Leverkusen-PSG : Marco trafiquant

Margotton et Carrière aux commentaire, Ianneta et Sabattier en plateau : ça sentait la grande soirée.

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Il s’appelle Emir Spahic, il est Bosnien, il a 34 ans et il a été défenseur du Bayer Leverkusen 59 minutes contre le PSG. Il est aussi un ancien joueur de Montpellier, et comme assez peu de joueurs de Leverkusen, il rêvait sans doute d’éliminer le PSG. Mais, comme Manchester City face au Barça, il a attaqué le match en se demandant visiblement ce que son équipe foutait à jouer encore la Ligue des Champions en février. Ce type de méprise existe encore en 8e, mais en quarts ça s’arrête généralement.

C’est donc la première confirmation de la soirée, sobrement intitulée « le moment de vérité » par un quotidien sportif décidément plus pertinent que jamais. L’effet Lavillénie comme on dit. Le moment de vérité nous apprend donc que quand on est une bonne équipe européenne, on s’emmerde en 8e de finale. C’était déjà le cas l’an dernier contre Valence, contre Leverkusen un an plus tard ça pouvait difficilement devenir intéressant.

C’est assez simple à comprendre : Verratti a un an de plus. Pendant que tout le monde se demande comment prendre Ibra, personne ne se demande comment faire perdre un ballon à Verratti, ni comment éviter de lui rendre. En Ligue 1 personne n’a trouvé, en Ligue des Champions non plus pour l’instant, même si les Portugais, les Belges, les Grecs et les sous-officiers allemands ne sont pas les mieux placés.

Ainsi donc, même si Ibra répond en premier aux questions d’Astrid Bard avec sa queue de cheval bien humide, tout partirait du milieu de terrain. Quelle drôle d’idée. Comme si le Bayern avait construit sa machine avec Schweinsteiger, Kroos et Martinez l’an dernier, le Barça avec Xavi, Iniesta et Busquets avant eux, et le grand Lyon avec Juninho, Tiago et Diarra plutôt que Fred et Govou. Dans le football actuel fait de transitions, faire la différence, c’est bien défendre et bien attaquer, et ce sont les milieux qui s’en chargent. Les ballons d’or, ils n’en ont rien à foutre. Autant le filer à un joueur de Manchester City, ils font plein de jolies choses en Premier League, mais un peu moins contre le grand Barcelone, ses 98% de possession, ses 1590 ballons touchés par Xavi, ses zéro occasion jusqu’à un penalty volé, en un mot sa génération archi-morte. C’est costaud City, et que dire de ce Yaya Touré.

Pendant ce temps-là, mieux vaut éviter de regarder les 8es allers du Bayern, de l’Atletico, de Dortmund et du Real. Sauf pour ceux que ça amuse de voir Wenger se décomposer sur la touche. Mais se décomposer vraiment.

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