Bilan 2011 : Samba do Brahim

Après 2007, 2008, 2009 et 2010, le Vestiaire décerne pour la cinquième fois ses légendaires récompenses qui n’existeraient pas sans une rencontre un beau jour de septembre 2003 sur les bancs d’une école de journalisme entre une bande de jeunes loups affamés et un vieux machin d’1m90 qui ne savait pas trop pourquoi il était là vu qu’il aimait Marseille et Clermont, la banque et les assurances, Superman et la Résistance. Et bien sûr le journalisme mais uniquement celui des fascicules distribués par les entreprises communales pour une meilleure communication. Merci d’avoir voté sur equipe.vestiaire@yahoo.fr. Voici les Closefield de fer.



Gégé perdu

C’est une énorme sensation dans la galaxie Vestiaire : après deux ans de règne sans partage sur le royaume des commentaires, Gégé se retrouve déboulonné de son trône avec une violence qu’aurait sans doute goûtée Tony Vairelles, comme Marc Cécillon à l’heure du goûter. Victime de sa génération incapable de s’adapter aux technologies avancées de la V3 de son site de sport préféré, Gégé et ses 24 messages cède sa place à son plus fidèle challenger, notre plus ancien geek, l’incontournable Hulkmusclor avec 36 commentaires. Cependant Gégé pourra se consoler ailleurs que dans sa couche puisque son record de 65 appréciations semble intouchable. Mais ça ne donne pas un Closefield pour autant.

Cesari Maldini

Le Closefield de l’arnaque ne sera pas remis au rédacteur en chef du Vestiaire pour vous avoir resservi une bonne trentaine d’articles publiés déjà 2 voire 3 fois auparavant. Car début septembre, ce même rédacteur a eu la bonne idée de payer un webmaster pour donner une nouvelle jeunesse à www.le-vestiaire.net. Là où un BTS première année aurait travaillé 35 minutes, notre génie n’a toujours pas fini et il a toujours nos codes d’accès. Et Gégé a pris dix ans d’un coup.

Peyo ta barbe

Le Closefield de la meilleure série de reportages aurait logiquement dû aller à Roger Secrétin notre meilleur journaliste, la plume la plus talentueuse jamais vue dans ce métier, capable de battre le record de visites avec un simple « Bruits de Vestiaire« , 2 photos de pseudo sportives à poil, et une interview presque imaginaire. Il aurait pu aussi aller à Peyo Greenslip pour son traitement de la Coupe du Monde de rugby quasiment toujours en direct du pays de Marc Fenton, mais Hi Hat a su déceler sa trop grande mansuétude dans l’appréciation de l’arbitrage de l’impayable Mister Joubert. Alors c’est sans regret aucun que vous avez voté pour l’incroyable succession de papiers fabuleux de nos spécialistes athlé et judo en août dernier, le chômage a du bon, comprenne qui pourra.

Le Closefield du plagiat

Un nombre de courriels important nous est récemment parvenu pour se plaindre de la vulgarité naissante de certains de nos articles. Évidemment, ces fans de la première heure du Vestiaire ne se sont pas laissés prendre par la dérive sexuelle de notre site qui n’a jamais été notre fonds de commerce. Ainsi les articles les plus lus ne sont absolument pas des papiers accompagnées de photos de femmes nues :

3 /2009/03/bruits-20-vestiaire/
4 /2011/12/bruits-de-vestiaire-56/
5 /2008/02/football-ana-paula-oliveira-reprend-du-sevice/
6 /2011/09/bruits-de-vestiaire-55/

Pour aggraver notre cas, l’auteur des Bruits fait dans sa dernière mouture une référence aux mouchoirs de nos lecteurs. Vous trouvez ça très drôle mais êtes étonnés que nous fassions preuve de si peu d’originalité pour être obligé de copier ces génies de Bref et leurs références régulières à la masturbation. Mea culpa, le 28 décembre 2007 lorsque nous avons évoqué pour la première fois l’onanisme à coups de mouchoirs nous venions de nous taper l’intégrale de Bref. Et que dire des douze fois suivantes. Des génies.

