Carte blanche NBA: A l’Ouest rien de nouveau

A 2 semaines du coup d’envoi de la saison régulière, notre excellent pigiste gratuit Djelil Adjaho vous répète ce qui disent ses boules de cristal.


Pendant que Michael Jordan fait sa crise de la cinquantaine, que Shaquille O’Neal cherche à se faire canoniser, et que les caméras du monde entier ont les yeux rivés sur le Big Three de Miami, certains se soignent à l’infirmerie en contemplant leurs 5 bagues de champions et n’attendent que le début de la saison pour en décrocher une sixième. D’autres, devant la lourdeur de la tâche de se trouver un club en NBA, s’exilent en Europe. A croire qu’à la différence du public du stade de France, tout le monde n’est pas prêt à filer du pognon à la famille Noah.

Los Angeles : Au regard des matchs de pré saison, il est aussi difficile d’affirmer que les Lakers vont réaliser le triplé que de deviner quand Joakim Noah passera chez le coiffeur. Et pourtant ce n’est pas faute pour les Californiens de posséder actuellement le meilleur tandem Franco-Japonais avec Pau et Kobe. Mais en dehors de leurs dernières bagnoles, ils n’ont rien montré de très flamboyant ces dernières semaines en Europe. Et quand on les enlève de l’équipe, Los Angeles n’est plus « qu’un Lake » pourvu de poissons rares pour ne pas dire pourris. En tout cas parfaitement inoffensifs sur un terrain de basket. Même le banc théoriquement renforcé ne ferait peur qu’à Greg Beugnot. Heureusement, les Lakers ont l’excuse du jeu en triangle qui demande un temps d’adaptation assez conséquent. Rendez-vous donc au all star break, si le kayak et le Vestiaire n’ont pas coulé d’ici là.

Dallas: Le recrutement est intelligent, mais pour une bonne mayo, il faut de l’huile, Robuchon le répète chaque année. Du coup, ce sera le Big four à l’Ouest car Nowitzki le vaut bien. Ajoutez y pour une fois un secteur intérieur blindé en rotations et vous pourrez faire croire que vous vous y connaissez en basket.

Utah : Le club n’est désormais plus une simple plage pour débarquer et le jazz une rengaine from New Orleans. Car cette année, des départs il y en a eu mais des arrivées aussi. Si on vous dit Al Jefferson-Okur-Millsap, vous répondrez pivots polyvalents avec chacun son style de jeu. Mais attention n’allez pas raconter qu’ils vont déstabiliser la défense des Lakers, même Jacques Monclar ne vous croirait pas. Mais ils peuvent quand même créer la surprise car Deron Williams se fait surnommer meilleur meneur au monde. Qui tombera dans le panneau ?

Phœnix : Finaliste vaincu de la conférence Ouest, il va falloir garder un oeil ouvert sur le soleil de l’Arizona. Phœnix a perdu Stoudemire, mais a recruté des joueurs créatifs et athlétiques, qui correspondent bien à Nash. Il pourra au choix se les taper ou jouer avec. Mais comme le secteur intérieur s’est affaibli ça n’ira pas au delà d’une nuit. Le rêve d’une attaque remportant un championnat NBA ne s’est pourtant jamais éteint.

San Antonio : Ce n’est parce que la majorité de l’effectif approche la soixantaine qu’il ne faut plus y croire. Mais sans doute parce qu’on ne sait plus où les situer. Ils se décrivent comme outsider, mais avec l’arrivée de Splitter, le retour en forme de Ginobili et Parker, et un Duncan lesté de quelque 120 kilos en moins, Popovich peut bien leur offrir des playoffs sympas. Tout dépendra du playing time, mais qui sait vraiment ce que ça veut dire ? En tout cas Tony Parker peut s’offrir un beau jubilé et marquer à jamais l’histoire du basket comme un joueur de basket NBA plus connu pour sa femme et ses passages chez Denisot que pour son album de rap. Il manque pas un truc ?

Portland: Ce sera l’année de la confirmation. L’espoir est permis car l’effectif est aussi riche à tous les postes que les passages au poste de Sydney Govou. Batum s’est vu confirmer son rôle de lieutenant et de titulaire indiscutable, il ne lui reste plus qu’à sortir avec Teri Hatcher . Ils seront en playoffs, mais les lakers et les spurs aussi.

La dernière phrase pour Kevin Durant et sa bande qui viseront les 50 victoires en saison régulière, minimum syndical. Mais savoir pour quel club, c’est une autre histoire.

 

2 réflexions au sujet de « Carte blanche NBA: A l’Ouest rien de nouveau »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *