Ukraine-France (2/3) : Evra, le psycho Pat

 L’Ukraine ne vaut pas un clou soviétique rouillé, tout le monde est d’accord là dessus. Pourtant la France ne passera pas, pour la simple et bonne raison que si elle renaît toujours de ses cendres ses joueurs finissent toujours en cendres. Et aussi parce qu’ils seraient complètement crétins. Plus que Ginola et Kostadinov ?

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Une enquête de Jeff Charnier dont la première partie se trouve ici

Comprendre Patrice Evra est rigoureusement impossible. A part bien entendu pour 22 coéquipiers dans un château posé dans son écrin de verdure en région parisienne. Car pour comprendre Patrice Evra, il faut vivre comme lui. Ce n’est plus une question de déni, puisque chacune de ses phrases contredit la précédente. Quand deux mots qui suivent arrivent à former une phrase bien-sûr. Il est ainsi capable de dire qu’il n’est pas arrogant et de demander à Ménès de réussir huit jongles pour qu’il arrête sa carrière. Ca vaudrait le coup que Pierrot se bouge un peu le cul.

Et puis non, ça ne servirait à rien, car Evra dira que ce n’était pas lui qui a dit ça même si on lui montre la vidéo. Pareil si on lui met sous le nez un journal avec une certaine Carla en marge de France-Allemagne, ou une autre vidéo avec Duverne en marge du Mondial 2010, ou celle avec Vieira à l’Euro 2008. On pourrait faire le portrait d’Evra, et même lui refaire le portrait comme Deschamps le fera prochainement, que ça n’y changerait rien.

Mais trêve de leçons de morale, personne n’en a rien à foutre et encore moins le Vestiaire, parlons du fond. Cela nous conduit d’ailleurs au point essentiel de cette histoire : raconter des conneries ça marche si on y croit soi-même. Elle tient en une phrase de Pat : « Dans la rue les gens ne me parlent pas de Knsyna ! » Et pour cause : primo, face à une star on n’est jamais désobligeant et deuxio, Evra n’est pas une star. Ce qu’il est le seul à ignorer visiblement car il aime bien répéter qu’en 2010 il a dit à tous les autres qu’ils pouvaient partir en vacances, que lui seul prendrait pour tout le monde. Il le croit toujours. 5 matchs pour lui, 3 pour Ribéry, 1 pour Toulalan et 18 pour Anelka : il ne s’était pas trompé. Il pense aussi que sa cote de popularité a triplé depuis 2010 : le sondage du JDD lui donne encore raison avec 0% de vote à la question : « Quel est votre joueur préféré en équipe de France ». On comprend mieux pourquoi il ne refuse jamais un autographe.

Pour bien comprendre que Patrice Evra ne changera pas, il faut simplement constater une chose : il a dit dans Téléfoot ce que Nasri a dit à l’Euro 2012. Sauf que Nasri n’a pas choisi la date, ni exigé la diffusion après que la chaîne lui ait recommandé d’y réfléchir à deux fois vu ses propos diffamatoires. Nasri avait vraiment été un petit joueur d’insulter en direct. Là, Evra a d’abord dit qu’il ne voulait pas en parler, avant d’en parler et d’exiger qu’on diffuse sans couper tout ce dont il ne voulait pas parler mais dont il a parlé. Ca devient compliqué ?

Il reste une troisième partie à découvrir pour savoir enfin si Pat est un génie encore incompris et ignoré du 21ème siècle ou s’il est bien l’un des plus gros idiots que le football français est connu. A suivre donc dans la troisième partie ici.

 

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