Girondins de Bordeaux: C’était le Buddha Blanc

C’était le mercredi 7 avril 2010, la troupe des amateurs du Bordeaux Blanc se réunissait pour la dernière fois à l’occasion d’un match de gala dans l’antre de Lescure sous le haut patronnage de Chaban Delmas. A 10h26, le Vestiaire publiait son hommage à l’une des des plus belles équipes jamais vues avec des joueurs aussi faibles. A peine 1696 mots et quelques heures plus tard on n’entendit plus jamais parler d’eux. En même temps Blanc avait prévenu tout le monde, la preuve.



En 2009, le Barça a explosé Lyon. En 2010, le Real n’a pas réussi à exploser Lyon et Bordeaux n’a jamais explosé personne. Laurent Blanc l’a décidé en août dernier, son match référence sera le quart de finale retour de Ligue des Champions. Le sacrifice de Fernando était à ce prix. Plus que les 15 dernières années des Girondins, c’est le salaire estival du Cévenol qui se joue.

Tout le monde, jusqu’au spécialiste foot du Vestiaire qui apprend à faire les noeuds coulants, se pose la question : comment Laurent Blanc peut-il continuer d’être persuadé qu’il sera champion d’Europe ?

Rit haut, mais veut pas

La réponse est a priori simple, puisque son équipe type est celle du Barça, au détail près que chaque remplaçant joue à Lormont. L’histoire serait même pliée d’avance si, autre détail près, les titulaires n’avaient pas eux aussi une inconstante passion pour Lormont. Et pas seulement parce que Chaban-Delmas est le long de la rocade comme Lormont. « Peut-être que certains joueurs seront sollicités. Ça dépend de la fin de saison. Si elle n’est pas bonne, ils honoreront leurs contrats. » Blanc a dû repérer qu’il valait mieux éviter de passer par Lormont pour aller à Madrid le 22 mai, c’est pas sur la route. Et pourtant, ce ne serait qu’un juste retour des choses tant Ricardo avait bien travaillé.

C’est ainsi qu’en 2007, Blanc récupère ce qui se fait de pire sur la planète football. 6ème du championnat avec 57 points comme aujourd’hui. Rien d’un hasard. Il va alors durant 2 ans et demi ajuster son effectif à sa façon. Ne parlez pas de violence, le pacifisme est son combat comme lorsqu’il tendit la main à Bilic qui aurait pourtant mérité un bon pain dans la gueule. Non, c’est plutôt un encouragement sincère sans aucune humiliation. La preuve, qui a dit hier en conférence d’avant-match : « Prenez du plaisir parce que – je ne vous le souhaite pas – des matches comme ça vous n’en jouerez peut-être plus » ?

Epiques types

Marouane Chamakh : Issu du centre de formation comme Hervé Bugnet ou Gabriel Obertan, Lolo n’ a pas tardé à lui expliquer que s’il voulait jouer ailleurs qu’à Evian, il allait devoir se décider à marquer. Et que ce n’était pas parce que Cavenaghi était aussi là qu’il fallait avoir honte de se servir de sa tête. N’avait-il pas eu la même patience avec Bilic jusqu’à ce malencontreux réflexe pavlovien opérant l’oesophage du Croate ?

Yoann Gourcuff : Le médiocre Breton, surnom affectif offert par Lolo, eu la bonne idée de faire 2-3 passements jambes à des Parisiens alors que son contrat milanais était sur le point d’être prolongé à Rennes. La recette fut la même avant le retour de l’Olympiakos. Le fils de l’entraîneur de Lorient, surnom affectif offert par Lolo, serait bien inspiré d’être décisif contre Lyon mercredi s’il ne veut pas passer le reste de sa carrière à matter Thierry Guillemot et Pat Le Gac sur TV7. Et comme Maradona s’est manifesté hier soir, Zidane ferait bien de répondre.

Wendel : Il est amusant de penser que personne ne se souvient de Ricardinho et Valdeir. Blanc s’en souviendra sûrement mercredi sur les coups de 20h45. Reste à savoir avec quel maillot joue le vrai Bastos. « Si les joueurs veulent mettre les choses au point, c’est l’occasion rêvée », ça s’adressait à qui ?

Plasil : Qui aurait pensé engager un remplaçant monégasque pour en faire un pilier de la meilleure équipe du continent ? Blanc probablement, la Juve aussi. Farnerud, El Fakiri, Prso et même Rothen envoient des CV au Haillan toutes les semaines.

Alou Diarra : Jouer une finale de Coupe du Monde pour suppléer Viera aurait pu être un indice. Blanc ne s’est pas laissé avoir.

Sané : Jouer une finale de Coupe de la Ligue pour suppléer Diarra aurait pu être un indice. Blanc ne se laissera pas avoir, d’autant plus que Diarra était là.

Chalmé-Tremou : Blanc a remis un vieux truc au goût du jour : savoir centrer. Du coup, il a vite trouvé les deux meilleurs latéraux du monde, même si Issiar Dia a choisi son côté.

