VI Nations, Galles-France : Shane on you

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Si le rugby se jouait sur 90 minutes, le Pays de Galles serait toujours en course pour le Grand Chelem. Heureusement pour la France, un match ne dure que 40 minutes.

De notre ancien envoyé spécial à Cwmbran

Les chandelles de Trinh-Duc ont dissipé vendredi soir les derniers nuages qui flottaient encore au-dessus de l’équipe de France. Trois matches, trois victoires, sans même jouer l’Italie : l’horizon est aussi dégagé que les tempes de Michalak. Et Dieu sait où la série des nouveaux Invincibles va bien se terminer.

Le Vestiaire avait sûrement eu tort de jouer la prudence après le jubilé d’O’Gara, quand tous ses confrères et sœurs louaient en chœur la maestria de la doublette Parra-Trinh-Duc. Les tôliers tricolores ont tant pesé sur la nuit galloise qu’il a fallu que le plus jeune des deux sorte pour que la France marque ses premiers points de la deuxième mi-temps. C’est ça aussi les grands joueurs, savoir s’effacer au service du collectif. Jauzion a oublié que ça ne le poussait pas forcément à se cacher derrière Bastareaud.

Que du Bonnaire

A 30 ou 40 minutes près, les Bleus ont donc rendu une copie parfaite à Cardiff. Ils ont su mettre de côté leur suffisance habituelle et matérialisé avec brio le discours du trio fédéral : mouvement, soutien, initiative. A quelques semaines du Bac blanc, Palisson se demande encore ce que toutes ces abstractions veulent bien dire.

Notre ancien chroniqueur Peyo Greenslip aurait presque avalé sa trousse à pharmacie si Lièvremont n’avait pas eu l’excellente intuition de titulariser Lee Byrne à l’arrière. Ses joueurs ont montré à la face du monde du rugby qu’on pouvait marquer deux essais sans rentrer une seule fois dans les 22 adverses. Pas mal pour une équipe qui a joué 80 minutes sans trois-quarts (Dernière minute : les caméras de surveillance du Millennium montrent que Malzieu était bien dans le stade entre 21 et 23h).

Pendant ce temps-là, on ne s’embête plus à défendre dans le Super 14. Ca fait moins mal aux épaules.

Vancouver 2010, la légende JO :
Le père Foucras

N’allez pas croire que l’on vous parle du ski acrobatique aux Jeux de Nagano histoire d’écouler nos dernières légendes avant dimanche.

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Sébastien Foucras a récolté en deux participations à Fort Boyard (172.670F) moins d’argent que Carole Merle n’en doit à ses parents.

Fierté du ski club des Yvelines, il passe sa première étoile sur les pentes de la colline d’Elancourt, entre la RD912 et la zone industrielle des Bruyères. L’hiver est rude, la soupe populaire. Sébastien Foucras, le poil naissant, abîme ses premiers Bic jetables sous la tôle gaufrée du jardin ouvrier familial. Il n’a pas 16 ans ni son BEPC, mais décide de rejoindre à Evian les pionniers tricolores de ce qui est encore appelé le ski artistique.

Le teigneux se fait très vite un nom parmi les quinze licenciés du pays. Comme tous les Français, il rate d’abord ses JO de Lillehammer mais décroche la Coupe du monde en 1996 avant qu’Alexis Blanc ne se brise les cervicales. Foucras tente par solidarité d’attenter à sa carrière et c’est sur un genou qu’il arrive à Nagano. Douzième et dernier des qualifs, il sort en finale deux sauts monstrueux couronnés d’argent.

Le miraculé de Noisy exhibe alors sa barbichette à toutes les émissions du service public. Déjà invité une fois à reluquer le décolleté d’Adeline Blondieau sur les cylindres de Fort Boyard, le père Foucras remet le couvert en 1998 avec Véronique Genest et Pierre Raschi. Fait prisonnier, il ne ressort que quatre ans plus tard pour allumer les Etoiles du Sport et reprendre la trésorerie du fan club de Jean-Marc Mormeck.

Ligue des Champions, Olympiakos-Bordeaux : Le Pirée à venir

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Jean-Louis Triaud, le 18 décembre, après le tirage des 8es de finale : « Il ne sert à rien de fanfaronner à ce stade de la compétition. »

Vous avez posé vos questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

On a l’impression que Bordeaux a maîtrisé, n’a pas laissé une occasion à l’Olympiakos avant de marquer sur un coup de pied arrêté par Ciani.

Si vous le souhaitez, la collection complète des Bordeaux Blanc est en ligne sur Le Vestiaire. C’est un peu répétitif, mais tout y est.

Bordeaux a-t-il fait un bon match ?

Pas vraiment. Blanc regrette toujours d’avoir mis son costard à moins de 3-0. Dans le doute, il avait quand même pris des chewing-gums. Ecoeuré, il a fini par remettre une casquette à l’heure de jeu.

L’Olympiakos est-il plus nul que Barcelone ?

On ne peut pas vraiment porter un jugement aussi sévère. Une victoire 2-1 des Grecs n’aurait surpris personne.

Alors Bordeaux est-il plus nul que Barcelone ?

Le Barça de l’année dernière aurait certainement eu des difficultés à ne pas mettre six buts au Bordeaux d’hier soir. Mais le Barça d’hier soir aurait eu des difficultés à ne pas en prendre trois face au Bordeaux d’hier soir.

Il y avait donc des raisons de s’inquiéter ?

En y réfléchissant bien, Carrasso a en effet eu un peu peur quand Maresca a fait une tête à l’heure de jeu.

Mais les coups de pied arrêtés en fin de match ?

Il faut bien que Carrasso retrouve ses sensations. Au moins Koscielny avait marqué.

Mais quand même, l’Olympiakos c’est pas Boulogne, Valenciennes ou Lorient ?

Vous êtes perspicace, défendre en Ligue 1 est devenu compliqué.

Desailly qui félicite Ziani pour l’ouverture du score ?

A l’heure où nous mettons sous presse, nous ne savons toujours pas s’il parlait du buteur ou du passeur.

Quel a été le joueur le plus dangereux ?

Sané bien sûr. Il a obtenu de nombreux coups francs bien placés et n’a pas hésité à délivrer quelques caviars aux attaquants grecs.

Et la frappe de Lua Lua ?

Du calme, la Ligue des Champions c’est quelque chose de sérieux.

Heureusement que Gourcuff était là ?

Vous voulez dire Martins.

Non, Gourcuff.

Ah, Plasil. Effectivement.

Mais alors, qui a fait la passe décisive ?

C’est un mystère. On a vérifié tout le match, dribbles, passes courtes, frappes et contre-attaques foutues en l’air à l’appui : Bordeaux a bien joué sans Gourcuff ce soir.

Quand on voit Ciani on a du mal à regretter  Diawara et Gourcuff quand même.

Possible.

Jean-Louis Triaud, avant-hier : « J’ai la prétention de croire que nous sommes favoris. »

Devant la qualité de son expertise, Le Vestiaire a décidé de confier l’analyse des joueurs à Reynald Denoueix.

