La légende: Le plagiat de Christian

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Si le lycée Victor Louis  n’existait pas, si l’option sport-études ne faisait pas rêver tous les petits Lot-et-Garonnais piégés par des barres Isostar, si la fac Michel-de-Montaigne ne cohabitait pas entre Gradignan et Pessac, tout le monde connaîtrait  Christian Plaziat.

Talence, 1988, une crinière blonde émerge de la dernière ligne droite, elle vient de parcourir 1500 m, une éternité. C’est sa dixième épreuve: une bien surprenante discipline, pour un bien surprenant physique. 8512 points plus tard, il n’est plus très loin de Daley Thompson et ses 8847 points, record absolu. Un an auparavant, aux mondiaux de Rome il ne fut pas loin de la médaille, mais la quatrième place n’en donnait pas à l’époque. En septembre à Seoul il rééditait sa performance italienne mais la cinquième marche du podium n’avait pas encore été dessinée. Inutile de rappeler que son total aquitain lui aurait donné le titre Olympique, inutile de préciser qu’Alain Blondel finira à 4 points.
Singer William Motti, Sebastien Levicq et Romain Barras n’est pas toujours gage de performance. A Split deux ans plus tard, Christian imite Blondel en devenant Champion d’Europe, il explose au passage le record de France, mais pas question faire la même chose quand ça compte vraiment. Il aurait pu, mais n’a pas fait et finira comme sosie de Pascal Sevran. Ca doit être ça le Decastar.

Ligue 1 : Lolo de consolation

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Pendant que Deschamps prépare les quarts de finale de Champions League, il ignore encore que Laurent Blanc pourrait être son adversaire. Malgré Diawara ?

Comme l’année dernière, le match est anecdotique, mais le symbole est toujours aussi fort. Lyon n’a toujours rien gagné depuis mai 2008, Marseille depuis mai 1993. Bordeaux empile avec un mimétisme qui n’est trahi que par deux buts supplémentaires. Aucun doute, il s’agit bien de la formation qui a écrasé la fin du dernier championnat. Si Chamakh reste, elle est même plus forte que la saison passée : Laurent Blanc réussirait alors à conserver son effectif rôdé en parvenant subtilement à se débarrasser de Diawara, contre de l’argent en plus. Si depuis le match amical OM-Bordeaux les avocats phocéens travaillent déjà leur plaidoirie, Bordeaux a les mains libres pour recruter un bon défenseur pour faire oublier Diawara. Henrique ne concourt pas.

Plasil des grands hommes

Techniquement, il sera difficile de faire pire. Physiquement, il sera difficile de faire mieux. Ciani veut tenter le coup, pourquoi pas lui, il a bien vu inscrit Le Havre, Sochaux et Charlton sur le CV de Diawara. Triaud et Blanc semblaient d’accord à l’époque, Le Vestiaire ne veut plus jamais revoir le match retour face à Galarasaray, où Bordeaux avait aligné la plus mauvaise défense de toute son Histoire. Kodjo Afanou peut contester, la référence n’est pas anodine. Trouver un remplaçant au Marseillais trouve justement sa source dans ce même match, car Diawara avait été loin d’être le plus mauvais. Quoiqu’il en soit, le titre devrait rester chez Chaban. Au pire, un gardien ça suffit largement en France, Lyon a bien fini sur le podium et Marseille deuxième. Pour la Ligue des Champions, en revanche, ça peut valoir de grosses taules.

Il reste l’énigme Plasil, que l’air canadien n’a pas rendu indispensable. Gouffran a compris que Jaroslav voulait dire seconde chance. Bordeaux marque, Bordeaux maîtrise, Bordeaux ne prend pas de but, même face à Guingamp qui valait largement le Lyon de fin juillet 2008. Chamakh et Fernando veulent absolument partir, mais ça ne leur suffit pas pour être mauvais dans cette équipe. Le second a même marqué. Et si Bordeaux était enfin devenue une grande équipe ?

Pendant ce temps-là, Laurent Blanc se prend pour un bookmaker. Le bluff, ça fait partie du jeu.

Transferts : L’été des records (4)

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Durant tout le mercato estival, Le Vestiaire vous dévoile les us et coutumes des transferts d’incompétence. Quatrième volet : aujourd’hui, Djib fait le job pour retourner en Ligue des Champions avec son nouveau club.

Cris d’adolescence

1-1 contre Besiktas, 0-2 contre Porto, soit deux matches avec Aly Cissoko et le duo Piquionne-Pjanic, un demi-entraînement avec Lisandro Lopez, le brassard à Govou : la torture psychologique a des limites. Cris avait pourtant entendu que Benzema restait.

Nando l’écolo

Fernando Morientes débarque à Marseille. Les mauvaises langues hurlent au scandale, ça se défend. Il sera le suppléant de Brandao. Ca se défend ?

Et Guiza l’appétit

29 ans, buteur de la pire équipe de Galatasaray de l’histoire (5e), 11 buts en 31 matches dans le championnat turc, 12 millions d’euros : s’agit-il du frère de Lisandro ou du fils de Fred ?

Bleus d’Auvergne

En cas d’échec des négociations avec Rémy et Gignac, Lyon se tournera vers le Stéphanois Bafé Gomis, inoubliable contre le Paraguay, à moins que ça ne soit l’Equateur. Savidan se rappelle qu’à Noël, lui aussi avait eu son offre. Luyindula n’a toujours pas écarté l’idée d’un retour, Jimmy Briand regrette d’être blessé. Si ça ne va pas, Piquionne est toujours là. Domenech show ou Lacombe show ?

Ciani paye à boire

Quand on est joueur de Lorient, on cherche toujours son vrai niveau. Pour Ciani, l’heure de choisir son avenir approche : Stéphane Ziani, Karim Ziani ou Philippe Anziani ?

Ton Kita t’a quitté

Maréval, Klasnic, Babovic, Djordjevic, Dossevi, Moullec, Tall, Alonzo, Douglao : les supporters nantais se demandent si un joueur peut rester deux mois sur le départ sans que ça ne cache quelque chose. Bagayoko, N’Daw, Da Rocha et même Poulard ont une petite idée. Avec 47 joueurs sous contrat, le FC Nantes songe à présenter deux équipes en Ligue 2.

CdF : Berlin l’enchanteur (5)

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A moins d’un mois des mondiaux, les futurs finalistes aiguisent leurs pointes à Angers, pour le plus grand bonheur des deux pages spéciales du Courrier de l’Ouest. Aujourd’hui, Doucouré n’est toujours pas qualifié pour Londres.

Gachassin fait du tennis, Escalettes du foot, on pouvait bien mettre Yalouz à l’athlétisme. Si le nouveau DTN n’est pour pas grand chose dans les performances réalisées à Angers, il lui reste désormais un mois pour faire mieux que son Chevallier de prédécesseur. Diagana verra donc à Berlin une de ses ultimes compétitions de la tribune de presse, car Christine Arron ne lui volera cette fois pas la vedette. Car en dehors de quelques confirmations et infirmations, la seule sensation du long week-end de dégazage aura été la présence de la future grand-mère. Personne ne l’a relevé, mais pour la première fois depuis près d’un demi-siècle, Arron a réalisé en finale une première partie de course convenable avant de naturellement s’écrouler, là ou avant elle gagnait les courses. Alors qu’elle pensait pouvoir courir 50 mètres de plus, un ancien lutteur lui a interdit redécouvrir de plus près la fameuse école du sprint jamaïcain qui n’a rien à voir avec la fameuse école de l’Est ou la fameuse école américaine. Les écoles britanniques et  grecques ne demandent qu’à apprendre. A part ça, la liste est tombée, Doucouré est dedans. Revue de week-end.

Lemaître de l’Europe

Il ne ressemble que vaguement à Linford Christie et pourtant, il court déjà plus vite à 19 ans que le Sphinx à 27. Comme le vieux body-builder, Christophe Lemaître est le meilleur sprinter européen et pas que chez les jeunes. Si Pognon et M’Bandjock acceptent l’humilation et si Christine Arron est d’accord pour le relais, ça peut faire très mal.