Ciani-Planus : Si l’axe bordelais s’appelle Blanc-Ciani-Planus c’est que Blanc-Ciani tout seul ça marche pas. Si Lorient n’a jamais fini européen, c’est que Ciani tout seul ça marche pas non plus. Si Henrique n’est pas mentionné, c’est qu’ils sont nuls à chier. En tout cas, Blanc sait motiver ses troupes : « Je ne veux pas faire offense à Gomis. »

Fernando : L’homme de base de Ricardo est devenu l’homme de base de Blanc. On ne peut pas renouveler tous les contrats, lui au moins savait faire des passes. Lampard aurait rigolé, avant.

La ligue des lampions

En envoyant la plus faible équipe de l’histoire en quart de finale de Ligue des Champions, Laurent Blanc a envoyé deux signaux forts au football mondial : le  niveau européen est merdique et Lyon est une équipe de merde.

Mais imaginer que Laurent Blanc a des pensées aussi malsaines serait trompeur. Combien de fois a-t-il dit que son équipe était tombée sur plus fort qu’elle ? Difficile à dire, mais le respect est ailleurs, comme par exemple aligner Sané en finale de Coupe de la Ligue ou en quart aller de Ligue des Champions. Combien de fois a-t-il salué l’entraîneur adverse quand il ne jouait pas contre Marseille ? Difficile à dire, mais ce n’est pas de l’antipathie, il a juste autre chose à foutre et aucun speaker ne les a présentés. Combien de séance d’entraînement a-t-il dirigé quand Planus ne revenait pas de blessure ? Difficile à dire, mais il a aussi droit de perfectionner son swing.

Une crème Gasset

Il est de toute façon difficile de confondre le Président avec l’entraîneur des Girondins. Au Haillan chaque matin, ce dernier est toujours de bonne humeur, n’économisant jamais un bonjour comme certains haut placés qui portent des lunettes de soleil à l’entraînement et qui surent mettre Micoud à la retraite en d’autres temps. L’entraîneur bordelais est toujours prêt à inventer un exercice sympa pour les joueurs, à bûcher toute la nuit pour une innovation tactique, à mettre le survêtement et à prendre lui-même les plots pour aller les disposer sur le terrain. Les anciens joueurs non conservés sans explication autre que « on peut pas te prolonger, tu t ‘appelles comment déjà ? » gardent tous un bon souvenir de cet entraîneur bordelais, un vieux coach à l’accent chantant de l’Hérault. Evidemment, son bureau est toujours ouvert pour discuter en cas de malentendu ou de petit coup de blues. Il faut juste ne pas se tromper de porte, c’est celle où il y a marqué Jean-Louis Gasset.

Dimanche soir sur Canal +, l’accent était plutôt cévenol. Normal, le championnat est relancé, c’est la crise à Bordeaux, personne du club n’ose parler. Il reste juste ce consultant en management sportif qui appelle « les joueurs de Bordeaux » ceux qu’il est censé voir chaque matin à l’entraînement. Crise, d’accord, mais tout à coup Isabelle Moreau a un doute. Même si Hervé ne lit jamais L’Equipe, elle l’a fait et elle en est sûre, Blanc a dit la veille « Bordeaux est au fond du trou ». Pourquoi alors ce costume bleu marine satiné quand Baup, lui, ne brille pas à ses côtés ? Et , justement quand Baup commente les bus nancéiens, pourquoi Blanc lui balance-t-il dans les dents qu’il est le successeur de Philippe Doucet ?

Alors, elle se lance : « Vous vous êtes dit quelque chose dans le vestiaire pour être aussi sûr de vous ? » Un peu surpris, Blanc réfléchit à ce qu’il faisait la veille. De la Ligue 1, Gasset était là, pourquoi aurait-il parlé ? « Vous voulez dire hier après Nancy ? Non. Il suffit de regarder nos matches. Sans nos erreurs défensives, même en étant pas flamboyants, on les gagne ces matches. » De là à dire que Bordeaux va se qualifier, il y a un fossé et ce n’est pas parce qu’il l’enjambe que Blanc ne va pas y foutre Henrique. « Les remplaçants sont-ils au niveau ? » D’un éclat de rire, Blanc enseigne à Ménès le non verbal.

Au fond du Gouffran

Pour un peu, on finirait par croire que Blanc a organisé la défaite contre Nancy et la victoire de Lyon pour bien rectifier certaines choses mercredi. Ça ne serait pas son genre de dire que Lyon et l’OM sont meilleurs que Bordeaux. Si en plus il est en train de retaper Planus dans le plus grand secret, Sané vraiment pas clean.