Chalmé : « Les Bordelais maîtrisent. Par contre, ce type de passe un peu moins. »
Wendel : « Visiblement, c’était une frappe. »
Gourcuff (centre derrière le but) : « Vous voyez, la précision est importante. »
Chamakh : « On ne sait pas s’il a fait exprès, mais c’est ce qu’il fallait faire. »
Les Grecs : « Statistiquement, ils encaissent toujours des buts dans les derniers quarts d’heure. Bon, ce soir ils sont fidèles. »
Zairi : « Lui il passe. Le premier adversaire, pas le second. »

La Légende JO : Dessum chic

Ce jour-là, la sixième place de Nicolas Jean-Prost aurait dû alerter la DTN. Encore aurait-il fallu qu’il en existe une pour le saut à ski.

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Nous sommes le 22 janvier 1995. Depuis le lointain Japon, Nicolas Dessum se plante. Loin de lui l’envie d’imiter Sandra Laoura ou Karine Ruby, il est simplement le porte-drapeau de nombreux sportifs français. Sa première place à Sapporo, loin devant Janne sans Serge Ahonen, sur le grand tremplin, posa la question sur laquelle auront buté successivement Fontaine, Absalon, Estanguet, Martin, Poirée, Lincou ou Brandon Lee : dominer un sport majeur, ça sert à quoi ?

Chute libre

La réponse, il la donnera tout au long de sa carrière. Car à Sapporo, Dessum n’a que 18 ans. Cinquième de la Tournée des 4 Tremplins la même année, il rappellera au monde entier que Fabrice Guy, en son temps, sautait aussi avec succès, et que ça n’a empêché personne de l’oublier. Sa douzième place au classement général de la Coupe du Monde, un an après la quatorzième aux JO de Lillehammer et une deuxième chez les Juniors, annonçaient ces lendemains chantant dont le tennis tricolore est friand. Avec un BTS et une licence pro en six ans, Dessum est un digne héritier.

Les questions interdites : Le Milan AC a-t-il arnaqué Bordeaux ?

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Comment Bordeaux a-t-il pu dominer le football européen en jouant à dix depuis le 15 août ?

C’était le 16 mai dernier. Le Vestiaire expertisait le début de carrière du nouveau Zidane : « Et pourtant, sa valeur réelle est peut-être beaucoup plus grande, mais pour la connaître précisément, il faudra attendre l’arrivée des Girondins en huitièmes de finale l’année prochaine. » Pour l’anecdote, Bordeaux à l’époque n’avait pas débuté sa campagne européenne et n’était même pas qualifié pour les huitièmes. Par chance pour notre spécialiste, ils y seront dès ce soir.

Si Laurent Blanc décide une nouvelle fois de ne pas se passer de Gourcuff, il prendra le plus gros risque de sa carrière, depuis ce réflexe hasardeux sur la paumette de Bilic : jouer un grand match à 10 contre 11. Evidemment, cela n’a jamais gêné les Girondins, habitués à ce handicap depuis cette vilaine blessure contre Nice à la 71e minute de la 3e journée de Ligue 1. Bordeaux peut même, bien sûr, remporter la Ligue des Champions en infériorité numérique, Messi, Rooney et Ballack obligent. Mais rien n’est certain, Planus et Chalmé obligent.

Mais Laurent Blanc a-t-il le choix ?

Doit-il pour la 34e fois consécutive s’infliger un joueur de génie à 15 millions d’euros ? Faut-il tenir compte de ses 90% de mauvais matches en équipe de France, ses deux saisons pourries à Milan et surtout ses onze matches qui comptent réussis avec Bordeaux en un an et demi ? Faut-il se focaliser sur 9 gestes qui rappellent vaguement Zidane, 3 Platini, 254 Ziani et 1171 Corentin Martins ?

Gourcuff a-t-il le choix ?

Pour la destination de sa prochaine passe décisive dans le jeu, Brême ou Villareal devraient suffire. Pour situer son réel niveau, Chamakh n’ose même plus parler de leur feeling, d’ailleurs il ne donne plus d’interview. Mais qui oserait dire qu’il n’a jamais eu le niveau ? Ses buts, ses passes, ses contrôles, ses dribbles contre le PSG attestent d’un niveau, sa panenka ratée d’un autre et les performances d’Higuain d’un troisième. Une typologie est toujours utile pour expliquer les frappes de 35 mètres qui ne dépassent plus les 16 mètres, les coups francs dans les tibias des adversaires, les passes en profondeur millimétrées pour toutes les charnières centrales de Ligue 1 et les roulettes qui ne trompent plus Diego Perez ni Damien Marcq. Pour devenir un grand joueur, faut-il être bon tout le temps, parfois, ou rarement et si possible qu’en championnat national ?

Notre spécialiste a très tôt signalé l’insuffisance du jeune homme, plus à l’aise en photo que sur le terrain. Il lui avait même conseillé d’essayer de faire ses preuves pendant une deuxième saison au moins à Bordeaux, sans même oser imaginer ces cinq buts dont deux doublés en août, et ces six passes dont deux doublés. Décisif lors de sept matches de Ligue 1, c’est la définition du meneur de jeu moderne, Meriem est parti l’apprendre en Grèce. Il y a aussi ce but contre le Bayern, de la tête : cette saison, ça n’impressionne ni Ciani, ni ses talonnades. Le temps imparti est presque écoulé, Bordeaux a désormais des grands joueurs à presque tous les postes sauf en numéro 10, Planus oblige.

Bordeaux a-t-il le choix ?

Le problème Gourcuff est plus important qu’il n’y paraît. Avoir un joueur moyen dans son effectif, ça arrivait à Barcelone l’année dernière. Mais Puyol n’était pas indispensable. Avoir un joueur nul dans son effectif, ça arrivait à Barcelone l’année dernière. Mais Abidal ne servait à rien.

Gourcuff, lui, ne coûte pas que par son niveau, il coûte aussi à ses camarades, aussi influençables que la presse. Bordeaux joue mieux quand Gourcuff est là, c’est la règle depuis son arrivée. A 15 millions, tout le monde a fini par croire la théorie du leader technique. Mais ces dernières semaines, le volume de jeu de l’ancien nouveau Zidane est devenu équivalent à celui du vrai Zidane dans le Madrid d’aujourd’hui. S’il avait su, il se serait fait faire une réplique de la Coupe du Monde pour célébrer sa passe décisive pour Chamakh à la dernière minute de Lyon-Bordeaux, chacun ses moments de gloire. Le problème devient donc insoluble, et à ce rythme Chalmé et Planus se rendront bientôt compte que leur boulard survivra à l’absence de Gourcuff. Lequel rendrait aujourd’hui plus de services à son club sur le banc, un peu comme Higuain en Ligue des Champions.

En refourguant Gourcuff à Bordeaux, Milan a réussi le plus gros coup de ces vingt dernières années depuis la signature de Papin. Ca n’avait pas suffit à empêcher l’OM de remporter la C1, cela suffira-t-il à empêcher Bordeaux de la gagner ? Ronaldinho dit que les termes sont différents. Qu’en pense Gourcuff ?

ATP, Gaël Monfils : Le Noah de pécan

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La confirmation d’une finale à Bercy ne tarde malheureusement jamais à venir. Thierry voulait tellement en faire un Champion que ça va bien finir par payer.

En perdant à la régulière contre Sheila il y a cinq jours, Richard Gasquet a tiré un trait sur son passé de tennisman. A peine remis de son combat de coke avec la justice, il a laissé son costume de Mozart à Monfils. Ca aurait pu être pire, avec un peu de Pau le désormais nouveau Gasquet aurait attendu le cinquième tournoi de sa saison pour gagner un match. Déjà 11 victoires pour 5 défaites, déjà deux demi-finales et deux quarts. Mais pourquoi Llodra n’est pas impressionné ?

L’aventure débute à Brisbane, dans ces tournois d’avant-saison que Ma Chaîne Sport est contente de diffuser. Dent, Serra, Blake : l’entrée en matière est musclée. Tomber sur Stepanek en demi-finale est effectivement un cadeau, mais c’est le Tchèque qui l’a déballé. Trois jeux marqués, c’est une promesse pour la suite et la suite, c’est l’Open d’Australie. Monfils n’avait d’ailleurs jamais connu les qualifications, avec n°251 et n°224, c’est fait, cette année ça rapporte quand même un 3e tour, ça n’arrive donc pas qu’aux autres, qu’ils soient magiciens, consultants, écrivains, multimillionnaires ou dotés d’un coup droit à deux mains. Tomber sur Isner au 3e tour quand on est 12e mondial n’est pas non plus un cadeau, par contre en huitième, oui, Murray n’allait pas s’emmerder à lui laisser un set.

Gaël le forestier

La confirmation va arriver, c’est à Johannesburg d’ailleurs. Le tenant du titre est un grand Kooyong français. N°154, n°121, n°125, les éliminés des qualifs en Australie ont donc monté leur propre structure en Afrique du Sud cette année. Feliciano Lopez, lui, est n°39, et ce n’est pas parce qu’il a pris 6-1, 6-4 contre Gasquet deux semaines plus tôt que c’est une merde. Monfils flanche, Stéphane Robert aussi mais le lendemain. Le finaliste est toujours le plus connu ?

A Rotterdam la semaine suivante, le nouveau Gasquet retrouve deux bons joueurs du Future, Rochus et De Bakker, qui connaissent sans aucun doute Stéphane Robert. Le contrat est rempli, pas besoin de battre Youzhny en quart. La défaite contre Benneteau en quarts à Marseille cette semaine ? D’accord, mais Gaël a battu Seppi la veille et le Benneteau qui n’a marqué qu’un jeu contre Soderling dix jours plus tôt était un homonyme.

Parce qu’on a la technique, la puissance, le physique, le jeu de défense, le jeu d’attaque et la régularité, on est obligé d’avoir le mental et la constance d’un Top 3 et d’arrêter de faire la mobylette, le signe de croix ou le boxeur dès qu’on gagne ?

Le roman du Bordeaux Blanc :
Sané broyeur

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Qu’aurait dit Zidane à son entraîneur si celui-ci l’avait remplacé par Sertic ? En Président qu’il est, Laurent Blanc avait bien le droit de rire du doigt accusateur de son meneur de jeu, sans doute à la pensée de leur avenir commun en bleu. Lui dire « bon match, Christian » eut-il été de si mauvais goût ?

Après le 4-1 pour Bordeaux en championnat, la bataille des Gourcuff a cette fois été plus disputée : 4-1 pour Bordeaux. La faute à ce début de match entièrement lorientais, avec un corner, une occasion, un but. Bordeaux a réalisé le hold up pour repasser devant en dix minutes : deux occasions, deux buts. C’est sûr, sans ce penalty et ce carton rouge, Bordeaux ne serait jamais revenu. Il faudrait abolir les fautes dans la surface, ça éviterait aux arbitres d’appliquer la règle. Il faudrait aussi abolir les contre-attaques meurtrières et les coups francs de Wendel, ça éviterait au champion de France en crise d’être en finale et de marquer sept buts en quatre jours.

Sané pas son année

Laurent Blanc était d’ailleurs très en colère dès l’après Saint-Etienne. « C’est vrai, on a manqué un peu de confiance à 2-0 pour nous. » Il ne rate jamais une occasion de rappeler le score quand son club est en crise, surtout quand il porte une écharpe crème. Quand la crise frappe, la fébrilité n’est jamais loin. La confiance disparaît, c’est à se demander si on a déjà joué au foot dans sa vie. La suite est classique : les matches vous échappent, vous ne maîtrisez plus rien, comme si vous ne jouiez plus. Le coiffeur de Cavenaghi s’est lassé de cette histoire, Laurent Blanc, lui, n’en a rien à foutre. « C’est comme un enfant qui vous rapporte un bulletin scolaire. Quand il est premier partout, on ne comprend plus s’il a deux ou trois mauvaises notes. » Boulogne sans les jambes, Rennes sans les défenseurs, Monaco sans les titulaires : pourquoi l’intro musicale de la Ligue des Champions a été oubliée à chacun de ces matches ?

Sané sobriété

La suite de la phrase appartient évidemment à Yoann Gourcuff. « Cela veut-il dire qu’il est devenu moins intelligent, bête ? » Même si tous les parents d’élèves l’ont hué contre Saint-Etienne, personne n’ose encore répondre. Le Vestiaire le fera bientôt.

Sertic, lui, n’était pas obligé de réussir ses passes à Chaban comme à Lorient et l’équipe n’était pas obligée de se remettre à dominer et de marquer des buts supplémentaires. Ce n’est pas parce que la star de l’équipe est sur le banc à se demander à quand remonte sa dernière passe décisive que Laurent Blanc doit se priver de lever un poing rageur pour les titulaires. Pourquoi tout le stade a-t-il cru entendre « Va te faire ****** Yoann » ? D’autant que L’injure n’est surement pas la méthode d’un technicien cévenol, la manchette dans les dents de Bilic était un accident.

« On défend mal. » Sanogo ou pas, Ciani et Planus avaient besoin de bosser contre Sainté. « Il y a des imperfections à gommer », le pluriel était prévenu, Sané n’est quand même pas le seul fautif. Ressembler à Diarra ne fait pas tout, l’Olympiakos aussi serait heureux d’avoir des coup franc à 20 mètres tout le match ou de voir un joueur se prendre pour Diawara et sauter tout seul pour défendre sur les corners. Au cas où Chalmé aurait un doute, non, Payet ne joue pas la C1.

Blanc y pensera d’ici à la finale de la Ligue des Champions avant d’entraîneur l’équipe de France, cette fois c’est lui qui le dit tout seul.  « J’ai appris que c’était le 100e match contre Saint-Etienne. Je me souviens du premier, j’espère que je me souviendrai du dernier, ça je n’en doute pas. » C’est direct et c’est la première fois, quoiqu’en dise la carotide de Bilic.

LdC, Lyon-Real : Le nez dans le Kaka

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Makoun buteur, Govou homme du match, Bousmong rayonnant : quel est donc le terrible secret du Real de Merdrid ?

Avec la participation d’equipe.vestiaire@yahoo.fr

La victoire de Lyon est-elle un hold-up ?

Presque.

Comment ça ?

A partir de 6-0 on aurait pu le dire, mais cinq buts marqués c’est justifié.

