Coupe d’Europe : How to lose

nougaro

Enfin rentré de Cardiff par Eurolines, notre spécialiste de rugby à XIII offre une séance de rattrapage à ceux qui n’auraient pas bien suivi son direct. Et si Toulouse ne devait pas son élimination qu’à l’arbitre ?

Il y a derrière chaque Toulousain un joueur de rugby qui sommeille et Michalak a montré à Cardiff que la réciproque était parfois vraie. Comme lui, la moitié du Stade est tombée samedi dans les grandes langueurs, assommée, sûrement, par les rigueurs de la canicule galloise. Amorphe, sans imagination ni Garbajosa, Toulouse a conclu avec éclat la belle saison internationale du rugby français. Et une fois de plus, Le Vestiaire n’avait rien vu venir.

Il n’y a pourtant pas lieu de s’inquiéter : la France, pour la deuxième fois en trois ans, ne doit après tout qu’à un mauvais concours de circonstances de n’avoir envoyé aucun de ses représentants en demi-finale. L’Angleterre elle-même n’aurait pas fait beaucoup mieux si Leicester n’était pas sortie Dupuy et Bourgoin peut encore rejoindre Colomiers et Clermont au Panthéon de la Parker Pen Challenge Cup.

Le Vestiaire ne peut pas non plus se permettre de juger sur un seul non match l’étendue du chaos dans lequel la discipline est plongée en France depuis la Coupe du monde. Comme le petit prince du raille, FM82, le confiait à notre envoyé spécial au Millennium Stadium, « ça se joue souvent sur des détails à ce niveau ». Pensait-il à son drop raté ou à l’entrée en jeu de Skrela ?

All Blacks or White

Novès, lui, a eu le temps de refaire toute la généalogie de l’arbitre. Non seulement sa femme est Galloise, mais trois de ses ascendants directs seraient tombés sous les flèches françaises à Azincourt. Comment a-t-on pu le laisser officier ? L’essai de Dusautoir était sûrement aussi valable que le sourire de Baudou méprisant, mais les erreurs d’arbitrage sont vieilles comme Pelous, n’en déplaise à nos lecteurs béarnais.

Pénalisée à outrance ou pas, Toulouse aurait dû gagner de 20 points ce match contre une équipe sans génie. Elle n’a pas été capable d’enchaîner trois passes sans faire tomber un ballon et pointer les lacunes de Chris White ne fait finalement qu’éviter les questions qui se posent après un tel échec : est-ce uniquement parce qu’il évolue dans un championnat sans enjeu que le Munster se maintient au plus haut niveau ? Que vaut la coupe d’un brasseur hollandais face à l’histoire de Charles Brennus ? Gareth Thomas est-il gay ?

Fabien Galthié avait descendu deux cartons de Heineken avant de pouvoir y répondre. Et pendant ce temps-là, malgré deux joueurs en moins, Toulouse réécrivait l’histoire de la deuxième division britannique.

7 réflexions au sujet de « Coupe d’Europe : How to lose »

  1. Comme c’est beau, Besson doit être fier, après avoir fleuri la tombe de l’arbitre sous les éloges des fédérations, le vestiaire adopte donc le discours « c’est le jeu » et « c’est la crise ».
    Pour éviter les erreurs d’arbitrages je propose d’inscrire noir sur blanc que les français et les italiens doivent perdre, cela permettrait d’apprécier le beau jeu de haut niveau qu’est le pick’n’go à 15 avants. Vieille rengaine autant nécessaire que les « erreurs » d' »arbitrage ».
    Crise du Top 14 : à l’ouest rien de nouveau, cela fait combien de temps que il n’y a que 6 équipes (globalement les mêmes) dans le championnat qui peuvent jouer les playoffs? On parle de différence de niveau, mais même si Gareth n’est pas saint, il a bien vu qui était à la ramasse : les experts de la loose ou les qualifiés invaincus en phase finale.
    Pendant ce temps la, le Stade Toulousain reste le club le plus titré en H cup (aussi)

  2. C’est aussi Clerc qu’une prise de balle de Médard. Vous nous aviez habitué à mieux.
    C’est quand même curieux de ne jamais relever les erreurs d’arbitrage quand elles sont favorables : Traille et Michalak avaient-ils des copines néo-zélandaises en 2007 ?

