Mondiaux 2013 : Martinot toilettes

A priori, il n’aura pas la peau de David Oliver demain soir. Ni l’année prochaine non plus. Jamais en fait.

martyn

Les plus grands champions de l’histoire ont bien de la chance de ne pas être blessés pendant les grandes compétitions. Pascal Martinot-Lagarde fera donc partie de l’autre catégorie : les champions olympiques du mois de mai. Ou plutôt ceux de juillet, puisque son retentissant 13’12 date d’il y a un mois. Il n’avait jamais fait autre chose que 13’28 avant, il espérait bien faire mieux après mais c’est déjà raté. A 13’33 en juin, Patricia Girard parlait déjà de Doucouré, de 12’97, de finale mondiale alors que, quand on y pense, 2015 c’est dans longtemps, surtout pour une paire d’ischio-jambiers. Il ne faut surtout pas qu’il apprenne que Liu et Robles n’étaient pas là, il risquerait de s’empiffrer de compléments alimentaires pour oublier.

C’est toujours la même chose : après de tels mots, on a beau claquer 13’12 en meeting, les lombaires ne tiennent plus longtemps. Et puis l’autre erreur a été de répondre à Rue89 qui n’a pas toujours le bon diagnostic : lui faire avouer qu’il aime le show, les manchons fluos, qu’il faut prononcer Pi-ML à l’anglo-saxonne, qu’il appelle Patricia Girard « Mamoune » et qu’il a envie de bouffer la gueule de tout le monde et de se la raconter autant qu’il peut, c’est bien. Titrer « Martinot-Lagarde, avenir de l’athlétisme« , ça l’est moins. Pi-ML a aussi dit qu’il n’allait jamais chez le kiné l’an dernier mais qu’il s’y est mis cette année. Il reste de la place cette semaine.

Pendant ce temps-là, son frère aîné est en demi-finales alors qu’il est théoriquement un bon gros nul. Mais 13’33 ça suffisait. « Pour Pascal ça m’attriste un peu. Mais ça ne va pas changer ce qui se passe pour moi. » Le show c’est de famille.

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