Le Closefield de la prédiction

Décidément Hulkmusclor est à la noce : « Rendez-vous en 2011 avec Benzema ballon d’Or, Federer suivant la voie de Woods, Murray celle qu’elle indique son demi de mêlée, peut-être du rugby sur les écrans, Lièvremont entraineur de Bayonne (Marc, hein).
Projetons nous sur la victoire de Manchester en ligue des champions mais pas contre Zurich en finale. Émerveillons nous d’avance en imaginant le titre du LOSC en Ligue1, une équipe de France avec le talent de Rémy, la précision de Sagna et la seule présence de Payet.
Régalons nous devant un Top XIV toujours plus bordélique et et toujours moins intéressant. Restons circonspects en regardant O’gara en fauteuil roulant rester au dessus en H Cup. Trinh-Duc fait la moue, Carter et Cooper aussi.
Piaffons en attendant le retour de Thierry Bisounours, celui de Contador (ou pas), le huitième (re)tour d’Armstrong, les perfs de Kohl et Landis, les débilités des Schleck, la déchéance d’Ullrich dans Bild.
Réjouissons nous en voyant Bolt se lancer dans le foot, en prévision de sa promotion chez les Red Wings (Jamais d’articles de hockey, d’ailleurs. Je ne demande pas de base-ball, faut pas déconner, quand même).

Enfin, espérons que le pigiste de basket ne soit pas reconduit, que le stagiaire responsable de la natation et autres sports inutiles ne s’acquitte que de la préparation du café. »

Le Closefield de la vanne et du titre

C’était le 13 mars 2011, les hommes de Marc Lièvremont réalisaient l’exploit du millénaire en perdant contre l’Italie à Rome lors du Tournoi. En foot ça n’arrive pas souvent, mais en rugby jamais. C’est à la suite de ce match que Peyo Greenslip a sorti le papier, le titre et la vanne de l’année avec son fameux « Rome charrettes » conclu d’une très amicale référence à Fukushima accidenté deux jours avant. Si on voulait ne pas se fâcher avec notre spécialiste foot, on parlerait de son « Gâteau de Varsovie » bilan d’une saison de Requin Blanc avec une jolie référence au plus célèbre essai de l’histoire juste après la Bible, validée par son rédacteur en chef et la justice de notre pays.

Le Closefield SOS Racisme

Si les ITW imaginaires n’existaient pas, nous ne pourrions pas écrire et analyser certains événements extra-sportifs un peu sensibles comme quelques bonhommes qui voudraient trier des gens de couleurs selon leur origine, ou une bande de gitans qui s’entraîne au ball-trap devant une discothèque. Et pour la seule fois des Closefield 2011 il y aura des ex aequo: « Il faut plus de Laurent blancs » et « Un pétage de plomb. »

Le Closefield du scoop

Cette année les prévisions du Vestiaire ont été moins mises en valeur, nos journalistes ont été moins arrogants, ils ont moins écrit aussi, à commencer par nos pigistes basket et Top 14 qui ont préféré s’abonner au médiocre So Foot. Même si c’est mieux que les cahiers du foot. Quand ils se seront rendus compte que chez nous on peut parler d’autre chose que de foot, grâce à notre spécialiste qui fournit davantage les murs de sa nouvelle baraque en peinture que nos pages en articles drôles et intéressants, ils nous rejoindront peut-être avec le spécialiste F1 et natation. En attendant, rendons donc hommage à notre spécialiste athlétisme qui poursuit son sans-faute sur Teddy Tamgho. Et Gourcuff alors ?

Les Brahim d’or

Individuels

Yoann Gourcuff qui écrit Zidane, « Gourvennec ».

Tony Vairelles qui a fusillé sa retraite.

Teddy Tamgho qui devrait arrêter de prendre Baala pour modèle. Tant que c’est pas DJ Mehdi.

Thomas Voeckler qui est le premier vainqueur propre du Tour.

Andy Schleck qui prouve qu’avec Pevenage, Ullrich n’était pas si mal servi.

Jo Wilfried Tsonga qui est toujours classé derrière Andy Murray. Il faut le faire.

Marc Lièvremont qui a quand même failli être champion du monde. Mais les champions, ils sont champions en principe non?

Antoine Kombouaré qui a enfin été remercié pour avoir envoyé le PSG en quart, puis en demi de Coupe UEFA. Merci Antoine.

Collectifs

L’équipe de France de football qui s’est qualifiée pour l’Euro avec l’entraîneur du Bordeaux d’avril-mai 2009, mais sans Gourcuff.

L’équipe de France de rugby qui n’a fait aimé le rugby à personne. Ils auraient gagné c’était pareil.

Le Real Madrid qui a aligné Adebayor et Higuain en demi-finale de ligue des champions.