Baala steack

Entre un bras d’honneur touchant au génie, et un chrono touchant aux juniors, l’énarque Medhi Baala a su remporter une finale de championnat de France. Impressionnant pour le nouveau El Guerrouj, suffisant pour rendre son entraîneur ambitieux qui voit déjà son poulain passer les séries à Berlin. Et les minima peut-être ?

Tamgho coq à dix

Hélan et Camara n’en dormaient plus. Grâce à Teddy, ils n’auront pas à prendre l’avion pour Berlin, le futur médaillé a enfin franchi 17 mètres dans une vraie compétition de grands et en plein air. George Sainte-Rose a lui découvert deux choses : qu’on pouvait aller plus loin que 17m10 et que dealer de la coke, ça peut être bon pour la Santé.

Gomis sert

13″17 en finale pour Gogo, le prometteur Coco-Viloin a fait à peine moins bien chez les messieurs pour prendre la quatrième place vent favorable. S’il y a un relais 4x100m haies à Berlin, Mathieu Jouys a ses chances.

Djhone du monde

Avec deux coureurs sous les 46″ au 400 mètres, et la collaboration de Perec et Freeman, le relais peut faire mal.

Limiter Lacasse

Le réel niveau de Florent Lacasse reste encore flou, mais les compétitions régionales semblent à sa portée. Souhaitons lui, pour sa santé, de ne jamais retrouver le palier international.

Hurtiscaire

Depuis le temps que Le Vestiaire lui conseille de faire autre chose, ça devait finir par arriver.

La mauvaise touche de Clavier

En louant régulièrement l’excellence de Jerôme Clavier, Le Vestiaire était certain que les résultats viendraient le faire mentir. Allez savoir pourquoi, le jeune champion d’à peine 26 ans n’est toujours pas Berlinois. Qu’il se rassure Dossevi ne sait pas encore que 5m70 n’est plus le record du monde.

Le plus beau des relaid

Des minima à 11″30, ça envoie rarement en finale mondiale. Une finale en 11″60, ça envoie rarement aux championnats du monde. Muriel Hurtis, Christine Arron, ça dit quelque chose à quelqu’un ?

Pendant ce temps-là, l’école du sprint jamaïcain dévoile une partie de ses secrets. Renaud Longuèvre a sans doute une autre explication.

Tour de France : Le sang Conta miné

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Stéphane Goubert n’a finalement pas réussi à finir dans les dix premiers. Thierry Bisounours évoque une intoxication alimentaire, mais il n’a pas voulu révéler la nature de l’aliment en cause.

Alors Thierry, ce mont Ventoux à la veille des Champs, une vraie trouvaille ?

Bien sûr, on a assisté à un bouleversement du classement général entre la neuvième et la onzième place. Devant, Schleck, Contador et Armstrong ont tout fait péter. J’en ai encore des sueurs et en général, c’est pas bon signe pour la nuit. (Il sort de sa poche une grosse boule de linge humide d’où sort une épaisse odeur d’urine et d’andouille putréfiée.)

Les performances de Contador en étonnent plus d’un. Et vous ?

Il y en a une en tout cas qui ne se plaint pas. (Il montre le pendentif qu’il porte autour du cou, une photo de la femme de Stéphane Goubert cohabite avec celles de ses enfants.)

Mais pour Contador ?

Je vous vois venir avec vos gros traiteaux, comme on dit dans le jargon. Toujours cette carotte (ndlr, marotte) selon laquelle on ne peut pas être tout le temps devant à fond, en rivalisant avec les performances de dopés avérés. Vous savez, Bilou, mon patron, il dit toujours : « Dopage, pas dopage, tu t’en branles, les gens continuent de regarder. C’est comme toi, plus tu dis de conneries et plus l’audience est forte. » Il a pas tort, regardez les chiffres Médiamétrie. Ai-je été meilleur que d’habitude cette année ?

Non.

Encu..s ! (Il nous jette la boule de linge dessus.)

Di Luca enfin pris…

Il avait réussi à tenir Menchov au Giro, pas étonnant.

Mais Menchov n’est pas dopé, regardez son Tour…

C’est vrai qu’on n’a pas fini de parler de ce problème des coureurs qui s’adaptent mieux aux routes italiennes. Prenez Di Luca, Savoldelli, Garzelli ou Cunego. C’est la faute de l’UCI peut-être ?

Les contrôles sanguins sont-ils efficaces en général et sur le Tour de France en particulier ?

Je ne sais pas, que disait Bernhard Kohl du passeport sanguin ? Le dopage est toujours aussi présent, il faudrait suivre les coureurs 24/24, hors c’est impossible pour des questions de vie privée. Mais vous savez, moi aussi je me dope à ma façon avec mon antipelliculaire contre la chute des cheveux. (Il se passe alors la main dans les cheveux et une perruque grasse lui reste dans les mains, une calvitie blonde naissante apparaît.)

Mais, vous n’êtes pas Thierry Bisounours ?

Vous m’avez piégé !  Non, je ne suis pas Thierry Bisounours, je suis le spécialiste cyclisme du Vestiaire. Mais vous n’êtes pas naïf à ce point-là ?  Sinon, comment aurais-je pu parler du  parcours ridicule dessiné par Christian Prudhomme, de l’hypocrisie permanente autour des performances, de l’écrasante victoire de Contador jusque dans le contre-la-montre, du podium d’Armstrong, du dopage de Di Luca, de l’arnaque Menchov ?

C’était pas bien difficile…

Allez dire ça à Thierry Bisounours.

Mercato, Lyon : Million dollar baby foot

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La reprise du championnat approche, pas Benzema et Juninho. Lyon a donc décidé de passer à l’attaque sur le marché des transferts. Piquionne et Mounier ne veulent plus partir, ils sont emballés. Les supporters un peu moins, il se posent des questions : qui sera le nouvel Elber ? Qui se cache derrière le nouveau Grosso ? Le futur Juninho est-il Luxembourgeois ou mineur ? Govou peut-il se réincarner ? Voici les postulants au tube de l’été.

Lisandro Lopez. 28 des 41 millions reçus pour Benzema, la formation ça rapporte, autant en profiter pour donner de l’expérience à tout le club. Dans quatre ans, neuf mois et seize jours, Benzema n’aura sûrement pas inscrit plus que 49 buts en 106 matches du championnat portugais. Paternel, celui qui ressemble à un vieux mercenaire tatoué n’a pas hésité à encourager son jeune devancier : « Chacun ses caractéristiques, ne me comparez pas à Benzema. » Il a signé cinq ans et hérité du numéro 9. Benzema avait le 10. Mais qui peut bien être son vrai prédécesseur ?

Aly Cissoko. Une formation à Gueugnon avant une ascension supersonique, Habibou Traoré et Marcello Trapasso cherchent l’erreur. Ensuite, six mois de Ligue des Champions, Aly a les épaules pour faire oublier Fabio Grosso. Aulas n’est pas peu fier, même si les Portugais sont durs en affaire, au moins ils acceptent les négociations. 15 millions, c’est un bon prix, même si Sylvinho assure qu’un arrière gauche peut exister au haut niveau à moins que ça. Au moins, lui a de l’ambition : « Parfois, un joueur est acheté 20 millions, il réussit ou ne réussit pas. Moi, c’est 15 millions. Si je pouvais réaliser la moitié de ce qu’a donné Abidal ici, je serais content. » Les actionnaires de Pathé ont déjà pris un rendez-vous chez le dentiste.

Loïc Rémy. Un parfum de mystère flotte sur son cas. Vendu 8 millions sous les vivas l’an passé, après une belle relégation à Lens, il pourrait revenir pour 15 millions, voire plus, cet été. La juteuse opération incluait même, à l’origine, la cession de Mounier. Une seule question : que s’est-il passé en un an ? Plusieurs propositions : 11 buts en 32 matches, une demi-finale de la Coupe de la Ligue et une ressemblance qui tire sur le Govou, ascendant Bastareaud. Le flis prodigue est prêt.