Mais alors, pourquoi avoir dit la veille que Bordeaux est au fond du trou ? L’intuition commande d’imaginer que Blanc attend une réaction d’orgueil, même s’il ne laisse rien transparaître. Ça serait trop gros de donner le mode d’emploi juste parce que Gouffran ne comprend rien tout seul : « Nous avons été trop médiocres, avec des lacunes criardes. Le groupe est atteint, il n’y a que du négatif. On peut dire que l’on est au fond du trou, mais en tenant un discours direct, on peut aussi espérer obtenir une réaction. J’attends donc avec impatience le match de mercredi. » Et au cas où Ciani serait fier de ses vestes en cuir, Chalmé de ses tatouages et Henrique de son contrat pro, mieux vaut insister. « Dia part à 80m de nos buts. 80m et il va marquer dans notre surface. Il ne fait pas de passe hein. »

Quand on lui parle de l’équipe de France, ses yeux s’illuminent. Il n’est plus le même, cette fois il ne raconte pas de banalités pour botter en touche. « Vous savez, si je pars, on ne va pas casser le contrat des joueurs. » Renseignements pris auprès d’un avocat spécialisé, ce serait même illégal. La tête de son ami Jean-Louis lui revient subitement en mémoire. « J’ai déjà dit que je ne ferai pas ce métier très longtemps. »

Blanc a une telle modestie chevillée au corps qu’une élimination serait observée comme un echec, une qualification comme un exploit. Lui-même hésite pour désigner son plus bel exploit : être parvenu en quart de finale de C1 avec Gourcuff blessé pendant six mois ou être sorti par cette équipe de Lyon ?  »Pensez-vous que Claude Puel puisse vous réserver une surprise tactique ? » – « Non, Claude, non. »

La légende : Piètre Korda

Il est difficile aujourd’hui sans le moindre livre d’histoire de connaître précisement la vie de Petr Korda. De quelle armée faisait-il partie ? A-t-il mangé ses parents ? Connaissait-il vraiment Beria ? Il a pourtant révolutionné le tennis moderne.

Porte d’Auteuil 1992. Alors que Leconte se dirige tout droit vers sa deuxième défaite en 5 ans en finale de Roland-Garros, il croise dans le dernier carré un séduisant grand blond modèle bloc de l’Est. Refusé des casting de Die Hard malgré une coupe en brosse parfaite, il  préfèrera décharger sa violence sur une petit balle jaune. Dolph Lundgren est décidément moins romantique. Ce vendredi 5 juin, épuisé en quart de finale par le Suédois préféré d’Arnaud Boetsch, Riton n’a plus le coup de rein de ses 20 ans, en public en tout cas. Petr le Tchèque n’en fait qu’une bouchée mais ne s’en prendra pas à sa famille. Les méthodes évoluent. En finale, c’est un roux américain encore plus mal coiffé qui stoppera son épopée meurtrière. On vit une drôle d’époque. 6 ans après, Sampras a terminé sa puberté mais on retrouve quand même Korda en finale chez ses cousins Kangourous. On apprendra quelques mois plus tard qu’il est difficile de battre Portas, Draper, Spadea, Bjorkman, Kucera et Rios sans nandrolone.

Pendant ce temps-là, Forget a encore gagné au PMU.

Lyon, Gourcuff : Baiser sa Garde

Avant le match, les supporters gones et une bonne partie de Pierre Menes pensaient sans plaisanter que Lyon était de retour, que Garde était l’homme de la situation et que Gourcuff était de retour.  A l’impossible nul n’est tenu.


Dans le Lyon moderne, on peut s’appeler Gonalons ou Grenier et être titulaire sans faire injure au pognon. On peut aussi s’appeler Gourcuff et être la solution de rechange quand les titulaires sont blessés. Opération de la cheville ou pas, le renouveau lyonnais a commencé sans lui. Et quand le renouveau signifie un 0-4 contre le Real, on mesure mieux qu’un grand club n’est rien sans son leader.

Alors Gourcuff a-t-il retrouvé le niveau qu’il n’a pas depuis 2 ans ? Lyon vient-il de renaître de ses cendres parce qu’en Ligue 1 il arrive à battre Nancy ? Peut-on avoir l’expérience de la Ligue des Champions avec des joueurs qui ne l’ont jamais jouée ? Une chose est certaine, Le Havre et Guingamp auraient sans doute souffert contre le pressing du Real, en tout cas Koné et Fofana sont bien les recrues annoncées. Comme toute équipe de Liga qui se respecte mais que Mourinho ne respecte pas, l’OL n’a pas réussi une sortie de balle correcte. Les prud’hommes auront la cassette, Puel pourrait demander encore plus en appel.

Le théâtre des Zidane

En parlant d’appel, est-ce celui de son latéral ou celui de l’arbitre de touche que Gourcuff suivait au moment de déclencher ses passes ? Le fils de l’autre n’a rien à prouver à personne : il écoeurait Maldini à 20 ans, il a marqué contre le Roumanie il y a trois ans, humilié le PSG il y a deux ans, fini sa carrière par un coup franc contre des Grecs et au cas où ça ne reviendrait jamais il a aussi offert un jubilé d’une mi-temps à Lens le 9 août 2009. A 25 ans, il faut penser à la suite.

Pas si souvent pris de vitesse par Casillas mardi, Gourcuff a couru, il a bien distribué le jeu des latéraux et retrouvé son jeu en deux touches de balle, si l’on exclut les trois qui lui servent à contrôler le ballon. C’était bien le Gourcuff rayonnant des deux dernières années, Gomis ne s’est presque pas ennuyé. Et quand c’est arrivé, il pouvait toujours se divertir à regarder Briand. Les joueurs du Real n’étaient pas les seuls à militer pour la qualité technique, chacun sa méthode.

OM-Arsenal : Bagnard de Lucho

Gignac lancé pensait bien obtenir un coup franc à 20m. L’OM venait de laisser passer sa chance.


Il était une fois un match qui sentait la merde. Un de ces songes d’entraîneurs, où Deschamps imite Houiller dix-huit ans après, et Houiller l’attend en plateau pour dire que les buts dans les dernières minutes font mal avec ses plus belles dents de porcelaine. Il cachait à peine sa joie que la victime soit encore ce petit basque qui n’avait pas su tacler Penev en plein mois de novembre. Les félicitations arriveront bien assez tôt, d’autant plus que l’OM risque fort d’exporter son joli football en 8e de finale.

Dortmund n’était donc pas si bon il y a trois semaines et Arsenal pas si mauvais hier soir. Ou alors Arsenal est bien aussi mauvais qu’on le dit. Parce qu’en face tout le monde y a mis du sien pour en prendre cinq. Nkoulou a longtemps reniflé le penalty sans jamais le provoquer, avant de tout tenter, du genre porter le ballon car on fait une confiance aveugle à Diawara. Mais il fallait s’appeler Azpilicueta pour réussir l’impensable : laisser un mec avec un maillot floqué Jenkinson seul dans la surface dans la dernière minute. En réalité , on ne peut rien lui reprocher, puisque c’était Ramsey.  Un jeune d’Arsenal a donc marqué. Wenger qui enfante, c’est toujours aussi émouvant et avec ses conneries, il est parti pour le faire encore cinq ans.

Azpivenin

Pendant qu’Iniesta réussissait deux contrôles et deux remises en une touche en dix secondes, André Ayew courait toujours derrière sa première passe bien dosée. Papa lui offrira peut-être pour Noël mais Jordan risque d’être jaloux. Rémy, lui, ne s’emmerde même plus à viser ses coéquipiers quand il fait une remise. Compter sur les bons ballons de Mertesacker et Koscielny, certains soirs où ni Niang ni les coups francs de Taiwo ne sont disponibles, est plus sage. Il y avait aussi Cheyrou, quelques têtes défensives, Diarra, quelques extérieurs du pied en touche. Puis Gignac et Amalfitano, quelques joueurs inutiles. Ils vécurent heureux et eurent très peu de ballons de Lucho. Comme la gueule d’Houiller, l’histoire est ironique : Wenger était prêt à payer pour l’avoir l’été dernier.

Pendant ce temps-là, Wenger pense que Van Persie est dans la forme de sa vie. Ca s’est vu.

Real-Lyon : La Hig du cul

Les consignes de l’entraîneur ont été respectées, Lyon n’a pas eu à remonter son bloc pour en prendre un deuxième, un troisième, un quatrième. Lyon va bien mieux et c’est heureux.


Il a fallu attendre près de 23h30 et une interview à peine lèche-cul de Mourinho par Ianetta pour comprendre pourquoi l’immense Gonzalo Higuain et ses triplés toutes les 20 secondes n’avait pas eu l’honneur de débuter le premier match décisif de la saison. En réalité les plus malins auront attendu la 90ème minute pour découvrir que même Lyon, même à 4-0, c’est plus difficile que le Betis ou même Zurich, voire la Corée. Jouer juste à haut niveau, en fait, c’est dur comme une passe dans le timing pour Khedira. Mais Benzema n’a pas réussi que ça, il a aussi été hors-jeu, raté toutes ses déviations et volé un but à Khedira à trente centimètres de la ligne sur corner. Higuain est effectivement dans la forme de sa vie pour en réussir des comme ça, en Liga bien sûr. Comme disait le detective blaugrana Pepe Carvalho à la buvette de la Boqueria, Mourinho lui a fait bouffer son coup du chapeau par le cul.

Une bonne mise en Garde

C’est avec le même fameux coup du chapeau qu’il a pu saluer les entrées en jeu de Coentrao et de Kaka depuis le banc. Hasard ou pas, Koné, Lovren et Réveillère ont commencé à gagner des duels. Benzema avait déjà commencé à expliquer à Ianetta, ou à Higuain : « Pour moi, un attaquant doit savoir faire les deux : marquer et faire marquer. » Puis Mourinho lui a servi d’interprète : « Higuain, il est bon dans la profondeur, Benzema est plus technique quand ça défend. » Lui aussi aurait bien eu besoin d’une traduction. On va vous aider: Higuain est techniquement une merde, Benzema est le meilleur joueur du monde.

