L’Edito : Pierre gros lent

Abidal signe à Monaco. Le cyclisme a vraiment changé alors ?

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On le sait depuis peu : autrefois pour un coureur, une journée de repos sur le Tour de France se passait entre la chambre d’hôtel, le frigo de la chambre d’hôtel et les poubelles de l’hôtel. Un médecin, un directeur sportif, un vigile, un patron de l’UCI : vous montiez une équipe cycliste avec des bouts de ficelle ou de cordon à perfusion. C’était à l’époque où les machines étaient au-dessus de la selle et elles avaient justement peur d’aller à la selle. En plein débats sur les manipulations génétiques et le nucléaire, une diarrhée aurait été malvenue.

Infra veineuse

Aujourd’hui, une journée de repos c’est Voeckler qui s’offre un hangout de l’équipe.fr avec Stéphane Garrabed, pour répondre à 6 geeks dont une qui n’a pu s’empêcher de mettre un maillot à pois, après 10 minutes de retard parce qu’il essayait des lunettes avec ses gamins au Super U de la Chapelle Basse-Mer. Vous ne comprenez pas un mot de cette dernière phrase ? C’est pourtant plus simple à expliquer que Pierre Rolland 26e à 12 minutes 34 ou ce même Voeckler 94e à 1h03. Soit Bernaudeau ne nous vend effectivement que des bagnoles de location vertes depuis deux ans et demi après ses brioches, ses téléphones et ses box, soit Thibaut Pinot a grimpé plus de gonzesses et de journalistes que de cols cet hiver, pendant que Froome enchaînait le Kilimandjaro et l’Annapurna avec le dérailleur de Boardman. Quand il y a de la neige c’est joli, ce n’est pas le médoc mais ça y ressemble. Un peu comme Bernaudeau et Bernard Hinault, ça fait presque un anagramme mais pas complètement.

Pendant ce temps-là, Blanc pense que Cavani et Ibra sont compatibles. Il n’est plus consultant pourtant, alors pourquoi il parle de ça ?

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