La légende JO : Isabelle et Paul déchainés

La danse sur glace n’a pas toujours été une discipline où faire un enfant interdisait d’avoir une médaille aux Jeux Olympiques. En revanche, on ne pouvait pas choisir la couleur du métal.

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Février 1992, Jean-Claude Killy et Michel Barnier s’en foutent plein les poches sans même l’aide de Paul-Loup. De l’argent, bien sûr, du bronze aussi. Mais de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde.

Ils sont frères et soeurs, se détestent poliment, mais ils sont champions du monde. Isabelle et Paul travaillent ensemble, entre eux, guère de problèmes intimes, n’en déplaisent aux plus jeunes téléspectateurs qui les croient amants. Allez savoir pourquoi, c’est bien le chorégraphe qui se tape la frangine. Isabelle et Paul, tout sauf des mercenaires, sont de vrais Canadiens qui représentent logiquement la France.

Lorsque le couple se présente sur la glace savoyarde sans reblochon, c’est avec un programme abouti, du moins il l’était. Favoris aussi, ils l’étaient, mais les règles en vigueur dans le patinage sont strictes : le podium olympique est logiquement décidé plusieurs mois à l’avance par les juges, les Fédés et les instances. Il faut donc s’adapter. Du coup, autant changer quelques figures à la dernière minute, on ne sait jamais, les Russes pourraient très bien être supérieurs. Logiquement, la juge française va saquer les Russes, mais la corruption est un métier. C’est beau, mais on n’est pas à Holiday on Ice, comme le rappellent certains observateurs. Klimova et Ponomarenko sont champions olympiques, les Duchesnay n’aiment pas l’argent. On aura tout vu.

La Légende JO : Olivier à l’amende

Les Jeux Olympiques débutent jeudi avec tout un tas d’épreuves ou aucun Français ne brillera, évidemment. Même en ski de bosses et pourtant ça n’a pas toujours été le cas. Mais qui se souvient d’Olivier Allamand ? Mieux vaut s’appeler Edgar.

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Si vous le croisez un jour dans les environs de Belle Plagne, ou que vous allez même jusqu’à lui louer des skis, surtout ne lui parlez pas d’Edgar Grospiron. Le sympathique Edgar qui lui a tout piqué. Il faut dire qu’Olivier n’avait pas grand-chose.

Le charisme, Edgar n’y était pour rien. Pour le titre olympique d’Albertville, Edgar plaide coupable. Son diplôme de consultant en ouvrage de gueule, à voir. Mais Olivier n’a pas à se plaindre, il aurait pu en plus être stupide ou mal entouré. Passer deux ans avec un genou pété, pourquoi pas, ça peut même permettre de refaire les JO. Et puis après tout, à quoi ça sert de pouvoir encore marcher à 30 ans ? A faire des photos.

Heureusement, sa médaille d’argent lui avait offert son quart d’heure de gloire. Mais le quart d’heure de gloire de qui au fait ?

Lamy-Chappuis : Fabrice qui ?

Il était une fois Fabrice Guyaume ou un truc comme ça.

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Il faisait froid sur la Savoie en cette belle journée de 1992. Deux hommes, chaudement vêtus, semblent faire une randonnée dans la neige. A leurs pieds, les acolytes ont préféré deux bouts de planches à une bonne vieille paire de raquettes.

Ces deux blondinets au style très nineties, pas si efféminés qu’on a bien voulu le penser, semblent seuls au monde. Et pour cause, ils n’ont ni nom, ni prénom. Pour les identifier, de simples mots-codes, peut-être choisis par Olivier Minne et Felindra lors de leurs amusements chichement vêtus : « Fabrice, Guy, Sylvain, Guillaume. » Ces personnages vont se retrouver bien malgré eux au centre d’un des plus grands exploits du sport français en terminant premier et deuxième du combiné nordique des Jeux Olympiques d’Albertville.

L’Histoire ne retiendra ni l’un, ni l’autre, ni leur discipline, mais surtout elle oubliera complètement le premier et surtout le second, Sylvain Guillaume. Entré en équipe de France en 1984 alors que ce sport n’existait même pas, le jeune garçon, âgé de 16 ans à peine, sait ce qu’il veut. Il sera champion olympique ou rien. Vous devinez la suite.