Pendant ce temps-là, Canal + montre un centre raté d’Obraniak qui frôle la barre transversale et une frappe de Hazard après une faute déjà sifflée. Le catenaccio fonctionne toujours, l’Inter n’en avait pris que cinq en deux match.

L’Edito : Dégorger le poireau

Vive le fleuret !


Patrick Montel est formel, entre deux attaques consensuelles contre la violence et l’argent, il trouve toujours le temps d’enfoncer quelques portes ouvertes avec plus ou moins de talent surtout moins. On l’aime quand il nous dit que Burrell va gagner mais que finalement « c’est Lewis, c’est Lewis! » on l’aime moins quand il redevient journaliste car il ressemble à la majorité de ses confrères. Après la resucée de France-Bulgarie la semaine dernière, cette fois c’est la nouvelle affaire Dreyfus :  Marc Lièvremont est en passe de se Jacquetiser. N’entendez pas par là qu’il va épouser Benazzi. Mais plutôt que quand il y a un point commun et 1000 différences entre deux situations, la presse est inspirée. Les parcours sont en effet étrangement similaires, la France a pris deux buts, pour 15 inscrits en 98, cette fois elle en a même marqué plus de 100 : 152. Soit près de 25 points par match, plus que Dan Carter. En défense, là encore moins de 200 points encaissés en 6 matchs. 116 pour être précis à peine 19 points dans la gueule toutes les 80 minutes. Ne cherchez plus, le ratio est positif. Même si en face la seule véritable équipe jouait encore à moitié à poil il y a cent ans.

En Murray vivant

Soyons juste, les Anglais ne nous avaient jamais réussi en Coupe du monde. Sauf en 1995 et sauf en 2011 donc. Pour trois éliminations quand même. Effectivement la démonstration est probante. La demi fut presque une formalité. S’il gagne il sera Aimé et surtout détesté, s’il perd il sera Domenech, celui de 2006 ou de 2010 ? Etrange impression de se dire que quoiqu’il arrive, le rugby professionnel restera un sport de merde, et la Coupe du monde une escroquerie. Le terme va si bien à la carrière d’Higuain si brillant dans le championnat le plus faible du monde ou contre la Corée, le Chili,  Zurich voire l’Ajax, à peine moins dans la totalité des grands matchs. Il faut toujours avoir un grand buteur pour ne rien gagner. Ne rien gagner comme un vieux tennisman milliardaire annoncé fini par notre spécialiste depuis deux ans, qui ne serait plus un top 3. Ce n’est qu’un court passage à vide. Mais surtout un long passage à vide sur le court. Rien ne sert de mourir, il faut partir à temps.

Pendant ce temps-là, on va devoir rappeler notre pigiste basket même s’il est pas bon. Pas encore de chroniqueur fleuret par contre.

France-Galles : Le temps des cathédrales

« C’est certainement la demi-finale la plus vilaine de l’histoire de la Coupe du monde. » Marc Lièvremont connaît donc un peu le rugby.

C’était peut-être la couleur des maillots gallois. Ou la coiffure de Toby Faletau. Toujours est-il que ce France-Galles a beaucoup ressemblé à France-Tonga, avec quelques repris de justice en moins dans les tribunes. Pour passer en finale, nos Bleus ont usé des mêmes stratagèmes que pour se hisser en quarts : un jeu stéréotypé, beaucoup de suffisance et des coups pieds ratés en enfilade. Il n’y a pas de secrets.

Maxime Médard a allumé au-dessus de l’Eden Park assez de chandelles pour éclairer Auckland pendant deux mois. Plutôt bien vu quand on a en face un ailier de près de 2 mètres. Mais dans un souci d’équité, on ne s’arrêtera pas trop longtemps sur les cas personnels : Mermoz et Rougerie n’ont pas eu la chance de toucher le ballon.

Des quiches au Poireau

Ceux qui s’inquiétaient de la vilaine tournure prise ces dernières années par le rugby mondial sont aujourd’hui rassurés. On peut toujours gagner un match avec trois pénalités et deux franchissements en quatre-vingt minutes. On peut aussi marquer zéro point en deuxième mi-temps et se qualifier pour une finale de Coupe du monde. L’amateurisme n’est pas mort.

Les choses ont heureusement un peu évolué depuis 1987 en matière de sécurité. Pour que plus jamais un joueur de Fédérale 3 n’ait à rentrer chez lui en fauteuil roulant le dimanche après-midi, les méchants placages cathédrale sont désormais interdits et on va bientôt supprimer l’impact en mêlée. Jean-Baptiste Poux a de l’avenir.

Halfpenny lane

Il faudra surtout retenir de ce match l’abnégation collective grâce à laquelle les Français ont pu résister pendant plus d’une heure à quinze contre quatorze. La mêlée bleue a à peine reculé quand Jamie Roberts a fait semblant de pousser à la place de Warburton et Vincent Clerc, Alexis Palisson, Thierry Dusautoir, Pascal Papé, Lionel Nallet, Morgan Parra et Dimitri Yachvili, entre autres, ont gardé leurs forces pour les All Blacks.