Mais ils n’ont gagné que 1-0 ?!!

Ah oui pardon, nous pensions bêtement qu’il y avait un grand joueur à Lyon.

Si, effectivement, il y a Lisandro.

Oui, le buteur.

Non, ça c’est Makoun.

Ok.

Lisandro a un jeu de tête de merde et n’est pas décisif dans les grands matchs, mais à quoi sert-il ?

Notre spécialiste n’a hélas pas réponse à tout sinon ce serait une machine.

Lyon a-t-il réalisé un exploit ?

C’est plutôt l’OM en poules qui a réussi un authentique exploit en gardant Marcelo 90 minutes sur le terrain au Vélodrome. Mais ne pas se qualifier dès l’aller avec un tel adversaire peut aussi être qualifié comme tel, vous avez raison. D’ailleurs, même la D3 espagnole arrive à gagner 4-0.

Delgado titulaire, c’était déjà le cas à Barcelone l’an dernier. Une connerie ?

Vous rigolez, il est en plein Boum.

Boumsong et Cris ont-ils été d’une solidité à toute épreuve ?

Tous les clubs de Liga se renseignent actuellement pour les recruter. En revanche, Nancy hésite encore.

Mais alors, c’était pas le grand Real ?

Ça dépend pour qui. Pour la presse en général oui, mais pour notre spécialiste il semble qu’il n’y ait jamais eu de grand Real.

Pourquoi ?

Hier soir c’était pas de défense, pas de milieu et pas d’attaque. Plus généralement c’était le 30 octobre sur Le Vestiaire.

Mais ils sont deuxième de Liga quand même ?

Oui, à deux points du Barça et Lyon 4e de L1 à huit points de Bordeaux.

C’est-à -dire, Bordeaux est fort ?

Et le Barça vaut pas grand chose, c’est comme vous voulez.

Vous voulez dire ou le Barça ?

Non, et le Barça.

Comment Le Vestiaire a-t-il pu deviner dans son édito du jour et dans une quinzaine d’articles depuis août que Higuain était une merde ?

Peut-être parce qu’Higuain est une merde et qu’il se balade en Liga, mais pas toujours contre Xeres.

Puel est-il un meilleur entraîneur que Pellegrini ?

N’humiliez pas Puel, il a gagné ce soir.

Vous voulez dire n’humiliez pas Pellegrini ?

Non, Pirès s’en est déjà chargé.

Liza ne parlait-il pas du fabuleux trio CR, Kaka, Higuain ?

Pas Le Vestiaire en tout cas. Mais effectivement, trois ballons d’or alignés ensemble c’est beau.

Higuain n’est pas ballon d’or !

Bien vu.

Les Galactiques ont été un peu décevants en première mi-temps, non ?

Vous parlez de quel Galactique : Diarra, Granero, Higuain, Raul Albiol, Xabi Alonso ou Marcelo ?

Quand même, le Real est du même niveau que le Barça de l’an dernier ?

Tout à fait, à 10 ou 11 petites choses près.

Quelle a été la meilleure occasion du pichichi du Real ?

Si ce n’est pas ce contrôle raté sur un corner, c’est sans aucun doute lorsque Cris a manqué de tromper Lloris à la 58e minute.

Faut-il se passer de Benzema titulaire dans les grands matches ?

Il vaut toujours mieux aligner un mec qui marque toujours contre Zurich, qu’un joueur même un peu gras qui ne marque que contre Manchester et Milan.

Mais si le Real gagne tout le temps, c’est qu’il y a bien une raison ?

Le niveau de la Liga peut-être. Attention, ce n’est qu’une hypothèse. Mais peut-on dire que des défaites contre Milan et Lyon sont des victoires ?

Et Milan-Manchester ?

En vétérans ?

Non, c’était aussi hier soir avec Scholes et Ronnie…

Bon d’accord, on regardera Chelsea, c’est promis.

Les grandes équipes prennent-elles souvent trois buts à domicile en Ligue des Champions ?

Les grandes équipes non, mais Milan et Madrid y sont parvenus.

Ronaldinho qui marque sur une passe décisive d’Evra à la 3e minute ?

Regardez bien, la première passe d’Evra pour Pato date de la 3e seconde. Ca n’aura pas échappé à Trémoulinas.

Ronaldinho a refait des passements de jambes ?

Ca l’a surpris lui-même, il s’est cassé la gueule.

ANTI MANUEL DE L’ENTRAINEUR

Lloris : Tous les matches ne peuvent pas être aussi amusants que Liverpool. Il a écoeuré Higuain : un match sans éclat.

Réveillère : Il n’a pas fait Kaka sur la pelouse.

Cris : Ca fait du bien d’arrêter la L1 de temps en temps, pour reprendre confiance.

Boumsong : Un superbe retour sur Higuain en pleine surface : un match sans éclat.

Cissokho : Il traverse une mauvaise période depuis trois ans, mais cette fois, il avait un client en face avec Granero.

Qui ça ? (avec la participation d’equipe.vestiaire@yahoo.fr).

Toulalan : Alors comme ça, Xabi Alonso vaut 30 millions ?

Makoun : Un habitué des grands matches, il avait déjà marqué contre la Fiorentina la saison passée et le but du 1-4 au Barça.

Pjanic : Souffrant, il a finalement laissé sa place à Gourcuff.

Delgado : Le Brésilien est sous-utilisé dans cette équipe. Lui, il est Argentin.

Govou : Au cas où Pellegrini penserait à aligner à nouveau la même défense, Govou a été l’homme du match.

Lisandro : Là, c’est incompréhensible. Ce sont pourtant les stars qui cadrent et qui marquent dans les grands matches.

Higuain : On comprend mieux pourquoi le Domenech Show a fait des pieds et des mains pour le recruter.

Brian Joubert, Mon p’tit patin :
Sacrées groles (2/3)

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URGENT Mondiaux-2009-Messieurs: Lysacek champion du monde
LOS ANGELES (Etats-Unis), 27 mars 2009 (AFP) – L’Américain Evan Lysacek a été sacré champion du monde de patinage artistique en battant le Canadien Patrick Chan et le Français Brian Joubert, jeudi soir à Los Angeles.

21/01/10-21h59 priorité 2 ALERTE-
Patinage artistique: le Russe Evgeni Plushenko champion d’Europe, Brian Joubert 3e

Vancouver, 15 février 2010,

France-Info : L’année dernière, vous aviez fait un pronostic en disant que le plus dangereux, c’était Lysacek. Et il a gagné. Pour les Jeux, quel est votre pronostic ?

Brian Joubert : Le plus dangereux c’est Brian Joubert (rires).

Pourquoi Brian Joubert est-il le plus dangereux ?

Parce que j’ai retrouvé une hargne. J’étais un petit peu trop gentil. Que ce soit à l’entrainement ou en compétition et là, vraiment, je n’ai envie que d’une chose : c’est de les manger. J’ai l’image du podium du Championnat d’Europe, avant de monter, il a fallu serrer la main à Plushenko et Lambiel et je n’ai pas envie que cela se reproduise.

Comment avez-vous trouvé votre rival, Evgeni Plushenko, lors du dernier Championnat d’Europe ?