André-Pierre Gignac. Saccomano a beau l’appeler Pierre-André, il reste le meilleur attaquant en France, depuis le départ de Benzema. La Ligue se réjouit que l’appel d’offres pour les droits télé de la L1 ne se renouvellent pas cette année. Sadran reste inflexible : il ne veut ni le vendre, ni Piquionne. Mais l’OL, qui a bien fini par mater la résistance portugaise, le sait bien : le dénouement n’est qu’une question de zéros.

Vagner Love. L’attaquant du CSKA Moscou n’est ni la future comédie musicale de Plamondon, ni le sosie de Rony Turiaf avec des perles bleues. Il est la solution de rechange en attaque. Lacombe n’a pas oublié de noter que Vagner Love a terrorisé la défense nancéienne en UEFA l’an passé et était sur les tablettes du FC Nantes il y a trois ans.

Michel Bastos. Il fallait bien remplacer Kader Keita, c’est fait et bien fait. Lacombe est ravi de son coup, vu la fin de saison de Bastos, 18 millions c’est cadeau. Les clubs qataris repasseront pendant la trêve des confiseurs, au cas où.

Pendant ce temps-là, on voudrait Pandev pour 15 millions. 15 millions c’est un toc ?

Transferts : L’été des records (3)

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Durant tout le mercato estival, Le Vestiaire vous dévoile les us et coutumes des transferts d’incompétence. Troisième volet : Henry et Eto’o sont sur un bateau, qui Guardiola fout à l’eau ?

Taureau Grosso

Avec l’arrivée du Gueugnonnais Cissokho, Lyon a accordé un bon de sortie à Fabio Grosso. Bien tenté.

Piq et piq et colérique

Certes, il n’a pas marqué beaucoup depuis son arrivée, mais à 4,5 millions, il espérait quand même toujours trouver une oreille attentive, même Barth. Tant pis, mais Frédéric Piquionne le répète : il ne veut pas partir. « Je peux apporter à l’équipe. » Hugo Leal est resté accroché à cette idée et au PSG pendant trois ans.

Berezebina

Mickaël Silvestre et Jonathan Zebina ont décliné les propositions des Girondins de Bordeaux. Le bout du tunnel approche.

Marouane hamac

Bolton et Sunderland font toujours le forcing, Marouane Chamakh est sous le charme. Triaud cherche encore la caméra cachée, pour la débusquer il a fait une proposition de prolongation de contrat. En vain, le canular est parfait, Aulas commence à apprécier, Puel aussi. Laurent Blanc, qui a longtemps hésité entre un caprice d’enfant et une crise d’ado, a compris : les papiers pour devenir tuteur sont partis à la CAF.

Trentenaires de la guerre

A la recherche d’un attaquant, Monaco hésiterait entre Klasnic et Cruz. On les comprend. Depuis, Guingamp a exhumé la piste Matt Moussilou, à moins que ça ne soit Moussilou lui-même. Le marché fourmille.

Rémy en orbite

Le feuilleton Loïc Rémy touche à sa fin. Nice s’intéresserait de près à Mamadou Bagayoko.

Valbuena noche

Mathieu Valbuena tombe de haut. 25 titularisations, 3 buts, 2 passes : qu’a-t-il pu faire de mal ? « J’expliquerai les raisons de mon départ lorsque j’aurai signé ailleurs », avance-t-il, sybillin. Problème, il ne sait pas ce que ça veut dire et le prouve dans la phrase suivante. « L’entraîneur ne compte pas sur moi. Je ne suis pas coupable. » Mauvaise foi : Zubar n’est pas attaquant.

Faubert saint honoré

Après Cologne, c’est au tour de Schalke 04 de s’intéresser de près à Julien Faubert. Richard Dutruel et Ibrahim Ba peuvent le rassurer : l’effet pervers d’un grand club couplé à l’équipe de France peut vite s’estomper.

La mauvaise conduite de Grenoble

A la surprise générale, le GF38 a annoncé que le signature de Daniel Ljuboja serait imminente. Encore plus surprenant, il viendrait en tant que joueur, puisqu’il n’a pas encore passé ses diplômes. « Ca fait longtemps que je n’ai pas joué en L1, et ça m’a manqué. » Il y a un mot superflu dans cette phrase. Indice : il pourrait s’agir de la division.

Porte mousse

Portsmouth a mis à l’essai Modeste M’Bami et Fabrice Pancrate. Sydney Govou consulte ses avocats pour savoir si un recours est possible ou non.

Tour de France : A l’assaut du Mont Vento

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Thierry Bisounours ne voulait plus s’exprimer jusqu’au départ du Tour. Mais le triomphe de son alter ego Thierry Adam l’oblige à « sortir de son réservoir », comme on ne sait plus trop qui le dit.

Thierry, Christian Prudhomme…

Moi, c’est juste Thierry.

D’accord, mais Christian Prudhomme est-il en train de réussir son pari ?

Etes-vous bien renseigné ? La dernière fois que j’ai parié, c’était en 2001 avec mon pote Stéphane Goubert. J’ai reconnu ma défaite et livré les 70 kilos d’andouilles que je lui devais. « L’affaire est clostro », me semble-t-il, comme on dit dans le jargon.

Sur quoi portait le pari ?

Je pensais que Chavanel gagnerait le Tour dans les six ans.

S’il n’y a aucun contrôle positif sur le Tour cette année, aura-t-on gagné une bataille contre le dopage ?

Il peut toujours y avoir un, deux ou 120 moutons noirs, mais globalement en effet je crois que ça va dans le bon sens. On retrouve le niveau de propreté des années 1990. Je vais vous faire une confidence qui me vient directement de Bilou, mon patron. Vous êtes un peu trop jeune et pas assez étourdi (ndlr, érudit) pour le savoir, mais entre Pollentier en 1979 et l’affaire Festina, il n’y a quasiment pas eu de cas de dopage. C’est un fléau des années 2000.

Prudhomme se réjouit d’un suspense à son paroxysme. Bien malin qui peut donner le nom du vainqueur ?

Contador. Je déconne évidemment.

Oui, Armstrong, Schleck, Sastre, ou Evans sont en embuscade…

En effet, je suis loin d’être con, Contador n’a pas montré grand-chose de plus que les autres depuis le début. D’ailleurs, sa faiblesse en contre-la-montre peut lui poser des soucis, il n’a fait que deuxième du prologue. On peut imaginer qu’il ne pourra pas gagner plus d’une minute par étape d’ici Paris. Les Champs Elysées seront une nouvelle fois décisifs cette année. Il n’est pas rare de voir un coureur reprendre de une à cinq minutes rue de Rivoli. Et là, je déconne ?

Un mot peut-être sur l’étape palpitante du jour ?

Non, il ne s’est rien passé, les Schleck ne valent pas grand chose, il n’y avait que Vélo Mag pour y croire. Rendons quand même hommage au tracé de Christian Prudhomme, qui rend le Tour à peine soporifique. Je déconne, évidemment.

Que pensez-vous de l’humiliation subie par Lance Armstrong ?

Ecoutez, on ne peut être qu’admiratif d’un type qui part en champion insoupçonnable et qui revient à 50 ans toujours dans les dix. Je déconne, évidemment.

Ca restera quand même un Tour en rupture avec toutes les traditions, non ?

Evidemment, le même coureur qui finit devant sur toutes les étapes importantes, une équipe qui écrase tout, un pistard devenu montagnard. C’est du lourd comme dit DJ Abdel (ndlr, Abd Al Malik) et c’est assez inédit. Je déconne, évidemment.

Menchov dans le trou, est-ce suspect ?

