait un gros nul, 53 points en 28 matches serait le pire total de l’OL depuis son hégémonie. Baudelot et Establet l’avaient dit il y a longtemps, Sacco le répète à qui veut l’entendre : le niveau monte. Pourtant, plus personne n’écoute et ses « L’année du football » des 50 dernières saisons ne partent pas comme des petits pains dans les bric à brac de France. Mais voilà, Makélélé peut finir champion.

Visiblement remis de son expulsion pour injures, Juni a expédié un coup franc dans la gueule de Pedretti, l’édenté du Doubs. La retraite approche, il solde ses comptes. Du travail bien fait, à croire qu’ils ont joué ensemble, mais la cellule recrutement n’a pas pu faire ça.

Ce n’est pas la crise à l’OL, puisque Benzema reste. Il l’a dit. Deux possibilités : soit il le pense et Karim Djaziri n’est pas agent, mais gourou, soit il se fout de la gueule d’Aulas comme personne ne l’a jamais fait. Dans les deux cas, il ne restera pas à Lyon puisqu’il est déjà parti. Le Vestiaire l’a déjà révélé. Progression, effectif, Coupe d’Europe, Equipe de France, Coupe du Monde, Ballon d’Or, même la Coupe de la Ligue. Sur ces critères, combien figurent dans la colonne Lyon ? Toulalan aussi a compris au Camp Nou qu’il perdait son temps et que Tottenham serait une promotion. Govou, lui, pleure chaque jour l’offre de Portsmouth.

Pendant ce temps-là, le buteur brésilien Fred a inscrit un doublé pour son premier match avec Fluminense. Son nom circule avec insistance du côté de l’OL pour le prochain mercato.

Marchons ensemble à Twickenham

allez

Ce n’était pas une demi-finale de Coupe du monde, mais ça y ressemblait. Ce n’était pas non plus un Australie-Portugal. C’était quoi, alors ?

De notre envoyé spécial permanent dans les faubourgs de Bristol

Faudra-t-il que Le Vestiaire réserve à Marc Lièvremont le même traitement qu’à Domenech et Forget pour que les instances dirigeables du rugby tricolore prennent enfin conscience de son manque de légitimité à la tête de l’équipe de France ? Ses deux haltères ego ont davantage de vécu, il n’y a pas de quoi en faire un Show, mais on a sûrement vu dimanche la pire sortie des Bleus depuis que les Six Nations se jouent à cinq et demi.

Le XV de France a pris la campagne publicitaire de Nike un peu trop au sérieux : à force de vouloir marcher sur Twickenham, il en a oublié qu’il était aussi parfois utile de courir un peu. A son manque d’engagement se sont en plus ajoutés les deux pieds gauches de Parra et des lacunes défensives plus vues depuis la petite finale argentine. Il n’y a bien que le niveau jeu de son équipe que Lièvremont a réussi à faire reculer.

Pour Wilkinson le Glas

Dans son hommage à William Gallas, Le Vestiaire avait évidemment refusé de céder à la facilité il y a deux semaines, après une victoire en trompe l’oeil contre la Nouvelle Zélande d’Europe. La France, dans son chaudron de Saint-Denis, venait alors d’humilier de cinq points la meilleure équipe du monde. Son Tournoi était fini. A quoi bon aller risquer une blessure en Angleterre alors que les phases finales du Top14 approchent ?

Le trio fédéral parachuté à Marcoussis a su trouver les mots pour motiver ses troupes. Il aurait peut-être pu y ajouter quelques abstractions : dignité, envie, combativité. Placage et replacement n’auraient pas non plus été de trop sur la fiche de Chabal : il a plaqué en première mi-temps trois fois moins d’Anglaises que Cipriani au lycée.

La pluie et le pied de Wilkinson n’y sont cette fois pour rien. Le fond de jeu français est si bien en place qu’on en craindrait presque les rouflaquettes de Griffen. Espérons seulement que le résultat en Italie, quel qui soit, n’influence pas la seule issue logique de ce Tournoi : l’éviction de Lièvremont.

Pendant ce temps-là, le premier qualifié de la zone Asie tremble déjà. Il ouvrira sa Coupe du monde contre la France de Fabien Galthié, le 10 septembre 2011.

Bruits 2 Vestiaire

Vraie action en chaîne

C’est avec une tristesse infinie et la gorge sèche que toute l’équipe du Vestiaire a appris la semaine dernière la fermeture de Budweiser TV, la chaîne intéractive du brasseur américain. Une fameuse marque aux trois bandes, Adidas pour ne pas la citer, a heureusement saisi l’occasion pour lancer sa propre ouèbe TV. On peut notamment y regarder plein de vidéos aussi cool que celles de Steven Gerrard jouant au ball-trap avec Xabi Alonso ou de Michael Ballack tirant sans faire exprès dans les couilles d’un mec au lieu d’un cerceau (lol). Tout ce beau contenu sera en plus personnalisable et facile à partager. Que demande le peuple ? Evidemment, ceci n’est pas du matériel promotionnel.

Canular et la manière

C’aurait pu être notre vidéo de la semaine, mais une mise en contexte s’imposait. Streeter, le barbu qui parle à la caméra avec un accent américain, organise un canular géant pour se venger de son pote Amir, celui avec les grosses lunettes. C’est la mi-temps d’un match de basket et ce dernier est choisi parmi le public pour tenter un panier à 500.000 dollars, les yeux bandés depuis le milieu de terrain. On vous laisse découvrir la suite, pas si impressionnante, après tout, quand on sait qu’Yvan Mainini a fait encore plus fort la semaine dernière : faire croire à Vincent Collet qu’il pouvait tirer quelque chose de l’équipe de France.

O’Neill passe à table

O'Neil

On ne sait pas trop ce qui est le plus étonnant : que 295 personnes soient allées se geler les couilles en Russie pour un match d’Aston Villa ou que l’entraîneur Martin O’Neill, les invite tous à manger pour se faire pardonner du spectacle (0-2). Quatrième de la Premier League, le club anglais avait choisi comme Bordeaux de faire l’impasse sur la Coupe de l’UEFA pour ménager son groupe, privé ce soir-là de huit titulaires, restés à Birmingham. Les fans venus à Moscou pour rien auront donc le droit à un dîner avec les joueurs, aux frais de la princesse. Aulas aurait pu tenir une soirée quenelles au retour de Barcelone.

VIDEO ET DES BAS. Bianca Gascoigne : Tel père, telle fille

Vous y avez échappé. Sébastien Loeb sur les lieux du crime ; Dwight Howard : plutôt deux fois qu’une ; Mike Di Meglio change de catégorie.

LA FAUTE AU FINISH. Andy Roddick se met à la peinture

brooklyn

Vous y avez échappé. Anna Kournikova : filet mignon ; Jeannie Longo fête mardi gras ; Balles neuves.

Barça-Lyon : Yes we can’t

best

Beaucoup attendaient une équipe de Barcelone de ce calibre. En revanche, ce que personne n’attendait à part Le Vestiaire, c’était le niveau de Lyon. Le plus mauvais de l’Histoire, le même depuis août. La preuve, joueur par joueur, et on commence évidemment par Delgado.

Delgado. Eto’o et Henry ont beaucoup travaillé, jusqu’à la veille du match retour. Ils ont finalement réussi dans leur entreprise : endormir Claude Puel. Sinon, on ne voit pas ce que Chevrito faisait là au coup d’envoi. Le Vestiaire l’avait dit.

Lloris. Finalement, Coupet n’est pas si malheureux à Madrid. Le foot, c’est cruel. Le Vestiaire l’avait dit.

Clerc. Net et précis. Surtout en deuxième période, quand Toulalan a pris sa place. Ca fait une solution de plus pour Domenech. Le Vestiaire l’avait dit.

Cris. Le Policier fait la circulation, toujours à cinq mètres du trafic. Le Vestiaire l’avait dit.

Boumsong. L’Equipe louait ses performances depuis trois mois. La Ligue des Champions s’est arrêtée pendant trois mois. Le Vestiaire l’avait dit.

Grosso. Messi n’a donc pas besoin d’être bon. Le Vestiaire l’avait dit.

Toulalan. A l’aller, il avait été un peu aidé par ses partenaires. Là, même son entraîneur l’a lâché en le replaçant arrière droit. Eto’o et Henry sont vraiment très forts. Le Vestiaire l’avait dit.