Sylvain Guillaume n’a par la suite plus jamais voulu être numéro 2. Alors à Nagano, 6 ans plus tard, il termina troisième par équipe. Une vraie force de caractère. Sur son site Internet il n’hésite pas à déclarer, quitte à choquer, ne pas aimer « la violence sur les enfants, les hypocrites, le manque de respect, les « doppés » (sic), les gens qui prennent la nature pour une décharge publique et les abbats. » Pour se venger, l’enfant de Champagnolle a coupé sa crinière « Modern Talking« , plus talking que modern, pour devenir un incorruptible agent des douanes. Promis, il sera champion olympique ou rien.

Mondiaux de Ski : Le petit Chenal blanc

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Il n’aimait pas le sport, ce dernier le lui rendait bien. Mais sa destination de naissance marqua durablement son destin. Le cirque blanc porta rarement aussi bien son nom.

Le slalom, c’était pas son truc, le super G encore moins, et que dire de la descente. Que foutait-il là ? Cette question taraudera longtemps ses proches qui souffaient en silence aux côtés de « ce pauvre Joël » et son slalom géant. Les années passent, il vieillit à vue d’oeil, sa carrière aussi : 8e, 21e, 22e et même 5e. Chenal connaît tous les honneurs jusqu’au slalom d’Alta Badia qu’il remporte. Un coup du sort terrible qu’il ne confirmera jamais. Ses jours sont comptés quand en 2006, le troisième Raich lui vole le titre olympique que même Vidal et Crétier sont parvenus à obtenir. L’affront est de taille. On ne lui dira pas, mais Montillet et Deneriaz aussi.

Brian Joubert, Mon p’tit patin : L’offence de la vie (3/3)

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25/03/10-22h38    priorité 4 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-RS
Mondiaux-2010 – Joubert ne sera pas champion du monde

26/03/10-00h23 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-QR
Mondiaux-2010 – Brian Joubert: un bronze « plus intense » que l’or de 2007
25/03/10-23h31 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-CR,PREV
Mondiaux-2010 – Joubert rebondit et accroche le bronze
25/03/10-23h05 Glace-Patinage-artistique-MOND-2010-DC-FRA
Mondiaux-2010 – Brian Joubert content « d’être le meilleur Européen »
25/03/10-22h51 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-MES-sport-RS
URGENT Mondiaux-2010 – Le Japonais Takahashi champion du monde, Joubert 3e
25/03/10-22h50 ALERTE-
Patinage artistique: Daisuke Takahashi champion du monde, Joubert 3e
25/03/10-22h38 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-RS
Mondiaux-2010 – Joubert ne sera pas champion du monde
24/03/10-22h44 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-CR,PREV
Mondiaux-2010 – Joubert savoure sa victoire sur lui-même
24/03/10-19h56 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-QR,PREV
Mondiaux-2010 – Brian Joubert: « Je ne suis pas mort » (QUESTIONS-REPONSES)

La suite appartient évidemment aussi à l’AFP:

« Brian Joubert a rebondi, un mois après sa débâcle…. où il était venu chercher sa rédemption.
Joubert, 25 ans, a terminé troisième avec 241,74 points, soit le meilleur score de sa carrière…. Un mois après sa sévère claque reçue aux Jeux de Vancouver (16e), le Français s’est racheté en décrochant sa 15e médaille internationale et s’est prouvé qu’il pouvait rebondir.
Mercredi sur le programme court,
il a réussi à passer le triple lutz, un élément technique sur lequel il avait chuté aux Jeux, puis lors d’un test de forme à Paris le 15 mars.
Jeudi, il est arrivé un peu tendu …. en chutant sur le triple lutz. La blessure des Jeux n’est pas complètement effacée…
Joubert a été particulièrement soutenu par le public du Palavela de Turin, où les filles ont hurlé à chacun de ses passage
s. »

Remerciements : Brian Joubert et l’AFP.