Il est bien. Techniquement, il est surprenant parce qu’il est stable et fiable. Artistiquement je trouve qu’il a perdu un peu en vitesse, il est un peu plus lent. Ce qui m’a fait du bien au championnat d’Europe, c’est que je me suis rendu compte que je peux le battre. S’il fait un programme sans faute et moi aussi, je peux le battre. On a beaucoup travaillé sur le plan artistique, sur les pirouettes.

Mais avec Plushenko, les relations sont toujours aussi compliquées.

Il est insupportable… Il est in-sup-por-table… Evgeni a deux facettes. Dans les vestiaires il est adorable, il m’a même demandé de faire des exhibitions ensemble. Mais en conférence de presse, il est odieux. Cela fait partie du jeu. Le lendemain du Gala des championnats d’Europe, il était normal.

Tout de même, un titre de Champion olympique n’a pas d’équivalent, non ?
C’est une compétition comme les autres. C’est sûr que quand on est Champion olympique cela a plus d’impact que d’être Champion du monde. Il faut faire un programme court et un programme long, les adversaires, ce sont les mêmes. Peut-être qu’en 2006, je voyais ça comme une compétition différente et que c’est ça qui m’a mis un peu plus de pression.

En cas de titre olympique, et après avoir tout gagné, allez-vous arrêter ?
Moi, je me suis engagé à continuer jusqu’en 2012. Il y a des Championnats du monde à Nice, mais je ne sais pas à quel rythme j’effectuerai la saison. Mais quoiqu’il arrive, champion olympique ou non, je continue. Je n’ai que 25 ans… on a encore le temps…

17/02/10-05h19    priorité 4 JO-2010-glace-patinage-artistique-MES
JO-201O – Programme court: Joubert perd tout espoir de médaille olympique
VANCOUVER (Canada), 16 fév 2010 (AFP) – Le rêve de Brian Joubert a viré au cauchemar, mardi aux jeux Olympiques de Vancouver, où le champion du monde 2007 a complètement raté son programme court de patinage artistique et se retrouve à une 18e place qui ne laisse plus aucun espoir.
« Les Jeux, je n’y arrive pas », n’a cessé de répéter Joubert. D’abord dans le « Kiss and cry », où les patineurs attendent leur note juste après leur prestation, puis devant tous les journalistes.
Un constat qu’il n’a cependant pas pu expliquer alors qu’il s’était préparé physiquement, techniquement et artistiquement. Mais peut-être pas mentalement.
« Les Jeux ont toujours été un objectif. Peut-être que j’en ai trop fait une fixation. 2002, ça se passe mal (14e). 2006 (6e), ça se passe très mal aussi. Je pense qu’inconsciemment, ça doit marquer. Et 2010, c’est encore pire », a-t-il dit, très affecté.
Pourtant, il était arrivé très détendu à Vancouver, une sérénité qu’il dit avoir conservée jusqu’à son entrée sur la glace, mardi. Passé en 10e position, il a pu voir les performances du champion en titre, le Russe Evgeni Plushenko, qui a pris la tête, et son dauphin, le Suisse Stéphane Lambiel, classé 5e.
D’entrée de jeu, le Français n’a pas passé son premier élément, un quadruple saut, qu’il aurait dû combiner avec un triple, avant de chuter sur un élément qu’il maîtrise parfaitement, le triple lutz.
C’en est fini du champion du monde 2007 qui s’est contenté d’une note désespérée dans une telle compétition: 68 points. Les trois premiers patineurs sur 30 concurrents au classement provisoire ont tous marqué 90 points.
C’est une cruelle déception pour Joubert, 25 ans, qui participait à ses troisièmes et, vraisemblablement, derniers Jeux.

« Le plus dangereux c’est Brian Joubert » (rires).

Retrouvez la première partie

VI Nations : Dublin, du vin et du bourrin

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L’équipe de France a signé contre les champions d’Europe des 6 Nations en titre sa plus belle victoire de la décennie. Toute l’Italie tremble déjà.

Une démonstration. Un récital. Une leçon de rugby. Après le Pays de Galles en 2009, la Nouvelle-Zélande en 2009 et l’Afrique du Sud en 2009, le XV de France a connu samedi contre l’Irlande son quatrième match référence de l’ère Lièvremont. Il a surtout porté sa série d’invincibilité à deux victoires – un record – et a enfin conforté le trio fédéral dans ses choix : qui donc pourra maintenant priver la charnière magique O’Parra-Trinh-Duc du trop fait Webb-Ellis ?

Ce n’était finalement que pour brouiller les pistes que le mieux sapé des frères Lièvremont, enfin tacticien, avait sélectionné depuis deux ans tous les boiteux hebdomadaires de l’équipe-type du Midol. Aussi perspicace que Twitter Chabal, Le Vestiaire n’avait rien vu venir après la performance Italienne du week-end dernier. Et pourtant, c’était gros comme Lamaison. Les quarante pions néo-zélandais ? Un leurre, rien de plus. Et l’entame poussive de Murrayfield un écran de fumée.

Le bar, c’est là

Comme fou et moi, Driscoll et Connell sont tombés dans le panneau. Pouvait-on vraiment prendre au sérieux une équipe qui n’avait pas gagné trois matches de suite depuis la Coupe du monde, Namibie et Géorgie inclues ? Et puis la France d’O’Dusautoir s’est réveillée ce week-end devant tout ce que le pays compte de supporters. Elle a retrouvé Lilian entre ses lignes, un vrai buteur et un pack qu’on n’avait plus vu aussi dominateur depuis la semaine dernière en Ecosse. Et dire que le meilleur pilier du monde n’était pas là.

Le Grand Chelem tend désormais les bras aux vainqueurs des Wallabies du Nord. Entre des Gallois sur le déclin et des anglo-italiens à la dérive, la France est en position de force, surtout quand on sait sa capacité à enchaîner les bons résultats. Mais la prudence, rappelle Marc Cécillon, est peine de sûreté. Tout arrive dans le rugby, la preuve : O’Michalak a planté un drop ce week-end. Ce n’était ni contre Albi, ni contre Connacht. Quoique.

Pendant ce temps-là, notre archiviste se demande s’il serait vicieux de rappeler qu’en 2008 la France avait battu l’Ecosse et l’Irlande avant de perdre à domicile contre l’Angleterre ?

Vancouver 2010, La Légende JO :
Bailly au cornet

A l’occasion des premières médailles françaises, Le Vestiaire se souvient que le biathlon n’est pas qu’un sport de femmes, sauf peut-être aux Jeux Olympiques.

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Lillehammer, ce n’est pas seulement le sacre d’aucun athlète français. C’est aussi le sacre du meilleur biathlète français de l’avant Defrasne.

Ce 20 février 1994, c’était son jour. Patrice Bailly-Salins arrive à Lillehammer criblé de certitudes et il ne se doute pas que les dossards des commissaires de courses le seront eux aussi quelques heures plus tard. Spécialiste du sprint sur 10km, à moins que ça ne soit du 20km, Bailly-Salins est intouchable. Trois épreuves ont déjà eu lieu en Coupe du monde : vainqueur sur le 10km de Bad Gastein le 11 décembre, il a aussi survolé les 20km de Pokjluka et Ruhpolding en faisant zéro faute au tir. Le titre mondial déjà dans la poche, il poussera même sa domination jusqu’à devenir champion du monde en 1995 à Anterselva. Rien ne peut enrayer sa marche en avant, par contre sa carabine oui et c’est déjà à Anterselva qu’il met cinq plombs dans les arbres en deux courses, en janvier 1994.

