PSG, Ibrahimovic (5/5) : Ibra ballant

Retrouvez l’intégralité du feuilleton ici


Avec l’année 2009 arrive la première demi-finale du magicien. Au match aller, Zlatan retrouve Giuseppe Meazza, l’un des nombreux stades où il n’a jamais rien foutu en Ligue des Champions.

L’Inter n’est donc pas surpris par la nullité du géant suédois, le Barça un peu plus. Pedro s’en rend compte assez tôt et décide de faire le job d’Ibra : 0-1. Zlatan est en verve, à la 62ème minute, l’Inter mène 3-1 et c’est Abidal convalescent qui rentre faire le job d’Ibra à la place d’Ibra. Presque du poste pour poste mais au moins si Barcelone ne marque plus, l’Inter non plus. Au retour, Ibrahimovic se doit de justifier son scandaleux transfert, il ne faut pas lui dire deux fois  : Piqué ouvre le score à la 84ème minute. Et ce n’est plus à la 62ème mais la 63ème que Guardiola a remplacé Ibra par Bojan. Abidal était déjà sur le terrain. 4 buts en 761 minutes de Ligue des Champions 2010, le Milan AC en a rêvé, Ibra l’a fait : en 2011, il met ses quatre réalisations en seulement 652 minutes, dont celles réservées à Tottenham en huitièmes : Les Anglais n’y répondront qu’une fois, 1-0 et 0-0. Le Barça remporte la C1, l’Inter est en quarts mais pas le Milan AC qui en profite pour glaner encore un Calcio. Ibra est insatiable et sera donc bien au rendez-vous des huitièmes en 2012. La saison sera exceptionnelle pour Zlatan. Devenu une star en Italie, il confirme en redevenant capocannoniere, manque de chance, ça sert à rien, c’est la Juve qui prend le championnat. Tant pis, Ibra prendra l’Europe avec ses 5 buts en 720 minutes et cette fois promis, il attendra les matchs importants pour briller.

Boateng prince déchu

La preuve, en huitièmes aller, il fait parler la poudre dès la 79ème minute. Sur penalty, excusez du peu. Cette fois Milan qui ne menait que 3-0 depuis la 49ème minute, est à l’abri. Au retour, Boateng et Robinho n’osent cette fois pas ouvrir le score, du coup c’est Ibra qui s’en charge : d’abord par Koscielny, puis par Rosicky et Van Persie sur penalty bien sûr. Les superstars du foot sont décidément interchangeables mais le penalty de Zlatan est plus important que celui de Robin. Ibra gagne donc le droit de défier sans complexe le Barça vieillissant pour prendre sa revanche sur les humiliations passées mais il faut croire que le Camp Nou avait plus de raisons d’en vouloir à Ibra. Très méthodique, il planifie un 0-0 à l’aller assorti d’un bilan presque honorable : 1 tir cadré, 2 hors-jeu, 2 fautes commises, 1 subie. Mais on commence à le savoir, Ibra se réserve toujours pour le retour. Le rouleau compresseur est en marche : à la 32ème minute c’est lui qui offre la passe décisive à Nocerino. A la 87ème, c’est lui qui réalise le geste du match grâce à cette prise de kung-fu sur Mascherano. On n’est pas ceinture noire de taekwendo par hasard.

Ce Buffon d’Ibra

Enfin, c’est lui qui ne jouera pas la demi. Benzema, Cristiano, Messi, Iniesta, Xavi, Ribery, Schweinsteiger, Muller, Ozil, Drogba et même Torres y seront. Mais la vengeance est un plat qui se mange froid : tous seront bien fatigués quand l’heure de l’Euro sera venue. La Suède va le venger, comme elle l’a toujours vengé. D’abord à la Coupe du monde 2002, quand la star de l’Ajax ne débute aucun match mais rentre à la 76ème minute en huitièmes de finale pour faire la différence. Un quart d’heure de jeu + la prolongation, ça laisse le temps à Ibra de cadrer une frappe et de faire 2 fautes et à Camara de qualifier le Sénégal. Deux ans plus tard, Ibra va sceller son destin de grand joueur en s’offrant une stature internationale : si c’est wikipedia qui le dit ça se passe de commentaires :  « Il inscrit un but sur pénalty face à la Bulgarie pour le premier match de la Suède (victoire 5-0). Quelques jours plus tard, alors que la Suède est menée 1-0 face à l’Italie pour son deuxième match de poule, Ibrahimović inscrit un but à la 84e minute : une aile de pigeon qui se loge dans la lucarne de Buffon (match nul 1-1). Les Suédois s’inclinent aux tirs aux buts en quart de finale face aux Pays-Bas alors qu’Ibrahimović manque le sien. » CQFD. Avant 2012, il y a aussi eu ses 0 but de 2006 et toutes ses jérémiades. Mais en juin 2012, Ibrahimovic est finalement au rendez-vous ukrainien : un but pour fêter le doublé de Chevtchenko, puis une fois éliminé un autre fort joli pour battre la France. Magique.

Attention, sa carrière n’est pas finie en 2013 c’est avec le PSG qu’il s’attaque à la Coupe aux grandes oreilles. Et comme prévu comme grandes oreilles il ne verra que les siennes dans son miroir avec un joli nez et quelques millions en prime. Il s’en fout de ne pas avoir mis plus d’un but hors-jeu contre le plus mauvais Barça de la décennie. D’abord tous les lecteurs du Vestiaire devaient s’en douter, ensuite il sera meilleur buteur de ligue 1. Oui, comme Sow, Giroud ou Niang. Devant Aubameyang est ses coiffures pourries, s’il vous plait.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *