Coupe du Monde, France-Uruguay : Marcher dans l’Abou

 Domenech a vu un bon 0-0, Evra un très bon match et il ne voit pas comment l’Uruguay aurait pu mettre la France en danger. Lloris pourrait avoir une vague idée, Forlan rougit à l’idée de devoir répondre. Pas de but encaissé  pour la première fois depuis l’Irlande. Prometteur.

gourcuff

Lloris : Comme prévu, il a sauvé la patrie. Les fantassins ne sont plus ce qu’ils étaient.

Sagna : Evra ne lui a pas seulement appris à centrer. Il lui a aussi enseigné le marquage, Forlan en a été élu homme du match.

Gallas : Après lui avoir retiré le brassard, Domenech va finir par le priver de sa bouteille d’oxygène à le faire courir comme ça. Finalement, il ne lui reste plus que ses mollets.

Abidal : Leçon n°1, le marquage. Quand Forlan recule d’un mètre dans la surface pour se placer au point de penalty en attendant un ballon qui traîne, doit-on lui tourner le dos ou rester près de lui ? La réponse se trouve dans la bouche de Lloris une fois que le ballon a frôlé son poteau, mais les insultes sont proscrites sur ce site.

Evra : Capitaine flâne n’aime vraiment pas défendre. Qui s’en soucie, c’est un attaquant.

Toulalan : Une légende circule à son sujet depuis ses quelques saisons lyonnaises. Quand son équipe joue mal, il finirait par s’énerver graduellement, voire par prendre les choses en mains. Contre l’Uruguay, il a tiré, pris un carton et recommandé à un Uruguayen d’aller recourir à un acte sodomite. Domenech en a profité pour entrer sur le terrain, avec un sourire franc et massif de désoeuvrement.

Diaby : La surprise du match s’est promenée au milieu, rappelons que Diego Perez aussi, rappelons que Diego Perez joue parfois à Monaco. Grâce à lui, le 0-0 a une autre saveur, dribbler trois joueurs au milieu avant de manquer ses frappes ou ses ouvertures égaye un Mondial. Arsène Wenger a dû apprécier depuis son alcôve de commentateur.

Gourcuff : Zidane met toujours du temps à entrer dans ses grandes compétitions. Vivement le Brésil. Remplacé par Malouda, qui en rit encore.

Ribéry : Le seul danger est venu de lui. Le seul double marquage était pour lui. On ne l’a pas vu, on n’a pas vu les autres.

Govou : Pardon ? Remplacé par Gignac. Pardon ?

Anelka : Souffler à chaque centre trop long des latéraux et courir vers la droite dès que possible pour toucher un ballon, la panoplie de l’avant-centre moderne. Remplacé par Henry qui a déjà réussi son Mondial.

Une réflexion au sujet de « Coupe du Monde, France-Uruguay : Marcher dans l’Abou »

  1. On l’attendait depuis tellement longtemps…
    Quatre longues années depuis ce coup de boule magistral qui concluait la chevauchée fantastique de 2006. Un dernier feu d’artifice tiré par le joueur le plus doué et le plus c** que la France ait connu. (on a connu pire depuis).
    Voici donc revenu le temps de passements de jambes, des contrôles orientés, des roulettes et
    Jean Passe Hedemeyer (un ami alsacien).
    Sans oublier la Marseillaise, les dévotions ostentatoires (le footballeur est un être pieux, parole de Zahia).
    A part ça, pour ceux que le football actuel fait gerber (pas le jeu mais tout le reste), il y a les livres, le cinéma et bientôt Wimbledon.

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