Poirée au plus pressé

Lillehammer, c’est un mois plus tard, largement le temps de rectifier les choses. 13e sur 20km et 11e au sprint, la gloire olympique attendra le bronze par équipes. Dusserre, Laurent, Flandin signent un sans faute au tir, quel est donc ce quatrième relayeur qui coûte l’argent pour une faute ? Peut-être celui qui mettra un terme à sa carrière à quelques jours des JO de Nagano, après une 100e place sur 20km et une 96e sur 10km. A Anterselva bien sûr.

Où Bailly-Salins fut-il sacré champion du monde militaire 1984 ?

Le roman du Bordeaux Blanc : Le Bellion de baudruche

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Fair-play, Guy Lacombe a tenu à réconforter Laurent Blanc après l’exploit de Monaco à Chaban. Ses quelques mots ont été droit au cœur du Président qui passait tout juste la cinquième sur la rocade .

C’était la semaine dernière. Blanc promettait de faire jouer la CFA. Il ne pensait pas être exaucé si vite. Il avait aussi râlé contre le calendrier. Fernando lui a offert une compétition de moins. Il n’y a pas de petite passe décisive. Si tout roule côté terrain, le mercato a beaucoup coûté au technicien cévenol, qui a perdu d’un coup Cavenaghi, Bellion, Jurietti, Henrique et Jussiê. Blanc se disait pourtant persuadé que ses remplaçants avaient appris à jouer au foot au contact des autres. « Rigueur, sérieux, respect » après avoir battu Ajaccio 5-1 et « je suis assez satisfait du match » après un 1-0 contre Rodez, le guet-apens était parfait. Cavenaghi, Jussiê et Jurietti se disaient bien aussi qu’être remplacé par les titulaires juste après le deuxième but de l’adversaire, c’était pas comme une double prime. Et puis il y eut ce soir d’automne, « mon équipe a développé un bon football ».  Effectivement, c’était de la Ligue des Champions, effectivement c’était bien les mêmes joueurs, effectivement Haifa n’a pas marqué un but en C1 cette saison.

Rond comme un Bellion

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, un nouveau déplacement à Haifa est prévu dans 10 jours. « On avait prévu d’être en forme au mois de février, apparemment on ne l’est pas. » Blanc a raison d’avoir peur. Une équipe tout juste privée de Sertic et Traoré battue par Monaco, alors que les titulaires avaient « rassuré » leur entraîneur le week-end précédent, c’est effrayant. Et « les erreurs incroyables que mes défenseurs (Marc et Planus ndlr) ne commettent jamais et ne commettront plus », ils les ont pourtant commises à nouveau. Inquiétant, Ramé, Henrique, Jurietti mis à part, c’était les cinq titulaires.

Blanc comme un linge

« Quand vous enchaînez deux défaites, vous ne pouvez pas être rassurés. C’est un moment difficile à traverser. » Le col en vison de la veste en cuir faisant foi, ce n’est ni son arrogance, ni son équipe que Laurent Blanc craint d’avoir perdus. Parler aussi directement de Yoann Gourcuff n’est pas dans ses habitudes, mais enchaîner les frappes du pied gauche n’a jamais fait partie du contrat. Car Lolo n’est pas du genre à dire les choses en face, la main dans la gueule de Bilic était un accident.

Pendant ce temps-là, Chalmé assure le service après-vente. Un compliment pour Gourcuff : « Pour un jeune cela peut être déstabilisant. Siffler après le match d’accord, pendant, je trouve ça moyen. » Une blague : « On s’est peut-être vu plus beau qu’on ne l’était. » Et fini l’arrogance : « On va montrer que Bordeaux est encore présent, dès dimanche contre Saint-Etienne. On a hâte d’y être. » On avait failli y croire.

VI Nations : Lucide Ecosse

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Tous les voyants sont au vert pour Lièvremont : sans l’arbitre et une dizaine de joueurs français, son équipe aurait facilement pu passer quarante points aux Samoa du Nord.

De notre envoyé spécial permanent à Palmerston North

Si les réceptionnistes des hôtels de Wellington savaient parler, ils vous raconteraient sûrement ces histoires de meubles qui flottent parfois la nuit à travers les chambres, le sort de ces blondes éméchées qu’on y ramène à la sortie des boîtes et l’insécurité terrifiante dont tout le pays souffre. Mathieu Bastareaud en a fait les frais, un soir de juin, et on a alors bien cru ne plus jamais le revoir sur le calendrier des Dieux.

Mais le centre des débats est sorti renforcé de sa lutte contre le mobilier néo-zélandais. Il a servi l’intérêt général et les gosses des cantines franciliennes pour chasser enfin ses vieux démons au pays des fantômes. Quand on a frôlé la mort sur une table de nuit, se faire plaquer par deux Ecossais c’est un peu comme une troisième mi-temps sans Ouedraogo et Picamoles : on en sort les pommettes intactes.

Fall est pas l’invité

Le Caucaunibuca du Val-de-Marne a donc conduit les siens vers une victoire qui a au moins eu le mérite de satisfaire son sélectionneur à l’extrême. Chacun ses plaisirs. On se demande quand même qui des placages ratés ou du manque d’ambition offensive aura été le plus orgasmique ? N’Tamack en a pris tellement plein l’œil gauche qu’il a réussi à perdre Benjamin Fall sur blessure diplomatique. L’homme sans cou, lui, se l’est encore froissé, en moins de cinq minutes, et voilà la France forcée de jouer les All Greens avec Palisson et sans charnière.

Parra n’a plus pour lui l’excuse de ses 20 ans et les salades de Pierre Martinet. Il est finalement aussi limité que son prédécesseur à Clermont, qui n’avait jamais rien montré avec les Bleus si ce n’est une capacité rare à viser systématiquement les chaussettes de ses coéquipiers. Le cas Trinh-Duc, lui non plus, n’a pas changé depuis deux ans, mais Lièvremont pense sûrement depuis le temps qu’une bonne mêlée et trois tables basses suffisent à gagner la Coupe du monde.

Pendant ce temps-là, O’Driscoll se souvient qu’il y a dix ans à peine il plantait trois essais au Stade de France.

Le roman du Bordeaux Blanc :
Gyan à mourir

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« Je suis rassuré. » Depuis la cuisante défaite à Rennes, le Bordeaux Blanc est en crise.