  3. Au delà d’un arbitrage qu’on peut qualifier de « bizarre » au mieux, il est à regretter les mauvais choix aux abords des 22, notamment en fin de match, (Skrela était sur la pelouse ?) ou au delà. Sur l’essai valable, je ne me rappelle plus trop mais il me semble que 10 et 12 gallois sont fumés sur le regroupement et qu’il y a possibilité d’essai en ouvrant. Ensuite, jeu au dessus de Kellleher, Skrela au pied dans les angles au lieu de sauter (vers la fin), mésentente Kelleher-Michalak sur un jeu qui réclamait à gauche, etc …
    Vol ou pas, les gallois étaient très faibles, et ne pas gagner reste inquiétant malgré des décisions litigieuses.
    le vestiaire évoque France-Nouvelle zélande, les joueurs avaient dûs sortir sonnés comme le Stade en ce moment et plus encore. Ils s’en sont plutôt bien remis, voyons si Toulouse soulèvera le Brennus.

  4. Il y a les erreurs d’arbitrage et le fair-play anglo-saxon.
    Dans quelle catégorie doit-on faire entrer le mensonge devant preuve vidéo?
    Cela doit être le spleen, car c’est vrai, je n’ai pas parlé de positions de hors jeu, de gestes d’anti-jeu, d’en-avant litigieux, de pénalités partiales, de phases de jeu machées, de mélées gagnées par une équipe sans rotule, du passé de White.
    Vous avez raison, il m’aurait été plus facile de dire que White est incompétent, que malheureusement ça avantage toujours, « un peu plus », les mêmes, et que Toulouse pouvait se battre contre un sifflet et faire un exploit comme d’hab.
    Seulement ce consensus de fédération est faux, et le vestiaire le cautionne, pointant le problème sur les niveaux. 2 poids, 2 mesures, des problèmes de niveau.

  5. Chris White est une charrette comme arbitre, et Wayne Barnes ne vaut pas mieux, je fais parti de ceux qui sont blasés de la victoire des Bleus sur les Blacks à la Coupe du Monde, avec notamment cet en avant.
    Mais le pire c’est l’impunité dont profitent certains joueurs de part leur « aura » ou leur « réputation ». Un Martyn Williams est une calamité pour le jeu et ne prend jamais ou presque le carton jaune qu’il mérite. ET c’est la même chose pour O’Connell, O’Callaghan et les avants du Munster (et donc de l’Irlande) qui font ce qu’ils veulent dans les regroupements, plongent allègrement au delà du joueur sans être pénalisé, ralentissent les sorties de balle permettant ainsi à leur défense de se replacer. McCaw, qui est un grand spécialiste en ce domaine, a un jour joué un quart de finale de Coupe du Monde arbitré par un anglais précité, et à chaque regroupement, il s’est fait pénaliser parce que l’arbitre a appliqué la règle (avec un peu de trop de zèle même). Forcément, c’est moins pratique pour gagner quand l’arbitre arbitre tout le monde pareil (au delà du fait que les Blacks ont été mauvais offensivement, comme le Stade samedi).

    De toute façon, au delà du fait de l’interprétation différente des règles ou de l’arbitrage différent des phases de ruck, on est obligé d’admettre que les clubs français sont défavorisés dès lors qu’ils jouent chez les anglo-saxons. Sinon comment expliquer notamment le vol de l’Usap l’an dernier chez les London Irish il me semble, ou le fait qu’après un échange de marrons initié par O’Connell à 5 mètres de la touche devant le juge de touche lors de Munster – ASM, c’est le Cudmore qui prend le rouge pour s’être battu et O’Connell ne prend qu’un jaune ?? Un rouge à chacun, et c’est terminé.

  6. Ospreys-Clermont y’a deux semaines…
    Après un début de H Cup étonnamment équitable, mr Barnes (je crois bien que c’était lui) décide de remettre un peu d’ordre, et nous propose à la dernière seconde du match une interprétation tout à fait inédite des règles régissant les mêlées: le pack fautif car emporté par la marée obtient une pénalité. Simple mais génial, encore fallait-il l’oser, la marque des grands.
    Le spectre de la partialité décomplexée refait son apparition, comme à chaque automne, et même si il est en retard cette année et qu’il a laissé les clubs français engranger de précieuses victoires, nul doute que c’est pour être plus fort encore au moment des phases finales.

    Le chroniqueur rugby hiberne t-il? Les footeux ont-ils liquidé tous les autres au sein de la « rédaction »?

  7. Vous êtes nombreux à avoir remarqué la disparition du rugby comme de la F1 de nos pages. L’explication est simple nos deux spécialistes sont partis vivre leur passion sans en vivre. Ainsi Peyo Greenslip a rejoint sa Bigorre natale pour se consacrer à la presse régionale et au poste de demi-de-mêlée diabétique. Quant à son successeur il coule des jours ennuyeux entre Facebook et une tribu maori. Ainsi nous attendons le volontaire qui acceptera de prendre la relève. equipe.vestiaire@yahoo.fr pour postuler.

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