Pas du tout, au contraire, ça fait du bien de voir qu’il est difficile d’enchaîner deux grands tours au même niveau. On a trop souvent vu les mêmes drogués réaliser le doublé Giro / Tour.

Vous parlez de Savoldelli, Cunego, Simoni, di Luca, Garzelli, ou Gotti ?

US Open : Info ou desintox ?

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Depuis que Thierry Bisounours a obtempéré aux injonctions de Bilou, son patron, il s’est coupé l’oreille et n’est donc plus joignable. Du coup, nous avons contacté son cousin Richard, qui venait tout juste de sortir du bain de boue dans lequel il avait été traîné.

Bonjour Richard, pardonnez-nous de ne pas vous lécher le cul, mais ça peut donner trop de vitamines. Soulagé ?

Ecoutez, le jugement va être rendu public, vous pourrez y lire tous les détails. Ce n’est ni le lieu, ni le moment de parler masturbation (il se retourne vers la demi-pute qui l’accompagne, se fait un rail de galoches et se tourne vers Thierry Champion). Putain Thierry, y’a rien dans ta vodka-pomme, je vais te foutre un procès au cul !

Finalement, le tribunal a été plutôt clément ?

Ecoutez, je pourrais vous dire qu’Arnaud Clément n’a rien à voir là-dedans, je passerais pour un con, ça vous ferait une bonne vanne. Je préfère vous dire que c’est le cadet de mes soucis, je m’expliquerai avec lui (il pointe son doigt vers la télévision qui diffuse la finale 1988 de Roland-Garros). Je remercie mon agent et Arnaud Lagardère.

Vous semblez mélanger un peu tout, non ?

Ecoutez, je vous l’ai dit, je remercie ceux qui m’ont soutenu, mon agent et Arnaud Lagardère. J’ai été traîné dans la boue, aujourd’hui vous z’avez qu’à lire le jugement.

Oui, Gasquet est coupable d’avoir consommé de la cocaïne…

Attendez, c’était pas prévu ça (il se tourne vers son agent et une photo d’Arnaud Lagardère). C’était quoi, déjà, la phrase ? Ah oui, ça n’a pas été fait ciment.

Sciemment, vous voulez dire. On est au courant. Une peine de 2 mois et 15 jours, ça rime à quoi ?

Ecoutez, je me rendais déjà compte de la chance que j’avais de faire une carrière de tennisman, mais là je m’en rends encore plus compte.

On a un peu l’impression que vous débitez des phrases apprises par coeur, et quand on sort du cadre des questions ultra complaisantes habituelles, vous semblez à côté de la plaque. Pouvez-vous nous expliquer en quoi vous êtes innocent si vous êtes quand même condamné ?

Oui, je serai à l’US Open. Et j’espère bien réintégrer le Top 10, qui est mon vrai niveau.

La drogue fait peut-être encore effet dans votre corps. Le niveau Top 10, ça fait longtemps que ce n’est plus le vôtre.

Mais putain, Henri, je vais te démonter la gueule. J’ai rien pris et j’irai au bout de la plainte. Je vous jure que vous saurez si Pamela avait la moule qui coulait.

Vous semblez perdre votre sang froid…

Mon sang froid ? Mais j’ai rien pris je vous dis, ce sont les médias qui m’ont traîné dans la merde.

En disant que vous aviez été contrôlé positif à la cocaïne. Mais c’est le cas, non ?

Un nanogramme par décalitre, même pas la moitié du quart d’un rail. Je vais le démonter Leconte. Heureusement que mon agent et Arnaud Lagardère étaient là.

Comment allez-vous faire pour recommencer à gagner alors que ça ne vous est jamais vraiment arrivé depuis l’âge de 14 ans, que votre mental paraît un peu limité et que, sans vouloir vous offenser, vous n’êtes pas très malin ?

(Après une dernière galoche un peu trop appuyée, il s’évanouit. Le centre anti-poison est prévenu. Le diagnostic est sans appel : c’est une overdose).

Retrouvez l’intégralité de l’interview, sans les questions, sur France 2, Europe 1 ou dans Le Parisien.

Berlin l’enchanteur :
Ce qui devait arriver Areva

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20h00 : Marc Maury parle de conditions atmosphériques idéales. A-t-il été briefé par Christian Jeanpierre ?

20h10 : Jeremy Wariner doit avoir perdu le numéro de la loco de Waco, il ne bat même pas le record de France. Leslie Djhone non plus. Olivier Noirot prend ses billets pour Berlin.

20h15 : Le temps est dégueulasse, les perchistes semblent se régaler. Lavillénie a déjà franchi une barre, Mesnil est admiratif.

20h28 : Florent Lacasse n’a toujours pas envisagé de reconversion. Gasquet peut-il lui donner des conseils ?

20h30 : RMC prend l’antenne. Canal+ envoie sa troisième coupure pub.

20h32 : Florent Lacasse poursuit ses interviews. Le meeting Areva sait créer l’événement

20h34 : Romain Mesnil découvre qu’on peut passer des barres pas forcément hautes. Jérôme Clavier n’a pas ce plaisir.

20h36 : Sanya Richards n’a toujours rien gagné. Perec est toujours recordwoman du monde.

20h42 : Lavillénie toujours champion du monde. Galfione n’a toujours pas franchi 6 mètres en plein air. Dossevi aimerait pouvoir ressentir le zéro des grandes compétitions.

20h44 : Doucouré se prépare. S’il court au dessus de 13″40, il n’aura pas vraiment besoin d’aller à Berlin.

20h48 : Ladji Doucouré prépare les JO de Londres. Garfield Darien fait son meilleur temps. Au même âge, Dan Philibert avait déjà réalisé 13″33 à Tokyo.

21h08 : Renaud Lavillénie toujours champion du monde.

21h15 : Gaz de France doit regretter ses nouvelles orientations devant un spectacle aussi prestigieux.

21h16 : Lavillénie a fini, avec la médaille de Djhone, ça fait deux. Darien dit trois, il n’a pas eu le temps de lire Le Vestiaire.

21h24 : Diagana forfait.

21h30 : Le meeting est quasiment terminé, il ne manque que le clou du spectacle, le record du monde du steeple.

21h32 : Elodie Guégan a failli bien courir.

Meeting Areva: Les enchanteurs de Berlin

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A l’occasion du temps dégueulasse qu’il fera ce soir sur le Stade de France, Le Vestiaire vous proposera pour la première fois la légende de Berlin l’enchanteur en direct.

C’est un cadeau inestimable qu’offrira ce soir notre talentueux spécialiste athlétisme à tous les lecteurs geeks, obsédés ou non. A défaut de pouvoir diffuser une sex-tape de Manuela Montebrun ou de Gabriela Szabo, nous nous contenterons de la pluie ruisselante sur les pectoraux de Chandra Sturrup.

En direct ce soir, vous ne manquerez donc rien. Doucouré pourrait même passer sous les 14 secondes. Il n’y aura évidemment pas un mot sur le 100 mètres, parce qu’on n’en a rien à foutre.

Transferts : L’été des records (2)

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Durant tout le mercato estival, Le Vestiaire vous dévoile les us et coutumes des transferts d’incompétence. Second volet : Cyril Rool change de club, mais il connaissait déjà, ça devait arriver un jour.

Entre les deux, son cœur Valence

Libre de signer où il veut, Jérémy Mathieu a choisi Valence, qui possède dans ses rangs, pour l’instant, David Villa et c’est à peu près tout. Pour mieux se consacrer à sa nouvelle équipe, il a cité Angloma comme modèle. Como se dice « retraite internationale » ?

Curriculum vital

Depuis qu’il sait que l’OM le suit à la trace, Sinama Pongolle prépare un éventuel entretien. Il vend son CV comme personne : « Je suis international français, j’ai joué à Liverpool, à l’Atletico Madrid, j’ai quelques matches de Ligue des champions derrière moi. Et puis, depuis mes deux saisons à Huelva, tout le monde sait de quoi je suis capable. » Tous les recruteurs vous le diront, il faut toujours insister sur les compétences.

