France-Tonga : Fickou voyou

Pacifique, force anis.

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Par Peyo Greenslip JR

Dimanche matin Frédéric Michalak s’est réveillé avec la gueule de bois. Devant son miroir il s’est dit qu’il avait l’air con. D’abord à cause de sa moustache, qui dans le pays de Lolo Rodriguez, quelle que soit la raison, ne peut être portée par autre chose qu’un avant. A la sortie du Stade, samedi, Garuet lui aurait bien fait comprendre, à l’ancienne, en dissimulant 4 de ses doigts dans son séant. Mais une autre raison a rendu Fredo un plus ballonné qu’à l’accoutumée après un cauchemar, l’accoutumée c’est quand il n’a que 20 ans et qu’il s‘agit de jouer sous la pluie contre l’Angleterre, ou tout autre match d’envergure à n’importe quel âge.

L’ancien nouveau petit prince s’est demandé s’il avait rêvé ou s’il était vraiment entré en 10 contre les Tonga et qu’il avait fini par réussir une passe au pied. Ce qui, soit dit en passant, était la deuxième du match pour un ouvreur tricolore et même la deuxième en 14 ans. Ca commence à faire lourd. Pour Michalak il y aura donc un avant et un après Tonga. Depuis 10 ans on lui dit qu’il aurait dû se concentrer sur la mêlée et là à l’aube des 40 ans, il fait une rentrée convaincante à l’ouverture. Le choc est rude, d’autant que Talès a aussi été convaincant et qu’à n’en pas douter Aucagne, Merceron et Gelez l’auraient été aussi. Alors est-il devenu l’égal de ses illustres prédécesseurs ou Maestri s’est-il fait démonter la gueule par un petit pilier hargneux ?

Il y a sans doute un peu de vrai dans tout ça, comme Forestier parvenant à tenir son vis-à-vis plus de deux fois consécutivement, ou un buteur tongien qui n’aurait de buteur que 6 lettres. Mais après avoir repensé à tous ces étranges faits de jeu, Michalak a conclu que ça ne pouvait pas être possible. Car dans son rêve, les Tonga dominaient toute la première mi-temps sans même connaître les règles du jeu. Exception notable des règles du free fight. Il apercevait aussi Yannick Jauzion et Damien Traille en version modernisée. Avant de se recoucher Fred s’est souvenu que ces mecs-là l’avaient fourrée profonde aux bleus il y a 2 ans. Et que cette fois c’est le XV de France qui l’emportait grâce à une reproduction de Sadourny en format de poche. Il s’est alors dit qu’il serait temps que cette équipe se trouve une charnière. Une vraie où on interdirait le port du prénom Morgan,  qu’on remplacerait par Frédéric. Par les temps qui courent un peu de patriotisme ne ferait pas de mal.

Pendant ce temps-là, l’Afrique du Sud n’a toujours pas déménagé dans le Pacifique malgré le réchauffement climatique. Mais Picamoles compte bien les déménager quand même. En plus il est enfin débarrassé de Maestri

 

 

 

 

 

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