Le Vestiaire qui a réussi à faire sa meilleure saison au niveau du style et du contenu, grâce au Tour de France, à Gourcuff, au Real Madrid, aux Mondiaux de judo, d’Athlé et de Rugby et à quelques Bruits de Vestiaire et ITW presque imaginaires et qui pourtant n’a jamais déclenché aussi peu de polémiques et de ferveur malgré un nombre de visites toujours constant. En même temps ses journalistes écrivent surtout pour eux-mêmes, sans doute pour les journalistes de la presse sportive qui s’inspirent voire nous plagient à l’envi, pas suffisamment sans doute, un peu pour Hulkmusclor aussi, mais pas assez pour ses 48 fans Facebook et le reste des internautes qui ne comprennent pas la référence à la femme de Fred utilisée une seule fois cette année, le 24 décembre.

Ligue 1 : le Père Noël dans les ordures 2011

Le gros barbu promène son traîneau sur les pelouses de Ligue 1 à la recherche de bonnes actions à faire. Pathé a déjà vendu les siennes.

Ajaccio : Sammaritano et Cavalli ont pris le pouvoir, depuis quand les lutins prennent le pouvoir ? Il n’est donc pas question que le Père Noël passe en Corse cette année, même pour déposer un défenseur central ou un coffret De Caunes-Garcia.

Sochaux : Martin a déballé ses cadeaux dès le mois de juin et visiblement il ne les méritait pas encore. Heureusement le Père Noël ne lit jamais les hagiographies à peine hâtives de France Football et de Patrick Dessault. A défaut d’un voyage en Ukraine, il trouvera sans doute un coffret du SAV au pied du sapin. On aime bien voir Omar rigoler du talent de Fred qu’Omar n’a pas, mais maintenant Omar a le pognon.

Nancy : Les amours de Platini l’ont toujours dit : la pelouse synthétique, ça irrite, ça a mauvais goût, c’est pas de la vraie. Mais le Père Noël ne reprend pas ses cadeaux pourris même un exemplaire de la Torah dédicacé par Patrick Bruel et Claude Askolovitch.

Nice : Au pays des enfants, le cocu est Roy. Parce que si Mouloungui et Dja Djédjé peuvent ridiculiser la défense de Lille avec Marsiglia, pourquoi faire une liste au Père Noël ? Peut-être pour cuisiner des verrines d’oeufs de lump au siphon.

Dijon : Corgnet et Bauthéac vont s’arracher comme des petits pains, mais pour Carteron il vaut peut-être mieux attendre les soldes de janvier. En tout cas les fabrications artisanales marchent du feu de dieu cette saison, mais ces saloperies peuvent te mettre dedans à tout moment, comme les toilettes sèches. Tant qu’à puer la merde pourquoi ne pas leur acheter une cafetière Nespresso ? En plus il y a 30 euros de réduction à chaque fois.

Auxerre : Le Père Noël a toujours été très clair. Quand on vend des poulets on n’achete pas de Chappon pour Noël même quand il joue à la Lazio. Le seul Djibril à finir la saison sera donc Le Tallec et il n’aura pas droit à sa collection des Unes de Libération, il faut savoir lire.

Caen : Quatre défaites et deux nuls pour finir l’année. Dumas pouvait se déguiser en rouge à l’arbre de Noël, personne n’y croit plus. C’est comme avec les Smartbox. C’était pourtant bien 12 minutes en Ferrari.

Valenciennes : Ca sent tellement le sapin depuis août que trois clémentines et une victoire contre Lyon suffisent au bonheur des petits Valenciennois. Pourtant José Saez n’a pas une vraie barbe de Père Noël. Et l’intégrale de Johnny ou de Doc Martin c’est pas un vrai cadeau.

Brest : 19 matches, 19 buts marqués, 19 buts encaissés. C’est comme le calendrier de l’avent ça emmerde tout le monde mais chaque année on le remet. Il faut savoir s’en satisfaire sinon c’est des places pour Joe Cocker.

Evian : Un chalet à la montagne, de la neige tout l’hiver, il fallait y penser. Personne n’a jamais conquis la Laponie, même avec Barbosa ou un Ipad tout neuf. Jobs avait pourtant laissé d’autres conneries avant de partir.

Bordeaux : Saivet, Maurice-Belay, Gouffran, Sané, N’Guémo. Ce n’est pas que les nouveaux jouets soient dernier cri, mais ils sont nouveaux alors on joue avec un moment. Même si Winspector ne fait plus rêver grand monde.