Arles est sienne

Au moment de signer à Arles, Kaba Diawara regrette-t-il d’avoir cédé à l’appel d’Arsenal en n’ayant inscrit que cinq buts en 23 matches ? C’était en 1998, Blackburn, Ferrol, West Ham, Nice, Al Ittihad, Al Gharafa et Ajaccio s’en sont frotté les mains par la suite. Renseignement pris, il n’est qu’à l’essai.

Lots de Cologne

Non content d’avoir fait revenir Lukas Podolski, Cologne s’intéresse à Nicolas Penneteau, Habib Bamogo et Julien Faubert. Au cas où, Fabrice Fiorèse cherche un nouveau challenge.

Marouane James

S’il n’était pas un assidu des compétitions UNSS de Nerac, Marouane Chamakh a toujours aimé les études. Pour l’an prochain, il a le choix : BTS compta à Sunderland, BTS commerce international à Arsenal ou IUT carrière sociale à Bordeaux. L’avantage du dernier, c’est qu’on peut partir quand on veut. Le conseiller d’orientation vient d’envoyer Obertan à Sciences Po.

Entorse Bénine

Soulagement à Metz : après quelques atermoiements, Razak Omotoyossi (passé par Sunshine Stars, ASJA FC, Pobé, Tiraspol, Helsingborgs et Al Nasr Ryad) a finalement rejoint ses nouveaux coéquipiers. Emballé, le Luxembourgeois Mario Mutsch va aussi tenter l’aventure. Tony Kurbos cherche un nouveau challenge ?

Isère à rien

La canicule approche, Daniel Moreira ne sait pas s’il passera l’été. En tout cas, Grenoble n’a pas de brumisateur pour lui.

Tour de France : L’homme qui murmurait à l’oreillette des chevaux

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Le Tour de France à peine fini, Thierry Bisounours a été surpris à Auchan et Super U en train de faire des réserves d’andouilles. Pas de panique, il est juste en train de préparer l’étape Vélo Magazine 2010, qu’il courra avec son pote Stéphane Goubert.

Vous ne deviez plus vous exprimer avant que Noncentini accepte de rendre son maillot et pourtant vous êtes là. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est-à-dire que je ne comprends plus grand-chose à cette histoire de ventricules

D‘oreillettes, vous voulez dire…

Oui, enfin c’est pareil. Du coup, moi qui me suis fait chier à acheter mon kit main-libre à bas prix en Andorre, j’ai dû tout foutre « par la fenêtre », comme on dit dans le jargon. C’est Stefano Garzelli qui m’a appris ça sur le Giro, une fois où les carabinios (ndlr : les carabinieri) l’ont dérangé en plein massage fakir.

Massage fakir ?

Oui, vous savez, avec plein de petites aiguilles. Enfin « autres temps, autres meurtres » comme on dit.

Vous voulez dire que vous ne cautionnez pas ces méthodes ?

Ah non, mon jeune ami, vous n’y êtes pas du tout. Toujours ces journalistes et leur suspicion ! Ce que je veux dire, c’est que, comme dit Bilou mon patron, « avant les soigneurs étaient indispensables, maintenant la plupart des coureurs n’aurait pas peur du numerus clausus« . Hélas, j’ai pas fait de grec (ndlr, c’est du latin), j’étais meilleur en musique. (Il se met à siffloter le megamix d’Ice Mc durant 4 minutes et près de 40 longues secondes, à bout de souffle, il ponctue d’un très gras Bongdegedegebong, héhé.)

Pensez-vous, comme Eric Boyer, que la volonté de cinq ou six voyous gangrène le cyclisme ?

Cinq ou six, non, mais plusieurs dizaines peut-être. Je plaisante, évidemment. Cette histoire d’action de groupe me rappelle 1998. Les coureurs en avaient marre d’être sans cesse contrôlés, ils voulaient avoir la paix pour s’organiser comme ils le souhaitaient. Vous connaissez la suite, Pantani remporte le Tour et aujourd’hui il figure encore au palmarès alors que Riis n’y est plus. Ce n’est pas une histoire d’hypocrisie ou de lâcheté, la vérité finit toujours par triompher.

Mais ça n’a pas vraiment de rapport avec les oreillettes ?

Non, non, aucun, mais on retrouve toujours les mêmes à l’origine des scandales : ces salopards de coureurs français qui trouvent que ça dénature la course, et ce sont les plus insoupçonnables qui mènent la fronde.  Je vous rappelle que ce sont ces mêmes salopards tricolores qui dénoncent le dopage et un cyclisme à deux vitesses, car ils n’ont pas le courage et la perséverance d’Alexandre Vinokourov. Tiens d’ailleurs, il courrait chez qui le Cosaque (ndlr, le Kazakh) ?

Premier League : Owen heure grave

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La légende le fait passer pour l’un des dix meilleurs buteurs de ces vingt dernières années et pourtant, les mauvaises langues racontent que c’est le plus grand échec de l’Histoire du foot, toutes époques confondues. Ferguson en personne n’a pas tranché et espère un miracle. Ça ne coûte rien d’essayer, d’ailleurs, ça ne lui a rien coûté. Et pour une fois, aucun risque de surévaluation. Hasard ou coïncidence ? Enquête.

C’est un peu comme si Benzema était resté à Lyon jusqu’en 2012. Owen aura attendu 24 ans bien tapés pour s’essayer à un autre club. La progression n’attend pas. Durant sept saisons, il réalise le même championnat, le même nombre de buts et le jury France Football trouva même le moyen de lui filer le Ballon d’Or. Une récompense méritée : contrairement à Oliver Kahn, qui n’est pas de loin le meilleur gardien du monde, il n’est pas champion dans son pays, ni vainqueur de la Ligue des Champions et évidemment pas meilleur buteur de Premier League. Ce coup de génie le propulse dans la légende. Donetsk, Saint-Pétersbourg, Séville, Valence, Porto ou Rotterdam connaissent la valeur d’une Coupe UEFA, moins celle d’une Cup.

Mais pour lui, tout a commencé un peu plus tôt, à 18 buts. Le nombre de réalisations record qui lui permettra par deux fois d’être sacré meilleur buteur et n’allez pas dire que c’est la faute aux blessures de Shearer, triple tenant du titre, il jouait en 1998. La faiblesse du total n’est d’ailleurs qu’anecdotique et ne dit rien du niveau global des cannoniers de l’Albion. Il ne fallait remonter qu’à 1902 pour retrouver un équivalent, il s’appelait Jimmy Settle. Par la suite, seul un autre Jimmy, le redoutable Hasselbaink, remplaçant du remplaçant chez les Oranje, fera aussi mal aux défenses anglaises. Anelka fera même mieux.

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Etre meilleur buteur anglais, ça ouvre des portes, surtout dans un pays où le poste est ultra concurrentiel. Nos lecteurs geeks seront sans doute capable de citer des attaquants autres que Shearer, notre spécialiste football a plus de mal puisque Darius Vassell ne jouait pas en 1998, ni après d’ailleurs, même si Huckerby a connu la fierté de l’équipe nationale B. Dire qu’il y avait Sheringham et 16 buts en deux saisons ne serait pas loyal, et ne ferait qu’appuyer sur les critères drastiques d’entrée en selection et dans la considération des observateurs. Heureusement, derrière, c’est meilleur, et c’est ainsi que dans cette atmosphère hostile à 18 ans et demi, le jeune Michael a la chance et le talent d’avoir à ses côtés une équipe capable d’affronter l’Argentine et surtout de sortir des qualifs malgré la Roumanie. Deux ans plus tard, à l’Euro, la chance aura tourné, la Roumanie n’est plus seule.

La carrière d’Owen est finie, la saison d’après le panthéon du football accueille sa petite merveille. Son palmarès ferait rougir Nicolas Anelka, son nombre de buts Djibrill Cissé. Le détail est important : pour gagner un Ballon d’Or, lorsque l’on est buteur, il ne faut jamais être le meilleur. Durant ses cinq dernières saisons en Angleterre, il ne sera donc dépassé que cinq fois par Thierry Henry.