Heureusement, le Pays de Galles avait un buteur prognathe ce matin et Demicentime a raté pour la première fois depuis ses quinze ans une pénalité à moins de 70 mètres des poteaux. Et si les Poireaux ont tant vanté les bienfaits de la cryogénie pendant leur préparation, l’équipe de France, de son côté, a sans doute privilégié la lacrimogénie : elle est nulle à pleurer.

Le requin Blanc à l’Euro : Thanatos, Portos et un Rami

Qui était cet homme en costard, cravate rayée, sourire carnassier qui félicitait les joueurs bleus un par un au coup de sifflet final ?


Cette question trotte probablement encore dans la tête de Jeremy Menez et pour une fois son quotient intellectuel n’y est pour rien car c’était la première fois qu’il le croisait. Pourquoi  cette espèce animale de la famille des lamnidés a-t-elle remplacée son entraîneur Jean-Louis Gasset ? La réponse est simple, il est sélectionneur et se nourrit surtout de pinnipèdes, de poissons, de tortues de mer et occasionnellement de certains cétacés. Le grand requin Blanc a donc réussi son premier miracle : se qualifier sans Gourcuff mais avec Rami. La blague marchait aussi avec Evra et Remy mais pas avec Martin. On aurait pu s’arrêter là puisqu’il n’y a rien à retenir de cette campagne de qualification excepté que Benzema est le meilleur, mais on aurait presque pu s’en douter.

Pourtant hier était un match un peu décisif, alors dire que la chialeuse Rami n’a pas le niveau se justifie pleinement. Grâce à lui on sait que mesurer 1M93 n’empêche pas d’être vif comme un judoka coréen. Abidal a frolé l’ablation mais pour une fois il a su sortir de la salle d’opération à temps. C’est aussi encourageant que le durcissement du jeu de M’Vila quand il a commencé à se faire bouffer. Les couilles de Cabaye n’ont pas eu le même bonheur. Enfin pour être champion d’Europe il faudra quand même se débarasser d’Evra.

Pendant ce temps-là, Remy c’est pas Henry même si ça se finit pareil. Avec un y.

L’Edito : Essuyer la Vettel

C’était un dimanche après-midi d’automne enfin devenu pluvieux.

Notre chargé d’Edito était à la recherche d’un sujet sur lequel tisser la chronique préférée de ceux qui ne lisent pas nos bruits de vestiaire d’il y a deux ans, les mains parfois humides après 2 minutes de bonheur solitaire. A moitié endormi sur son canapé noir imitation cuir, il zappait et zappait encore. Même ESPN classic ne proposait que du rugby comme d’habitude et Jean-Patrick Lescaboura ne le faisait décidement plus rêver. Le sport dominical vivait-il ses dernières heures ? Et soudain, une voix familière lui rappela les douces chaleurs de l’été, un menton de 3 ou 4 m et une grosse tête d’oiseau ahuri bâchée toutes les 8 secondes, soit une connerie sur deux.

Et oui, il y avait du vélo à la télé et ce n’était même pas sur Eurosport. Rapidement notre héros comprit à quelle course il avait affaire car il avait étudié à Tours et que les routes lui semblaient familières. En revanche, il ne comprenait pas pourquoi notre bisounours s’adressait sans cesse à Gérard. C’est en voyant le palmarès qu’il comprit : Van Avermaet avait devancé Marcato, Arnaud Gérard n’était pas loin. Soit 3 coureurs dont le nom est aussi connu que celui d’Edouard Bergeon, ancien champion local reconverti dans le reportage. Le sport dominical n’est pas mort mais les audiences de France 3 ne sont pas remontées sur ce coup-là. Heureusement quelques heures plus tard nous évitions Stade 2 pour consacrer quelques instants à Pierre Ménès et ses sorties savoureuses sur Malouda. C’était bien une émission de télévision puisque le public riait, de même que ses collègues un brin gêné par la nullité de ses vannes. Il a aussi dit que Benzema devrait se méfier d’Higuain qui vient d’enchaîner 6 buts. Belle prise de risque, puisque cela revient à considérer que Gonzalo pourrait reprendre la place de Karim sur le banc. Mais où irait Benzema ?

Pendant ce temps-là, Dugarry a usé de diplomatie pour faire comprendre qu’une arrivée de Beckham n’aurait aucun sens sportif. Mais Elie Baup n’était pas d’accord.

France-Angleterre : Moody soient-ils

La barre sera très haute pour Philippe Saint-André et Michel Polnareff en 2015.