Makoun. A l’aller, on n’avait vu que lui, paraît-il. Au retour, c’est sûr, on n’a vu que lui. Le Vestiaire l’avait dit.

Juninho. Il a voulu finir comme Zidane. Quand il s’est rendu compte que lui n’aurait pas de prolongation, il n’avait plus que l’arbitre à insulter. Sinon, il a été vieux, lent et violent. La retraite, Le Vestiaire l’avait dit.

Ederson. Le Vestiaire l’avait dit.

Benzema. Il a signé son nouveau contrat à la 27e minute, Thierry Henry aura sa commission. Le Vestiaire l’avait dit.

Claude Puel. Delgado, Clerc, Juninho : Le Vestiaire va finir par le redire.

Bodmer, Kallström, Keita. Comme pour les autres, Le Vestiaire l’avait déjà dit l’an dernier.

L’adversaire. Messi a été le moins bon, et bien meilleur que le meilleur Lyonnais. Sinon, c’est ce qu’on attendait, une attaque et un milieu de feu, une défense pourrie. Et une deuxième mi-temps inutile.

Le score. Etrange sentiment que cette impression de voir Le Vestiaire se demander en janvier si Lloris en prendrait plus ou moins de 8.

Jean-Michel Aulas. Mauvais recrutement, mauvais joueurs, mauvais staff. Sa gestion a encore payé. Qu’avait donc bien pu dire Le Vestiaire à ce propos ?

Lyon. Equipe minable, joueurs minables. Benzema n’aura perdu qu’une saison.

L’Equipe, Saccomano, Sport Addict, Pierre Menes, les spécialistes de Canal, Zidane, la presse et le football français devraient avoir honte. Malhonneteté ou incompétence ?

LdC : Qui croit encore au Père OL ?

amicalementvotre

Fred est à peine parti après trois campagnes de C1 de bons et loyaux services, qu’un nouveau mystère envahit l’OL. Le football français dans son ensemble le voit se qualifier à Barcelone. On se fout de la gueule de qui ?

Non, Carlo Molinari n’est pas gâteux. Ou alors Escalettes le serait aussi, à 182 ans à peine, et Zidane répéterait ce qu’on lui dit de dire. Après vérification, le football français – ce qui inclut la presse spécialisée et Sport Addict – n’est pas frappé du syndrôme dit de la mémoire tampon. Le mal est plus profond, comme disait la femme de Fred. Personne n’a oublié qu’à l’aller, il y a eu 1-1 et que c’était à Lyon. Tout le monde sait que ça ne laisse même pas à Lyon une chance sur trois de se qualifier, mais après tout les stats, qu’est ce que ça veut dire ? Tout le monde sait aussi que Boumsong et Keita joueront au retour, qu’Iniesta c’est plus fort que Carole Busquets. Pourtant, tout le monde, y compris Carlo, qui recruta un jour Lukic, Padovano et même Kubik, en est persuadé : Lyon a les moyens de gagner à Barcelone.

L’argument principal, puisqu’il en faut un, c’est Barça-Metz. On parle de l’époque de Kurbos, Pirès ou Pjanic ? D’ailleurs, avant d’exhumer un match dont tout le monde se fout, joué par des joueurs que personne ne connaît, il faudrait commencer par retrouver le prénom de Kurbos ? Julien ou José ? A moins que ça ne soit l’émission présentée par Dominique Chapatte ? Ou un acteur d’Amicalement Vôtre ?

Eto’o se ressert

Buzz et fausses rumeurs sont souvent créés par un défaut d’interprétation. Lyon a cru que Keita était une star et a mis 18 millions, c’est un exemple. Ca marche aussi pour l’exploit programmé de mercredi. Les deux criminels sont mâlins : ils jouent dans l’équipe d’en face. L’Equipe, trop heureuse que deux de ses directeurs de rédaction espagnols s’expriment, a tout noté. « Lyon a très bien joué. Ils méritent autant de respect que nous et Manchester », a expliqué son correspondant permanent camerounais.