Owen clive

Un mal pour un bien, le Real, en pleine phase romantique, a un coup de foudre : Ronaldo, Zidane, Figo, Raul, et pourquoi pas Owen ? Très bien conseillé, fan du Papin de Milan, il accepte le challenge. Il a doublement raison, les Merengue ne sont pas en plein déclin, lui non plus, il lui faut juste démontrer son niveau. Un an et 13 buts plus tard, il a confirmé, mais les nouveaux Pelé sont là : Julio Baptista et Robinho. Madrid tient là deux fers de lance de sa nouvelle génération dorée de huitièmes de finalistes de C1. La lumière d’Anfield se fait plus attirante mais le niveau est une nouvelle fois un peu trop haut : Crouch, Fowler, Luis Garcia, Morientes, Cissé, Sinama Pongolle ça vous casse une envie de redevenir Ballon d’Or. Mais quand on est un des cinq meilleurs attaquants au monde, on ne reste pas longtemps sans rejoindre les gros : Newcastle lui tend les bras et un gros chèque. Le talent ne s’achète pas.

TdF : La montagne, ça vous GAN

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C’est sur la route de l’auberge Pere Tares que nous avons croisé Thierry Bisounours dans les faubourgs andorrans de Barcelone. Contador était alors encore maillot jaune.

Bonsoir Thierry, vous avez annoncé, dès l’arrivée, la prise de pouvoir d’Alberto Contador et le maillot à pois de Riblon. Pourquoi est-ce si difficile de donner les bons classements en fin d’étape ?

Vous savez, je crois que c’est Bilou, mon patron, qui a la réponse. Il dit toujours : « Thierry, c’est non seulement le plus con, mais en plus c’est le plus nul. » N’y a-t-il pas un fond de vérité là-dedans ? Alea jette ta tête, comme on dit dans le jargon.

Vous avez parlé aujourd’hui d’une coalition espagnole Sastre-Contador pour battre Armstrong, avant de rappeler que Sastre connaît bien Schleck pour envisager une alliance. Etait-ce une blague ?

Non, non, mais j’ai dit aussi que grâce au nouveau maillot Ag2r, le cyclisme allait se moderniser.

En effet. Pensez-vous que les téléspectateurs en ont quelque-chose à branler du surnom de Feillu quand il était gamin, ou de l’amour des pâtes et du vin rouge de Nocentini ?

C’est vous ou moi le journaliste ?

Pas faux. Si on part du principe que le terme « intrinsèquement »  signifie « inhérent, qui appartient à l’objet en lui-même, indépendamment des facteurs extérieurs » : que vient-il faire à l’arrivée de la première étape du Tour dans la phrase : « intrinsèquement, le meilleur grimpeur s’appelle Contador » ?

Ecoutez, j’ai peut-être pas fait Hachopé ou iéna (ndlr, HEC ou l’ENA), mais je peux encore m’enthousiasmer devant une si belle lutte intestine, et me faîtes pas la vanne de la gastro.

Pas de problème, mais plutôt qu’une salve de Contador contre Armstrong, on a eu l’impression que les Astana n’ont fait qu’appliquer une tactique d’équipe en faisant attaquer leur leader désigné dans la montée finale. Qu’en pensez-vous ?

Avec vous, on a l’impression que je ne dis que des conneries, mais chacun voit Thierry à sa porte. Par exemple, mon copain Christian, journaliste à TF1, il me trouve très pertinent.

Possible. Feillu est déjà comparé à Virenque, n’est-ce pas une charge un peu trop forte ?

Il est pas sur secteur quand même ? (Il explose de rire et trois de ses dents volent en éclat. Il s’adresse alors à son pote Stéphane Goubert, qui se fait frire une andouille à quelques pas de là). Tu me la fais saignante !

Transferts : L’été des records

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Durant tout le mercato estival, Le Vestiaire vous dévoile les us et coutumes des transferts d’incompétence. Premier volet : Benzema prend cinq ans d’un coup.

Diawara et son cabas

Il ne pourra pas dire qu’on l’a forcé. Souleymane Diawara a quitté Bordeaux pour Marseille en sachant que Hilton et Rodriguez sont toujours là. Deschamps est persuadé d’avoir réussi un bon coup, Triaud aussi. Et si les deux avaient raison ? Gourcuff n’a pas tranché, mais il regrettera avant tout l’homme.

Le juste prix

L’an dernier, Benarfa (12 millions), Ederson (10 millions) et Pjanic (7,5 millions) avaient tout tenté. Même Rémy, élu meilleur espoir avec ses 8 millions, n’avait pu déloger Keita et ses 18 millions du trône des abus de biens sociaux. Cette année, les prétendants peaufinent leur numéro. Diawara et ses 7 millions, à 30 ans, Lisandro l’Argentin du Portugal qui vaut 28 millions, la doublure de Vahirua qui séduit Manchester pour 8 millions, Ziani qui signe en Allemagne pour 7 millions sans s’appeler Stéphane, dommage que Djibrill n’ait pas voulu revenir en France.

Gît Lo

Quelle est le point commun entre Lisandro Lopez, 26 ans, 28 millions d’euros, et Karim Benzema, 21 ans, 41 millions d’euros ? Frédéric Piquionne n’en sait rien, mais il sent que la blague peut lui plaire.

Pat’ à la carbo

Raymond Domenech n’y songeait même plus, Lacombe si : associer Toulalan et Vieira, à quelques semaines de la Coupe du monde. La paire n’a jamais vraiment marché depuis 2 ans, Vieira non plus.

Savigol en Tutu

Le destin est parfois facétieux. Alors que Monaco avait réussi à ferrer sa priorité de recrutement au poste d’attaquant, on lui a décelé un problème cardiaque. Darcheville est toujours sur le marché, c’est pas le moment de tout gâcher.

Darche de Noé

René Girard, l’entraîneur de Montpellier, l’a annoncé : « Darcheville, ça coûte très cher. » C’est pas beau, la délation.

Tony Hallyday

Grande nouvelle pour les boîtes de nuit gueugnonnaises : le club de National vient de faire l’acquisition d’un juke box.

Shab botté

Rémy, Mouloungui et Bamogo viennent d’être récompensés par leur club : Nice penserait à Shabani Nonda pour renforcer son attaque.

Akrour d’idée

Grenoble n’est plus le petit promu qui monte avec Nassim Akrour comme meilleur buteur. Pour leur seconde saison en Ligue 1, les Isérois ont pensé à Daniel Moreira. Renseignement pris, il vient de faire une saison chez eux. 24 buts en 38 journées, ça fait monter les enchères pour Gignac, moins pour Moreira. Est-ce son âge ?

Mbia fine

Stéphane M’Bia aimerait faire partie de la meilleure équipe marseillaise des quinze dernières années. Mais bon, Stoke City, salaire bien aussi.

TdF : Le retour de la kazakh jaune

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Le Tour du renouveau est sans surprise le plus passionnant de ces 20 dernières années. Pas moins de cinq Astanas peuvent le gagner. Thierry Bisounours qui sait que son ami Stéphane Goubert aime les andouilles nous livre ses pronostics.

Bonjour Thierry, on ne va pas tourner autour du pot belge,  un Tour enfin propre ça fait du bien !

J’attends la première question. Car comme dit Bilou mon patron « A par les Astanas et 10-15 brebis galeuses, ça ressemble souvent à du sport » !

Pardon ?

Hi, hi, je plaisante bien sûr. Evidemment que ça fait du bien, de revoir Popovych rouler à 80, Kloden ailleurs qu’en prison, et Contador, Leipheimer et Armstrong  apporter du sang neuf. On espère bien-sûr que Sergio Paulinho finira dans les 10.