RETROUVEZ LES PARTIES 1 ET 2

L’Edito : Un Boyon et des abbats

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Les JO de biathlon sont terminés. On attend avec impatience les JO de ski alpin.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Quand il s’agit de Grégory Coupet, c’est que le mal est déjà fait depuis longtemps. On ne sait pas ce que va devenir le PSG, Kombouaré a « quand même vu un très bon match ». Le pire est à venir, Makélélé a annoncé sa retraite pour juin.

Quand il s’agit de Roy Contout qui joue en face, c’est un autre problème mais c’est sûr, ça va venir pour le grand Lille et son grand Rami. Claude Puel, lui, revient dans la course au titre et ça le rend tout Blanc : « On pourrait même dépasser les Bordelais s’ils continuent à ne pas jouer. »

Masnada, nada mas

Un seul être vous manque : quand on n’a pas de Grange, on reste sur la paille. Julien Lizeroux commence à réaliser, le manteau France Télévisions de Deneriaz est trop grand pour lui, le sport de haut niveau est cruel et les podiums en Coupe du monde n’ont jamais amusé ni Chenal, ni Crétier. Et d’ailleurs, pourquoi c’est toujours Bruno Mingeon qui parle du bob à quatre ?

Domenech à Stade 2, Roch Voisine et Thierry Adam au hockey, Boyon restera donc à jamais incompris. Combien de temps devra-t-il rester à l’antenne avec une moumoute sur la langue et une prognatie proéminente ? Il faut être le meilleur et pouvoir apprendre à Godard qui a fait quoi aux Europe junior 1976. Boyon fait encore mieux, il reconnaît tout le monde encore aujourd’hui sans même lire les dossiers de presse et regarder Eurosport.

Comment être certain qu’on est une femme quand les rapports de séduction se limitent à minuit-quatre heures pendant les épreuves de luge ? Il faut oser filer son casque à Xavier Delerue, il n’y aura pas d’augmentation pour autant mais rien de personnel, c’est juste physique. Guilbaut Colas, lui, n’avait pas trop envie de s’arrêter.

Sinon, Chambéry a autant les boules que Boul, il y a forcément un rapport.

Vancouver 2010, la légende JO :
Le père Foucras

N’allez pas croire que l’on vous parle du ski acrobatique aux Jeux de Nagano histoire d’écouler nos dernières légendes avant dimanche.

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Sébastien Foucras a récolté en deux participations à Fort Boyard (172.670F) moins d’argent que Carole Merle n’en doit à ses parents.

Fierté du ski club des Yvelines, il passe sa première étoile sur les pentes de la colline d’Elancourt, entre la RD912 et la zone industrielle des Bruyères. L’hiver est rude, la soupe populaire. Sébastien Foucras, le poil naissant, abîme ses premiers Bic jetables sous la tôle gaufrée du jardin ouvrier familial. Il n’a pas 16 ans ni son BEPC, mais décide de rejoindre à Evian les pionniers tricolores de ce qui est encore appelé le ski artistique.

Le teigneux se fait très vite un nom parmi les quinze licenciés du pays. Comme tous les Français, il rate d’abord ses JO de Lillehammer mais décroche la Coupe du monde en 1996 avant qu’Alexis Blanc ne se brise les cervicales. Foucras tente par solidarité d’attenter à sa carrière et c’est sur un genou qu’il arrive à Nagano. Douzième et dernier des qualifs, il sort en finale deux sauts monstrueux couronnés d’argent.

Le miraculé de Noisy exhibe alors sa barbichette à toutes les émissions du service public. Déjà invité une fois à reluquer le décolleté d’Adeline Blondieau sur les cylindres de Fort Boyard, le père Foucras remet le couvert en 1998 avec Véronique Genest et Pierre Raschi. Fait prisonnier, il ne ressort que quatre ans plus tard pour allumer les Etoiles du Sport et reprendre la trésorerie du fan club de Jean-Marc Mormeck.

L’Edito : La Semaine désastre

BALONCESTO

Orléans, Le Mans voire Vichy : Villeurbanne a déjoué les pronostics et s’est emparé de la Semaine des As. Laurent Foirest n’en est plus à un titre près, la Pro A n’en est plus à une humiliation près.

