Roland Garros : La Clé sous le paillasson

nolwenn

C’était en janvier 2010, les 173 cm d’Arnaud Clément se hissent, 9 ans après Melbourne, jusqu’à une nouvelle finale océanienne. Le sort lui a encore réservé un Américain, mais Agassi mesurait cette fois 2,50 m et ne sniffait pas de coke entre deux tours. Rien, ou si peu, avait changé à part ça : l’affaire était pliée en trois sets et l’accent français du Marseillais d’Aix-en-Provence lui mettait dans la poche le public australien, qui était néo-zélandais.

 A 32 ans, la Clé de lose confirmait enfin sa finale de Nottingham 2007. Plus difficile en revanche de confirmer sa victoire du challenger de Cherbourg 2009. Car c’est à une autre paire de manchots que le pirate des Bouches-du-Rhône s’attaquait sur la dernière marche : John Isner, 24 ans, 108 kg et 0 titre ATP à l’époque. Il en a 1 désormais, merci Nono. Le serveur américain ne savait pas vraiment à quel ramasseur de balle il venait de serrer la main une fois envoyée sa vingtaine d’aces. Il n’y en a pourtant qu’un pour découper depuis quinze ans des bandanas dans les rideaux de sa mère.  Depuis, de Rennes à Tunis en passant par Wimbledon Arnaud a été jusqu’à passer deux tours, excepté à  Cherbourg une fois de plus bien-sûr mais Mahut était trop fort. Après tout, on peut aimer voyager. 

Pendant ce temps-là personne n’a réussi à mettre la main sur le jeune joueur qui élimina Robredo, Martin, Federer, Rusedski, Kafelnikov et Grosjean, avant de poser  à côté d’Agassi quelques minutes après la finale. Le trophée préféré de Murray à la main.

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