C’est l’histoire d’une branlée qui effraie tout le monde, et surtout l’entraîneur vainqueur. C’est l’histoire d’un leader de L1 qui se déplace à Rennes, qui est mené 3-0 à l’heure de jeu, qui perd 4-2 et sombre dans une dépression telle que le complexe de supériorité est inévitable. « C’est la première fois en 2010 que mon équipe joue aussi bien en football. » Mais le Barça breton était trop fort, d’ailleurs Blanc reconnaît que « deux erreurs individuelles incroyables permettent à l’adversaire de mener sans y croire 2-0. »

Par monts et Marveaux

Sans y croire, la précision peut paraître anodine, elle ne l’est pas. Sinon Blanc n’aurait pas pris le soin d’ajuster sa chemisette bleue et son manteau noir en conférence de presse pour saluer la calvitie et le cheveu sur la langue d’Antonetti. Evidemment, « je ne veux pas minimiser le talent de Rennes ». 35% de possession de balle, il fallait effectivement le faire pour marquer 4 buts. Les Rennais ont notamment pu compter sur un quatuor Marveaux-Briand-Plasil-Planus intenable. Ciani ne pouvait pas marquer les quatre et des buts en plus, du coup il a fini par ne rien faire. Les matches importants sont à venir, autant s’économiser, en plus Planus, Trémoulinas, Chalmé et Carrasso n’étaient suspendus qu’un match. « Quand on va regarder les vidéos des buts encaissés, certains vont fermer les yeux. » Henrique n’était même pas sur la feuille de match, là ça devient cruel.

Zizou retourné

Tellement heureux que son entraîneur l’envoie voir la presse toute la semaine et qu’on arrête de l’appeler Pierre après tant d’années, Planus s’est permis de vanner sur une prolongation de contrat. Blanc l’aurait prévenu avant le match qu’il coûterait trois buts, il ne s’y serait pas pris autrement. Chalmé s’y était collé début janvier, c’était avant une curieuse épidémie de passes dans l’axe. Le début d’année, c’est le temps des coupes et de la préparation physique, comment expliquer sinon le 0-0 contre Boulogne et Yoann Gouffran ? Comme Galatasaray est encore dans toutes les mémoires, Blanc n’hésite pas à devenir cassant : « Il faut remettre le bleu de chauffe. » La montée en puissance avant l’Olympiakos, c’est aussi laisser Gourcuff titulaire alors qu’il est blessé depuis son retour de blessure. Ça fonctionne, avec 0 but et 0 passe décisive il a livré son meilleur match depuis le Bayern.

Après Lille, Laurent Blanc devrait prochainement parler de Montpellier devant tout le monde.

La légende d’Oncle Benz : Un vrai fils de putsh

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La presse ibérique est toujours aussi intraitable. Samedi dernier à 18h, Benzema était la doublure de Berbatov, à minuit Higuain était sa doublure, hier soir il était Ballon d’Or. Comment a-t-on pu en arriver là ? 

C’était la Une de Marca hier : « Creo que vamos a ganar la Champions ». L’auteur de cette phrase signifiant grosso modo « Je vous prends tous pour des cons », n’est pas Cristiano Ronaldo le meilleur buteur de la fameuse Champions, pas Gonzalo et ses buts toutes les 85 minutes, ce n’est pas non plus David Villa, star de Valence oblige. 

Le blagueur du jour n’est autre que Monsieur 2 buts par match depuis 1 match. D’humeur badine, il a aussi ajouté : « Me gustaría jugar la final contra el Chelsea ». Littéralement, il faut se méfier de Lyon. Avertissement repris par les médias du monde entier.

Kaka d’Higuain

Ce n’est pas comme si Benzema n’était que remplaçant il y a 3 matches et qu’il ne devait qu’ à Van der Vaart, Kaka, Higuain et Cristiano d’avoir pu jouer plus de 60 minutes en 3 semaines. C’est sans doute ce qui a conduit Marca à préciser que « Karim Benzema será el gran protagonista del cruce de octavos de final entre el Real Madrid y el Olympique de Lyon en la Liga de Campeones ». Comprenez : Pellegrini est un grand entraîneur. N’allez pas croire que Benzema a déjà pris les commandes du club, à peine marqués ses premiers buts depuis la mi-décembre. Même si contre Lyon « Haré todo lo posible por marcar pero no lo celebraré » et « Estaría bien que el Madrid fichara a Ribéry ». Tout ça dans un Français parfait, preuve de ses efforts d’intégration.

Les tambours du Bron

Le reste appartient à l’éditorialiste en chef de Marca. N’allez pas croire que notre spécialiste foot parle l’espagnol :
« El 9 blanco es simplemente un chico tímido que todavía no domina el castellano. Cuando se arranque con el idioma, será uno más. O incluso uno de los líderes del vestuario.
Porque, en Benzema, lo que realmente supone una garantía de éxito es su extraordinario carácter competitivo. Un chico que en febrero se atreve a decir que cree que levantará la Champions es un ganador nato. Por eso, con sólo 22 años, tiene cuatro títulos de Liga y uno de Copa. Si a eso le añadimos su extraordinaria calidad, su versatilidad dentro del terreno de juego y su olfato goleador, el resultado es un firme candidato a levantar el Balón de Oro en un futuro nada lejano. En cuanto ha disputado dos partidos seguidos de titular, Karim Benzema ha demostrado que el 9 del Madrid le va como un guante. Le sobra calidad, pero también madurez y saber estar. Su sensatez a la hora de encarar el próximo enfrentamiento ante su ex equipo es el mejor ejemplo. Si le dan confianza para seguir creciendo, el francés puede marcar una época. Esperemos que así sea. »

La traduction est assez compliquée : grosso modo, Benzema est bien meilleur qu’Higuain, il parlera bientôt l’espagnol, ce qui lui permettra de devenir le Président du club, de ramasser le Ballon d’Or et de marquer son époque. Tout ça parce que dès le mois de février il a osé dire qu’il va gagner la C1.

Benzema a été assez mauvais contre La Corogne et le premier but était tout fait, même si Darcheville et Brandao prétendront le contraire (NDLR). Sera-t-il meilleur ce soir contre le petit Barça ? Si oui, CR rejoindra sûrement Kaka sur la liste des transferts, toujours selon Marca, bien sûr.

Open d’Australie, Santoro : Le fisc prodige

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La magie, c’est fini, Fabrice Santoro pense à sa reconversion. « Je compte travailler pour les médias télé et radio. Il y a l’organisation du tournoi de Metz et j’espère jouer des exhibitions car j’adore toujours autant le jeu. » Et le fric peut-être. Mais après tout dans la vie, l’important n’est-il pas d’y trouver son compte ?

17h05, 23h55 ou 23h59. L’aéroport de Melbourne Tullamarine sait parfois être magnanime le mercredi pour être à l’heure à son premier jour de travail. Consultant, un bien beau métier(s). Mais parfois le choix est plus étroit, sur le court numéro 3 notamment : gagner, perdre ou prendre une branlée ? Marin Cilic aussi sait conseiller et il ne travaille même pas à la BNP.

Arrivé la veille, reparti le lendemain, pour 2h32 de jeu, ça valait le coup, Fabulous ne s’est même pas emmerdé avec le décalage horaire. 12 points gagnants, 4 balles de break à jouer contre 17 pour Cilic pour 17 979 dollars. Ça valait effectivement le coup. Fabulous ne s’est pas emmerdé à venir pour le pognon. A la longue ça rapporte 10 millions 21 132 dollars. Les joueurs éliminés en qualifications ont tous hâte d’avoir 37 ans.