Le rédacteur en chef des Ulis, à qui on ne la fait pas, se devait de surenchérir : « Je tiens à tirer mon chapeau à Lyon. On s’attendait à un match compliqué mais les Lyonnais ont réussi un gros match. » C’est poli, Jean Djorkaeff adore entendre ça après la qualification du club pro contre l’amateur. A une différence près, en Coupe de France, les pros évitent de dire ça à la mi-temps, ça fait un peu trop sûr de soi.

Autant d’amour, Aulas en est presque gêné. Grégory Coupet, lui, voit bien un 2-2. Ca réduit les chances lyonnaises d’encore 10%. Tout le monde est au moins d’accord sur une chose, si Lyon l’emporte, ça fera plaisir. Et comme on croit aux miracles, on ne vous dira pas, nous non plus,  la vérité. Mais Benzema la connaît.

Europe indoor : Le mur de Berlin

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L’athlétisme de haut niveau existe encore. Quand les Mondiaux ou les JO ne sont pas là, des meetings en crypté peuvent intéresser une poignée de fans de Jean Galfione. Et puis, il y a le reste.

Le reste, ce sont des championnats d’Europe, où même Medhi Baala peut prendre deux médailles d’or, et des compétitions en salle à haute valeur ajoutée. C’est Renaud Longuèvre qui le dit, les Europe en salle ont le mérite d’exister. Qu’en pense Garfield, champion Derrien du tout ? Christophe Cheval est envahi par la nostalgie lorsqu’il observe le palmarès de ces fameux championnats. Pas seulement parce que les nuls y sont mis à  l’honneur, mais aussi parce que les anciens drogués y courent plus vite que durant leur traitement. L’air turinois a décidément du bon, la série B également.

Pour autant, fallait-il ne pas parler du tout de la compétition ? Le champion du monde berlinois Teddy Tamgho a sauté aussi loin que Georges Sainte-Rose, Ladji Doucouré détalé aussi vite que Grégory Sedoc, dont le record personnel sur 110 m avoisine celui de Dan Philibert. Même Bob Tahri atteint le podium. Seul Salim Sdiri a manqué une occasion de ne pas sauter 8 mètres. Ah non, en fait. Et la vilainie s’abattit une fois de plus sur Romain Mesnil.

La poudre de Berlin pepin

Evidemment, pour la troisième année consécutive, Le Vestiaire accompagnera l’équipe de France d’athlétisme dans sa préparation à dégager Bernard Amsalem, selon la vieille méthode Escalettes. Arron réussira-t-elle à faire croire qu’elle a 25 ans ? Doucouré aura-t-il un adversaire ? Leslie Djhone acceptera-t-il enfin les méthodes d’entraînement des siens ?  Baala dispensé des 3’29 », M’Bandjock sous les 10 secondes, les aventures de Jérôme Clavier et les passions inavouables, mais avouées de Patrick Montel pour Philippe Delerm… La fabuleuse légende de Berlin l’enchanteur bientôt sur Le-Vestiaire.net.

Pendant ce temps-là, Udo Bolt se demande encore s’il peut oser monter jusqu’au 5.000 m sans que l’on ne remarque rien.

Le JaGuy show : En voiture Simon

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Une victoire et deux finales en 10 ans : le parcours serait presque honorable si on n’attendait pas une performance depuis 7 ans. Domenech aurait-il trouvé son maître ? « C’est en tout cas très positif. » Voici l’histoire d’un tennisman moyen devenu un capitaine moyen, consultant moyen, fouteur de gueule professionnel, qui ne démissionne jamais, qui n’est jamais viré pour manque de résultats. Le JaGuy Show, premier épisode : Forget signe un tchèque en blanc à la Fédération.

C’était il y a moins d’un an, en quart-de-finale, à Winston Salem. L’équipe de France la plus prometteuse de l’histoire accrochait les Etats-Unis, sans son nouveau Noah. Une défaite honorable, et pour une fois, ce n’était pas la Russie. Guy était aux anges. « On peut tous faire des progrès. C’est ce qui nous poussera l’année prochaine à être encore plus forts. »

Mars 2009, le capitaine peut souffler, sa meilleure équipe de France de tous les temps a évité l’écueil tchèque. Elle courait le risque de se planter, de passer à côté de son premier rendez-vous commun entre Mousquetaires dans un vulgaire premier tour. Il n’en est rien, comme prévu par le cap’tain, Tsonga a joué et gagné le cinquième match. L’aventure continue, place aux barrages. Une équipe est en train de naître. « C’est très positif. »

