Tony Vairelles: « La fin d’une loft story! »

Avant de presque devenir un producteur de télévision à succès, Tony Vairelles avait presque pêté les plombs devant une discothèque. Il avait aussi (presque) donné une interview au Vestiaire.


Tony, on vous avait quitté en prison il y a onze ans. On vous retrouve enfin devant la justice après avoir tenté de devenir une star de la télé réalité. Comment avez-vous réussi cet exploit ?

J’avais déjà réussi à ne pas être sélectionné pour la Coupe du monde 98 alors qu’il n’y avait que Guivarc’h en attaque. Ensuite j’ai fini remplaçant à Bordeaux alors que Duga était titulaire. Vous pensez bien que j’ai des talents cachés.

Comme celui de tireur d’élite ? Racontez nous encore ce qu’il s’est passé devant la discothèque les Quatre As en 2011.

Comme je l’ai déjà raconté, j’arrivais pas à dormir cette nuit-là, les poules faisaient trop de bruit dans le salon. J’ai eu un petit creux et comme le frigo était vide depuis que j’avais coulé Gueugnon, on avait décidé avec mon frère Fab d’aller chasser quelques pigeons à la carabine à plomb. Et là, pas de chance, j’ai tiré à côté. Comme pendant toute ma carrière.

Qu’avez-vous fait des armes ?

Elles sont dans la caravane de mon pote Manu. C’est celles qu’il utilise sur son stand de tir aux ballons.

Vous avez été mis en examen et incarcéré pour tentative d’assassinat. Comment avez-vous vécu cette épreuve ?

On a brisé ma carrière en plein viol, juste au moment où j’allais à nouveau goûter au très haut niveau en D3 belge. Et puis on m’a obligé à retirer mes bagues en or et mes santiags au poste de police. C’est inhumain, je vais saisir la cour d’appel des doigts de l’homme et prévenir mes cinquante-quatre cousins pour qu’ils leur refassent la gueule à coups de chaînes pour chiens.

Comment s’est passé votre séjour à la prison de Metz-Queuleu ?

On fait effectivement souvent la Queuleuleu sous la douche, comme avec Fred (Déhu, un ancien footballeur NDLR) à Lens quand je laissais tomber mon Tahiti coco. Mais le pire, c’est qu’on a même pas de sèche-cheveux et ça recommence à friser derrière.

Vous estimez-vous un peu pris au piège de la grande solidarité des familles gitanes ?

Non merci, je ne fume pas de cigarettes.

Pourquoi avoir essayé de rebondir à tout prix dans des petits clubs pendant votre déclin sportif plutôt que d’envisager une reconversion dans un autre domaine ?

Qu’est-ce que vous vouliez que je fasse d’autre ? A part tresser des paniers, jouer de l’accordéon et changer les plaques d’immatriculation des BMW, je n’ai jamais eu aucun talent. A part peut-être celui de producteur de télé.

Grâce à votre expérience dans les faits divers ?

En effet, à un moment j’ai pensé reprendre Présumé innocent , puis je me suis souvenu que j’aimais bien le ballon. Surtout que j’y ai passé un peu de temps et que je vais peut-être y retourner.

C’est donc ça qui vous a convaincu de finalement lancer la Star Academy du foot ?

Non c’est surtout que je ressemble un peu à Arthur physiquement. Et beaucoup à Nikos. Et peut-être qu’à la fin je pourrai signer à nouveau dans un grand club comme Dudelange. Mais pour l’heure j’ai davantage de points communs avec Ary Abittan. 

Sauf que lui n’a pas encore fait de prison. Comment expliquer que la justice ait mis plus de dix ans à instruire votre dossier ?

Ecoutez, ça fait près de 50 piges que j’essaye de m’instruire sans succès, alors  je ne vais pas jeter la pierre à la justice. En plus ça pourrait encore alourdir ma peine.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain

2 réponses sur “Tony Vairelles: « La fin d’une loft story! »”

  1. Du bon Vestiaire même si il n’y a pas trop à se forcer tellement le terreau est de qualité. Exclu The Sun : Juste après avoir appris la nouvelle, Dixon aurait mouillé son slip avant de perdre connaissance.

    Question fondamentale : Vairelles peut-il prendre la place de Cecillon dans la plume du Vestiaire ?

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