Lacoste to cost

La suite, c’est Air France qui la raconte, puis Radureau sur le plateau de Melbourne le mag dès le jeudi après-midi. Des billets pré-réservés ? Peut-être. Amortir, la dévorante passion de Fab, qui l’accompagne jusqu’à ses premières balles de service.

Le magicien est comme une potion dans l’eau dans son nouveau costume. Logique, c’est une chemise Lacoste, ça oblige à faire les liaisons et insister sur toutes les syllabes de chaque mot. Ça oblige aussi à avoir les cheveux propres, ça ne sert plus à rien de le préciser, Marco Simone n’intervient que sur le câble.

Fabulous ne voyait pas comment Hewitt pouvait inquiéter Federer, Fabulous ne voit pas comment Davydenko pourrait inquiéter Federer, Fabulous a aimé le match de Jo. Forget resté en Australie, entendre un avis aussi tranché fait du bien. Et quand il faut se farcir Agassi, Fabulous monte au créneau, il y a de quoi être choqué : 61 Grand Chelem joués seulement, c’est loin du record en la matière. C’est toujours moins dangereux qu’un service de Roddick. Peut-être aurait-il dû aller voir le psy de Mauresmo, Manaudou et de l’athlétisme français plus tôt.

Fabulous aurait pu être invité aux spécialistes de Canal + Sport, mais, à l’image de toute sa carrière il a décliné. Il allait pas en plus devoir s’y connaître en tennis. Quelqu’un aurait-il les moyens de le faire changer d’avis ? Ou de vie ?

Ligue 1 : Marseille fait des Sienne

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« 59e minute,  Gignac au second poteau profite du très mauvais marquage de Diawara pour tromper Andrade d’une tête de près ! »  L’OM est quand même en finale de la Coupe de la Ligue, Toulouse n’a donc aucun de souci à se faire.

Jean-Claude Dassier n’a plus le choix. Une charnière Heinze-Diawara, 15 millions sur un joueur du FC Porto, une Margarita un soir de match, il a tout essayé et rien n’y a fait. Il est donc obligé de prendre son entraîneur pour un con. « Je suis prêt à le libérer si le poste de sélectionneur l’intéresse. » La FFF n’a pas son mot à dire et pas parce qu’Escalettes n’a plus de dents. Les instances n’ont d’ailleurs pas écouté et pas parce qu’Escalettes est sourd. Que Gerets ait fait mieux, alors que même la Belgique ou un club valable ne l’ait jamais réclamé ne compte pas.

Jean-Claude va chier

Bakayoko, Maoulida, Bamogo ou pas, une défaite à Montpellier a cette permanence de provoquer une crise instantanée. Blanc ne s’était pas privé d’aligner Jussiê, Cheyrou ne s’est pas privé de marquer contre son camp, Santoro encaisse les chèques, chacun ses trucs. Deschamps avait aligné sa meilleure équipe, Kaboré était bien titulaire. Ce simple fait de jeu suffit-il pour parler de crise ?

Le terme est un peu dur pour Deschamps. Ce n’est pas comme si l’OM était 7e, à 1000 points de Bordeaux en Ligue 1, éliminé en phase de poule de C1 et qu’Hilton et Valbuena rejouaient de plus en plus. Et puis, ça aurait pu être pire, Mancini aurait pu signer. Il fallait avoir la Berlu.

Pichi chie

La période est difficile pour Deschamps, mais pas d’inquiétude, son palmarès d’entraîneur est éloquent. Finaliste de C1 avec Monaco, il avait réussi le tour de force de laisser aussi le titre de champion de France. De cette époque, il aurait pu retenir la culture des matches de haut niveau à inculquer à ses joueurs, finalement il n’a gardé que Morientes. Pas si con, le goleador a marqué un but à Valenciennes et s’estime lui-même pas fini du tout. Prévenant, Deschamps avait aussi pris en compte la présence de Brandao au même poste, la barre de San Siro en tremble encore.

Sinon, il a été viré de Monaco et de la Juve. Ou plutôt il a demissionné comme un Premier ministre sous la Ve République. Arrivé en juin, Dassier n’a probablement pas lu une petite phrase maladroite, passée inaperçue le 5 mai sur le site de l’OM : « Didier Deschamps s’est engagé pour deux ans et succèdera à Erik Gerets. »

Et le doublé de Brandao hier soir ?

Son cousin Fred a gagné bien des matches et pas qu’en Coupe de la Ligue. D’ailleurs, on veut bien des nouvelles.

Sinon, le meilleur buteur de Ligue 1  en titre a aussi joué ce match. Et oui.

Ligue 1, PSG : Apoula ma tata

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« Avec Edel, les buts du PSG seront bien gardés. Il a une aisance, des capacités au delà de la moyenne, une puissance phénoménale. Il doit me prendre la place, c’est le jeu. » Grégory Coupet, le 2 décembre.

Le PSG est maudit, ça devient une habitude. Voir un pied jaillir devant son gardien et prendre un but ça arrive. C’est plus rare quand en fait c’est le pied du gardien. Le plus important n’est pas là, Paris avait retrouvé un état d’esprit  contre Monaco et Kombouaré y a vu « une belle équipe » qui, sans un grand Ruffier, aurait mérité d’arracher un match nul, à domicile contre Monaco, rappelons-le encore une fois. On est toujours plus indulgent avec les équipes jeunes, Makélélé, Camara, Armand, Giuly et Luyindula étaient effectivement titulaires. Difficile de ne pas rectifier pour l’entraîneur parisien : « J’ai retrouvé mon équipe. »

Le week-end précédent, le PSG était à Lille, contre « la meilleure équipe de France ». La télé était là, personne n’a relevé qu’elle était aussi sur huit autres terrains de Ligue 1 mais peu importe, c’était le moment de se montrer. Et Ceara d’oser un geste défensif rare, le retourné à l’aveugle, ou plutôt au Hazard. Balmont ne pensait jamais marquer de la tête. Kombouaré a suffisamment poussé de ses fameux coups de gueule cette saison : « Je dis simplement bravo à Lille. » Sochaux sera donc au prochain Mondial des clubs et Dalmat est le futur Ballon d’Or.

La mine Sakho

Trois jours plus tôt, c’était la Coupe de la Ligue, les caméras du service public étaient déjà là. Le PSG avait fait tourner, les grands clubs le font bien. En revanche, les grands clubs n’ont pas Bourillon, Chantôme, Sankharé et Ngoyi dans leur effectif, pourtant c’est Sakho qui avait décidé de briller en suivant bien un ballon repoussé par Edel. Aucun Sakho n’est licencié à Guingamp, Guingamp s’était évidemment qualifié 1-0 à 10 contre 11.

Aucun Sakho n’est licencié non plus à Lyon, c’est donc grâce à lui que la machine OL s’est retrouvée en supériorité numérique dimanche. Le PSG n’a pris que deux buts, mais si Hoarau et le petit Okocha ont oublié de donner cinq buts d’avance au PSG, il n’y est cette fois pour rien. Edel ? Depuis quand un gardien qui encaisse deux buts dans sa surface sur coups de pied arrêtés est fautif ?

Pendant ce temps-là, « je me suis fixé l’objectif de reprendre avec le groupe fin mars ». Grégory Coupet, le 19 janvier.