La légende, Athlétisme, Tokyo 91: Le sacre de Carl Lewis ou la victoire du dopage

 

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L'équipe du vestiaire a choisi de s'intéresser au hors-série consacré, par le Journal L'Equipe, aux plus grands événements sportifs de l'histoire. Le premier numéro de « L'Equipe Légendes » aborde les championnats du monde de Tokyo présentés comme la plus belle compétition d'Athlétisme de tous les temps. Mais n'était-ce pas avant-tout la plus sale? Analyse.

 

On peut s'étonner du choix par le groupe Amaury, organisateur du Tour de France cycliste et propriétaire du journal L'Equipe de mettre tellement en avant une compétition aussi sulfureuse que ces mondiaux d'Athlé Tokyo 91.

1. Carl Lewis, l'exemplaire pionnier

A commencer par son titre: « Génération Carl Lewis ». Ou bien le magazine fait preuve d'une ironie très subtile et c'est un véritable coup de génie, ou alors son éthique s'arrête sur les Champs Elysées lors de la dernière étape du Tour de France. En effet, curieux hasard mais Carl Lewis est peut-être le champion le plus chargé de l'histoire de l'Athlétisme et cela de façon très officielle depuis des révélations lancées en 2003.

La carrière de Lewis a pris un envol particulier en 1988 aux J.O. de Séoul, lors de l'énorme scandale Ben Johnson contrôlé positif à l'issue de la finale d'un 100m qu'il a couru en 9″79 (3ème perf de tous les temps encore aujourd'hui). Disqualification du Canadien et voilà Lewis champion Olympique. Le plus drôle dans cette histoire c'est que lors de cette même compétition il y a avait un autre tricheur, positif lui aussi mais couvert par son comité national. Son nom? Carl Lewis, tout simplement. L'emblème de cette génération exceptionnelle, cet athlète pas exemplaire du tout donc, a juste volé dans sa carrière 8 titres mondiaux et 9 olympiques. Bravo King Carl!

Retour à Tokyo 91. Carl Lewis remporte le 100m en 9″86 (record du monde) lors de la course la plus rapide de tous les temps selon l'expression consacrée. Il devança alors Leroy Burrel et Dennis Mitchell deux gars d'une propreté sans pareil, on se souvient tous des formidables taux de testostérone du second, en raison de son abus de sexe et d'alcool avait-il dit…

2. Michael Johnson, le successeur

Tokyo fut aussi le théâtre du premier titre mondial d'un autre Johnson, Michael cette fois-ci. Oui celui-là même qui a placé le record du monde du 200m à un niveau que la Maclaren de Lewis (Hamilton) aurait du mal à atteindre. Ce record ne sera battu que par un autre phénomène de foire, à moins que l'IAAF (l'UCI de l'athlétisme) ne se décide à remettre les compteurs à zéro. On peut toujours rêver d'autant que la loco de Waco détient aussi celui du 400m. Toujours est-il que Johnson et Lewis sont parmi les premiers et les plus beaux fleurons de la grande tradition créée par les instances américaines de couvrir les contrôles positifs de leurs athlètes afin qu'ils écrasent les compétitions. Après eux une foule de champions d'un jour, champions de toujours, aidés eux aussi par Dieu, collectionneront au gré de leur carrière médailles et contrôles positifs. Young, Greene, Adkins, Gatlin, Jones, Bronson, Edwards, Montgomery….

3. Les dernières perf de l'Est

Enfin, Tokyo c'est encore la dernière compétition où le dopage venu de l'Allemagne de l'est aura pu faire ses preuves.
Les cobayes du cru 1991 des laboratoires d'ex-RDA s'appelaient notamment Grit Breuer et Kattrin Krabbe. Curieusement, ces deux hommes-femmes ne sont pas mis(es) en tête de gondole pour la promotion du hors-série de l'Equipe. Pourtant ces deux-là font pleinement parties de la génération Lewis. Par leurs pratiques comme par leurs performances. Ainsi si Breuer termina derrière Perec sur 400m, Krabbe écrasa les 100 et 200m devant Ottey, Privalova et compagnie. L'année suivante en pleine « préparation » en Afrique du sud pour les JO de Barcelone, les deux compères un peu trop asthmatiques au goût des instances internationales se retrouveront suspendues. Krabbe mettra un terme à sa « belle » carrière. Aux dernières nouvelles elle conduirait des camions de déménagement à Leipzig.

 

Aux mondiaux de Tokyo en 1991, aucun doute, c'était bien la génération Carl Lewis qui était sur le stade.

 

8 réflexions au sujet de « La légende, Athlétisme, Tokyo 91: Le sacre de Carl Lewis ou la victoire du dopage »

  1. VOS ALLEGATIONS SONT TOUT SIMPLEMENT SANS FONDEMENTS OU EN TOUT CAS PARTIELLEMENT DENUEES DE SENS. COMMENT PENSER QUE L’ATHLETE LE PLUS CONTROLE DE TOUS LES TEMPS N’AI JAMAIS ETE PRIS POSITIF LORS DE GRANDS CHAMPIONNATS. POUR LOS ANGELES LE DOUTE VOUS APPARTIENT ETANT SUR LE SOL AMERICAIN MAIS DE TOKYO A ROME OU DE SEOUL A BARCELONE VOUS NE FEREZ CROIRE A PERSONNE QUE LA FEDERATION AMERICAINE AI PU DISSIMULER D’EVENTUELS CONTROLES POSITIFS. LA FEDE AMERICAINE NE CONTROLE PLUS L’ATHLETISME MONDIAL DEPUIS LE BOYCOT DE MOSCOU EN 1980… VOUS N’ETES PAS AU POINT ET NOUS APPRENDREZ BIENTOT QUE BOB BEAMON ET JESSEE OWENS ETAIENT EGALEMENT DES PETITS RATS DE LABORATOIRE… RIDICULE!!!