Martin Fourcade, c’est son nom, a donc récolté de l’argent. Pas la peine de préciser son âge, son sport et son palmarès sur le circuit mondial, personne ne le retiendra et de toute façon Montel continuera à voir Raquil et le Stade de France 2003 encore une semaine. Les téléspectateurs et la Fédération française de ski alpin ont hâte que les JO de biathlon se terminent. Les JO ? demande la Fédération de sports de glace.

Pendant que Lièvremont joue au Cluedo avec Bastareaud, le football européen livre quelques vérités. Presque comme Manchester à Everton, Lyon a confirmé le Real à Sochaux, grâce à Michel Bastos, titulaire les cinq dernières minutes contre le Real. Un triplé pour le Brésilien qui ne manquera pas de saluer les caviars du latéral droit sochalien le soir du titre à Bernabeu, fin mai. Bordeaux tentera de confirmer aussi contre l’Olympiakos. Mais confirmer quoi ? Sa baisse de forme, ses sept buts en deux matches, Wendel qui marque sur tous ses coup francs ou la montée en puissance de Sertic, le nouveau Gourcuff ?

La semaine des Lass

Méfiance quand même pour l’OL car le Real a gagné 6-2, grâce à Ronaldo, Higuain sur une passe de Ronaldo, Kaka sur une passe de Ronaldo, Xabi Alonso sur un penalty obtenu par Ronaldo, mais aussi grâce à Higuain qui trébuche deux fois. Les Galactiques ont donné leur réponse, ça va mieux quand le collectif ne dépend pas de Ronaldo et ça va encore mieux quand Villareal est libre le même soir. Le Barça a senti le vent du boulet et ce n’est pas parce qu’Henry jouait : il a marqué et n’a pas manqué de préciser après le match qu’il était malade et fini. Rectificatif : il a juste dit que Pedro et Bojan étaient meilleurs que lui en ce moment.

Fini, donc, Laurent Foirest (2 points, né le 18 septembre 1973) ne l’est pas, même si Laurent Sciarra (3 points, né le 8 août 1973) a pu y croire.

Brian Joubert, Mon p’tit patin :
Sacrées groles (2/3)

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URGENT Mondiaux-2009-Messieurs: Lysacek champion du monde
LOS ANGELES (Etats-Unis), 27 mars 2009 (AFP) – L’Américain Evan Lysacek a été sacré champion du monde de patinage artistique en battant le Canadien Patrick Chan et le Français Brian Joubert, jeudi soir à Los Angeles.

21/01/10-21h59 priorité 2 ALERTE-
Patinage artistique: le Russe Evgeni Plushenko champion d’Europe, Brian Joubert 3e

Vancouver, 15 février 2010,

France-Info : L’année dernière, vous aviez fait un pronostic en disant que le plus dangereux, c’était Lysacek. Et il a gagné. Pour les Jeux, quel est votre pronostic ?

Brian Joubert : Le plus dangereux c’est Brian Joubert (rires).

Pourquoi Brian Joubert est-il le plus dangereux ?

Parce que j’ai retrouvé une hargne. J’étais un petit peu trop gentil. Que ce soit à l’entrainement ou en compétition et là, vraiment, je n’ai envie que d’une chose : c’est de les manger. J’ai l’image du podium du Championnat d’Europe, avant de monter, il a fallu serrer la main à Plushenko et Lambiel et je n’ai pas envie que cela se reproduise.

Comment avez-vous trouvé votre rival, Evgeni Plushenko, lors du dernier Championnat d’Europe ?

Il est bien. Techniquement, il est surprenant parce qu’il est stable et fiable. Artistiquement je trouve qu’il a perdu un peu en vitesse, il est un peu plus lent. Ce qui m’a fait du bien au championnat d’Europe, c’est que je me suis rendu compte que je peux le battre. S’il fait un programme sans faute et moi aussi, je peux le battre. On a beaucoup travaillé sur le plan artistique, sur les pirouettes.

Mais avec Plushenko, les relations sont toujours aussi compliquées.

Il est insupportable… Il est in-sup-por-table… Evgeni a deux facettes. Dans les vestiaires il est adorable, il m’a même demandé de faire des exhibitions ensemble. Mais en conférence de presse, il est odieux. Cela fait partie du jeu. Le lendemain du Gala des championnats d’Europe, il était normal.