De notre envoyé spécial permanent à Dargaville

Héroïques ! Incroyables ! Irréductibles ! On se demande avec quel adjectif L’Equipe va bien pouvoir barrer la Une de son édition Pdf aujourd’hui. La France a piétiné le champion d’Europe en titre et le monde lui tend maintenant les bras. Comment le trophée Webb et lisse pourrait échapper à une équipe aussi courageuse et solidaire ? Elle a retrouvé en une semaine des valeurs qu’elle n’avait plus montré depuis les cinq dernières minutes de son match contre le Canada. Toute la Nouvelle-Zélande tremble déjà et pas seulement autour de Christchurch.

Les fines bouches regretteront peut-être le point de bonus défensif abandonné aux Anglais en fin de match. Ce serait oublier trop vite cette copie parfaite rendue par nos Bleus : deux essais partout, seulement quinze placages ratés et trois points enquillés après la pause. Rien que ça ! Yachvili n’a même pas eu besoin de passer ses coups de pied. A quoi bon risquer des crampes après vingt-cinq minutes de jeu quand son équipe domine autant son sujet ? Les All Blues se sont retrouvés cette semaine autour d’une bière et ce n’est pas un arbitre alcoolique qui allait empêcher leurs gros d’entrer systématiquement en mêlée avant la fin du commandement.

Un Poux dans la tête

La grande Histoire de la Coupe du monde retiendra surtout l’abnégation de cette belle équipe d’Angleterre, qui y a cru jusqu’au bout après avoir lâché en première mi-temps autant de ballons que pendant toute sa campagne victorieuse de 2003. Wilkinson était déjà là et on se demande aujourd’hui s’il vaut mieux avoir à l’ouverture un faraud avec deux matches dans les jambes à ce poste ou un autre qui en a joué cinquante de trop ? Toby Flood a bien une idée, mais ses copains préfèrent le lancer de nains et Ashton réserve son plongeon Superman pour la partouze de ce soir.

Marc Lièvremont, lui, n’aura pas besoin d’échanger son ADN avec les femmes de chambre néo-zélandaises. Son caleçon est déjà bien humide, tant il a apprécié la performance de ses anciens joueurs. Sa stratégie était aussi fine que sa moustache naissante : emmener son équipe au casse-pipe et l’abandonner en cours de compétition pour qu’elle se débrouille toute seule. Il fallait y penser. Harinordoquy était tellement absorbé par ses nouvelles responsabilités de sélectionneur qu’il en a oublié de faire des placages. Mais tant que Dusautoir gardera son oeil du tigre et sa joie si communicative dans la victoire, tant que Rougerie ne se fera pas pénaliser plus de cinq fois par match et tant que Poux aura une colonne vertébrale, la France peut aller très loin dans ce Tournoi des 6 Nations.

Pendant ce temps-là, le Pays de Galles joue et gagne. Ce n’est donc pas incompatible.

France-Angleterre 2007 : Orgueil et préjudice

Ce fut l’avant dernier match du grand Bernard Laporte et le dernier article du petit Peyo Greenslip

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Un pêché d’orgueil aussi prévisible qu’intolérable et un manque total de réactivité tactique ont poussé les Bleus dans l’abîme. Les miracles restent uniques. Le rêve de toute une nation vient de s’enfuir par la Manche.

Par Peyo Greenslip

«Sans un grain de folie, il n’est point d’homme sérieux.» S’il ne croupirait pas entre quatre planches, La Rochefoucault, se serait plu, hier, le visage affublé d’une barbe Chabalesque et le corps couvert d’une salopette tout droit tirée de l’imagination d’Uderzo, à crier haut et fort, dans les tympans d’un Laporte inanimé, sa maxime. Hier, le grand gourou a regardé, presque béatement, son XV de France, perdre lentement mais implacablement, le contrôle d’une rencontre qu’elle maîtrisait jusqu’ici, sans pour autant parvenir à se mettre à l’abri.

Michalak traille un costard à Laporte

Pourtant à 9-5, on ne donnait pas cher de la Rose. Mais, c’est de cette adversidité générale que l’Angleterre aime se nourrir. Les Anglais ne sont pas d’extraordinaires joueurs de rugby, comme nous l’écrivions hier, mais ils n’en demeurent pas moins d’éternels compétiteurs, jamais battus, même, et surtout, lorsqu’ils apparaissent abattus. Do or die contre Just do it. Le réalisme contre l’idéal marketing. Le rugby, amateur d’humilité et de courage, ne s’y est pas laissé duper, choisissant son camp non sans un suspense des plus amers. 2003-2007, le parallèle est troublant. Choquant même. De Plan B, il n’y avait pas eu à Sydney. Quatre ans plus tard, ce maudit Plan B, qui sonne comme une ligne de métro, n’était toujours pas au point pour sortir les Bleus du long tunnel dans lequel ils s’enfonçaient au fil des minutes d’un second acte dont ils perdaient le fil. A croire que les Français n’apprennent rien de leurs échecs. Laporte, vulgaire robot sans âme ne sut, une fois de plus, trouver la manette d’arrêt d’urgence. Alors les Français, même privés de Beauxis, persévérèrent dans leur entreprise de bombardement au pied. Sauf que le petit poucet Michalak n’a pas la botte d’ogre du Bigourdan. Pourquoi, à ce compte-là, ne pas avoir fait glisser Traille à l’ouverture et Heymans (trop brillant hier et donc remplacé, sic) à l’arrière? Ou tout simplement mis en place un jeu plus aéré? À force de vouloir faire évoluer les joueurs contre leur nature, le ressort sur lequel on parvient à agrafer quelques victoires de prestige a fini par rompre. L’exemple de Traille est à ce point frappant. La chance des novices qui le portait à Cardiff l’a abandonné dès l’entame à Saint-Denis. Nul doute qu’un arrière de métier ne se serait laissé berner par le coup de pied de Gomarsall. Sitôt débutée, la rencontre était déjà terminée pour le Biarrot. Pied de nez à la stratégie d’occupation mise en place par Laporte, c’est même le vieux Jason Robinson qui venait déambuler dans la défense tricolore alors que Poitrenaud se languissait en tribune. Le pied des Français est finalement venu leur botter les fesses. L’Angleterre n’est pas la Nouvelle-Zélande.

À Laporte

Le plus cruel, c’est que cette équipe de France s’est inclinée face à de faibles britanniques, jamais en position d’inscrire le moindre essai. Il en fut d’ailleurs de même pour les Français dans un match qui ne valut que pour son seul suspense. Emmené par une troisième ligne encore impeccable, le pack a tenu son rang, malgré quelques atermoiements en conquête. La seconde ligne souffrit néanmoins. Pelous quittant rapidement le navire, Chabal fit étalage de sa méforme physique. Solide pendant trente minutes, l’homme des cavernes finit par s’effondrer, assénant un ultime coup de gourdin illicite, à l’origine du drop victorieux de Wilkinson. Lorsqu’il vint relever la bête à la fin du match, Lionel Nallet, camarade exemplaire, était frais, lui.
Devançant son monde, Laporte, les deux pieds et la tête déjà derrière son bureau ministériel, a positivé: «Ce Mondial n’est ni raté, ni gâché.» De mémoire, l’objectif était pourtant la victoire finale. Que le futur secrétaire d’État aille expliquer ça aux 88 % de Français qui voyaient déjà les Français en finale. Poussée de fière, poussée d’orgueil. Un rêve s’est dérobé, peut-être à tout jamais. Rangez drapeaux, maquillages et trompettes. Le retour sur terre lundi sera pénible…

France-Tonga : Pas très Finau

Aurélien Rougerie sera forfait pour l’Angleterre. C’est trop bête.

De notre correspondant à Lower Hutt

Curieusement, Vincent Clerc a contenu sa joie après son essai, comme Maxime Mermoz l’avait fait contre les Blacks. Le travail de sape des Français venait pourtant de porter ses fruits une fois de plus. Passés tout près d’une défaite humiliante contre un archipel qui compte moins d’habitants qu’il n’y a de licenciés dans le comité d’Armagnac-Bigorre, ils se sont arrachés dans les arrêts de jeu pour aller prendre le point de bonus défensif. Et dire que personne n’était levé pour voir ça.

Aussi libérés en début de match qu’un marathonien qui a la gastro, nos Bleus avaient donné jusque-là l’impression d’une équipe sans âme, ni plan de jeu. On a même cru un moment qu’elle se sabordait pour montrer à son sélectionneur combien elle l’aime, mais on était en fait très loin du compte. Il n’y a jamais eu de cassure dans le groupe et sa solidarité transpire sur le terrain. Les joueurs se sont même parlé pendant vingt secondes, en cercle, à la fin du match.

Maka waka

Face aux All Reds du Pacifique, la France a surtout géré son bonus d’avance comme une équipe de foot défendrait à 1-0. Il ne fallait pas prendre quatre essais, alors, elle n’a donné que des pénalités. Qu’on arrête une bonne fois pour toutes de lui reprocher sa trop grande discipline. On pourrait par contre lui reprocher sa passivité chronique, son absence de leaders et son incroyable manque d’orgueil. Mais Le Vestiaire a suffisamment annoncé le désastre depuis trois ans pour tirer aujourd’hui avec tout le monde sur l’ambulance Lièvremont.

Fallait-il attendre qu’il mouche deux plumitifs en conférence de presse pour comprendre enfin à quel illuminé on avait à faire ? Depuis qu’il a arrêté d’entraîner des juniors, Saint Marc pense avoir raison contre le reste du monde et tant pis s’il faut sacrifier sans raison le seul joueur qu’il a réussi à installer depuis sa prise de fonction. Donner un maillot bleu à la moitié du Top 14 ne lui a pas suffi à trouver une équipe-type et ce n’est pas sur le champ de ruines tongien qu’il va en trouver.

Marc Lièvremont : « Quelque part, le XV de France rentre dans les annales de la Coupe du monde. » Ca fait effectivement bien mal au cul de voir jouer son équipe.