Allemagne/Argentine: Samba do Ozil

papa

Ce n’est pas qu’Higuain est un gros nul, ce n’est pas que Maradona avait un Messi dans chaque doigt de pied, c’est juste que la finale de ligue des champions c’était Inter-Bayern et que Lyon était en demi.

On ne répètera pas ce qu’on a déjà dit. On dira juste que l’Allemagne a terminé le match avec Jansen et Trochowski. On ne dira pas que le football subit un kolossal nivellement par le bas qui permet a des joueurs inconnus, sans experience ou juste pas très bon de pratiquer le plus beau jeu vu depuis la France en 2006.
Ça ne veut pas dire qu’elle est aussi forte, ça veut dire que l’adversité est si faible, qu’un collectif un tant soit peu huilé suffit largement. Un collectif et deux joueurs. Pas Ozil, ce Messi du pauvre, surcoté, qui ne sert à rien de plus que les autres mais Muller, le grand joueur de cette équipe. Jusqu’ici il n’avait marqué sa carrière que par le nombre d’occasions manquées contre Lyon, mais elles existaient. Muller n’est pas un buteur, c’est un créateur, le Ballack du riche, un numéro 10 qui ne joue encore officiellement que milieu droit. Son complément c’est Klose qui vient d’expliquer à Higuain la définition du mot décisif. L’Argentine se rappelle soudainement que Gonzalo aurait pu jouer pour la France, aurait dû. Milito n’est que champion d’Europe après tout et Tevez l’attaquant de City. Tevez, vendu comme un génie guerrier quand il fait des fautes et ne réussit aucun geste technique contre le Mexique, ne devient qu’ un simple bourrin sans talent quand il fait des fautes et ne réussit aucun geste technique contre l’Allemagne. L’Argentine n’a donc eu qu’un seul match important à jouer contre une équipe valable, elle l’a perdu avec la manière en se procurant autant d’occasions que d’interventions réussies de Demichelis durant tout le mondial. Ce n’est pas un hasard si nous indiquions que même Batistuta, Crespo et Veron n’y arrivaient pas. Maradona y arrivait, tirez-en les conclusions que vous voulez sur Messi.

Y’a comme un Hig, l’ultime récital

Le double buteur de Zurich, le triple scoreur de la Corée, l’impitoyable tueur du Mexique, le remplaçant de Benzema, a donc une nouvelle fois confirmé son talent brut. Douze actions, douze occasions de montrer qu’il n’est pas bon qu’à pousser le ballon derrière la ligne, qu’il n’est pas lent, qu’il n’a pas une technique de poussin, qu’il n’a pas une frappe de minime, qu’il sait faire autre chose que râler quand il est hors-jeu, par exemple faire des passes.
Higuain aurait donc pu réussir ses contrôles (14′ et 25′), il aurait pu cadrer sa frappe (34′), il aurait pu être assez vif pour se retourner face au but(18′) ou frapper avant que Lahm lui enlève la balle (63′), il aurait pu ne pas faire partie des 4 Argentins hors jeu pour avoir le droit de marquer (36′), il aurait pu ne pas raler quand 15m hors jeu l’arbitre lui interdit de poursuivre son action (56′),  il aurait pu ne pas s’appuyer sur son defenseur pour récupérer un ballon (50′), il aurait pu centrer en retrait et tirer mollement ailleurs que sur le gardien (54′, 62′), il aurait pu mener correctement une contre attaque en faisant par exemple une passe avant d’arriver dans les pieds de Boateng (59′), mais réussir une passe n’est pas forcemment évident non plus (61′).

Enfin, Higuain aurait pu montrer qu’il ne défendait pas comme un débutant devant Schweinsteiger connu pour sa qualité de dribble.

Une réflexion au sujet de « Allemagne/Argentine: Samba do Ozil »

  1. On attendait avec impatience le bilan d’Higuain et ses 2 et 3 buts respectivement contre Zürich et la Corée du sud. Özil a en effet été médiocre, une fois de plus, comme depuis le 1er match où il avait enchanté les foules. Il faut dire que l’adversaire était l’Australie. Khedira court dans le vide, c’est déjà plus que Maxi Rodriguez. Müller ne sera pas ballon d’Or mais il s’en tient à ce qu’il sait faire, un contrôle une passe voire un tir pourri cadré ; par les temps qui courent, c’est déjà bien dans ce Mondial.
    Dommage que Felipe Melo et Julio César aient vendu le match aux Triades, il ne fallait pas beaucoup de temps de plus avec des brésiliens qui mènent pour que nos chers néerlandais montrent à tous leur superbe cohésion et leur esprit d’équipe. M’enfin, on peut arriver en demies avec un 9 qui ne réussit rien, Anelka a les boules, Wenger aussi.
    Un mot sur l’Uruguay. Euh … Non, finalement.

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