Capitaine femmes

Septembre 2004, la France atteint pour la dernière fois de l’ère Forget une demi-finale. Une édition boudée des Dieux, Escudé et Clément jouent en simple. Depuis, Guy le friqué s’est vu offrir Richard Gasquet, qui malgré ses 22 ans, compte déjà presque 25 ans de carrière. Dont quatre ans de Coupe Davis, des matches au couteau sur le circuit. C’est sans doute un peu juste pour être aligné en simple face à deux joueurs aussi insignifiants que Berdie et Stepa. Simon est numéro un, il en touche pas une depuis le début de saison, n’a jamais joué en équipe. Au cas où, il prévient quand même son capitaine. Guitou n’a plus le choix. Simon jouera et avec un peu de chance, il aura même droit au match décisif. De toute façon, on lui reprocherait de ne pas le faire jouer.

C’est là qu’intervient la grande nouveauté de ce show 2009. Que faire du jeune Richard ? L’écarter ? Non, Guy n’aime pas Gaël Monfils. Après tout cette saison, l’ex-nouveau Noah n’est pas bien. Une finale, deux demies (dont celle de la semaine dernière) en cinq tournois, il manque encore un peu de confiance. Il sera remplaçant. « C’est très positif. »

Génération endort

L’idée fait son chemin dans l’esprit du capitaine : et si Gasquet faisait le double ? C’est pas si con, Gasquet n’est pas un joueur de double (60 matches depuis 6 ans), pas un seul match cette année, il ne joue jamais avec Llodra. « Ca peut faire des étincelles ». D’autant que la meilleure paire du monde n’est pas Française. Santoro a pris sa retraite depuis plusieurs années. Dommage, Guy se serait bien vu serrer la pogne pleine de blé de Fabrice, mais il aura d’autres occasions. Forget n’est-il pas son voisin en Suisse ?

Peu à peu, les rôles de chacun Safin. Tsonga est incontournable, Simon est numéro un, Llodra est bien là. Il ne manque qu’une seule clé, propre à la Coupe Davis : un capitaine décisif. Curieusement, jamais Forget n’a pu inverser par ses conseils la tendance d’un match, ou permis à une demi-portion de se sortir les doigts du cul. Mais bon, tant pis, cette fois l’équipe peut s’en sortir toute seule, elle est si forte. Ne les appelle-t-on pas les Mousquetaires en référence à leurs glorieux aînés ? Mais pourquoi Lacoste, Borotra, Cochet, Brugnon étaient-ils affublés d’un tel sobriquet ?  Quoi, six victoires en Coupe Davis ?  « C’est très positif. »

Ostrava grand

Les esprits chagrins souligneront que Gilles Simon s’est fait torcher par Berdych. Guy a de l’expérience, il savait que le stress pouvait jouer pour une première. Mais il est malin, donc il a compensé en s’appuyant sur sa toute nouvelle équipe de double : Gasquet-Llodra. Il n’a pas été déçu, l’avenir s’annonce radieux : « Cela conforte ce que je pensais de cette composition. Richard et Mika peuvent jouer à un très haut niveau ensemble. » Il a pourtant vu le même match que tout le monde : « Sur tout le match, c’est bon, le potentiel est là, mais deux ou trois petits points par çi par là nous coûtent le match. » Deux ou trois petits points qui en font à ce moment-là deux pour les Tchèques et un pour la France. Tout repose sur Gilles Simon, ce qu’il fallait éviter pour que Monfils ne le surnomme pas Paulo dimanche soir.

Mais Guy, c’est un grand fan du travail de Loïc Courteau. Alors, il tente le coup de poker : appliquer la recette dite de Roland Garros. « Gilles, il faut qu’il se sorte de l’esprit l’enjeu, le monde, le public hostile pour jouer son meilleur tennis. » En Coupe Davis, ça veut dire s’échauffer contre un mur ou Clément. Mais pour Nathan Lesermann comme pour tous les Mousquetaires, le temps est un allié. Lancer un gamin qui ne sait pas nager dans le grand bain, il peut s’en sortir, foutez lui des loups, il vous rendra le saladier. Surtout quand il vous prévient qu’il le sent pas, mais alors pas du tout. JaGuy n’avait vraiment plus le choix, il devait l’aligner.