Lorient : Le Père Noël veut bien être sympa, mais les parents qui prennent un bon paquet de pognon toute l’année et qui n’achètent qu’Aliadière et des joueurs de Ligue 2, ça finit par l’énerver. Caen a donc tenu le 0-0. Bientôt il vont remplacer Gourcuff par un ordinateur parlant.

Saint-Etienne : Le meilleur buteur, venu du Milan AC, a signé quatre ans. Les contes de Noël, sur M6 ou à Geoffroy-Guichard, on s’y laisse toujours prendre. C’est comme les Pyrénéens, on les gerbe chaque année mais ça permet d’éviter les « Mon Chéri »

Toulouse : Rien à faire, quand on n’est pas inspiré pour les cadeaux, on se tourne toujours vers une valeur sûre, la défense, les milieux et bien-sûr les verrines chevre frais, pommes, magret séché. Ca ne surprend personne mais la plupart des convives sont jaloux de ne pas l’avoir, à l’exception d’Umut et Rivière bien entendu.

Marseille : Deschamps de Noël, on en connaît tous. Ca reste dans la tête, ça ne s’oublie pas et même si ça emmerde les voisins dans les films américains, tout le monde finit par écouter. Sauf Gignac et Valbuena, ils aimaient que l’EPS.

Rennes : Mêmes joueurs, mêmes gammes de prix, mêmes résultats : le catalogue du Père Noël est pourri, Antonetti ne sait plus quoi choisir. On lui conseille le calendrier de Yann Arthus-Bertrand, c’est pas pire que ce qu’il a déjà.

Lyon : Il ne faut jamais devoir de l’argent au Père Noël. C’est un coup à ne jamais revoir Gourcuff. Ca fait que 2 ans qu’on l’a pas vu. Le Gang des Lyonnais ça se télécharge mais comme toujours à Lyon ce n’est pas très légal.

Lille : Croire au Père Noël, ça n’aide pas face à l’Inter, au CSKA et à Trabzonspor, mais c’est bien. De toute façon le Papa Noël fait toujours ses choix au Hazard, tu vas à la Chaise Longue et pour 200 euros tu achètes un billard, un cuiseur à riz, un coussin shiatzu et la pipe de la vendeuse.

Montpellier : Et non, le Père Noël n’existe pas. C’est con d’y avoir cru avec la meilleure équipe du championnat. En même temps il n’y a jamais de permis de conduire ou de call-girls au pied du sapin même s’il n’y a que ça qui ferait vraiment plaisir.

Paris-SG : Noël au Qatar, c’est pas comme chez nous. Vous avez déjà essayé de manger des huîtres sous un palmier par 50°, de mettre un sapin sur la plage ou d’acheter le fonds de jeu du Barça ?

L’Edito : Le Parc des princesses

C’était week-end spécial Coupe d’Europe de rugby.

Qui aurait osé consacrer sa soirée au Rocky Horror Picture Show et son humour sodomite quand Stéphane Guillon était coup sur coup l’invité vedette d’Ardisson et Ruquier. Comment ne pas rester scotché devant son imitation presque complètement ratée de Montebourg, son air autosatisfait, sa suffisance de comique à succès le plus bien-pensant du monde ? Mais le compte facebook de Patrick Montel a brisé cette spirale vertueuse avec un énigmatique « dérapage de Teddy à Boulouris« . Riner n’était donc pas ce garçon simple et talentueux que l’on croyait, mais bel et bien une petit frappe immature, agressive et prétentieuse. Comment continuer à croire dans la jeunesse et l’avenir ? A moins que ça soit un autre Teddy que l’on devinait déjà tout naze.

Krumbholz a varié

L’avenir, c’était un autre statut de Montel « Claret et Théaux 1 et 2, puis descente annulée. » Et encore il n’a même pas précisé que Grange avait fini derrière Pinturault, car la course avait lieu lundi. Enfin Patrick toujours aussi intéressant s’est fendu d’un « Vont-elles le faire ? » Il faudra de longues années avant de mesurer la place occupée par la pensée de l’homme qui tirait les larmes avec un seul organe mais seulement l’été. Le même organe permet à l’autre grand journaliste de ce siècle, Didier Roustan, de plaider la cause de Pastore. Vous savez la star du PSG qui mouille son maillot de Palerme avant de dormir car il n’est pas assez choyé. Ca doit être ça être un grand joueur : ouvrir sa gueule pour se plaindre. S’il avait su, Benzema aurait chialé au lieu de continuer de répéter qu’il était le meilleur même quand personne ne lui parlait, qu’il n’en plantait pas une et que son entraîneur et la presse se foutaient de sa gueule. Ca lui aurait évité de devenir le meilleur joueur du monde. Vas-y Pastore c’est toi le plus grand.