Tout de même, un titre de Champion olympique n’a pas d’équivalent, non ?
C’est une compétition comme les autres. C’est sûr que quand on est Champion olympique cela a plus d’impact que d’être Champion du monde. Il faut faire un programme court et un programme long, les adversaires, ce sont les mêmes. Peut-être qu’en 2006, je voyais ça comme une compétition différente et que c’est ça qui m’a mis un peu plus de pression.

En cas de titre olympique, et après avoir tout gagné, allez-vous arrêter ?
Moi, je me suis engagé à continuer jusqu’en 2012. Il y a des Championnats du monde à Nice, mais je ne sais pas à quel rythme j’effectuerai la saison. Mais quoiqu’il arrive, champion olympique ou non, je continue. Je n’ai que 25 ans… on a encore le temps…

17/02/10-05h19    priorité 4 JO-2010-glace-patinage-artistique-MES
JO-201O – Programme court: Joubert perd tout espoir de médaille olympique
VANCOUVER (Canada), 16 fév 2010 (AFP) – Le rêve de Brian Joubert a viré au cauchemar, mardi aux jeux Olympiques de Vancouver, où le champion du monde 2007 a complètement raté son programme court de patinage artistique et se retrouve à une 18e place qui ne laisse plus aucun espoir.
« Les Jeux, je n’y arrive pas », n’a cessé de répéter Joubert. D’abord dans le « Kiss and cry », où les patineurs attendent leur note juste après leur prestation, puis devant tous les journalistes.
Un constat qu’il n’a cependant pas pu expliquer alors qu’il s’était préparé physiquement, techniquement et artistiquement. Mais peut-être pas mentalement.
« Les Jeux ont toujours été un objectif. Peut-être que j’en ai trop fait une fixation. 2002, ça se passe mal (14e). 2006 (6e), ça se passe très mal aussi. Je pense qu’inconsciemment, ça doit marquer. Et 2010, c’est encore pire », a-t-il dit, très affecté.
Pourtant, il était arrivé très détendu à Vancouver, une sérénité qu’il dit avoir conservée jusqu’à son entrée sur la glace, mardi. Passé en 10e position, il a pu voir les performances du champion en titre, le Russe Evgeni Plushenko, qui a pris la tête, et son dauphin, le Suisse Stéphane Lambiel, classé 5e.
D’entrée de jeu, le Français n’a pas passé son premier élément, un quadruple saut, qu’il aurait dû combiner avec un triple, avant de chuter sur un élément qu’il maîtrise parfaitement, le triple lutz.
C’en est fini du champion du monde 2007 qui s’est contenté d’une note désespérée dans une telle compétition: 68 points. Les trois premiers patineurs sur 30 concurrents au classement provisoire ont tous marqué 90 points.
C’est une cruelle déception pour Joubert, 25 ans, qui participait à ses troisièmes et, vraisemblablement, derniers Jeux.

« Le plus dangereux c’est Brian Joubert » (rires).

Retrouvez la première partie

L’Edito du Vestiaire : L’ami Chappuis

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Les frères De Le Rue auraient-ils été ridicules ? Et Pierre Vaultier ?

Edgar Grospiron avait inventé le concept. Etre le meilleur et le plus beau.  Jason a ajouté un prénom pour jouer dans Beverley Hills, Denisot prépare les petits fours, les putes et le champagne. Vincent Defrasne se demande ce qui lui manque.

En Irlande, il y avait bien un Brian qui cassait tout, mais notre spécialiste avait découvert après enquête qu’il avait marqué pas mal d’essais il y a dix ans. Que Trinh-Duc ait pu paraître supérieur à un ouvreur de 32 ans à peine ne voulait rien dire non plus. Mais alors pourquoi tomber sur l’Irlande en Coupe du monde est toujours vu comme une qualification assurée ?

Tu m’en dit Ramoin

Il y a aussi des sportifs qui s’appellent Lamine et qu’on veut voir remplacer les Alou, mais qu’on aurait préféré voir à la place des Yoann. Il ne s’agit ni de Bernard Allou, ni de Lamine Sakho, mais ça coûte quand même un passage à vide de 20 minutes pour 3-1 à l’arrivée. Montpellier et son 1-0 contre Grenoble est probablement hilare, le Barça bourguignon aussi, le Barça breton un peu moins. La crise couve, pour un peu l’Olympiakos jouerait en vert pour éviter d’en prendre cinq. Une bonne idée à méditer pour Jean-Claude Blanc à l’avenir, le présent c’est une première victoire depuis 18 mois.