  2. Ridicule…POLVE ERIC le terme vous va très bien. Affirmer « VOUS NE FEREZ CROIRE A PERSONNE QUE LA FEDERATION AMERICAINE AI PU DISSIMULER D’EVENTUELS CONTROLES POSITIFS »…comme il est mignon :) Vu les intérêts en jeu il est évident que c’est impossible houlala l’amérique est au-dessus de tout soupçons maouaaaaa. Faites une recherche sur Wade Exum … vive le sport

  3. Bonjour,

    Nous sommes nous aussi très étonnés de la prose autiste de notre ami le pauvre éric. Ce que nous avons écris dans cet article est pourtant facilement vérifiable sur Internet. A sa décharge, il est vrai que ses notions informatiques ont l’air très limitées puisqu’il ne parvient pas à écrire en caractères minuscules. Sans rancune.

    L’équipe du vestiaire

  4. L’Américain Carl Lewis a affirmé, mercredi, au quotidien californien Orange County Register, qu’il a bel et bien été testé positif à trois substances interdites en 1988, mais que le Comité olympique américain (USOC) ne l’avait pas puni.

    Neuf fois médaillé d’or olympique, il a aussi dit qu’un supplément alimentaire qui serait responsable du résultat positif des tests antidopage ne lui avait pas donné d’avantage aux essais olympiques américains et qu’il avait eu droit au même traitement que «des centaines d’autres» qui avaient été, eux aussi, testés positifs.

    «Il y a eu des centaines de personnes qui n’ont pas été punies pour cela», a affirmé Lewis à l’occasion de sa première réaction depuis que le quotidien américain a révélé, la semaine dernière, que plus de 100 athlètes américains avaient pu participer à des compétitions après avoir échoué des tests antidopage entre 1988 et 2000.

    «Tout le monde était traité de la même façon», a ajouté l’Américain qui a été testé positif trois fois à la pseudoéphédrine, l’éphédrine et à la phenylpropanolamine, des stimulants bannis par les comités américain et olympique.

    Cyberpresse.ca

  5. En avril 2003, Wade Exum, ancien chef du programme de détection du comité olympique américain (USOC), a remis à deux journaux américains – Sports Illustrated et The Orange County Register – un dossier et des preuves attestant que Carl Lewis a été contrôlé positif à trois reprises à la pseudo-éphédrine, à l’éphédrine et à la phénylpropanolamine en 1988, lors des sélections américaines pour les Jeux Olympiques.[62]

    Comble de l’ironie : le blanchiment en règle de l’USOC a permis à Carl Lewis de participer aux JO de Séoul, de terminer deuxième du 100 m avant d’être déclaré champion olympique, dans la même discipline, à la suite du contrôle positif (aux stéroïdes anabolisants) de Ben Johnson. L’homme aux neuf médailles d’or olympiques n’a même pas pris la peine de démentir :  » Des centaines de personnes ont été prises. Elles ont toutes été traitées de la même manière. Le contexte était différent à l’époque « . Sa ligne de défense ? Un : les produits incriminés étaient présents dans des compléments alimentaires à base d’herbes. Deux : ils n’étaient pas efficaces. Faux sur ce point : ces stimulants légers aident les sprinters à diminuer leur temps de réaction.

    Quant à l’argument de l’usage par inadvertance, le président de l’Agence mondiale antidopage ne  » peut l’admettre  » :  » Carl Lewis n’aurait jamais dû l’évoquer « . Plus largement, Dick Pound (qui fut l’avocat de Ben Johnson en 1988) accuse :  » Nous sommes donc bien en présence de double standard en matière de lutte antidopage à cette époque : des règles pour les Américains et d’autres règles pour le reste de la planète. Carl Lewis aurait donc du vraisemblablement être déclassé (comme Ben Jonhson) de son titre du 100 mètre en 1988.

  6. On May 11, 2000, FDA received results of a study conducted by scientists at Yale University School of Medicine that showed an increased risk of hemorrhagic stroke (bleeding of the brain) in people who were taking phenylpropanolamine. Phenylpropanolamine has been used for many years and a very small number of people taking the drug have had strokes. The Yale study helped show that the number of people having strokes when taking phenylpropanolamine was greater than the number of people having strokes who were not taking phenylpropanolamine. »;;.

    With best regards <http://healthwellnesslab.com/index.php

  7. Ah bordel, qu’est ce que c’est bon de vous lire ! Je viens de passer ma soirée à m’éclater sur les articles où vous déboîtez proprement l’ami Montel, et les autres.
    Et vous avez le mérite de reconnaitre le talent des vrais : les Ladji, les Lemaître, les Cheval (je plaisante) sans non plus tout leur excuser.
    Pour info et complément (Krabbe) :
    http://news.google.com/newspapers?nid=1665&dat=19930823&id=SjIaAAAAIBAJ&sjid=UyUEAAAAIBAJ&pg=6490,5671678
    Je ne pense pas que ce sera mon dernier commentaire ici bas !
    Tschuss

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