Teddy 2012 : Riner scie

Nelson s’attendait à devoir lécher le cul d’un Manaudou, mais de deux ? L’essentiel, c’est d’avoir fait chialer Cyrielle-Etienne. Bien vu le coup de la maman.

Pacte du sang à l’appui, le Vestiaire s’était promis de ne pas écrire sur Teddy Riner cette fois. Pour une simple raison : notre spécialiste a trop écrit sur les raisons de son succès, la journée n’avait donc pas d’intérêt, qu’on la passe au pays du judo ou sur la route de l’Allemagne libre, merci Malraux, comme tous les journalistes qui ont préféré partir en vacances. Mais une seule minute sur France Info a balayé toutes les promesses, comme une virginité s’égare dans des toilettes nippones. Oui, à côté du monstre, qui se permet d’étrangler des humains juste parce qu’ils sont Cubains, le pire des Coréens en kimono est d’une douceur philantrope.

Les cinq dernières minutes

Car Riner a profité d’un week-end en amoureux à Londres dans un lit trop petit pour lui et assez grand pour 4 Japonais, mais savait-il avec qui avant de venir, pour inventer un nouveau sport. Les règles sont simples : ceux qui tentent de faire du judo prennent ippon et six mois d’ITT. Ceux qui ont un reste de cervelle ou qui ont vu le tueur à gages errer quelque part lors d’une compétition précédente occupent autrement leurs cinq minutes. Par exemple courir d’un coin à l’autre du tatami pourvu qu’on y soit en sécurité, car même les arbitres ne seraient d’aucune aide, même avec un brevet de secouriste ou un diplôme de chirurgien. Surtout, il ne faut pas attaquer la bête ni lui offrir un jarret. A défaut, on peut pleurer dans les jupons de maman, ça rapporte parfois une médaille d’argent quand le tableau est favorable. Et on a le droit d’en être sincèrement heureux, au point de lever soi-même la main du champion olympique, cinq secondes avant la fin. Le fair-play ne vaut que quand on est en vie. Riner n’a pas encore le palmarès de Décosse mais il vient quand même de s’offrir d’un coup trois titres olympiques : il n’est plus tombé depuis ses cinq ans. Ca aide de ne pas attendre la fin pour se prendre pour Federer.

Federer, justement, avait sagement renvoyé Wawrinka à la maison. Il avait mieux à faire et le Vestiaire l’avait sans doute dit.

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