Pendant ce temps-là CR a marqué 3 buts. Barcelone ne peut pas être à Madrid chaque week-end.

La légende du petit Nicolas : Sex Yachine

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Lev Yachine a eu une fille, elle est française et s’appelle Nicolas. Mais le Ballon d’Or, ça n’a jamais existé au hand.

Trois fois championne de France, deux fois du Danemark, trois coupes d’Europe dont une Ligue des Champions, une Supercoupe d’Europe, des coupes nationales en pagaille : Véronique Pecqueux Roland aimerait aussi avoir une salle des trophées chez elle. Mais en Equipe de France, pas de jalouse. Chacune a le même palmarès mais pas le même physique.

Cano de sauvetage

Voilà comment la meilleure gardienne du monde termina les JO en pleurs dans les bras de Gérard Holtz. Nelson avait piscine. Un championnat du monde assorti d’un titre de MVP, ça ne suffit pas à effacer les souvenirs. Oui, Camille Ayglon a trop souvent été seule aux 6 mètres. Non, ce ne sont pas les exploits de Nina Kanto que chante Old Trafford. 6e des JO de Sydney, 4e à Athènes et 5e à Pékin, Nicolas n’a pu grappiller que deux médailles de bronze aux championnats d’Europe. Durant tout ce temps, Krumbholz n’a jamais pu se débarrasser ni de son urticaire, ni de Stéphanie Cano, ni d’une nouvelle finale mondiale. Valérie si.

Bruits de Vestiaire

NATATION

En (uni)forme olympique

EXCLUSIF : Laure Manaudou nue sous son treillis !

VOILE

Arthaud ou tard

Florence Arthaud avait pourtant bien suivi le conseil. Promis, la prochaine fois, elle essaiera du haut d’une falaise.

HANDBALL

Femme à lunettes…


Le hand féminin, c’était déjà Véronique Pecqueux-Rolland et Isabelle Wendling. Alors si comme Cléopâtre Darleux (c’est son vrai prénom) elles se mettent toutes à choper des abcès aux yeux, autant se remater tout de suite le best of des années italiennes de Didier Deschamps. C’est quand même dommage quand on voit ce que ça donne sans les lunettes :

RUGBY

Règles douloureuses

D’accord, la Coupe du monde est terminée et on ne reparlera plus de rugby sur Le Vestiaire avant l’automne 2015. Ca n’empêche pas de réviser les règles de base de temps en temps.

Cyclisme

Le calendrier de la roue avant

Il y a des jours, comme ça, où on aurait envie d’être une selle de vélo. La fin de l’année approche et avec elle démarre la saison des calendriers. Celui de CyclePassion laissera sur leur faim les amateurs de MILF : Jeannie Longo n’y pose même pas.

FOOTBALL

Savage garden

Pas un Bruit de Vestiaire sans sa grosse info foot anglais : Robbie Savage le Gallois a été éliminé de l’émission Strictly Come Dancing. Il était pourtant bien accompagné :

L’Edito : Gdansk avec les loups

Roberto Mancini est un si grand manager qu’il va se consacrer entièrement à la Premier league. En 1991, il était un si grand attaquant qu’il avait laissé Squillaci se consacrer totalement à la Coupe du monde. En 1992, il avait aussi perdu contre Barcelone en finale de C1. Ca ne mériterait pas une légende tout ça ?

Il fallait être au moins en Pologne, à regarder d’anciens communistes prier en mangeant des jarrets de porc à 1h du matin sur le marché de Noël de Cracovie pour ignorer que ce week-end se déroulait le match le plus important de l’année. En 1989, il l’aurait été. Lech Walesa fourbissait ses dernières moustaches de libérateur pendant que Claude Bez se proposait d’accompagner les siennes en prison. Tapie n’en avait pas mais il avait Huard, Thys, Papin et Allofs. En face Ferreri se voyait encore comme un joueur d’avenir, Lizarazu était déjà titulaire. Comme d’habitude ils avaient fait nul et chacun était rentré gentiment chez soi en attendant que Ben Mabrouk rejoigne Lescure l’année d’après. C’était à une époque où il n’était pas encore le meilleur passeur du championnat.