Le contre-la-montre par équipe, c’est dans l’ADN de la grande boucle, son retour était indispensable, non ?

Bien sûr, plus aucune équipe n’avait tuer le Tour dès la troisième étape depuis Discovery Channel. On a failli avoir du suspense.

La présence d’Astana salit-elle le Tour ?

Non, dans la mesure où ils sont là « c’est qu’ils sont clim » comme on dit dans le jargon. On en avait marre de découvrir les tricheurs pendant la course. Là on est sûr que si positif il y a ce sera un exemplaire du magazine.

L’exploit de Thomas Voeckler fait du bien…

Moi ça va, en fait c’était pas une vraie gastro.

Que peut-on attendre de la montagne ?

Elle a pas vraiment bougé depuis plusieurs siècles , c’est une belle question piège. Si je dis une souris j’ai bon ?

Vous semblez un désabusé Thierry, mais quel Tour quand même !

Ben le Tour de mon cul connard ! Et ça c’est pas dans le jargon.

L1, Globe crotteurs : Robins des sous-bois

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Ils volent aux riches pour terminer leur carrière chez les pauvres. Ils sont nos deux meilleurs Robin des bois du concours des globes trotters. Ex-aequo sur la ligne d’arrivée, ils ont longtemps été promis à l’équipe de France. Ils ont préféré rester des bleus. Les petits clubs aussi ont le droit d’attirer les vedettes.

1. La mort aux rats

Le jeune Daniel Moreira n’a que 19 ans lorsqu’il débute en Division 1, à Guingamp. Un but en 26 matches, l’alerte est donnée, mais personne ne la reçoit. Il n’est pas défenseur. Les antennes relais des Côtes-d’Armor y sont sûrement pour quelque chose, Fabrice Fiorèse en rit encore. Transféré à Lens, Moreira y alterne le pas très bon pendant trois saisons et le meilleur de sa carrière pendant une saison, nous sommes en 2001-2002. 12 buts en 31 matches, Hoarau en ferait des cauchemars, malheureusement, les promesses sont entachées d’une cruelle suspicion : El-Hadji Diouf a aussi marqué dix buts cette saison-là. Deux ans et 17 buts plus tard, il met ses deux premières sélections chez les Bleus avec Santini dans la balance. Lens cède et croit bon de ne pas le retenir. La bonne fortune sourit toujours aux audacieux, Toulouse tente de monter un grand club sur les ruines de pas grand-chose. A partir de là, Daniel mort errera. Deux ans dans le sud pour un montant de 21 buts TTC, ça rapporte une sélection avec Domenech. C’était évidemment contre Chypre. Rennes flaire le bon coup et ne le regrettera pas. 39 matches, 0 but, il se hisse au niveau des tous meilleurs en obtenant une proposition de Grenoble, promu en Ligue 1 par hasard. 4 buts en 31 matches, ça s’appelle de beaux restes.

2. Sans un Dalmatien

Du stade Gaston-Petit, les supporters de Châteauroux se souviennent de la saison 1996-1997. La Berrichonne, Tonton et Tata à Vicq-Exemplet, la Division 2, et un sentiment que le petit jeune a enfin trouvé un chez lui. C’était avant une irrésistible ascension : trois ans, trois présences en tête de gondole du France Football spécial transferts : voilà comment on devient lensois, marseillais et parisien. Il côtoie Peter Luccin, mais rien n’y fait, il sait qu’il est unique. L’Inter Milan le réclame. Au bout de trois saisons, il jurera qu’il tutoie Ronaldo, mais la sanction tombe : l’Inter l’envoie enfin à Tottenham en 2003/2004. Ni l’OM, ni Paris, ni l’Inter ne lui ont ouvert les portes des Bleus. Il entre dans l’histoire par la grande porte. Son secret ? « L’année dernière, Jacques Santini est venu me voir à Milan contre l’Ajax d’Amsterdam et Lyon en Ligue des Champions. Je n’ai pas été bon lors de ces deux matches. Après, je n’ai plus eu de nouvelles. » Il choisit logiquement Toulouse à l’été 2004. Un mois d’août de feu lui offre un nouveau départ, en l’occurrence, ce sera pour le Racing Santander dès le mois de juin 2005. 13 matches, 0 but, la sélection se rapproche. C’est pourquoi il réédite cette performance en 2006-2007 à Bordeaux. Orphelin d’Oruma, Sochaux se tourne vers lui et lui offre un challenge qu’il relève : être le premier club français à le retenir deux ans. Ce n’est qu’un début : il est lié avec le club doubiste jusqu’au 14 octobre.

Ligue 1, PSG : Le code de gérontologie

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Relancé par une sixième place avec Landreau et sans Valdo, le Paris Saint-Germain est ambitieux. L’été sera chaud, pourvu qu’ils le passent tous.

Charles Villeneuve a laissé un bel héritage. Il avait fait venir Claude Makélélé voici un an, Téléfoot est décidément une bien vilaine manie. Après 34 matches, le capitaine parisien a retrouvé peu à peu une seconde jeunesse, souvenez-vous, c’était sa période brestoise. Makélélé a décidé de prolonger et l’ancien président n’y est cette fois pour rien. Inévitablement, ça donne des idées aux autres. Heinze (31 ans) avait sonné la charge le premier pour un retour, mais faut peut-être pas trop déconner. Patrick Vieira, lui, est dans la force de l’âge. 65 matches en trois saisons à l’Inter, il aura pour lui la fraîcheur. Kombouaré, formateur dans l’âme, n’exclut pas de retenir Chantôme, Clément et Mulumbu, sait-on jamais, une ou plusieurs blessures aux deux cuisses sont si vite arrivées. Le tunnel du Parc des Princes est assez long, il faudra bien s’échauffer, la Coupe du monde n’est que dans un an.

Coupet les vivres

Mais pour l’instant, Vieira n’est pas encore parisien et Kombouaré n’a pas encore envisagé de rejouer. En revanche, Ludovic Giuly et Sammy Traoré, 66 ans à eux deux, se sentent seuls aux soirées jeux de l’oie. Pour les accompagner, Paris a réalisé un gros coup en faisant signer Coupet deux ans. Landreau est parti aider Lille à retrouver son lustre d’il y a dix ans, il lui fallait un remplaçant de poids. A 36 ans, Coupet vient d’enchaîner huit matches au plus haut niveau espagnol. Pas question d’imaginer qu’à son âge il a forcément perdu le rythme et qu’il est logiquement encore moins bon qu’à l’Euro 2008, ça n’aurait aucun sens. Pas question de penser que Leo Franco était simplement meilleur, c’est bien connu, les dés étaient pipés. En tout cas, Coupet est heureux, il « a de l’orgueil ». La condition physique et une prolongation de contrat avec la Halle aux Vêtements, c’est subsidiaire. Barthez se mord les doigts d’avoir autre chose de prévu.

Pendant ce temps-là, Mevlut Erding devrait officialiser son arrivée prochainement. Erding, ça rime plutôt avec Laurent Leroy, Kaba Diawara, Mickaël Madar, Alex, Aloisio, Martin Cardetti, Alioune Touré, Daniel Ljuboja, Fabrice Pancrate, Bonaventure Kalou, Pierre-Alain Frau ou Amara Diané ? Après tout, rien de grave, il vaut que 8 millions et Hoarau a prolongé.

La Légende : Le Pana rit de Djibrill

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C’est le plus gros scandale de l’Histoire du sport après l’affaire Bastareaud et la sélection de Coco-Viloin aux JO de Pékin. Liverpool ne s’en est toujours pas remis. Jean-Claude Hamel et Guy Roux ont frôlé la préventive.

Comment un club aussi avisé (Gérard Houiller, Riise, Diouf) a-t-il pu se laisser berner de la sorte ? Hiver 2004, la trêve bat son plein, le jeune Cissé vient de finir double meilleur buteur de Ligue 1. On n’avait plus vu ça depuis Guivarc’h ou Anderson deux ans avant. On ne le reverra qu’avec Pauleta deux ans après. L’exception, l’apanage des géants. Avec 26 buts, Djibrill atteint un total plus vu depuis Shabani Nonda l’année d’avant. Il n’en faut pas plus pour convaincre les Reds de dépenser 21 millions.