Guy Forget se souvient, il avait lui aussi perdu ses premiers matches de Coupe Davis contre la Tchécoslovaquie. Il  gagnera un autre saladier, il en est persuadé. A l’ancienneté, ça peut passer ? Ou peut-être bénéficiera-t-il d’une wild-card, on ne sait jamais.

Bruits 2 Vestiaire

Vraie action en chaîne

C’est avec une tristesse infinie et la gorge sèche que toute l’équipe du Vestiaire a appris la semaine dernière la fermeture de Budweiser TV, la chaîne intéractive du brasseur américain. Une fameuse marque aux trois bandes, Adidas pour ne pas la citer, a heureusement saisi l’occasion pour lancer sa propre ouèbe TV. On peut notamment y regarder plein de vidéos aussi cool que celles de Steven Gerrard jouant au ball-trap avec Xabi Alonso ou de Michael Ballack tirant sans faire exprès dans les couilles d’un mec au lieu d’un cerceau (lol). Tout ce beau contenu sera en plus personnalisable et facile à partager. Que demande le peuple ? Evidemment, ceci n’est pas du matériel promotionnel.

Canular et la manière

C’aurait pu être notre vidéo de la semaine, mais une mise en contexte s’imposait. Streeter, le barbu qui parle à la caméra avec un accent américain, organise un canular géant pour se venger de son pote Amir, celui avec les grosses lunettes. C’est la mi-temps d’un match de basket et ce dernier est choisi parmi le public pour tenter un panier à 500.000 dollars, les yeux bandés depuis le milieu de terrain. On vous laisse découvrir la suite, pas si impressionnante, après tout, quand on sait qu’Yvan Mainini a fait encore plus fort la semaine dernière : faire croire à Vincent Collet qu’il pouvait tirer quelque chose de l’équipe de France.

O’Neill passe à table

O'Neil

On ne sait pas trop ce qui est le plus étonnant : que 295 personnes soient allées se geler les couilles en Russie pour un match d’Aston Villa ou que l’entraîneur Martin O’Neill, les invite tous à manger pour se faire pardonner du spectacle (0-2). Quatrième de la Premier League, le club anglais avait choisi comme Bordeaux de faire l’impasse sur la Coupe de l’UEFA pour ménager son groupe, privé ce soir-là de huit titulaires, restés à Birmingham. Les fans venus à Moscou pour rien auront donc le droit à un dîner avec les joueurs, aux frais de la princesse. Aulas aurait pu tenir une soirée quenelles au retour de Barcelone.

VIDEO ET DES BAS. Bianca Gascoigne : Tel père, telle fille

Vous y avez échappé. Sébastien Loeb sur les lieux du crime ; Dwight Howard : plutôt deux fois qu’une ; Mike Di Meglio change de catégorie.

LA FAUTE AU FINISH. Andy Roddick se met à la peinture

brooklyn

Vous y avez échappé. Anna Kournikova : filet mignon ; Jeannie Longo fête mardi gras ; Balles neuves.

Le roman du perd OL :
Et au milieu coule Reveillère

garcimore

Bernard Lama a confirmé sur Canal + qu’il croyait toujours en la qualification lyonnaise, même si le Barça lui paraissait très au-dessus. A ses côtés, Denoueix n’avait pas le même avis en commentant les énormes difficultés du Barça.

Décidément, les Lyonnais sont maudits. Ils avaient déjà concédé l’égalisation contre Rennes à la 90e minute le week-end dernier, alors que Briand n’avait eu aucune occasion du match. Cette fois, c’est à la dernière seconde que Lille les a éliminés de leur Coupe de France. Le destin s’acharne. Claude Puel s’en est ému : quand on prend un but à la dernière minute, on ne peut pas réagir ensuite, les règlements sont mal faits.  Berlusconi avait bien tenté le coup en 1991, mais c’était en plein match.

Après avoir survolé la rencontre, les champions d’Europe lyonnais se sont donc fait crucifier. Les plus grands ne sont jamais à l’abri de prendre un petit but, mais en prendre trois, c’est vraiment la scoumoune. On pourrait, comme certains, avancer que cette défaite est dûe au Hazard, mais Pjanic se sentirait menacé pour la saison prochaine.

Lamine Garcimore

Le souci, c’est que la malédiction dépasse le simple niveau de Frédéric Piquionne. John Mensah s’est encore blessé, à quelques jours de retrouver la Ligue des Champions. Bien des homologues de Claude Puel n’auraient pas vu où est le problème, mais à Lyon, il saute aux yeux. Le premier malheur s’est abattu sur Gassama : le fantôme de Ribéry le hante tellement qu’il l’a confondu avec Bastos à Lille. Il aurait pu échanger son image Panini de l’Enfoiré, Réveillère a toujours celle de Mancini.

Deux ans plus tard, le calvaire continue pour Réveillère : Puel a bien remarqué son genou en plastique à l’entraînement et il n’en veut pas pour la Ligue des Champions. Du coup, le créateur monégasque ne sait plus qui mettre et comme il le pense en s’agaçant, « certainement pas Jean de mes couilles ». La rumeur Toulalan à droite de la défense a donc circulé. Domenech lui même n’y avait jamais pensé.

Pendant ce temps-là, Fred a signé à Fluminense « malgré des opportunités plus intéressantes en Europe ». Ca aurait pu être pire comme une défaite contre Lille en championnat ou Clerc au marquage sur Bastos.

Michael Phelps : « Sauvé par le bong »

Michael Phelps nous a donné rendez-vous dans un bar à chicha de Baltimore, où depuis sa condamnation pour conduite en état d’ivresse, il vient chaque mercredi sensibiliser les jeunes de son âge aux dangers de l’alcool.

QUESTION : Michael, comment vous sentez-vous à deux mois maintenant de votre retour à la compétition, en Caroline du Nord ?
MICHAEL PHELPS : Je suis trop zen, man. Je profite des trois mois de vacances que la Fédé m’a filés pour faire le plein de bouffées d’oxygène. Bon, c’est vrai qu’entre vous et moi et votre collègue (ndlr : je suis seul avec lui), j’aurais trop préféré reprendre au meeting d’Amsterdam, mais mon coach Bobbie (Bowman) il a dit qu’il valait mieux pas trop attiser la tension dans les médias.

Q. : Comment avez-vous vécu la polémique autour de votre consommation de cannabis ?
M.P. : J’aurais jamais cru qu’une petite pipe pouvait faire autant de mal. Je comprends mieux mon ex maintenant. Mais bon, je m’en sors pas trop mal. Heureusement que la photo a été prise ce soir-là, parce j’avais pris drôlement cher la veille chez Bobbie.

Q. : Votre entraîneur ?
M.P. : Non, non, mon médecin traitant.

Q. : Cette affaire ne risque-t-elle pas de jeter le doute sur vos performances ?
M.P. : Vous vous êtes déjà fait un bong ? T’es même pas capable de marcher après trois taffes, alors j’ose pas imaginer un 400 m 4 nages. Non, vraiment, je touche pas à ça pendant les compét’. C’est pas compatible avec mon traitement m’a dit Bobbie (ndlr : le médecin traitant) de toute façon.

Q. : L’icône mondiale que vous êtes ne se doit-elle pas de montrer l’exemple à la jeunesse ?
M.P. : Je pense qu’on attend beaucoup trop de moi pour quelqu’un de mon âge. Je n’ai que 23 ans, vous savez. Le chlore brûle toute mon acnée, mais j’ai les mêmes problèmes que les autres ados : je suis célibataire, immature et complètement fauché. J’ai dû revendre deux médailles pour me fournir la semaine dernière.

Q. : Vous êtes-vous fixé de nouveaux objectifs pour les années à venir ?
M.P. : J’espère pouvoir concurrencer Alain Bernard sur le 100 mètres, mais ça va pas être facile, il ne fume jamais lui, à cause de son asthme.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain

Coupe Davis : Mi homme, Milady

gloub

Les cinq mousquetaires sont en République Tchèque. Stepanek pourrait ressembler à Richelieu sans moustache, mais qui est Aramis ?