La boule à Deylaud

Comme d’habitude Cristiano Ronaldo a été à chier dans un grand jour et enfin Higuain n’a pas eu l’honneur de marquer un but de raccroc au bout de 20 secondes. Benzema aura-t-il le temps de rencontrer une équipe qui le mérite ? Comme d’habitude on n’évoquera qu’à demi-mots le parcours d’un SUA qui semble plutôt bien supporter le départ du vieux et du gros. Dommage qu’on ne connaisse plus personne là-bas, ni Frédéric Cormary, ni Fabrice Lhoumeau, ni Christophe Deylaud à moins que ça soit le Deylaud d’Auckland quand on pensait qu’on prendrait toujours du plaisir à suivre 80 minutes de rugby. Et comme on vous avait promis du ski, on peut évoquer avec vous Sébastien Foucras le cofondateur des Etoiles du sport. Si vous jouez au jeu du mort/pas mort, avec Foucras on gagne à tous les coups. Palmarès ou pas palmarès ?

Pendant ce temps-là, Leveaux était aussi en Pologne, Greg Gaulthier pourrait tirer sa révérence et Péchalat vit toujours avec Bourzat. Professionnellement en tout cas même s’ils partagent les patins.

Real-Barça : Xabi aux amateurs

Quand un clasico se joue sans Ronaldo ni Messi, le seul à faire une passe décisive c’est quand même Messi.

Comme des millions de gamins, Fabio, Angel et Mesut rêvaient de jouer des grands matches. Ils en seraient même des joueurs clés, prétendraient d’avisés journaux espagnols. Le premier pourrait ainsi prendre exemple sur Pepe et Ramos, du moins ceux qui jouaient contre Gijon. Admirer les grands anciens, Marcelo y est passé et aujourd’hui il est récompensé par un but, Barcelone aussi. C’est le métier qui rentre, la prochaine fois il rentrera dans les malléoles barcelonaises, comme avant. Angel et Mesut, eux, ont déjà l’habitude de ces ambiances de clasico, ces soirs où la raison réclame autant de talonnades et de centres dévissés que possible, ces soirs où la défense de Saragosse, les passes décisives et les buts ne sont jamais là.

Xavi de lumière

En revanche Xabi, Diarra et leurs petits copains cartonnés en rectangulaire et jaune étaient bien là. Question d’habitude puisque les fins de match sont toujours les mêmes face au Barça. Pourtant, le clasico de rêve s’annonçait ainsi, avec le Real enfin au niveau : une bataille de pressings où l’équipe la plus propre tuerait l’autre. Mais Guardiola ne s’était pas rasé et Mourinho portait un pull en coton. Il faudra attendre le printemps. Pas d’insulte, pas de doigt dans un orifice, même pas de référence à la taille du sexe de Messi ni d’hommage au staff antidopage adverse, juste « le Barça a eu de la chance » : Mourinho est entré dans une colère noire. A quoi bon travailler le pressing tout terrain toute une demi-saison, à quoi bon battre Barcelone en Supercoupe et même réussir à faire marquer Cristiano si c’est pour qu’un appel en profondeur chilien foute tout en l’air au bout d’une demi-heure ? L’Udinese a finit par s’inviter à la table des grands d’Espagne.

Il y avait donc de quoi s’énerver bien avant qu’Higuain ne rentre. Le Real a défendu pas trop haut pour empêcher le Barça de jouer. Dommage, il avait bâti sa nouvelle force en défendant haut pour faciliter ses propres attaques. Qui peut encore croire Puyol, Piqué et Abidal capables de relancer en une touche et de courir aussi vite que des attaquants de Liga ? Ni Getafe ni Bilbao mais encore faut-il courir dans le bon sens, vers le but. Tout n’est pas un fiasco : la défense du Real a réussi à faire perdre beaucoup de ballons à Messi et Iniesta. Et oui, le Barça n’a pas été bon. Bernabeu et Fabregas ont de quoi être fiers.

Thouroude s’était déplacé à Madrid pour interroger Diarra : c’était bien un clasico pas du tout survendu, les grands joueurs étaient tous au rendez-vous. On a parlé de tout le monde ? Non, il reste Benzema et Xavi.

Lille : Mon Turc en plumes

Lille a tenu le 0-0 pour la première fois en Ligue des Champions, il y a du progrès.