Sinon Gonzalo a repris sa marche en avant avec un tir sur 22 possibles, pourvu que Boumsong mette le maillot de Getafe ou de Clebar. Les hommes de Pep ont perdu, ceux de Jose fait match nul, c’est à croire que seul Bordeaux va bien.

Et non, les frères De Le Rue et Pierre Vaultier n’ont pas été ridicules. Mais alors pourquoi ne passeront-ils pas chez Denisot ?

Vancouver 2010, La Légende JO :
Bailly au cornet

A l’occasion des premières médailles françaises, Le Vestiaire se souvient que le biathlon n’est pas qu’un sport de femmes, sauf peut-être aux Jeux Olympiques.

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Lillehammer, ce n’est pas seulement le sacre d’aucun athlète français. C’est aussi le sacre du meilleur biathlète français de l’avant Defrasne.

Ce 20 février 1994, c’était son jour. Patrice Bailly-Salins arrive à Lillehammer criblé de certitudes et il ne se doute pas que les dossards des commissaires de courses le seront eux aussi quelques heures plus tard. Spécialiste du sprint sur 10km, à moins que ça ne soit du 20km, Bailly-Salins est intouchable. Trois épreuves ont déjà eu lieu en Coupe du monde : vainqueur sur le 10km de Bad Gastein le 11 décembre, il a aussi survolé les 20km de Pokjluka et Ruhpolding en faisant zéro faute au tir. Le titre mondial déjà dans la poche, il poussera même sa domination jusqu’à devenir champion du monde en 1995 à Anterselva. Rien ne peut enrayer sa marche en avant, par contre sa carabine oui et c’est déjà à Anterselva qu’il met cinq plombs dans les arbres en deux courses, en janvier 1994.

Poirée au plus pressé

Lillehammer, c’est un mois plus tard, largement le temps de rectifier les choses. 13e sur 20km et 11e au sprint, la gloire olympique attendra le bronze par équipes. Dusserre, Laurent, Flandin signent un sans faute au tir, quel est donc ce quatrième relayeur qui coûte l’argent pour une faute ? Peut-être celui qui mettra un terme à sa carrière à quelques jours des JO de Nagano, après une 100e place sur 20km et une 96e sur 10km. A Anterselva bien sûr.

Où Bailly-Salins fut-il sacré champion du monde militaire 1984 ?

Mon p’tit patin : La vie de Brian (1/3)

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21/01/10-21h59    priorité 2 ALERTE-
Patinage artistique: le Russe Evgeni Plushenko champion d’Europe, Brian Joubert 3e
21/01/10-22h00    priorité 3 Glace-patinage-artistique-EURO-2010-sport
URGENT Euro-2010 – Evgeni Plushenko champion d’Europe, Brian Joubert 3e
TALLINN, 21 jan 2010 (AFP) – Le champion olympique en titre russe Evgeni Plushenko a été sacré champion d’Europe en remportant le programme libre devant le Suisse Stéphane Lambiel et le Français Brian Joubert, lors de l’Euro-2010 de patinage artistique, jeudi à Tallinn.

Cette fois, Brian Joubert n’était pas favori. Un peu parce qu’il est nul diraient les esprits chagrins mais surtout parce qu’ il affrontait son grand rival Plushenko de retour après 15 ans d’absence.  Rival, un bien joli mot, mais quel est exactement le degré de rivalité entre un patineur qui gagne tout le temps, et un qui perd tout le temps ? Bonne question, à laquelle l’AFP va répondre:

« Le champion du monde 2007 (c’est  Joubert NDLR), qui avait fait un bon programme court la veille, n’a pas bien patiné et est arrivé tendu sur la glace ». Tout comme Plushenko, pas rassuré par ce qu’avait produit le Français mercredi, sur qui il comptait seulement trois points d’avance ».