Guy Forget se sent enfin libre. Escudé, Raoux et Grosjean retraités, sa sélection ressemble enfin à ce qu’il rêvait : des Top 20 en simple et Llodra en double, sans Santoro, Delaître ni Clément dans les pattes. Ses samedis roumains de 2007 et 2008 ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Il a même pu sélectionner Lionel Roux sans crainte de le faire jouer.

Fini les équipes qui jouent en surrégime, fini le leadership qui constipe Pioline encore un peu plus, finies les photos avec le saladier et Boetsch dessous. Cette année, la France a la meilleure équipe et il faudrait un miracle pour ne pas voir les demi-finales. Son adversaire est d’ailleurs un demi-finaliste en puissance avec un triple finaliste – deux titres – cette saison (Stepanek) et l’infâme Berdych, qui a fait aussi bien que Simon contre Federer (prendre deux sets), mais pas de bol en Grand Chelem, ça ne suffit pas.

Caca pulco

En République Tchèque, c’est donc avec sa meilleure équipe de tout son temps que Forget entamera sa 70e campagne de capitaine de Coupe Davis. Le dos de Tsonga tient bon depuis quelques semaines, il devrait jouer vendredi, voire dimanche si les nuits tchèques ne pompent pas autant d’énergie que les Roumaines. Forget est tenté d’imposer un couvre-feu, mais Gasquet a promis de ne plus jouer avec son portable, même sous la couette.

Monfils a désobéi aux recommandations de Forget en allant à Acapulco, c’est son côté Wu Tang Clan. Il est dans le groupe comme prévu par le chantage, le capitaine a de la poigne. Simon, lui, va découvrir la Coupe Davis avec appréhension, ça rassure son capitaine. Tsonga pourra lui parler de son dépucelage roumain. Comme d’habitude ,il n’avait aucune appréhension, ça rassurait son capitaine.

Pendant ce temps-là, Arnaud Di Pasquale est victime d’un canular.

L1, Bordeaux : Les Bleus marinent

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Istanbul est un joli port de pêche. Parfois, ça sonne aussi Ligue des Champions, mais pas cette année. Bordeaux pourrait bien faire mieux qu’en 95, mais rien n’est jamais gagné d’avance.

Sans Aucun Doute et son juriste à l’œuf de poule sur le crâne n’auraient même pas vu le subterfuge. En prédisant « l’exploit de Bordeaux », il y a un mois, quiconque aurait volontiers imaginé un but de Gourcuff ou un quadruplé de Cavenaghi, voire un titre de champion de France déjà assuré fin mars. Et pour cause : Bordeaux survolait le championnat, en montrant même l’étoffe d’une bonne équipe. Comme le précisent Hoarau et Gignac, il faut croire que la Ligue 1 est un miroir déformant. Ca n’est pas une excuse pour Pedretti.

Ciao Menegazzo

Mais l’exploit girondin est encore plus grand. L’énoncé a quelque chose d’effrayant, de mythique. Bordeaux a réussi à se faire éliminer par Galatasaray. Les prémices avaient commencé il y a dix jours. 0-0 à Chaban Delmas, on pressent qu’il se passe quelque chose, en l’occurrence plus rien. Blanc parvient à s’en satisfaire, il ne regrettera pas la confiance accordée à son groupe. Toutes les grandes équipes connaissent un jour leur chef-d’oeuvre. Les Turcs étaient faibles, si faibles que le terreau était idéal. Le 1-0 miraculeux offert à Bellion dès la première minute, de 1-3 à 3-3 et finalement le quatrième but sur une énième offrande de Fernando dans les dernières secondes. Comme tous ses compatriotes brésiliens, ce dernier tutoie l’excellence cette saison, mais elle préfère visiblement être vouvoyée.

Fernando est donc le vrai mentor de cette équipe, Gourcuff est trop beau pour être un gourou. Comme lors du 1-1 à domicile contre Grenoble et les défaites 1-0 à Marseille, Paris et Valenciennes… Triaud a gueulé et réclamé l’arrêt immédiat de telles performances. C’est le dernier dernier avertissement, puisque le dernier datait de Paris. Mais cette fois, Bordeaux ne s’est même pas fait voler. Chamakh regrette l’ambiance des cross UNSS de Tonneins.

A l’intersaison, Wendel n’intéressait que Naples. Inquiétant, mais il y avait pire : Wendel s’intéressait aussi à Naples.