Il subsistait un doute sur la valeur du match Moscou-Lille d’il y a deux semaines. Le doute est levé : un match où l’on n’a plus rien à perdre n’est pas un match décisif. Il subsistait aussi un doute sur la valeur de Lille, elle est aussi levée. Il ne reste plus que l’option d’achat de Joe Cole et on sera quitte. La vérité d’un parcours en Ligue des Champions est parfois simple comme un parcours en Ligue des Champions. Mener contre le CSKA, mener à Trabzon, se faire dessus contre l’Inter, c’est effectivement tomber les armes à la main, à cause du brin de réussite. « Si on joue comme ça, on se qualifiera« , avait dit un nez Rudy un soir où deux attaquants africano-moscovites faisaient des une-deux dans une surface de Villeneuve d’Ascq. Il avait raison : Lille n’a pas arrêté de jouer comme ça.

La Ligue des Champions est plus que jamais un révélateur, où les places au haut niveau sont comptées. Le LOSC se rêvait au milieu de Bâle, Nicosie, Benfica, Moscou mais un huitième requiert moyens financiers, expérience et maîtrise. « Il aurait fallu continuer sur l’intensité de la première mi-temps », pense un érudit. Cela aurait au moins permis d’avoir de solides regrets de rater l’Europa League de si peu : Hazard n’aurait pas raté deux mais quatre face-à-face. Un peu déçu de son affiche peut-être, TF1 se serait frotté les mains de tant de spectacle. Mais comment passer un but à une équipe turque de seconde zone quand il est si difficile d’en marquer sept au champion croate ? Il faudrait être mancunien pour croire à l’impossible. Heureusement Rooney est un grand joueur comme il n’en existe plus qu’au Real, à Barcelone, au Bayern et même à Milan du coup. On comprend mieux pourquoi Ferguson respecte tant Wenger.

Dinamo-Lyon : Décidément, Zagreb les yeux

Le miracle lyonnais écrit désormais la légende du football français. Mais c’est quoi au juste un miracle ? Avant seul Bernard Tapie savait en créer.


Même Wiltord n’avait pas pris autant son pied à Lyon et pourtant la famille Fred y avait mis du sien. L’improbable s’est produit, Lyon a remonté sept buts de handicap, Gourcuff a toujours le sien. Décisif à aucun moment, il a mis la pédale douce. Pourtant c’était la soirée parfaite où rien n’a perturbé la marche en avant d’une équipe qui croit en son destin. Le Dinamo n’y pouvait rien, harassé comme si on leur avaient pompé leur énergie tout l’après-midi. Un festival de passes que seuls les virevoltants Lyonnais pouvaient leur envier. Ils ont profité de l’aubaine et de cette force intérieure des grands clubs qui écrivent leur légende pour multiplier les coups de boutoir dans le solide 2-3-5 croate. Et bientôt 2-2-5 puisque Leko avait choisi ce match pour tester la patience des arbitres de football sur les plaquages à retardement. M. Clattenburg n’avait pas le choix, ce fut l’expulsion dès la première mi-temps, avec cette assurance décidée de l’homme qui connait par cœur ses identifiants Bwin. Grisés, les Lyonnais s’en remettaient aux Dieux. Marquer sept buts en trente-deux minutes à Raon l’Etape est une chose, il n’y a par contre que la prière pour espérer que des Hollandais marquent deux buts tout en perdant 3-0. Les soirs de grandeur n’empêchent pas Lyon de prendre un but, ni Cissokho de reculer, reculer, reculer, se retourner et tomber pris dans une feinte qui n’existait pas. Zagreb c’était quand même costaud. Presque autant que le Milan 1996, qualifié au coup d’envoi du quart de finale retour de C3 mais plus à la fin. L’ancien Gourcuff jouait aussi. Un exploit ?

En même temps, quand tu es éliminé, que tu n’as plus rien à jouer et que tu perds, rien n’interdit d’arrêter de jouer. Et de toutes façons, on continue tous de regarder le Tour de France.

Dortmund-Marseille : Eculés de Sammer

Dortmund a réussi l’un des plus beaux exploits du football français.

Mai 93, Didier Deschamps entame un tour d’honneur, la bave aux lèvres bien avant que les médecins de la Juve ne s’en mêlent. C’était le temps de l’émotion, de la gloire et du foot français au sommet, l’avant Houiller en somme. Presque vingt ans plus tard, c’est à nouveau le temps de l’exploit et du tour d’honneur : Gignac est enfin blessé. L’OM n’a donc pas volé ses branlées en février, avec un peu de chance c’est même Nicosie qui s’en chargera. L’Allemagne a décidément quelque chose contre la France, et l’imagination débordante qui va avec même quand Goebbels n’est plus là.