C’est bien normal, ces 6 dernières années en grand championnat,  Joubert était le seul à l’avoir battu, même si Plush a arrêté en 2006. NDLR

 » Le vice-champion olympique suisse Stéphane Lambiel, passé en dernier, n’a eu aussi qu’à profiter des erreurs du Français pour se classer deuxième (238,54). »
Pourtant, c’est un Joubert souriant, tendu juste ce qu’il faut, qui était apparu à Tallinn. Quelques heures avant son entrée sur la glace, il était dans les tribunes, aux côtés de sa maman Raymonde, pour encourager les danseurs sur glace Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat.
Il est même venu les féliciter en zone mixte quand ils répondaient aux journalistes. « T’as pas une compétition ce soir à gagner, toi?! » lui a lancé Bourzat, étonné.
L’heure venue, lors des six minutes d’échauffement qui précèdent l’entrée en lice, Joubert a montré de la tension et a péché selon lui sur le physique lors de sa prestation. Plushenko, passé juste après lui, n’a eu qu’à dérouler sans prendre de risques.

Mademoiselle Joubert

Mais il a été conforté dans sa certitude qu’il a les moyens de battre Plushenko au bon moment, c’est-à-dire à Vancouver.
En deux participations, il n’est encore jamais monté sur le podium olympique. Et c’est +le couteau entre les dents+ qu’il se rendra au Canada pour réaliser son rêve d’atteindre la plus haute marche après son passage à Tallinn, juste « une étape » sur la route des Jeux.
Opéré du pied du droit il y a deux mois, il n’était pas venu pour chercher l’exploit mais pour montrer qu’il était bien présent et qu’il était légitimement prétendant à la médaille d’or. Rendez-vous le 16 février.
Yannick Ponsero et Alban Préaubert, eux, ne seront pas à Vancouver. En Estonie, ils se sont classés respectivement 6e (219,52) et 7e (207,61).

27/03/09-05h54    priorité 2 ALERTE-
Patinage artistique: Evan Lysacek champion du monde

27/03/09-05h54    priorité 3 Glace-patinage-artistique-MOND-2009-RS-sport
URGENT Mondiaux-2009-Messieurs: Lysacek champion du monde
LOS ANGELES (Etats-Unis), 27 mars 2009 (AFP) – L’Américain Evan Lysacek a été sacré champion du monde de patinage artistique en battant le Canadien Patrick Chan et le Français Brian Joubert, jeudi soir à Los Angeles.

Retrouvez la deuxième partie

L’Edito : Ivoirien du tout

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L’Olympique lyonnais attend de pied ferme sa nouvelle recrue, elle s’appelle Lovren et même Vieira le prend mal. Le championnat est relancé.

Qui n’aura pas de médaille à Vancouver ? Lizeroux, Aubert, Lamy-Chappuis, les frères Fourcade ou Surya Bonaly. Une telle question est toujours difficile surtout quand la réponse n’est plus aussi simple qu’avant, Mehdi Baala oblige. Il ne reste donc que Brian Joubert, le Vestiaire suivra évidemment le nouveau Brahim Asloum jusqu’à sa chute dans le programme court et ses deux chutes dans le libre. Mais si Gailhaguet le dit. Promis, pas un mot de hockey.

Sucre de CAN

Qui ne gagnera pas la Ligue des Champions cette année ? Les prétendants sont là plus nombreux, ils nous ont laissé quelques indices ce week-end. Pellegrini semble assez interessé, après la demonstration de son Gonzo face au grand Majorque. Ça lui permettra sans doute de comprendre pourquoi Benzema n’a pas mis un tout petit peu plus de 2 buts en Ligue des Champions. Ibrahimovic serait lui aussi titulaire à Madrid, s’il comprenait pourquoi quand il ne joue pas Barcelone gagne 5-0 et Henry ne marque pas. Saccomano voit bien la Cote d’Ivoire en finale de Coupe du Monde mais le Burkina reste le Burkina et son sélectionneur n’est pas du genre à se faire virer du Mans qui n’est pas du genre à se relever avec Arnaud Cormier.

Pendant ce temps-là, Richard Gasquet gagne et redécouvre l’ambition. « C’est bien sûr un bon départ parce que Feliciano Lopez est un grand joueur. »