Cissé, Kapo

Le tour est joué, 20 buts en à peine deux saisons. Savidan apprend l’anglais. Deux ans avant, il réalisait une jolie première Coupe du monde, ses meilleurs souvenirs en Bleus : 54 minutes sur le terrain, 216 en dehors, international est un bien grand mot, Louis Marlet et Steve Saha de grands joueurs. Trois grosses blessures, dont un passage à l’OM, un coup de foudre à Sunderland, avec option d’achat. Le pensionnaire du Big Sixteen n’achète pas, le nouveau Canto signe à Athènes, malgré la concurrence féroce de Tottenham, Wigan et Stoke City. Le choix des géants, Benzema apprendrait le grec, Govou le rhôdanien.

Mondiaux : Berlin l’enchanteur

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Les guerriers de l’athlétisme français n’arrêtent plus leur terrible dessein. Aujourd’hui, Doucouré ne passe pas sous les 13″.

Friture de perche

Avec 5m70, Dossevi a validé son billet pour Berlin. Et si on rappelait Vigneron ?

Ladji tonique

Avec 13″44, Doucouré a validé son billet pour Berlin. Il a réédité son exploit à Villeneuve d’Ascq, Coco-Viloin n’a fini qu’à 10 mètres. Et si on rappelait Philibert ?

Sdiri cantonné

Les 8 mètres ne sont plus un fantasme. Pic de forme en juin, pas d’or dans les mains.

Djhone cocu

Avec 45″80 en course de rentrée, Leslie ne réalise pas les minima. A sa deuxième course, il retrouve son passeport. Et s’il avait du mal à ne pas être en finale à Berlin ?

Muriel ermite

Pour l’étape nordiste de son tour d’adieux, Hurtis est descendu sous les 24 secondes. Après vérification, ce n’était pas un 400 mètres.

Menue Manuela

On n’attendait pas grand chose de Manuela Montebrun. On n’a pas eu grand chose.

Les autres

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Sinon, Tahri a couru sur 2.000 mètres, puis 1.500. Hélas, le futur champion du monde du steeple était là.

La loi Martial

M’Bandjock qualifié, mais c’est sur 100 mètres.

Communication Le Vestiaire:
Karim Ben s’en va (volume 2)

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Karim Benzema ne sera plus Lyonnais la saison prochaine. Le Vestiaire l’avait annoncé le 24 février 2009.

Depuis, journalistes, observateurs, éditorialistes, dirigeants, joueurs n’avaient cessé de se gargariser du souhait de Benzema de rester un an de plus en France. Depuis, Benzema est au Real. Benzema ne pouvait pas rester, nous l’avions dit, répété, expliqué, justifié. L’expertise du Vestiaire est incomparable, inégalable, inattaquable. Et ce n’est pas la première fois que notre équipe révèle les secrets du meilleur buteur du monde et de ses acolytes. La preuve.

Le 6 août 2007 : le championnat n’a débuté que depuis une seule journée, Le Vestiaire révèle au monde entier la valeur du futur meilleur buteur de Ligue 1.

Le 15 avril 2008 : Lyon est en route pour un doublé coupe/championnat, la presse annonce Perrin intouchable, Le Vestiaire révèle que le débarquement de l’entraîneur est acté.

Le 8 août 2008, ici et : Le Vestiaire passe au crible les effectifs et révèle que Lyon, Juninho et Puel sont trop faibles et que le club ne conservera pas son titre, ne pouvant compter que sur Benzema.

Le 21 décembre 2008 puis le 10 mars 2009 : Alors que les plus éminents obervateurs croient à la qualif’, Le Vestiaire annonce une branlée.

Le 19 avril 2009 : Alors que le monde médiatique bruisse du retour du vieux Lyon, Le Vestiaire révèle pourquoi Bordeaux va battre Lyon.

Vous pouvez retrouver ces triomphes et d’autres dans notre hommage du 18 mai 2009 . D’après vous qui sera Ballon d’Or 2010 ? Domenech ?

Wimbledon : Le géant vert

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Il possède le record d’aces en match (55), la plus grande taille du circuit (2,08m) et un record du second service le plus rapide (231 km/h) supérieur à la somme des vitesses des services d’Arnaud Clément durant toute sa carrière. Pourtant, il n’a jamais fait un revers de sa vie. Voici l’étrange histoire du service volé, l’épaule qui valait 3 millions.

Avec Andy Roddick, il reste sur six tie-break d’affilée. Avec Sam Querrey, pas loin. Les médecins ont encore du mal à identifier cette pathologie rare chez les quarts de finaliste de Grand Chelem. Et pourtant, Ivo Karlovic est encore là. Sa carrière débute en février 1999, chez lui en Croatie. Ljubicic n’est pas encore une épave qui bat des Français quand le petit grand Ivo perd contre l’Israélien Weelgen (6/7, 7/5, 6/7). Un mal pour un bien : Ivo a trouvé sa voie. Il ne s’emmerdera plus à essayer de jouer plus de deux coups, ce sera ace et retour gagnant ou rien.

Au tournoi de Leeds suivant, les progrès sont foudroyants. Il expédie Sherwood en demies (7/6, 7/6), avant de tomber avec les honneurs en finale contre Koll (6/7, 6/7). La machine est lancée : Merry (6/7, 7/6, 7/6) puis Olivier Rochus en finale (7/6, 7/6) ne résistent pas. Il enchaîne Elseneer à Mulhouse (7/6, 7/6), Zib à Prague (7/6, 6/7, 7/6) Fornar à Bristol (7/6, 6/7, 7/6) et Bastl à Grenoble (7/6, 7/6). Les Grand Chelems s’ouvrent, et il brille à Wimbledon 2004 en sortant Lopez (n°22), (7/6, 7/6, 6/7, 7/5). C’est alors le temps des premiers doutes pour un joueur qui a sûrement grandi trop vite. Grisé, il se présente à Wimbledon 2005 sans se méfier de Bracciali, et c’est l’accident. A 6/7, 7/6, 3/6, 7/6, on lui apprend que dans le cinquième set il n’y a pas de tie-break. Tétanisé, il perd 12/10. Mais Ivo a de la suite dans les idées.

Drag Queen’s

Il élimine Patience au premier tour de Roland 2006 (7/6, 7/6, 7/6) et retrouve la confiance. Au Challenger de Sunrise la même année, les observateurs sont sous le choc. Dix sets joués, huit tie-break, il prépare son retour sur le devant de la scène. A Surbiton en 2007, il confirme en étrillant Childs (7/5, 6/7, 7/6) puis Jones (7/6, 4/6, 7/6). Il remporte Nottingham, Houston et Stockholm puis dégote une résidence secondaire au Queen’s, pour environ 50 points ATP par an. Il y bat Safin 7/6, 7/6 et frôle des exploits contre Nadal (7/6, 6/7, 6/7) en 2008 et Roddick cette saison (6/7, 6/7). Il remporte de nouveau Nottingham en 2008 en s’offrant notamment Querrey (7/6, 7/6), Monfils (7/6, 7/6) et Verdasco en finale (7/5, 6/7, 7/6.) Sa stature change, même si Stadler (n°128) ne s’en rend pas vraiment compte une semaine plus tard à Wimbledon. Tsonga le trouve injouable, Devaarman, Stakhovsky, Chiudinelli, Gil et Kubot ne voient pas de qui il parle.

Le grand moment de sa carrière, avant aujourd’hui, fait encore soufrir Federer. 7-6, 4-6, 7-6, Ivo découvre les quarts de finales d’un masters, c’était à Cincinatti, ça vous change un homme. Kohlschreiber est évacué 7-6, 7-6.