ATP, Bilan : La bombe de Bâle

Quelques jours après la fin du Masters,  plus de trois mois après la fin de la saison ATP, le Vestiaire revient sur le destin 2009 des maîtres. Aujourd’hui, le numéro 1 redevenu numéro 1 : Numéro 1

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De 21 à 27 ans, Roger Federer n’a gagné que 15 des 26 Grand Chelem en jeu. Murray, Nadal et les autres n’ont pas su profiter de son déclin.

Etre le plus fort cohabite rarement avec une retraite à 27 ans. Roger Federer s’en doutait un peu, ce n’était pas le cas de tout le monde. Ses trois finales de Grand Chelem (une victoire) en 2008 avaient insinué le doute : et s’il était fini ? Rafael Nadal échappe à la sentence cette année et pourtant ses genoux, ses coudes et ses pieds aimeraient que ça se termine. En 2009, il était donc de bon ton de fermer la gueule du monde pour le reconquérir, même s’il était déjà conquis.

Fed up

Les Grand Chelem ont un fonctionnement assez simple à comprendre : quatre tournois, les plus importants de la saison, aucun Français à l’arrivée. Sur 8 places de finalistes, Federer n’en a pris que 4. Soderling, Nadal, Del Potro et Roddick se sont partagés les quatre autres tickets, mais pourquoi c’est Federer qui est redevenu numéro 1 mondial ? Contrairement à sa référence 2006 (16 finales dont 12 victoires en 17 tournois), Federer n’a pas joué tout seul contre un mur, hormis contre Nadal. Soderling, Del Potro et Djokovic sont au niveau Top 2. Murray n’est pas dans la liste, sûrement un oubli. Federer a battu tout ce monde en Grand Chelem sauf Nadal. Prévoyant, il lui a quand même infligé une fin de carrière à Madrid, juste avant Roland c’est vicieux.

Passé numéro 2, Federer est ainsi devenu un monstre. L’arrogance n’a plus de prix, ses vestons crèmes d’échauffement non plus. Les petites politesses destinées à Murray ne suffisent plus : Federer est devenu père en plein milieu de son doublé Roland-Wimbledon. Ça limite les entraînements et les tournois, Federer n’en a fait que quinze : les Grand Chelem, 8 Master Series sur 9 et trois daubes obligées : Doha pour s’échauffer, celui de son club et l’exhibition de fin de saison. Et encore, pour éliminer Murray devant son public, la défaite en 3 sets devient savoureuse. C’était contre Del Potro, ça aurait aussi pu arriver contre Tsonga, Benneteau ou Wawrinka.

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