Boli à baldaquin

Nkoulou venait de passer 90 minutes à distribuer un ballon du match à chaque spectateur, il y avait bien de quoi entamer un tour d’honneur. Diawara impérial sur le premier but allemand, Mbia spectaculaire sur le second, avec Nkoulou et Diarra ils étaient au moins quatre Marseillais à se disputer le Ballon d’or, comme en 1993. Ayew ne savait pas, sinon il aurait été bon. Après tout en 93, déjà il n’avait pas empêché l’OM de gagner. Depuis des mois, on pressentait que refaire d’un Abedi Pelé un titulaire indiscutable, et parfois même lui laisser être le meilleur joueur de l’équipe, aurait des conséquences irréversibles. Il a donc fallu lui adjoindre le soutien de Djimi Traoré deux fois de suite pour voir les vérités en face : Jimmy ça s’écrit pas Djimi et Marseille n’a pas besoin d’un adversaire bon pour être mauvais.

Mais, et c’est la seconde bonne nouvelle après le beau match de merde de Lucho, voir la vérité en face c’était surtout voir Dortmund deux mi-temps, ce que même l’Europa League s’épargnera au printemps. Le mur jaune, Kohler, Sammer : les photos dans le couloir du Westfalenstadion qui n’est plus le Westfalenstadion rappellent que ce club a gagné la C1 pas plus tard qu’il y a quinze ans. Qui aurait pu penser qu’Amalfitano fasse si mal à un si grand d’Europe ?

Un paquet de Klopp

Ianetta et ses grappes de raisins aux oreilles ont tenté de le faire croire à Deschamps après le match mais, contrairement à Margotton au garde-à-vous, il n’écoutait plus. Valbuena non plus n’a rien écouté avant de rentrer, comme d’habitude, et c’est ainsi qu’il est le meilleur. Perdre des ballons, penser à sa gueule, ça ne l’a jamais empêché d’être la star. Une star ça peut se la raconter jusqu’à prendre le numéro 10 de Zidane en équipe de France pour sa première sélection, ça peut aussi scénariser sa joie avec un rictus d’épuisement on ne peut plus logique après 16 minutes d’effort. Ca peut tout oser tant que ça marque le but décisif, et que Diawara soit très mauvais ou juste à chier, l’OM en revient toujours au même point. Personne n’aurait demandé ça à Gignac de toute façon.

Pendant ce temps-là, Margotton demande à Houiller comment battre le Barça.

L’Edito : Un Raï, deux cokes, un café

Socrates est mort, Gourcuff peut-être, Delarue pas encore. Et Mouss Diouf ?


C’est un week-end qui aurait pu ressembler aux précédents. Quelques heures sous la couette pour dormir ou s’agiter avec mouchoirs, partenaire ou les deux, quelques minutes à contempler les gogols de Diane Arbus pour un prix défiant toute concurrence puisque vous êtes journaliste, et pour finir le jackpot à l’issue de la journée de ligue 1 et d’Un ticket pour l’espace, le chef d’oeuvre des nouveaux Monthy Pythons. Mais on ne le sait que trop, le diable est parfois dans les détails. Deux petits détails qui rappellent que Rennes n’est pas Montpellier, quatre qui indiquent que Montpellier ne joue plus avec Valderrama. So Foot parlerait aussi de Barrabé. On pourrait ne retenir que ça pour éviter de dire que le spécialiste foot du Vestiaire est le seul à avoir presque oser sous-entendre il y a plusieurs mois que 40 millions ça faisait cher le tocard, 25 aussi d’ailleurs. Mais soyons juste, pour l’un ça ne fait qu’1 mois et demi, pour l’autre 1 an et demi et puis, ils n’ont jamais prétendu être les meilleurs contrairement à Benzema ou Ibra. Devinez quoi, il y en a un des deux qui est une grosse tanche et cette fois il ne s’appelle pas Ronaldinho, Neymar, Benzema ou Messi. Pour Messi c’est normal, en attendant que Benzema finisse ses dents il continuera de collectionner les grosses boules en métal précieux et pour une fois qu’il le mérite, ce serait con de le filer aux autres. Si vous avez l’impression qu’on a parlé que de foot, c’est parce qu’on se fout un peu que Patrick Montel poursuive ses indigents statuts sur Mormeck que Vincent Coueffe se demande si c’est pas un peu le bordel au PSG ou si Pierre Menes a toujours rêvé être l’invité d’honneur de la Conférence Berryer. Promis, la prochaine fois on vous fera aimer le ski.

Pendant ce temps-là, la France est tombée sur un groupe facile ou difficile à l’Euro. Pourquoi on ne débattrait pas déjà des 3 prochaines Coupes du monde ?