Rugby, Exclusivité Le Vestiaire : Le cas Camou

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Pierre Camou est pour Lapasset « le prochain président d’une équipe de France championne du monde ». Il faudrait qu'il arrête de fumer.

Il arpente depuis plusieurs mois la France du rugby, d’Hendaye à Vic-en-Bigorre, prêchant à qui veut l’entendre sa légitimité et son manque d’ambition. Si l’élection fédérale de décembre n’était pas jouée d’avance, on pourrait croire que Pierre Camou est en campagne. Mais l’homme n’aime pas plus la politique que les projets. Ce qu’il veut, c’est un axe de travail. La nuance est de taille. Bernard Lapasset a déblayé le terrain à son intérimaire de bras droit avant de partir sauver le monde, ses actions Dexia et les pubs de Dublin. Personne, à la Fédé, n’irait remettre en cause sa dernière volonté. Alors, on fait avec. Avec cet homme sans envergure, qui sera dans les mois à venir le visage d’un rugby français incapable de se remettre en question.

Le consensus l’habite

Pierre Camou, dans un entretien exclusif au Vestiaire, se décrit comme « un homme de dialogue, éventuellement de consensus ». Il entretient avec la Ligue et son futur-ancien président des relations amicales, mais estime qu’elle devrait « penser un peu au-delà de ses intérêts à courts termes ». Camou, c’est un peu l’esprit de Raffarin dans le corps de Raymond Barre : il aime parler pour ne rien dire et veut tout décentraliser. « Parce que le Pays Basque n’est pas la Bretagne », que la France contée n’est pas l’enfer du Nord et que Juan Martin Hernandez n’est pas l’Italie, même s’ils parlent la même langue.

L’Escot barre

Il a gardé de ses années de banquier le goût des costumes à rayures et la condescendance des hommes de droite. Il veut « casser les habitudes, refonder les pouvoirs, remodeler les structures » sans toucher aux valeurs de son sport. Une rupture tranquille, en quelque sorte. Bientôt il se frottera à l’exercice d’un pouvoir qu’il a longtemps caressé, tapi dans l’ombre. Camou est un célibataire endurci. Tant mieux, ça rend sourd aux critiques. Il devra partir sous peu, comme les pompiers, vendre son nouveau calendrier de Laporte en porte. Il lui faudra faire vite, Monsieur rugby Richard Escot ne le voit pas parti pour rester (dernier commentaire). Ca doit être vrai : L’Equipe ne l’a pas écrit.

Une réflexion au sujet de « Rugby, Exclusivité Le Vestiaire : Le cas Camou »

  1. Ce matin, thé et quatre-quarts, lecture du courrier électronique et visite sur mes sites préférés. Le Vestiaire en fait partie. Un régal. Tout ce que j’ai voulu lire sur le sport et que personne n’a jamais osé publié. Et sur quoi je tombe, hein, sur quoi ? Le Cas Camou. Et bien ça va me faire la journée. C’est vrai qu’il faut toujours passer au vestiaire avant… Pour se changer. Je ne sais qui est derrière ce site, qui est ce Peyo Greenslip qui me fait tant rire ? Le Concombre masqué du sport… Dois-je lancer l’enquête ou se découvrira-t-il par mail interposé ? En tout cas cas, bravo : ça décalamine.

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